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Adventures I — Resigned [Ft. Shigure]


Lun 2 Avr 2018 - 19:13


C'est une journée marquée par l'averse qui débutait sur le village caché des brumes. Sous cet amas d'eau qui se déversait dans les ruelles, le natif du pays du vent y restait, immobile ; le regard rivé vers le ciel grisé par les nombreux nuages. Un silence de mort se rependait dans la rue, il ne pouvait qu'entendre les gouttes d'eau tomber une à une sur le sol et sans réelle raison... Il reprit sa marche ; tel un vagabond sans carte, tel un vagabond sans but, tel un vagabond perdu.

Il pensait, sans émettre d'expression faciale. Que pensait-il ? Ses pupilles plongeaient dans l'horizon, sans jamais s'y perdre ; à la fois un homme curieux et à la fois un chien de garde, il se questionnait sans oser pousser son esprit à la réflexion par peur de se perdre dans ce monde qu'il connaît si mal. Pour preuve, il connaissait son premier jour de pluie depuis sa naissance et c'est comme un enfant qu'il découvrait la fraîcheur d'une nouvelle brise sur sa nouvelle terre.

L'enfant du pays sec, connaissait là une nouvelle sensation qu'il ne pouvait pas décrire. Lui qui étudiait encore les comportements humains, lui qui étudiait encore les émotions humaines, lui qui n'était qu'innocent et ignorant, lui qui était encore si loin de toute vérité... Lui qui était si naïf. Lui qui lisait des livres afin de s'instruire. Lui qui désormais, fixait une ruelle sans lumière.

FWOUUUUU ~

« Quelle charmante petite bourgade. Je vais m'empresser d'aller dans cette ruelle sombre et pleine de pauvre. » Répétait-il à voix haute.

Il réutilisait simplement une phrase qu'il avait tiré de l'un de ses livres : une " expression pour décrire une allée suspecte ", c'est la forme qu'il pensait choisir à la perfection en s'exclamant de la sorte. Il s'aventurait avec nonchalance ni même peur d'un quelconque danger, dans un recoin du village abyssale et inconnu.

[...]

Il refermait la porte derrière lui et retirait ses souliers à l'entrée, les rangeant avec minutie. Il venait de rentrer chez lui, tout du moins, chez l'homme qui le logeait et envers qui le Gardien se sentait redevable chaque jour. L'index contre son front, il réfléchissait légèrement de la formule qu'il devait employer pour l'occasion. " T... Tada... Tadama... " se répétait-il intérieurement... Puis soudain...

« TADAIMA, SEIGNEUR ! » Criait-il.

En effet, c'était la bonne formule de politesse à appliquer... Seulement, dans la règle générale, il était inutile de crier à plein poumon à en réveiller tout le quartier. Déposant les courses sur la table basse près de son bien faiteur Shigure, il lança un léger regard d'attention.

« J'ai rapporté ce que vous m'avez écrit sur la liste, Maître. Permettez-moi, mais... vous avez l'air ailleurs. » Lançait-il à son ami, légèrement curieux de savoir ce qui pouvait bien préoccuper Shigure à ce point.

Le Kazejin était sans doute très loin de se douter de l'importante conversation qu'il allait avoir lieu.


Dernière édition par Gājaan le Mer 4 Avr 2018 - 16:54, édité 8 fois
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Lun 2 Avr 2018 - 21:31
Les jours deviennent de plus en plus sombres. Maintenant, il vit avec un goût amer dans la bouche. Le goût de la vengeance. L'envie de faire couler le sang avec sa lame. Depuis un long moment maintenant, il reste calme, dans son coin, dans la paix. Il ne dit rien, reste dans un deuil constant. Le fait d'avoir perdu de nouveau un frère. Mais surtout de la main de celui qui était à la tête du village dans lequel il vit actuellement.

