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Qui es-tu (Enkei)


Jeu 5 Avr 2018 - 16:31
Jour 3. Aujourd’hui, je me retrouve sur un vaste terrain au sol composé de pierre solide. Peu d’arbres et de végétation se retrouve dans le coin, les racines ne pouvant atteindre la terre étant donné de l’épaisseur du roc se situant sous nos pieds. Si on observe attentivement, on peut remarquer des fissures ici et là par terre, témoignant d’impacts massifs. Cet endroit a de l’âge, il ne faudrait pas l’oublier. Il existait déjà pendant l’ère du Rokkusu, servant tout comme aujourd’hui d’ailleurs de lieu d’affrontement. Ces marques sont en fait les traces de précédents combats et je devine rapidement qu’il ne s’agit pas de batailles affrontant de simples genins dans mon genre. J’en frissonne rien qu’à y songer.

Ce n’est cependant pas ces incisions qui m’amènent ici. Mes prunelles pourpres fixent un individu qui s’entraine à proximité. Ma présence ici n’est pas née d’un simple hasard, je l’y ai suivi en réalité. Après avoir discuté avec beaucoup de gens, j’ai découvert que l’homme en question fait partie du clan Nagamasa, chose qui attise ma curiosité. Évidemment, je ne peux pas mentionner le nom de Shigure, ce serait trop risqué. Personne ne doit savoir que lui et moi sommes unis par les liens sacrés du mariage. Du moins pour le moment. Il me faut un plan pour l’aborder sans que cela ne paraisse forcé. Une idée nait dans mon esprit.

En faisant attention de ne pas le toucher, je lance un shuriken dans l’intention de le faire atterrir tout près de lui. Une fois ceci fait, je m’approche pour le récupérer. Simple mais efficace généralement. Innocente, j’arrive à ses côtés en gambadant presque. Ma démarche n’est définitivement pas naturelle et ma crédibilité est quelque peu trahie. J’espère qu’il ne s’en est pas rendu compte.

Bonjour, désolée de vous déranger ! Puis-je récupérer mon shuriken ? Je suis vraiment nulle pour les lancer. Je suis Fujiwara Chiyori, enchantée.

Mes joues se teintent légèrement d’un rose clair et un mince sourire timide se forme sur mes lèvres pulpeuses. Je profite de cette proximité pour l’observer rapidement. Il est assez grand, plutôt musclé, une crinière blanche ondule vers le sol par gravité. Je m’en tiens à cela, évitant de l’observer de haut en bas pour l’analyser alors que ses yeux se tournent vers moi. L’objectif est de ne pas paraitre bizarre, bien que c’est probablement raté.

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Sam 14 Avr 2018 - 17:57
C'était sur cette terre rocheuse qu'il se tenait, silencieux, les bras le long du tronc et le regard égaré dans des cieux mitigés. Ce lieu, qui avait subi les affres du temps, renvoyait à qui le contemplait un sentiment de vide infini. Il clôt ses paupières sans désir d'évasion, le vide, étant une sensation recherchée. Une tenue traditionnelle noire le vêtit sobrement. Il n'avait aucune posture particulière, sa pensée, figée, ses pieds, nus, épousant les irrégularités du sol.

Avec douceur, ses mains se joignirent à l'abdomen, considéré comme le centre du corps, des émotions et de l'esprit selon certaines croyances auxquelles le samouraï adhérait naturellement. C'était cette partie du corps qu'il fallait d'ailleurs inciser volontairement lors de la cérémonie du seppuku pour libérer l'âme. Mais, ce jour n'était pas celui du sacrifice.

Sa poitrine se soulevait alors et s’affaissait, au rythme d’une respiration gutturale. À la recherche de cet état de grâce, où la concentration atteignait son apogée. Les veines de son corps, charriant habituellement du feu, ne saillaient plus, profondément cachées sous sa peau pâle, apaisées. La perception du chakra, chez lui, était un frisson. Sa longue chevelure blanche, ses vêtements amples, subissaient le flux d'énergie quasi-imperceptible que son corps extériorisait.

Le shuriken se planta dans le sol, à quelques pas de sa position. De cette arme, habilement exploitée pour entremêler deux destins, à sa propriétaire maladroite -en apparence-, ses yeux enténébrés ne firent qu'un trait. Cette jeune femme, si prompte à se présenter à un parfait inconnu, avait rompue sa concentration. Le regard noir qui lui dardait signifia volontiers son mépris pour les règles de la bienséance qu'elle mettait, elle, en pratique. Il la toisa alors de ce dit-regard, la dévisagea d'une manière éhontée, épousant chaque relief de ce visage fin, de cette beauté froide, à laquelle il était farouchement insensible. Il lui fallut un temps pour déraidir ce caractère, cette attitude associale, issue d'une méfiance maladive, disparaissant tant bien que mal. 

