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Contrôle technique (Itagami)


Dim 8 Avr 2018 - 17:18



Depuis le briefing dirigé par le Raïkage auquel quasiment tous les ninjas de Kumo avaient assisté, je passais mes journées, comme les autres médecins travaillant dans l’aile médicale du complexe, à contrôler l’état de santé de chacun d’entre eux. Et ça en faisait du monde. J’auscultais tout le monde, autant les hommes que les femmes, en bonne Kumojin que j’étais devenue… à la recherche d’éventuels problèmes physiques. Mes observations décideraient de leur aptitude au terrain, ou pas. Et j’en comprenais bien l’utilité. Il aurait été malheureux de se rendre sur un théâtre d’opération, de guerre, avec quelqu’un dans l’incapacité d’effectuer tout ce qu’on lui demandait. Ils étaient des soldats, après tout.

Mais je devais bien avouer que, contrairement à ce que je pouvais imaginer, les ninjas de ce village menaient une vie, dans l’ensemble, plutôt « saine ». Enfin, ils ne se blessaient pas à tout bout de champ, ne laissaient pas d’éventuelles blessures empirer et gardaient une alimentation plutôt équilibrée, enfin, pour eux. Si cela ne tenait qu’à moi ils ne mangeraient que des plantes, et de la viande seulement quand cela s’avérerait utile. Mai bon… C’était leur problème finalement. Tout ce que je voyais, était qu’ils pouvaient aller se battre sans aucun problème. Il leur aurait certainement fallut un bilan psychologique avec… Mais, ce n’était pas mon travail.

Avec les préparatifs pour cette mission d’haute importance et les projets auxquels je participais avec l’institut, je n’avais plus vraiment le temps de me rendre à la bibliothèque et mes après-midi ressemblaient à mes matinées. Ceci-dit une fois que le soir approchait et surtout que l’aiguille indiquait dans les six heures, je savais que tout ceci allait prendre fin et que je pourrais me consacrer à d’autres… intérêts plus plaisants, plus… amicaux. Un Kumojin de plus sorti de la salle d’examen, j’observais la salle d’attente, un peu blasée. Il en restait trois. Je sortis un crayon d’une poche de ma blouse blanche pour signer la feuille du précédent et la lui remis…

-Suivant… Metaru Itagami… Soupirais-je en jetant un œil rapide à la liste des ninjas que je devais encore voir. Metaru… Pensais-je…

Une jeune femme, blonde, plutôt grande se leva. Je retournai dans mon « bureau », remplissant d’autres papiers. Je lui fis signe de prendre place sur le divan d’examen.

-Avez-vous quelque chose à déclarer ? Un problème à signaler avant votre bilan ? Lui demandais-je sur un ton autoritaire.

Je l’observais de mon regard ambré, tentant de déceler le moindre dysfonctionnement manifeste, et ne vis, à priori, rien de bien particulier, si ce n’était elle-même. Les Metaru, en dehors du Raïkage, me fascinaient.
Dans cet endroit, l’hôpital de Kumo, Sazuka était sur son terrain, il n’y avait sans doute aucun autre endroit où pouvait montrer tant d’assurance.



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Mar 10 Avr 2018 - 15:07

Pas mal de monde ne supportait pas les hôpitaux, pour la plupart il ne s’agissait que de cet horrible endroit leur rappelant sans cesse leur maladie, leurs blessures, leurs pertes… Seules quelques femmes le voyaient comme moi, et ceci représentait encore quelque chose à mes yeux  : cet endroit n’en était que d’autant plus spécial.
Pendant que d’autre n’y sentais que la mort, j’y sentais la nostalgie, quand certain n’y voyait que la souffrance je n’y percevais que le soulagement et pendant que la majorité rechignait à s’y rendre, s’était avec un sourire que je voulais revivre en ces murs ce moment, encore et encore… celui de la venue au monde de ma petite Kumiko chan.