Pourtant, il baisse la tête, il garde ce côté enfantin comme toujours, ne veut pas se laisser envahir par la rage. Même si intérieurement, le Nagamasa commence de plus en plus à bouillir. Devoir servir de la nourriture à ceux qui sont contre son clan, à ceux qui ont tué son frère, tout cela devient de plus en plus dur. En plus de cela, il ne sait même pas ce qui reste de sa famille, de son clan. Le peu de nouvelle qu'il peut avoir vient de sa sœur qui lui transmet des lettres pour lui expliquer la situation. Après un frère, puis un deuxième, c'est maintenant son père qui a quitté ce monde. Et le reste alors ? Il ne sait même pas si sa sœur Shiro ou son dernier frère Yoshitsune sont encore en vie. Il ne veut vraiment pas être le dernier en vie de cette lignée.

Le samouraï se retrouve dans sa petite bicoque, broyant du noir, comme si toutes sortes de sentiments avaient disparu de son fort intérieur. Comme si l'homme n'avait plus du tout goût à la vie. L'unique famille qu'il possède ici son sa cousine Shizuka et son petit protégé Gajaan. Et c'est en parlant de ce dernier qu'il le voit arriver, après la course qu'il lui avait demandé, pour remplir le stock du stand de ramens.

Toujours avec beaucoup de joie, il venait de s'exprimer avec tout autant de respect. Il avait l'habitude, il faut le dire, étant donné qu'il est comme ça depuis le début avec lui. Avec un regard sombre, inexpressif, Shigure regarde les courses qu'il venait de poser sur la table devant lui, tout en écoutant sa petite remarque.

ShigureJe peux te poser une question, Gajaan ? dit-il en relevant la tête pour le regarder, passant une main dans ses cheveux pour les placés en arrière et avoir la vue dégagée. Qu'est-ce qu'on fait ici ? Quand j'ai décidé de rejoindre ce village, je voulais venger la mort de mon frère Koga, j'en voulais énormément à ces gens que l'on appelle Soshikidan. Mais maintenant ?

Il est vrai que le Soshikidan est devenu quelque chose de secondaire à ses yeux. Depuis le sommet des Kages, le brun ne se souci même plus de ce qui peut arriver dans le village, encore moins avec les evenements actuellement qui semble chambouler les habitudes de chacun.

ShigureJ'arrive à garder mon calme, j'arrive à me contenir pour qu'on reste ici sans avoir de problème. Mais ma famille me manque et j'ai l'impression que le sang appel le sang. Ceux que l'on nomme Kirijins... Ils ont tué mon petit frère et je pense que je ne pourrais jamais pardonner cet acte infâme.
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Lun 2 Avr 2018 - 23:56


Une ombre se faufilait au travers de l'averse. Celle-ci sortait d'une ruelle sombre, totalement dépourvue de lumière ; elle était plongée dans les ténèbres les plus obscures. Les bas quartiers Kirijin renfermaient les pires malfrats que pouvait compter l'archipel : à défaut d'utiliser la violence pure pour subvenir à leurs sombres dessins, ils employaient la ruse pour tromper leurs victimes ; les manipuler et obtenir ce qu'ils souhaitaient sans le moindre problème : lavé de tout soupçon.

La silhouette arrivait devant la bicoque : une humble petite maisonnette, juste assez de place pour y vivre à deux. Elle s'approchait discrètement de la fenêtre, observant les deux ombres face à face qui semblaient tenir une discussion calme et posée. Sans expression, l'inconnue constatait seulement ce qui allait bien pouvoir se passer. Dans quel but ?

Kukukuku... Un silence comblé par de petits ricanements...


Au même moment...

Gâjaan observait son seigneur ; l'homme à qui il avait prêté allégeance et en qui il plaçait une totale confiance. C'était la personne qui d'une certaine manière, permettait au Gardien des dunes de développer son côté humain et ses sentiments, lui qui n'a toujours vécu que dans la solitude et qui n'imaginait pas une seule seconde un monde si vaste et varié : il lui restait encore beaucoup à apprendre et ce n'était pas une chose des plus aisée à faire.

Il voyait sans vraiment le ressentir, son Maître perdu dans un océan de pensée. Bien loin d'être un sentimental, il posa la question du tracas sans insouciance : après tout le tact n'était pas son fort ; et plus encore, il n'y connaissait absolument rien dans ce domaine-là. Il s'inclinait légèrement vers Shigure afin de lui présenter ses politesses : « Si vous permettez, Maître. » Et, il s'asseyait.

