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Les encres Mystérieuses II ᵜᴥ Muramasa


Mar 10 Avr 2018 - 20:00
Les encres mystérieuses 2
Pour vous notre relation qui débute semble être un moyen de vous amusez, en vue de comment vous tenter de me malmener. Du moins, c’est l’impression que j’ai de vous à cet instant. Un homme, un dragueur qui enchaîne le conquête comme les jours qui défilent. Néanmoins, je ne suis pas née de la dernière pluie et je ne compte aucunement me laisser aller dans vos bras. Mon intérêt pour vous n’est pas libidineux, mais bel et bien intellectuel que cela ne vous en déplaise, si vous espérez bien plus. N’est-ce pas là le pourquoi de votre proposition un peu douteuse que de m’inviter chez vous ? Cette proposition même que je viens d’accepter dans un seul et unique but.

--- Flashback ---

Ainsi, après vous êtes rapproché de moi, voilà que vous me conter doucement une histoire, pour que la conversation reprend un rythme plus doux, moins tendu et je vous écoute, me laissant un peu bercé par votre voix, quitte à avoir l’air de baisser ma garde concernant votre statut de potentiel homme en rute. Vous laissant parler, je vous réponds quand vous me le permettez. Chose qui crée un nouvel échange et vous permet de parler encore, m’expliquer quelque détail en plus sur cet oeuvre, comme l’aspect que les femmes ont dedans et j’apprécie réellement cela. Je souris, acquiesçant à cet instant vos mots, allant même soutenir votre regard un peu maladroitement. L’envie de fuir ce contact visuel avec vous pour ne pas vous permettre de recommencer à être trop proche de moi, encore.

La peur de l’inconnu.

Suite à vos propos suivant, je ne peux réprimer un petit rire de franchir mes lèvres. J’ai été un peu stupide de vous poser cette simple question, mais en même temps, elle me semblait quand bien même assez légitime pour qu’elle soit posée. Après tout, ne dit-on pas qu’il n’y a aucune question idiote ? Il peut avoir des réponses stupide, mais une question normalement, ne peut pas l’être. On ne pose pas une question pour rien en théorie. “On ne sait jamais que vous soyez un peu comme les farfadets de certain conte. Aimant torturer l'intellect des personnes qui vous entoure et là, avec moi, vous oeuvre de la meilleure façon qui soit.” Une petite comparaison peu commune, mais en même temps assez plaisante et pas forcément vil pour vous. Ne voyez là aucune insulte concernant votre physique, car je suis bien loin de penser que vous ressemblez à un nain, un gnome ou tout autre espèce surnaturelle déplaisante.

En réalité, si je devais partir sur une comparaison entre vous et un type d’être surnaturel, je pourrais partir sur les elfes, bien qu’il vous manque les si typiques oreilles pointues. Alors peut-être que je devrais plus partir sur les vampires avec votre air sombre et les mystères que vous semblez encore désireux de garder sur votre personne, sans parler de votre facilité à vous approcher d’une femme et à la charmer pour tenter, peut-être d’avoir ses faveurs. Oui, en réalité, je pense que ce type de créature vous correspondrai bien mieux, que cela soit pour le physique ou bien pour le côté plus intellectuel. Ne dépeignent nous pas souvent les vampires comme des êtres attiré par l’art et la connaissance, à force de vivre aux travers des siècles ?

Et là, vous me surprenez par votre proposition. “Vous la lire ? De vive-voix ?” Questionnais-je malgré moi, en vue de mon incrédulité face à cette proposition. Après tout, je ne connais pas encore l’oeuvre et vous la lire dès ma première lecture risquerait de nuir justement à la profondeur de celle-ci. Je ne saurais point placer les bonnes intonations correctement. “Je pense qu’il serait plus correcte que ça soit vous qui la lisez, pour en rendre toute les couleurs. J’aurais honte de massacrer par manque de connaissance, une oeuvre qui vous semble si cher. Mais je ne refuses point, dans le futur de le faire, après avoir eu le loisir de la lire au moins une première fois.” Mon regard posé sur vous, j’avoue être un peu ennuyée de décliner de la sorte votre demande, pourtant, rapidement, vous m’offrez la possibilité de me rattraper et je la saisis prestement. “Cela serait avec plaisir. Ainsi, nous pourrions échanger fréquemment nos opinions sur les livres que nous lirons et cela nous permettra d’en saisir peut-être plus de nuance et de profondeur ?

En parlant de débat, on se retrouve bien rapidement à en avoir un petit qui prend place quand au écris trop romancé. Je reste alors un peu surprise suite à vos propos, bien que cela semblait déjà se peaufiner depuis le début avec vos paroles. Bien que je doute en même temps, de la sincérité total de cette vérité qui semble pourtant se peaufiner sous mes yeux. Vous êtes un romantique.

Penchant un peu la tête sur le côté, mes iris captant légèrement les vôtres. “Vous croyez donc à l’amour avec un grand A ? Au coup de foudre peut-être aussi ? Et à l’âme soeur ?” Plusieurs question en une, mais j’avoue être assez curieuse à ce sujet que cela soit me concernant ou non, je me suis toujours demandé si moi-même je pouvais croire en cela, à ce destin, ce fil rouge qui semble unir une personne à une autre sans pour autant être certain de la rencontrer dans cette vie.

Je vous parle ensuite de ce livre que j’ai apprécié et que vous connaissez aussi en vue de votre réponse et je souris un peu. Satisfaite de cela et surtout de l’intérêt que vous semblez avoir porté à ce livre même si étrangement, je ressens un peu moins de passion pour celui-ci comparé à celui d’avant. “En effet, parce que du début à la fin, on reste en haleine, on s’attend à ce que les deux héros finissent ensemble et au final, non, ils se séparent et nous montre une réalité de la vie. Cette de parfois, devoir dire adieu à la personne que l’on aime le plus pour suivre sa propre voie. L’amour n’est pas tout dans la vie.” Je peux avoir l’air d’une fille froide et sans intérêt pour ce sentiment. En réalité, c’est très loin d’être le cas, néanmoins, je n’ai juste jamais réellement eu l’occasion de le découvrir pleinement et d’y succomber comme beaucoup semble l’avoir déjà fait… Bien qu’à cet instant…

Je secoue un peu la tête à ses pensées honteuses de ma part alors que vous me parler de chose bien plus sensé à cet instant. Je rougis alors, un peu ennuyée de penser à tout cela et de succomber dans un sens à vous alors que vous n’êtes qu’un vil faquin ou presque… “Je n’ai pas pour présomption de faire cela, mais si cela vous tient à coeur, je pourrais bien tenter de vous aider.” N’en revenons-nous pas là au concept de muse que l’on a abordé un peu plus tôt ? Si en réalité.

--- Fin ---

C’est pour cela que maintenant, les murs de l’académie ne nous encercle plus. Nous avons prit la direction de votre demeure dans le but de me permettre de lire ce livre dont vous m’avez tant vanter les mérites il y a de ça quelque minutes. “Vous habitez loin ?” Questionnais-je alors simplement pour tenter de faire la conversation alors que je suis assez mal à l’aise de vous suivre comme ça si rapidement pour aller chez vous. J’ignore s’il y a réellement se livre. Peut-être que je n’aurais pas dû accepter ? Non, après tout, on ne se trouve pas dans un livre, alors il ne peut rien se passer d’étrange et plus encore, je ne suis pas une fille fragile et sans défense. Que du contraire. Certes, je n’ai pas mon katana avec moi, mais j’ai toujours la possibilité d’user de mes autres techniques non affilié à cet art pour me défendre. Alors, je ne dois pas angoisser comme cela…

Pourtant, je ne peux m’empêcher d’être encore un peu plus rouge. Peut-être parce que je sais que je vais réellement entré dans votre intimité en pénétrant comme cela chez vous et qu’inconsciemment cela me plait ? Non ! Je ne dois pas avoir ce genre de penser.

Je me tiens alors derrière vous pour marcher, prétextant mentalement que c’est pour avoir bien plus d’aisance à vous suivre.



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Mer 11 Avr 2018 - 4:01





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Elle semble amusée, comparant avec subtilité son interlocuteur à ces créatures étranges tirées des fables. Il ne s’offusque pas de cette image qu’elle se fait de lui. Son petit rire fluet et cristallin est plaisant aux oreilles, comme une mélodie dont on ne saurait se passer d’écouter la moindre de ses notes avec attention. Ces mots sont plus une flatterie qu’une insulte. Rassuré, il se contente d'acquiescer en silence. Elle avoue apprécier la torture de l’esprit qu’il lui inflige, ce moment où la curiosité est attisée encore et encore, jusqu’à être totalement affamée par la sucrerie succulente dont on lui fait languir la saveur délicieusement fruitée. Essayait-elle de lui avouer ses désirs les plus inavouables ? Lui suggérer ses préférences ? Il appréciait qu’elle se montre, tout comme lui, particulièrement stimulante intellectuellement.

Les vampires sont certes vantés dans les légendes comme amateurs d’arts et de connaissances, mais aussi de sang. Quel est celui ayant le plus d’attrait à leurs crocs inextinguibles ? Celui des jeunes femmes virginales et pures. Celui d’une demoiselle à la chevelure immaculée et au regard azuré telle que la malicieuse Mikazuki ici présente. Si les créatures de la nuit existaient réellement dans le Yuukan, elle serait poursuivie par une horde de suceurs de sang plus goguenards les uns que les autres, à tous les coups.

Voilà qu’elle repousse son désir si simple qu’il prend le courage de lui exposer. Ne comprend-elle pas ce dernier ? L’envie d’entendre sa voix parcourir les encres pour la toute première fois. Il acquiesce, pour ne pas offusquer l’interlocutrice. Bien sûr, il lui cède la victoire. Une bataille de perdue, mais la guerre ne faisait que commencer. Il lui ferait changer d’avis, à la moindre occasion qu’elle lui offrirait par inadvertance ou de sa propre volonté. Elle propose un compromis avec une innocence éhontée.

“ Cela serait plaisant. Je n’ai personne à qui parler littérature. “ -acquiesçant à l’idée de partager des discussions passionnantes autour des livres-

Tournoyant autour d’un débat sur la romance, elle vient poser des questions légitimes. Après tout, il se permet d’être avenant, sans vergogne, alors qu’elle doute sur sa bonne foi ou encore ses intentions. Un peu indiscrète, l’ingénue est juste curieuse. Comment ne pas lui répondre, lorsqu’elle prend cette pose la rendant si craquante ?

“ Si je crois à l’amour, au coup de foudre, ou encore à l’âme sœur ? “ -un peu songeur- “ Je pense, sinon cela ne serait pas le genre littéraire le plus inspirant à mes yeux. “ -avouant ce petit trait de sa personne- “ Cependant, je n’ai pas encore trouvé satisfaction d’une telle relation. “ -affichant un sourire candide-

Suivre sa propre voie ? L’amour n’est pas tout dans la vie ? Muramasa comprenait ces paroles avisées, mais n’aimait pas ces idées trop fatalistes. Il ne releva pas, se contentant d’acquiescer silencieusement aux paroles qu’elle lui tenait.

Il marquait un léger sourire, doublé d’un regard qui voulait tout dire. Cela lui tenait à cœur, qu’elle l’aide. Après tout, il lui avait déjà parlé d'un horizon où elle serait une muse plus inspirante que son humilité la laissait croire.