Assise dans la salle d’attente, la tête pleine de souvenirs du plus beau jour de ma vie, j’avais un petit sourire sur le visage, les yeux dirigés vers le carrelage nacré de l’hôpital... mon esprit vagabondait. Que faisais-je ici ? C’était bien simple, on ne le disait jamais assez souvent, mais il n’était absolument pas question d’organiser une expédition vers des contrées lointaines avec des individus dans l’incapacité, ou la future incapacité physique de le faire. C’était le pourquoi de ce contrôle médical quelques jours avant que ne démarre l’expédition d’Escorte et les différents autres groupes, tels que les gardes de Shuu qui lui aussi se déplaçait, sans parler du groupe au sein duquel se trouvait ma cousine pas très honnête en vers elle-même.
Jetant un coup d’œil autour de moi il y avait une expression commune sur chaque visage, tous étaient perplexes, tous se demandaient s’ils allaient pouvoir y aller ; et d’autres devaient certainement prier pour avoir attrapé une cochonnerie et ainsi éviter de sortir des remparts du village. Une évidente l’acheté ? Bien sûr que s’en était, je serais une menteuse si je démentais le fait de jamais n’y avoir pensé ; « qui élèverait Kuu chan ? /Qu’adviendrait-il d’elle ? /Qui la protégeraient du funeste destin que lui réserve les jours à venir ? » S’était mes excuse, des façades, de fragile barricade que je m’étais bâtie pour ne jamais sortir de ces murs… jusqu’à ce que je le réalise en apprenant le sort d’Hi no kuni. Un village ne faisait pas office de forteresse imprenable, il s’agissait juste de murs, à peine un peu plus solides que ceux de nos chambres… puis quand bien même, comment la préparerais-je au monde extérieur… si moi-même n’y connaissais rien ? L’enfermer dans une cage dorée comme moi-même je l’avais été… n’était pas la solution.

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- Suivant… Metaru Itagami… Fit la voix de celle qui était chargée des auscultations.

La pauvre femme l’on sentait littéralement la fatigue se terrer derrière chacun de ses mots, c’était le problème avec le fait d’être trop compétent ; les marchés dans mon cas, les patients dans le sien, ne cessaient de se démultiplier. Combien de temps avait-elle passée à voir et étendre les gens se plaindre ou promettre qu’ils pouvaient le faire malgré X ou Y problème ?
J’entrai dans la pièce qu’elle occupait, fermant derrière moi avant de suivre les instructions de la doctoresse, prenant donc place sur ledit divan. Ce n’était la première fois que je la voyais ; lors de mon dernier passage à l’hôpital suite à la mission de Tokanaba , je l’avais aperçu quelques instants durant s’occuper d’un patient gravement atteint. Ce jour-là, comme aujourd’hui, il n’y avait que peu d’expressions sur son visage… avait-elle du mal à les exprimer ? La détaillant du regard quelque instant c’est sa voix qui me sortit de mes rêveries, une voix stricte, certainement formée par les quelques patients réticents qui lui avaient pourri la vie…

- Heu… rie… Commençai-je quelque peu prise au dépourvue avant de m’interrompre, me rappelant qu’un détail me chiffonnait depuis quelque temps. Si ! finalement j’ai une question, probablement moins importante que la raison de ma présence ici, mais ça reste un sujet qui me préoccupe. Posant la main sur ma poitrine, je gardai le silence un bref instant avant de reprendre. Vont-il continuer de croitre ainsi encore longtemps ? Finis-je par demander avec une pointe d’inquiétude. Pour le moment je gérais encore, mais s’ils ne s’arrêtaient pas, leur taille en plus d’être sujet à complexe lorsque j’étais entourée d’autrui risquait de devenir un problème.

- lorsque j’allaitais ma petite s’était pratique, mais là… ils deviennent inquiétants… dois-je m’en faire ? Finis-je en levant vers la toubib un regard… unpeu gêné.

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Mar 10 Avr 2018 - 15:29



La Metaru n’avait présenté aucun problème quant au fait de prendre place ni même à me signaler le moindre problème. Lorsqu’elle s’était interrompue, j’avais pensé qu’elle me dévoilerait quelque chose de plus problématique. Mais le souci dont elle me fit part était d’une nature bien différente de tout ce que j’avais pu entendre. Sans avoir entendu quelque chose de similaire auparavant, j’arrivais facilement à comprendre sa question. Pas que j’étais dans la même situation, loin de là, mais disons que de femme à femme… Sa question était délicate et je me doutais que mon statut au sein de Kumo lui permettait de parler plus librement.

