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Le voleur de fraise [FT - Nara Seijirō]


Jeu 22 Juin 2017 - 15:20
Malgré l'altitude, la chaleur se faisait sentir dans la ville de Kumo. Depuis déjà quelques jours la température ne descendait pas en dessous les vingt-deux degrés la nuit et les trente-cinq la journée. Le village entier était en souffrance, les ancêtres fondaient sur place, les parents cherchaient le plus petit coin d'ombre, seul les marmots s'amusaient avec l'eau des fontaines. Quant à moi, je supportais plutôt bien le soleil des montagnes. Celui-ci était bien moins oppressant que dans le désert et surtout moins mortel. Cela dit avec ses douces chaleurs, je m'étais pris de passion pour les fraises. Un magnifique fruit d'une couleur rouge vive, aussi sucré et frais qu'une framboise. D'ailleurs les framboises aussi étaient exquis, d'une couleur rose d'une intensité rarement égaler. Ça me faisait penser aux cerises, sucrées, mais acidulées … Que de bonnes choses dans ce pays, à chaque fois que je pensais aux centaines de fruits qui si trouve, ma tête et ma gourmandise partaient à mille lieux d'ici pour revenir une heure après à la réalité.

C'était pendant cette heure de rêverie que j'allai m'acheter une bonne et gigantesque barquette de ces succulents mets. L'esprit dans les prunes, je déboulais dans les ruelles pour trouver un petit marchand local. Durant ma course pour le bonheur absolu, j'entendais au loin déjà quelques passants m'insulter et me faire des bras tout ça, car j'ai sûrement bousculé légèrement leurs épaules. Enfin pas de quoi fouetter un chat, les gens de Kumo étaient vraiment susceptibles quand même.

Après quelques minutes, je voyais enfin une petite étale tenu par une petite mamie ridée. Je m'arrêtai avec un magnifique dérapage d' au moins dix centimètres de long. Je prenais avec moi la plus belle et la plus remplis des barquettes pour satisfaire enfin mon estomac.
Les fruits dans la main, elle lévitait directement dans ma bouche comme par magie. Je pouvais enfin savourer le goût de ses agrumes. Mais, il me manquait une seule chose pour être entièrement satisfait, un petit banc sous un arbre.

Une fois assis, je pouvais enfin profiter de la vie ! J'étirais mes jambes le long du sol, je mettais les fruits à coté de moi et je piochais dedans toutes les minutes tout en appréciant la vie suivre son petit bout de chemin avec ses vieux bientôt morts, ses parents qui gueulaient sur les gosses et ses enfants qui s'éclaboussaient avec l'eau.

Quand arriva le drame !
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Dim 2 Juil 2017 - 6:41
Une douce, mais chaude journée provoquait chez le peuple une sorte de vague de désertion. Certains évitaient les rues. La plupart des maisons avaient les volets à moitiés fermés pour garde le minimum de fraicheur de la maison. Certains étaient tout de même de sortie, très peu vêtu, mais assez pour respecter la décence. Certaines familles étaient au marché, laissant leurs enfants jouer avec les fontaines à eau de la place. Au vu de la chaleur pesante, les autorités laissaient les enfants et tout le monde accéder comme bon leur souhaitait à cette fontaine d’eau pure. Mais la plupart s’y baignaient, jouant, s’éclaboussant, prenant du bon temps. De véritables temps de paix se mit alors à penser le Nara sortit de chez lui. En effet, Seijiro était en jour de repos, aucune mission ne lui avait été administré, aucun entraînement, rien. Contre toute attente, il n’avait pas non plus de livre sur lui, aucune lecture quelconque. Une pure et intense journée de repos. Enfin, c’est du moins ce qu’il attendait.

