Soutenez le forum !
1234
Partagez | 

Inconnu table 5 [Akahoshi Hisao]


Jeu 5 Avr 2018 - 16:31
Bienvenu ! ~ Automne 201


Soleil bien que fraîcheur. La journée de la demoiselle avait plutôt bien commencée. Elle avait reçu les livraisons tôt dans la matinée et les filles étaient arrivée, l'avaient aidée a tout ranger avant l'ouverture de midi. Du coup, cloîtrée en cuisine, elle ne sut pas tout de suite ce qu'il se passait. Pas avant d'entendre un éclat de voix impromptus. Ok. Soucis. Elle lâcha un soupire et sortie, avec une louche en métal à la main, prête à refaire le portrait de… Monsieur Maara. Un habitué qui avait la main lourde sur la bouteille. Elle leva les yeux au ciel et s'approcha de lui, tentant la diplomatie - ce qui n'était définitivement pas son fort – avant de sortir la louche et de le menacer avec. Et dieu sait qu'elle pouvait être dangereuse avec cette chose là ! Naka-san s'en souvenait à la perfection, sans doute ce qui le poussa à pâlir en cet instant. Et cela tira un sourire amusée à plusieurs de ses filles présentes. Et ouais ! Super Kaedlin-la-folle-à-la-louche le retour !

-Maintenant on détend où je vous fous dehors en moins de temps qu'il n'en faut a Shin pour descendre son saké!

Elle allait retourner en cuisine quand son regard fut attiré par… Un mastodonte. Inconnu en prime. Tiens. La curiosité de la jeune femme en fut titillée et elle alla se planter devant lui, offrant un sourire avenant – celui qu'elle proposait aux clients, pas à ses amis ou sa famille – et le détailla sans se cacher mais sans pour autant se montrer déplacer. Non pas qu'elle n'aimait pas les hommes, mais bon, pas au travail. Et elle avait une affaire à faire tourner la grognasse ! Ouais. Il était grand mais cela ne l'impressionnait pas. Enfin, pas trop. Sans doute parce qu'il n'avait pas un regard de psychopathe ? C'est sur que cela doit aider, de ne pas paraître pour un fou sanguinaire ! Elle eut une pensée complètement idiote, imaginant le grand dadais avec l'une de ses tenues de scène… Ok. Elle se mordit le poing, pour ne pas être prise d'un fou rire incontrôlable - même si ses épaules étaient secouées – et fit de son mieux pour se calmer. Pas très pro tout ça ! Alors que son regard brillait d'amusement, elle se reprit, gardant l'image de cet homme roulant des hanches sur le son d'un erhu.

-Bienvenu chez nous, puis-je prendre votre commande ? Excusez mes filles, elles sont timides avec les inconnus. Ne leur en tenez pas rigueur. Je suis Kaedlin, la gérante de cet endroit.

Attendant sa réponse, elle fit signe à une rouquine de s'approcher pour lui apporter au moins de l'eau. Elle sourit a la demoiselle qui repartait et reporta son regard sur l'inconnu. Etait-il seulement un Kumojin ?


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2891-zhang-kaedlin-une-folle-armee-d-une-louche-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t2897-zhang-kaedlin-les-peripeties-d-une-femme

Sam 7 Avr 2018 - 2:08
De gauche à droite et par à-coups, mon long manteau en cuir noir basculait à chacun de mes pas, qui ressemblèrent davantage à des enjambées vu mon rythme de marche. Les hordes de passants, beuglant et s’agitant comme des gosses, étaient vraiment exaspérants. Je n’avais rien contre les gens en particulier. C’est juste que les foules et moi, ça faisait deux. Je n’avais toujours pas l’habitude de voir tout un monde bourdonner autour de moi, donc c’est tout naturellement que mon désir de m’éclipser se fit sentir dans une situation pareille.

Pourtant, mon attention se reporta sur autre chose que le chemin de ‘’sortie’’. Moi qui préférait de très loin les endroits calmes où je pouvais boire tranquillement mon thé, mes oreilles avaient identifié une voix portante qui ressemblait à une réprimande. Le genre de cri où tu te dis que t’as merdé et que tu vas devoir te calmer avant de sentir la punition passer.

