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Act I ▬ First Talk [Chiyori]


Jeu 5 Avr 2018 - 4:11
Trois semaines. Déjà autant de temps qui s’était écoulé depuis le départ de Shigure de sa terre natale. Un départ qui fut plus ou moins forcé. Il aurait pu choisir de rester, de se battre pour garder sa place auprès des siens, de tenir tête à son père. Mais dans le fond, il n’en avait plus la force. Cet homme qui est sensé lui montrer l’exemple n’a fait que le détruire petit à petit depuis son enfance. Et c’est à cause de lui si aujourd’hui, le Nagamasa se retrouve à écumer le pays du feu, sans aucun but précis, voulant uniquement s’éloigner le plus possible de la nation des samouraïs.

De se retrouver dans un pays qu’il ne connaît pas du tout est quelque chose d’assez difficile, mais en même temps assez merveilleux. Chaque fois qu’il met les pieds dans un nouvel endroit, c’est un peu comme si un part de magie était à l’œuvre, découvrant de nouveaux paysages au fur et à mesure qu’il s’enfonce un peu plus loin dans ces terres, partant à la découverte d’un monde totalement différent du sien, laissant l’inconnu lui faire face.

En ce jour, ce chemin venait de l’amener jusqu’à un petit village, qu’il pouvait apercevoir au loin. Un endroit qui, de vu, semblait vraiment très charmant, le poussant alors à se diriger vers ce lieu pour une nouvelle découverte. Une pluie fine et légère commençait à tomber, ruisselant le long des cheveux du bruns, tombant sur ses vêtements qui devenaient de plus en plus lourds à porter. La fatigue était elle aussi bien présente, après tout ce temps passé à marcher.

C’est en arrivant alors dans ce village qu’il trouva une bâtisse qui, d’après l’enseigne qui se trouve devant, semble offrir de quoi passer la nuit. Et c’était exactement ce qu’il recherchait à ce moment précis. Un endroit où faire une halte, prendre un bon bain et manger un bon plat chaud. Du au fait qu’il commençait à être bien trempé, il se doutait qu’il n’était pas du tout présentable dans l’instant, mais après, c’est un endroit qui semble fait pour les voyageurs et ce n’est sûrement pas la première fois qu’ils voient quelqu’un comme ça. Passant alors la main dans ses cheveux pour dégager son visage, il poussa la porte pour pénétrer à l’intérieur.

Regardant autour de lui, il trouvait que c’était un endroit vraiment sympathique et qui donnait effectivement envie de rester. Qui plus est, le calme qui régnait dans la pièce était un véritable plaisir. Il s’approche d’un comptoir et tomba nez à nez avec une jeune femme qui, il faut le dire, était vraiment ravissante et très charmante.

ShigureBonjour mademoiselle. Avez-vous une chambre ou quelque chose du genre pour un voyageur qui souhaite faire une halte avant de reprendre son tour du pays ? dit-il tout en souriant. Il faut dire que la pluie dehors ne donne pas du tout envie de continuer à marcher.
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Jeu 5 Avr 2018 - 4:50
Une autre journée débute. Les discussions entre mon père, ma mère et le peuple abondent. Les civils craignent les plans du seigneur du village pour ce qu’ils en savent. Des propositions sont établies de part et d’autre, même si au final j’ai l’impression que peu de concessions en résultent. Ma tête est lourde, je dois me sortir de cette position problématique, toutes ces informations me déstabilisent. C’est notamment pour cette raison que j’ai décidé de travailler. Occuper mes journées pour éviter de les passer autour de ma famille d’intermédiaires et de me plonger dans les problèmes de notre bourgade. Voilà mon objectif, pour l’instant.

Mon emploi est peu rémunéré, j’accueille les voyageurs et m’assure que ceux-ci ont tout ce dont ils ont besoin. C’est simple, mais cela suffit à garder mon esprit concentré. Aujourd’hui, ce qui fait office d’auberge est bondé de gens. La journée est chargée, les chambres sont pleines, les cuisiniers font du mieux qu’ils peuvent pour offrir de bons plats à nos invités tandis que les femmes de chambre s’occupent de leur fournir un environnement impeccable. Quant à moi, je suis au check in et out.

