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Entraînement austère — PV Nagamasa


Mer 21 Juin 2017 - 18:23


La nuit étouffait, étendant les voiles funèbres de ses bras rachitiques, mordant les étoiles suppliques et cette lune meurtrie dont l'agonie ne semblait combler le ciel que de tourments. Firmament suspendu au bout de ses doigts mutilés, ténèbres maladives de tombeaux ravagés, l'empyrée accablant de ces peines désolées ; tandis que les hommes se fondent et se confondent parmi les fantômes ivres d'âmes désertes et d'espoirs bouleversés.

L’utopie n’est plus que douce chimère ; le pas rapide de cette carcasse qui effleure ce sol, cœur bercé de ces pensées amères. Il n'est que l'ombre d'un passage, traînant sa dépouille fuyante par-delà l'ouest maudit de la vallée furieuse, loin des berceaux sauvages de ces violents ravages. Ode navrante à l'errance désœuvrée, peu à peu le quatrième fils du clan Nagamasa s'échoue aux confins de rumeurs enlacées.


Amantes graciles aux cœurs meurtris ; chansons flâneuses de noctambules flétris, l'asile s'incarne en alcools peu cher, refuge sacré d'éphémères fratries.
A l’inverse de ces nuits endiablées où demeurent ces corps qui se pressent, enivrés de plénitudes de susurres passionnées et de ces caresses, tant vives qu'avides, aimants de ces nuits volées de complaintes pécheresses : de ces peaux aux écailles sarrasins où s'embrase le luxe grivois de crépuscules abyssins.


Mais bon, pour le moment, l'heure n'était surement pas dédiée à la réflexion, mais à ce profit de ce confort et de la fraicheur qu’offrait la nuit en solitaire, seulement accompagné de ces petits êtres vivants qui essayaient tant bien que mal de vivre leur vie comme chaque humain le fait en ce monde. Seul en ce moment propice, tout laissait Yoshitsune à sa contemplation de ce monde avec un air mélancolique ; c'était une chose assez rare venant de lui, il devenait nostalgique. Cet effet qu'avait la solitude sur lui, peu de personnes en avait pris connaissance voire personne.

C’était qu'observer ce monde, beaucoup prirent cette vocation pour idylle, à l’inverse de notre ami pour qui, cela ne s’apparentait qu’à une distraction bien plus qu'autre chose, ces derniers temps, il avait envie de renouveler ses idées, et disons que profiter des beautés ténébreuses du temps était une des solutions adaptées à son questionnement. Mais ce silence, ces instants où le bruit était interdit, il savait que tout cela ne durerait plus très longtemps et pour sûr... Assiéger les méandres de la nature n'était certainement pas de tout repos. Le regretterait-il ? Peut-être bien... Peut-être pas. Peu importe les choix délicats qu'il se devrait de prendre, ce dernier s'était promis de ne rien laisser se mettre au travers de ses objectifs. Rien ne l'empêcherait d'apporter sa paix dans le monde.

Mais « Paix ». Que signifiait bien ce mot ? Sa définition était-elle universelle ou se distinguait-elle selon les différentes idiosyncrasies et interprétations apportées ? Pour tous, et là officiellement, la paix désignait un état paisible ou de quiétude, une absence de perturbation, d’agitation ou de conflit. C’était finalement ce à quoi la plupart des personnes, nous nous efforcions d'aspirer, en ce monde. Toutefois en soit, étions-nous réellement capables de modeler cette "Utopie" en laissant aller le cours des choses ? La vie en est-elle apte, et ce sans la moindre intervention de l’être humain, sans son « aide » ? Il serait fou de placer sa confiance aveugle en cet argument et d’admettre quelque chose d’aussi incroyable. L’homme a son rôle à jouer dans l'histoire, et cela quoi qu’il se passe, quoi qu’il puisse en penser. C'était là, la conclusion à laquelle notre jeune bushido était parvenu du haut de ses 25 ans. Il avait compris qu'il se devait d'agir et de ne plus rester là en tant que vulgaire spectateur ; que sans prise de parole, le monde ne se bougerait pas. Qu'en pensaient les autres ? Pas grand-chose. Il n'était pas très fréquent qu’il accepte de partager ses pensées en ce qui concernait ses plans.

Ainsi poursuivant son périple, Yoshitsune feint l'indifférence aveugle quant à ceux qui n'avaient plus rien à offrir ; si ce n'est le déclin de rêves brisés, d'espoirs ressassés qui ne font que souffrir. Il s'impose au niveau de la montagne parmi ces hommes et ces femmes, la carrure voilée d'étoffes sinistres, étranger de passage à qui l'aube pleurera peut-être.

Préludes estampillés de doux cataclysmes, complaintes craintives ; les psaumes s'essoufflent et brûlent de silences abrasifs : l'engouement nouveau, qu'autant en emportent le vent et la murge. Il le pensait ; Le pire est de plonger ses yeux dans ceux qui croient encore à la rédemption, aux promesses murmurées de vagues confessions, à ces élans apogées aux virulentes abnégations. Mais si l'homme est capable d'accueillir le pire dans des chopes aux relents saumâtres, alors Yoshitsune tendra ses mains livides et saluera de sa voix les clameurs de l'âtre à l’image d’un messie délivrant son paisible message.

Le corps fourbu il se drape de ces parures austères ; l'éclat vermeil des orbes effleure les courbes de son visage sévère, tandis que les flammes se mêlent à l'océan de ses prunelles qui frôlent les hommes entassés en ces terres délétères. Si les tempêtes saillantes aux pavanes puissantes n'ont d'échos à sa mémoire, c'est que la débâcle de l'exode ne sied guère au Shinobi, pourtant, il en aurait reconnu le timbre grave et ces adages pesants.

Il se peint de silences brûlants : si près d'une justice abusive, son ambition devient plus qu'affronts accablants.

Pour peu il en discernerait des voluptés kafkaèsques par-delà les rivages de breuvages insipides, saccades de cascades putrides.

ㅡ «Mon frère. J’ose espérer que vous êtes au courant qu’il n’y a que les braconniers qui se cachent lorsqu’ils pistent une proie. Et je d’ores et déjà pense avoir endossé ce rôle suffisamment longtemps pour vous donner l’illusion d’une véritable chasse. ! » lui rétorqua t-il les yeux qui brille


D’un mouvement sec, Yoshitsune pointe son foureau face à l’horizon se tourne brusquement, scrutant les environs.

« Montrez-vous et venez me tenir compagnie. » finit-il par tonner impérieusement.


Dernière édition par Nagamasa Yoshitsune le Mer 26 Juil 2017 - 23:35, édité 3 fois
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Jeu 22 Juin 2017 - 20:22
Entraînement austère


— Yoshitsune & Chôgen


En ce jour, le samouraï du clan Nagamasa venait de prendre une décision importante. Quelque chose qui pourrait changer sa vie. Mais pour cela, il devait en parler avec quelqu’un de proche, car son avis à de l’importance à ses yeux. C’est alors qu’il se lança à la recherche de son frère.