✗✗✗


Elle accepta la proposition que Muramasa lui fit. Était-ce uniquement sa curiosité qui la poussait à suivre le mystérieux personnage ? Ou bien était-ce une raison plus sinueuse ? Un peu des deux, assurément. Quand bien même elle acceptait de venir uniquement dans un but intellectuel, était-elle vraiment insensible au bel étalon ? Ses lèvres pouvaient nier, mais ses joues ne pouvaient cacher la vérité. Était-elle moins fataliste qu’elle le prônait ? N'espérait-elle pas trouver la passion dévorante tant fantasmée dans l’imaginaire de certaines œuvres ? Oh, allez. Même une personne aussi forte et intrépide qu’une vaillante Samouraï à la lame assassine, demeure une demoiselle, au cœur tendre et moue ne cherchant qu’à palpiter avec passion.

Ils avaient quitté l’Académie Hashira, prenant la direction de sa demeure située dans les quartiers résidentiels de la Roche. La soirée était encore jeune et venait à peine de commencer. Ils marchaient silencieusement depuis un moment. Brisant le mutisme de leur périple, elle s’osa à poser la question qui se devait.

“ Ce n’est pas très loin. “ -la rassurant-

Maintenant qu’il y pensait, qu’en était-il de la Nagamasa ? Une femme aussi appréciable devait avoir bon nombre de prétendants. Elle le suivait, se dérobant à sa vue. Avait-elle peur qu’il ne l’agresse comme un vil freluquet ? Ou bien était-ce pour cacher son embarras qui se dessinait si aisément sur son fin visage ?

“ Et vous, Mikazuki-san ? Y croyez-vous ? À l’amour, au coup de foudre, ou encore à l’âme sœur ? “ -lui posant la question sans détour, désireux de connaître sa vision sur le sujet-

A l’orée du voile vespéral, les deux silhouettes continuent de traverser la soirée. Une est sans doute un peu plus rêveuse que l'autre. Peut-être que comme dans ce livre, trois mètres au dessus du ciel, à l'image des personnages principaux, tout deux peuvent apprendre l'un de l'autre ?






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Sam 14 Avr 2018 - 22:32
Les encres mystérieuses 2
Ce n’est pas très loin. Votre réponse est simple, mais en même temps, elle manque de précisions. Pas très loin est une notion subjective et elle peut très bien varier d’une personne à une autre en fonction du milieu où on a grandit ou encore tout simplement de la distance que l’on est habitué à parcourir. Ainsi pas très loin peut très bien équivaloir à cinq minutes de marche pour un individu alors que pour une autre personne, trente minute ce n’est pas très loin. Dans mon cas, ayant, il y a peu parcouru une très grande distance, entre Iwa et le pays du rempart, il y a quand même plusieurs jours de marches, je peux donc considérer que notre destination n’est pas très loin…

Néanmoins, je reste assez surprise par la direction que l’on prend maintenant. Je me questionne un peu, tout en marchant toujours derrière vous. Le domaine Borukan n’est-il pas de l’autre côté ? J’hésite alors un instant avant de finalement prendre la parole pour vous poser directement la question. “Vous n’habitez pas au domaine Borukan ? Il me semble qu’il est dans cette direction non ?” Questionnais-je en indiquant la dite direction du doigt. Si jamais je me trompais, j’avais l’excuse d’être arrivée il y a peu de temps dans le village pour ne pas avoir encore réellement le loisir de savoir bien me repérer dedans, mais en tant que Shinobi, cela est un peu la honte de ne pas avoir le sens de l’orientation.

Cependant, là, supposer qu’il ne vit pas ou plus dans le domaine de son clan laisse supposer plusieurs chose. Êtes-vous marié par exemple avec une femme d’un autre clan ? Ou bien peut-être même tout simplement en ménage avec une femme que votre clan n’a pas accepté ? Sinon, à cause de votre débauche, vous avez un autre appartement pour ne pas trop vous faire juger par son clan, là où vous ramenez ses conquêtes ? Mais si c’est le cas, pourquoi vous y entreposeriez des livres de valeurs ? Non, il n’y a rien de tout cela qui colle. Après tout, ne m’avez-vous pas dit justement que vous n’aviez pas encore trouver la satisfaction d’une relation amoureuse ? Ou alors peut-être était-ce une petite omission de votre part ? Pourquoi mentir si juste après vous me permettez de connaître la vérité ? Je réfléchis, observant votre dos juste devant moi alors que l’on continue de marcher. Je dois reconnaître que la possibilité que vous soyez déjà en couple est quelque chose qui m'ennuie, même si en même temps, cela pourrait réellement me soulager… En fait, non, je ne sais pas ce que je dois penser de tout cela.

Et comme pour me tirer de mes pensées assez déplaisante et frustrantes, vous me poser une question. Relevant un peu la tête pour ne plus fixer votre dos, mais plus l’arrière de votre tête et donc votre chevelure d’ébène. Parler comme ça, sans voir votre visage alors que vous n’avez de cesse de dire mon prénom est quelque chose de moins difficile pour moi, alors j’en profite, avant que vous ne vous retourniez ou ne tourniez tout simplement la tête.

Je ne sais pas si je crois réellement à l’amour comme cela. L’âme soeur tout ça, c’est un peu comme dire que notre route est tracée. Je conçois que pour un samouraï ne pas croire au destin est quelque chose qui peut paraître étrange alors que l’on passe notre vie à suivre une voie toute tracée et chercher la mort avec honneur. Mais cette histoire d'âme soeur, j’ai réellement du mal avec cela. C’est comme dire qu’une arme est obligatoirement faite pour tuer et prendre la vie. Pourtant, quand elle est dans son fourreau, elle est inoffensive et plus encore, elle peut aussi à servir à défendre une cause, un innocent, pas juste à verser le sang et répandre le malheur. Alors pourquoi on devrait croire à quelque chose de pré écrit et surtout pourquoi tout homme serait obligatoirement lié à une femme et inversement ?” Une question à laquelle je n’attends pas réellement de réponse, mais qui dans un sens en dit long sur ma façon de penser, si bien entendu, vous comprenez. Je ne refuse pas d’y croire, j’ai juste du mal avec cela, à cette règle pré établi sur l’amour, sur les ame soeur. Pourquoi après tout, ne pourrions nous pas décider de qui on tombe amoureux ? Pourquoi il y a cette force, cette destinée qui peut lier deux être alors que tout normalement ne devrait pas se cantonner à une seule chose, une seule face de la pièce par exemple.


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Dim 15 Avr 2018 - 10:24





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Pas assuré, regard mordoré. Il poursuit le périple, conduisant l’ingénue vers son antre. Arpenter ce dédale rocheux est devenu une habitude ancrée au plus profond de son être, si bien que même les yeux fermés, il n’aurait point de mal à poursuivre sa route. Les bras le long du corps, il continu à traverser le vespéral abîme, s’épaississant peu à peu au fil du temps. Pour lui, ce n’était pas très loin. Plus des jours passaient, plus la distance paraissait s’étioler. La concernant, il ne pouvait se risquer à l’informer sur la substantielle question qu’elle lui posa. Peut-être qu’à ses yeux azurés, la parcours incarnerait un périple colossal, ou peut être au contraire, cela tiendrait davantage de la promenade de santé.

Il n’a pas le plaisir de pouvoir poser ses yeux sur ce beau visage pour prendre la température. Peut-être regrettait-elle amèrement sa décision ? Ainsi, elle se risquait à se renseigner quand à la longueur de la nébuleuse odyssée dans laquelle elle venait de se lancer. Les échos cristallins de sa voix se faisaient fantasmagories, laissant les pensées mettre en exergue l’imaginaire. Il était tentant de se retourner, afin de s’assurer que la muse n’était chimère. Cependant, l’impression de briser quelque chose contraignait à ne point céder à cette irrémédiable envie. Une nouvelle question, apportant son lot d’interrogation sur la cause de celle-ci. Était-elle inquiète de se faire mener en bateau ? La Nagamasa était une créature de rêve, ce qui devait provoquer les émois de bien des détraqués. Le fans fans de la belle devaient s’avérer légion et même être prêt aux plus viles vilenies afin de la séduire. Peut-être qu'elle en avait habitude, voilà pourquoi elle était si méfiante. Elle était nouvelle, ce qui expliquait peut-être sa curiosité.

“ Je n’y habite pas pas. “ -répondant solennellement en affichant un sourire qu’elle ne verrait point-

Il tourne sa tête vers elle un très bref instant, reprenant auparavant le marbre dans ses traits. Appréciant alors la vue de ce petit doigt pointant effectivement la direction de la tanière du monstre.

“ Le domaine Borukan est effectivement dans cette direction. “ -lui répondant en toute simplicité-

Il se retourne, continuant à marcher en direction de sa demeure. Il aurait mieux fait de ne point lui répondre. Qu’allait-elle penser de lui ? Qu’il était un drôle de personnage n'ayant aucune considération pour les valeurs claniques ? Voir pire ? Mystère. Il sent le regard de la demoiselle qui se pose sur lui. Évidemment que son regard le fixe, peut-être même le juge. Pourtant il reste stoïque, continuant simplement à avancer.

Elle répond à sa question en mettant en exergue ses doutes sur l’existence ou la non existence du destin. Il comprend parfaitement sa pensée, mais se plaît à une autre plus fantasmée.

“ Une lame et un fourreau sont créés séparément, pourtant ils se complètent parfaitement, car ils ne vont pas l’un sans l’autre. Tous deux sont uniques. Je ne parle pas de ces créations standardisées, mais d’ouvrages de maîtres forgerons créant de véritables chef-d’œuvres.  Bien sûr, tenter d’accorder une lame avec le fourreau d’une autre ne marche pas sur le plan de l’ataraxie. ”

Il finit par arrêter ses pas un peu abruptement. A l’orée de la nuit, il reste en apnée pour ne point être englouti par les ténèbres vespérales.

“ Mikazuki-san. Peut-être que rien n’est pré-écris. Peut-être que trouver son âme sœur n’est le fruit que d’une heureuse coïncidence réunissant deux personnes allant parfaitement ensembles. Peut-être même que vous et moi sommes un fourreau et une lame ne formant qu’un. Qui sait ? “ -un peu songeur à cette idée- “ Il me vient un autre exemple pour illustrer mes propos. Une muse et un artiste ne sont-ils pas fait pour s’accorder dans une mutuelle harmonie créatrice ? Tous deux se satisfont l’un de l’autre, sinon il n’y aurait pas de chef d’oeuvre naissant de leur relation partagée. Votre oeuvre littéraire préférée vient peut être de l’union d’âmes sœurs, y avez-vous songé ? “

Il se retourne vers elle, afin de la regarder dans les yeux. Ils étaient proche de leur destination escomptée, mais loin à la fois.






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Dim 15 Avr 2018 - 14:45
Les encres mystérieuses 2
Indissociable comme la lame et son fourreau… Je reste silencieuse un instant suite à vos propos. Surprise par la profondeur de ceux-ci et surtout la métaphore que vous avez prit la peine de suivre. Songeuse, je suis forcée de reconnaître que je n’avais nullement pensée à ce point de vue, à cet aspect de deux choses créer pour se compléter, se contenir, s’associer de la sorte. C’est comme le yin et le yang. Les opposés, les similutudes. Au final, tout cela, ce concept d'âme soeur, n’est pas utilisé que pour les hommes, mais au final, habite le monde tout autour de nous. Cela le rend dés lors moins abstrait et surtout plus acceptable à mon sens, même si je reste toujours un peu sceptique face à l’idée de deux êtres qui dés le début de leurs vies, seraient en réalité destiné à vivre un bout de vie ensemble, si pas toute la totalité, enfin, si le destin le veut bien.

Je manque alors de vous rentrer dedans alors que vous vous arrêtez soudainement devant moi sans crier gare juste avant. Je me retrouve ainsi, à quelque centimètre de votre dos et pendant quelques instant, je peux sentir les effluves de votre parfum, votre odeur. J’en rougis un peu, s'empressent assez rapidement de reculer d’un pas pour remettre une distance adéquate et respectable entre nos deux corps. Je ne suis nullement désireuse d'empiéter sur votre espace vitale comme vous avez pu le faire un peu plus tôt dans la bibliothèque.

Ainsi, toujours dos à moi, vous reprenez la parole et je reste surprise par vos propos. Flatté également d’une certaine façon, le rouge venant encore teinté un peu mes joues. Mais en même temps, je ne sais toujours pas comment je suis supposée vous voir. Vous qui semblez si habitué à draguer la gente féminine. Je baisse alors la tête, fixant le sol alors que vous poursuivez, continuant de faire des insinuations sur nous d’une certaine façon. Elles sont plaisantent, j’avoue que j’aimerais y croire pour une obscur raison, mais je ne peux juste pas.

Et puis une question fuse, pour avoir mon avis et je reste silencieuse, percevant bien votre rotation pour me faire face alors qu’une nouvelle fois, vous venez de me retourner le cerveau, ou en réalité, devrais-je dire le coeur.

Je déglutis alors discrètement, enfonçant mes ongles dans les paumes de mes mains pour redresser la tête et planter mon regard dans le votre. Je ne faillirais pas ! Je ne me laisserais pas avoir par vos belles paroles et votre corps d’Adonis.

Les joues encore rougit, le regard néanmoins droit, je soutiens le votre. “L’alchimie ne vient pas d’une histoire d’âme soeur, mais de toute une évolution. Pour que le fourreau conviennent à la lame, ils ont tous deux été réfléchit de la sorte et travailler l’un après l’autre. Pouvez-vous dire qu’il en est de même pour l’homme ? Si vous prétendez que l’on pourrait être des âmes soeur, expliquez comment cela pourrait-il être étant donné que nous n’avons été aucunement façonné pour nous correspondre, que cela soit physiquement ou bien psychologiquement. La lame a été créé puis le fourreau ensuite, ils n’ont pas été fait en même temps en priant le petit bonheur la chance.” Répondis-je alors, qu’en réalité, à cause de vous, à cet instant, j’ai envie de croire à cette histoire d’âme-soeur, mais je ne suis pas aussi frivole et naïve. Je ne peux pas me laisser aller à de tel enfantillage à rêver d’un prince sur un noble destrier et à un happy end. C’est chose là n’existe pas et ce malgré vos paroles qui me pousserait presque à y croire.

Je me permets alors de vous contourner pour espérer reprendre la marche. Étant réellement dérangée par cette discussion et vos propos, ayant peur de faillir à votre charme. Je suis juste désireuse de les différents livres dont on a parlé. Rien de plus. Du moins tentais-je de me convaincre.



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Dim 15 Avr 2018 - 17:17





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La métaphore de la lame et du fourreau était quelque peu épineuse, mais bien trouvée. Apportant pléthores d’idées savoureuses, mettant en exergue la quintessence pouvant prendre place entre un homme et une femme laissant la passion les enivrer jusqu’à l’epectase. Muramasa était loin d’être insensible à la jeune femme. Sa compagnie s’avérait bien trop plaisante pour être ignorée. Une tension sinueuse et des plus palpable avait prit place dès les premiers regards qu’ils s’étaient échangés. Le fourreau et la lame désiraient 

L’inexplicable tension qui planait ostensiblement depuis leur rencontre, ne faisant que s’intensifier à chaque instant, montrait bien qu’ils étaient loin de ne pas s’apprécier mutuellement.

Les joues de la demoiselle se coloraient d’un pourpre chatoyant, trahissant les pensées interdites découlant de la métaphore. Cela ne l'empêcha pas de regarder dans les yeux le jeune homme, au contraire même, semblant décidée à soutenir l’échange visuel. Elle répondit avec attention et grand soin aux idées qu’il avait émises. Une analyse fine et pragmatique, faisant montre d’une logique indéniable. Une logique indéniable, mais dénotant d’un réel intéressement quand à la question. Elle présentait sa vision, mais cherchait sans doute avec une imperceptible malice, à ce qu’il lui démontre qu’elle se trompait.

Les paroles de la demoiselles étaient réalistes, ne laissant place aux pittoresques fantasmagories des rêves. Elle essayait alors de reprendre la marche, de ne plus parler de ce sujet qui semblait la déranger plus que de raison. Frôlant la silhouette qui se dresse en face d’elle, elle s’avance pour la contourner et fuir ces images la déstabilisant. Une main se pose délicatement sur son avant bras, afin de la retenir dans son évasion, ne pas la laisser fuir ce sujet particulièrement sensible. Loin d’être ferme, sa poigne est douce, mais suffit amplement à ce qu’elle halte sa mouvance.

“ Peut être qu’une force qui nous dépasse existe. Une force qui s’amuse à façonner les âmes sœurs et à les éparpiller dans le monde. Peut-être est ce un jeu plaisant à ses yeux, que de voir si elles parviennent un jour, ou pas, à se retrouver. Pouvez vous expliquer toutes les choses de ce monde par la logique, Mikazuki-san ? Les Kami existent-ils ou sont ils affabulations ? “

Relâchant sa poigne, il effleure du bout des doigts l’étoffe de la parure recouvrant la peau de son avant-bras, avec une délicatesse brûlante.. 

“ Nous sommes peut être fait l’un pour l’autre. Ma lame et votre fourreau seraient, j’en suis certain, très bien assortis. “ -jouant légèrement sur les mots sans le faire exprès- " Aussi bien qu'une muse et qu'un artiste, se complétant harmonieusement. "

Il finit par baisser sa main afin de prendre celle de l’ingénue dans la sienne. Montrant un réflexe évasif, elle finit par hésiter, ce qui marque sa fin. Finissant blottie dans la paume venant l’emprisonner.

“ Ne pensez pas trop à ces choses là. Découvrons le ensemble, en prenant tout notre temps afin de mieux nous connaitre. “ -lui souriant- “ Nous sommes presque arrivés. “

Reprenant la marche, mais d’une manière un peu plus chaleureuse. Sentant la soie contre sa peau, il profite de la douce chaleur qui en émane. Un peu gêné lui même par ce geste qu’il s’était permis sans son accord, il détourne un peu les yeux par culpabilité.

“ Excusez-moi. Je… Je ne sais pas ce qui m’a pris. “

Étrangement, il ne voulait pas se défaire de l'étreinte charnelle, mais innocente, qui venait de se créer tout naturellement.






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Dim 15 Avr 2018 - 21:45
Les encres mystérieuses 2
La fuite n'est jamais la solution, c'est le moyen de montrer que l'on est faible, mais aussi de prouver le manque d'honneur, mais parfois, comme dans cette situation, il est préférable de le faire, pour éviter les ennuis, les discussions et surtout les prises de tête incompréhensible... Parce que c'est réellement cela que vous voulez me provoquer non ? C'est votre but ultime alors que votre dextre se pose sur moi, me stoppant dans mon élan pourtant pas si rapide. De cette façon, maintenant à côté de vous, je relève la tête, le visage toujours en feu par votre proximité encore plus proche, notre sujet en lui-même ainsi que votre familiarité qui ne cesse d'être de plus en plus présente.

Je relève alors le regard vers vous, alors que je me trouve maintenant à côté de vous et que vous prenez la parole. Poursuivant cette conversation que je veux fuir. Vous ne pouvez donc point faire preuve de clémence à mon égard ? Ne voyez vous pas à quel point ce sujet est malaisant pour moi ? Êtes vous donc à ce point désireux de me voir mal à l'aise ? Au risque je bégaye à cause de la gêne que vous m'occasionné ? Moi qui pourtant, arrive normalement à contrôler mes émotions et ne pas me laisser aller de la sorte. Pourquoi avez-vous une telle emprise sur moi ? A cause de quel phénomène ?

Vous parlez là de divinité, comme si cela pouvait influer sur nous si facilement. Il est vrai que l'on pourrait croire en cela, en des forces aux dessus de nous, pour expliquer un tas de choses, mais j'aime à être rationnelle. "Certes, il y a des êtres au dessus de nous, mais je doutes qu'ils s'amusent réellement à faire cela, il y a bien d'autre chose à s'occuper que de faire des paris de la sorte, je pense." Soufflais-je doucement avant de fronce les sourcils à vos propos plus qu'étrange. "Je n'ai pas besoin de votre lame." Répondis-je alors, ne voyant nullement le sous-entendu plus que tendancieux que vous venez de me faire. Un esprit chaste, dépourvu de perversité, l'absence de luxure, par manque de pratique et plus encore. Vierge, voilà ce que je suis et dés lors, je ne peux voir ce qui vous imaginez. Un esprit lubrique comme le vôtre.

Un frisson parcours mon derme alors que vous laisser vos doigts glisser dessus pour suivre la courbe de mon poignet et descendre. Je baisse alors le regard sur votre main, malhabile qui se saisit de la mienne. Intrusion plus qu'intime dans un lieu public. Contact inapproprié pour deux inconnus. Je devrais vous repousser, vous insulter de goujat et prendre la fuite. Pourtant, à cet instant, je ne le fais pas, curieuse de la suite, de savoir si oui ou non, vous êtes ce genre d'homme. Dragueur invétéré, de plus en plus, c'est ce qui se profile à l'horizon.

Vous relancez la marche, précisant que l’on n’est plus trop loin avant de prendre encore la parole pour vous… Excuser ?

Je me stoppe alors à mon tour, retirant ma main de la vôtre. “Que cherchez-vous exactement Borukan-san ? Je cherches à vous comprendre, à vous cerner, mais je n’y arrive pas. Je ne sais pas si vous êtes un dragueur qui comptez vos conquêtes ou bien tout autre chose. Alors dites moi clairement ce que vous cherchez-là.” Diplomatie ? Oui, c’est ainsi que j’ai choisit d’agir, j’aurais pu prendre la fuite, vous planter là, mais j’ai envie de croire que je me trompe sur vous n’êtes pas tel que vous vous montrez là. La première impression que vous m’avez faites était tellement différentes… Un homme instruit et aussi cultivé ne peut pas être si vil et luxueux. Et pourtant, je ne peux m’empêcher d’émettre des doutes à votre sujet, à cause de l’aisance que vous avez à vous montrer si intrusif dans mon intimité, à faire preuve d’une telle proximité alors que l’on vient à peine de se rencontrer. Vous êtes déroutant !


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Lun 16 Avr 2018 - 3:50





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Il ne voulait pas se montrer trop avenant avec la demoiselle. Certes, il désirait la rendre folle, qu’elle ne sache plus comment réagir, la prendre au dépourvu afin de voir la porcelaine de son visage se teinter de pourpre. Briser les repères de la jeune femme était plaisant, mais loin d’être un jeu à ses yeux. Il désirait la connaître davantage, avec une sincérité tenant de la candeur. Contempler chacune des réactions qu’elle tentait tant bien que mal de dissimuler à travers ses graciles mouvances, incarnait une tentation bien trop plaisante pour être simplement ignorée. Ce n’était pas tous les jours que l’on rencontrait une muse. Mikazuki était indéniablement inspirante, mais bien plus encore. Voilà pourquoi il appréciait cette inconnue qu’il ne connaissait pas réellement. Elle avait tout pour elle, mais semblait ne porter une grand espoir dans les relations amoureuses. Cela était étrange, mais connaissant un peu les Nagamasa, cela n’était pas si étonnant. Bien que ne portant pas de Katana, il était indubitable que la belle pratiquait les arts du Bushido. L'expertise d'un médecin érudit pour repérer ce genre de chose était indubitable. Il suffisait de voir les courbes de ce corps savamment dessinées sous la fine étoffe recouvrant sa peau, pour comprendre toute la souplesse et l’agilité qui se cachait dans cette féline silhouettes aux formes des plus suave. Bien que douce, il sentit parfaitement une main experte dans le maniement de l’arme blanche. Elle cachait bien son jeu, sous sa féminité exquise qu’elle affichait. Peut-être qu'il se trompait, mais cela aurait était surprenant. Rien ne laissait suggérer que la demoiselle était une experte des arts du combat. Il ne faisait qu'émettre une hypothèse dont la véracité devait encore être prouvée, et pourtant... Sans compter que toucher à une membre du clan Nagamasa relevait de la pure inconscience. Il s’agissait d’un clan puissant et prestigieux, qui n’allait certainement pas laisser passer un tel affront impuni. Pourtant, Muramasa était loin de s'inquiéter de cette évidence. Il appréciait énormément la demoiselle, sans même trouver une explication logique quand à cette irrémédiable attirance dont il était victime. Cela lui venait naturellement, tout simplement.

La rougissante adepte du Bushido semblait particulièrement déstabilisée, faisant davantage montre de son état que le parangon qui lui tenait la main avec délicatesse. Il ne voulait ou ne pouvait lui laisser aucun répit. Pourtant, le bel étalon était loin d’être un coureur de jupons. La totalité du temps, il était même plutôt la proie devant résister aux assauts de prédateurs affamés de sa chair.

Divinités ou démons ? Qui pouvait aspirer à saisir leur raisonnement, si ces derniers existaient. Elle s’offusquait de la métaphore, qui n’avait pas été évoquée de façon pernicieuse, mais belle est bien imagée de façon innocente. Un peu maladroite, certes, mais innocente. N’était-ce pas l’intention qui primait ?

Elle finit par retirer sa main de celle qui l’étreint avec légèreté. Outrée, elle n’avait pourtant pas montré de réelle vindicte. Il fallu qu’il s’excuse de s’être montré trop tactile, pour que cela énerve la jeune femme. Pourtant il était sincère, ne désirant pas que cela porte préjudice de la quelconque façon que ce soit. Après tout, les rumeurs étaient rapides à naître et à se répandre. Les rues étaient désertes et il n’y avait pas un chat à l’horizon, mais cela ne changeait rien au fait qu’il s’était permit de toucher sa main sans sa permission. 

L’ offusquée demandait ouvertement ce que cherchait le médecin. Avouant avoir des doutes quand à l’intégrité du personnage qui lui faisait face, elle évoque des termes bien peu élogieux. Ne perdant pas sa contenance, mais affichant un visage imperceptiblement circonspect, Muramasa la regarde dans les yeux, avant de lui répondre le plus simplement du monde.

“ Vous me demandez ce que je cherche… “ -prenant un ton monotone, avant de se réajuster- “ Je m’excusais de m’être montrer trop… intrusif, d’avoir frôler votre peau sans vous en demander la permission.  Mais je n’y peut rien. Votre compagnie est vraiment plaisante et cela fait longtemps que je n’avais pas éprouvé de plaisir à converser avec une personne telle que vous. J’ai bien un ami, voire deux, avec qui j’ai occasion de discuter de sujets passionnants. Mais aucunement nous évoquons la littérature. Je ne suis pas un dragueur aux innombrables conquêtes, loin de là. Ne vous ais-je pas dit que je cherchais une muse ? Ma muse ? Je pense que je l’ai trouvée en vous, Mikazuki-san. “ -dit-il, avec sincérité- “ Voilà pourquoi j’essaye désespérément de susciter votre intérêt me concernant, afin que vous désiriez me revoir, afin que vous ne puissiez vous passer de ma présence. De plus, je ne suis pas contre le fait de découvrir si nous nous complétons, car je vous avoue que la solitude m’est devenue une idée insupportable après vous avoir rencontrée. N’est ce pas là l’attrait d’une muse, que d'envoûter l’artiste ? Mais si cela n’est pas réciproque, alors qu’est ce qui la retient d’abandonner celui qu’elle inspire ? “

Muramasa posa sa main, désormais libre, sur sa propre nuque. Il ne voulait pas paraître aliéné, mais apparemment, cela était mal parti. Voilà qu’inconnu qu’il était, il venait parler étrangement à une jeune femme semblant avoir la tête sur les épaules. Il ne savait pas vraiment comment elle réagirait devant tant de sincérité éhontée.






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Lun 16 Avr 2018 - 13:46
Les encres mystérieuses 2
Nulle éloge quand la quête de vérité est de mise. Il faut savoir choquer, pour marquer les esprits et tenter de les pousser à se confesser pour laisser éclater la véritable couleur des intentions dont ils sont pourvu. C'est là, la chose que je tente de faire avec vous en me permettant d'insinuer de la sorte que vous puissiez être un tel homme sans principe, ni respect pour la gente féminine. Ne voyant celle-ci que comme un gibier pour satisfaire vos plus profonds instincts animaux. Le désir de reproduction, sans pour autant le désir de vouloir enfanter une progéniture. Le désir unique de corps, voyant celui-ci comme un objet de plaisir. Le respect existe-t-il chez vous ? Telle est en réalité, ma véritable question. Celle de savoir si vous êtes un homme respectable et fréquentable ou bien simplement un homme corrompu et perfide. J'escompte me tromper à ce sujet, que vous soyez le genre d'homme que j'aurais le plaisir de courtiser plutôt que de fuir, car tel est en réalité, ma véritable envie. Apprendre à vous connaître, à vous cerner surtout et ne pas avoir de fausses images sur vous. Néanmoins, je ne peux m'empêcher de douter, à cause de votre aisance à me faire rougir et l'habilité de vos mots et de vos doigts. Combien de couches avez-vous déjà partagé ? Combien de femmes se sont retrouver dans ses bras dans lesquels j'escompte me lover plus que de raisons ? Je redoute votre réponse, mais j'ai besoin de savoir, n'étant nullement naive ou même ignare comme on peut le lire dans plus d'un compte à l'eau de rose. Tomber dans les bras d'un homme est une chose que je ne compte point faire avec aisance. Alors, oui, je m'offusque de votre attitude, de votre proximité tout en désirant d'autant plus celle-ci. Cruel dilemne. Fierté, peut-être mal placée.

Et vos mots fusent alors, comme une mélodie envoûtante. Tirade des plus appréaciable et qui fait rêver. Vous avez les mots, vous avez les gestes... Mais n'est-ce pas justement trop beau pour que cela soit vrai ? Je détourne la tête, inquiète, angoissée à l'idée qu'en réalité, vous ne puissiez être sincère de vos mots. "A combien de femmes avez-vous déjà flatté de la sorte ? Vu l'habilité de votre lange et votre aisance, je ne puis être la première à laquelle vous prétendez offrir un tel rôle." Il faut savoir se faire désirer comme on dit, mais là, en réalité, je ne joue nullement à cela. Je doute réellement de votre personne, de votre sincérité à me dire tout cela. Je ne veux pas croire au coup de foudre ou encore aux âmes soeurs, comme je vous l'ai dit. Alors, je ne peux tout simplement accepté que tout cela ai si vite. Qu'il s'agisse d'une histoire de muse et de création ou bien plus de sentiments lié à ce fil rouge qui relie deux personnes. Et puis, oui, j'ai peur de cela, de cet inconnu que vous, pourtant vous semblez déjà connaître. Dans le domaine sentimentale, je suis une novice, une apprentie qui ne sait que ce qu'elle a pu voir ou lire et qui refuse d'être trop crédule. A votre plus grand malheur visiblement.

Surtout que je ne daignes point vous regarder davantage. Non pas que votre physique soit déplaisant, mais de peur de succomber un peu plus à votre charme et à vos mots. Je ne me laisserais pas aller à tout cela. Pas avoir de vous connaître davantage et plus encore. Et pourtant...

Pourtant, je reprends la parole, dans un chuchottement, les bras croisés, pour tenter de me protéger non pas de vous, mais de cette histoire, de ses sentiments incertains. Le regard rivé sur le sol terreux. "Je ne refuse pas d'être votre muse ou de vous revoir Borukan-san... Ce que vous voulez, dans un sens, vous l'avez déjà, que cela me plaise ou non..." Un aveu ? Oui, aussi faiblement fut-il dit, mes mots répondent aux vôtres, à votre demande et plus encore à votre désir, même si en réalité, je m'y refuse encore. Tout cela ne peut pas être si simple, si rapide... Mais dire cela au final, ça ne m'engage à rien de plus que vous revoir. Fidèle, je le suis, alors si j'ai dit vous aider, je vous aiderai. Je ne reviens pas sur ma parole, une question d'honneur.



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Lun 16 Avr 2018 - 20:42





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La Nagamasa est intransigeante et bien décidée à savoir quel genre de personne elle avait en face d’elle. Loin d’être fille à céder facilement aux avances, elle demande directement  au médecin de quoi il en retourne, en restant sur ses gardes. Son regard azuré est sévère, ne laissant point  place à goguenardise. Loin de ne pas respecter la gente féminine, le directeur n’appréciait pourtant pas les gourgandines. Le respect allait aux personnes le méritant, tout simplement. Le parangon n’accordait aucune attention aux femmes se complaisant dans le stupre et la luxure avec n’importe quel premier venu. La jeune femme à la chevelure immaculée était de toute évidence le genre de femme qui méritait un grand respect. Muramasa appréciait Mikazuki, en la respectant comme il se devait. Il la respectait énormément, voire même de plus en plus  en la découvrant progressivement  Après tout, elle semblait sérieuse et faisait montre d’une correction sans faille. La femme rêvée, qui incarnait parfaitement tout ce qu’on pouvait désirer chez la gente féminine. Le narguait-elle avec toupet ? Après tout, c’était sa faute si Muramasa lui montrait tant d'intérêt. Ce beau visage qu’elle exhibait sans la moindre honte, ces yeux aussi bleu que le ciel, ces lèvres pulpeuses, accompagnant cette longue chevelure immaculée et soyeuse la mettant si bien en valeur. Une créature de rêve qui avait bien plus que son physique avantageux (doux euphémisme) pour séduire. Était-il légitime qu’elle se montre outrée de susciter un vif intérêt dans les yeux du jeune homme ? Non, aucunement. Pourtant, elle n’avait pas à se sentir coupable. Les hommes étaient souvent de vulgaires sacripants ne désirant qu’une seule chose. Cette chose étant de satisfaire leur appétit, puis d’aller trouver une autre proie à dévorer.

Il lui répond, un peu inquiet qu’elle ne le croit pas. Quelle preuve avait-il pour étayer ses dires ? Malgré cela, elle semble sensible à ses paroles, lui rétorquant encore une fois sa perplexité, mais ne s’enfuyant pas. Un bon signe, assurément. Combien de femmes ? Était-ce vraiment le fond de la question ? Ou bien une marque subtile pour exprimer qu’elle était de nature jalouse ? Désirait-elle l’étalon pour elle seule ? Qu’elle soit la seule à l’avoir ? La pensée était plaisante.

“ Bien que cela puisse vous surprendre, je n’ai pas pour habitude de faire dans les flatteries.  “ -étant beau comme un dieu, la malice lui était désuète- “ J’ai déjà été tenté de faire la cour à une femme, cependant je m’étais totalement trompé sur son compte. Je la pensais respectable, mais la réalité fut bien différente. Heureusement, je m’en suis rendu compte avant de me fourvoyer. Il ne s’est rien passé. “ -s'avançant un peu plus près de la Nagamasa- “ Je suis sincère. Si je vous montre de l'intérêt, c’est parce que je ressent quelque chose en vous qui m’y pousse irrémédiablement. Vous seriez ma première muse, pour ne pas dire la seule et l’unique. “ -détournant un peu le regard, gêné lui-même d’en venir à livrer si facilement ce qu’il ressentait-

Voilà qu’elle le faisait se sentir un peu honteux, alors qu’il ne voulait pas lui montrer cette face qu’il gardait ancré dans le marbre en tout temps. Cette jeune femme était déstabilisante, voire dangereusement envoûtante. Il se plastronna, penchant légèrement la tête sur le côté, après qu’elle lui ait subtilement glissé des mots appréciés. Satisfait de voir qu’elle n’était pas contre l’idée et acceptait timidement de le revoir et même un peu plus.

“ Mikazuki-san, tenez, vous risquez d’attrapez froid. La soirée se raffraichit. “

La demoiselle n'avait peut être pas prévue de s'éterniser autant autour d'une conversation imprévue à la bibliothèque de l'Académie. Retirant son manteau, il le tendit à la jeune femme qui n'avait qu’un fin Kimono pour lutter contre le vent légèrement rafraîchi à l’orée du vespéral se noircissant peu à peu.






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Mar 17 Avr 2018 - 12:59
Les encres mystérieuses 2
Le regard baissée, rivé sur le sol terreux de la rue dans laquelle nous nous trouvons. Après le semi-aveux que je viens de vous faire, je n'ose pas relever la tête et vous regarder à nouveau. Comment le pourrais-je alors que cette situation est délicate, je n'arrive même pas à savoir si je trouve tout cela plaisant ou non. C'est compliqué. Étrange et compliqué pour être plus précis. Si cela se trouve, on se fourvoie l'un sur l'autre. On s'imagine des choses à cause d'un unique point commun, qui semble pourtant fort et plus qu'intéressant. Une idéologie, une vision erronée à cause d'un désir commun, peut-être, de trouver cette chose que l'on nomme l'amour, autrement que par une romance dans un livre. Oui, on se cherche peut-être dan l'unique but de vivre cela. Une telle frivolité. Je ne devrais pas me laisser aller à cela. Après tout, n'ai-je pas toujours refusé les avances et autres choses tout aussi douteuse à ce sujet, me complaisant jusque là, dans ces romans à l'eau de rose que je pouvais lire. Mais alors, là, pourquoi, est-ce que maintenant, je me laisser aller à ce que l'on appelle le jeu de la séduction ? Me dévoilant comme faible sentimentalement à vos yeux.

Le pire dans tout cela, c'est votre aisance à jouer ce jeu alors que vous prétendez n'avoir qu'une seule expérience, ou bien peut-être est-ce uniquement la plus récente que vous me citez là ? J'esquisse un petit mouvement de recule quand vous vous approcher de moi et mettez votre veste sur mes épaules. Surprise, je relève un bref instant le regard pour voir votre visage, maintenant si proche du mien. J'en rougis d'autant plus. Une proximité encore plus présente, une intrusion plus vive et bien plus intime. Ne comptez-vous donc pas me laisser de répit ? Attrapant timidement les bords de votre veste pour la maintenir sur mes épaules, je laisse encore mes iris contempler le sol et non plus votre personne. "Merci Borukan-san." Susurrais-je alors doucement, ne daignant toujours pas vous regarder.

Je me recule alors d'un pas pour ne plus être si proche de vous, et cela malgré l’effluve envoûtante que vous dégagez. "Je devrais peut-être rentrer... Je n'ai pas envie que mon frère se fasse du soucis en ne me voyant pas rentrer." Un prétexte pour fuir ? Oui, c'est uniquement cela, parce qu'en vue de ma relation avec Yoshitsune, même si j'ai toujours du respect pour lui, je ne peux m'empêcher de lui en vouloir et de chercher par tout les moyens, une solution pour lui faire regretter son geste d'avoir ôté la vie à notre père. Et pour dire, rester en votre compagnie pourrait en être une, mais j'ai peur, peur ce que tout cela peut bien représenter pour vous, comme pour moi maintenant ou dans un futur plus ou moins proche. J'ai peur d'envisager les choses auxquelles vous semblez pourtant déjà penser et surtout que vous semblez désireux d'obtenir.

Je relève alors soudainement la tête, plongeant mon regard dans le vôtre. Une telle profondeur, si agréable, si envoûtante... Je rougis un peu malgré moi alors que mes propos sont bien loin de cet atmosphère. "N'avez-vous pas peur de vous trompez à mon sujet également ?" La distance, voilà ce que cette question peut chercher à provoquer, mais cela n'est nullement mon but. Que du contraire, je veux comprendre, savoir réellement ce que vous pouvez bien penser et imaginer à mon sujet pour au final, semblez avoir déjà de telles envies à mon égard. Je suis intriguée parce que cela me permettra peut-être de comprendre et de mettre des mots, sur ce que moi-même j'éprouve à cet instant.



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Mer 18 Avr 2018 - 2:17





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La Nagamasa affichait sans le vouloir sa gène, détournant les yeux et faisant montre d’une charmante gestuelle dénotant qu’elle n’avait pas pour habitude de s’adonner à ce genre de conversation ayant pour sujet les sentiments, surtout les siens. Pourtant elle avoua être une lectrice de ces livres où la romance était la pierre angulaire de tout le récit. Même si elle disait ne pas apprécier ces encres, il était évident que comme tout le monde, au plus profond d’elle, ce sujet ne la laissait pas indifférente. Pouvait-elle continuer à se refuser de tenter l’expérience que de connaitre une relation sentimentale avec un homme ? Elle semblait dubitative sur la question, tentant de lutter contre la tentation la troublant alors.

Il dépose sur les fines épaules de la muse la veste, afin qu’elle n’ai à craindre la fraîcheur vespérale prenant son règne. Cela aurait été  bien malheureux que son corps ne vienne frémir à cause du froid s’insinuant dans l'atmosphère nocturne et n’épargnant quiconque. Dorénavant, elle était à l’abri de ces désagréables frissons qui la menaçait. Devenant un peu évasive, elle vient alors exposer quelques mots, qui de toute évidence incarnent une excuse évidente pour se dérober. Cela n’offusque pas le médecin, qui comprend cette tentative désespérée comme moyen de se remettre du tumulte qui vient la frapper. Pourtant, il ne la laisserait pas s’enfuir aussi facilement. Elle était très bien là où elle était. Proche de lui.

Finissant par relever ses orbes bleutées afin de les poser sur les miroirs mordorées la fixant, elle finit par lui poser une question soulevant les aurores. Avait-il peur de se tromper sur la jeune femme ? Étrangement, il n’éprouvait aucune peur la concernant, au contraire. Il sentait que la Nagamasa était une femme un peu mystérieuse, tout comme lui. Il avait  beau ne pas la connaître, il avait pourtant l’impression de pouvoir percevoir toute la quintessence de son être et de son âme. Une sensation étrange s’insinuait dès les premiers instants où il croisa le regard de la demoiselle. Celle-ci ne faisait que croître à chaque instant.

“ Me tromper à votre sujet ? “ -lui affichant un fin sourire- “ Je suis certain que non. Vous êtes une femme intelligente, belle et terriblement inspirante. Je ressens en vous une vrai muse, pure et immaculée. Une muse qui ne me trahira ou ne me mentira pas. Je veux que vous soyez ma muse, à moi et à personne d’autre. “ -choisissant ses mots avec attention, afin de lui avouer à demi-mots ses pensées-

Il s'avançe lentement vers elle, afin de réduire l’écart qu’elle tente d’instaurer. Elle voulait fuir, mais il n’allait pas la laisser faire aussi facilement. Après tout, il lui avait promis de lui montrer ce fameux livre, ainsi que ses travaux. Quel monstre il aurait été s’il ne tenait pas parole.

“ Mikazuki-san, la soirée est encore jeune. Je tiens à tenir parole et à vous montrer l’ouvrage dont nous avons discuté. J’en profiterais pour vous montrer mes écrits. Ne vous inquiétez pas, je comprend que vous ne vouliez inquiéter votre frère, mais je tiens à passer encore un peu de temps avec vous. “

Posant sa main sur son bras, avec délicatesse, pour la rassurer, il l’invite à reprendre la direction les menant à sa demeure.

“ J’habite avec ma jeune sœur depuis quelques temps. Je comprend l’inquiétude que peut éprouver un frère pour sa sœur. “ -prenant l’initiative de se rapprocher un peu plus près d’elle, tout en marchant à ses cotés-

Il n’est pas inquiet, après tout n’ayant aucune mauvaise intention envers la Nagamasa, au contraire. Il prend même la peine de la mettre plu à l’aise, en évoquant un sujet moins troublant.

“ Je comprend que vous doutiez de moi et de mon attitude envers vous. Je ne suis pas un homme frivole, du genre instable et sautant fallacieusement sur tout ce qui bouge. Je vous prouverais que je suis quelqu’un de respectable. Si je me montre si intéressé concernant votre compagnie, c’est que je l’apprécie et que je suis désireux de savoir si vous êtes mon âme sœur. Je ressens que vous l’êtes, Mikazuki-san. “ -avec une voix sérieuse et des plus calme-

Finissant par stopper le pas, il se tourne vers la Samouraï.

“ Nous sommes arrivés. “ -lui indiquant la fin du calvaire-

Ils se retrouvent devant l’entrée d’une demeure assez imposante, s’élevant parmi les plus belles des quartiers huppés. Alliant luxe et élégance. L'architecture est traditionnelle, mais s’allie avec fluidité à quelques touches plus modernes.. Le jardin intérieur entourant la bâtisse est raffiné, ne manquant point de charme. Un petit bâtiment incarnant un salon de thé est présent à côté d'un bassin sur lequel on peut apercevoir un chemin alternatif menant à ce dernier, s’érigeant par des pierres de gué. Le bâtiment principal est particulièrement impressionnant. On remarque notamment la présence d'un dojo se prolongeant par une excroissance, ainsi que, chose plus rarissime, une source chaude naturelle. Quelques serviteurs déambulent en ce théâtre placide et calme.

Les deux gardes surveillant l’entrée ne se manifestent pas, reconnaissant le parangon et octroyant libre passage à celui-ci, ainsi qu’à son invitée.