La clochette s’agite suite au passage de la porte libérant un son cristallin. Mon regard pourpre se dirige vers le nouvel arrivant tandis que je souris timidement avant de le saluer poliment. C’est lui qui m’aborde en premier, requérant une chambre si possible. J’hoche la tête doucement, mes prunelles colorées s’orientent vers l’agenda qui repose sur le comptoir devant moi.

Bonjour ! Alors… Il y a une chambre qui vient de se libérer mais la femme de chambre n’a pas eu le temps d’y passer pour l’instant. Puis-je vous offrir quelque chose à manger ou à boire en attendant ? Si… si cela vous convient, bien sûr.

Je bégaie sur la dernière phrase. Idiote que je suis. Je tente de faire comme si cela ne s’était jamais produit tout en lui proposant de s’installer à une table, tout près. L’accueil est une petite pièce, mais souvent cela vaut le coup d’attendre pour avoir un lit et éviter la pluie.

Puis-je connaitre votre nom ?... Euh, c’est pour la location de la chambre, oui.

Mes joues se teintent d’un rouge écarlate tandis que je réalise ce qui vient de se passer. J’espère qu’il ne sera pas offusqué et comprendra la nature de ma question qui peut toutefois être perçue comme déplacée. Tendue, j'attends une réponse, ayant en tête qu'une seule envie soit celle de fuir en courant.
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Ven 6 Avr 2018 - 5:56
Situation assez marrante, il faut le dire, la jeune femme en face du samouraï semblait être légèrement gênée par sa présence. Il put rapidement distinguer cette couleur rougeâtre qui apparut au niveau de ses joues, ce qui au final, venait de le faire sourire. En même temps, il n’aurait pu faire autrement, laissant alors son regard se perdre dans ses yeux violets. Puis par-dessus ça, il n’avait pas eu l’occasion de tomber nez à nez avec une femme depuis un petit moment, qui plus est avec autant de charme dans le cas de celle-ci.

En lui expliquant qu’une chambre allait être disponible sous peu, c’est avec un peu plus de timidité qu’elle lui proposa de s’installer à une table, offrant au passage de quoi boire ou manger, suivant son désir. Après tout ce temps passé à marcher sans même avoir fait une pause, il faut dire que la proposition en question tombait vraiment bien.

ShigureDifficile de refuser une proposition de la sorte ! Mais je ne vais pas trop vous embêter pour le moment, quelque chose à boire suffira amplement.

Entre ses bafouillages et le fait qu’elle semblait vraiment avoir du mal avec la présence du Nagamasa en face d’elle, il faut dire qu’il ne voulait pas trop lui en demander, mais si au fond, la situation l’amusait un peu. Et il voulait en profiter. Rire et sourire, enfin quelque chose qui lui permet de se changer les idées après toute cette noirceur qu’il a laissé derrière lui en quittant son pays.

ShigurePour la location de la chambre, vous êtes sûr ? lui dit-il, voulant au passage ironiser le moment pour essayer de la mettre un peu plus à l’aise. Nagamasa Shigure. Mais pour vous, seulement Shigure, ça ira très bien.
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Sam 7 Avr 2018 - 17:53
Sa réponse me prend par surprise. Je ne m’en attendais pas, je suis légèrement confuse et sans voix. Je bafoue quelque chose qui ressemble à un ‘’je reviens’’ avant de tourner les talons en direction vers la cuisine. Une fois là-bas, je m’adosse à un mur pour me ressaisir. Jamais un inconnu ne m’a adressé la parole de la sorte et le fait que ce soit nouveau pour moi me déstabilise dans mon travail. Ce Nagamasa Shigure me parait bien amical, est-ce un trait de caractère commun avec les membres de sa famille ? Aucune idée pour le moment.

Comme je réalise que cela fait déjà deux minutes que je me suis éclipsée, je me précipite jusqu’au comptoir pour préparer du thé. Une boisson chaude est toujours réconfortante lorsqu’on arrive de l’extérieur où la température est froide. Je prends le tout et traverse l’embrasure de la porte pour retrouver l’individu en question. Un sourire aux lèvres, je dépose ma concoction devant lui.