Les servants à l’intérieur de la demeure du clan l’avaient prévenu du départ de son frère un peu plus tôt. Comme à son habitude, Yoshitsune aimait s’éloigner du village et faire une balade au clair de lune. C’était déjà quelque chose qu’il avait commencé à faire quand ils vivaient au pays du fer. Mais depuis le déplacement du clan à Iwa, le frère du trouver un autre endroit pour se libérer l’esprit sans être dérangé.

Chôgen s’est donc dirigé vers cette immense forêt du pays de la roche. N’importe quelle personne voulant venir dans le village caché dans la roche doit passer par ici. De nuit, c’est un endroit magnifique. Les rayons de cette grande lune traversant le feuillage sombre des hauts arbres. C’était un moment vraiment idéal pour une promenade de ce genre. Mais il ne devait pas oublier ce pourquoi il était venu ici.

Continuant ses recherches en vacant dans cette grande forêt, il s’arrêta un instant dans un espace ressemblant à une clairière. L’endroit était tellement particulier, de son agencement, que le samouraï décida de s’arrêter un moment. Il prit position en tailleur sur ce rocher qui se trouvait au centre. Son sabre posé horizontalement sur ses jambes, il se contentait de regarder le ciel, d’un air songeur. C’est en remarquant une silhouette en face de lui qu’il commença à être sur ses gardes.

Il empoigna son sabre pour vite partir se fondre dans l’obscurité des arbres. Il se déplaçait alors tel un animal dans son territoire, voguant entre le feuillage et les racines. Le samouraï s’approchait petit à petit de sa proie. Ce n’est pas vraiment chose commune de croiser quelqu’un ici en pleine nuit. Cela aurait très bien pu être Yoshitsune comme un homme louche cherchant les problèmes.

C’est en se rapprochant suffisamment de l’inconnu qu’il reconnut cette chevelure si familière à son clan. Il n’y avait plus de doute possible, il venait de trouver son frère. Il s’approcha le plus discrètement possible pour l’observer. En arrivant juste à son niveau, il fut finalement remarqué et la petite remarque le fit sourire.

D’un pas très léger et avec une grande preuve de discrétion, le samouraï décida de faire son apparition en arrivant juste dans le dos de son frère, en lui posant la main sur son épaule. « Vos sens sont toujours aussi bien aiguisés, Yoshi-dono. » lui dit-il en arrivant dans son dos, la direction opposée de son regard. « Mais j’imagine qu’il vous manque un peu d’entraînement. »

Un petit rire venant de Chôgen coupa net la conversation. Il venait de reprendre cet air sérieux, pour en venir au vif du sujet. « Je ne suis pas ici par hasard. Aujourd’hui, j’ai pris une décision importante. Je n’attends pas le soutien de père, ou de notre clan. » Il se dirigea vers cette clairière qu’il avait remarqué un peu plus tôt. « Mais c’est diffèrent venant de vous, mon frère. Votre soutien compte beaucoup pour moi. » Il posa finalement son derrière sur ce roc, son katana contre l’épaule, regardant son frère dans les yeux. « Je me présente pour devenir le premier dirigeant de notre village. Pour devenir l’Ombre de la Terre. »


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雷切 -Raikiri no Chôgen
« The glories of our blood and state, are shadows, not substantial things. There is no armour against fate, death lays his icy hand on kings. But i'm not a king, and my shadow will bring a new hope for Iwagakure no Sato... »
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Sam 8 Juil 2017 - 16:28


Tandis que minuit culmine à nadir, et Yoshitsune observe le ciel en plissant les yeux. Cela doit faire probablement une cinquantaine de nuitées qu’il erre parmi les méandres des ombres, reclus dans l’oppressante chaleur de cette forêt, sans jamais sentir la caresse d’une senteur, d’une brise sur sa joue ; oui, cela lui manquait. Les effluves qui chatouillent les narines, parfums d'épices et de fleurs, la senteur du vent chargé d'humidité ; cela lui évoque un passé déjà trop éloigné. Des souvenirs caressent ses paupières, menaçant de lui faire oublier où il est - Mère Nature, incarnation de la liberté, le seul endroit où un homme comme lui peut s'échouer au terme du naufrage. Il n'aime pas tellement la ville, car elle n'a pas le charme des merveilles d'une forêt de jade, ou d'une jungle de sable ; mais il s'y sent chez lui. Pas tout à fait en sécurité, mais il respire. Il n'en demande pas plus ; la mort lui fait un peu peur, des fois, car il sait qu'elle serait douloureuse. Et Yoshitsune en a assez de souffrir, de voir sa famille se tirailler. Assez de ce calvaire qui n'en finit pas, alors même qu'il a été déchu de ses quelques privilèges. Ses doigts se portent à son œil gauche, aux deux points qui soulignent sa courbe. Il retint un soupir

« Vos sens sont toujours aussi bien aiguisés, Yoshi-dono. » Un léger sourire s'esquissa sur ses lippes d’habitude morose. « Mais j’imagine qu’il vous manque un peu d’entraînement. »

Ses pas l’ayant porter vers la beauté d'un monde, cette réunion le portait désormais vers un endroit qu'il n'avait pas l'habitude de contempler, mais qu'à cela ne tienne, Yoshitsune avait besoin de changer un peu ses habitudes ; d’agir d’une autre façon, d’agir en aîné ; avec nonchalance, il toisait également son frère, ne se tournant pas et économisant sa salive avec parcimonie.

« Je ne suis pas ici par hasard. Aujourd’hui, j’ai pris une décision importante. Je n’attends pas le soutien de père, ou de notre clan. »

Les nuages vont et viennent, la lune se voile et réapparaît tel l’éveil d’un mauvais songe... Et son regard se pose une nouvelle fois sur cette étendue bleu et vaste, qui lui aspire à la fois ce qu'il est, mais aussi ce qu'il n'est pas. Peut-être qu'il espère dans le fond, peut-être que le chien se fait vieux et fatigué, peut-être en a-t-il tout simplement assez de cette vie qu'il se contente de regarder défiler ? Haussement d'épaule en réponse à ses réflexion internes, la voix singulière de son cadet vient le tirer cruellement de ses songes les plus secrets, le faisant tanguer un peu comme un bateau perdu en mer sans capitaine... Son regard s'échoue droit dans celui de sa pair avec toute cette misère humaine pesante sur ses robustes épaules.

« Mais c’est diffèrent venant de vous, mon frère. Votre soutien compte beaucoup pour moi. »

Cette phrase vint se saisir de son attention un léger instant avant qu’il ne retourne à ses pensées.
Et dans les limbes il revoit des images, des bribes d’informations, celle d'un long-métrage qui se trouve être sa vie d'autrefois, fragments d'un passé lancinant qu'il a rejeté avec aise; et voilà que le monde des rêves vient lui rappeler ses erreurs, ses doutes, ses incompréhensions ; atténuant sa peine, décuplant sa fureur. Sa haine contre le monde, contre son géniteur se met à tournoyer, intérieurement, il meurt de toute cette haine, il succombe et s'évapore à cette rage incandescente. Son monde en déclin le tire vers sa propre fin, le jeune éphèbe signe sans regarder, son arrêt de mort, l'apogée.