Intrigué, je fus poussé par ma curiosité, qui me forçais à avancer et découvrir la situation. Franchissant le seuil de la porte d’un bar, je pouvais apercevoir une élégante femme à la peau d’ébène qui s’illustrait avant tout pour sa menace à la louche que pour quoi que ce soit d’autre. D’abord surpris, je finis par souffler du nez avec amusement, tout en gardant, cependant, un visage neutre et impassible.

Cependant, l’un de mes sourcils s’arquait alors qu’elle se tenait devant moi, silencieuse et observatrice. Je savais pas si elle attendait que je dise quelque chose ou si elle s’était perdue dans une profonde analyse. C’était pas vraiment gênant, elle avait un air vraiment accueillant, sûrement due à sa profession, mais je me serais presque inquiété. Elle finit toutefois par revenir à elle, m’invitant avec sympathique dans son établissement.

- Bonjour et… merci. Etonnant qu’elles soient timides vu l’attitude que tu as adopté face à ce type de tout à l’heure. Tu ferais peur à certains ninjas, crois-moi.

Le visage inexpressif que j’arborais laissais place à un soupçon de jovialité. Remerciant la rouquine pour le verre d’eau qu’elle m’avait apportée, je reportais à nouveau mon regard vers la gérante.

- Hisao, Shinobi d’Humy. Pour être franc, j’étais venu par curiosité, mais l’odeur qui se dégage des cuisines me donne envie de rester. Et puis, j’ai besoin de me vider un peu la tête. Quelque chose à me proposer ?

Aucune spécialité ne me décevrait. Pas après un long passage en prison où la nourriture était totalement infecte. D’ailleurs, en parlant de prison, étonnant qu’elle m’acueille aussi facilement alors que je portais des menottes et un collier de prisonnier.

- Faut dire qu’avec ce bordel métallique, je suis pas surpris qu’elles prennent leur distance. J’aimerais bien dire qu’elles courent aucun risque, mais à chaque fois que je dis ça, quelqu’un panique et fait une connerie.

Et à ma voix et au ton que j’utilisais, il était clair que je les portais pour une raison, et pas parce que j’étais un évadé ou un mec aux goûts vestimentaires discutables.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Sam 7 Avr 2018 - 16:24
Qui êtes-vous? ~


Miracle ! Le grand machin savait parler. Ce qui tira un sourire amusée à Kae. Pas spécialement moqueuse, simplement… Bah j'en sais rien. Juste qu'il la faisait sourire. Mais qui ne la faisait pas sourire ? Elle qui voyait passer toute la journée des hommes et femmes finissant bourrés comme des coins et prêt aux pires pitreries pour se détendre, ce n'était pas un géant qui allait l'inquiéter. Quoi que… Vus ses… Chaînes… Hum. Encore un homme aux goûts particuliers. Ah et shinobi. Génial, parfait. Elle aurait pu le menacer de sa super louche, que s'il faisait du grabuge, il allait morfler, mais elle s'abstint. Avec un peu de chance, les apparences seraient trompeuses et il serait un excellent client ? Néanmoins les mots du jeune homme lui tirèrent un rire, alors qu'elle secouait la tête.

-Je ne pense pas faire vraiment peur à qui que ce soit, sauf aux personnes alcoolisée qui ont peur de se voir interdire l'entrée de mon établissement. Ça n'arrive pas souvent, mais des fois, on doit s'imposer il paraît!

L'ébène prit place en face de lui, croisant les jambes et les bras, haussant un sourcil. Bien. Un shinobi, pas de soucis, mais qui s'appelait Hisao ? Nan. Là, il se foutait d'elle. Hisse et Ho… Hisao… Ok. Humour pourris mais cela l'amusait vraiment, trouvant cela invraisemblable que des parents puissent donner un tel nom à leur progéniture. Etait-il seulement aimé par eux ? La question était légitime à ce point là ! Se penchant un peu vers lui, la jeune femme tendit une main pour attraper ses chaînes et jouer un peu avec entre ses doigts.