ShigureJe peux te poser une question, Gajaan ? [...] Qu'est-ce qu'on fait ici ? Quand j'ai décidé de rejoindre ce village, je voulais venger la mort de mon frère Koga, j'en voulais énormément à ces gens que l'on appelle Soshikidan. Mais maintenant ? [...] J'arrive à garder mon calme, j'arrive à me contenir pour qu'on reste ici sans avoir de problème. Mais ma famille me manque et j'ai l'impression que le sang appel le sang. Ceux que l'on nomme Kirijins... Ils ont tué mon petit frère et je pense que je ne pourrais jamais pardonner cet acte infâme.

Gâjaan...

Il écoutait son professeur de la vie sans émettre aucun bruit. Dépourvu de sentiment, il essayait de relier les paroles de son maître à ce qu'il avait pu apprendre de lui et également de ce qu'il avait pu apprendre des récits qu'il lisait chaque soir. Sans vraiment douter, il choisissait ses mots avec précaution.

« Maître, voici un an que vous m'avez sauvé d'une mort psychologique et physique certaine. Bien que je ne comprenne pas encore les humains, je vois que le doute vous prend et je ne vous ai encore jamais vu douter. Vous êtes quelqu'un de simple, qui fait ce dont il à envie. Ma seule attache ici, c'est vous. Si l'envie de rejoindre vos frères est forte, alors je vous suivrai, c'est tout. » S'affirmait-il.


Des paroles fortes remplies seulement de vérité. Peut-être était-il en train de faire entendre à son ami ce qu'il voulait entendre, peut-être penserait-il ainsi... Mais, il n'en était rien. Si Shigure voulait partir et rejoindre ses frères pour assouvir sa vengeance, alors il ne restait plus qu'à son Gardien de le suivre sans rechigner.
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Mar 3 Avr 2018 - 13:20
Malgré que le venteux possède beaucoup de lacunes sur les habitudes et la façon d'être de la race humaine, il semblait quand même comprendre le samouraï. Au fond, ce n'était pas très difficile de toute façon. Rien que d'entendre le fait que Yamamoto se trouve dans un état physique très mauvais, il se sentait renaître. Mais qu'à moitié, car il n'en était pas le responsable. Il voudrait vraiment que ce soit de sa lame, de voir sa tête tomber et rouler jusqu'à ses pieds, de voir le sang du golem couler le long de l'acier.

Gajaan venait de s'installer juste à côté de son sauveur, tout en l'écoutant, puis venait par la suite de répondre à ce que venait de lui dire le brun, rempli d'amertume. De l'entendre sortir ces mots, un certains réconfort s'installa dans le cœur du Nagamasa. Il est vrai qu'il ne doit pas du tout tourner en rond et arrêter de trop réfléchir, pour enfin passer aux choses sérieuses et se décider de ce qu'il allait faire pour son futur.

Quand le serviteur venait de terminer sa phrase, Shigure posa sur la table une lettre. Cette lettre venait d'arriver et porter le sceau du clan samouraï dessus. Une lettre qui vient de sa sœur, Mikazuki. Posant alors deux doigts dessus, il la fit glisser sur la table pour la rapprocher de l'homme en face de lui, comme pour lui dire de la lire.

ShigureRegarde cette lettre, Gajaan. Quand je vois ma petite sœur qui me demande des choses comme ceci, qui veut que je sois à ses côtés, qui veux que je la prenne dans mes bras comme quand nous étions enfant, je n'arrive plus à réfléchir. Je ne vois qu'une seul chose, c'est ma famille. Je n'ai qu'une envie, c'est de l'enlacer. Au diable ce village meurtri, mais aussi meurtrier. Je ne veux plus être un des hommes qui représente la brume. C'est trop difficile. J'ai l'impression d'être un traître envers mon clan. D'être une personne qui est d'accord avec ce qui s'est passé durant le sommet des Kages. En soit, d'être d'accord et d'accepter la mort horrible qui fut infligée à mon frère par celui même que l'on considère comme notre chef à tous. Ce Mizukage, Meikyû Yamamoto. Mais c'est terminé. Je ne veux plus maintenant, faire comme si de rien n'était. Nous allons faire bouger les choses, mon ami, tu peux me croire.
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Mar 3 Avr 2018 - 13:51