Jusqu’à ce qu’il entende une fois arrivée au marché une vieille dame vendant des fraises se mettre à hurler de toutes ses forces. Un voleur. Elle criait justement plusieurs fois ce mot afin que certains agissent. Ne pouvant donc avoir un moment de répit et cherchant à abattre la criminalité au sein de la nation, Seijiro concentrait son chakra dans ses pieds avant d’effectuer un grand bond sur le toit d’une maison avoisinante. Il voyait mal, mais un homme brun s’enfuyait en courant. Ce devait très certainement être ce maudit voleur de fraise. Courant et sautant alors de toit en toit, il ne mettrait pas vraiment longtemps à l’attraper ou du moins à le rattraper. Car il fallait encore l’appréhender et ça c’était une autre paire de manche. Peut-être était-ce un simple civil ? Dans ce cas ce serait assez simple. Mais s’il s’agissait d’un shinobis, aucun doute qu’il se défendrait à l’aide de son chakra, et là, non seulement ce serait dangereux, mais en plus ce ne serait pas si aisé.

Quelques minutes plus tard, il finit par sauter du toit en direction du sol. LE blond atterrissait alors dans l’autre sens, face à un jeune homme brun, la peau blanche. C’était lui le voleur de fraise il n’y avait aucun doute là dessus. Il courrait tellement vite qu’il avait forcément quelque chose à se reprocher. Un petit silence assez pesant s’installait alors que le brun avait arrêté sa course pour être face au Nara qui était cette fois-ci bien décidé à l’arrêter, quitte à utiliser la force et la violence pour ceci. La criminalité n’était pas très haute au sein de Kumo et même de Kaminari tout entier, mais Seijiro qui était bien inclut dans la politique et la vie de Kumo ne voulait absolument pas laisser le moindre petit incident comme celui-ci arriver. Le Raikage devrait mettre un point d’honneur à faire respecter la justice. Mais en attendant que cette homme ou cette femme soit élu, il ferait respecter les lois lui-même.
« A nous deux ! »
Citation :
HRP : Libre à toi de dire que tu es l’homme que je poursuis donc que je fais erreur sur la personne, de dire que cet homme est le voleur et qu’on l’affronte à deux, que tu me penses être le voleur ou n’importe. Même combat il peut y avoir.

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◊ Connais ton ennemi et connais toi toi-même; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux.
◊ Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et de gagner seront égales.
◊ Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par des défaites.
Sun Tzu
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Lun 3 Juil 2017 - 16:45
Ma barquette venait de disparaître sous mes yeux. Je n'y croyais pas, comment j'avais pu me laisser voler comme ça, juste sous mon regard de Shinobi. Je me levais en trombe pour regarder autour de moi. De gauche à droit, ma vue analysait les moindres mouvements suspects. Et là, je le voyais s'engouffrant dans une ruelle au loin. Je ne pouvais voir qu'une petite partie de sa corpulence dû à la rapidité de l'individu, mais je pouvais dire qu'il était brun et petit. Je me dépêchais de courir dans la direction qu'il avait prise pour récupérer au plus vite mon délicieux goûté. J'arrivais très vite dans l'allée pour enfin voir le coupable à l'autre bout en train de s'évader. Celui-ci était un chien, un putain de gros chien et extrêmement vif. Il était déjà en train de tourner dans une autre rue quand je me suis remis à courir après le choquer de la découverte. Ce salaud n'avait pas que ma barquette en plus, il possédait dans sa gueule un autre panier beaucoup plus volumineux. Comment il avait réussi à prendre tout ça dans sa bouche, je ne pouvais me l'expliquer.

- Vite, il va m'échapper ! Fait chié !


Quand un individu à la crinière blonde venait à me stopper net. Il avait sauté de jene savais où, pour atterrir en face de moi. Il dressait une posture offensive comme s'il comptait se battre avec moi. Et par-dessus le marché, il s'exclamait : « A nous deux ! ».

- Comment ça « A nous deux ! » ? Tu te fous de moi, mec .


Je lançais un bref coup d'œil par-dessus son épaule pour vérifier quelque chose. Et mes craintes se validaient devant moi, je venais de perdre la trace de ce foutu cabot.

- Fait chié, mes fraises sont envolé. Jamais je ne retrouverais cet enfoiré de cerbère. Sale créature venue des enfers !


Je me concentrais sur l'individu qui m'avait arrêté dans mon élan pour le remercier comme il se devait.