-S'il arrive un problème dont vous êtes la cause, il y aura quelques coups de louches qui tomberont. *Elle planta son regard de glace dans le sien, le menaçant très sérieusement de lui faire découvrir des sévices que lui-même n'aurait jamais imaginé. Avec une louche.* Quant à… Ceci… Disons que vos goûts… Intimes ne regardent que vous. Ici, aucune femme ne vend son corps, ce n'est qu'une mise au point que je me dois de faire avec n'importe quel nouveau client, ne le prenait pas pour vous. J'aimerais éviter que cela dégénère, je pense que vous pouvez comprendre cela non ? *Elle retira sa main sans pour autant s'éloigner de lui, un sourire plus chaleureux sur le visage, voir même un peu malicieux* J'ai cru comprendre donc que vous n'étiez pas d'ici… Avez-vous un endroit où loger le temps de trouver une demeure ? Il m'arriver de louer la chambre restante pour arrondir mes fins de mois.. Si cela vous tente, faites-moi signe, se serait avec plaisir que je offrirais un toit temporaire. Et si vous n'avez pas de quoi payer, inutile de paniquer, vous ferez la plonge et passerez le balais.

Finalement, elle se releva, coupant tout contact avec lui mais sans le quitter des yeux, un sourire avenant sur le visage. Elle lui récita rapidement ce qu'elle proposait en ce moment : Gyozas, Tempura, Takoyaki, Okonomiyaki, Ramen, Udon, Gyudon, Yakitori, Soba et Nato. Pas de choix excissif et seulement ce qui marchait le mieux. Elle n'était pas du genre à offrir un choix trop large, cela faisait des pertes. Et elle n'aimait pas les pertes. Elle lui proposa avec du thé, du saké, un jus de fruit ou encore de l'eau. Bien qu'à son goût, se serait fade avec de l'eau. Le té ou le saké passait bien mieux. Mais évitons de parler d'alcool avec elle. Tenir un bar mais ne pas tenir l'alcool était un peu ironique quand même. Mais elle n'avait jamais été porté sur la boisson avant le départ de sa mère. Ce qui fut le déclencheur de ce besoin de boire plus régulièrement ses derniers temps était la mort du second pilier de sa vie : son maître. Et non, pas de combat épique pour sauver le monde : la vieillesse l'à emporté une nuit. Douce fin dans un monde aussi détraqué, vous ne trouvez pas ?

Une fois la commande prise, elle dut le laisser seul, le laissant profiter du spectacle de ses filles dansant, semi nue sur la scène, en rythme avec les instruments. Et elles étaient ses danseuses. Quand elle aurait un peu plus de moyens, elle avait prévu de mettre quelques danseurs aussi. Faire un vrai spectacle pour ceux qui venaient. Elle savait que cela ferait plus de profits et donc plus de possibilité d'agrandissement de sa structure ! Cuisinant, elle surveillait la salle. Et le grand dadais à chaînes. Elle ne pouvait s'empêcher de ce demander à quoi elles pouvaient bien servir ses chaînes. Il n'avait pas une tête de gros pervers aimant soumettre les gens, alors quoi… ? Il avait dit être shinobi, peut-être les utilisait-il en combat ? Bien qu'elle ne puisse imaginer comment. Plutôt que ce torturer le cerveau plus que nécessaire, elle mit sa commande sur un plateau et du retraverser la salle, évitant soigneusement les gestes brusques de ses clients, n'hésitant pas à user de ses pieds pour repousser quelques avances… Imbibées d'alcool. Elle savait très bien que sobre, ils ne le faisaient pas, ainsi ne s'énervait-elle jamais, mais bon. Des claques, des fois, ça ne faisait pas de mal. Et elle ne se privait pas pour en asséner à quiconque l'emmerdait. Quitte à ce faire tabasser après. Mais elle se vengeait. Toujours. Du sel dans le thé, des ramens trop épicés… Tous le savaient. Sauf le nouveau venu. A lui de bien se tenir s'il ne voulait pas subir les sévices de notre cuisinière tordue.