Sans avoir jamais pratiqué ce genre d’examen, j’avais déjà lu quelques choses là-dessus. Des maux que l’on nommait cancer. Des tumeurs malignes prenant de l’ampleur avec le temps et je n’avais qu’un seul moyen de déterminer, ou tout au moins d’éliminer cette hypothèse la plus catastrophique. Mais avant j’avais quelques questions à lui poser, avant, aussi d’envisager cette éventualité. Plusieurs autres raisons à ce problème, moins graves celles-ci, pouvaient tout expliquer. Je l’observais et inévitablement sa poitrine et me tournais vers le long plan de travail blanc parsemé de tiroir le long du mur. J’en sorti un dossier que je parcourais rapidement en lui posant donc les quelques questions. Observant ses réactions.

-On vous a donné un médicament particulier récemment ? Pour le stress ? la dépression ? Demandais-je en lisant les quelques lignes encore lisibles du dossier.
-Vingt sep ans ? Normalement la croissance mammaire s’arrête entre… dix-huit et vingt-cinq ans. Je suppose que des exceptions sont possibles… Bien, il semblerait qu’on ne vous ai rien prescrit depuis…

Les dossiers médicaux étaient une mine d’or en en terme d’informations générales sur la plupart des habitants de Kumo, ninjas ou civils. Sur leur état général, leur médication et d’éventuelles pathologies. La plupart du temps, quand je demandais à un Kumojin s’il avait quelque chose à signaler, je le savais déjà… Sauf si bien sûr il y avait eu du… laxisme. Mais le complexe scientifique, ses médecins, chercheurs étaient tous très… Consciencieux. Je pouvais faire confiance à mes précédents… confrères ?

-Il reste une hypothèse à exclure, la tumeur. Souhaitez-vous que je vous examine ? Ce n’est pas forcément plaisant… Mais pas douloureux non plus. Dis-je en reposant son dossier et la fixant de mes prunelles ambrées.

Je n’allais pas la contraindre, il y avait certaines choses, parfois, qu’on préférait ignorer. Puis il s’agissait d’une partie intime du corps d’une femme. J’avais retiré les gants transparents que je portais jusque lors pour en enfiler de nouveaux.


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Ven 13 Avr 2018 - 13:24

Le regard de la jeune femme se dirigea immanquablement vers le visage de sa patiente, patiente qui venait de lui poser la question probablement la moins usuelle qui soit ; naturellement son regard se dirigea finalement vers le sujet de ma demande, à savoir ne poitrine se faisant bien trop proéminente pour que je puisse vivre en paix. Bien entendu j’avais l’habitude de sentir le regard des gens s’y poser… des hommes comme des femmes, mais lorsque s’était aussi évidant que présentement, même s’il s’agissait d’un agent de la santé, cela restait tout de même assez... déroutant.
J’avais lentement détourné le regard, tâchant d’essayer de me concentrer sur autre chose avant qu’elle ne finisse par quitter sa chaise, se dirigeant vers les tiroirs à documents de son bureau. Elle revint quelques minutes plus tard avec un dossier qu’elle parcourut rapidement avant de reprendre la parole pour me poser cette fois-ci des questions d’ordre médicales :

- Des médicaments… ? Je fouillai un instant dans ma mémoire, fut un temps où j’ai failli en prendre, mais ma frustration s’est transformée en… autre chose. Je ne l’avais point étouffée à coup de médicaments. Non pas que je sache non… répondis-je après un court silence tandis qu’elle épluchait encore ce que je soupçonnai être mon dossier médical.

- Hum… vingt-sept, j’avais justement lu des trucs dessus, c’est pour ça que le sujet m’inquiète un peu. Fis-je avec un sourire gêné en croisant les bras sous mon buste qui l’air de rien, commençait à être pesant. lorsque j’ai appris avoir passé l’âge de leur développement mais constaté qu’au fil des mois ils ne cessaient de croitre j’ai… un peu paniquée je dois avouer… fis-je avec un petit rire… je vais peut-être devoir arrêter de combattre au corps à corps… C’est que vous devenez une vraie faiblesse vous… marmonnai-je les yeux sur ces derniers en m’imaginant les différents scénarios dans lesquels ils pouvaient se retourner contre moi, songeant par la même occasion a revoir tout mon style de combat.
Une opération pour réduire leur taille ? Je l’avais bien entendu envisagé, mais… ça n’aurait pas été un problème si Kuu n’appréciait pas autant de s’endormir la tête dessus… j’avais bien conscience qu’allait arriver un âge ou cette intervention serait top dangereuse, que cet âge concorderait probablement avec le fait que ma petite ne s’en serve plus comme oreiller… mais quel sacrifice n’étions-nous pas prête à faire pour eux… ? Un sourire sur les lèvres, la main sur ces derniers je finis par rapidement les lâcher lorsque je sentis remonter des sensations bien moins… saines vis-à-vis d’eux… il fallait l’avouer, il était honnêtement hypocrite de dire que seule Kuu était concernée par mes doutes vis-à-vis de ceci…

- Hein ?... Ha… heu… oui al.. allez-y Fis-je, sortant de mes rêveries lorsque j’entendis le mot analyse.