- Merci de m'avoir niq...


Quand je me rendais compte que l'homme en question était le plus sérieux candidat à élection de Kage. C'était bien Nara Seijiro, le principal futur leader du village, en tout cas celui qui avait le plus sérieux des programmes.

- Euh excusez-moi de mon insultant langage. Je viens de me faire voler ma barquette de fraise par un chien et j'étais en train de le poursuivre. Mais maintenant qu'il s'est enfui, ce n'est pas grave. Vous êtes bien Nara Seijiro, si je ne me trompe pas ?


Question de politesse, je savais déjà qui il était mais c'était comme ça qu'on s'adressait à ses futurs patrons, avec respects. Je me présentais à mon tour en lui indiquant mon nom et mon grade dans le village. Pour l'interpeller sur une question que j'avais depuis le début des élections.

- Si cela ne vous dérange pas, est-ce que vous avez le temps de répondre à quelques questions ? Je suis votre parcourt depuis le début de l'élection et il y a des réponses que je n'ai pas pu trouver. Surtout concernant les unités spéciales du village. J'aimerais tout simplement savoir si vous comptez en créer car vous voyez je serais moi-même intéresser.

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Jeu 6 Juil 2017 - 6:36
Le jeune homme qui était en face de lui était clairement schizophrène, en l’espace de deux secondes, il avait totalement changé de comportement et de langage. Le premier fut brutal, agressif, limite provocateur. Il commençait avec une simple phrase d’accroche, comme quoi le Nara se foutait de lui, en parlant de façon très singulière et familière, chose qui ne plut absolument pas à Seijiro qui était vieux jeux, il aimait le respect, la politesse et la bienséance. Il parlait d’une sorte de chien, et Seijiro se rendit compte qu’il n’avait peut-être pas le bon coupable. Mais avant même d’avoir pu s’excuser de l’avoir prit pour le voleur de fraises, ce dernier changeait radicalement de ton, le prenant plus solennel et plus courtois et lui demandant s’il était bien le dénomme Nara Seijiro. Premièrement surprit, notre protagoniste à la crinière dorée eut ensuite un sourire aux lèvres quant il comprit l’objectif de ce jeune homme qui se présentait comme Ogawa Kintaro, un simple genin du village de Kumo. Il souhaitait surement connaître des choses sur sa politique, les élections étaient terriblement proches.
« Enchanté Kintaro, je suis effectivement Seijiro comme tu l’as visiblement deviné. Je suis ravi de voir que tu t’intéresses autant à la politique. Il reste rare de voir des shinobis Genin comme toit s’intéresser à tout ça. Et crois moi c’est une très bonne chose. »
Il marquait une courte pause, croisant les bras en écoutant la suite des questions de Kintaro qui avait l’air de sauter sur une occasion en or. Ce jeune homme parlait déjà de la création des unités spéciales de Kumo, comme quoi il serait grandement intéressé, visiblement pour la rejoindre. Ce Kintaro était visiblement un jeune ambitieux et cela plaisait grandement au Nara qui l’écoutait en souriant. Les membres des unités spéciales étaient normalement les plus doués dans leur domaine précis, ils étaient tous extrêmement réputé dans un domaine quel qu’il soit, sensorialité, genjutsu, traque, etc. Il était déjà rare de voir un genin qui s’intéressait à la politique, encore moins qui connaissait l’existence des unités spéciales, et encore bien plus rare de vouloir la rejoindre. Seijiro semblait avoir touché le gros lot avec cette histoire de voleur de fraise. Kintaro ayant finit ses demandes, ce fut alors au tour de Seijiro de répondre. Se détendant, n’ayant plus peur d’un éventuel combat, il se détendit musculairement avant de répondre. De toute manière, si un chien avait attrapé les fraises, il n’y avait plus rien à faire pour les sauver.
« Un Genin qui connaît et qui s’intéresse aux unités spéciales. Voilà qui est fort rare. Pour te répondre la création de telles unités demande beaucoup de temps, d’argent et d’organisation. Les unités spéciales, mais j’imagine que tu le sais, sont des shinobis extrêmement doués dans leur domaine. C’est l’élite de l’élite. Tu es ambitieux de vouloir les intégrer. Mais c’est bien, l’ambition mène loin, tant que ce n’est pas dans la mauvaise voie. Pour te répondre, cela n’est pas encore la priorité pour le moment, mais cela viendra certainement avec le temps. Mais tu dis être intéressé, c’est que tu as forcément une idée derrière la tête. Dis moi tout, lâche toi ! »
Il marquait une courte pause avant de reprendre par une simple question, mais qui serait très certainement déterminante pour la suite des évènements.
« Raconte moi un peu ton histoire, Ogawa Kintaro »