-Et voici ! Permettez que je me joigne à vous ? C'est le moment où il y a le moins de monde et j'aimerais pouvoir manger aussi. Ainsi, nous pourrons faire un peu connaissance non ? *Kaedlin prit de nouveau place devant lui, sans vraiment attendre son accord. Au pire, il se décalerait hein. Elle posa une assiette contenant la commande de son nouveau client et prit un bol dans lequel une portion de ramen fumait.* Donc, vous venez de Humy. Qu'est-ce qui vous amène ici ? Je suis curieuse, désolée. Mais je ne reçois pas souvent des étrangers ici. Comment est le monde dehors?

Oui, elle était terriblement indiscrète, mais cela l’intéressait vraiment. Pour une fois que quelqu'un n'était saoul comme un cochon, elle en profitait. Quitte à passer pour une femme de mauvaise réputation.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2891-zhang-kaedlin-une-folle-armee-d-une-louche-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t2897-zhang-kaedlin-les-peripeties-d-une-femme

Lun 9 Avr 2018 - 21:47
- Bizarrement, ça ne me surprend qu’à moitié que dans un endroit qui peut accueillir des ivrognes de tout genre, on puisse trouver une gérante qui sait s’imposer.

Au moins, j’ai eu la chance de tomber sur quelqu’un d’un minimum énergique et joviale. C’était l’usage d’avoir des gens accueillant dans des bars, mais parfois, le sourire forcé ou l’attention débordante, ça me donne juste envie de partir. En fait, dès qu’un masque s’interpose entre la personne qui me fait face et moi, ça me saoule rapidement. Quel intérêt de parler à quelqu’un qui se fait passer pour quelqu’un d’autre ?

Ecarquillant légèrement les yeux – tout en gardant cependant un visage très neutre – je m’étonnais qu’elle aille jusqu’à jouer avec les chaînes qui pendaient à mes poignets. Incroyable. Qu’on puisse m’accepter alors que je portais ces trucs, j’veux bien. Mais qu’on puisse être aussi à l’aise ? « C’est une menace ? » J’imposais un regard violent et agressif… avant de lui céder un fin sourire. « Mais bon, une menace avec une louche, j’ai intérêt à rester tranquille. » Certes amusé, je tenais quand même à la rassurer : « Ces chaînes sont personnelles... et symboliques. Tes danseuses sont très jolies, mais je ne suis pas venu pour ça. »

En vérité, je ne les avais même pas regardées, pour le coup. Ce n’était pas de la pudeur ou de la timidité. La chair n’était simplement pas quelque chose qui attirait mon attention. J’étais sensible aux jolies femmes, mais mon regard se posait au mieux dans leurs yeux. Qu’est-ce que j’y peux, si je suis pas comme les autres ? A force, je commence à croire que c’est un réel défaut, à entendre les autres en tout cas…

- Merci pour la proposition, mais j’ai trouvé un endroit où dormir. Je marquais une pause avant d’afficher un très discret sourire. Ca m’évitera pas de balayer et de faire la plonge, c'la dit.

Je lui commandais finalement une petite assiette de Tempura avec du thé. Je n’avais pas excessivement faim, j’avais juste besoin d’avoir quelque chose dans l’estomac. Et puis, à l’origine, en plus du bruit, c’est l’odeur qui m’a amené ici. Pas la faim.

Durant l’absence de la gérante, mon regard vagabondait – y compris vers les danseuses. Mais… je ne m’étais attardé que quelques secondes dessus. Presque dénudées ou pas, mon attention ne se portait pas facilement sur ce genre de choses. Le spectacle devait être très joli, c’est clair. Mais je préférais attendre autrement.

La gérante apporta finalement mes commandes et s’installa à ma table. Le regard arqué, je commençais sérieusement à m’étonner de son caractère. Elle imposait le respect, je devais bien l’admettre. Au début, j’avais levé légèrement le menton pour l’inviter à s’asseoir… mais elle ne s’était pas faite priée. J’avoue que ça m’amusait, ce caractère.

- Tu sais, normalement on attend l’invitation pour s’asseoir. Mais je vais pas trop chercher les ennuis, j’ai bien vu ce qui est arrivé à l’homme de tout à l’heure. Mon visage trahissait aisément le fait que je m’amusais pour le moment plutôt bien dans ce bar. Il sortait totalement de l’ordinaire, en fait. Je connais pas encore ton nom, d’ailleurs. Je peux avoir le plaisir de l'entendre ou tu ne t'es pas présentée par... ?

