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Dévoile-moi tous tes secrets... Ou presque. (Ft Aburame Kaede)


Ven 13 Avr 2018 - 7:50
- Myoga! Vas dans la prochaine salle. Personne n’est disponible, c’est un test de routine, tu sais quoi faire.

- Mais… Je n’ai jamais fait ça sur un vrai patient, je…

- Allez, tu es capable de le faire et tu dois apprendre, ce n’est rien de compliqué.

Tu fermes ta bouche et tu prends le porte-document qu’on te donne. Tu sais que pour réussir, tu dois arrêter de répondre aux ordres et faire ce qu’on te demande. Tu n’es tout simplement pas à l’aise, même si tu connais bien la marche à suivre à force de traîner dans le coin. Tu prends donc une inspiration et tu entres dans le cubicule où on t’a indiqué de te rendre en essayant d’avoir une expression aussi neutre que possible. Tes yeux se posent sur la patiente dont tu dois t’occuper aujourd’hui. Une petite femme, assise sur un banc, qui semble à peine plus vieille que toi. Une chose est certaine, cependant, c’est que tu es plus jeune qu’elle. Tu te demandes quelle longueur ont vraiment ses longs cheveux blancs, mais tu ne poses pas de question.

- Bonjour, je m’appelle Myoga Kiyoko, je serai la personne en charge de vous faire les tests de santé aujourd’hui.

Tu t’es présentée comme étant ‘’la personne en charge’’ puisque, techniquement, tu n’as aucun titre ou poste officiel au sein de l’hôpital. Tu n’es même pas certaine que tu devrais être là, mais tant pis. Dans le silence le plus complet, tu suis les procédures de base qu’on t’a appris à faire il y a quelques semaines déjà. Tu arrives ensuite à l’examen qui te permet rapidement de voir si tout va bien au niveau du chakra et tu décèles tout de suite quelque chose d’étrange. Tu fronces les sourcils avant de reculer sur ton siège et de lancer un regard à ta patiente, qui n’a étrangement pas grand-chose à dire.

- Est-ce qu’il y a quelque chose dont je devrais être au courant? Au niveau de votre chakra, je veux dire. Parce que ce n’est définitivement pas ce que j’appellerais ‘’normal’’, mais si vous avez des capacités spéciales… Alors là, c’est différent.

Tu aurais bien aimé en avoir, toi aussi. Avoir une capacité héréditaire ou quelque chose de particulier a pour résultat de se faire se démarquer du lot. D’un autre côté, tu songes que c’est peut-être mieux ainsi. Tu n’oses pas imaginer ce que tu aurais fait si tu t’étais retrouvée avec une capacité majoritairement utilisée pour l’offensive, toi qui a du mal à le faire. Tu souris, un peu mal à l'aise. Normalement, tu aurais dû demander ça dès le départ. Bien tant pis, il ne faut pas s'attendre à trop de choses venant d'une personne qui n'a aucune expérience professionnelle.


Dernière édition par Myoga Kiyoko le Sam 14 Avr 2018 - 8:09, édité 1 fois
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Sam 14 Avr 2018 - 7:41
On lui avait dit qu’elle n’avait qu’à attendre sagement qu’un médecin arrive, que cela ne devrait pas prendre beaucoup de temps. En tant que récente admise comme stagiaire au sein du corps de police du village, elle s’était retrouvée avec un bilan de santé imposé. De quoi s’assurer que rien ne clochait chez elle. De ce fait, elle se retrouva assise à attendre avec une certaine impatience de pouvoir finalement sortir d’ici. Une personne d’ordinaire très active, attendre immobile était un véritable supplice pour elle. Silencieuse de surcroît, voilà qui était rare chez la jeune Aburame. Or, elle prit son mal en patience, son regard s’attardant sur tout ce qui avait un minimum d’intérêt avant de se reposer sur le porte.

Et alors qu’elle avait attendu avec impatience que le médecin entre, au final, en voyant ce visage apparaître sous ses yeux, elle aurait préféré rester seule encore quelques instants.

- … Aburame Kaede.