C’est une infusion d’herbes que l’on retrouve dans la région, j’espère que cela saura vous plaire. Je jette un coup d’œil vers la réception, personne ne patiente. Je suis curieuse, n’hésitez pas à refuser de répondre si c’est trop indiscret. Qu’est-ce qui vous amène dans cette petite bourgade du pays du feu ?

Hésitante, je finis par tirer la chaise en face du jeune homme avant de m’assoir le dos droit sur celle-ci. Sa présentation m’a donné envie de m’intéresser à lui et aux raisons le poussant ici. Sa répartie me laisse croire que si je ne suis pas la bienvenue ce dernier n’hésiterait pas à m’en faire part. Comme personne ne semble avoir besoin de ma présence, je m’autorise à m’installer ne serait-ce qu’un moment pour discuter.

D’ailleurs… Puis-je vous offrir de répondre à vos questions en vous faisant visiter le coin éventuellement ? Tout dépendant du nombre de temps que vous envisagez rester bien sûr.

Un bon feeling, voilà ce qui me poussait à proposer ce genre de chose. Peut-être que je regretterai cette offre précipitée plus tard, tout dépendant comment la discussion s’engage. Nous verrons.
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Mer 11 Avr 2018 - 20:18
Alors que la jeune femme se retourne pour partir dans l’arrière-salle, le samouraï lui en profite pour s’installer à la table en question. Il faut le dire, pour lui, c’était vraiment un réconfort de poser son arrière-train sur une chaise, ses pieds qui lui provoque une grande souffrance à force de marcher sans même prendre une pause durant des heures et des heures.

Elle venait ensuite de revenir au niveau de ce comptoir pour attraper une tasse et verser à l’intérieur un liquide qui, depuis sa chaise, lui offrit une très bonne odeur. Il est vrai qu’avec le temps à l’extérieur et le fait que la pluie ne l’avait pas épargner en arrivant, un thé chaud allait être un véritable réconfort.

ShigureJe ne doute pas que cela soit plaisant, l’odeur est déjà alléchante. lui dit-il en la regardant arriver à son niveau, passant de l’autre côté du comptoir.

Sur le coup, avec sa question, il commença à hésiter. Difficile de répondre à une question comme celle-ci sans forcement être vu d’un mauvais œil. Il faut dire que les raisons qui l’on poussé à partir son pas forcement les meilleurs. Mais autant répondre sans pour autant rentrer dans les détails.

ShigurePour être franc, je ne connais pas du tout cet endroit. J’ai quitté mon pays à cause de mon père, qui est un homme… réellement horrible. Il préfère voir le malheur dans les yeux de ses enfants plutôt que le contraire et je ne pouvais plus supporter ça. J’ai donc décidé de partir de chez moi et de découvrir le reste du monde, mais aussi de devenir plus fort.

Elle s’installe finalement en face de lui à la table, et le samouraï la regarde alors, en lui envoyant un sourire, heureux de sa présence. C’est vrai qu’il ne pensait pas rencontrer quelqu’un comme elle aujourd’hui et ça fait du bien de discuter avec quelqu’un après tout ce temps passer seul à marcher à travers différents pays et régions.

ShigureJe ne vais pas vous dire non, loin de là. Votre présence est appréciable alors je vais en profiter le plus possible. Je ne sais pas combien de temps je vais rester mais, je ne suis pas pressé alors bon, je peux prendre tout le temps qu’il faudra. Il attrapa la tasse pour la porter à ses lèvres et boire plusieurs gorgées de ce fameux thé. D’ailleurs, est-ce que je peux moi aussi vous demander votre prénom ?
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Jeu 12 Avr 2018 - 19:25
Mes questions ne semblent pas le contrarier pour le moment puisque le jeune homme répond machinalement à chacune d’entre elles. La première réponse s’achemine promptement jusqu’à mon encéphale où celle-ci est analysée aussitôt. Un silence se lève entre nous durant lequel je regarde le contenu doré ma propre tasse de thé, gênée. Mon intention ne s’avérait pas de jeter un froid dans la conversation, au contraire. Je me mordille l’intérieur de la joue, embêtée, honteuse. Réalisant qu’il faudrait bien que je dise quelque chose, me sentant un peu torturée par mes actions précédentes, je glisse ces paroles :

Votre relation avec votre père est regrettable, j’espère que vous saurez trouver un peu de réconfort sur votre route. Cette décision de quitter votre région a dû être difficile à prendre, mais je suis persuadée que c’est la bonne.