Je n'avais pas fini ma phrase. Elle comprendrait que je voulais dire par timidité, par besoin de secret ou un truc du style. Moi-même j'étais pas tout à fait sûr du mot adéquat. Mais en tout cas, ce serait pas mal de savoir à qui je parlais.

- Humy n’était plus la maison que je connaissais. Au lieu de me forcer à me trouver une place, j’ai préféré venir à Kumo. Tout le monde parlait de ce village, alors forcément… J’haussais vaguement les épaules. J’en disais un peu… mais pas trop non plus. Je suis donc venu habiter ici il y a à peine deux petits mois. Je galère un peu, mais je m'en sors.

Soufflant légèrement la vapeur brûlante qui émanait du thé, je pris une première gorgée, marquant ainsi naturellement une pause.

- Et toi ? Vu ta peau, tu viens soit d’une région très ensoleillée de Kaminari, soit d'un aute pays. Qu’est-ce qui t’amène ici ? Les clients ivres n’étaient pas assez tenaces de là où tu viens ? demandais-je un sourire moqueur aux lèvres.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Ven 20 Avr 2018 - 10:51
Lions nous ~


S'imposer ? Kaedlin n'en était pas certaine. Non pas qu'elle se laisse facilement marcher sur les pieds, mais elle n'était pas non plus franchement … imposante. A moins qu'il ne parle de son poids… ? Non. Il ne pouvait pas être aussi con quand même. Quoi que… Elle ne savait rien de ce grand dadais, autant, il était le pire des hommes ! Sauf que… ouais non. Pas possible. Quand même. Que cela ne lui tombe pas sur le coin du bec ! Et oui, elle était restée là-dessus. Mais quand elle l'entendit, elle sourit, avalant avant d'ouvrir la bouche, un peu cynique.

-Je suis la propriétaire, si je veux m'asseoir ici, je le fais, si cela ne te plait pas, mon grand, dis le moi, et j'aviserais si tu mérite des coups de louches ou non… *Elle lui offrit un beau sourire, après avoir récupéré une perle de bouillon, sur le coin de sa bouche, d'un coup de langue.* Je m'appelle Kaedlin, et toi, grand dadais, comment dois-je t'appeler ? Je doute que Machin te convienne.

Elle tira la langue, son regard brillant d'amusement.?Elle aimait bien emmerder les gens et il semblerait que cet homme – qui qu'il soit – accepte ses jeux. Alors oui, elle le classifiait d'office dans ceux qu'elle appréciait. Il en fallait peu pour gagner la confiance de la tenancière. Et cela faisait partie de son charme, non ? Que d'être une femme qui offrait le bénéfice du doute à tout le monde, sans distinction de son passé où de ses méfaits. Bien qu'en fait, si vous ne lui dites pas, elle n'en saura jamais rien… Oui, elle est juste un peu naïve. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Nous pouvons clairement affirmer qu'elle fonctionnait ainsi depuis toujours. Alors qu'elle retenait ses longs cheveux de jais, le temps d'aspirer très peu élégamment ses ramens, elle fronça les sourcils. Ah. Interrogatoire inversé là !

-Je suis née quelque part a Tsuchi. Ma mère était originaire de Kanimari, du coup, quand mon la jetée, elle est revenu au pays avec moi. Je devais avoir quoi…. Cinq ou six ans, donc bon, a cet âge là, même si je connaissais les soûlards, je m'en occupais pas. Ma mère est la personne qui a créé cet endroit, il y a environ vingt ans, j'ai récupéré l'affaire il y a dix ans, quand elle est partie. *Elle attrapa son bol et vida le bouillon, toujours si peu raffinée, comme une… Et bien oui, une roturière hein.* Et je compte bien en ouvrir d'autre, à travers le pays, et si les dieux sont avec moi, à travers le monde ! Après tout, il n'y a pas que les Shinobis qui peuvent avoir une renommée ! Tu verras, dans quelques années, Zhang Kaedlin sera sur les lèvres de tout le monde !