« Je me présente pour devenir le premier dirigeant de notre village. Pour devenir l’Ombre de la Terre. »

Cette phrase… A l’ouïe de cette dernière, Yoshitsune s’esclaffa à en perdre haleine. Quand bien même celle-ci sonnait comme un grondement de tonnerre, à ses yeux, elle ne reflétait que l'idylle enfantin de Chôgen pour la grandeur. Ses paupières se rouvrent, lentement, la lune beaucoup trop vif pour sa rétine désabusée ; il se tourne un peu, se cache derrière un énième soupir... Soupir bref tant-dis-qu'il se redresse, une main dans sa chevelure qu'il ébouriffe pour se réveiller définitivement ; murmurant pour lui-même... « Chôgen, Ombre de la Terre ? » Ce train de vie fatiguant l'épuisait franchement. La main glisse sur sa nuque qu'il masse légèrement, comme pour réveiller son corps, comme pour recouvrer ses sens, pour éloigner les mauvaises pensées ; pour calmer le sang qui tape dans ses veines comme la rage qui fait battre son cœur. Et tandis que le regard de Chogen se porte sur Yoshitsune ; qu’un sourire en coin apparaît ; heureux de voir son aîné ; sentiment qu'il n'avait pas ressenti depuis bien, trop, longtemps. « Échauffez-moi et mon soutien…» fut-il interrompu par un bâillement. La famille, une sensation, une évolution, le chaînon manquant. La confiance va de paire avec la méfiance, mais semblait-il qu’aux côtés de son cadet, il oubli un peu les codes de la bienséance ; il oublie ses erreurs passés, sans aucune honte...

ㅡ « Mon frère... Il me tarde de vous remettre à votre place de cadet. ! » lui rétorqua t-il les yeux qui brille


Dernière édition par Nagamasa Yoshitsune le Mer 26 Juil 2017 - 23:36, édité 2 fois
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Mar 25 Juil 2017 - 12:06
Entraînement austère


— Yoshitsune & Chôgen


La lueur blanchâtre de l’astre éteint venait éclairer le visage de l’alpha, transperçant le feuillage épais de la forêt qui entourait maintenant les deux samouraïs. Un léger silence s’installa au moment même ou Chôgen venait d’annoncer à son aîné sa candidature pour le poste de Tsuchikage. Un silence qui fut bien vite brisé par le rire perçant de son frère. Lui qui ne s’attendait qu’à du soutien venant de sa famille, de son sang, venait de récolter un rire moqueur.

Ce rire, suivit des propos de son aîné, venait de toucher le plus jeune des hommes du clan Nagamasa, mais pas d’un sentiment de joie. Non. Sur le moment, il se sentait trahi par l’une des deux seuls personnes à qui il pouvait faire confiance en ce bas monde. Ses yeux se levèrent pour venir directement se plonger dans le regard de Yoshitsune. Juste à le voir ainsi, il n’était pas difficile de comprendre à quel point ce bouillonnement intérieur commençait à monter en lui. Il était partagé entre un sentiment de trahison et de haine. Le blanc et le noir. L’heure n’était décidément plus à la frivolité.

Posant sa main sur le tissu sombre entourant la poignée de son sabre, Chôgen décida de répondre à cette petite attaque, avec tout le sérieux et la colère présent en lui en cet instant. « Comme toujours, mon frère, vous passez votre temps à vous surestimer. Dois-je vous rappeler le dénouement de notre dernier face-à-face ? » Car oui, la dernière fois que les deux guerriers Nagamasa avaient eut à combattre l’un contre l’autre, était lors de ce combat organisé, ou plutôt, forcé et manipulé, par leur père. Ce jour la, il n’avait pas pu tuer son aîné, chose qu’il ne pourrait toujours pas faire aujourd’hui. « Ou alors, peut-être vais-je devoir vous rafraîchir la mémoire ? »

Cette dernière phrase sortant de la bouche du jeune samouraï, le bruit de l’acier venait de se faire entendre, quand il sortit sa lame de son fourreau. Un mouvement de poignée pour la faire tourner pour finalement pointer le bout de l’arme en direction de son frère. « J’imagine que vous savez toujours vous servir de cet instrument noble et parfait ? » C’est alors qu’une situation rappelant les grands fauves féroces venait d’apparaître. Les deux hommes, l’un en face de l’autre, katana à la main, tournaient dans un cercle parfait tout en se regardant dans les yeux.

Il ne manquait plus qu’un geste, un murmure, une brise, pour faire basculer la situation. La lune au plus haut du ciel sombre venait alors éclairer entièrement cette petite clairière ou les deux combattants se trouvaient, laissant briller cette chevelure incolore, commune à leur clan. Lequel des deux frères allait faire le premier pas pour enfin déclencher ce duel, qui risquait de rester graver dans leur mémoire pendant de longues années. La conclusion ne tardera pas à arriver. « Ne retenez pas vos coups, car moi, de mon côté, je ne compte pas faire semblant. »


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Dernière édition par Nagamasa Chôgen le Mer 26 Juil 2017 - 23:39, édité 1 fois
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Mer 26 Juil 2017 - 23:37


Fracas Strident. Cet endroit allait bientôt se changer en une terre de légende, où les récits de se mêleront à la réalité pour former des mythes traversant les âges aussi longtemps que les Hommes auront le goût des légendes et des ténèbres, il existera des histoires dignes d’être contées. Certaines mythiques et immuables : gravées par sang et sueur au travers du marbre. Et d’autres plus secrètes, qui ne se laissent surprendre que par les élus, capables de sublimer les murmures, au-delà des apparences et des non-dits. Au delà de toute existence qui subsisteront, entremêlés parmi les astres, ce combat resterait encore porteur d’espoir en ce-jour nouveau, et pour toujours ; celles-ci n’auront jamais subi l’érosion du temps.

Ici, à l’endroit même où le ciel embrassera le néant du vide, au crépuscule les deux épéistes ; ses deux frères, fiers héritiers d’Hideyoshi combattront à nouveau.

Une soudaine brise nocturne, s’égarait farouchement dans ses cheveux aux nuances lipide, tandis que ses pas foulaient les roches d’iwa no kuni ; que l'air tout entier autour d'eux se mit crépir, virevoltant au moindre de leurs pas. Ce qui allait les accabler alors que grandissait le mystère accompagnant ces silhouettes imposantes. Cette excitation était à l’image d’un incurable poison, celui d'une incontrôlable frayeur parcourant le doux nectar rubicond en son sein. Ce poison que nul ne peut surmonter, glaçant le sang de la moindre de ces victimes. Et ce dans son intégralité. De leurs veines jusqu'à son ultime goutte, jusqu'au plus paresseux de ses courants. Cette sensation qui fait subir au corps de vils frissons compulsifs et écrase la conscience, faisant de ceux qui en étaient les proies, de vulgaires pantins révélant spontanément les fils dont allait se servir ce ténébreux marionnettiste venu les balayer de sa magnificence.

La pression pesait, muant l'atmosphère en chape de plomb chauffée à blanc allant alourdir les épaules déjà lourdes de responsabilités de ceux venus poser le pied en ce qu'il avait adopté comme son territoire. Lequel des deux frères n’aurait que autre choix que de ravaler l'impétueuse audace régissant ses gestuelles belliqueuses, sans quoi le mince fil de son existence n'aurait guère plus de temps que celui de tisser la partition d'un requiem. La lame de la faucheuse pressait consciencieusement leurs gorges avec ferveur tant de sombres nuages vinrent emplirent l’atmosphère. La quintessence d’un funeste tableau s'échafaudait peu à peu. Prendre des vies était devenu une épuisante habitude bien plus qu'une basse besogne à accomplir. C’était ce pourquoi Yoshitsune appréciait rendre ça plus divertissant à l’inverse de son cadet, pour qui cela ne se devait d’être qu’un malencontreux concerto.


Le bourreau d'un innocent, c'est ce sentiment qui erre si frénétiquement dans cet esprit tourmenté que Yoshi traîne depuis si longtemps. Ou tout du moins en cet instant présent, il a cette impression nocive que sa vie ne se résume plus qu'à cela. Qu'elle fut toujours un torrent déchaîné qui ne cesse de ravager cette réalité morne qui les liaient. Alors de cette voix que Yoshitsune ne pouvait oublié, il entend soudainement Chogen railler quant à sa victoire factice. Et ce contact bref, suffit à soulever presque ce cœur faible qui se meurt un peu plus chaque jour et un instant le jeune éphèbe songe à s'en débarrasser rapidement, à faire voler en éclat cette chaleur qu’il ne souhaite plus retrouver. Sa voix résonne, s'envole et une seconde il se revoit dans ce dojo où les mots n'avaient plus lieu d'être, où ses mots s'enfuyaient brutalement en vain. Les derniers mots que tu as prononcés avec tant de véhémence, avec tant de noirceur.

« Peut-être me devrais-je de vous remercier ? » énonça l’aîné, se jetant corps et âme dans l’illustre danse des sabres. « Cela nous offrira l’occasion de nous rapprocher comme autrefois, Chogen-san.» D’une vélocité quasi déconcertante, sabre à la main, ce dernier s’élança sur la future ombre de la terre. Sans jamais perdre un instant, ledit samouraï, trancha littéralement l’air d’un coup plat de la lame.
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Lun 31 Juil 2017 - 1:16
Entraînement austère


— Yoshitsune & Chôgen


Le temps était enfin venu, pour les deux frères Nagamasa, de croiser le fer. Chose qui n’était pas arrivée une seule fois en sept longues années. Mais aujourd’hui, suite aux provocations de son frère, Chôgen ne pouvait faire autrement que de venir à sa rencontre, katana à la main.

Les rayons de la lune, qui était à ce moment précis, au plus du ciel sombre, venaient éclairer la clairière, qui était parfaitement ronde, au milieu de la forêt. Cette image aurait presque pu être associée à une arène, un colisée, ou un combat venait d’être lancé, qui allait durer jusqu’à ce qu’un des deux samouraï abandonne ou tombe de fatigue.

Tournant l’un en face de l’autre, comme les aiguilles d’une horloge, c’est finalement Yoshitsune qui décida de faire le premier pas, venant alors attaquer son frère, pour enfin commencer ce combat. Regardant son frère approcher, envoyant ce coup de lame, qui était d’une grande puissance, comme il s’y attendait, Chôgen tourna la poignée de son sabre dans sa main, laissant la lame partir vers le sol.

Un fracas strident, que n’importe qui aurait pu entendre aux alentours. Le bruit des deux lames d’acier qui s’entrechoquent. Le Nagamasa aux cheveux court venait de contrer l’attaque de son semblable à la longue crinière. Le regardant alors dans les yeux, il en profita pour lui envoyer un petit mot taquin, cherchant à pimenter encore plus ce combat. « C’est bien, je vois qu’au moins, vous n’êtes pas rouillé, mon frère. J’aurais eu honte d’avoir à combattre un homme, ou même d’avoir un frère qui ne peut même pas tenir un sabre. »

Profitant de ce petit moment de discussion, Chôgen brisa ce moment ou les deux lames se retrouvaient l’une contre l’autre, d’un geste brusque et puissant. C’est alors qu’il chercha à trancher son ainé, de bas en haut, avec sa lame retourné. Bien entendu, un coup aussi simple n’aurait pas pu l’atteindre directement, laissant juste quelques cheveux de la longue toison blanche de Yoshitsune virevolter au gré du vent.


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Sam 12 Aoû 2017 - 12:52
Le nuage de fumée provoquait par la violence du coup de Chôgen-Ya ne s’avéra pas être un obstacle insurmontable pour Yoshitsune ; loin de là. D’une tranche gracieuse propre aux enseignements Nagamasa, les vapeurs “gênantes” furent dissipées rapidement. Une telle astuce n’était pas sans doute pas à envisager pour le jeune frère. L’aîné du Kage ne le quittant pas des yeux. Il pouvait lire son excitation tant sa détermination irritante. Pourtant jamais ces deux-là se permettrait de se sous-estimer pour avoir vu de quoi l’autre était capable. Et pour sûr Yoshitsune se devait de faire honneur au rang nouveau de son cadet. Il garda son esprit focalisé sur la suite des évènements afin d’être prêt à contrer ou à prévoir certaines des actions de son adversaire. Un exercice qu’il devrait peut-être revoir. Il ne vit rien arriver. Chôgen s’adressant à son frère aîné et puis d’une exécution véloce se hâta de tenter de trancher son ainé, de bas en haut, sa lame retourné.

Ainsi comme énoncé plus haut, d’une vélocité quasi déconcertante, sabre à la main, ce dernier s’élança sur Yoshitsune. Sans jamais perdre un instant, ledit samouraï, trancha littéralement l’air. Offensive que bien étrangement Yoshi fut parvenu à esquiver et cela sans jamais savoir comment, y laissant quelques cheveux au passage. Enfin, à peine l’avait-il évité que s’ensuivit de sa part une balayette puis un coup de pommeau dans l’abdomen projetant Chôgen dans le rocher le plus proche.



Ses veines s'embrasèrent alors. Son être tout entier s'ancra dans ses instincts primitifs. Sa prestance gonfla, lugubre augure de carnage. Son désir de destruction, son appétit pour l'affrontement, ne fit que croître, lui nouant les entrailles. Sa rage viscérale paralysa sa langue, alors que son être tout entier semblait se rétracter. Ses muscles s'enchâssaient les uns dans les autres, formant une mécanique parfaite et absurde. Ses iris devinrent acérées. Sur son front jaillissaient les vaisseaux sanguins. L'apogée de son excitation. Yoshitsune se complaisait dans sa flemme pragmatique car il ne souhaitait plus qu'on revoit en lui son paternel comme on pouvait le faire chez ses frères. On le prenait trop pour le déchet de la famille et ça le gonflait. Chôgen, il allait leur arracher la moindre once d'humanité. La déposséder de son existence morbide. La réduire à néant avec une telle ferveur qu'un orchestre ne suffirait jamais pour jouer la composition qu'il s'apprêtait à jouer. Nul ne pourrait jamais interpréter l'hymne au carnage dont la première note fut jouée sur l'instant. L'ode d'une hécatombe.

