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Ninja Wars épisode VI : Le retour du Taicho [Libre]


Sam 14 Avr 2018 - 23:53
Il aura fallu combien de temps pour que j’arrive jusqu’ici ? Je dirais bien trois mois, ou peut-être même plus, je dois avouer que je n’ai plus vraiment la notion du temps. J’ai tellement de choses qui me viennent à l’esprit maintenant. Déjà, la première, et je pense la plus importante : est-ce que j’ai bien perçu mon salaire tous les mois pendant mon absence ? Je n’ai plus un sous en poche, et je n’ai clairement pas envie de venir faire un emprunt à Shuuhei dès mon arrivé. Ensuite, deuxième question importante : est-ce que les gens pensent que je suis mort ou alors pire, déserteur ? Je comprendrais en même temps, je n’ai plus donné signe de vie depuis mon départ d’Iwa.

Cette fameuse mission diplomatique, qui d’ailleurs n’avait pas servi à grand-chose, car Shuuhei avait déjà prévu de me rejoindre là-bas. Mais j’ai eu l’occasion de voyager, je ne vais pas me plaindre. D’ailleurs lui, comment il va ? J’espère qu’il ne m’en veut pas trop non plus, mais bon, le connaissant, il se foutra de ma gueule quand je vais lui raconter ce qui m’est arrivé pendant tout ce temps. Le comble dans l’histoire, c’est que je ne suis même pas au courant de ce qui a pu se passer au village pendant mon absence, ni même dans le reste du Yuukan. On va me prendre pour un fou j’imagine, m’enfin bon, ça ne changera pas de d’habitude je crois.

Vêtu de ma magnifique armure, je m’avançais donc devant l’immense Arche Grise, signe que je rentrais dans Kumo. L’endroit n’avait pas changé : les mêmes gardes étaient aux postes à l’entrée et donnaient toujours cette impression que n’importe qui pouvait rentrer dans le village tellement ils étaient attentifs. D’ailleurs, pour preuve, ils n’ont même pas fait attention que j’étais passé devant eux. Je dois dire aussi que ma grosse barbe peut les empêcher de me reconnaitre. Et je suis plutôt content, je n’ai pas envie de causer avec eux maintenant. Non, la première chose que j’ai envie de faire en rentrant chez moi, c’est de prendre une bonne douche et aussi de changer de caleçon au passage. Bordel, j’ai vraiment l’impression d’être un clodo.

Me revoilà donc enfin dans mon village. Je pensais qu’en revenant ici j’aurais une sorte d’émotion qui m’envahirait et qui me donnerait envie de chialer sur place, et bah même pas. C’est peut-être à cause de la saleté sous mes yeux qui m’empêche de pleurer, ou mon odeur nauséabonde, aucune idée. Tandis que je prenais donc la direction pour rentrer chez moi, j’ai eu une immense envie de saké, là, maintenant, tout de suite. Je ne pouvais pas attendre d’être chez moi, je ressentais un besoin immense de me remplir le gosier. Problème, je n’avais plus une pièce sur moi, et ça c’est embêtant pour aller boire un coup.

Je pense qu’avec la tête que j’ai, aucun patron ne me reconnaitra, et si je viens sans argent en me faisant passer pour quelqu’un qui a disparu depuis maintenant trois mois, je risque de me faire mettre dehors et aussi d’avoir quelques ennuie, ce qui est un comble pour celui qui est le chef de la police du village. Pourtant, je n’ai qu’à rentrer chez moi, raser ma putain de barbe et mettre des habits propres ! Mais non, je veux mon boulet de saké. Il ne me reste donc plus qu’une chose à faire : la manche. J’ai honte d’avoir recourt à ce stratagème, mais j’ai soif. C’est donc ça mon retour à Kumo ? J’imaginais mieux… et me voilà donc lancé à la recherche d’une personne qui acceptera de me filer une pièce pour que je puisse aller assouvir mon envie d’alcool.

« Mesdames, messieurs, à votre bon cœur, une petite pièce s’il vous plait ! »

J’avais tellement l’air pitoyable. Et je n’avais surtout pas l’habitude, et donc, pas le coup de main. J’ai comme l’impression que je vais devoir attendre un moment avant que quelqu’un ait le courage de s’approcher de moi malgré mon odeur insoutenable. Mais je ne flancherais pas, je veux mon saké.