« Sōsaku-ō Enkeï,
Des présentations sans excès-
Je confirme, c'était un bien piètre lancer,
Du sarcasme à outrance-
Il n'y a qu'à observer l'impact grossier que ton shuriken a laissé dans le sol, 
Cela dénote un manque de force. »
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Dim 15 Avr 2018 - 16:18
L’individu à la chevelure blanchâtre m’observe d’un regard noir, exaspéré peut-être par mon attitude et ma présence. Je me raidis, tâchant de ne pas l’en laisser paraitre bien que cela s’avère plus facile à dire qu’à faire. Je peine à me détendre et maintenir une apparence normale, toisée par l’homme mystérieux. Cette position est inconfortable, je ne songe qu’à fuir et abandonner le projet. Ma détermination cependant reprend le dessus, m’empêchant de lever les talons pour déguerpir dans la direction inverse. J’ai besoin d’en savoir davantage sur ce shinobi, côtoyant les membres du clan Nagamasa. En le suivant les deux jours précédents et en vivant moi-même avec eux, je l’ai aperçu quelques fois discuter avec les samouraïs. Connaissait-il Shigure ? Et surtout, savait-il quelque chose à son propos pouvant me faire avancer dans ma quête ? Peut-être.

Hélas, la question ne peut se poser directement, bien que ce soit ce que j’aurais préféré. Je déteste avoir à passer par quatre chemins et attendre pour une réponse qui est pourtant simple. Toutefois, éveiller les soupçons à mon sujet n’est pas une bonne idée. Soyons sages, c’est plus prudent pour le moment du moins.

Ravie de faire votre connaissance, Sōsaku-ō-san. Dû la façon dont vous avez analysé mon lancé, j’imagine que vous vous y connaissez un minimum. Peut-être pourriez-vous me donner des conseils pour les lancer adéquatement ? Qu’est-ce qui vous fait dire que c’est un problème au niveau de me force de projection ?

D’un côté, la réponse à cette précédente question m’intrigue. Toute connaissance est bonne à avoir et si je peux apprendre quelque chose de cet individu je ne vais pas me retenir. Le lancer de Shuriken est un art et bien que j’aie fait exprès de le lancer à cet endroit précis, je ne peux pas dire que je les maîtrise à cent pourcent. J’observe le dénommé Enkeï de mes iris violacées. Un timide sourire s’immisce sur mes lèvres couleur pêche tandis que je plonge ma main dans ma pochette ninja. J’en ressors trois shurikens, positionnés entre chacune des phalanges de ma main droite. Je glisse :

Alors, c’est un oui ?
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Mar 17 Avr 2018 - 17:53
« C'est un oui. »

Maladroit dans ses relations sociales, le guerrier taciturne n'en restait pas moins franc, intègre et beinveillant envers les plus nécessiteux -même si cela ne s'appliquait pas vraiment à cette jeune femme-. Instruit au shurikenjutsu, ce dernier, pourtant dépourvu des qualités requises pour enseigner, était sensible à la sincérité de cette dénommée Chiyori et accepta sans émettre de réserves. D'aussi grands yeux pourpres, vitrines d'une âme fine, lumineuse, charmante de netteté à ce qu'il semblait être, incitaient à l'indulgence, ou peut-être était-ce un faux air de candeur. Quoi qu'il en soit, ainsi, mû par une irréductible volonté d'aider son prochain, le demi-nagamasa ramassa du sol son daïshô -Katana/Wakisashi-. Ce Katana. C'était un bien inestimable de sa défunte mère, morte dès son plus jeune âge dans des circonstances obscures, et pour lesquelles il se questionnait encore aujourd'hui. Cette précieuse lame n'avait aucun autre pouvoir que l'emprise malsaine qu'elle exerçait sur son porteur légitime. 

Avec déférence, comme si cet objet recelait toute une âme en lui, le samouraï, de sa main la plus habile, empoigna le tsuka du dit-katana. À l'épreuve du vent et d'un fourreau fait sur-mesure, le métal de cette lame acérée cria lors de sa libération, des cris, assimilables à ceux d'une âme tourmentée, peut-être celle de la défunte. L'aura meurtrière de cet objet était palpable, une telle arme aussi affutée qu'assoiffée de sang commettrait sans nulle doute un acte regrettable aux mains d'un esprit confus et le sien l'était .. parfois.

Le cœur étreint, le guerrier taciturne s'éloigna de son élève pour trancher plusieurs fois dans un rondin de bois, avant de ramasser chaque morceau et les empiler sous son bras. Il avait rangé son katana dans son fourreau, au préalable. Quelques pas le conduisirent vers un arbre leur faisant face. Il y planta sur le tronc la totalité des morceaux de bois avec des kunaïs. 

« Voici les cibles !
Lança-t-il, tout en tapotant celles-ci de l'index-
 Ceci n'est pas un exercice de précision,
Mais, un exercice de force !
Malgré la distance qui les séparait tous deux,
Son regard, intransigeant, n'eut aucun mal à croiser le sien-
Un lancer suffisamment fort doit traverser ces plaquettes de bois,
Mais, nous n'en sommes pas encore là,
Il rompit la dite-distance, au plus près d'elle-
Pour la première étape de cet entrainement,
Tu dois briser ces bâtons de bois à l'aide de ton pouce, puis de ton index,
Ils avaient été préparés l'instant d'avant,
Ils étaient suffisamment épais pour entrainer son élève-

Il y en a deux cent,
Échauffe-toi les doigts, le bras, le poignet,
Avant de commencer !

Tu procèderas de cette façon,
Tu le tiens dans le creux de ta main,
Puis, tu le brises d'un coup sec, avec le pouce,
Idem, avec l'index. »

Exigea-t-il, tout en lui montrant l'exemple à suivre.
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