Aussi avantageuses pouvait elles se montrer sur certain point, ces protubérances pouvaient être le résultat d’un souci médical. Fronçant un peu le regard, me demandant surtout si j’allais pouvoir rester entièrement neutre dans cette situation, j’appréhendais. S’était une médecin, elle ne faisait que son travail et ce sur ma de demande… mais depuis que Shuu avait…

- Q…que dois-je faire pour ces examens ? Fis-je en détournant le regard, le visage prenant des couleurs que j’eus du mal à retenir.

Hum ? Oui, je… m’étais renseigné sur ces examens de routine vis-à-vis de ces soucis, mais n’avaient pas véritablement osé me toucher, jugeant qu’un médecin serait certainement plus objectif que moi dans cette situation, mais aussi pour fuir mes démons… éviter que ne reviennent instinctivement, comme avec mon ex de... vieilles habitudes. Mais finalement, d’une manière ou d’une autre… ils m’avaient rattrapé. Dois-je les sortir de mes vêtements ? Demandai d’une petite voix en me répétant encore et encore ; calme-toi Ita chan, c’est un contrôle médical… c’est un contrôle médical, un contrôle méd…

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Dim 15 Avr 2018 - 2:14



Cette femme était un concentré de toutes sortes d’émotions et de réactions, passant de la surprise à la gêne en un éclair. Je pouvais comprendre ces changements plutôt brutaux. Passer d’une question à l’autre, entre généralité et précision…. Pouvait être déstabilisant, je le concevais. D’autant plus que j’étais, malgré ma fonction et mon statut de Kumojin, une étrangère, en plus d’être une médecin plutôt froide et directe. Une combinaison qui avait tout pour perturber quelqu’un, je le supposais.

J’aimais le challenge, les découvertes et donc traiter de nouvelles pathologies aussi. Et la sienne me semblait parfaitement correspondre à ce que je cherchais, enfin, en terme de recherche bien sûr. Et je devais bien avouer que je ne pouvais que me réjouir d’une éventuelle tumeur. Ce n’était pas contre elle, mais que pour ma curiosité, pour dire à quel point ce trait de ma personnalité était poussé… Et si jamais la Metaru était atteinte de ce mal, bien sûr, je la soignerai. C’était mon travail après tout.

Ainsi, juste après que j’eusse remis de nouveaux gants pour cet usage précis ; la jeune femme me demanda si elle devait… Je rigolais, pas pour me moquer évidemment, mais simplement amusée…

-Les sortir… L’idéal serait que vous défassiez votre haut, vous serez plus à l’aise. Dis-je en me retournant vers le plan de travail. Je vous laisse faire le temps que je complète votre dossier… Ajoutais-je en ajoutant au dit dossier un nouveau feuillet qui restait pour le moment vierge.

Oui enfin, à l’aise… C’était tout à fait relatif si la simple idée d’envisager de se mettre à demi-nue lui donnait déjà cette teinte si rosée. Personnellement cela ne me posait aucun problème, je connais plutôt bien le corps de la femme et pas parce que j’en étais moi-même une, non, mais parce que j’avais pu l’explorer sous des horizons assez différents de ceux de la médecine. Néanmoins, toute arrière-pensée un peu perverse restait loin de mon esprit. Nous étions dans un cadre professionnel, et médical.

Après une ou deux minutes je me retournai de nouveau et constatai que ma patiente avait accepté de subir cet examen. Sans croiser son regard pour éviter de la crisper encore plus, je me rapprochai d’elle, lui demandant de lever les bras quelques instants. Avec une grande délicatesse, sachant très bien à quel point la poitrine pouvait être érogène, légèrement penchée, je plaçai mes mains à divers endroits de ses seins. Aucunes de leurs parties n’échappaient au contrôle. Leurs côtés, leurs dessous, dessus, auréoles et tétons. J’avais en fait cinq points à vérifier à chaque fois, certaines pressions à appliquer.