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Dim 15 Avr 2018 - 0:18
Voilà un petit moment qu’elle s’était installée au village. Pas bien longtemps, cela n’était pas faux, mais assez pour arriver à avoir quelques repères. Assez pour se dire que cet endroit commençait peu à peu à être chez elle. Certes, les derniers temps avaient été long, beaucoup de ceux qu’elle connaissait ayant quitté les remparts du village dans l’optique d’aller servir du mieux qu’ils le pouvaient diverses causes qui leur tenait à coeur, cependant, celui lui avait permis de faire de nouvelles rencontres, mais surtout, de découvrir cet endroit où elle vivait désormais. Ces derniers rentraient tranquillement mais sûrement, certains en pleine santé, d’autres un peu abimé. Ce qu’il en résultait de la guerre, en somme. Elle-même l’avait vécu, à quelques reprises, de ces combats menés avec acharnement où la victoire s’associait avec beaucoup trop de morts.

Malgré ses traits juvéniles et sa personnalité flamboyante, elle avait traversé nombreuses batailles, et surtout, ses mains étaient recouverts de sang qui n’étaient pas le sien. De sang ayant appartenu à des iwajins, à des kumojins et parfois même des innocents. Triste réalité que les erreurs de jeunesse alors que l’impulsivité l’avait amené à faire des choix peu avisés.

Cette journée-là, elle était à l’extérieur, se baladant tranquillement, sa longue chevelure pâle tombant sur ses épaules pour venir cascader jusqu’au bas de son dos. La jeune adulte arborait aussi une tenue bien simple, composée d’une robe assez légère pour souligner le début de la saison chaude. Elle portait cependant une veste sur ses épaules, venant ainsi camoufler les nombreuses cicatrices qu’elle possédait, tant sur son dos que sur ses bras, ne laissant ainsi que ses jambes à découvert, ses pieds chaussés de sandales. S’il faisait encore légèrement frais, pour la manipulatrice de feu, cette température lui convenait. Tout autour d’elle, éparpillés dans le village, il était possible d’y voir nombreux insectes qui se fondaient dans le décor.

Il s’agissait de son nouveau passe-temps favoris, à savoir d’observer le village et ses habitants au travers les informations qu’amassaient ses insectes. Elle s’amusait ainsi à les laisser se balader un peu partout, voletant autour des civils, près des établissements et surtout, près de l’entrée du village. C’est ainsi qu’elle eut l’idée que de s’y approcher, ayant été avisée de l’arrivée d’un homme qui n’avait que fait froncer les sourcils de ceux qu’il avait croisé.

Ainsi, de sa démarche légère bien digne d’elle, elle s’était approchée, arrivant assez rapidement près de là où il se trouvait. Encore à une certaine distance, elle eut tout le loisir de l’observer et d’en venir à, elle aussi, froncer les sourcils. De ce qu’elle savait, grâce à l’information que lui partageait l’insecte sur son épaule, il venait tout juste d’entrer dans le village et déjà il demandait de l’argent auprès des citoyens. Est-ce qu’il était connu de ces gens ? Après tout, les gardes ne semblaient pas avoir réagi à son arrivée. Ou alors étaient-ils simplement peu attentifs. Suivant son instinct, ou, tout du moins, l’envie du moment, sans même prendre la peine d’y réfléchir, elle s’était approchée, s’arrêtant ainsi devant lui, les mains derrière son dos et un large sourire aux lèvres, venant rencontrer son regard de ses prunelles pétillantes.

Elle était petite, beaucoup plus que lui, n’en menant pas large alors qu’elle n’avait même pas atteint le mètre soixante. De ce fait, elle avait relevé la tête, histoire de pouvoir le dévisager, et ce, sans gêne.

- Nouveau au village ?

Sans introduction, aucune, voilà que la demoiselle lui posait une question quant à savoir qui pouvait-il bien être. Elle avait légèrement incliné la tête sur le côté, le regard interrogateur.

- Moi, c’Aburame Kaede. T’peux m’appeler Kae, j’vois pas trop d’soucis à ça.

Autour d’eux, personne ne semblait s’arrêter ni même leur porter attention. À croire que l’homme à l’armure était invisible aux yeux de tous sauf elle. Pour sa part, elle venait d’assumer qu’elle n’avait pas tort. C’était soit ça, soit il venait de rentrer d’un voyage particulièrement long et éprouvant, si elle en croyait l’état de l’homme lui faisant face, à qui elle adressait un sourire agréable.