L'humeur semblait se placer sous les auspices du doute et de la perdition. Cela dit, le sauveur retrouvait ses esprits en tentant de chasser ses incertitudes. Seulement le Gardien, malgré tout le retard qu'il pouvait avoir en ce qui concerne la compréhension humaine, se révélait être une oreille attentive et amicale pour le Samuraï qui cherchait des réponses aux nombreuses questions qui se profilaient dans son esprit.

Assis près de l'homme au Katana, il recevait de sa part une lettre intime de sa petite sœur, témoignant de la confiance qui se tenait entre les deux hommes. Gajaan pouvait observer le sceau des Nagamasa, il s'inclinait légèrement envers son maître au moment de prendre la lettre, en signe de respect. Saisissant le bout de papier posé sur la table avec sa grande main, il l'ouvrait avant de contempler ce qui était inscrit à l'intérieur.

Bien évidemment, l'éducation solitaire ne lui avait pas appris le langage humain. Il ne comprenait que les glyphes inscrits dans son temple qui était aujourd'hui détruit. Cependant, il étudiait et savait lire... À son rythme, mais lire tout de même. Il commençait également à savoir écrire.

« Je ne comprend pas toutes les significations que j'ai pu lire dans cette lettre, Maître. Cependant il semble que le Père qui vous a chassé soit retourné à la terre et que votre sœur ainsi que votre frère vous attendent, afin que votre groupe soit unifié. Alors, qu'attendez-vous ? » Tentait-il de comprendre.


Gâjaan ne comprenait pas encore la définition de ce qu'est une " Famille ", pour lui c'était un " groupe " issu du même sang ; c'était la raison pour laquelle il avait employé le mot " Groupe " plutôt que famille dans ces paroles, de manière tout à fait inconsciente. Mais la discussion ne s'arrêtait pas là. Shigure semblait préparer quelques choses et n'hésitait pas à mettre son gardien dans la confidence.

« Qu'allons-nous faire, Maître ? » Une question qui passait par l'esprit du gardien des tombeaux, étant donné que Shigure semblait avoir une idée derrière la tête à l'encontre du village caché de la brume.
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Mar 3 Avr 2018 - 19:14
Une question qui résonne maintenant dans la tête du samouraï. Une phrase qui venait de sortir de la bouche du venteux pour finalement devenir comme une mélodie interminable tournant dans l’esprit d’un homme qui ne sait pas du tout quoi faire. Alors qu’il venait de lui demander ce qu’ils allaient faire, sur le coup, lui qui d’habitude ne manque pas de mots pour prendre part à une discussion, ne savait pas vraiment quoi dire.

Il est vrai que depuis son départ du pays du fer, le changement a touché sa famille. Un père mort, des frères morts, aujourd’hui, la famille Nagamasa n’est plus du tout ce qu’elle était au moment de sa fuite pour accéder à une nouvelle vie.

ShigureJe ne sais pas du tout ce que nous allons faire. Je ne sais pas quoi te répondre. Ma famille aujourd’hui, c’est Shizuka et toi. Je n’ai rien d’autre. Mon clan doit sûrement me voir comme un lâche. Comme la personne qui n’a pas eut le courage de faire face au moment le plus difficile et qui a préféré fuir loin des siens.

Beaucoup de remords, c’est vrai. Il s’en voulait énormément d’être parti si loin, laissant alors ses frères et sœur subir durant des années le courroux de l’homme qui était à la tête du clan. Hideyoshi. Ce monstre, que Shigure aurait bien voulu faire disparaître lui-même, avec sa lame. Mais aujourd’hui, il n’est plus la, est-ce la le glas qui sonne une nouvelle ère pour le clan samouraï ?