Si leur taille et croissance continue semblait anormale, en revanche, je ne constatai aucune anomalie. Et… Je n’étais pas déçue ; de ne pas avoir trouver de masse suspecte ou quoi que ce soit d’autre. Je préférais ça, en fait. Cela aurait été dommage de devoir… abimer… ça. Je m’étais redressées avec un léger sourire de satisfaction.

-Très doux… Dis-je avant de rapidement rectifier. Enfin, très réguliers, je veux dire. Aucun problème de ce côté-là. Avais-je repris en reportant mon regard dans le sien. Hum, vous pouvez… Vous rhabiller. Dis-je en retournant à mon « bureau » pour finir de compléter le dossier. Je pense que… Cela ne devrait pas continuer encore très longtemps… Vous savez, parfois les hormones jouent des tours… Surtout aux femmes. Me voulais-je rassurante. Et non, ça ne devrait me… Vous gêner plus que ça. Je vais pouvoir signer votre autorisation.

Ajoutais-je en lui faisant de nouveau face.



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Dim 15 Avr 2018 - 22:11

Encore heureux il n’y en avait pas… si miroir il y avait dans cette pièce, je ne l’avais pas encore vu et ne désirais en réalité pas le voir, l’objet ne renverrait probablement pas mon image, mais celle d’une tomate trop mure, ou d’une pivoine au rouge particulièrement éclatant. Si le petit rire du toubib n’avait pas aidé à calmer cet état, la requête qui s’en suivit ne fit que l’aggraver.
* V… vraiment… je dois enlever tout le haut ? * J’étais chez le médecin, j’étais à l’hôpital, j’avais demandé ce traitement, m… mais il s’avérerait beaucoup plus dur que prévu. Le visage d’une couleur se rapprochant probablement plus de l’extraterrestre que d’autre chose, je levai lentement les mains à mon bustier pour m’en défaire… marquant une petite pause, prenant ne grande inspiration, je me calmai quelque peu, prenant maintenant en compte qu’il ne s’agissait pas d’un docteur, mais bien d’une doctoresse. Nous étions entre filles, mon corps avait simplement emmagasiné plus de chair superflue que le sien. Il n’y avait aucune honte à avoir, c’était exactement la même chose que les vestiaires d’une piscine finalement…

Un peu plus calme, je posai le regard sur le dos de celle qui avait eu la décence de me laisser me dévêtir en toute intimité ; finissant de me défaire de ma tenue, peut-être un peu formelle pour le coup, à savoir la veste, la chemise et le sous-vêtement en dessous. J’hésitai encore un peu, mais désireuse de savoir ce qu’il advenait de ma santé, j’enlevai enfin la dernière barrière qui protégeait cette partie de mon être au monde extérieur… depuis tout ce temps seule Kuu avait pu la voir, et maintenant que dans une situation loin de me mettre à l’aise je les percevais moi-même, je finis par détourner le regard lorsqu’elle me fit comprendre qu’elle était prête.

Heureusement, heureusement que pour son auscultation, elle s’était munie de gants médicaux. Non pas que je doutais de son hygiène ou autre, loin, bien loin de là… c’était plutôt la réaction de mon être à cette… « Épreuve » qui me poussa à avoir cette réflexion. Étant déjà sensibles à l’époque, toutes ces années à les laisser pour compte n’avaient visiblement en rien réduit leur sensibilité… bien au contraire. La consigne avait été de garder les bras levés, mais j’avais finalement dû en porter un à ma bouche, tenter d’étouffer des « réactions sonores indésirables » ; même s’il ne s’agissait que de vérifications médicales mon corps un peu trop entraîné dans ce domaine n’y voyait là qu’un nouveau « jeu ».

-Très doux… Finit-elle par lâcher un fin sourire sur le visage avant de rapidement rectifier le tir.

Un petit cri s’était finalement échappé de mes lèvres en l’entendant donner pareil descriptif à mon buste *q… qu’est-ce que…* Pensai-je alors qu’elle me rassurait sur un point, mais laissait un autre surchargé de nouvelles questions. *é.. était-elle…* perturbée entre ses explications vis-à-vis de mon état et mes pensées se bousculant sur la nature de… ses préférences en la matière.