- Une pièce ? C’tu veux, si ta fierté l’permet, j’peux même t’offrir d’quoi manger. Et boire aussi. Y’a des endroits sympas, dans l’coin. J’les connais pas tous, j’t’avouerais, j’suis quand même arrivée ici y’a peu, mais j’me dis qu’ça peut être sympa.

Elle déballait tout ce qu’elle avait à dire à une vitesse hallucinante, véritable moulin à parole qu’elle était, sans même se soucier si elle faisait fausse route quant à l’identité de l’homme. Ces broutilles lui passaient déjà au-dessus de la tête et elle ne comptait pas s’y attarder davantage. L’homme semblait avoir besoin d’aide, peu importe laquelle, et elle était toute disposée à le lui offrir.

- ‘Fin, j’veux pas m’imposer non plus, t’vois, mais bon, comme t’sembles d’mander… Voilà, j’offre, après, t’en fais c’que tu veux.

Toujours aussi enthousiaste, elle se balançait d’un pied à l’autre, son regard toujours porté vers l’homme la dépassant d’une bonne tête, si ce n’était pas plus, le sourire aux lèvres.

S’était présentée comme étant une Aburame, pour ceux connaissant le seul autre membre du clan présent au sein du village, il était évident de voir que tout semblait l’opposer à son aîné, en particulier en ce qui concernait son caractère presque hyperactif entrant en contradiction avec celui beaucoup plus posé du jônin.
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Dim 15 Avr 2018 - 0:47
Ouvrant les yeux doucement, je réfléchis quelques secondes à l'endroit où je me trouvais... Quelques heures auparavant j'étais encore au terrain d’entraînement où j'essayais de perfectionner le peu de taijutsu que je maîtrisais. Il faut dire que jusqu'à maintenant l'idée de devoir me battre ne m'était que rarement venue à l'esprit et j'avais surtout pensé qu'un ninja médecin passait sa vie à apporter des soins aux populations et à ses camarades shinobis. Les instructeurs de l'Académie m'avaient bien fait comprendre que même en tant que ninja médecin j'allais devoir savoir combattre sur un champ de bataille.. Qu'elle époque bien sombre pour qu'on demande à des jeunes médecins d'aller tuer... M'enfin bon toujours est-il que j'avais digéré l'hypothèse de me retrouver un jour au milieu d'un conflit armé et j'avais commencé à me préparer sérieusement. J'étais donc finalement parti du terrain d’entraînement et une soudaine envie de dormir m'avait saisi. Comme à mon habitude, j'avais écumé les rues du centre-ville à la recherche d'un coin pour piquer un somme et n'ayant pas trouvé mon bonheur je m'étais rapproché de l'Arche Grise symbolisant l'entrée du village. Cela ne faisait que quelques mois que je me trouvais ici et je ne connaissais encore presque personne, ni très bien les lieux eux-mêmes. Je profitais donc de chacun de mes escapades spéciales siestes pour explorer plus amplement le village. L'entrée du village était remplie de tavernes et de roulottes restaurant qui accueillaient les voyageurs après leur long périple. J'avais moi-même pu constater le très bon filon commercial que c'était le jour où je suis arrivé, nous avions directement commencé par manger un bout chez un de ces restaurateurs ambulant. Un repas sommaire, mais qui pour un voyageur est plus qu'exceptionnel après la privation. Ah oui ma sieste ! Et bien explorant les abords de l'Arche j'avais trouvé une roulotte de transport de marchandises couverte d'une bâche et j'avais décidé de me glisser dessous pour dormir... au calme.