Je me sens ridicule. N’étant pas en mesure de m’imaginer tout ce que cet homme peut avoir vécu auparavant, tout ce qu’il me reste à faire est d’écouter et de tenter d’apporter un support quelconque. Jamais je n’avais senti que mes propres parents s’avéraient néfastes pour moi. Je n’ose qu’à peine supposer ce que ce doit être. Ensuite, il exprime également son désir de devenir plus performant, plus fort.

Je n’ai jamais envisagé développer mes capacités spirituelles, personnellement… Peut-être est-ce dû au fait que je me sens en sécurité dans notre petit village éloigné malgré les conflits internes. Vous avez déjà combattu, Shigure ?


Les expériences externes sont bonnes à écouter la plupart du temps, elles permettent d’ouvrir son champ de vision et de découvrir d’autres réalités et possibilités. Le shinobi me questionne par la suite sur mon identité que je n’ai pas révélé précédemment puisqu’en général les locataires de nos chambres s’en soucient peu. Je souris doucement, relevant mon regard coloré vers lui.

Fujiwara Chiyori, ravie de faire votre connaissance officiellement. Ma famille vit ici depuis des décennies. Il est rare que je rencontre des personnes s’intéressant un peu aux employés de cette auberge. Je suis un peu gênée.

Sentiment qui tranquillement s’estompe peu à peu depuis le début de la conversation. Lentement, je me sens de moins en moins tendue et plus ouverte à la discussion.
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Dim 15 Avr 2018 - 7:24
C’était une des choses dont il ne voulait vraiment pas parler. Son passé dans son pays, ce que son père lui a fait subir durant tout ce temps, une vie régentée par monstre, sans aucune liberté. Il adore ses frères et sœur et pourtant, il n’a pas réussi à faire face, il n’a pas réussi à être fort, à se dresser contre le paternel de la famille, comme l’exemple qu’il aurait dû être en tant qu’ainé. Mais d’un autre côté, il trouvait un certain plaisir et réconfort en discutant avec cette femme qui venait de s’installer en face de lui. Il est vrai qu’il trouvait ça surprenant de pouvoir se confier à elle, mais il faut dire qu’elle arrivait assez bien à le mettre en confiance.

ShigureC’est sûrement l’une des décisions des plus difficiles que j’ai dû prendre dans ma vie, je dois dire. Je ne voulais pas partir, je ne voulais pas abandonner ma famille. Mais je n’avais pas d’autre choix, je devais le faire, sinon je risquais de perdre la vie, j’en suis persuadé.

C’est vrai que la conversation tournait sur quelque chose de pas vraiment joyeux, mais au moins, il ne pouvait pas être plus sincère. Le samouraï attrapa alors ses deux sabres pour les poser en face de lui, sur la table. Force, puissance, honneur, tout ce qui peut faire la renommer d’un samouraï, des choses qui pourtant ne semble pas être dans le cœur de Shigure. Il n’a pas était assez fort pour combattre son père, pour sauver cette fille avec qui il était si proche. Aujourd’hui, il ne sait même pas s’il est assez fort pour se protéger tout seul.

ShigureDe là ou je viens, le pays du fer, terre des samouraï, combattre fait parti de notre vie. J’ai appris à tenir ce sabre depuis que je suis tout petit. J’ai suivi des entraînements rigoureux jusqu’à tomber à bout de forces. Et avant de partir, mon père lui-même à essayé de me tuer de sa propre lame. J’ai dû l’affronter, et j’ai perdu. Aujourd’hui, c’est en exil que je me retrouve, sûrement à cause de la honte.

Mais ce n’était peut-être pas la meilleure conversation à avoir sur le moment. Il était temps de changer du tout au tout de sujet histoire de repartir sur quelque chose de bien plus joyeux. Surtout maintenant qu’il connaît son prénom. Chiyori. Quand il l’entendu, un sourire s’installa sur son visage. Il la regarda avant de reprendre avec un air un peu plus serein.