« Je vois. Vous autres, mes cadets semblez toujours oublier qui de nous est l’aîné. Allons-y comme d'antan, Chogen-ya » adressa t-il à Chôgen, sourire béant, carnassier sur ses lèvres tandis que son veston virevoltait désormais au gré du vent.
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Lun 14 Aoû 2017 - 14:09


ENTRAINEMENT AUSTERE
— Yoshi' & Chôgen


Il faut dire que depuis tout ce temps, Yoshi n’avait pas perdu son talent de sabreur, chose qui fit sourire son frère. Les quelques cheveux qui s’étaient envolés dans le ciel venaient d’être vengé par une contre-attaque bien ficelé, qui propulsa Chôgen en arrière, fissurant au passage ce rocher, sans pour autant le fracasser. Il était content de voir que son aîné n’était vraiment pas ici pour plaisanter.

Utilisant son sabre pour se remettre droit sur ses jambes, tout en écoutant la phrase que Yoshi venait de lui envoyer, il commença à sourire, lâchant au passage un petit rire nerveux. « C’est marrant, mon frère, comme vous pensez être supérieur juste parce que vous êtes l’ainé de notre fratrie. » Il envoya en coup de sabre dans le vide pour faire dégager la poussière sur sa lame. « C’est moi, qui vais me faire un plaisir, quand vous allez vous retrouver avec un genou sur le sol. »

Il s’élança alors vers le samouraï à la longue chevelure laiteuse. Son sabre tendu droit vers son torse, il commença à envoyer, avec une grande rapidité et une dextérité propre à leur clan, un bon nombre de coups d’estoc. Tel une rafale de lame arrivant sur lui, il les esquivait ou les parait une par une sans trop de soucis, tandis que Chôgen lui trouvait ça très amusant.

C’est au dernier moment qu’il en profita pour faire une petite action fourbe, comme il aime faire durant un combat singulier. Il fit tourner son sabre au creux de sa main pour mettre sa lame vers le sol. En pliant légèrement les genoux, il envoya un coup rasant le sol, cherchant à attraper les pieds de son frère, tout en laissant une petite nappe de fumer et de poussière apparaître autour des deux combattants.

Si Yoshitsune voulait combattre à fond et avec tout le sérieux dont il fait preuve, Chôgen n’allait pas le décevoir et se donner à cent pour-cent lui aussi, voulant à la fois faire plaisir à son ainé, mais aussi pour se prouver à soi-même qu’il est l’un des meilleurs combattant au sabre ayant foulé cette terre.


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雷切 -Raikiri no Chôgen
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Mar 15 Aoû 2017 - 13:43

Le combat reprit de plus belle. Yoshitsune ouvrit les yeux tant il avait la gorge sèche, le regard acéré et l'esprit embrumé. Il avait encore un genre de gout de sang dans la bouche, tandis son corps dégageait cette chaleur insoutenable.

A vrai dire rien, rien de tout ça ne lui paraissait original, comme s’il l’avait déjà vécu quelque part… Toutes ces sensations, tous ces coups ou encore ces disputes. Quand bien même les participants changeaient, le jeu restait en soi le même. Toutefois, malgré tout cela notre jeune protagoniste semblait sourire ; un sourire plein d’amertume, plein de nostalgie. Bien plus étrange encore, Yoshitsune semblait ravi par le sang qui coulait sur le sol à chaque coup encaissé. Peut-être ce combat lui avait-il ouvert les yeux quant à l’égard de son adversaire ? Certainement peut-être.

Dans tous les cas, il était désormais certain que son frère remplirait sa tâche à merveille.
« Je suis tellement fier de toi, Chogen. » psalmodia l'aîné des Nagamasas, contemplant son jeune et tendre cadet.

[...]



Les songes terminés, la bataille poursuit de plus belle. Dégainant son katana et en le mettant en garde ; les estocs perlèrent de tous les côtés à l’image d’une pluie battante tombant à torrents, tandis que retentissait les bruissements des fers s’entrecroisant. Les hommes confrontant leurs deux maîtrises de l’escrime. Nul ne semblait vouloir laisser l’autre prendre le dessus, surtout pas l’aîné et cela quand bien même son adversaire fut un maître de la discipline…

Rengainant et dégainant brusquement son katana, le samouraï ne lésina point sur la puissance de son coup clairement porté afin d’apporter la mort ; Yoshitsune répondit à cette offensive d’un coup du plat de sa lame, les deux se chevauchant l’une l’autre dans un tumulte d’étincelles. A peine eut-il retrouvé son équilibre Yoshitsune, titubant agrippa fermement son arme assénant une série de coup verticale tout en inspectant les réactions de son adversaire ; qui eut juste le temps de positionner ses armes pour parer les coups qui filèrent à une vitesse folle. Chôgen reculant sous le poids des coups, les parant un à un, le fervent bushido ne cessant pas son offensive. D’un retrait calculé d’ailleurs, il rétorqua frappant avec grande rapidité au niveau du flan de celui qui était son opposant. Il s'attendait déjà à parer ou à répliquer selon les réactions de son adversaire car il savait que le combat ne faisait que commencer et que son ennemi était loin d'avoir démontrer tout ce qu'il pouvait faire.

D’un mouvement vif et calculé sans même bouger de sa place, Yoshi se saisi au dernier moment la lame en venant empoigner fermement le côté extérieur non tranchant en s’aidant du grand espace creux dans le métal, bloquant ainsi radicalement l’attaque, mais aussi tout enchaînement qui aurait pu suivre. Ils s’élançèrent à nouveau lame à la main tandis que de son côté, l’aîné laissait perler quelque gouttes de sang depuis sa main.

Yoshi para la première attaque avec agilité et s'attendit aux autres attaques qui suivirent très vite. Rapidement, il redevint alors la proie acculée sous les attaques adverses. Mais il demeurait un Samourai, il ne se laisserait pas faire.

Et tandis que leurs lames aux éclats d’argent pourfendaient respectivement l’air, les deux combattants semblaient se toiser du regard. Ainsi quand la lame du samouraï teinté de cette même pellicule argenté fendit l'air, prête à teindre son acier d’une couleur nouvelle : celle du sang. Yoshitsune bloqua tout d'abord d’un coup d’estoc, mais réalisa très vite qu'il devait attaquer d’un second s'il ne voulait pas défaillir. Son adversaire entama alors une série de coup destinant à lui mettre la pression. Cette lame s'entrechoquant contre les siennes dans un fracas assourdissant. Pas assez pour l'impressionner. Mais il devait faire vite. Il était dans une position défensive ce qui laissait l'avantage à l'autre. De plus, son énergie n’était pas éternelle, il allait rapidement s'épuiser s'il restait ainsi. La force qui s'abattait sur lui n'était pas non plus négligeable.