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Jeu 6 Juil 2017 - 18:19
Je m'adressais donc bien au futur Raikage. Celui-ci donnait raison aux rumeurs qui le poursuivait à première vue, il avait l'air un homme prévenant et agréable à vivre. Il répondait à mes questions avec une certaine aisance alors même que je lui avais parlé comme de la merde. Il avait dû comprendre que c'était le coup de l'énervement et non un manque de respect que j'avais envers autrui. Au contraire, j'étais totalement l’inverse de ce genre d'individu, plutôt un homme qui savait comment se comporter face à tout genre d'individu. Je savais m'adapter en fonction des besoins et surtout réagir correctement à toutes les situations.

Seijiro remarquait que je m'intéressais tout particulièrement aux éventuelles unités spéciales qui allaient être sûrement créé par le village. Il m'interrogeait d'ailleurs sur les circonstances de ma question.

Vous savez, je suis Génin car je viens seulement d'arrivée dans le village. Un an pour être précis et je n'ai pas pu encore faire mes preuves pour avoir l'occasion de monter en grade. Il n'en reste pas moins que j'ai quand même plus de la vingtaine et que je connais très bien les mécaniques d'un village. En tout cas, c'est ce que je ferais si j'étais à votre place et rapidement. Un nouveau pays doit avoir un service de renseignements si je puis dire. C'est la base même de la politique : « connaît tes ennemis avant de te connaître ».

Le futur Raikage continuait à s’intéresser à moi, j'avais fait mouche apparemment et j'en étais plutôt content. J'avais des objectifs et des ambitions dans la vie, pouvoir intégrer le plus tôt possible la section qui me plaisait pouvait grandement faciliter mon développement personnel.

- En effet Monsieur, j'ai pas mal d'idée qui traine dans ma tête que je me ferais un grand plaisir à vous communiquer mais je ne pense pas que ça soit le bon endroit et le bon moment pour vous en parlez. Les élections ne sont pas encore fini et nous sommes en pleine rue.


Seijiro finissait en me demandant mon histoire personnel. Le fait que j'étais arrivé ici il n'y a pas longtemps l'avait intrigué.

- Je viens du pays de Kaze no Kuni, j'ai vécu là-bas jusqu'à mes me ixes ans. J'aidais mes parents dans la vie quotidienne. J'ai toujours vécu en étant le seul enfant du village et je me suis instruit très tot. C'était un peu une liberté des livres pour moi. J'ai malheureusement dû quitter mon foyer quand un drame est arrivé à ma famille mais passons. Depuis je voyageais à au découvert du monde pour me pauser ici, à Kumo. J'ai toujours eux de grands objectifs et j'ai toujours tout fait pour les atteindre. Ce n'est pas pour rien que je vous parle de ça aujourd'hui, je ne vous le cache pas. Mais peut-être pouvons-nous en discuter encore en marchant. Je ne voudrais pas vous faire perdre votre temps à rester planter ici et à m'écouter.


D'un geste du bras, je l'invitais à marcher à mes côtés dans la direction qu'il souhaitait. Il fallait dire que je n'avais plus de raison de rester dans ce parc sans mes belles fraises.