ShigureMais je vais passer pour un menteur si je te dis que je ne veux pas revoir ma véritable famille. Je veux prendre ma sœur dans mes bras. Je veux revoir le seul frère qu’il me reste. Il se leva et attrapa son haori pour poser le kamon de son clan devant ses yeux. En plus de ça, pour être franc, plus rien ne nous retiens ici, hormis ce petit restaurant qui ne fonctionne de toute façon pas très bien.

Le samouraï se tourna alors vers son fidèle serviteur. Malgré qu’il se doutait d’avance de la réponse qu’il allait lui donner, il avait tout de même besoin de l’entendre de sa bouche, histoire d’être sur de ce qu’ils allaient faire.

ShigureJe risque encore de t’en demander trop, comme d’habitude. Un soupir venait alors de s’échapper de sa bouche. Si jamais nous devons partir d’ici, est-ce que tu es prêt à me suivre, pour encore partir à l’aventure ?
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Mer 4 Avr 2018 - 15:38


L'averse qui jusqu'alors battait son plein se dissipait peu à peu ; tandis que l'ombre inconnue se tenait toujours tapie dans la pénombre près de la fenêtre du humble pavillon. La distance et les murs la séparaient de la conversation, ne pouvant à priori pas entendre ce que les deux hommes d'honneur se disaient : un sujet qui semblait très sérieux au vu des expressions faciales qui se dessinaient.

Pourtant, elle réussissait à ne pas rater la moindre miette de ce dialogue alléchant. Comment cela se faisait-il ? Cette silhouette était-elle une Shinobi également ? Nul ne le sait. On pouvait seulement savoir qu'elle avait croisé la route du gardien Kazejin plus tôt dans la matinée, avant de regagner sa demeure et il semblerait que de toute évidence, elle avait suivi celui-ci discrètement sans qu'il ne s'en rende compte. Satisfaite par ce qu'elle pouvait entendre, cette mystérieuse personne dessinait un sourire enjoué sur son visage, alors qu'elle extirpait de sa bouche une épaisse fumée.

FWOOO ~

HEH HEH HEH HEH HEH ~

○○○

Il était là et écoutait les paroles de son Maître. Il essayait d'en comprendre chaque bout tant bien que mal ; et était en colère envers lui-même. D'un point de vue extérieur, il n'y avait aucune raison pour de l'être, mais de son point de vue, ne pas pouvoir comprendre les ressentis de son libérateur était quelque chose qui le dégoûtait au plus au point ; il en arrivait presque à se détester par moment.

Celui qu'il considérait comme son repère en ce monde de perdition était perdu ; et bien que le Gardien voulait faire quelque chose pour remettre son professeur sur le droit chemin, il n'avait aucune idée de ce qu'il devait faire. Il avait déjà tenté par des paroles franches de lui faire entendre qu'il était prêt à le suivre qu'importe où il irait. Mais ce n'était pas la chose la plus facile à comprendre étant donné que la vision des choses du colosse était unique.

« Vous n'aurez qu'à dire à votre famille, ce que vous avez fait pour moi. Je ne vois rien de lâche en vous, Maître. » Des paroles censées et qui essayaient encore de dissiper les mauvaises ondes de l'esprit du Samurai. Il était vrai que c'était quelque chose de très difficile pour celui qui apprenait le fonctionnement et les sentiments humain, mais il était loin d'être un idiot : il avait la tête sur les épaules et en tant qu'homme d'honneur, il comprenait -pour une fois- tout à fait ce que son maître ressentait.


! ! ! !

Une question idiote que son maître venait de lui adresser. État-il prêt à le suivre jusqu'au bout du monde ? État-il prêt à partir à l'aventure une nouvelle fois ? État-il prêt à tout plaquer pour suivre celui qui lui avait sauvé la vie ? Une question stupide. S'inclinant en avant, le Kazejin ne prit pas plus de temps que nécessaire pour réfléchir.

. . .
« C'est sans doute, que je vous suivrai jusqu'au bout. » Des paroles fortes, prononcées les genoux à terre dans l'expression d'un honneur singulier !
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Mer 4 Avr 2018 - 22:05
Dans le fond, il savait ce que son serviteur allait lui dire. Il n’avait nul besoin de lui poser la question, car après ce qu’il a fait pour lui, il se doutait vraiment qu’il allait le suivre, peu importe ou il va. Mais dans un sens, il se sentait obligé de lui demander. Il faut dire qu’après ça, le danger allait sûrement les poursuivre, aucun endroit n’allait être sûr tant qu’ils n’ont pas rejoint le reste de la famille du samouraï.