Je pus constater en sortant discrètement de sous la bâche que quelqu'un était entrain de tirer la roulotte, sans doute cela m'avait-il réveiller. Certaines personnes sont vraiment malpolies ici ! Depuis mon arrivée de nombreux événements m'avaient tiré de mes siestes et je n'appréciais vraiment pas cela. Je sortis d'un bond de l'arrière de la roulotte, le marchand parut surpris et s'arrêta pour me regarder. Non mais sérieusement ?! Il me réveille et ensuite il me dévisage ?! A deux doigts d'exploser je fis volte-face et époussetant ma blouse de ninja médecin - que je ne quittais guère tellement je m'en sentais honoré – je me mis en route vers le centre-ville pour aller étudier à la Bibliothèque. Sur le chemin, je ne pus m'empêcher de remarquer un homme en armure dans un état pitoyable faisant la manche. Cela me rappela immédiatement mon passé de mendiant à Ame et... Mais cet homme n'avait clairement rien d'un mendiant. J'avais pu rencontré beaucoup d'autres personnes dans la rue, mais jamais quelqu'un avec une armure et encore moins avec une stature pareille... La rue vous rend maigre et frêle, et ceux qui vous disent qu'elle vous rend plus fort n'ont qu'à moitié raison. Vous devenez plus fort mentalement, mais en aucun cas la malnutrition ne vous aidera à devenir plus fort physiquement. Je m'arrêtai pour regarder de plus près ce clochard qui n'en était pas un. Il portait une barbe certes touffue, mais elle n'avait rien des barbes des vieux mendiants, son poil était encore plutôt propre. Sortant une pièce qu'Isoka m'avait donnée pour manger ce soir, je décidai d'aller lui parler. Pour un ancien mendiant comme moi, cela n'avait rien d'extraordinaire d'aller parler à quelqu'un dans la rue. Je vis à ses côtés une gamine qui elle n'avait clairement rien d'une mendiante, ni la saleté, ni le physique, elle semblait même plutôt aisée.

Je me décidai à aller aborder l'homme, on ne savait jamais il pouvait avoir besoin d'assistance, Isako m'avait répété que pour me faire une place ici j'allais devoir me montrer utile comme médecin. M'avançant vers l'homme et la fillette je sortis de ma besace une petite boisson vitaminée pour la donner à l'homme et... Un chien passa à toute vitesse devant mes pieds me faisant trébucher ! La chute fut lente mais inéluctable. J'allais devoir choisir entre sauver la boisson ou protéger ma blouse de la poussière et de la boue. Le choix était vite fait, rejetant la petite bouteille de verre d'un côté – précisément sur la gamine – je mis mes mains en avant et pus me rattraper avant de heurter le sol. Faisant une petite rondade j'atterris de manière assez disgracieuse mais néanmoins sans aucune trace de boue sur ma belle blouse blanche. Sans même porter un regard à la petite fille, je mis une pièce dans la main de l'homme et je dis :

«  Je serais curieux de voir votre poigne, parce-que vous n'avez rien d'un miséreux hormis la crasse.. lui lançant un regard entendu je rajoutai avant de le laisser s'exprimer. J'espère ne pas vous offenser, mais j'ai moi-même été un mendiant, et franchement, vous ne tromperiez pas un seul de mes frères de la rue. Vous avez même plutôt l'allure d'un de ces hommes bizarres qui emmène des garçons mendiants dans des ruelles... peu recommandables. »

Me redressant je tournai à présent les yeux vers la gamine qui... OUPS. Il s'était avéré que la bouteille contenait un liquide plutôt... salissant et très... coloré. J'avais sans doute mal refermé le couvercle... Quelle erreur stupide... Non en vrai c'était super drôle de lui ruiner sa tenue j'avoue.
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Dim 15 Avr 2018 - 11:51
Est-ce qu’au final je me serais trompé de vocation ? J’avais fière allure à mendier je trouve, je mettais toute mon énergie pour faire des signes aux passants, j’étais limite entrain de les supplier à genoux et j’avais mis toute la détresse possible dans mon regard. Après tout, un bolet de saké, ça se mérite. Mais alors que je pensais époustoufler chaque passant dans la rue, j’étais au final bien nul dans ma comédie. Personne n’osait m’approcher, j’avais juste le droit à des regards méprisants. Bon, au moins, j’aurais essayé. Je pense qu’il ne me reste plus qu’à rentrer chez moi pour me changer et récupérer de la monnaie pour ensuite aller faire un tour dans un bar.

Alors que j’avais perdu tout espoir, une jeune fille s’approcha de moi. Petite, pâle, une chevelure dorée. Elle avait l’air tellement fragile qu’on aurait dit de la porcelaine. Elle me regardait avec des grands yeux tout en faisant des gestes avec sa tête, un coup à gauche et un coup à droite. J’avais l’impression d’être une bête de foire tellement elle me regardait sous tout les angles. D’ailleurs, je ne l’avais jamais vu ici auparavant. Peut-être une nouvelle qui est arrivée pendant mon absence, ou alors je n’avais jamais fait attention à elle, ce qui est possible aussi.