ShigureC’est un joli prénom, Chiyori. Je suis ravi de faire votre connaissance également. Vous n’avez pas besoin d’être genée, au contraire, je suis heureux de pouvoir discuter avec quelqu’un de différent par rapport à moi. Votre vie semble être vraiment si simple comparée à la mienne. Une vie paisible. Je dois dire que d’un côté, je pourrais en être jaloux. Je vous envie, Chiyori.
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Lun 16 Avr 2018 - 19:00
Frôler la mort fait apparemment en sorte de prendre des décisions hâtives, de réagir rapidement pour favoriser la survie de l’enveloppe charnelle. L’instinct de survie, cet élément primitif qui fait partie de chacun d’entre nous jusqu’à divers niveaux est fascinant bien qu’effrayant à la fois. Notre nature nous pousse à être réactif et à choisir sous l’impulsion et parfois même la peur. Je crois que cet instinct est pertinent, nécessaire par moments. Il n’y a qu’à observer les animaux pour constater sa force et ce qui en découle. Vivre, se nourrir, se reproduire, fuir et combattre, ce sont tous des besoins primordiaux que nous partageons avec les bêtes sauvages. Cela me permet de comprendre davantage ce qui a entrainé Shigure à quitter sa famille contre son gré.

Deux lames protégées par de solides fourreaux se retrouvent sur la table de bois qui nous sépare. Il ne s’agit point de vulgaires armes, elles ont une signification importante aux yeux de mon interlocuteur. Il poursuit la conversation sur ses origines que je découvre, attentive et observatrice, perchée à ses lèvres. Ses propos sont saisissants, je sens les poils de mon échine se redresser doucement suite au récit. Nous ne provenons définitivement pas du même type de famille.

Je ne m’imagine même pas ce que tu as pu vivre… C’est vrai, je mène une simple existence. Les membres de mon clan ne sont pas des combattants, au contraire du tiens. Ils tentent d’instaurer une paix avec des négociations interminables qui est impossible. S’accrocher à des rêves, des idéologies, trop grands pour une simple contrée comme la nôtre.

C’est démoralisant parfois. Mais s’il n’y a personne pour croire en une paix et une unification des forces, sur quoi nous reposerons-nous ? Le plus puissant des sentiments est l’espoir, c’est ce qui donne sa force en un groupe d’individu. Mes parents sont des êtres rêveurs, des philosophes.

Je n’ai jamais réellement été confrontée à la guerre, du moins pas directement. Je ne connais pas la bataille, bien qu’une certaine énergie spirituelle coule dans mes veines. La vérité est que je n’ai jamais eu à l’exploiter jusqu’à maintenant, n’en ressentant point le besoin.

Je souris. Bien que les conflits internes règnent à Hi no Kuni actuellement, je n’en suis pas reliée. Pour l’instant ce sont les négociations qui prônent. Je ressers du thé à chacun d’entre nous.

Cette vie pourrait être la vôtre, Shigure. Vous avez fait les démarches pour éviter un conflit familial et vous m’impressionnez d’avoir eu la force ainsi que le courage de le faire. Je connais peu de gens qui l’auraient fait. Cela vient à me demander, quels sont vos projets éventuels suite à votre voyage ?
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Dim 22 Avr 2018 - 1:29
En écoutant les paroles de la jeune femme, certains pourrait penser qu’elle mène une vie qui est simple, normal, peut-être même barbante sur les bords. Rien d'extravagant, le calme qui l’entoure la poussant à suivre cette voie. Pourtant, aux yeux du samouraï, c’était tout le contraire. Dans le fond, il l’enviait un peu. Au moins elle a la chance d’avoir une véritable famille avec laquelle elle peut passer de bons moments, une attache importante dans sa vie. Loin du père de Shigure qui est capable d’attaquer et de tuer ses propres enfants ou leurs proches pour son plaisir.