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Sam 21 Avr 2018 - 18:33
Les encres mystérieuses 2
Bien evidemment, vous n’êtes pas désireux de me voir vous laisser pour que je puisse regagner la demeure de mon aîné. Tuant ainsi ma propre envie de le faire. J’avoue avoir réellement envie de poursuivre la soirée en votre compagnie. Néanmoins, je ne peux pas accepter de vour le dire comme cela, vous avouez cette envie alors que je reste quand même assez réticente à cela. Ne comprenant que trop peu ce qu’il arrive là.

Je relance alors la conversation par une question assez importante et montrant bien les doutes que je peux avoir sur votre jugement, ainsi que la peur que je commence à avoir de ne pas répondre à vos attentes. Je vous écoute alors. Palabre douce et pleine d’espoir, ainsi que de douceur à mon égard. Je détourne une nouvelle fois le regard à cause de vous et rougit encore un peu. “Je ne suis pas aussi immaculée que vous l’imaginez je pense… Vous semblez ne voir que le côté positif de la personne que je suis…” Être vu en bien de la sorte, cela fait plaisir, mais en même temps, cela renforce la possibilité de vous décevoir davantage. Je suis un peu mal à l’aise à cause de cela…

Mais au fond, ce qui me touche le plus, je pense que c’est votre désir égoïste que je ne m’approche que de vous, que je sois uniquement une source d’inspiration pour vous. Est-ce réellement pour de oeuvres ou d'avantages? Là est une question légitime. Les réponses viendront que plus tard et je ne me montrerais pas hardie en vous questionnant.

Vous vous rapprochez alors de moi, une nouvelle fois, je déglutis alors un peu et redresse un peu la tête. Relevant le regard vers vous, timidement et les joues toujours rouges. Pire encore, quand votre main se pose sur mon bras, je frissonne doucement à ce nouveau contact que vous provoquez une nouvelle fois entre nous deux. Je vous écoute une nouvelle fois, mon prénom étant encore prononcer par vos soins. Je suis surprise alors d’apprendre que vous avez une soeur et j’avoue être un peu curieuse à ce sujet, concernant votre famille. Vu devez avoir un lien avec le Tsuchikage actuelle, bien que vous ne lui ressembliez pas tant que ça. Ayant rencontré l’homme, il est d’un autre style que vous, bien moins plaisant regarder que votre personne. Et ce n’est pas une question d’âge. Je vous trouve bien plus attirant que lui et même que tous les hommes que j’ai pu rencontrer jusque là. Mais une nouvelle fois, c’est un aveu que je ne peux vous faire.

Je bouge alors mon bras, pour permettre à ma main de venir chercher la vôtre plutôt que de vous laisser tenir celui-ci. Un geste que je reproduis, pour vous satisfaire un peu, mais également parce que je le désire. Néanmoins, je doute que ce geste fut réellement judicieux en entendant maintenant vos paroles. Je baisse le regard en marchant à côté de vous. Je reste silencieuse, ne sachant pas du tout comment réagir à vos paroles. Mon coeur bat à tout rompre dans ma poitrine à cause de vous et de vos désirs à mon sujet…

Je suis alors sauvée quand vous me dites que l’on est arrivée. Je relève la tête et observe la bâtisse qui se trouve maintenant devant nous. Un domaine assez grand, preuve d’une certaine richesse. “C’est magnifique…” Murmurais-je alors, laissant mon regard détailler les lieux, attendant que vous m'invitez à réellement entre dans votre maison, bien que je me doute assez bien que cela ne va pas du tout tarder en vue de votre désir.




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Dim 22 Avr 2018 - 5:49





デウス・エクス・マキナ


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La demoiselle annonçait que le médecin se trompait la concernant. Pourtant, il était loin de penser que la Nagamasa n’avait pas quelques ténèbres en elle. Il était évident que tout le monde avait de bons et de mauvais côtés. Lui-même n’était pas parfait, incarnant pourtant la quintessence tenant du divin. La Nagamasa était exquise, une femme comme on en rencontrait peu. Vouloir la connaitre davantage, pour ne pas dire plus intimement, était tout à fait normal. Bien sûr, le nom clanique qu’elle arborait avec élégance, ainsi que l’endroit où elle avait vécu, démontraient qu’elle était certainement une Samouraï. La douce était donc une belle fleur, mais cachait des épines. Était ce un côté négatif ? Aucunement. En tout cas, Muramasa n’allait pas s’offusquer de courtiser la muse, même si cette dernière lui présentait des surprises. Avec ce visage mutin, doublé de ce regard un peu sérieux, elle devait avoir du caractère. Loin d’une gourgandine, elle ne pouvait que plaire au médecin. Restant silencieux aux mots qui firent échos, il se contenta de lui sourire afin de la rassurer concernant ce qu’elle venait de lui dire. Certes, il voyait les qualités de la personne qu’elle était, légion d’entres elles d’ailleurs.

Sa main gracile prend enfin l’initiative de venir se placer dans celle si virile du médecin, chose qui le surprend légèrement, mais qui le ravi. Elle se montrait enfin sincère sur son attirance pour sa personne, ce qui le rassurait, car lui-même la désirait. Ils pouvaient marcher main dans la main, ce qui dénotait le fait que tous deux étaient sur la même longueur d’onde.

Arrivant finalement devant l’antre du parangon, la jeune femme s’émerveilla de l’endroit. Entremêlant ses doigts aux siens, il l’invita silencieusement de cette simple mouvance à l’accompagner à l’intérieur. Traversant la cour où le jardin s’érigeait, ils pénétrèrent à l’intérieur du bâtiment. Une fois bien au chaud et à l’abris, les pas les conduisirent dans le dédale où s'érigent un décor des plus pittoresque. Le médecin avait hâte de lui montrer ce qu’il lui avait promis, mais il était inutile de se hâter. Croisant quelques serviteurs qui semblaient surpris que le maître des lieux ramène une inconnue, ces derniers regardèrent la jeune femme en dénotant un air légèrement surpris. Amenant l’ingénue dans le salon, il finit par s’asseoir sur l’un des grands divan qui trônait au milieu du mobilier des plus luxueux, toujours en étreignant sa petite main chaude et douce. La forçant avec délicatesse à venir se poser à ses cotés, afin qu’elle se mette à l’aise. Il était avisé d’être confortablement installé pour poursuivre leur entrevue. Faisant signe à la servante qui était planté comme un piqué d’aller chercher des rafraîchissements, il finit par s'adosser plus profondément dans le siège moelleux et salvateur. Il ne comptait pas laisser passer l’occasion de profiter de cette belle soirée et de cette bien charmante compagnie que lui offrait l’ingénue.

“ Mikazuki-san, J’espère que ma demeure vous plaît. “ -soulignant subtilement son intérêt envers la jeune femme et le fait qu’il souhaitait qu’elle se sente à l’aise- “ Il s’agit de ma résidence principale. La toute première que j’ai acquise, il y a déjà quelques années. “ -lui expliquant, en restant humble-

La regardant en inclinant légèrement la tête sur le côté, il sourit, puis continua à lui parler afin de lui faire la conversation.

“ Vous devez vous demander pourquoi je n’habite pas du côté du domaine Borukan. “ -faisant référence à la remarque qu’elle avait précédemment formulée- “ C’est tout simplement parce que ma situation familiale est un peu compliquée, mais je n’ai pas vraiment envie de gâcher l’ambiance avec tout ça. “ -jouant langoureusement de ses doigts sur ceux de l’ingénue- “ Si nous parlions de quelque chose de plus léger ? je vous laisse choisir. “ -lui laissant la liberté de lui poser une question-

La soirée ne faisait que commencer. L’ambiance était délicieuse, mais pas autant que la compagnie s'incarnant en la présence de la muse à ses cotés.






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Lun 23 Avr 2018 - 17:08
Les encres mystérieuses 2
Vous suivant dans le dédalle de couloir et de pièce composant votre immense demeure, je me laisse aller à regarder vite fait la décoration des lieux, bien que vous ne me laissez par réellement le temps de le faire à ma convenance. Désireux visiblement de me conduire dans un lieu bien précis. J’ose escompté qu’il ne s’agit point là de votre chambre, mais belle et bien de votre bibliothèque ou alors de votre bureau. Néanmoins, tout reste envisageable. Après tout, n’est-ce pas dans ma chambre que j'entrepose les livres que j’affectionne le plus afin de les avoir à portée de main les soirs où le sommeil ne semble pas désireux de venir me voir ?

Néanmoins, c’est dans une sorte de salon que vous m’invitez à pénétrer maintenant, sans me lâcher la main. Geste devenu dans un sens naturel pour l’instant et aucunement déplaisant. Je vous suis, forcée par nos mains liés mais aussi parce que je le désire au fond de moi, au risque de passer pour une demoiselle frivole. Je m’installe à vos côtés, assises, les jambes collées l’une à l’autre, je laisse nos mains se posées entre nous sur le fauteuil alors que vous esquissé des caresses sur le dos de la mienne.

Mon regard se pose d’ailleurs sur ce qui nous lies et observe un instant, silencieuse, pensive, ces gestes que vous faites là. Néanmoins quand votre retentie, je relève le regard et le visage vers vous afin d’observer vos lippes remués au gré des son qui les franchissent. “Il transpire une certaine opulence. Vous ne semblez pas manquer de moyen, mais je suppose qu’il s’agit là de la preuve que vous êtes bel et bien membre du clan Borukan.” Après tout, malgré la simplicité de vie à laquelle l’est samourai sont supposé aspiré, quand on entre dans le quartier Nagamasa, on peut sentir la richesse de mon clan et pourtant, nous sommes supposés suivre le Bushido, ce qui implique de ne pas se montrer avare. “Vous en possédez plusieurs ?” Une question qui me semble légitime et j’avoue ne pas savoir si j’apprécie ou non cela. Moi qui actuellement me retrouve à vivre au crochet de mon aîné. Il faudrait que je trouve un moyen d’avoir rapidement de l’argent pour ne plus vivre en la si peu charmante compagnie de Yoshitsune.

Et comme une confession, vous répondez à une question que je n’ai pas encore eu l’occasion de vous poser. J’avoue être un peu navrée pour vous. “Une situation compliquée… Je pense pouvoir comprendre cela assez facilement.” Je souris alors, non pas par pitié, mais belle et bien par compassion.

Vous semblez d’ailleurs désireux de parler d’autre chose, c’est en effet envisageable et probablement même bénéfique pour ne pas se retrouver dans une ambiance plus morose. “Je me doute bien que cela ne se fait pas trop, mais vous avez quel âge ?” Une question sur vous, assez personnel, vous êtes en droit de ne pas me répondre, mais en même temps, j’avoue être curieuse de cela.


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Jeu 26 Avr 2018 - 1:20









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Prenant leurs aises dans ce luxuriant théâtre exposant le goût certain de l‘hôte qui l’avait invité, la demoiselle pouvait se détendre tant qu’elle le désirait. Il ne la considérait aucunement comme une femme frivole qui aurait suivis le premier beau parleur croisé au détour d’une ruelles sombre et viciée. Muramasa avait beaucoup de respect envers la Nagamasa, ne comptant point la tromper afin d’abuser d’elle et de ce corps si délicieusement galbée. D’ailleurs, elle semblait bien trop maline pour ça. Si elle l’avait suivis, c’était dans l’unique but de voir ces fameuses encres, mais ne pas en profiter pour discuter davantage se serait révélait bien mal avisé. Le médecin ressentait que l’ingénue était elle aussi désireuse de converser tout autant que lui.

Soulignant que le Borukan semblait apprécier le luxe, Mikazuki avait vu juste.En effet, le jeune homme avait du goût. Pourtant, ce qu’il possédait n’avait pas vraiment de lien avec le clan volcanique. Le Directeur était un peu surpris de la remarque de la demoiselle, qui n’aurait pas dû être vraiment surprise. Le clan Nagamasa était après tout très aisé. Peut être était ce son séjour à l’Académie du Rempart qui l’avait un peu éloigné du luxe et des innombrables richesses dénotant l’importance clanique. Il était vrai que le médecin était particulièrement riche et amateur de luxe, mais les membres d’importants clans l’étaient tous, sauf rare exceptions. Le pire était que sa propre fortune, il l’avait acquise de lui-même.

Elle osait parler d'opulence en arborant un corps aussi généreusement gaté par Dame Nature. Une certaine malice planait dans les mots qu’elle employait pourtant en toute innocence.

" Est-ce mal d’apprécier les belles choses ? "

Soulignant chaques syllabes de ses paroles de caresses plus langoureuses et marquées, mais en préservant une délicatesse dans le touché pouvant laisser rêveur. Aucune indécence dans ses gestes ne venait troubler la douce détentrice de cette main gracile qui était assaillie avec une tendre, mais sensuelle frénésie tactile.

" Je posséde quelques résidences à Iwagakure, ainsi que divers commerces. Je trouve judicieux d’investir et de participer aux affaires du village. "

Voilà que la Samouraï posait une question très personnelle. Le médecin lui sourit, avant de lui répondre en la regardant avec intensité dans ses yeux aux reflets azurés. Ils semblaient tous deux être assez proche du même nombre de printemps.

" Vingt ans, me concernant. "

Examinant les traits de l’ingénue, il avait un peu de mal à cerner son âge. Avec un corps si bien développé, il aurait été surprenant qu’elle n’ait pas terminé sa croissance, néanmoins, avec une peau si douce et des traits si finement dessinés, il aurait été surprenant qu’elle arbore plus de dix-huit printemps.





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Dim 29 Avr 2018 - 17:21
Les encres mystérieuses 2
J’ignore si vous n’avez pas appréciez ou non ma remarque sur l’opulence des lieux. Il ne s’agissait en aucun cas d’un jugement ou d’une critique, juste d’une observation, l'énonciation d’un fait visible pour tous en vu des mobiliers et autre objet de décoration. Puis même tout simplement en vue de la taille de la demeure. Ainsi, quand vous me questionner sur le jugement du beau, je reste silencieuse un instant. Ne sachant point comment interpréter votre remarque et plus encore, les caresses plus ancrées sur ma main, chose qui me met un peu plus mal à l’aise.

Je détourne alors le regard, comme si j’étais soudainement intéressé par le meuble à ma droite et que j’appréciais admirer la boiserie de celui-ci ainsi que ses finitions. “Il est possible d’apprécier les belles choses sans pour autant vivre dans l'opulence. Cela ne va pas de paire et j’avoue avoir un peu du mal avec tout ce qui est luxueux, que cela soit chez autrui ou bien dans mon propre clan. Je n’ai jamais compris l’intérêt d’une telle profusion des biens matériels.” Le confort est une réponse que vous pourriez me donner, c’est également la plus prévisible et la plus facile. Le plaisir d’avoir un chez soi qui est fonctionnel et surtout confortable. Un lit douillet, des chaises et fauteuils confortables, une décoration agréable et divertissante, et ainsi de suite. Pourtant, tout cela, ce sont des choses dont on peut se passer assez facilement. Est-ce juste la manifestation de l'ego personnel de tout un chacun que de vouloir montrer ainsi ses possessions ? Ses intérêts et ainsi de suite ?

Je vous écoutes alors et j’avoue être un peu mal à l’aise face à vos précisions concernant vos demeures et commerce. Ne possédant rien de tout cela pour ma part, n’ayant pas les revenus, ni même l’intérêt à cela, je reste silencieuse, réfléchissant tout simplement de longues secondes, voir même quelque minute avant de finalement me décider à vous poser quelque questions à ce sujet. “Quel est votre intérêt réel dans tout cela ? Vous parlez de participer aux affaires du village, mais est-ce que justement cela y contribue réellement ? A quoi cela vous sert d’avoir plusieurs demeures ? “ Il me vient alors l’idée que ça soit peut-être uniquement dans but de mener plusieurs vies, d’avoir plusieurs conquêtes en même temps, mais si c’était réellement le cas, vous ne me l’auriez guère mentionné. A moins que vous fassiez de la psychologie inversée et que ça soit pour que je pense justement que vous me dites ça pour ne pas que j’envisage cette idée ou bien l’inverse ? Je l’avoue je m'embrouille un peu moi-même et dans tous les cas, cela me fait réellement me questionner un peu plus à votre sujet.

Ensuite, quand vous vous montrez désireux de changer de sujet, je me laisse alors à suivre cette initiative. Je me permets donc de poser une première question et pas des moindres, celle-ci ne pouvant m’être retourné sans impolitesse. Après tout, demandé son âge à une femme est une chose qui ne se fait pas… C’est d’ailleurs là que je suis surprise quand en réalité, j’apprends que vous êtes plus jeune que moi de deux ans… J’esquisse un léger mouvement de recule malgré moi. “Je vous imaginais un peu plus vieux. Excusez moi… Mais comment vous avez acquérir autant de richesses à votre âge ?” Questionnais-je alors finalement, curieuse, bien qu’ennuyée par cette jeunesse que vous avez et ce même si la différence est des moindres.



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Lun 30 Avr 2018 - 18:25









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L’ambiance était aussi veloutée que le confortable sofa où les deux jeunes gens prenaient place en cette douce soirée. La tension était toujours là, plus présente que jamais, les poussant dans un jeu mutuel de séduction des plus malicieux. Le médecin appréciait la Samouraï et cela était indubitablement réciproque, alors à quoi bon résister. Elle avait accepté de le suivre, ce qui démontrait son intérêt quand à partager plus qu’une simple discussion littéraire.

La jeune femme avouait son désintéressement pour les choses matérielles, ne comprenant pas pourquoi porter tant d'intérêt à de simples objets, encore moins pour le simple attrait du luxe. Détournant le regard afin de le poser sur le premier objet, démontrant sans le vouloir un léger malaise, qui était certainement loin d’être déplaisant, mais tout simplement pas suffisamment familier pour être pleinement apprécié, l’ingénue exposait une facette de sa personnalité avec une insouciante candeur. Adorable, tout simplement. L'hôte se permit de lui avouer qu’il appréciait de plus belle qu’elle se dévoile ainsi, mais surtout que ce trait la personnifiant s’avérait encore plus inspirant. Certes, il appréciait les belles choses, néanmoins, il aimait que la beauté soit autant extérieure qu’intérieure. Une belle coquille n’a pas d'intérêt si elle est vide, encore moins si elle est empli de vice.

" Les apparences sont parfois trompeuses. Tout comme vous, j’apprécie la beauté, pourtant, je ne suis pas contre la simplicité, au contraire. "

Etait ce un crime que d’aimer les belles choses ? L’ingénue était somptueuse, offrant une contemplation emplie d'une richesse inestimable, de par son visage si bien dessiné, jusqu’à ces courbes aux formes voluptueuses. La belle s’avérait impudente, avec une innocence tenant de l’outrage.

Elle fut pensive un moment, puis demanda une explication quand à la logique se cachant derrière les mots du bel étalon qui durent lui sembler bien présomptueux. Pourtant, ces derniers ne furent que pour lui faire la conversation, alors que ce fut elle-même qui conduisit la discussion vers ces dernières révélations.

" Prenons par exemple une échoppe vendant des médicaments. N’est ce pas contribuer au village que d’assurer un endroit où les habitants peuvent facilement trouver de quoi soigner leurs maux ? Chaque demeure nécessite des serviteurs pour l'entretenir. Ce qui leur offre un travail, un toit par la même occasion, pour ne pas dire une sécurité. N'est ce pas mieux d'utiliser ses richesses tel un mécène, que de les laisser dormir en vivant une vie de moine ? Cela vous intrigue que je possède plusieurs demeures ? Vous êtes peut être curieuse que je vous les fasse visiter. C'est avec plaisir que je vous les montrerais. "

Démontrant à la Samouraï qu’elle se trompait sur son compte, il lui souria en continuant de caresser sa petite main tout en la ramenant un peu plus près de lui. Profitant de l'occasion où elle se recula pour s'approcher d'elle, afin de profiter de ces douces cuisses pour se reposer un peu en s'allongeant avec précaution dans une mouvance un peu surprenante. La punissant pour cette audace dont elle fit montre quand il lui annonça son âge. Cela la décontenançait tant que le parangon ait la vingtaine de printemps ? Cela n'était pas très gentil de sa part.  Posant l'arrière de sa tête avec innocence sur l'étoffe recouvrant la peau de soie, il put apprécier ce coussin exquis de chair et de sang si chaud et doux que cela en paraissait irréel. Offrant ainsi le loisir à la Samouraï d'en profiter amplement pour se faire plaisir. Muramasa continuait de dorloter avec attention la main gracile de la muse qu'il tenait depuis un long moment, l’examinant avec attention en profitant de cette position des plus confortable et apaisante.

" Vous avez de si belles mains. La profession de médecin est… était assez bien rémunérée. Désormais avec la vague de vils charlatans souillant cette sainte vocation, ce n'est malheureusement plus le cas. Heureusement, je suis prévoyant et sais m'adapter. Et vous concernant Mikazuki-san, avez-vous des projets ? D'ailleurs, vous êtes récemment arrivé au village de la Roche. Il est important que vous ayez un médecin compétent pour suivre votre état de santé. Me feriez vous l'honneur que je sois ce médecin pour vous ?  "

Posant délicatement un baiser sur la main prisonnière de l'étreinte de ses doigts intransigeants la touchant avec sensualité et passion appliquée. Relevant son regard afin de tenter d’apercevoir la réaction de la belle, l’opulente eclipse l'en empêche. Mauvaise position pour voir ces beaux traits prenant forme derrière ce rempart qu'elle arborait fièrement en toute innocence, mais offrant une vue loin d'être désagréable.





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Mar 1 Mai 2018 - 14:59
Les encres mystérieuses 2
Pour défendre votre cause, vous ne manquez aucunement de mot, que du contraire. Ainsi pour m’expliquer votre vision des choses, vous me la décrivez avec tant d’aisance que cela peut en être assez déconcertant. L’on pourrait croire qu’il s’agit d’une leçon que vous avez apprise par coeur pour la réciter dès que le besoin se fait ressentir. “Je vois, c’est en somme pour la bonne cause que vous possédez c’est bien.” Répondis-je alors tout simplement pour qu’il sache que j’avais compris sa vision de tout cela. Ainsi, il ne faisait aucunement cela pour se vanter d’avoir plus d’un bien à lui, ni même pour montrer sa richesse comme beaucoup serait prompt à le faire. Non, il semble être bien plus louable et cela ne le rend que plus appréciable.

Réfléchissant à la proposition que vous venez de me faire quant à visiter tout vos biens, je n'ai guère le temps de répondre en toute tranquillité. Votre mouvance est étrange et je vous suis du regard ne comprenant guère vos intentions à cet instant. Mais quand votre tête trouve place sur mes cuisses, je me fige instantanément. Une nouvelle fois, les joues totalement rouge à cause de vous alors qu'un nouveau compliment, aussi étrange puisse-t-il être, fuse de vos lèvres.

Je reste muette alors que vous venez de me poser une nouvelle question. Vos lèvres qui se sont posées si naturellement sur ma main… Si je n'étais pas déjà complètement rouge, je le deviendrais instantanément à cet instant. Mais le pire, c'est que je ne puis même pas me dérober à cause de cela sans risquer de vous repousser et de vous faire tomber du fauteuil. Quelle idée que de se mettre dans cette position…

Je tente de me calmer, mon palpitant battant la chamade dans ma poitrine. Que suis-je supposée faire? Je l'ignore totalement. Je ne suis pas habituée à cela, que ça soit à mon égard ou bien tout simplement que je réagis de la sorte. Ne puis-je pas simplement rester de marbre comme à mon habitude? Pourquoi est-ce si différent avec vous?

Cessant de me mordiller la lèvre inférieure, geste que je n'avais même pas réalisé faire jusque là. Je me décide enfin à vous répondre. “J'en parlerais avec Yoshitsune-sama pour être sur qu'il accepte que vous soyez mon médecin. Étant mon aîné, je pense que je dois suivre ses conseils surtout qu'il connaît mieux le village que moi.” pourtant à mon âge je devrais prendre ce genre de décision seule mais je redoute en réalité de me disputer encore avec lui, et ce malgré que j'ai toute les raisons du monde de lui en vouloir et de désirer sa mort plus qu'une étreinte de sa part.

Je m’aventure alors à laisser les doigts de ma main libre venir caresser doucement votre chevelure, glissant dans nos mèches d'ébène, en de fines caresses. “Je n'ai pas encore de projet bien défini, je dirais trouvé ma place ici à la roche et dans mon clan ?” une question, parce que je ne suis pas sûre de cela, j'ignore ce que l'avenir peut réserver. Après tout cet instant d'une intimité déconcertante alors que nous sommes en théorie des inconnus l'un pour l'autre est bien là preuve de ces surprises.




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Jeu 3 Mai 2018 - 3:16









::: RP ::: Les Encres Mystérieuses II
::: PV ::: Nagamasa Mikazuki



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Cela lui était venu naturellement, bien qu’il était loin de se livrer en tant normal à ce genre de rapprochement tenant d’une insouciance légère. Profitant de l’inattention de la jeune femme, le médecin avait prit une position plus que confortable, mais manquant un peu de correction. Était-il fautif ? Non, aucunement. Après tout, la Nagamasa n’avait pas à se montrer outrée par la situation qu’elle avait provoquée elle-même de part son impudence, doublée de sa beauté qui la rendait un peu trop désirable pour rester de marbre. Après tout, elle avait un charme qui ne pouvait rester impuni, donc elle ne pouvait pas maudire le jeune homme de la taquiner de la sorte. Elle devrait prendre ses responsabilités et endurer la punition qu’elle avait elle même provoquée sans même en avoir conscience, ingénue qu’elle était. Mais était-ce vraiment une punition ? Pas vraiment, lorsqu’elle se laissa aller à caresser la crinière de jais s’offrant à elle. Le taciturne personnage était loin de s’offusquer, appréciant même cette égard que la muse avait l’amabilité de prendre, se contentant de fermer ses paupière paisiblement.

N’était-ce pas évident que tout cela était désintéressé ? Bon, peut-être que posséder quelques richesses était un plaisir, mais il y avait bien plus derrière. Et cela, la Samouraï semblait finalement comprendre que les apparences se révélaient parfois trompeuses. Tout comme lorsqu’elle imaginait le bel étalon n’être que vulgaire freluquet coureur de jupons, alors que ce n’était aucunement le cas.

Comme une enfant, elle évoquait qu’elle devait obtenir la permission pour une affaire si simple que de choisir un médecin, alors que sa nubilité n’était point à prouver. Cela était adorable, dénotant à quel point elle était une femme avisée et respectable. 

" J’espère que la réponse sera favorable. "

Rétorqua le médecin, sans prendre la peine d’ouvrir les yeux. Il avait hâte de pouvoir ausculter la muse afin de s’assurer de sa parfaite santé, chose qui semblait évidente, mais qu’il valait mieux examiner avec le plus de minutie possible.

Elle n’avait pas de projets, choses qui n’étonnait guère le fier parangon, car après tout, la belle Mikazuki venait à peine d’arriver dans ces contrées qu’elle découvrait à peine. Chose bien sûre tout à fait normale, il lui proposa son aide au cas où, afin de lui démontrer que les Iwajins étaient très accueillants et savaient faire preuve de correction. Du moins, pour la plupart d’entre eux.

" Je comprends. Il est toujours difficile pour quelqu’un venant d’arriver dans un endroit inconnu d’y trouver ses marques. Si je peux vous aider d’une quelconque manière que ce soit, vous pouvez compter sur moi. Je serais à votre entière disposition. Vous êtes ma muse après tout, c’est la moindre des choses que je peux faire pour vous. "

Le médecin informait l’ingénue qu’il était prêt à l’aider. Elle n’avait pas à hésiter un seul instant, car il était tout à fait normal de se montrer accueillant envers une personne respectable venant à peine d’arriver dans ce village qu’il connaissait si bien. Le bienveillant jeune homme ne pouvait décemment pas laisser la belle Samouraï livrée à elle-même. Cela, il n’en était point question. La demoiselle avait besoin de fréquenter des personnes convenables et bien sous tout rapport, tel que Muramasa.

La soirée était douce et ne faisait que commencer. Allait-il la laisser repartir si tôt, sans la gratifier d’un peu de compagnie ? Cela aurait été impensable et se serait révélé être d’une incommensurable incorrection. La Samouraï ne devait pas avoir beaucoup de connaissances à Iwagakure, hormis sa famille. Il fallait donc que le médecin s’occupe d’elle, afin qu’elle se sente bien.

" Mikazuki-san, me feriez vous l’honneur de rester diner ?  "

Le bel étalon invitait la demoiselle à rester souper en sa compagnie. Les livres qu’il lui avait promis ne s’envoleraient pas, il aurait donc été dommage de ne pas profiter de cette occasion pour partager un délicieux moment ensemble.





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Dim 6 Mai 2018 - 13:55
Les encres mystérieuses 2
"Aurait-il des raisons de dire non ?" Une petite question afin de savoir si vous connaissez Yoshitsune-san et surtout si vous avez des antécédents. Après tout, il ne serait point étonnant que vous le connaissiez, ainsi que mes défunts frères. Combien de temps ont-ils vécu ici ? Vous avez déjà les croiser à plus d'une reprise si vous étiez ici également.

Néanmoins là, vous faites preuves d'une telle confiance et plus encore d'audace. A côté de vois, dans cette situation, je n'en mène pas large. Malaisée, les joues rougies à cause de vos paroles, je ne peux m'empêcher de trouver cela étrange quand vous dites avec une telle conviction que je suis votre muse. L'entendre dit de cette façon dans une phrase ni prêtant normalement pas l'occasion… À cause de cela, mes doigts se figent dans votre chevelure ébène. “Je pense également que ma destinée ne m'appartient pas réellement.” Murmurais je alors doucement sans en dire plus sur ma pensée. Si vous en savez assez sur nous, les samouraïs, Vous saurez à quoi je fais référence à cet instant. A notre vie lié à la volonté du shogun et ce même si nous, Nagamasa nous trouvons ici à Iwa plutôt qu'à Tetsu. Une seule missive de cet homme pourrait nous faire partir et obéir à sa volonté. Car si nous avons juré de servir Iwa, Nous ne pouvons aller contre le Shogun pour un quelconque dessein personnel ou allant contre le pays du fer.

Reprenant finalement, mes caresses douces sur votre cuir chevelu, je reste pensive encore un long moment. Jusqu'à cet instant où vous me proposez de dîner en votre compagnie…

Je retire ma main de vos cheveux. “Je ne puis répondre favorablement à votre requête Borukan-san. Je me dois de rentrer et de tenir compagnie à mon aîné maintenant que je suis à nouveau près de lui. Mais peut être dans le futur, Quand cela fera plus de temps que je serais établit ici.” Une réponse qui risque de ne pas réellement vous plaire, mais je ne peux quand même pas vous répondre oui à tout vos désirs et caprices. Je concède que j'aimerais passer encore un peu plus de temps avec vous, mais on se reverra alors je peux bien remettre à plus tard ce dîner que vous me proposez la.



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Dim 6 Mai 2018 - 23:04









::: RP ::: Les Encres Mystérieuses II
::: PV ::: Nagamasa Mikazuki



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La Nagamasa était perspicace, cherchant malicieusement à savoir si le médecin connaissait l’illustre Yoshitsune. Chose qui était le cas, ce qui semblait logique de par le simple fait que les deux hommes vivaient depuis un certain temps dans le même village. Il aurait été étonnant que ces derniers ne se soient pas déjà croisés.

" Je suis certain que Yohitsune-san n’y verra aucune objection. Les médecins doués ne sont pas légion après tout. "

Il était évident que la la santé de la jeune Nagamasa repose entre les meilleures mains possibles -de facto, celles de Muramasa- afin qu’elle bénéficie des meilleurs soins. Cela était évident que le Nagamasa accepterait que cette tâche incombe à son vieil ami, qui était un médecin ayant prouvé son expertise et sa dévotion dans les arts médicaux.

La demoiselle était de l’avis du parangon, chose qui pouvait être interprété de diverses manière. Il était vrai que sa destinée ne lui appartenait aucunement, car elle avait le devoir que de scrupuleusement suivre la voie du Bushido. Cependant, elle avait aussi d’autres obligations, comme de  trouver le parfait partenaire pour perpétuer la lignée Nagamasa et ainsi transmettre l’héritage de ses ancêtres.

" Mais même si elle ne vous appartient pas réellement, il ne tient qu’à vous de partager avec qui vous le désirez cette destinée. Vous êtes plus libre que vous ne pensez, Mikazuki-san.  "

Avouant à la Nagamasa que bien qu’elle était une femme ayant choisi une voie particulière, elle pouvait tout de même tirer partie de certaines libertés. Du moins, c’est ce que le jeune homme pensait sincèrement.

Après tout, elle avait choisi de caresser cette chevelure de jais, sans que personne ne le lui impose. Tout simplement, le destin offrait tout de même plus de libertés qu’elle ne se l’imaginer. Comme elle choisit de refuser l’aimable proposition de rester dîner en cette si belle soirée qui ne faisait que commencer, au grand désarroi de son hôte.

" Je comprends. J’espère que vous me ferez l’honneur de me prévenir dès que vous le pourrez, afin que nous organisions cela. "

Comprenant que la belle avait certaines obligations familiale, il ne s’offusqua point de ce refus, qui pourtant était fort regrettable. Le médecin se redressa, prenant place assise en faisant face à la demoiselle, avant de lui sourire.

" Avez vous le temps pour que je vous fasse préparer un thé, pendant que je vais chercher ce que je vous ai promis ? "

Lui proposant un rafraîchissement, comme tout bon hôte se devait de faire envers une invitée.





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Les encres Mystérieuses II ᵜᴥ Muramasa

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