C’est alors qu’elle commença à m’adresser la parole. Elle avait une espèce d’accent bizarre, comme ci elle venait de la campagne ou quelque chose du genre. Elle parlait très vite aussi, et mes oreilles pleines de crasse avaient du mal à tout capter. J’ai juste compris que c’était une Aburame qui s’appelait Kaede. Elle avait peut-être un lien de parenté avec Shizen, le docteur sans âme et sans émotion. D’ailleurs dans mon baluchon qui me servait de maison, de sale de bain, de table à mangé et de papier toilette, j’avais encore la théière que j’avais acheté à Iwa pour Shizen. Au lieu de faire la manche, j’aurais peut-être dû la vendre tien… Enfin bref, c’est tout gentiment qu’elle me proposa de m’offrir un repas. Elle avait dû entendre que je cherchais une pièce. Bon, j’avoue que ce n’est pas vraiment ce que je cherchais, mais je vais pas dire non. Par contre… elle pense que je suis nouveau au village, elle n’a donc pas l’air de me connaitre. Ça me donne une idée … j’ai envie de m’amuser.

« C’est très gentil de ta part de me proposer un repas. J’avoue que j’ai quand même la dalle, mais j’ai surtout une grande soif, et de saké plus exactement. Et pour répondre à ta question, non je ne suis pas nouveau dans le village, mais cela fait un moment que je ne suis pas venu ici. Je suis un vagabond, qui va de ville en ville pour vendre des babioles et faire de nouvelle rencontre. Tu peux m’appeler Dai si tu veux. D’ailleurs … »

Je n’ai même pas eu le temps de finir ma phrase qu’une chose se mit à rouler jusqu’à nous. Au début j’ai cru que c’était un chien ou une connerie du genre, mais c’était bien un humain, qui avait l’air bien maladroit d’ailleurs. Vêtu d’une blouse blanche, il se releva juste devant moi avec une pièce à la main. Encore quelqu’un qui m’avait entendu ? Je pensais que j’étais nul, mais finalement je crois que je me trompe. Par contre, je crois que je suis démasqué par le gamin. Il ne se présenta même pas, et au lieu de ça, il me posa des questions du style est-ce que je suis vraiment un clodo, tu en as pas l’air etc… Merde, qu’est-ce que je fais maintenant moi ?

« Hé gamin, tu as l’air d’avoir un esprit mal-tordu toi… et si j’avais vraiment envie de choper des jeunes hommes, tu te serais rendu compte de rien hahaha ! En effet, je suis pas un vrai mendiant, je suis un marchant itinérant, mais je n’ai plus un sous dans ma bourse, les affaires sont pas au top en ce moment. En tout cas, merci pour ta pièce petit. »

J’ai mis sa pièce dans ma poche et j’ai ensuite tourné la tête vers Kae… qui avait changé de couleur d’ailleurs. Je crois que l’autre gamin venait de renverser un liquide chelou. Franchement, il n’a pas l’air très doué celui-là. J’ai comme l’impression que l’Aburame ne va pas apprécier, je ferais mieux de décamper en vitesse…

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Dim 15 Avr 2018 - 19:40
Un vagabond, donc, si elle comprenait bien ce qu’il lui disait. Un marchand. Un marchand dont les affaires semblaient très mal aller. De ce fait, voilà une raison supplémentaire qu’elle avait de l’invité, ne serait-ce que dans l’idée de venir en aide à quelqu’un qui en éprouvait le besoin. Un large sourire sur les lèvres, elle hocha alors de la tête, tendant une main dans sa direction, se voulant polie. Il était rare qu’elle agisse ainsi, à savoir qu’elle prenne le temps de se présenter plutôt que de s’imposer dans la vie des gens. Bien que, pour cette fois-ci, elle avait fait les deux, le tout en lui offrant un adorable sourire.

- Enchantée Dai ! Ça m’fait plaisir, pour l’repas. J’sais c’est quoi arriver avec à peu près rien. ‘Fin, c’doit pas trop paraître, comme ça, mais j’peux comprendre. Mais du coup, si t’es pas nouveau, t’dois sûrement connaître l’endroit encore plus qu’moi. Parce que bon, j’suis arrivée y’a peu, vraiment… Bon, c’pas trop important tout ça, aller, viens, y’a un endroit dont l’saké est vraiment pas mal. On pourra discuter autour d’ça et…

N’ayant pas le temps de terminer sa phrase, voilà qu’un malheureux accident était si vite arriver. Elle sentit un liquide lui tomber dessus alors qu’elle voyait une bouteille s’ouvrir pour s’écraser à ses côtés. Sa robe pâle, tout comme sa veste et sa peau, se voyaient souillés d’une couleur claire, à savoir un violet peu subtile, rappelant la couleur de ses yeux. L’homme ayant posé un tel geste ne semblait même pas lui porter attention, décidé quant à accuser le nouveau venu d’elle ne savait trop quoi encore. Si elle, elle considérait que ses entrées en matière pouvaient être assez surprenantes, le jeune homme à ses côtés semblait posséder tout aussi peu de tact qu’elle.