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Sam 8 Juil 2017 - 8:28
Mature, avancée et prévoyant. Cet homme était visiblement plein de ressources et de surprises, c’était extrêmement agréable. Cette rencontre changerait très certainement la vision de la journée du Nara. L’homme prétextait être au plus bas rang de la hiérarchie sociale et militaire de Kumo et donc n’avoir pas encore eu le temps de faire ses preuves, de montrer ses grandes capacités aux plus hauts gradés du village des nuages. Malgré son jeune âge, il connaissait donc tous les rouages de la politique d’un village et c’était admirable. Le blond se reconnaissait un peu dans les paroles que ce Kintaro était en train de prononcé. Cependant, montrant directement un intérêt certain aux unités spéciales, il enchainait en précisait qu’un village, qu’à sa place, il soumettrait l’idée d’une unité de renseignement, d’un service de renseignement au sein du village. Autrement dit de l’espionnage. Il n’en était effectivement pas question dans son programme pour devenir Shodaime Raikage, mais c’était effectivement un point auquel il avait pensé. Il y avait beaucoup de choses, mais il était vraiment admirable de voir que même à cet âge là, ils s’intéressaient à des domaines particuliers. C’étaient ce genre de personnes qui deviendraient des experts dans un certain domaine. L’espionnage, l’interrogatoire, la sécurité, la science, etc.

« Connaît tes ennemis avant de te connaître ». Une très bonne citation, ce qui était vrai. Le grand Sun Tzu ne pourrait dire encore mieux. Il était vrai que le savoir était une clé dans chaque victoire. Si l’on connaissait tous les paramètres d’un bataille : ennemi, cartographie, soi-même, tout était gagné d’avance. Cet esprit était véritablement gagnant pour Seijiro. Ce jeune homme marquait énormément de point, même s’il était partit avec un sacré déficit. Continuant son discours, il commençait par un simple « oui Monsieur ». Sans attendre, en direct réaction, Seijiro se braquait, une frisson lui parcourut l’échine. Il était obligé de réagir avant de le laisser continuer. « Ouuuu ! Pas de Monsieur avec moi Kintaro. Tu me donnes quel âge exactement hahaha. Pardon je devais rectifier ça. Continue je t’en prie. » Dit-il avant de laisser Kintaro continuer son discours. Il avait effectivement pas mal d’idée mais ne voulait pas en parler ici, car c’était surtout pas l’endroit. Prévoyant, cela arrachait un sourire à Seijiro qui approuvait d’un simple signe de tête en faisant un simple signe de la main à Kintaro. Il lui demandait de le suivre, de marcher avec lui. En pleine rue ils pouvaient parler de tout, mais s’ils étaient fixes, cela attirerait effectivement les oreilles indiscrètes.
« Justement, les élections ne sont pas terminées. Si tu veux me donner de bonnes idées je suis preneur. Tu peux me parler de tes idées en marchant avec moi. Rentre dans le détail je t’en prie, tu as l’air bien renseigné. Une fois que tu m’auras dit toutes tes idées, je te dirais dans le détail ce que j’en pense. J’ai du temps, et même si j’en avais pas, je le prendrais quand même. Il est toujours bon d’avoir avis d’un œil extérieur. Et cela changera des idées du clan Nara hahaha. Je t’en prie continue »
Dit-il avant que les deux hommes ne se mettent à marcher tranquillement. De façon à s’amuser, Seijiro suivait exprès le chemin des fraises. Soit il y avait des fraises sur le sol, soit le liquide rouge d’une fraise croquée et écrasée était visible sur le sol. Le chien avait joué au véritable Petit Poucet, cela arrachait un sourire à Seijiro qui continuait de laisser parler Kintaro, tout en l’écoutant avec une oreille extrêmement attentive. Il répondait d’abord à la question du blondinet sur l’histoire de ce jeune Ogawa. Il était originaire de Kaze no kuni et avait migré à Kumo sans ses parents. Il était l’un des seuls jeunes de son village et s’était du coup élevé rapidement aux niveaux des adultes qu’il avait comme seul exemple. Il expliquait avoir toujours été ambitieux et débrouillard, il avait des objectifs et faisait ce qu’il pouvait pour réussir. Un homme du futur. La rencontre entre lui et Seijiro n’était peut-être pas un hasard et il ne s’en cachait pas. Mais après tout, qui ne tente rien n’a rien n’est ce pas ?
« Je vois. Donc dis moi maintenant, quelles sont tes idées ? »