ShigureJ’imagine que c’est aussi ce qui m’a rendu fort aujourd’hui. Le fait de vivre toutes ces épreuves, plus difficile les unes que les autres ont su forger mon caractère. Je peux paraître froid pour certains au premier abord, mais ce n’est pas du tout le cas quand on apprend à me connaître. Vous avez de la chance, Chiyori, d’avoir un clan comme le vôtre, capable de vous pousser pour accomplir vos rêves.

Un rêve, il n’avait même pas l’impression d’en avoir un. Depuis toujours, il n’avait fait que suivre la ligne de conduite dictée par son paternel, fait tout ce qu’il lui demandait de faire. C’est vrai que le samouraï ne connaît pas vraiment le pays du feu, venant d’arriver depuis très peu de temps. Seulement des rumeurs concernant la situation actuelle. Il est vrai que comparer au pays du fer, c’est une tout autre histoire.

Sur le coup, quand elle venait de lui parler de cette énergie spirituelle qui l’habite, il fut intrigué. Discrètement, pour ne pas se faire remarquer, il venait d’activer sa sensorialité et à sa grande surprise, decouvrant un chakra très spécial au fond de la demoiselle, ce qui venait de lui faire apparaitre un sourire sur le visage. Malgré le fait qu’elle se présente comme une simple jeune femme qui travaille dans une auberge, elle n’en reste pas moins une adepte des arts ninja, même si elle ne le sait peut-être pas encore.

ShigureJe vais être franc avec vous, c’est une bonne chose. Le fait d’aimer combattre vient sûrement de mes gênes, du style de vie que j’ai depuis que je suis arrivé dans ce monde. C’est la même chose pour chaque enfant qui voit le jour dans le pays du fer. De votre côté, vous avez la chance de choisir votre destinée, votre futur. C’est un luxe auquel je n’ai pas eu droit. Peut-être qu’un jour viendra ou vous aller devoir utiliser cette énergie spirituelle, pour je ne sait quelle raison. Si ce jour doit arriver, j’espère vraiment que vous serez prête pour cela, car ce serait triste de voir une jolie femme comme vous souffrir ou être blessé.

Etrange façon de terminer une phrase, il faut le dire. Mais il n’allait pas mentir, il trouvait son interlocutrice plus que charmante. C’était aussi une façon de voir comment elle va réagir à ce petit compliment qu’il venait de lui faire.

ShigureJe ne sais vraiment pas. Quand j’ai quitté mon foyer, je voulais seulement partir à la découverte du reste du monde, au delà des frontières de mon pays. J’ai tellement entendu parlé du pays du feu, l’un des plus grands territoires de ce monde, quand j’étais enfant, que c’était comme instinctif de me retrouver ici. Vous avez peut-être raison, cette vie pourrait être la mienne. Encore plus si j’ai la chance de la partager avec quelqu’un, j’imagine. Mais je n’ai pas de projet d’avenir en tête. Construire un dojo pour enseigner l’art des samouraïs aux plus jeunes pourrait être quelque chose qui pourrait me plaire. Ou même ouvrir une petite enseigne qui propose des ramens aux habitants d’un petit village, pour le plaisir de discuter avec des clients qui ont besoin d’un bon repas. Au fond, il me faudrait quelque chose qui est totalement opposé à tout ce que j’ai vécu jusqu’à maintenant. Mais je ne suis pas certain d’en être capable.
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Mer 2 Mai 2018 - 23:30
Le jeune homme a raison, j’ai de la chance d’appartenir à ce type de famille. Au départ, c’est difficile à admettre puisque l’humain est toujours porter à voir le négatif en premier. Par contre, quand on rencontre des gens comme Shigure et qu’on en apprend davantage sur leur situation familiale on constate rapidement qu’on est bien avec ce que l’on a. Du moins c’est mon cas pour l’instant. J’ai deux parents présents ainsi qu’un frère et une sœur qui sont en santé, toujours prêts à soutenir et épauler les autres. Que demander de plus ? Certes, cela n’a pas permis de faire de moi une combattante à l’instar du samouraï. Je souris timidement, fixant un instant ma tasse de thé avant de lever les yeux vers lui à nouveau.

Oh… Ça me touche vraiment, Shigure. Vous portez trop d’importance à la personne que je suis, mais je vous remercie pour ces belles paroles. Comme vous dites, j’imagine qu’un jour je serai contrainte de développer cette force qui réside en moi. Le plus tard possible serait le mieux, puisque cela voudrait dire que la paix ne régnerait plus.

Cela signifierait également que ma famille ne serait pas parvenue à obtenir un terrain d’entente entre les habitants et le seigneur. Je préfère ne pas trop y réfléchir, bien que garder l’idée à l’esprit est nécessaire histoire de prévoir les coups à l’avance. Cette pensée me rappelle les échecs. Comme si tout ceci s’avérait en réalité être un jeu à grand échelle.

Le shinobi parle ensuite de ses projets potentiels, répondant à ma précédente question. Ses idéaux sont compréhensibles suivant ce qu’il a vécu depuis sa naissance. Désirer un peu de calme, de changement, c’est tout à fait respectable.

Une vie bien différente, en effet. L’aspect de changement est attirant, c’est l’inconnu et une panoplie de nouvelles possibilités. J’ignore ce que serait ma vie si j’avais à partir pour de bon du nid familial. Ça doit être à peu près la même chose. C’est excitant, bien que la manière d’y parvenir peut être laborieuse. Je me verrais bien déguster un ramen à votre échoppe en tout cas !

Lâchai-je, le sourire fendu jusqu’aux oreilles. Je lui souhaite ce qu’il y a de mieux, il le mérite. J’espère sérieusement que Shigure parviendra à réaliser ses projets, quels qu’ils soient. Obnubilée par la conversation, je n’ai pas même remarqué la présence de la femme de chambre au comptoir. Elle m’observe avant de perdre patience pour sonner la clochette. La chambre de Shigure est prête. Je me lève pour récupérer la clé avant de la glisser sur la table.

Avec tout ça, je n’ai pas vu le temps passer ! Votre chambre est prête. Je suis persuadée qu’on va se recroiser bientôt, ce fut un plaisir de discuter avec vous ! Si vous restez dans le coin et que vous désirez un peu de compagnie ou d’un guide pour vous faire visiter, passez me voir.

Prononçai-je, sincère. J’aurai l’occasion de le revoir, au moins avant qu’il ne quitte les lieux. Cette pensée me rend heureuse, il est rare d’avoir des conversations aussi passionnantes avec de véritables inconnus.
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Lun 7 Mai 2018 - 9:22
Le samouraï se laisse tout simplement emporter par cette conversation. Du nouveau dans sa vie, c’est ce qu’il avait besoin après toutes ces épreuves. Une vie des plus difficile, un passé tumultueux, mais maintenant, la liberté, le renouveau. Cette rencontre qu’il venait de faire, cette jeune femme en face de lui, il était ravi de tout cette situation. Elle semblait être très sympathique, et même charmante. Un réconfort trouvé dans une simple conversation, chose qu’il n’avait pas vécue depuis un bon moment.

Elle avait les mots qu’il faut pour le faire sourire, pour lui donner envie d’avancer, envie de changer. Tout simplement l’envie de démarrer une nouvelle vie loin de toute la souffrance et la haine. Était-ce possible pour lui ? Il n’en était pas du tout sur, mais en l’écoutant, il se voyait déjà vivre cette nouvelle aventure.

ShigureEt c’est avec plaisir que je vous servirez ce repas. Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve, mais ça me plaît de penser que ma vie peut être différente de tout ce que j’ai vécu jusqu’à maintenant.

Et un son de clochette vint à couper cette conversation, dans laquelle il était totalement plongé avec la jeune femme. Une autre personne, derrière le comptoir, venait d’agiter ce morceau de metal pour prévenir que la chambre du samouraï était enfin prête. La clé fut ensuite déposée sur la table, avant de terminer cette discussion.

ShigureJ’espère vraiment que nous allons nous revoir. C’était très agréable de discuter avec vous et de faire votre connaissance. J’accepte bien entendu de faire un tour avec vous pour une visite, comment pourrais-je refuser une proposition de la sorte venant d'une jeune femme aussi charmante que vous. Et pourquoi pas même partager un repas ensemble ensuite, histoire que j’en apprenne un peu plus sur vous.
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