- Hummm… avais-je fait d’une petite voix, occupée à me revêtir sans la quitter des yeux tandis qu’elle remplissait mon formulaire comme étant apte au combat.

* Donc, ce visage sombre est capable de sourire…* M’étais-je surprise à penser en l’observant, elle paraissait si sérieuse en permanence qu’en réalité s’était quelque chose que je n’aurais jamais cru possible, un peu comme Reiko en fait… son sourire étai quant à lui plus naturel, comme si elle ne le réservait qu’à un groupe très fermé « individus en particulier.
Le bras en dessous de mon buste, le soulevant un peu comme pour le sous-peser… comme toute opération médicale, j’étais certaine que ça aurait été déplaisant… mais… mais… posant sur elle un regard porteur d’un certain intérêt, ce n’est que quelques secondes après qu’elle ait levé les yeux vers les miens, que je me réveillai détournant précipitamment le regard vers, vers n’importe quoi en fait… les battements de mon cœur résonant à mes oreilles comme un tambour, un faciès probablement trop explicite pour la situation... Je devais y aller, je devais y aller avant que mon imagination ne se remette à tourner, avant que je ne me mette à envier... un type de relation qui m’était... totalement... inconnu... * Après tout... nous avons fermé la porte... je n’ai qu’à me serv... *

- Tout est donc ok ? Je… pe.. peux y aller ? M’interrompis-je moi-même le souffle court, cherchant à garder un contrôle qui... semblait au jour le jour m’échapper à chaque fois un peu plus...

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Lun 16 Avr 2018 - 11:59



Toucher une poitrine, je l’avais déjà fait. Dans le cadre médical ? Jamais. Je connaissais la méthode, je savais ce que je devais chercher et à fortiori trouver et pour une première, je m’étais très bien débrouillée. Combien de médecins dans le Yuukan avait bien pu pratiquer ce genre d’examen ? Très peu je supposais. Même si les différentes techniques qu’elles fussent opérations ou de détection étaient aujourd’hui déjà très évoluée, nous ne disposions pas –encore- d’une technologie suffisamment poussée pour déceler ce genre de maux. Nous connaissions leur existence, des moyens efficaces de les soigner ; mais bien souvent il était déjà trop tard pour faire quoi que ce soit. Ce qui rendait donc cet acte médical, que je venais de faire et que venait de « subir » la Metaru, rare voire unique. Et même en ne gardant que l’aspect professionnel de la chose, je devais avouer que ce court contact ne m’avait pas déplu… Si je ne savais pas mentir aux autres, il en était de même envers moi-même.

J’avais pu sentir son rythme cardiaque, entendre ces charmants petits sons qu’elle émettait et, je n’avais rien trouvé d’anormal, très loin de là. Pourtant cette palpation réalisée au travers d’une paroi de latex était bien éloigné de ce que l’on pouvait ressentir du contact entre deux « peaux ». Ces protections prévues pour garantir la stérilité procuraient une sensation amoindrie, masquait la chaleur des mains… Endormait le toucher pour que le praticien ne se concentre que sur ce qu’il devait trouver… Enfin, tout ceci pour dire que nous étions très loin de ce qui pouvait être fait dans l’intimité, et de toute façon ce n’était pas le but. Et même en ne considérant cela que comme mon travail… Et bien, je ne pus m’empêcher de penser à ceux d’Akina. Ils étaient différents, aussi doux, aussi fermes mais… Différents. Je ne sus expliquer en quoi –en dehors de leur taille respective, obviously- peut-être était-ce dû à notre lien particulier, quelques sentiment que nous partagions l'une pour l'autre.

L’examen touchant à sa fin, je constatai le changement brutal de la teinte de son visage. On aurait dit… Une framboise, ou une fraise. Rares avaient été les occasions où j'avais pu voir tel phénomène chez une autre personne que la Suzuri. Et je savais maintenant qu’il était dû dans la majorité des cas à la gêne. J’avais vu Akina rougir plus d’une fois et à chaque fois ce fut pour cette raison. Mais dans le cas d’Itagami, je pensais que c’était davantage lié à la situation qu’à autre chose. J’avais une réflexion assez réductrice à ce sujet : elle avait un enfant, elle aimait donc les hommes et n’était donc pas de mon "bord". C’était aussi simple que ça dans mon esprit et jamais l’idée qu’on puisse… changer, ou jouer sur deux tableaux ne m’avait effleuré. J’étais encore assez… Naïve ? à cette époque.