Il se baissa ainsi au dernier moment, se plaçant au niveau de la taille de sa cible, et se mit à tourner sur lui même pour trancher véhément sa proie nouvelle

« Vous souvenez de cette attaque que vous m'avez transmis, mon frère ? » Statua le jeune Yoshitsune à l'égard de son illustre frère.


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Mer 16 Aoû 2017 - 14:19


ENTRAINEMENT AUSTERE
— Yoshi' & Chôgen


Le combat continuait de plus belle, les deux samouraïs ne s’arrêtait plus d’envoyer toutes sortes de passes d’armes, aussi différentes les unes que les autres. Aucun des deux Nagamasa ne voulait plier le genou et s’avouer vaincu. La fierté, la force, l’honneur, toutes ces choses qui font que le clan du Tetsu no Kuni ait acquis cette grande réputation d’homme prêt à tout sur un champ de bataille.

Bien entendu, les deux hommes en questions étaient loin de se battre aussi sérieusement qu’en temps de crise, prenant plus ça comme un petit jeu entre frères. Un jeu qui est quand même bien dangereux, il faut l’avouer, car s’amuser une des katanas au tranchant irréprochable peut vite apposer des blessures sur le corps.

Et c’est justement ce qu’il venait d’arriver. Chôgen était en train d’envoyer ses coups d’estocs avec tout son sérieux, quand la voix de son ainé vient à ses oreilles, pour le complimenter, parlant du fait qu’il était fier de lui. Sur le coup, surpris d’entendre ça, le Gunjiteki venait de baisser sa garde pendant une petite seconde, ce qui offrit une ouverture à son frère qui venait de le toucher au niveau du bras. Une petite entaille, de laquelle le sang commençait à couler.

Mais ce n’est pas ça qui arrêta pour autant l’alpha aux cheveux court. Le sang, aussi écarlate sur ses yeux, venait de lui donner encore plus envie de se battre. Comme un animal qui venait de goûter à l'effluve si prononcé de cette texture aqueuse. Comme un requin qui devient fou juste à l’odeur de celui-ci. C’est alors qu’il se déchaîna encore plus, envoyant des coups sans trop de précision ou de volonté, juste de force et d’envie de trancher.

Bien entendu, il faut dire qu’un combattant comme Yoshitsune n’allait pas se laisser avoir par quelques attaques si simplistes. C’est donc à ce moment précis qu’il décida d’humilier son frère encore plus. Profitant d’un nouveau moment d’égarement de Chôgen, le samouraï à la crinière incolore en profita pour se baisser et utiliser cette attaque que son frère lui avait appris jadis. Une attaque qui venait de le toucher au niveau de l’arrière de sa jambe. Mais c’est avec un sourire carnassier au bord des lèvres qu’il décida de lui répondre. « Je vois que vous n’avez rien perdu de mon enseignement, mon frère. Ça fait quand même plaisir à voir, malgré le fait que je viens d’être touché par ma propre technique. »

Il recula de quelques pas, se retrouvant face à face avec l’ainé, le vent venait alors, d’une brise, passer entre les deux hommes, faisant virevolter les quelques feuilles qui se trouvaient entre eux. C’est à ce moment précis qu’il décida de repartir à l’attaque, sans aucune peur, étant maintenant légèrement atteint par les différentes blessures qui apparaissaient petit à petit sur les membres de son corps de guerrier. De sa lame, qui venait de trancher le vide d’un mouvement circulaire vers le ciel venait de partir une petite quantité de chakra aussi pur de couleur que les cheveux des Nagamasa. Une lame de chakra, qui partait directement en direction de son frère, n’attendant que le moment opportun pour le toucher et le blesser lui aussi à son tour. « Voyez-vous, il me reste encore quelques tours dans ma manche. »




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Jeu 17 Aoû 2017 - 21:38


Voilà sans doute qui aurait pu réjouir le patriarche de la maison mère, Hideyoshi Nagamasa. Pour certains, tantôt était-ce là scène d’un autre épisode dramatique dans la vie des deux frères tantôt un entraînement qui aurait mal tourné tandis qu’en réalité pour les deux concernés, il ne s’agissait là vraisemblablement que d’un combat draconien dont ils ne sortiraient pas sans séquelles.

Quand bien même, il fallait être fou pour oser défier l’un des deux vigoureux guerriers dans leur maîtrise de l’épée, pour oser simplement s’imaginer croiser le fer avec eux, sans doute était-ce le combat qui eut le plus réveillé notre jeune protagoniste. A l’inverse d’un bon nombre d’affrontements qu’il lui donné de livrer dans sa vie, il ne faisait pas face à n’importe qui, et lui-même ne le savait que trop bien. Ils avaient tous deux vécu au sein de la même famille, éduqués de par la même rigueur ; Yoshitsune avait également été l’un des précepteurs de cet énergumène qui se dressait aujourd’hui devant, cet air plein d’entrain lui aussi.

Enfin. Les estocades fusant de toutes parts, il ne fut pas chose aisé que d’y apercevoir un vainqueur du moins au début. Pourtant après un bref instant, alors que le combat semblait se poursuivre Yoshitsune se voyait en train de dominer son cadet. Chōgen ayant perdu cette lueur qui embrasait ses yeux, sa concentration habituelle, cette aura hostile qui le définissait de même que sa nomenclature, sa propre personne. L’affrontement fratricide sembla alors comme s'arrêter tandis que les deux bretteurs se dévoraient du regard, ce même sourire carnassier ornant le visage de Yoshitsune se dessinant sur les lèvres de Chōgen Ya. Sans plus attendre, le cadet accéléra subitement profitant de la situation pour frapper en entaille avec force. La vitesse et la puissance de la futur ombre de la terre avaient augmenté de manière exponentielle et pour sûr ; d’une gestuelle tant gracieuse que virulente, Chōgen-Ya alla jusqu’à trancher le vide, projetant par la même occasion une lame de Chakra, arcane secrète de leur clan.

[...]



De son côté, l’illustre samouraï tant habile il était, put esquiver de justesse une lacération complète, le pan de son long kimono noir se faisant trancher, quand, en même temps que le mur derrière se faisait souffler par la pression du coup. La barre avait bien élevée comme il le fallait. Seulement là Yoshitsune sentit quelque chose de chaud perler le long de sa peau, plus exactement au niveau de son torse ainsi qu’une petite pointe de douleur. Passant alors sa main à l’endroit désigné, à savoir sur son pectoral gauche, il abaissa ensuite brièvement son regard pour apercevoir un liquide rubicond s’écouler sur ses doigts; Les dents du prédateur avaient quand même réussi à l’atteindre semblait-t-il.