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Mar 11 Juil 2017 - 19:20
Seijiro était bien un homme de toutes les sympathies. Il m'invitait d'ailleurs à marcher avec lui tout en discutant du sujet. Nous marchions donc dans les ruelles du village tout en parlant. Je m'exprimais sur le fait qu'une ou plusieurs unités spéciales pouvaient être utile. J'avais en premier lieu en tête celle d'une formation d'espion et de traqueur. Ce groupe pourrait servir dans des moments de conflit interne pour éviter que des Kumojins ne quitte le village avec des informations classées secrètes. Ainsi que de permettre d'avoir des renseignements sur les éventuels ennemis. Très pratique, cette formation devrait avoir des membres discrets et capables de se débrouiller seul en cas de problème. Tout leur travail reposerait sur leur invisibilité aux yeux des autres. C'était d'ailleurs ce que je voulais faire.

Ensuite, j'amenais une autre branche dans l'unité spéciale. Un groupe de force d'élite pourrait être fort utile durant une guerre ou un événement qui requit leur déploiement comme un assaut sur un camp. Les membres devraient avoir des capacités adaptées au combat de petit groupe. Un nombre de trois serait parfait, l'un apporterait un soutien logistique, un autre la puissance de neutralisation et un dernier une frappe de dissuasion. Je pensais que ça serait un bon combo pour une telle unité.

Nous rentions dans une ruelle quand j'abordais une troisième branche que le village pouvait créer. Je faisais en même temps attention que nous n'étions pas suivis ou autres. Le fait que je ne sois qu'un genin me rendait que plus attentif pour un sujet aussi important pour le village même si cela avait déjà dû être abordé par le prochain Raikage.

Ensuite, une sorte de police interne pourrait être créée. À part de l'unité spéciale, elle en ferait aussi partie, comme une sorte de bonus de l'us. La police s'occuperait de la sécurité interne au village et serait aussi en charge de faire valoir les droits des citoyens. Bien entendu, je voyais un groupe dans le groupe qui se chargerait des possibles abus de tous le personnel politique et militaire. Nous ne devions pas finir en gouvernement corrompu et je le faisais bien comprendre à Seijiro. Cela risquerait de ramener le pays dans un air de guerre civile.

- Et vous Seijiro, vous avez pensé à d'autre branches qui pourrait exister ?
- Pour moi, je suis clairement motivé pour une d'entre elles. Je ferais tout en mon pouvoir pour aider à sa création et même si je ne peux pas participer à ce projet, l'intégrer le plus rapidement possible m’enthousiasmerait.


C'était à coté d'une boulangerie que je m’arrêtais un instant pour acheter de quoi me nourrir le soir même. Je demandais à Seijiro de m'attendre quelques secondes le temps que je paye. Je revenais ensuite avec lui avec un petit pain sucré pour le remercier de m'écouter comme il le faisait.

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"Un farm de qualité pour un rp saint !"

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Ven 21 Juil 2017 - 8:35
Le jeune homme en face du candidat à l’élection continuait alors de parler. Il était majoritairement intéressé par la création d’une unité de traque ayant des capacités de détections, de traque des criminels etc, pour assurer au village une bonne couverture contre ceux qui voudraient déserter ou commettre différents crimes au sein de Kumo. Il proposait donc la création de forces d’élite basées sur cette dernière description, un groupe de trois serait selon lui absolument parfait pour répondre aux critères d’actions de ce fameux trio. Seijiro écoutait ce fameux Kintaro parler sans s’arrêter. Il semblait vraiment très concerné par ce qu’il avançait. Généralement, la plupart des shinobis parlaient de projets comme des choses abstraites, qui n’étaient pas forcément réalisables. Ils utilisaient le conditionnel. Lui est bel et bien au présent, comme si cela allait se faire le lendemain de cette conversation. C’était une force d’esprit que Seijiro admirait et qui, à cette pensée, lui fit décrocher un petit sourire. En fait, depuis le début il tiquait, ce jeune homme lui rappelait quelqu’un. Mais en fait, c’était lui qu’il lui rappelait, quelques années plus tôt..

Tout en continuant à écouter le jeune aux cheveux brun et courts, il se rappelait la façon dont il pensait avant. Jadis, il voyait le monde comme féérique, une place magistralement bonne où il faisait bon vivre, où les hommes vivaient dans une harmonie parfaite, où ils travaillent et oeuvraient main dans la main, pour le bien commun. Mais il avait rapidement déchanté. Bien qu’il n’avait pas réellement connu la guerre, il avait été témoin de l’atrocité de l’être humain. Il savait que tous n’étaient pas de bons hommes. Il savait maintenant que l’homme est aussi immoral et cruel que son imagination est grande. Il semblerait donc que ce jeune homme soit plus en avance que Seijiro. Pourtant, il était un Nara, il était censé être conscient de ce genre de choses, avant tous et toutes. Comme quoi, les clichés n’étaient fait que pour êtres défaits.

Kintaro continuait son speech alors que les deux protagonistes entrèrent dans une ruelle. Il se mit alors à parler d’une police interne qui s’occuperait que de la protection de l’intérieur de Kumo et des Kumojins en général. Sans regarder l’Ogawa, notre blond aux yeux azurs mit ses mains derrière son dos, tenu l’un par l’autre par l’emprise de la main droite sur le poignet gauche. Ils marchaient lentement, se délectant intérieur des mots de Kintaro. Une police intérieure ? Il en était déjà question, et c’était assez drôle de voir que les deux hommes se rejoignaient sur certains points. Il avait pas mal de suite dans les idées ce Kintaro. Par la suite, il vint à soulever le point des abus politiques et militaires, que cela amènerait forcément à une guerre civile. Son ton de voix avait changé. Il était exactement comme celui de Kahei lorsque le blond l’avait rencontré dans la bibliothèque. Tout cela avait été prononcé de la part des deux hommes comme une mise en garde, à la limite d’une menace dissimulé sous un tapis de bonne volonté. Mais le manipulateur du Kagemane décidait alors de ne pas réagir et fit comme si cela suivait le fil normal de la conversation.

« Je vois.. Dit-il avant que Kintaro ne file dans une sorte de boulangerie devant laquelle ils venaient de passer. Il demandait quelque chose à la femme qui travaillait là avant d’échanger un produit contre de l’argent. En sortant du bâtiment, Kintaro tendit au candidat une sorte de petit pain sucré. D’abord gêné de l’attention qu’il n’avait nullement mérité, Seijiro le remerciait d’un simple signe de la tête tout en saisissant le main avant de l’amener directement à la bouche. Cette odeur et cette saveur qui ramenait à l’enfance. Ce sucre croquant puis fondant sous la langue. J’ai cru comprendre par quelle unité tu serais motivé. Je dois avouer cependant que comme je l’ai dis et je le redirais, il n’est pour le moment pas question de création d’unités spéciales. Tout cela à un coût en main d’œuvre, en organisation, et financier bien entendu. Ce n’est pour le moment pas une priorité. Mais rassure toi, tout cela n’est pas vain, je garde ton idée dans une partie de ma mémoire et soit certains que lorsque la situation l’exigera, tu seras le premier au courant. Je dois maintenant te laisser Kintaro. J’ai été ravi de te rencontrer, et de cette conversation. Merci encore pour le pain. »

Puis il disparut d’un seul bond. Avait-il mentit ? Oui ! Pourquoi n’avait-il simplement pas divulgué la vérité à cet Ogawa ? Tout simplement car il ne le connaissait pas, et les unités spéciales se devaient d’être secrètes. Mais s’il voulait se dédier à cette voie, nul doute qu’il finirait par le revoir. Et à cet instant, il lui dirait la vérité.

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Le voleur de fraise [FT - Nara Seijirō]

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