Elle lui offrit un beau sourire, toute fier d'elle, persuadée d'être capable de devenir cette femme, lambda, devenir quelqu'un dans ce monde. Et au fond d'elle, elle espérait que sa mère et son père la reconnaîtrait, et reviendraient vers elle, s'en mordant les doigts de l'avoir abandonnée. Non pas qu'elle voulait faire payer, loin de là. Elle ne voulait plus être seule, elle ne voulait plus se sentir abandonnée par sa famille, par les siens… Une blessure que rien en ce monde n'avait pu refermer, même après dix ans.Elle se leva en remettant son repas sur le plateau, et s'excusa auprès de son interlocuteur. Elle zigzaga entre les tables, prenant d'autres commandes au passage, puis entra en cuisine. Là, elle pu perdre cet air jovial. Merde. La conversation avait ravivé quelques mauvais souvenir à la jeune femme et cela lui serrait le coeur.

Son regard se perdit sur la scènette et elle se mordit la lèvre. N'était-ce pas là le meilleurs moyen pour elle de se vider la tête, d'oublier et de se sentir vivante de nouveau ? L'une de ses filles capte son regard et sourit. Elle alla baisser les planches sur les fenêtres, tamisant la taverne et les musiciens se mirent en place. Kae sourit et alla se changer, troquant son pagne et son haut contre une tenue plus légère, plus coloré. Loin de l'arc en ciel néanmoins, de rouge, elle passe en blanc, contrastant avec la couleur de sa peau si sombre. Elle se coiffa rapidement puis attrapa ses deux sabres. Elle monta sur scène et dès les première notes de l'Erhu, elle se perdit, oubliant le reste du monde, souriant doucement alors que son corps de mouvait au rythme de l'instrument, ondulant, ne faisant qu'un avec les sabres aiguisés. Elle bougeait, virevoltait sur cette scène, rapidement le corps couvert de sueur, mais son sourire ne faisant que grandir. Elle aimait cela, et tous ici pouvait le constater. Pour rien au monde, elle ne s'arrêterait de danser. Et pour ceux qui avait l'oeil, ils pouvaient voir l'histoire contée dans cette danse. Cet enfant abandonnée par les siens, qui lutte jour après jour pour ne plus l'être, qui appelle ses parents dans une lente agonie. Puis, au bout du chemin, elle trouve la personne qui ne la lâchera jamais, qui, même dans la mort, sera près d'elle. Son maître. Un hommage, une déclaration d'amour. Un bonheur indescriptible. Car lorsqu'elle dansait, Kaedlin n'était plus seule. Elle était connectée avec tout les coeurs présents à cet instant. C'est ce que lui avait apprit son défunt maître, sans doute un moyen de la réconforter, mais naïve comme elle était, la tenancière y avait cru. Et y croirait toute sa vie.

Lorsque l'instrument fit vibrer sa dernière note, la danseuse s'arrêta, essoufflée, en sueur, mais un air radieux sur le visage. Elle s'inclina un peu, sous les applaudissements de quelques personnes – ceux pas trop soûl – puis elle quitta la scène. Elle passa a l'arrière, s'aspergeant d'eau pour se laver sommairement et se rhabilla comme plus tôt, alors que les planches étaient retirées. La magie du moment s'envola et la réalité revint. Elle sourit a quelques personnes, papota un peu et regarda si… Oui, il était toujours là. Elle le rejoignit, s'asseyant de nouveau sans le lui demander, esquissant un sourire, le défiant de râler encore.

-En espérant que le spectacle t'ai plu !*La jeune femme avait ramené du thé et rempli la tasse du client, ainsi que la sienne. Elle lui fit un clin d'oeil : c'était offert* Du coup, tu as fais quoi ses deux derniers mois ? Non parce que tu as en à mis du temps à trouver la taverne du bonheur !

Bon, elle en rajoutait, mais peu de gens dépréciait sa taverne – de ce qu'elle savait – et comme ici, tout le monde travaillait au bien être des clients, cela l'emmerderait profondément que l'on n'apprécie pas son bébé !



_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2891-zhang-kaedlin-une-folle-armee-d-une-louche-terminee http://www.ascentofshinobi.com/t2897-zhang-kaedlin-les-peripeties-d-une-femme

Dim 22 Avr 2018 - 19:54
Levant légèrement la main, je répondais à sa menace par la négative. « Ca va, pas besoin de sortir la louche. Je sais comment me comporter. » Je soupirais légèrement, un très discret sourire aux lèvres cependant. Visiblement, j’allais devoir faire attention avec cette gérante.