Cela recommençait, il les percevait encore. Les battements incessants de son coeur qui s’emballait tandis qu’il s’exaltait d’un tel affrontement. Cette cacophonie insupportable qui le faisait sortir de ses gonds. Qui faisait ressurgir son nihilisme oblitérateur, source de l’incroyable force qui défiait toute logique, un héraut du carnage qui, lorsqu’enfin on relâchait son emprise dessus, enrageait presque instantanément, se transformant en incendie affamé. Yoshitsune avait beau être plongé dans une spirale d’attitude laxiste et tenter d’échapper aux gênes qui étaient également siens, en cet instant il était pratiquement réveillé. Ses instincts meurtriers formaient comme un manteau d’ombre tout autour de lui, tant ses noires intentions devenaient perceptibles. L’hostilité qui l’habitait avait de quoi faire flancher tous ceux qui croiseront son regard fantôme, caché derrière l’éminente chevelure incolore. Faire flancher tout le monde mais pas Chogen.

Dans un excès de rage le bushido, se rua sur son confrère et l’assaillant brutalement de tous les côtés munis de son sabre et son fourreau ; obligeant le samouraï à parer de chaque côté, profitant parfois de quelques millisecondes pour passer son arme d'une main à l'autre et ainsi mieux parer la vague suivante. Ce dernier reculait sans cesse sous la furie furieuse dont faisait preuve Yoshi jusqu'à sentir la surface rocailleuse d'une pierre dans son dos. Il était à présent dos au mur et Yoshi n’avait de cesse d'attaquer pour trouver une faille.

« Est-ce donc de la sorte que vous avez prévu de protéger le pays de la terre, mon frère ? Et moi qui en attendait plus de vous. » Vocifera t-il


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Sam 2 Sep 2017 - 9:38


ENTRAINEMENT AUSTERE
— Yoshi' & Chôgen


Les coups de lames provenant de Yoshi’ n’arrêtaient pas d’arriver tel une avalanche se déferlant sur son ainé. Acculé, au bord du précipice, il était en train de faire en sorte de rester en vie, d’esquiver ou de parer les coups, coûte que coûte.

Il faut dire que de part sa maîtrise au sabre, son frère avait un certain talent pour le combat, comme depuis leur plus tendre enfance. Aujourd’hui, dans ce duel, il n’était pas là pour plaisanter. Quand Chôgen posait ses yeux dans le regard vide de son frère, il aurait presque pu y voir un homme cherchant à le faire souffrir, quelqu’un qui cherche à lui ôter la vie.

Bien entendu, il le savait, au final, les deux hommes allaient rester debout et en vie, mais avec des blessures profondes. C’était déjà le cas, le sang s’écoulait de leurs plaies, autant à l’un qu’à l'autre. Bien que le combat n’arrivait pas du tout à définir un samouraï supérieur à l’autre, de part leur façon d’être, autant Chôgen que Yoshitsune, les deux frères aux cheveux laiteux, n’allait s’avouer vaincu.

Le coup que venait d’envoyer le Gunjiteki avait touché son frère, plus violemment qu’il ne pensait en lançant cette lame de chakra vers son ainé. Mais pourtant, il ne semblait pas avoir mal, il ne semblait même pas ressentir cette douleur sur son torse. La fureur du combat, la rage du sang, l’adrénaline, toutes ces choses qui font que le combat entre les deux Nagamasa aurait pu durer encore des heures, jusqu’à ce qu’un des deux y laisse la vie pour de bon.

C’est avec une vitesse remarquable que Yoshi décida de monter à l’assaut. Avec sa maîtrise du kenjutsu, il envoyait un nombre de coups qu’il était difficile de calculer, devant surveiller sa lame, mais également le fourreau de celui-ci qu’il était en train d’utiliser pour faire en sorte de troubler le dirigeant d’Iwa. Une ruse, non, une tactique, qu’il savait utiliser avec précision et rapidité. Mais à force de reculer, sans pour autant voir ce qui se trouve derrière lui, Chôgen se trouva acculé, bloqué contre un gros roc. Il ne pouvait plus reculer, il devait maintenant faire face.

Les attaques continuaient de fuser en sa direction, il ne pouvait plus bouger, parant les coups comme il le pouvait, recevant la tranche de sa lame de temps à autre sur sa peau, laissant apparaître des coupures un peu partout sur ses bras et son torse. Il était temps de se réveiller, car sans ça, s’en était fini de lui. Ultime confrontation, ultime assaut, Yoshi venait d’envoyer un coup droit, puissant, avec sa lame. Chôgen voyant la pointe d’acier arriver droit sur lui, mais il voyait aussi dans ce geste une opportunité pour attaquer en même temps son ainé.

Il venait de saisir sa lame avec ses deux mains, en concentrant une très grande puissance dans celle-ci. Un choc de titan, un duel de lame. La pointe d’acier de Yoshitsune venait d’arriver directement dans son frère, au niveau de son épaule, directement planté dans la chair. Mais de son côté, Chôgen, en avait profité pour attaquer au même moment. Il était temps de mettre un terme à cette mascarade. D’une rapidité exceptionnel, de part la maîtrise au sabre de son clan, il venait d’envoyer cette technique que seul ceux venant de Tetsu no Kuni sont capable d’utiliser. Une tranche net, uniforme, rapide, au niveau du torse de l’aine. Si lui venait de finir contre un rocher avec la lame de Yoshitsune planté dans son épaule, il venait de lui rendre la monnaie de sa pièce en envoyant cette attaque. Le but n’était pas de tuer, comme à chaque fois qu’il utilise cette technique, mais plutôt de montrer à son frère qu’il n’est pas quelqu’un de faible, qu’il est capable de diriger Iwagakure no Sato. Une flaque de sang s’était formé entre les deux Nagamasa, mêlant le liquide rougeâtre des deux frères. La scène venait de ce terminé, les deux étaient restés debout. Mais ce n’est pas pour autant qu’ils avaient une forme olympienne. « Vous ne me pensez toujours pas capable de défendre nos concitoyens, mon frère ? » venait-il de dire, tout en crachant un peu sang.




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Dim 3 Sep 2017 - 21:35


La rage vint rapidement ondoyer dans son corps à l’image d’un tableau méphistophélique et se rependait au fur et à mesure de ses paroles, leurs regards résultaient des démons qui leur étaient montés à la tête durant l’affrontement - tant leur gestuelle témoignaient d'une brutalité soudaine. Il crachait sa frénésie aux visages de l’épéistes avec véhémence, esquissant le dessin de son existence ; un paysage fait de démence et de tempêtes humaines. Yoshitsune ressentait de la colère, son orgueil froissé et sa grande déception. Il a recherché cette puissance qui est à présent la sienne, aussi peu naturelle que lui-même l'a peu désiré pour pourfendre les terres rougeoyantes de sa vendetta. Le pouvoir est une chose éphémère, ont affirmé certains ; mais pas ce genre de pouvoir. Une fois acquis, il ne peut pas être abdiqué. Ses facultés ne ressemblant à rien de ce dont les hommes ont pu faire usage. Il n’est certainement pas été chose aisé d'éviter cette technique assassine - arcane ancestrale du clan Nagamasa - mais il est en soit possible pour l’aîné de la fratrie de le faire ; mais il ne le fait pas. Chogen lui démontrait sa détermination, et il se devait de l’accepter quand bien même cela ferait mal. Sans aucun doute, son genjutsu lui aurait permis d’en réchapper mais il lui faudrait ensuite faire face à cette vérité factice - la regarder droit dans les yeux quand il la détruirait et Yoshitsune semblait encore aux antipodes de cette prédisposition. Son défaut, l'un d'entre eux du moins, est d'être animé par certaines émotions mal terrées pour son cadet.