Le moulin à parole qu’elle était venait de répondre avec deux mots. Deux simples mots. D’ordinaire, elle se serait laissée emporter dans elle ne savait trop quoi, précisant à la jeune femme qu’elle pouvait la surnommer Kae ou encore s’attarder sur son nom de famille alors qu’elle était du même clan que le directeur de l’établissement dans lequel elle se trouvait. Non pas qu’elle souhaitait abusé de Shizen, loin de là même. Seulement, elle se doutait qu’il pourrait être plus aisé pour elle de s’intégrer au sein du village alors que son aîné avait déjà la confiance des kumojins, lui-même semblant se considérer comme tel. Plutôt que de parler, comme elle le faisait à son habitude, elle s’était plongée dans un silence que peu lui connaissait. Sûrement ne verrait-elle pas la différence, après tout, elle ne la connaissait pas.

Or, elle, elle la connaissait. Ou, tout du moins, elle savait exactement à qui ce visage appartenait-il.

Devant se trouvait celle qu’elle avait affronté, à Shîto, son visage couvert de ce masque qu’elle avait fait brûler avant d’arriver à Kumo. Elle ne pouvait pas la reconnaître. Il y avait très peu de chance qu’elle réussisse. Cependant, l’Aburame n’avait pas oublié son visage. Ce visage de celle qu’elle avait affronté. De celle qui avait porté le coup qui fut fatal à l’homme qu’elle aimait. Celle contre qui s’était-il interposé pour lui laisser la chance de fuir. La demoiselle fut submergée par une vague d’émotions assez surprenante et chaotique, où se mêlait rancoeur et tristesse, colère et désarroi. Jamais aurait-elle cru se retrouver dans une telle position. Et pourtant, elle aurait dû s’y attendre, en intégrant les rangs d’un village caché qu’elle avait combattu par le passé. Combien de kumojin avait-elle tué ? Ses mains étaient souillées de leur sang. Pouvait-elle réellement en vouloir à celle qui n’avait fait que remplir son devoir, sûrement avec beaucoup plus de conviction qu’elle-même ? Pour sa part, elle n’avait fait que suivre l’homme qu’elle aimait. Et, au final, elle l’avait perdu alors que, tout ce qu’elle avait voulu, c’était de rester auprès de lui, pour toujours.

Ce fut la question de sa cadette qui la sortit de ses pensées. Rares étaient les fois où elle était silencieuse. Mais surtout, rares étaient les fois où elle s’empêchait que de vivre de façon complètement honnête ses émotions. Elle ne pouvait définitivement pas fondre en larmes. Elle ne pouvait pas se trahir. Pas aussi tôt. Pas alors que sa survie en dépendait presque.

- Oh, oui. J’imagine qu’y’a p’t’être quelques trucs d’particulier, avec mon chakra.

Préférant les gestes à la parole, sur son bras apparut de nombreux insectes qui s’étaient échappés des pores de sa peau, venant ainsi le recouvrir.

- J’viens d’clan Aburame. Mon corps entier est l’nid de ces p’tites bestioles, et c’est l’cas d’puis toujours.

Elle se remerciait presque de ne jamais avoir fait savoir à qui que ce soit, du temps du Soshikidan, qu’elle était issue de ce clan du pays du feu. Il était ainsi beaucoup plus difficile de la reconnaître.

- Ils sont tous chargés d’mon chakra. Y s’nourrissent d’mon chakra, pour être plus exacte. Une relation favorable pour nous deux. J’les utilise lorsque j’en ai besoin et, en échange… Bah j’leur sert d’repas, j’imagine.

Elle éclata de rire, tentant d’alléger son esprit, de passer outre tout ce que la dénommée Kiyoko faisait naître en elle. Elle était même en mesure, désormais, que de poser un nom sur ce visage qui hantait encore ses songes, de cette femme qui était venue tuer devant ses yeux l’homme pour qui elle aurait tout donné.

- T’as d’jà entendu parler d’clan ?

Autant discuter de quelque chose de neutre qui saurait lui occuper l’esprit, le temps qu’elle parvienne à bien assimiler tout ce qu’elle venait de vivre en si peu de temps.


Dernière édition par Aburame Kaede le Sam 21 Avr 2018 - 17:53, édité 2 fois
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Dim 15 Avr 2018 - 9:30
La voix de ta pseudo patiente brise enfin le silence, et tu es un peu surprise en entendant sa façon de parler. Tu ne t’attendais pas vraiment à ça mais bon, qui es tu pour juger. Tu baisses les yeux vers son bras en captant du mouvement, remarquant sans peine les insectes qui sortent de sa peau et qui viennent ramper sur sa surface. Un sourire figé se dessine sur ton visage alors que tu fais de ton mieux pour ne pas avoir un mouvement de recul, sentant un long frisson monter jusqu’à ta nuque. Tu adores les animaux et tu n’as pas vraiment de difficulté avec les insectes, contrairement à ce que l’ont pourrait croire. Tu ne représente pas le stéréotype de la demoiselle en détresse qui craint de se faire manger par un organisme des centaines de fois plus petite qu’elle. Tu dois dire, cependant, qu’il y a quelque chose d’étrangement glauque et révoltant à regarder tout un tas d’insectes sortir de la peau d’une fille aussi petite et délicate.

Malgré cette image qui provoque chez toi une certaine aversion, tu réussis à te concentrer sur son visage, croisant instinctivement les bras pour t’éloigner un peu des insectes, et à écouter ce qu’elle te dit. Les explications sont intéressantes, quand même. Tu as déjà entendu parler de ce clan et, même si leur capacité spéciale, disons, ne fait pas partie de tes préférées, elle est toutefois très intrigante. Tu prends tes papiers, question de prendre des notes.

- Bien sûr! Malheureusement, moi, je suis bien normale. Enfin, je veux dire, je ne fais pas partie d’un clan qui possède des capacités particulières. Je maîtrise l’eau, c’est tout, comme bien d’autres personnes.

Il ne faut pas s’y m’éprendre, tu es bien faire de pouvoir le faire. Mais tu dois t’avouer que tu le serais un peu plus si tu étais actuellement capable de faire quoi que ce soit de tes techniques. Dernièrement, tu n’arrives plus à faire grand-chose. Tu suspectes ton manque d’entraînement et de volonté, peut-être aussi la dépression qui t’observe dans un coin sombre de ton esprit depuis un moment. Dans tous les cas, tes prouesses font bien pitié depuis quelques mois et c’est bien pour ça que tu te retrouves là, à faire passer un test de santé de base à une inconnue.

- Comment est-ce que ça fonctionne, exactement? Tu ne sens rien, même quand les insectes sortent de ta peau? C’est fascinant. Un peu dégoûtant selon moi, mais fascinant. Sinon euh… Ah oui, je dois aussi demander s’il y a quoi que ce soit d’anormal qui se soit produit dans la dernière année. Maladies, virus, traumatismes…

Par traumatismes, tu parles bien entendu de ceux qui sont physiques et non pas psychologiques. Rendu là, ce n’est pas ton département. Même être ici, ce n’est pas ton département. Selon ta petite inspection, tout semble bien aller de son côté. Si elle avait souffert de quelque chose de grave, elle serait dans un bien piteux état. Dommage qu’il ne soit pas possible pour toi de voir les traces laissées par les traumatismes émotionnels qu’elle a vécus. Dire que tu n’es même pas au courant que cette pauvre fille tente de faire comme si de rien n’était alors qu’elle se souvient très bien de la scène horrible que tu lui as imposée par accident. Scène que tu n’as pas vue, bien sûr, car tu avais les yeux fermés. La vie est parfois bien étrange, il va s’en dire, avec un sens de l’humour ironique.
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Dim 15 Avr 2018 - 20:30
Le dégoût. Quelque chose dont elle était souvent confrontée, en tant que membre du clan Aburame. Ce n’était pas tous qui semblaient à l’aise avec sa capacité à faire sortir des insectes au travers les pores de sa peau. Ou encore simplement que l’idée de savoir que son corps était habité de nombreux de ces insectes n’avait rien de plaisant. Elle n’aurait su dire. Pour sa part, il s’agissait de quelque chose de parfaitement naturel, alors qu’elle était née et, peu de temps après, ces insectes avaient été intégré à son corps, comme tous les autres Aburame qu’elle connaissait. Ils étaient une partie d’elle-même. Ils étaient là depuis le début et le seraient jusqu’à sa mort. Ils étaient elle, en quelque sorte.

Quant à quelconque traumatisme, il y en avait bien un, qui était beaucoup plus mental que physique. Un qu’elle avait elle-même infligé, sûrement sans le savoir. Sûrement ne savait-elle même pas les conséquences que son geste avait eu sur sa personne, quant à ce que cette mort avait signifié pour la jeune demoiselle qu’elle était. Si le dégoût était souvent présent chez ceux à qui elle présentait ses insectes, ce n’avait pas été son cas à lui. Très jeune, il s’était de suite émerveillé de ce qu’elle savait faire, de son influence sur ces derniers, de cette communication silencieuse qu’elle avait avec eux.

- C’difficile à expliquer. C’pas tant qu’j’les sens pas, t’vois, c’est plus… Ils sont là d’puis toujours, d’aussi longtemps qu’j’me souvienne. D’coup, bah, c’est un peu une extension d’moi-même, j’ai qu’à y penser pour qu’ils s’activent. Un peu comme t’contrôles ton bras, ta jambes, bah j’les contrôle eux, en quelque sorte. Ils me servent et, en échangent, j’les nourris d’mon chakra. En bref. Pour faire simple.

Elle avait déballé le tout assez rapidement, comme à son habitude, avec un entrain qui lui était propre, et ce, malgré la situation particulière dans laquelle elle se trouvait. Se retrouver face à celle qui avait tué l’homme qu’elle aimait dans un combat où la mort avait été funeste résultat était quelque chose qu’elle ne s’était pas imaginer faire, et ce, quand bien même était-ce possible, compte tenu qu’elle s’était retrouvée à affronter les shinobis de ce village.

- L’eau ? C’marrant, tiens, moi c’le feu qu’j’maîtrise. Qu’j’essaie d’maîtriser. ‘Fin, c’t’un peu complexe, j’suis pas méga douée, mais c’cool.

Un rire s’échappa de ses lèvres tandis qu’elle s’adressait à elle sur un ton léger, arrivant à prétendre comme si elle ne lui ramenait pas de douloureux souvenirs qu’elle n’avait pas prévu revivre de si tôt.

- T’es médecin, non ? T’fais ça d’puis longtemps ?

Parce qu’elle trouvait presque étrange de la voir en ces lieux. Dans ses souvenirs, elle s’était battue contre elle, ses deux courtes épées à la main, dans une danse meurtrière de deux camps s’affrontant. Et puis, aujourd’hui, elle la voyait ici, dans un bureau, à faire un banal examen général quant à sa santé. Quelques questions lui vinrent à l’esprit qu’elle ne pouvait pas poser, pour ne pas éveiller les soupçons. Elle ne pouvait pas parler de Shîto. Normalement, elle n’y était pas. Elle n’avait eu aucune raison d’y être.

- Oh, et pour ta réponse, nope, rien à signaler. ‘Fin, quelques blessures ici et là, mais rien d’pertinent j’pense bien.

Comme son temps qui était parsemé de cicatrice, ou encore ses bras qu’elle gardait couverts, de ces combats qu’elle avait mené pour une cause qu’elle ne comprenait pas ni ne connaissait.
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Mar 17 Avr 2018 - 6:21
Tu réalises, alors que l’inconnue t’explique rapidement en quoi consiste sa capacité spéciale, que tu n’as pas été très polie. Tu n’étais pas obligée de lui dire que tu trouvais ça dégoûtant. Certes, la simple idée de savoir que des choses puissent ramper en permanence à l’intérieur de toi et s’extirper de ton corps à travers les pores de ta peau te rend particulièrement inconfortable, mais tu n’es pas vraiment en position de juger. Tu as entendu des choses sur les différents clans qui parsèment ce monde et une chose est certaine, tu sais que tu ne ferais pas le poids contre une personne maîtrisant cette capacité, surtout pas dans ton état actuel. De plus, ce n’est pas la demoiselle que tu trouves répugnante, seulement le concept.

Tu souris en entendant qu’elle maîtrise le feu, ou tente de le faire, selon ses précisions. Pour toi, ça a toujours été l’eau. Il n’y a jamais eu de doute là-dessus. Tu as bien vite appris à maîtriser ton affinité, aussi. Tu te sens à l’aise dans ce liquide, et il te donne l’impression de chasser tes tracas. Bien sûr, ce n’est pas la vérité et dès que tu retournes au sec, ton esprit se remet à fonctionner. Mais lorsque tu te laisses flotter dans l’eau, écoutant les bruits ambiants qui font plus ou moins de sens, tu te sens à ton aise, la tête vide. Tu te demandes ce que les autres peuvent ressentir lorsqu’ils maîtrisent une énergie plus agressive comme le feu.

Sa prochaine question te fait rougir violemment alors que tu te tournes, prétendant chercher des papiers. Tu n’es pas vraiment subtile, tu en conviens. Tu réfléchis mais il vaut mieux ne pas mentir. Après tout, tu n’es pas médecin, et ton but n’est certainement pas de prétendre que tu occupes un poste plus important que le tiens. Tu finis donc par lui faire faire, esquissant un sourire un peu gêné, caché derrière des mèches de cheveux. Tu prends en note les dernières informations qu’elle te donne.

- En fait… Non. Je suis en apprentissage mais comme c’est un test de base, je suppose qu’ils ont jugé que j’étais assez qualifiée. J’étais euhm… Je suis un genin mais je m’intéresse à l’iroujutsu maintenant, voilà.

Tu n’en dis pas plus comme ce n’est pas nécessaire et qu’elle est une inconnue. De plus, tu parles rarement de ce genre de choses. Tu n’as aucune idée qu’il y a maintenant un an de ça, cette fille t’a vu combattre avec les capacités que tu avais à ce moment-là. Tu sais manier des armes et même si tu n’es pas la meilleure au corps à corps, tu sais encaisser les coups. Et voilà que tu te retrouves à faire de la paperasse dans un petit bureau, tentant d’oublier tes prouesses offensives du passé. Tu jettes un coup d’œil à l’heure, réalisant que le rendez-vous tire à ta fin, comme ta journée. Ton estomac émet un bruit effroyable que tu n’essaies même pas de dissimuler.

- D’accord mademoiselle Aburame. Je n’ai pas d’autres questions, le bilan de santé me semble tout à faire normal. Je vais transférer le dossier aux personnes en charge. Maintenant, je vais m’excuser et aller manger un morceau quelque part… Je suis en train de m’auto-digérer.

Après avoir tout mis en ordre, tu lui souhaites une bonne journée et tu quittes la pièce. Tu ne mets pas grand temps à te retrouver dehors, prenant une grande inspiration pour profiter de l’air frais, qui fait changement de cette odeur particulière que possède l’hôpital. Tu te mets à marcher, à la recherche de la meilleure chose à te mettre sous la dent, sans te rendre compte que quelqu’un te porte une attention toute particulière de loin. Tu finis par t’arrêter devant une ruelle un peu sombre et pas très fréquentée. Tu as entendu dire qu’il y a un tout petit restaurant très délicieux dans le coin…
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Sam 21 Avr 2018 - 18:01
Sans rien laisser paraître, la jeune Aburame devait admettre être surprise. Devant elle se trouvait la combattante qu’elle avait affronté à Shîto, celle qui avait porté le coup fatal de son petit-ami. Et pourtant, celle-ci était désormais dans un hôpital, semblant apprendre à être médecin, le tout en étant toujours genin. Cela lui semblait surprenant. De ce qu’elle avait compris des grades, sûrement aurait-elle dû être chûnin. Comme beaucoup étant sorti de cet événement.

Ne pouvant cependant pas adresser ses questions, elle-même, officiellement, n’ayant jamais mis les pieds là-bas, elle ne pouvait alors que silencieusement douter de ce qu’elle disait. Se trompait-elle ? Après tout, ce n’était pas impossible. Peut-être faisait-elle fausse route. Peut-être bien que ses souvenirs de cette journée n’étaient plus les bons. La rage d’avoir été si faible, si inattentive sur le champ de bataille, accompagnée d’une tristesse profonde, avaient pu venir changer les souvenirs qu’elle avait de cet événement. Peut-être bien que celle ayant porté le coup fatal n’avait simplement que les mêmes cheveux et ainsi elle les associait.

Ce n’était sûrement que cela.

Et pourtant, ses traits, son visage, son regard…

Un frisson parcouru son échine alors qu’elle se revoyait, poussée par l’homme qui s’était placé entre elle et la lame, lui hurlant de fuir tandis qu’une gerbe de sang venait éclabousser le sol. Elle se souvient avoir pleuré, cette journée-là, sous son masque que tous lui connaissaient. Elle avait pleuré. Elle avait tellement pleuré. La douleur avait été telle qu’elle n’était pas convaincue d’y survivre. Or, elle l’avait fait. Pour lui. Parce qu’il avait donné sa vie pour la sienne. Parce qu’il avait payé cher pour qu’elle poursuivre sa route. S’était-il senti coupable que de l’entraîner dans toute cette histoire ? Elle n’aurait su le dire.

Si, d’ordinaire, elle aurait invité la demoiselle à manger avec elle, après tout, elle avait tout le temps faim, elle resta silencieuse, se contentant d’hocher doucement de la tête. Elle n’aurait pas cru devoir faire face à tous ces événements aujourd’hui, ces souvenirs qui envahissaient son esprit.

- Bonne journée.

S’étant levée à son tour, elle avait quitté la salle où elle avait eu l’impression d’étouffer. Une fois hors de son champ de vision, elle commença même à trembler, perdant peu à peu ce contrôle qu’elle avait gardé pour ne pas perdre la face. Pour, surtout, ne pas avoir à s’expliquer, alors que sa survie dépendait de son anonymat. Inspirant profondément, elle passa une main dans son visage, sur ses traits fins. Le pire dans tout cela, c’était qu’elle ne pouvait parler à personne des événements qui venaient de se dérouler.

Finalement, pour une raison ou pour une autre, à peine était-elle sortie à l’extérieur qu’elle envoya une grande quantité d’insectes parcourir la ville. Rapidement, se dispersant, ces derniers devinrent à peine perceptible. Que faisait-elle ? Elle n’en avait aucune idée elle-même. Peut-être garder un oeil sur cette Kiyoko. Même si cela ne faisait aucun sens. La genin n’était pas connue pour ses décisions réfléchies.

Ce fut ainsi qu’elle s’était retrouvée sur le toit d’un bâtiment, discrète, à l’observer, certains insectes se trouvant non loin de la demoiselle sans pour autant attirer l’attention. Non. Ce qui attira celle de l’Aburame fut l’homme qui s’invita à sa suite dans la ruelle. Peut-être devrait-elle intervenir ? Après tout, techniquement, elle faisait partie de la police, malgré son petit titre de presque stagiaire. Elle était en apprentissage. Or, il ne servait à rien de sauter aux conclusions.

Était-ce encore cependant sauter aux conclusions alors qu’il se saisissait plus ou moins violemment de son bras, posant une main sur son visage ?

Non. Mais la femme saurait se défendre. Après tout, elle avait réussi à mener le combat contre elle, la poussant dans ses derniers retranchements. Et, si elle n’était pas la meilleure, elle savait se battre. Cette demoiselle avait même tuer l’homme qu’elle avait aimé plus que tout. Elle n’allait donc tout de même pas se laisser faire par celui qui avait posé sa sale patte contre sa fine taille. Elle n’allait pas…

Ne pouvant rester impassible face à ce spectacle, elle se laissa tomber sur le sol, le bras tendu. À peine était-elle arrivée près du duo que sa main se posa contre la nuque de l’homme, venant apposer un sceau contre sa peau, faisant ainsi réagir l’homme qui relâcha sa victime pour se tourner vers celle qui venait de se poser devant lui, un doigt pointé dans sa direction.

- Non mais, t’peux pas être sérieux hein ?

Un sourire fier vint étirer les lèvres de l’apprentie policière.

- C’passible de prison, ça, m’sieur.

Parce que, bien évidemment qu’elle était crédible. Où avait-elle mise… Chez elle. Parce qu’elle oubliait toujours tout chez elle. Et bien, elle se devrait d’improviser.
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Hier à 0:15
Tu devais être trop distraite par la faim qui te ronge l’estomac ou par la pénombre de la ruelle pour te rendre compte que quelqu’un te suivait. Une autre explication plausible à ton manque d’attention pourrait être que tu ne te serais jamais attendue à te faire attaquer en plein jour, comme ça, dans le village que tu parcoures sans cesse tous les jours. Malheureusement, il y a des gens étranges partout. Une petite ruelle mal éclairée, à l’abris des regards et où il est difficile de se faire entendre est bien entendu l’endroit idéal pour faire quelque chose qui n’est pas socialement acceptable.

Lorsqu’une main se plaque sur ta bouche et qu’un bras solide vient t’entourer la taille, tu figes. Ton cerveau ne met pas trop de temps à comprendre que tu es en train de te faire agresser. La partie qui, normalement, devrait te faire agir et te défendre, refuse toutefois d’agir, si bien que tu ne fais absolument rien. Tu sens qu’il te traîne vers un mur alors que sa main remonte lentement mais agressivement vers ta poitrine mais tu trouves seulement le courage d’émettre une plainte, étouffée par sa paume sale.

Quelque chose tombe rapidement du toit, arrivant à votre hauteur, et des cheveux blancs passent subitement devant tes yeux. S’agirait-il...? Oui, tu reconnais la voix. Qu’est-ce qu’elle peut bien faire là, tu ne saurais le dire, mais vu son dossier, et la raison de sa visite médicale, tu te doutes que tu es entre de bonnes mains. L’homme te fait pivoter, t’écrasant contre sa poitrine alors que sa barbe mal rasée vient se frotter sur ton front. Il a définitivement au moins l’âge de ton père, avec des cheveux longs et gras, sans oublier le regard un peu injecté de sang. Oui, profil typique du prédateur sexuel. Il se lèche les lèvres et tu as un mouvement de recul, tentant de le repousser faiblement.

- T’es nouvelle toi hein? J't'ai pas vue avant. Ça fait plusieurs semaines que j’attends un moment pour être seul avec celle-là. J’aime pas trop les gros nichons mais t’as une tête pas mal. Hm vous seriez pas mal les deux ensembles, je commence à avoir des idées, j’crois que tu vas me suivre toi aussi!

- Non mais tu vas me lâcher, espèce de pervers!

Une claque puissante vient faire chauffer la peau sur ta joue et tu sens ton corps se ramollir un instant. Tu as subi des blessures et des coups bien pires que ça, mais tu y étais préparée. Tu n’as pas reçu de coups depuis un an et bien que tu sois très résistante, tu es très rouillée. Tu sais qu’il vient probablement de mettre la majorité de sa force dans cette gifle, et ta lèvre inférieure vient de se fendre à un moins un endroit. Tu fermes les yeux, fronçant les sourcils. Tu dois faire quelque chose. Tu t’es défendue contre des personnes utilisant des techniques et voilà que tu deviens molle face à une claque.

- Toi tu vas parler quand j’vais te le dire! Et viens pas dire que t’étais pas au courant que je te suivais. Je sais que c’est ce que tu veux. Avec tes épaules et ton ventre à découvert. Tu demandes que ça, qu’on te saute dessus. Bah j’vais te donner ce que tu demandais silencieusement, tu sais pas ce qui t’attends! Et toi non plus!

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