Mais le goût du risque est quelque chose qui a toujours su faire avancer le samouraï. Malgré ce côté flemmard qu’il sait si bien montrer au reste du monde, il n’en est pas moins un combattant émérite qui sait se défendre ou même ôter la vie d’une personne si le besoin se fait sentir.

ShigureDans ce cas, nous devons nous préparer pour un long voyage. Je ne sais pas du tout ce que va penser ou dire ma famille en me voyant revenir comme ça. D’ailleurs…

Le Nagamasa venait de s’arrêter dans sa phrase, subitement. Comme si quelque chose venait de refaire surface. Comme s’il venait de voir un fantôme. Est-ce que c’était le moment opportun pour parler de ceci à son serviteur, devenu également aujourd’hui un ami ? Il n’en était pas sur, mais d’un autre côté, le peu de fois où il fut certain de quelque chose, cela n’a jamais vraiment bien tourné.

Il regarda alors son avant-bras et resta bloqué dessus pendants plusieurs secondes. C’est alors qu’il le leva un peu plus pour le montrer à son acolyte. Sur celui-ci, il pouvait alors voir un bracelet de perle enroulé par-dessus un tissu de soie rose. Un colifichet qui n’a sûrement aucun rapport avec un samouraï, ou même avec un homme comme lui.

ShigureTu vois ce bracelet, Gâjaan ? Je dois te dire quelque chose à son propos. Quelque chose que je n’ai jamais dit à qui que ce soit d’ailleurs. Même pas à ma petite sœur avec qui j’entretiens une correspondance par lettre depuis des années. Il reprit alors son souffle dans un moment d’hésitation, avant de se lancer. Je suis marié, Gâjaan. Et mon épouse, je ne l’ai pas revu depuis maintenant sept ans. Ce bracelet est à elle et c’est l’unique souvenir que je possède de sa personne. Elle m’attend, dans le village même ou se trouve également ma famille.

Une nouvelle qui risquait vraiment de surprendre le gardien. Après tout, c’est la première fois qu’il parle de ceci à quelqu’un et on pouvait simplement voir sur son visage que c’est quelque chose qui le touche énormément. Il se sentait vraiment coupable d’être parti et de ne pas la retrouver au même endroit une fois qu’il est revenu au pays du feu.

ShigureDonc oui… si je veux partir, c’est pour retrouver ma famille, c’est vrai. Mais c’est aussi, et surtout, pour la revoir elle. Pour revoir celle avec qui j’ai juré de passer le reste de ma vie.
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Jeu 5 Avr 2018 - 14:43


« Je pense avoir suffisamment d'information, je vais continuer à observer et mettre mon plan à exécution très prochainement... Kukuku » Pensait-elle à haute voix, prise par un petit rictus amusé.


Elle restait dans l'assombrissement du coin de la fenêtre. La silhouette au capuchon rose avait selon elle, toutes les informations nécessaires pour la mise au point de sa stratégie. Restait-il encore à comprendre en quoi tout cela consistait et qu'elles étaient les motivations derrière une curiosité aussi poussée ; c'était du voyeurisme à son paroxysme. Une perversion pour les conversations privées, allait-elle réussir ce qu'elle voulait faire ? Ou allait-elle échouer contre les deux hommes qui semblaient voir le bout de leur conversation.

Retour dans la petite bicoque. Inclinait face à son sauveur du passé, Gâjaan prouvait ses sentiments en agissant de la sorte : il montrait un fort désir et une détermination à accomplir ce qu'il avait autre fois promis au Nagamasa. Il exclamait là toute sa bienveillance envers son bienfaiteur, prêt à le suivre jusqu'au bout du monde ; qu'importe le danger qui pouvait se dresser face à eux, le Kazejin était prêt à accomplir son rôle de gardien pour protéger son ami.

Shigure était prêt à faire une révélation importante à son ami, qui se relevait peu à peu. Attentif aux paroles de son Seigneur, le venteux s'attendait à une nouvelle qui allait sans doute éveiller des " sentiments " qu'il ne connaissait pas, des sensations nouvelles comme la colère ou la tristesse. Pourtant, il n'en était rien.

Le Mariage. Acte sacré qui relie deux personnes par un même lien -celui de l'amour- pour la vie, et ce, jusqu'à ce que la mort -ou le divorce- les sépares. C'est quelque chose de totalement inconnu au natif du pays du vent, qui à l'annonce de cette nouvelle restait de marbre. Il clignait des yeux tout en fixant son Maître, sans être forcément surpris. Dans ses livres qu'il étudiait pour se comporter comme un humain lambda, il n'avait jamais entendu parler de " Mariage ".

Bien entendu, en racontant son histoire, Shigure levait peu à peu l'interrogation de Gâjaan, qui comprenait plus ou moins ce que cela pouvait être. Il savait que c'était quelque chose qui unissait deux -voir plusieurs peut-être- personnes, un acte d'engagement et d'honneur. Le Samuraï voulait retrouver sa femme.

« Ma... Mari... Marié ? Pardonnez-moi Maître, je ne sais pas vraiment de quoi il s'agit, bien que je comprend votre histoire envers cette femme. Comme disent les humains, vous en êtes amoureux. C'est un sentiment que je ne connais pas, mais j'ai pu lire qu'il s'agissait du sentiment le plus fort qui existe... alors, quand nous mettons-nous en route seigneur ? » Demandait-il simplement.


Il était temps de mettre un terme, un point final à cette conversation. Il était temps de lever le voile. Il était temps pour les deux compagnons, de retourner à leurs origines et de vivre leur aventure au travers le monde : il était temps de quitter Kiri.



Freeeeee !
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Jeu 5 Avr 2018 - 18:08
Comme toujours, le fidèle serviteur du samouraï arrive à le faire sourire et rire dans des moments qui sont à la fois sombres et importants. C’est sûrement ce fait d’être si poli, mais en même temps de ne rien comprendre aux manières des humains. Il faut croire que dans le temps ou il vivait avant de rencontrer le brun, il n’avait jamais eu l’occasion de connaître les préceptes du mariage.

ShigureTu comprendra peut-être un jour, mon ami. Tu rencontreras sûrement quelqu’un qui pourra t’ouvrir au monde comme ce fut le cas pour moi. Qui pourra toucher ton cœur et te le voler pour toujours. Crois-moi que c’est quelque chose de vraiment très fort et puissant.

Il faut dire qu’il n’avait pas vu son épouse depuis presque sept ans et pourtant, ses sentiments envers elle n’ont jamais changé. Il reste toujours l’homme qui lui a fait la promesse de rester avec elle jusqu’à son dernier souffle. Dans un sens, il se sent coupable de ne pas être revenu à temps dans le pays du feu pour la retrouver, mais au moins, il sait qu’elle est certainement en sécurité dans le village d’Iwa, avec le reste de sa famille.

Et en parlant du reste de sa famille, cela risque de leur faire un véritable choc. D’apprendre qu’une personne qui est depuis un certain dans le village, qu’ils ont du sûrement croisé à plusieurs reprise, soit marié avec lui, et qu’elle n’ait jamais rien dit. Mais c’est une décision qu’ils ont décidé de prendre ensemble, pour se protéger mutuellement. Hideyoshi aurait sûrement voulu lui faire du mal en apprenant que cette jeune femme est mariée avec son fils qui a décidé de partir.

Le temps du départ avait donc sonné pour les deux hommes. Il ne manquait plus qu’à attendre le moment parfait. Le moment où ils pourraient partir tout en ne laissant aucune trace, que personne ne voit la disparition du samouraï et du serviteur.

ShigureNous partirons très bientôt. Commence déjà à réunir tes affaires et prends uniquement le strict nécessaire. Nous devons voyager léger et rester discret. Quand le moment sera venu, nous allons devoir faire ça rapidement. Une nouvelle vie va bientôt s’offrir à nous et je te promets que cela risque d’être grandiose.

END
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