Et ainsi, par le sang les deux frères se retrouvèrent. Chogen était là, comblant cet immense vide. Bien-sûr, il s'était promis de le libérer du joug d’Hideyoshi, un jour... Et c’était arrivé. A la croisée de leurs chemins peut-être ; Yoshitsune avait confié l'avenir de leur fraternité aux mains du destin. D’après leurs dires, tous deux étaient confiants, du moins l'avaient été en apparence... Et effectivement leur pas les menèrent à nouveau l'un à l'autre, ce jour de fête. Et pourtant, l’aîné avait le cœur lourd. Il se sentait à la fois triste et surtout, se sentait terriblement libre.

Partager le quotidien de ce cher Chogen ne serait surement plus de tout repos à présent, loin de là : il avait même complètement bouleversé sa petite carapace d’homme solitaire. Il ne leur avait fallu que peu de temps pour se connaître — se reconnaître, plutôt — se jauger, s'apprivoiser et enfin, apprendre à vivre ensemble, à partager chaque instant que la vie leur avait réservée. Leurs différences les avaient rapprochés et leurs points communs n'avaient fait que consolider cette sympathie mutuelle qui, au fil du temps, s'était changée en véritable fraternité ; solide à toute épreuve... Ou presque. Et c'est bien de ça dont se souciait tant l’aîné des Nagamasa : leur amitié n’avait résisté aux disputes, aux difficultés, à la fatigue ou même l'ennui ; du coup… Était-elle taillée pour survivre au temps ? A la mort ? Dans le cœur naïf du grand-frère, cela ne faisait aucun doute. Il n'avait jamais été du genre à s'en faire pour ce genre de notion abstraites et farfelues... Le temps ce n'était jamais qu'un mot se disait-il souvent ; tandis que les fous rires qu'ils avaient, résonnaient encore dans sa tête, plus réels que jamais.

Il n'y avait pas à s'en faire, se répétait-il comme pour s'en convaincre. Rien ne les séparerait plus jamais. Hélas, ces fausses certitudes ne l'aidaient pas vraiment à gérer sa mélancolie passagère. Et pourtant, il avait toutes les raisons du monde d'être heureux ! Il était à l'aube d'une vie nouvelle ; mais d'avoir passé sa vie à en rêver, il n'avait pas mesuré à quel point c'était difficile de faire le deuil de tout ce qui avait bercé ses vingt-cinq années de vie sur ces terres.





Le Jônin dépose sa main sur son dos de la futur ombre de la terre, serrant la mièvre enveloppe charnelle de Chogen contre lui - haletant du à la souffrance se propage désormais dans son corps en entier à l’image d’un poison silencieux ; comme si des araignées d'acier venaient se mourir dans son échine et injecter leurs venins aux mille ivresses dans ses membres. Apposant son visage maculé d'une cascade amarante et dans laquelle se reflète le torrent des lames, tout ça contre le front de son frère, le fil rouge de leur destin s’entremêle de nouveau avant de s’embraser à l’image d’une flamme vigoureuse que nul ne saurait consumer - un peu à l’image de leur premier instant, où leurs deux regards se croisèrent - mémoires centenaires d’une fratrie unie pour toujours et à jamais.

Sous sa respiration bruyante, ses pupilles d’orages partent à la conquête du ciel - même regard qui pourfendant des viscères, s'était élancé dans un sentier de sang et de cris pour effleurer les rouages de la guerre. Une douleur aussi soudaine que foudroyante se saisit alors de l'ensemble de son système nerveux ; Peu à peu, les jours et les nuits se mélangent en une longue, douloureuse et cauchemardesque vision, ses veines comme consumées par le feu à chaque secondes.

Nappé dans un linceul de tendresse et de courage, Yoshitsune parle avant de s’évanouir.

« Pour ma part, je n'ai nullement ressenti la nécessité que tu narres les événements qui ont défilé sous mes yeux. Mon frère. Je suis fier de voir que ce petit garçon que tu étais, laisse place au fier guerrier que tu es désormais. Ne laisse jamais douter de tes capacités tant que toi même ne le permet pas. Moi vivant, nul ne sera autorisé à faire parvenir l’écho de leur voix pour oser vous calomnier, Tsuchikage-sama. » Un légère larme de joie perlant le long de sa joue, sourire béant sur le visage bien qu'endolori


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Mar 5 Sep 2017 - 22:14


ENTRAINEMENT AUSTERE
— Yoshi' & Chôgen


Ce n’était pas la fin, mais le début de beaucoup de choses. Le début d’une nouvelle ère. L’ère Nagamasa. Et après ce combat, Chôgen était sûr que son frère allait le suivre dans son sillage.

Une fine pluie commençait à tomber, au même moment que le corps de Yoshitsune, meurtrie, sans aucune force restante. Des gouttes se sang se perdent sur le sol terreux, venant se mélanger à l’eau de pluie qui commençait à former des flaques. Ce n’était pas que le sang d’un Nagamasa, mais des deux, qui était en train de se mélanger sur le sol. Car même si la blessure sur le corps de l’ainé semblait importante, le sabre planté dans l’épaule du Gunjiteki était d’une douleur intense.

Attrapant son frère quand il tomba sur lui, il écouta ses mots qui venait de le réconforter. Plus que tout. Plus que quiconque aurait pu le faire. Un moment simple, franc, entre deux frères. Si Chôgen voulait vraiment prouver quelque chose pendant ce combat, il avait réussi. Sa main venait de s’ouvrir, laissant tomber au sol son katana. Plus de force dans le bras, il était en train de pendre dans le vide, les quelques blessures sur celui-ci venait rajouter un peu plus de sang sur le sol.

Il retira la lame planté dans son épaule avec beaucoup de mal. La douleur laissa s’échapper un cri de sa gorge, tout en laissant tomber la lame sur le sol, suite à la douleur foudroyante qui parcourut son bras.

En écoutant les paroles de son frère, qui dans un dernier soupir, venait de complimenter son semblable, ce qui venait de le toucher, au plus profond de son cœur. « Vous n’en restez pas moins mon grand frère, Yoshi-dono. Vous savez combien cette place est importante, autant à vos yeux qu’aux miens. Merci... » venait-il de dire avec ce qui lui restait d’énergie, en prenant son frère qui venait de perdre connaissance, dans ses bras.


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Entraînement austère — PV Nagamasa

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