Je lui tendis le formulaire signé.

-Oui, vous pouvez y aller. Vous êtes en pleine forme, en dehors de ce… petit… soucis. Souris-je en l’accompagnant jusqu’à la porte. Si vous avez le moindre soucis… N’hésitez pas à revenir… Et demandez : Ikeda Sazuka. Nous nous reverrons peut-être à Hi… Enfin… Je n’espère pas... ce ne serait pas une bonne occasion.. Faites attention à vous. Ajoutais-je pensive, en ouvrant la porte et observant dans la salle d’attente. Il y avait encore deux personnes. Deux hommes semblant eux aussi en pleine santé. J’espérais, alors que j’observais un moment la jeune femme s’éloigner, qu’aucun de ses deux là n’allait me parler d’un problème d’ordre génital… Enfin, il n’en restait que deux, et je me sentais bien plus… légère.



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Mer 18 Avr 2018 - 11:29

La jeune dame me tendait mon dossier médical alors que j‘avais encore lespri plein de questions, esprit embué par des idées, des désirs, des sensations… des rêves ? Inavouables. Après tout cette petite voix dans ma tête avait-elle vraiment tords ? nous n’étions que deux dans cette pièce, personne pour nous interrompre, et j’avais probablement assez de…
hochant la tête de gauche à droite pour chasser ces… suppositions et plans malsains, je poussai un soupir en l’écoutant m’affirmer qu’aucun problème apparent ne m’empêchait de me joindre à ladite opération. Mon regard s’attarda sur ses mains l’espace d’un instant… cette auscultation avait été réalisée de mai n de maitre, seulement… il y avait un souci derrière ceci, elle avait été trop bien faite pour les meurs que je connaissais, sourit ce n’était pas sa première… soit… je n’étais pas la première dame qu’elle touchait… la question était la suivante, était-ce moi qui me faisais des idées ? ou parvenais-je à lire entre des lignes difficilement perceptibles…. ?

J’avais posé le regard sur elle à quelques reprises durant ce… examen. Ça faisait longtemps, longtemps que je n’en avais point vu certes, mais je savais encore reconnaitre de la satisfaction, ou plutôt une forme de celle-ci noyée dans un brin de désir quand j’en voyais.
M’éloignant lentement alors qu’Ikeda san demandais au prochain patient de rentrer dans la salle, je me retournai et posai mon regard encore troublé sur son faciès… bien plus rayonnant que tout à l’heure, comme s’il lui était arrivé quelque chose de bien… un sourire étirant mes lèvres, je fis un pas vers la porte en train de se refermer, pus un autre... puis un autre…


Ce n’est qu’en entendant déglutir le second patient que je m’arrêtai, portant sur lui un regard inquisiteur alors qu’il essayait de se faire tout-petit dans sa chaise. Levant le regard, croisant mon propre reflet dans le cadre de verre d’une peinture sur le mur, je me figeai quelque instants… constatant qu’avec mon rythme cardiaque accélérant, cette expression ne cessait de prendre de l’ampleur, se faisant de plus en plus… malsaine…
Un grand son résonna dans la pièce, une claque particulièrement cinglante que je venais de m’infliger, destinée à me réveiller alors que je faisais volteface. Contrôle-toi Itagami… contrôle-toi… me murmurai-je en quittant lentement la pièce.

Ce n’était pas de ma faute après tout, Shuuhei était le coupable, c’était lui, c’était lui et seulement lui, c’était de sa faute, pourquoi m’avait-il réveillé ? Pour ensuite me laisser en plan... Pourquoi avait-il fait ça… non… non finalement ce n’était pas le sujet ici. J’avais tiré un trait sur cet homme, comme il avait tiré un trait sur moi, mais si l’homme était en cause… peut être qu’une demoiselle, sachant comment si prendre avec ses consœurs était plus apte à cette situation… ou ... …
Secouée d’un petit rire, m’éloignant tête basse je venais de me faire une promesse… toujours étirée d’un sourire incontrôlé qui je l’espérais s’estomperais bientôt, mes lèvres remuèrent :

Nous allons mettre ça au clair… Sazuka chan…




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