- Bah… Hisao. Depuis tout à l’heure, mon nom n’a pas changé, tu sais. Quoi ? Ca te semble bizarre ? Arquant le sourcil, je me demandais si elle faisait preuve d’inattention ou si mon nom lui semblait étrange au point de le prendre pour une blague. Machin, ça fait un peu impersonnel, non merci. Et puis, ça ne t’aidera pas à avoir un pourboire. soufflais-je du nez avec une pointe d’amusement et de malice.

Je déposais mes deux avant-bras contre la table et me repositionnais sur ma chaise afin de lui faire face de manière plus directe. Vu qu’elle comptait rester à ma table, autant que je me tourne vers elle. Visiblement, encore un passé merdique. On les collectionne, à Kumo. Mais… elle semble surtout garder en tête qu’elle tient aujourd’hui l’affaire familiale. C’est une mentalité qui me plaît bien.

- J’te le souhaite. Zhang Kaedlin… ça sonne un peu comme une femme d’affaire importante, je dois bien l’admettre. En tout cas, t’as le contact facile et agréable, c’est plutôt un bon point dans ce genre de commerce, j’imagine. Même si bon… chacun est différent.

Elle finit par disparaître, me laissant siroter mon thé tout seul. Le spectacle avait beau être bien fait, mes yeux ne s’attardèrent presque jamais dessus. Il n’y avait rien à faire, mon attention ne se posait jamais sur ce genre de chose. J’sais pas trop pourquoi… c’est pas de la timidité ou de la honte. C’est même pas un manque d’intérêt, en fait. C’est juste que… je vois ça comme un élément du décor, et non pas comme quelque chose que l’on devait observer.

Cela dit, quand mes yeux repèrent un élément intéressant, je ne me prive pas. Ainsi, reconnaissant la gérante sur la piste, je pris quelques secondes pour la regarder se déhancher devant tous ces clients. Ce n’était pas si mal, et vu que je la ‘’connaissais’’ le spectacle avait tout de suite une autre saveur. Mais, malgré tout, je finis par détourner le regard, me concentrant sur mon thé qui finit par disparaître.

- Hm ?

Tiens, elle avait décidé de revenir ? Je veux dire… elle m’a accueilli mais son travail était fait. Haussant les épaules, j’acceptais sans trop de résistance son retour. Elle n’était de loin pas désagréable.

- Je n’ai pas beaucoup regardé, mais c’était bien. Je ne savais pas que tu faisais également parti des danseuses. Du coup... avant tout gérante ou danseuse ? Qu'est-ce que tu préfères ?

Ma tasse re-remplit, j’hochais la tête en signe de remerciement et marquais une pause suite à sa question. Toujours un peu délicat à traiter, cette connerie.

- Euh… Bah comme tu peux le voir à mes chaînes et mon collier, j’étais en prison. Je viens à peine d’être relâché, avec en prime excuses des autorités. Disons que… j’ai eu pas mal de malchance qui m’ont fait atterrir dans un endroit qui n’était pas fait pour moi. Sept ans là-bas. C’est… beaucoup pour de la malchance. Mais bon... c'est terminé.

Ma voix était passée de l’indifférence calme à un calme plus… rancunier. Mais je me calmais aussitôt. C’était derrière moi, et les plumes que j’arborais désormais à mes cheveux étaient un signe que j’étais maintenant au-dessus de tout ça.

- Du coup, désolé de pas avoir trouver la taverne du bonheur avant. J’espère que tu m’en veux pas trop. En même temps, tu as… entre guillemets… de la chance. Normalement, je suis pas du tout attiré par l’agitation. Mais j’sais pas trop pourquoi - peut-être l’odeur -, mais j’ai senti que je devais venir ici.

_________________
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t1287-akahoshi-hisao#7463 http://www.ascentofshinobi.com/t2694-equipe-8-kusaru-kumo

Inconnu table 5 [Akahoshi Hisao]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Souvenirs et correspondances :: Flashbacks
Sauter vers: