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Dévoile-moi tous tes secrets... Ou presque. (Ft Aburame Kaede)


Ven 13 Avr 2018 - 7:50
- Myoga! Vas dans la prochaine salle. Personne n’est disponible, c’est un test de routine, tu sais quoi faire.

- Mais… Je n’ai jamais fait ça sur un vrai patient, je…

- Allez, tu es capable de le faire et tu dois apprendre, ce n’est rien de compliqué.

Tu fermes ta bouche et tu prends le porte-document qu’on te donne. Tu sais que pour réussir, tu dois arrêter de répondre aux ordres et faire ce qu’on te demande. Tu n’es tout simplement pas à l’aise, même si tu connais bien la marche à suivre à force de traîner dans le coin. Tu prends donc une inspiration et tu entres dans le cubicule où on t’a indiqué de te rendre en essayant d’avoir une expression aussi neutre que possible. Tes yeux se posent sur la patiente dont tu dois t’occuper aujourd’hui. Une petite femme, assise sur un banc, qui semble à peine plus vieille que toi. Une chose est certaine, cependant, c’est que tu es plus jeune qu’elle. Tu te demandes quelle longueur ont vraiment ses longs cheveux blancs, mais tu ne poses pas de question.

- Bonjour, je m’appelle Myoga Kiyoko, je serai la personne en charge de vous faire les tests de santé aujourd’hui.

Tu t’es présentée comme étant ‘’la personne en charge’’ puisque, techniquement, tu n’as aucun titre ou poste officiel au sein de l’hôpital. Tu n’es même pas certaine que tu devrais être là, mais tant pis. Dans le silence le plus complet, tu suis les procédures de base qu’on t’a appris à faire il y a quelques semaines déjà. Tu arrives ensuite à l’examen qui te permet rapidement de voir si tout va bien au niveau du chakra et tu décèles tout de suite quelque chose d’étrange. Tu fronces les sourcils avant de reculer sur ton siège et de lancer un regard à ta patiente, qui n’a étrangement pas grand-chose à dire.

- Est-ce qu’il y a quelque chose dont je devrais être au courant? Au niveau de votre chakra, je veux dire. Parce que ce n’est définitivement pas ce que j’appellerais ‘’normal’’, mais si vous avez des capacités spéciales… Alors là, c’est différent.

Tu aurais bien aimé en avoir, toi aussi. Avoir une capacité héréditaire ou quelque chose de particulier a pour résultat de se faire se démarquer du lot. D’un autre côté, tu songes que c’est peut-être mieux ainsi. Tu n’oses pas imaginer ce que tu aurais fait si tu t’étais retrouvée avec une capacité majoritairement utilisée pour l’offensive, toi qui a du mal à le faire. Tu souris, un peu mal à l'aise. Normalement, tu aurais dû demander ça dès le départ. Bien tant pis, il ne faut pas s'attendre à trop de choses venant d'une personne qui n'a aucune expérience professionnelle.


Dernière édition par Myoga Kiyoko le Sam 14 Avr 2018 - 8:09, édité 1 fois
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Sam 14 Avr 2018 - 7:41
On lui avait dit qu’elle n’avait qu’à attendre sagement qu’un médecin arrive, que cela ne devrait pas prendre beaucoup de temps. En tant que récente admise comme stagiaire au sein du corps de police du village, elle s’était retrouvée avec un bilan de santé imposé. De quoi s’assurer que rien ne clochait chez elle. De ce fait, elle se retrouva assise à attendre avec une certaine impatience de pouvoir finalement sortir d’ici. Une personne d’ordinaire très active, attendre immobile était un véritable supplice pour elle. Silencieuse de surcroît, voilà qui était rare chez la jeune Aburame. Or, elle prit son mal en patience, son regard s’attardant sur tout ce qui avait un minimum d’intérêt avant de se reposer sur le porte.

Et alors qu’elle avait attendu avec impatience que le médecin entre, au final, en voyant ce visage apparaître sous ses yeux, elle aurait préféré rester seule encore quelques instants.

- … Aburame Kaede.

Le moulin à parole qu’elle était venait de répondre avec deux mots. Deux simples mots. D’ordinaire, elle se serait laissée emporter dans elle ne savait trop quoi, précisant à la jeune femme qu’elle pouvait la surnommer Kae ou encore s’attarder sur son nom de famille alors qu’elle était du même clan que le directeur de l’établissement dans lequel elle se trouvait. Non pas qu’elle souhaitait abusé de Shizen, loin de là même. Seulement, elle se doutait qu’il pourrait être plus aisé pour elle de s’intégrer au sein du village alors que son aîné avait déjà la confiance des kumojins, lui-même semblant se considérer comme tel. Plutôt que de parler, comme elle le faisait à son habitude, elle s’était plongée dans un silence que peu lui connaissait. Sûrement ne verrait-elle pas la différence, après tout, elle ne la connaissait pas.

Or, elle, elle la connaissait. Ou, tout du moins, elle savait exactement à qui ce visage appartenait-il.

Devant se trouvait celle qu’elle avait affronté, à Shîto, son visage couvert de ce masque qu’elle avait fait brûler avant d’arriver à Kumo. Elle ne pouvait pas la reconnaître. Il y avait très peu de chance qu’elle réussisse. Cependant, l’Aburame n’avait pas oublié son visage. Ce visage de celle qu’elle avait affronté. De celle qui avait porté le coup qui fut fatal à l’homme qu’elle aimait. Celle contre qui s’était-il interposé pour lui laisser la chance de fuir. La demoiselle fut submergée par une vague d’émotions assez surprenante et chaotique, où se mêlait rancoeur et tristesse, colère et désarroi. Jamais aurait-elle cru se retrouver dans une telle position. Et pourtant, elle aurait dû s’y attendre, en intégrant les rangs d’un village caché qu’elle avait combattu par le passé. Combien de kumojin avait-elle tué ? Ses mains étaient souillées de leur sang. Pouvait-elle réellement en vouloir à celle qui n’avait fait que remplir son devoir, sûrement avec beaucoup plus de conviction qu’elle-même ? Pour sa part, elle n’avait fait que suivre l’homme qu’elle aimait. Et, au final, elle l’avait perdu alors que, tout ce qu’elle avait voulu, c’était de rester auprès de lui, pour toujours.

Ce fut la question de sa cadette qui la sortit de ses pensées. Rares étaient les fois où elle était silencieuse. Mais surtout, rares étaient les fois où elle s’empêchait que de vivre de façon complètement honnête ses émotions. Elle ne pouvait définitivement pas fondre en larmes. Elle ne pouvait pas se trahir. Pas aussi tôt. Pas alors que sa survie en dépendait presque.

- Oh, oui. J’imagine qu’y’a p’t’être quelques trucs d’particulier, avec mon chakra.

Préférant les gestes à la parole, sur son bras apparut de nombreux insectes qui s’étaient échappés des pores de sa peau, venant ainsi le recouvrir.

- J’viens d’clan Aburame. Mon corps entier est l’nid de ces p’tites bestioles, et c’est l’cas d’puis toujours.

Elle se remerciait presque de ne jamais avoir fait savoir à qui que ce soit, du temps du Soshikidan, qu’elle était issue de ce clan du pays du feu. Il était ainsi beaucoup plus difficile de la reconnaître.

- Ils sont tous chargés d’mon chakra. Y s’nourrissent d’mon chakra, pour être plus exacte. Une relation favorable pour nous deux. J’les utilise lorsque j’en ai besoin et, en échange… Bah j’leur sert d’repas, j’imagine.

Elle éclata de rire, tentant d’alléger son esprit, de passer outre tout ce que la dénommée Kiyoko faisait naître en elle. Elle était même en mesure, désormais, que de poser un nom sur ce visage qui hantait encore ses songes, de cette femme qui était venue tuer devant ses yeux l’homme pour qui elle aurait tout donné.

- T’as d’jà entendu parler d’clan ?

Autant discuter de quelque chose de neutre qui saurait lui occuper l’esprit, le temps qu’elle parvienne à bien assimiler tout ce qu’elle venait de vivre en si peu de temps.


Dernière édition par Aburame Kaede le Sam 21 Avr 2018 - 17:53, édité 2 fois
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Dim 15 Avr 2018 - 9:30
La voix de ta pseudo patiente brise enfin le silence, et tu es un peu surprise en entendant sa façon de parler. Tu ne t’attendais pas vraiment à ça mais bon, qui es tu pour juger. Tu baisses les yeux vers son bras en captant du mouvement, remarquant sans peine les insectes qui sortent de sa peau et qui viennent ramper sur sa surface. Un sourire figé se dessine sur ton visage alors que tu fais de ton mieux pour ne pas avoir un mouvement de recul, sentant un long frisson monter jusqu’à ta nuque. Tu adores les animaux et tu n’as pas vraiment de difficulté avec les insectes, contrairement à ce que l’ont pourrait croire. Tu ne représente pas le stéréotype de la demoiselle en détresse qui craint de se faire manger par un organisme des centaines de fois plus petite qu’elle. Tu dois dire, cependant, qu’il y a quelque chose d’étrangement glauque et révoltant à regarder tout un tas d’insectes sortir de la peau d’une fille aussi petite et délicate.

Malgré cette image qui provoque chez toi une certaine aversion, tu réussis à te concentrer sur son visage, croisant instinctivement les bras pour t’éloigner un peu des insectes, et à écouter ce qu’elle te dit. Les explications sont intéressantes, quand même. Tu as déjà entendu parler de ce clan et, même si leur capacité spéciale, disons, ne fait pas partie de tes préférées, elle est toutefois très intrigante. Tu prends tes papiers, question de prendre des notes.

- Bien sûr! Malheureusement, moi, je suis bien normale. Enfin, je veux dire, je ne fais pas partie d’un clan qui possède des capacités particulières. Je maîtrise l’eau, c’est tout, comme bien d’autres personnes.

Il ne faut pas s’y m’éprendre, tu es bien faire de pouvoir le faire. Mais tu dois t’avouer que tu le serais un peu plus si tu étais actuellement capable de faire quoi que ce soit de tes techniques. Dernièrement, tu n’arrives plus à faire grand-chose. Tu suspectes ton manque d’entraînement et de volonté, peut-être aussi la dépression qui t’observe dans un coin sombre de ton esprit depuis un moment. Dans tous les cas, tes prouesses font bien pitié depuis quelques mois et c’est bien pour ça que tu te retrouves là, à faire passer un test de santé de base à une inconnue.

- Comment est-ce que ça fonctionne, exactement? Tu ne sens rien, même quand les insectes sortent de ta peau? C’est fascinant. Un peu dégoûtant selon moi, mais fascinant. Sinon euh… Ah oui, je dois aussi demander s’il y a quoi que ce soit d’anormal qui se soit produit dans la dernière année. Maladies, virus, traumatismes…

Par traumatismes, tu parles bien entendu de ceux qui sont physiques et non pas psychologiques. Rendu là, ce n’est pas ton département. Même être ici, ce n’est pas ton département. Selon ta petite inspection, tout semble bien aller de son côté. Si elle avait souffert de quelque chose de grave, elle serait dans un bien piteux état. Dommage qu’il ne soit pas possible pour toi de voir les traces laissées par les traumatismes émotionnels qu’elle a vécus. Dire que tu n’es même pas au courant que cette pauvre fille tente de faire comme si de rien n’était alors qu’elle se souvient très bien de la scène horrible que tu lui as imposée par accident. Scène que tu n’as pas vue, bien sûr, car tu avais les yeux fermés. La vie est parfois bien étrange, il va s’en dire, avec un sens de l’humour ironique.
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Dim 15 Avr 2018 - 20:30
Le dégoût. Quelque chose dont elle était souvent confrontée, en tant que membre du clan Aburame. Ce n’était pas tous qui semblaient à l’aise avec sa capacité à faire sortir des insectes au travers les pores de sa peau. Ou encore simplement que l’idée de savoir que son corps était habité de nombreux de ces insectes n’avait rien de plaisant. Elle n’aurait su dire. Pour sa part, il s’agissait de quelque chose de parfaitement naturel, alors qu’elle était née et, peu de temps après, ces insectes avaient été intégré à son corps, comme tous les autres Aburame qu’elle connaissait. Ils étaient une partie d’elle-même. Ils étaient là depuis le début et le seraient jusqu’à sa mort. Ils étaient elle, en quelque sorte.

Quant à quelconque traumatisme, il y en avait bien un, qui était beaucoup plus mental que physique. Un qu’elle avait elle-même infligé, sûrement sans le savoir. Sûrement ne savait-elle même pas les conséquences que son geste avait eu sur sa personne, quant à ce que cette mort avait signifié pour la jeune demoiselle qu’elle était. Si le dégoût était souvent présent chez ceux à qui elle présentait ses insectes, ce n’avait pas été son cas à lui. Très jeune, il s’était de suite émerveillé de ce qu’elle savait faire, de son influence sur ces derniers, de cette communication silencieuse qu’elle avait avec eux.

- C’difficile à expliquer. C’pas tant qu’j’les sens pas, t’vois, c’est plus… Ils sont là d’puis toujours, d’aussi longtemps qu’j’me souvienne. D’coup, bah, c’est un peu une extension d’moi-même, j’ai qu’à y penser pour qu’ils s’activent. Un peu comme t’contrôles ton bras, ta jambes, bah j’les contrôle eux, en quelque sorte. Ils me servent et, en échangent, j’les nourris d’mon chakra. En bref. Pour faire simple.

Elle avait déballé le tout assez rapidement, comme à son habitude, avec un entrain qui lui était propre, et ce, malgré la situation particulière dans laquelle elle se trouvait. Se retrouver face à celle qui avait tué l’homme qu’elle aimait dans un combat où la mort avait été funeste résultat était quelque chose qu’elle ne s’était pas imaginer faire, et ce, quand bien même était-ce possible, compte tenu qu’elle s’était retrouvée à affronter les shinobis de ce village.

- L’eau ? C’marrant, tiens, moi c’le feu qu’j’maîtrise. Qu’j’essaie d’maîtriser. ‘Fin, c’t’un peu complexe, j’suis pas méga douée, mais c’cool.

Un rire s’échappa de ses lèvres tandis qu’elle s’adressait à elle sur un ton léger, arrivant à prétendre comme si elle ne lui ramenait pas de douloureux souvenirs qu’elle n’avait pas prévu revivre de si tôt.

- T’es médecin, non ? T’fais ça d’puis longtemps ?

Parce qu’elle trouvait presque étrange de la voir en ces lieux. Dans ses souvenirs, elle s’était battue contre elle, ses deux courtes épées à la main, dans une danse meurtrière de deux camps s’affrontant. Et puis, aujourd’hui, elle la voyait ici, dans un bureau, à faire un banal examen général quant à sa santé. Quelques questions lui vinrent à l’esprit qu’elle ne pouvait pas poser, pour ne pas éveiller les soupçons. Elle ne pouvait pas parler de Shîto. Normalement, elle n’y était pas. Elle n’avait eu aucune raison d’y être.

- Oh, et pour ta réponse, nope, rien à signaler. ‘Fin, quelques blessures ici et là, mais rien d’pertinent j’pense bien.

Comme son temps qui était parsemé de cicatrice, ou encore ses bras qu’elle gardait couverts, de ces combats qu’elle avait mené pour une cause qu’elle ne comprenait pas ni ne connaissait.
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Mar 17 Avr 2018 - 6:21
Tu réalises, alors que l’inconnue t’explique rapidement en quoi consiste sa capacité spéciale, que tu n’as pas été très polie. Tu n’étais pas obligée de lui dire que tu trouvais ça dégoûtant. Certes, la simple idée de savoir que des choses puissent ramper en permanence à l’intérieur de toi et s’extirper de ton corps à travers les pores de ta peau te rend particulièrement inconfortable, mais tu n’es pas vraiment en position de juger. Tu as entendu des choses sur les différents clans qui parsèment ce monde et une chose est certaine, tu sais que tu ne ferais pas le poids contre une personne maîtrisant cette capacité, surtout pas dans ton état actuel. De plus, ce n’est pas la demoiselle que tu trouves répugnante, seulement le concept.

Tu souris en entendant qu’elle maîtrise le feu, ou tente de le faire, selon ses précisions. Pour toi, ça a toujours été l’eau. Il n’y a jamais eu de doute là-dessus. Tu as bien vite appris à maîtriser ton affinité, aussi. Tu te sens à l’aise dans ce liquide, et il te donne l’impression de chasser tes tracas. Bien sûr, ce n’est pas la vérité et dès que tu retournes au sec, ton esprit se remet à fonctionner. Mais lorsque tu te laisses flotter dans l’eau, écoutant les bruits ambiants qui font plus ou moins de sens, tu te sens à ton aise, la tête vide. Tu te demandes ce que les autres peuvent ressentir lorsqu’ils maîtrisent une énergie plus agressive comme le feu.

Sa prochaine question te fait rougir violemment alors que tu te tournes, prétendant chercher des papiers. Tu n’es pas vraiment subtile, tu en conviens. Tu réfléchis mais il vaut mieux ne pas mentir. Après tout, tu n’es pas médecin, et ton but n’est certainement pas de prétendre que tu occupes un poste plus important que le tiens. Tu finis donc par lui faire faire, esquissant un sourire un peu gêné, caché derrière des mèches de cheveux. Tu prends en note les dernières informations qu’elle te donne.

- En fait… Non. Je suis en apprentissage mais comme c’est un test de base, je suppose qu’ils ont jugé que j’étais assez qualifiée. J’étais euhm… Je suis un genin mais je m’intéresse à l’iroujutsu maintenant, voilà.

Tu n’en dis pas plus comme ce n’est pas nécessaire et qu’elle est une inconnue. De plus, tu parles rarement de ce genre de choses. Tu n’as aucune idée qu’il y a maintenant un an de ça, cette fille t’a vu combattre avec les capacités que tu avais à ce moment-là. Tu sais manier des armes et même si tu n’es pas la meilleure au corps à corps, tu sais encaisser les coups. Et voilà que tu te retrouves à faire de la paperasse dans un petit bureau, tentant d’oublier tes prouesses offensives du passé. Tu jettes un coup d’œil à l’heure, réalisant que le rendez-vous tire à ta fin, comme ta journée. Ton estomac émet un bruit effroyable que tu n’essaies même pas de dissimuler.

- D’accord mademoiselle Aburame. Je n’ai pas d’autres questions, le bilan de santé me semble tout à faire normal. Je vais transférer le dossier aux personnes en charge. Maintenant, je vais m’excuser et aller manger un morceau quelque part… Je suis en train de m’auto-digérer.

Après avoir tout mis en ordre, tu lui souhaites une bonne journée et tu quittes la pièce. Tu ne mets pas grand temps à te retrouver dehors, prenant une grande inspiration pour profiter de l’air frais, qui fait changement de cette odeur particulière que possède l’hôpital. Tu te mets à marcher, à la recherche de la meilleure chose à te mettre sous la dent, sans te rendre compte que quelqu’un te porte une attention toute particulière de loin. Tu finis par t’arrêter devant une ruelle un peu sombre et pas très fréquentée. Tu as entendu dire qu’il y a un tout petit restaurant très délicieux dans le coin…
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Sam 21 Avr 2018 - 18:01
Sans rien laisser paraître, la jeune Aburame devait admettre être surprise. Devant elle se trouvait la combattante qu’elle avait affronté à Shîto, celle qui avait porté le coup fatal de son petit-ami. Et pourtant, celle-ci était désormais dans un hôpital, semblant apprendre à être médecin, le tout en étant toujours genin. Cela lui semblait surprenant. De ce qu’elle avait compris des grades, sûrement aurait-elle dû être chûnin. Comme beaucoup étant sorti de cet événement.

Ne pouvant cependant pas adresser ses questions, elle-même, officiellement, n’ayant jamais mis les pieds là-bas, elle ne pouvait alors que silencieusement douter de ce qu’elle disait. Se trompait-elle ? Après tout, ce n’était pas impossible. Peut-être faisait-elle fausse route. Peut-être bien que ses souvenirs de cette journée n’étaient plus les bons. La rage d’avoir été si faible, si inattentive sur le champ de bataille, accompagnée d’une tristesse profonde, avaient pu venir changer les souvenirs qu’elle avait de cet événement. Peut-être bien que celle ayant porté le coup fatal n’avait simplement que les mêmes cheveux et ainsi elle les associait.

Ce n’était sûrement que cela.

Et pourtant, ses traits, son visage, son regard…

Un frisson parcouru son échine alors qu’elle se revoyait, poussée par l’homme qui s’était placé entre elle et la lame, lui hurlant de fuir tandis qu’une gerbe de sang venait éclabousser le sol. Elle se souvient avoir pleuré, cette journée-là, sous son masque que tous lui connaissaient. Elle avait pleuré. Elle avait tellement pleuré. La douleur avait été telle qu’elle n’était pas convaincue d’y survivre. Or, elle l’avait fait. Pour lui. Parce qu’il avait donné sa vie pour la sienne. Parce qu’il avait payé cher pour qu’elle poursuivre sa route. S’était-il senti coupable que de l’entraîner dans toute cette histoire ? Elle n’aurait su le dire.

Si, d’ordinaire, elle aurait invité la demoiselle à manger avec elle, après tout, elle avait tout le temps faim, elle resta silencieuse, se contentant d’hocher doucement de la tête. Elle n’aurait pas cru devoir faire face à tous ces événements aujourd’hui, ces souvenirs qui envahissaient son esprit.

- Bonne journée.

S’étant levée à son tour, elle avait quitté la salle où elle avait eu l’impression d’étouffer. Une fois hors de son champ de vision, elle commença même à trembler, perdant peu à peu ce contrôle qu’elle avait gardé pour ne pas perdre la face. Pour, surtout, ne pas avoir à s’expliquer, alors que sa survie dépendait de son anonymat. Inspirant profondément, elle passa une main dans son visage, sur ses traits fins. Le pire dans tout cela, c’était qu’elle ne pouvait parler à personne des événements qui venaient de se dérouler.

Finalement, pour une raison ou pour une autre, à peine était-elle sortie à l’extérieur qu’elle envoya une grande quantité d’insectes parcourir la ville. Rapidement, se dispersant, ces derniers devinrent à peine perceptible. Que faisait-elle ? Elle n’en avait aucune idée elle-même. Peut-être garder un oeil sur cette Kiyoko. Même si cela ne faisait aucun sens. La genin n’était pas connue pour ses décisions réfléchies.

Ce fut ainsi qu’elle s’était retrouvée sur le toit d’un bâtiment, discrète, à l’observer, certains insectes se trouvant non loin de la demoiselle sans pour autant attirer l’attention. Non. Ce qui attira celle de l’Aburame fut l’homme qui s’invita à sa suite dans la ruelle. Peut-être devrait-elle intervenir ? Après tout, techniquement, elle faisait partie de la police, malgré son petit titre de presque stagiaire. Elle était en apprentissage. Or, il ne servait à rien de sauter aux conclusions.

Était-ce encore cependant sauter aux conclusions alors qu’il se saisissait plus ou moins violemment de son bras, posant une main sur son visage ?

Non. Mais la femme saurait se défendre. Après tout, elle avait réussi à mener le combat contre elle, la poussant dans ses derniers retranchements. Et, si elle n’était pas la meilleure, elle savait se battre. Cette demoiselle avait même tuer l’homme qu’elle avait aimé plus que tout. Elle n’allait donc tout de même pas se laisser faire par celui qui avait posé sa sale patte contre sa fine taille. Elle n’allait pas…

Ne pouvant rester impassible face à ce spectacle, elle se laissa tomber sur le sol, le bras tendu. À peine était-elle arrivée près du duo que sa main se posa contre la nuque de l’homme, venant apposer un sceau contre sa peau, faisant ainsi réagir l’homme qui relâcha sa victime pour se tourner vers celle qui venait de se poser devant lui, un doigt pointé dans sa direction.

- Non mais, t’peux pas être sérieux hein ?

Un sourire fier vint étirer les lèvres de l’apprentie policière.

- C’passible de prison, ça, m’sieur.

Parce que, bien évidemment qu’elle était crédible. Où avait-elle mise… Chez elle. Parce qu’elle oubliait toujours tout chez elle. Et bien, elle se devrait d’improviser.
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Mer 25 Avr 2018 - 0:15
Tu devais être trop distraite par la faim qui te ronge l’estomac ou par la pénombre de la ruelle pour te rendre compte que quelqu’un te suivait. Une autre explication plausible à ton manque d’attention pourrait être que tu ne te serais jamais attendue à te faire attaquer en plein jour, comme ça, dans le village que tu parcoures sans cesse tous les jours. Malheureusement, il y a des gens étranges partout. Une petite ruelle mal éclairée, à l’abris des regards et où il est difficile de se faire entendre est bien entendu l’endroit idéal pour faire quelque chose qui n’est pas socialement acceptable.

Lorsqu’une main se plaque sur ta bouche et qu’un bras solide vient t’entourer la taille, tu figes. Ton cerveau ne met pas trop de temps à comprendre que tu es en train de te faire agresser. La partie qui, normalement, devrait te faire agir et te défendre, refuse toutefois d’agir, si bien que tu ne fais absolument rien. Tu sens qu’il te traîne vers un mur alors que sa main remonte lentement mais agressivement vers ta poitrine mais tu trouves seulement le courage d’émettre une plainte, étouffée par sa paume sale.

Quelque chose tombe rapidement du toit, arrivant à votre hauteur, et des cheveux blancs passent subitement devant tes yeux. S’agirait-il...? Oui, tu reconnais la voix. Qu’est-ce qu’elle peut bien faire là, tu ne saurais le dire, mais vu son dossier, et la raison de sa visite médicale, tu te doutes que tu es entre de bonnes mains. L’homme te fait pivoter, t’écrasant contre sa poitrine alors que sa barbe mal rasée vient se frotter sur ton front. Il a définitivement au moins l’âge de ton père, avec des cheveux longs et gras, sans oublier le regard un peu injecté de sang. Oui, profil typique du prédateur sexuel. Il se lèche les lèvres et tu as un mouvement de recul, tentant de le repousser faiblement.

- T’es nouvelle toi hein? J't'ai pas vue avant. Ça fait plusieurs semaines que j’attends un moment pour être seul avec celle-là. J’aime pas trop les gros nichons mais t’as une tête pas mal. Hm vous seriez pas mal les deux ensembles, je commence à avoir des idées, j’crois que tu vas me suivre toi aussi!

- Non mais tu vas me lâcher, espèce de pervers!

Une claque puissante vient faire chauffer la peau sur ta joue et tu sens ton corps se ramollir un instant. Tu as subi des blessures et des coups bien pires que ça, mais tu y étais préparée. Tu n’as pas reçu de coups depuis un an et bien que tu sois très résistante, tu es très rouillée. Tu sais qu’il vient probablement de mettre la majorité de sa force dans cette gifle, et ta lèvre inférieure vient de se fendre à un moins un endroit. Tu fermes les yeux, fronçant les sourcils. Tu dois faire quelque chose. Tu t’es défendue contre des personnes utilisant des techniques et voilà que tu deviens molle face à une claque.

- Toi tu vas parler quand j’vais te le dire! Et viens pas dire que t’étais pas au courant que je te suivais. Je sais que c’est ce que tu veux. Avec tes épaules et ton ventre à découvert. Tu demandes que ça, qu’on te saute dessus. Bah j’vais te donner ce que tu demandais silencieusement, tu sais pas ce qui t’attends! Et toi non plus!

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Ven 27 Avr 2018 - 19:34
- Oi, j’te parle.

Elle s’était adressée à l’homme plus grand qu’elle et définitivement plus large qu’elle d’un ton qu’elle avait tenté d’imiter d’un homme qui avait eu le malheur de devoir passer plus de cinq minutes en compagnie de l’Aburame. Ce dernier se retourna finalement vers elle, le regard posé sur… À peu près tout son corps. Elle avait bien failli perdre patience alors qu’il avait foutu une claque à la pauvre demoiselle qui n’avait rien demandé puis en réalisant que cette demoiselle n’avait même pas réagit.

Et elle était où, celle qui avait porté le coup fatal à l’homme que tu aimais éperdument ?

- Ça vaut aussi pour toi, tu vas parler quand j’vais te le…
- Non. Tu vas t’taire.

Son ton ne laissait pas place à la réplique et le regard violent qu’elle lui lançait semblait avoir réussi à le dérouter un minimum.

- Là, t’vas m’faire un plaisir d’te calmer et d’me suivre. La police, j’pense tu connais, hein ? Vu ta gueule, t’as sûrement dû avoir eu à y faire face quelques fois, non ?

D’une arrogance sans nom, voilà que la petite demoiselle d’à peine un mètre soixante (elle était encore plus petite) se tenait bien droite à défier quelqu’un qui pourrait, seulement avec sa force brute, venir l’écraser et ça, elle n’en doutait pas. Or, elle ne se souciait pas des conséquences, pas plus se sentait-elle menacée par autrui. Elle était ainsi faite, agissant comme bon lui semble sans réaliser que le tout pourrait mal finir. Et puis, pourquoi devrait-elle montrer de la peur alors qu’elle était convaincue, pour l’instant, que d’avoir l’avantage ?

- Petite merde, tu vas voir ce que je fais des filles comme toi…

Il eut un rire gras, un sourire dégoûtant, alors qu’il tendit la main pour se saisir d’elle. Raté. Il se figea dès lors sentit-il des insectes grouiller sous sa peau, s’infiltrant dans son corps sans qu’il ne comprenne trop comment. Le sceau qu’elle avait posé contre sa nuque en descendant.

- C’toi la merde. Et t’vas voir c’que j’fais des mecs comme toi.
- C’est quoi cette…
- Ta gueule.

Il semblait paniquer, n’osant même pas bouger. Quant à elle, elle roula finalement des yeux, sans pour autant faire autre chose que de confirmer sa menace alors que les insectes se baladaient toujours dans le corps de l’homme. Une sensation bien particulière, cela, elle n’en doutait pas, pour quelqu’un n’ayant jamais rien connu de tel.

- T’vas m’suivre et on va aller t’porter là où j’pense tu d’vrais rester.

Son regard se posa ensuite sur la victime de la situation. Pourquoi n’avait-elle rien fait ? Elle n’en savait rien. Elle ne comprenait rien, surtout, de toute cette situation, de qui se trouvait devant elle, de cet homme qui geignait presque alors qu’il croyait que cesser tout mouvement calmerait les insectes.
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Dim 29 Avr 2018 - 9:09
Apparemment, la petite femme prénommée Kaede n’a pas froid aux yeux. Mais ça ne t’étonne pas, de toute façon. Le type, malgré ses airs, est probablement inoffensif. Tu es presque certaine qu’il croit sûrement être plus fort que vous deux tout simplement car vous êtes petites et qu’il domine en taille et en largeur. Cependant, tu crois pouvoir affirmer qu’il ne possède aucune capacité spéciale qui lui permette de se défendre dans le cas où la demoiselle décidait de se servir de ses insectes, ou toi de ton eau. Dire que tu pourrais si facilement l’étouffer dans un tout petit peu d’eau… Et pourtant, tu n’arrives même pas à te défendre alors qu’on ne fait que te donner une gifle.

C’est vrai, tu te dis. La police. Un sourire se dessine sur tes lèvres, colorées par le sang. Cet imbécile ne risque plus de suivre des filles qui ont pratiquement l’âge d’être ses enfants. Tu te demandes s’il a agressé d’autres personnes avant toi mais la réponse, finalement, est assez évidente. Tu sens que les choses partent en vrille mais voilà qu’il devient raide et qu’il relâche sa poigne, assez pour que tu puisses te libérer de ses mains sales et moites. Tu fronces les sourcils, ne comprenant pas trop la situation, et tu utilises la même petite technique apprise à l’hôpital pour faire une évaluation rapide. Tu sens un frisson monter le long de ton dos. L’horreur totale, alors que tu découvres que les insectes se promènent sous sa paix.

Malgré ton dégoût que tu ne caches pas, tu es satisfaite. Cet homme est une ordure, il n’y a qu’à le regarder pour le savoir. Tu es convaincue que tu n’es pas la première sur qui il a levé la main et tu n’aurais pas été la dernière sans l’intervention de Kaede. Pourtant, une expérience qui doit sans doute être désagréable pour le commun des mortels semble avoir l’effet contraire sur lui. Il tombe à genou, ne bougeant plus d’un poil. Tu crois d’abord qu’il tente de se calmer pour mieux gérer la situation, mais tu vois ses yeux rouler vers l’arrière de sa tête alors que sa bouche s’étire en un sourire tordu. C’est à ce moment que tu comprends. Cette ordure est, d’une certaine façon, en train d’apprécier la situation.

Tu te tournes vers la jeune femme, qui est déjà en train de te fixer. Tu n’as pas besoin de lui faire un interrogatoire pour savoir qu’elle se pose des questions, car tu arrives très clairement à le voir dans ses yeux. Pourtant, tu te contentes de tourner la tête et de cracher sur le sol à côté, te débarrassant du liquide au goût métallique qui a réussit à se frayer un chemin à travers tes lèvres. Tu lui fais ensuite un sourire.

- Merci de ton aide… Tu es apparue comme par magie. Je croyais que le village était plus sécuritaire que ça. Qu’est-ce que tu vas faire de lui? Le traîner au poste de police? À voir sa tête, il est en train de prendre son pied… Je crois qu’il vaudrait mieux l’assommer pour s’assurer qu’il se laisse faire mais j’ai l’impression qu’il est perdu quelque part dans son imagination en ce moment…

Tu t’entoures de tes propres bras en lui lançant un regard dégoûté. Ce genre de personnage te donne vraiment froid dans le dos. Tu te demandes ce qui a bien pu se passer dans sa vie pour qu’il se retrouve à suivre des femmes dans les ruelles.

- Je veux bien croire que certains hommes sont frustrés à cause du rejet mais il y a des limites…
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Mar 1 Mai 2018 - 11:27
C’était dégoûtant. Alors que beaucoup se sentaient ainsi vis-à-vis de ses insectes, encore plus lorsque ces derniers s’infiltraient sous leur peau, ce dernier semblait y voir une forme de… Plaisir ? Elle se sentait presque coupable que d’infliger cela à ses propres insectes qui n’avaient jamais demander à être ainsi mis en contact avec un pervers de cette trempe. Un frisson d’horreur lui parcouru même l’échine et si ce n’était pas ce qui le gardait tranquille pour l’instant, sûrement aurait-elle déjà sauvé ses insectes de cet énergumène.

Ce fut la voix de Kiyoko qui la tira hors de ses pensées alors qu’elle se demandait si elle ne pouvait pas simplement l’assommer. Mieux valait éviter, elle allait sûrement avoir des ennuies, car ce n’était pas parce qu’elle était nouvelle non-officielle recrue du Kyuubu qu’elle pouvait se permettre tout et n’importe quoi. Sans compter qu’elle n’avait pas encore eu sa rencontre avec celui chargé de son intégration. Par conséquent, elle se devait de rester calme et ainsi ne pas imposer sa vision à autrui, à savoir l’homme dégoûtant à l’heure actuelle. Sûrement le mériterait-il, ne serait-ce que parce qu’il avait tenté d’agresser deux jeunes demoiselles sans savoir qu’elles étaient nettement supérieures à lui. Ce n’était pas parce qu’elles étaient d’apparence fragile qu’elles l’étaient réellement.

Peu importe ce que pouvait dire la demoiselle lui faisant face ne l’empêcherait pas que de la considérer comme quelqu’un de fort. Elle ignorait à quel jeu jouait-elle ou ce qu’elle cachait, toutefois, elle ne pouvait empêcher les images de cette terrible journée lui revenir en tête, se déroulant presque sous ses yeux comme si elle y était vraiment. Comme si elle n’était jamais partie.

- C’vraiment pas un soucis, pour l’coup d’main, pas b’soin d’me remercier. Et m’mentionne pas comment ça a l’air à lui plaire, j’plains vraiment mes insectes… ‘Fin, t’veux bien rester là, cinq s’condes, qu’j’aille chercher quelqu’un qui saura l’prendre en charge ? C’devrait pas être bien long. Et s’il tente quoique ce soit, n’hésite pas à frapper. Faut quand même pas laisser un mec comme ça faire c’qu’il veut.

Passant outre le fait qu’elle en semblait pas avoir été en mesure de se défendre seule, elle abandonna la ruelle en déambulant dans celles plus passantes du village. Il ne lui fallut que quelques instants avant de tomber sur un policier, à qui elle expliqua brièvement la situation en demandant renfort, ne se voyant pas le transporter elle-même. Le policier l’accompagna donc, remercia les deux jeunes demoiselles et prit en charge l’homme. Pour sa part, la jeune Aburame se contenta de libérer ce dernier de ses insectes, leur adressant un regard désolé, bien qu’elle savait qu’ils ne comprendraient pas nécessairement. Pas plus avaient-ils réellement été embêtés. Mais bon, elle ne pouvait s’empêcher de se sentir coupable pour ce qu’elle leur infligeait.

- J’peux t’accompagner pour manger un truc ? J’commence à avoir vraiment la dalle, puis j’connais pas trop l’village, même si ça commence à faire quelques temps. Pas beaucoup, j’te l’accorde, mais quand même.

Un large sourire accompagna ses propos, tentant d’effacer tout ce qu’elle ramenait à son esprit, ce qu’elle réveillait chez elle sûrement bien malgré elle.

- J’veux pas m’imposer hein, t’fais c’que t’veux. Mais bon, j’pas fan d’être seule, donc j’me dis qu’ça pourrait être sympa. Puis n’vient-on pas d’arrêter ensemble un vieux pervers qui aurait pu s’en prendre à bien d’autres gens et dont l’résultat aurait pu être encore plus terrible ?

Elle l’impliquait dans le processus, et ce, quand bien même avait-elle à peu près tout fait seul. Or, Kiyoko avait été présente, et donc, de ce faire, elle pouvait souligner cela. Sans compter que la jeune Aburame n’était pas quelqu’un à la fierté déplacée cherchant à s’attirer tous les mérites. Peut-être parviendrait-elle à comprendre ce qui bridait la jeune kunoichi ? À voir ce qu’elle pourrait en apprendre.
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Jeu 3 Mai 2018 - 10:26
Tu fais un signe affirmatif de la tête, esquissant un léger sourire. Pas que la situation ait quoi que ce soit de comique, bien entendu, mais tu apprécies le fait que vous trouviez toutes les deux cet individu dégoûtant. À lui voir la tête, tu en arrives même à presque te sentir mal toi-même pour ces pauvres insectes. Même si les bestioles qui grouillent ne sont pas ce que tu préfères, tu les trouve plus attrayantes que cet homme, tu dois l’avouer. Tu restes donc sur place, te tenant à quelques mètres de lui. Tu t’attendais à ce qu’il tente de se sauver, mais ce n’est même pas le cas. Il semble être en espèce de transe, si bien que tu le laisse à ses petites affaires tout en gardant un œil sur lui.

Kaede revient quelques minutes plus tard accompagnée d’un policier, qui te demande rapidement si tout va bien. Tu lui indique que oui. Le coup que tu as reçu en plein visage a eu pour effet de te donner un léger mal de tête, mais ce n’était pas assez pour te donner une commotion cérébrale ou quoi que ce soit du genre. Tu es encore bien lucide et ta lèvre brûle un peu, mais rien qui risque de t’empêcher de vaquer à tes occupations. Tu es assez solide de ce côté et tu peux remercier tes années d’entraînement.

Sa proposition d’aller manger te surprend un peu, mais tu l’acceptes. C’est vrai qu’après de tels événements, tu te sentirais probablement plus à l’aise d’être accompagnée. De plus, tu préfères attendre un peu avant de rentrer. Malgré le fait que tu sois revenue en bien plus mauvais état chez toi et que tu aies choisis une profession comme celle-là, ta mère ne semble pas s’habituer à te voir avec des blessures. Tu l’imagines déjà se lancer vers toi et commencer à te harceler de questions alors que tu risques de simplement vouloir te laisser tomber sur ton lit et dormir jusqu’au lendemain. Tu dois te lever tôt pratiquement tous les jours et tu n’as jamais été du genre à faire des nuits blanches.

- D’accord, je ne vois pas pourquoi je dirais non. Et d’ailleurs, on ne va pas se mentir, je n’ai pas fait grand-chose pour régler la situation. Le fait qu’il se retrouve derrière les barreaux est tout à ton honneur.

Tu as toujours fait preuve d’humilité et d’honnêteté. Tu es très consciente que lorsque le type t’a empoignée, tu as figé. Il aurait probablement réussi à avoir ce qu’il voulait si l’autre demoiselle n’était pas intervenue. Bien que tu te détestes un peu à cette idée, tu n’es pas non plus aveugle au point de vouloir faire semblant que ce n’était pas le cas et de prendre des mérites pour quelque chose que tu n’as pas fait.

Tu lui indique de te suivre. Évidemment, au bout de quelques instants, tu vois la petite enseigne pour le restaurant que tu cherchais avant de te faire attaquer. Tu roules les yeux. De toute façon, même si tu y étais entrée, ton harceleur t’aurais probablement attendue quelque part dans la ruelle, guettant ta sortie. De l’extérieur, on aurait même du mal à croire qu’il y a un endroit où manger mais lorsque tu y entres enfin, tu comprends pourquoi les gens le recommande. Contrairement à l’apparence extérieure, l’intérieur est très propre, rangé et chaleureux. De plus, une excellente odeur flotte dans l’air. Tout est très traditionnel et tu supposes que les mets le sont aussi, ce qui ne te dérange pas. En regardant autours, tu supposes que vous aurez droit à un repas composé d’une multitude de petits plats.

- C’est moi qui offre! Pour te remercier de m’avoir sauvée. C’est le moins que je puisse faire.

On vous indique où prendre place et tu t’installes à la table basse après avoir pris le temps de t’étirer. Tu as excessivement faim et toutes les effluves dans l’air commencent à te faire saliver. Malgré tout, tu tournes ton attention vers la demoiselle aux cheveux pâles. Tu as quelques questions à lui poser, bien que tu ne sois pas certaine que tu doives le faire. Après tout, peut-être est-ce déplacé…

- Tu as dit tout à l’heure que tu n’étais pas là depuis longtemps? D’où tu viens? Qu’est-ce qui t’a fait choisir Kumo?

Finalement, tu n’as pas pu arrêter ta langue. Tant pis!
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Sam 5 Mai 2018 - 7:48
Haussant les épaules, elle balaie les paroles de la demoiselle d’un signe de la main. Qu’elle ait participé ou pas, au final, l’homme était arrêté. De ce fait, rien n’importait réellement plus que ça, qui était le détail important de l’histoire. Elle lui offrit donc un large sourire, comme à son habitude, passant lentement mais sûrement par-dessus le choc premier de s’être retrouvée devant celle qui avait porté le coup fatal à l’homme qu’elle aimait.

Il s’agissait d’une grande qualité chez l’Aburame, celle d’être en mesure de rapidement rebondir sur ses pieds. Vivant la vie comme elle venait sans attente ni question, elle acceptait tout ce qui lui arrivait, tout simplement. Elle préférait la réactivité à la proactivité, pour la simple raison qu’elle avait appris que peu importe ce qu’elle prévoyait ou essayait de faire, les choses ne se terminaient jamais comme elle se l’était imaginée. Elle avait donc appris à réagir à ce qui lui arrivait, sans se prendre davantage la tête. Rarement déstabilisée, possédant une ouverture d’esprit impressionnante et une capacité d’adaptation tout aussi admirable, elle se devait toutefois d’admettre que cette rencontre inopinée avait de quoi l’ébranler. Mais bon. Elle avait mieux à faire que de l’observer encore et encore à ressasser ces vieux souvenirs marquant une histoire qu’elles ne pouvaient bien malheureusement pas changer.

Suivant donc la demoiselle jusqu’à un restaurant quelconque, l’ambiance avait quelque chose de particulier et de plaisant. Quelque chose de traditionnel, de ce qu’elle en savait. Encore mieux, elle qui apprenait peu à peu la culture du pays de la foudre.

- D’ordinaire j’t’aurais dit qu’c’pas nécessaire mais en vrai… J’crache jamais sur d’la bouffe gratuite !

Le tout accompagné d’un rire léger et d’un sourire agréable. Prenant place à une table, face à son interlocutrice, elle prend dans ses petites mains le menu qui se trouve sur la table. À peine a-t-elle le temps de l’ouvrir qu’elle se retrouve assaillie de questions diverses, ce qui étire son sourire.

- J’viens d’Hi, comme tous les Aburame. J’y ai passé toute ma vie, ou presque. Y’a des trucs qui c’sont passés et…

Un instant d’hésitation. La première fois qu’elle impose un arrêt à son flot important de pensées. Elle n’est pas certaine de vouloir poursuivre sur cette voie. Si d’ordinaire elle n’a aucun problème quant à évoquer la mort de celui qui a partagé sa vie de longues années durant, ayant fait son deuil et assumé cet événement, elle n’est pas certaine de vouloir partager ce fait avec celle qui avait abruptement mis fin à sa vie. Et ce, quand bien même n’en savait-elle rien.

- Et j’ai en envie d’voir autre chose. D’explorer. D’sortir du pays. On m’a conseillé Kumo parce qu’tu vois, y’a un autre Aburame ici. Un autre membre d’mon clan donc. J’le connaissais pas vraiment, mais ses parents sont amis avec les miens. Puis j’pense qu’ça rassurait ma mère d’savoir que j’me r’trouvais pas totalement seule dans un endroit inconnu.

Ouvrant le menu devant elle, elle sort une pièce de sa pochette accrochée à sa cuisse.

- Mais j’y pense, t’dois l’connaître, même si c’juste d’nom ! Aburame Shizen, c’le directeur d’Complexe Scientifique. Grand, roux, y’a un masque souvent, austère et teeeeeellement ennuyant…

Une plainte, presque, alors qu’elle rigole doucement. Lançant sa pièce dans les airs au hasard, elle l’observe tomber sur le menu.

- Et toi, t’travailles au Complexe d’puis longtemps ? C’pas trop mal ? T’es genre ehh… Stagiaire ? Moi j’le suis, pour la police. T’es aussi une kunoichi donc ? Moi oui ! J’connais pas tout ça, genre les grades, comment ça fonctionne, mais j’apprends assez vite. On m’a expliqué l’essentiel j’pense. J’suis genin. Y’a pas ça, d’où j’viens, des villages cachés comme ici…

Elle s’emportait, comme à son habitude, de cette discussion devenue monologue. Elle jeta un rapide regard au menu, où la pièce s’était arrêtée, son choix étant désormais fait.
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Lun 7 Mai 2018 - 9:33
Tu écoutes la jeune Aburame avec attention tout en jetant un œil sur le menu. Tu choisis quelque chose de bien simple, un plat de riz avec du poisson qui va bien entendu être servis avec un bouillon et plusieurs petits plats d’accompagnement que tu vas avoir du mal à terminer de manger. En entendant ses explications, tu comprends un peu mieux la raison de sa venue. C’est vrai que malgré ton désir de voir le monde, tu es un peu craintive, surtout à l’idée de te retrouver seule en territoire inconnu. Tu te sentirais probablement plus à l’aise si tu savais qu’un membre de ta famille t’attendais au bout du voyage.

Tu pousses une légère exclamation de surprise. Oui, bien sûr! Tu ne sais pas pourquoi tu n’y avais pas pensé plus tôt. Tu connais effectivement le nom du membre de sa famille éloignée, en plus de son visage. Difficile de traîner au complexe sans jamais l’avoir vu. Tu ne lui as cependant jamais adressé la parole. Tu t’abstiens de dire un commentaire mais tu approuves silencieusement les dires de Kaede. C’est vrai que son apparence en général, surtout lorsqu’il porte son masque, ne lui donne pas l’air d’être la personne la plus approchable au monde. Tu fais toujours un signe de tête lorsque tu le croise, cependant, en signe de respect. Tu ne pourrais pas confirmer s’il a déjà posé les yeux sur toi ou pas, mais tu crois que la deuxième option est celle qui soit le plus probable. Il est très occupé et tu n’as pas vraiment d’importance.

Tu ris quand même avec elle. Après avoir travaillé et t’être levée très tôt depuis un moment, tu dois dire qu’il est plaisant de pouvoir aller manger un morceau et rigoler la tête tranquille. Bien sûr, tu risquerais d’être bien plus perturbée si tu avais conscience de qui se trouve réellement devant toi mais ce que tu ne sais pas ne peut pas te faire du mal. Du moins, pas pour l’instant. Bien que tu ne le sache pas encore, tu risques fort probablement de souffrir de ton passé dans un futur plus ou moins rapproché. C’est maintenant à ton tour de te faire interroger, alors que tu fais signe que vous êtes prêtes à commander.

- Non, pas depuis longtemps. Quelques semaines. On peut dire ça comme ça, bien que ça ne soit pas officiel pour le moment. Eh bien, le type de tout à l’heure n’a pas eu de chance de tomber sur toi! Et hum, oui, je suis une kunoichi, mais je suis débutante… Je suis genin aussi, le rang le plus bas.

Quelqu’un vient prendre votre commande, vous servant du thé chaud par le fait même. Personne ne fait de commentaire par rapport à ton visage, qui commence un peu à changer de couleur. Dans un village comme Kumo, il n’est pas rare de voir des personnes un peu mal en point. Tu dégustes le thé, qui brûle un peu mais qui te remonte le moral. Tu repenses à ce que tu as dit, et au fait que tes mots ne reflètent pas nécessairement la vérité. Tu es une débutante si on se fie à ton rang et au fait que tu commences tout juste à développer tes capacités en iroujutsu, mais dire que tu es une débutante tout court serait mentir. Après tout, tu maîtrise assez bien ton affinité, et tu as un niveau assez élevé. Sans parler du fait que si tu n’avais pas refusé, tu aurais déjà un grade supérieur. Tu préfères toutefois taire ces informations. Tomber sur ce sujet te forcerait un peu à revenir sur ces événements que tu veux oublier.

- Apparemment, j’ai du potentiel pour apprendre l’iroujutsu. C’est mon but actuellement, donc je traîne au complexe pour apprendre. J’étudie les plantes, les poisons et bientôt, je serai en mesure de commencer à soigner! J’ai bien hâte, c’est ce que je souhaite faire le plus.

Tu lèves la tête, plongeant ton regard dans celui de ton interlocutrice. Il y a un instant de silence alors que tu n’ajoutes rien d’autre. Ah, si seulement tu savais.
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Dim 13 Mai 2018 - 21:32
Genin, rang le plus bas… Cela faisait pas longtemps non plus, qu’elle disait, qu’elle avait rejoint les rangs des kunoichi du village. Tout ça lui semblait tellement compliqué, tellement flou… Plus elle espérait comprendre et moins elle y arrivait, en vérité. Elle se rappelait Shîto. Elle se rappelait ce combat contre la kunoichi, qui s’était montré tout de même assez difficile, et pourtant, elle avait toujours eu un bon niveau. Il s’était agi de l’examen chûnin, de quoi voir si des genins méritaient le grade. Elle avait fait parti de ceux faisant l’examen. Avait-elle été recalée ? Pourquoi ? Qu’est-ce que cela pouvait bien signifier ? Tant de questions, et pourtant, toujours aussi peu de réponses… S’était-elle trompée ? Est-ce que la jeune demoiselle ayant mis fin à la vie de l’homme qui avait partagé la sienne était une autre femme ? Peut-être qu’elle ne faisait que côtoyer son sosie… Ou alors une illusion, cherchant à lui montrer quelque chose que son coeur craignait. Peut-être bien. Peut-être n’avait-elle jamais quitté son appartement, et ce, depuis le début de la journée.

Elle se devait d’arrêter de se poser des questions. Cela ne servirait à rien, ne l’amènerait nul part. Elle ne connaissait pas les réponses, et, malheureusement, elle ne pouvait pas aborder le sujet avec la principale intéressée. Et donc, elle restait coincée sur la case départ, ne sachant pas trop à qui avait-elle affaire et qui était-elle réellement. Mentait-elle ? Elle en doutait. Elle lui semblait sincère, dans ce qu’elle lui disait. Et là était tout le problème de l’actuelle situation.

Pour sa commande, elle ne fait que pointé ce qu’elle a choisi au hasard sur le menu, en lançant sa pièce dans les airs. Un procédé pouvant parfois surprendre, et qui, pourtant, semblait aller de pair avec sa personnalité. Elle laissait le hasard mener bien des choses dans sa vie, dépendant donc de celle-ci plutôt que tentant de la contrôler. Elle avait une vision dite particulière de comment vivait-elle sa vie, se ployant à sa volonté plutôt que de s’épuiser à s’opposer. Le hasard était donc maître de sa destiné et elle ne faisait qu'accueillir chaque jour comme il venait en dessinant son chemin au gré du vent et où est-ce que cela l’amenait. Elle n’était pas bien difficile, possédant une réactivité impressionnante, à défaut d’être réellement proactive.

- L’iroujutsu ? C’est chouette ! C’pour ça qu’tu t’occupes des examens ? Commencer à apprendre les bases, toussa ? J’trouve ça cool. Pour ma part… J’essaie d’améliorer mes techniques claniques. Disons qu’j’ai passé un certain temps sans vraiment faire l’usage de mes insectes, d’coup, j’ai l’impression d’devoir m’resynchroniser avec eux t’vois.

Souriant largement, elle évita toutefois de mentionner pourquoi n’avait-elle pas fait affaire à eux. Elle avait seulement souhaité que personne ne puisse associer les Aburame au Soshikidan, ne souhaitant pas faire honte à son clan. Et puis, les choses étaient mieux ainsi, notamment parce qu’il était d’autant plus difficile de lier l’organisation à elle.

- Puis bon, comme dit, j’fais du feu.

Elle eut un léger rire.

- J’tente d’me diversifier. Pour tout savoir, j’ai commencé l’étude du fuinjutsu. J’ai un côté assez explosif dans c’que j’fais donc j’tente d’essayer d’canaliser et d’contrôler tout ça. Alors… Bah, faire des sceaux, ça d’mande quand même pas mal d’effort.

C’était un peu sa façon de voir les choses, d’exprimer l’intérêt qu’elle avait pour le sujet. Parce qu’elle essayait de s’améliorer, mine de rien. Non pas pour que quiconque soit fier d’elle, elle n’en avait que très peu à faire de l’avis des autres. Elle essayait de devenir meilleure pour elle-même. Qu’une situation comme celle s’étant déroulée quelques mois plus tôt ne se produise plus jamais. Plus personne n’allait sacrifier sa vie dans l’idée de la sauver.

- Ça m’fait penser, j’ai rencontré une médecin y’a peu… Bon, un peu difficile d’approche mais super sympa. Sazuka, t’connais ?

Autant l’aider si jamais elle commençait dans le milieu ! Elle n’était pas certaine que l’Ikeda ait l’étoffe d’une professeur, mais qui ne tentait rien n’avait rien, non ?
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Mar 15 Mai 2018 - 2:30
La conversation coule bien malgré votre rencontre un peu particulière. Tu manques cruellement de contacts humains et ce, depuis que tu as décidé de tout simplement t’isoler après les examens. Toi qui n’as déjà pas trop d’amis, tu t’es retrouvée encore plus seule. Tu dois dire que ça te fait du bien de discuter avec quelqu’un qui ne te connais pas, de tout et de rien. Du moins, si elle ne te connaît pas personnellement, elle sait quand même plus sur toi que bien d’autres et, surtout, elle connaît ton secret majeur que tu as enfouis dans un coin de ton esprit.

- J’essaie de me diversifier aussi, au fond. Question d’avoir autre chose qu’une affinité de base. Je voulais aider les gens et pouvoir me concentrer sur un côté plus défensif qui pourrait aider alors… Ça semblait être le chemin à suivre. Et c’est une bonne idée, d’apprendre les sceaux, surtout si tu crois que ça pourrait t’aider.

Tu réfléchis à sa dernière phrase. Oui, tu crois avoir entendu son nom à l’hôpital, quelques fois, surtout car vous semblez manquer cruellement de médecins dans le village. Vu comment il n’y en a pas beaucoup, il est clair que tu as dû tôt ou tard entendre parler d’elle.

- Hm… Je ne suis pas certaine, mais je crois que je ne vais pas tarder à la rencontrer, surtout si je veux devenir médecin moi aussi!

Le reste du repas se passe agréablement. Tu n’as rien de négatif à dire à propos de la nourriture qui se retrouve rapidement devant toi, même qu’elle est bien délicieuse. Ça te fait du bien de manger quelque chose de chaud après une si longue et éprouvante journée. Vous discutez de tout et de rien, la conversation restant plutôt légère. À la fin du festin, tu payes autant tes plants que ceux de Kaede. Après tout, c’est la moindre des choses à faire pour la remercier de t’avoir sauvée. Lorsque vous sortez dehors, il commence à faire nuit. Tu te tournes face à la jeune Aburame, un sourire sur les lèvres.

- Bien, merci de m’avoir accompagnée pour le dîner! Et d’avoir sauvé ma peau aussi, bien évidemment. Ah, si jamais ça te dit…

Tu sors un bout de parchemin de ton sac, sur lequel tu gribouilles rapidement ton adresse. Après tout, pourquoi ne pas essayer de se refaire des amis? Il est temps pour toi de passer à autre chose et de te faire une vie sociale. En plus d’être plaisant, ça peut parfois être utile. Tu lui tends le parchemin, un peu gênée. Tu n’as pas l’habitude de demander aux autres, bien que ce soit d’une façon plus subtile, d’être tes amis.

- Si jamais tu trouves le temps long, ou que tu as envie de discuter, peu importe, fais-moi signe! C’est mon adresse. Sinon, je suis souvent à l’hôpital, comme tu as pu voir. Je dois rentrer maintenant, mes parents vont commencer à se poser des questions, surtout en voyant ma tête. À la prochaine!

Tu tournes les talons et te mets à courir pour rentrer rapidement, te retournant une fois en secouant la main en l’air pour lui dire au revoir avec un sourire. Tu sembles si sympathique à cet instant précis. Rien à voir avec l’adolescent au regard déterminé et dur d’il y a quelques mois. Tu sais qu’au fond de toi, cette personne est toujours présente, et que tu as simplement été ébranlée par les événements… Mais pour le moment, personne ne se douterait que ces deux personnes, celle du passé et celle du présent, sont une seule et même entité.
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Dévoile-moi tous tes secrets... Ou presque. (Ft Aburame Kaede)

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