Écoutant l’échange, elle ne put qu’éclater de rire face aux accusations et à la défense, sans compter qu’elle ne vivait pas mal sa tenue et ses cheveux désormais tâchés d’elle ne savait quoi. Son rire résonna donc entre eux deux, un son cristallin qui se voulait aussi léger qu’enthousiaste. Un véritable fou rire comme elle peinait à les calmer, tandis qu’une main vint se placer devant son visage, essuyant les quelques larmes qui suivirent tant elle riait.

- On m’a toujours dit qu’j’devrais apprendre à m’adresser aux gens, mais pour vrai, t’sais faire fort. Bravo.

Son regard amusé s’était posé vers le plus jeune du trio tandis qu’elle faisait mine d’applaudir, les épaules toujours secouées de son rire.

- J’retiens, pour les prochaines fois. Accuser les gens d’pervers dès l’premier échange, c’doit pas être trop mal maintenant qu’j’y pense…

Le pire dans tout cela, c’était qu’elle était sérieuse. Pour l’une des rares fois qu’elle l’était. Il lui était presque difficile de parler alors qu’elle peinait à calmer son rire, prenant de profondes inspirations entrecoupées alors qu’il s’agissait presque de mission impossible.

L’Aburame semblait être la légèreté incarnée, tant dans sa façon d’être que dans sa façon de parler. Elle manquait cruellement de sérieux, et ce, en tout temps. Ses paroles étaient bien souvent que taquineries alors qu’elle ne faisait que se moquer gentiment des autres, de ses quelques commentaires bien trouvés et de son regard pétillant qu’elle posait sur eux.

- Bon, alors, m’sieur l’pervers…

Un clin d’oeil entendu à son aîné alors qu’elle ne faisait que reprendre les paroles du plus jeune.

- J’vois qu’t’as trouvé une pièce, mais si jamais, l’offre tient toujours, pour l’repas et pour l’saké. Bon, ok, j’ai conscience qu’j’suis plus super présentable, tâchée ainsi d’violet, mais j’pense pas qu’ça t’gêne, pas vrai ?

Après tout, il n’avait pas non plus spécialement fier allure. Elle leva une main, venant se saisir de ses boucles pâles, venant les tresser tandis qu’elle tentait d’essuyer un minimum le liquide qui était venu recouvrir leurs pointes. Une fois ceci fait, elle la laissa tomber par-dessus son épaule.
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Lun 16 Avr 2018 - 13:45
La réponse ne se fit pas attendre. Tout d'abord le pseudo-mendiant était maintenant un marchand ambulant.. Un marchand ambulant en armure ? J'avais beau avoir 17 ans, mon cerveau fonctionnait pas assez mal pour que je puisse une croire une baliverne pareille. Au même moment il ramassa quand même ma pièce et le jeune fille - qui était visiblement plus âgée que moi vue de près – se moqua de mon entrée en matière. C'est vrai que j'avais été un peu brutal.. Cependant, j'étais à peu près sûr de mes soupsons et je n'avais pas l'habitude de parler pour ne rien dire. Cette fille s'exprimait avec un accent bizarre, que j'avais déjà entendu quelque part lors de mes mois d'errances...Cela n'avait pas vraiment d'importance. Je connaissais les règles élémentaires de politesse, enfin Isoka me les avait appris à mon arrivée à Kumo, et il me semblait bien qu'asperger quelqu'un d'un liquide tâchant n'était pas très convenable.

Face à la demoiselle, je m'inclinai profondément en me confondant en excuses, puis me tournant vers le pseudo-mendiant-faux-marchand-ambulant je fis de même pour ne pas compliquer la situation. Mais ma curiosité me poussait à découvrir la vérité sur l'identité du menteur. La jeunnne femme proposa au gars de l'inviter à manger, alors je leur fis une proposition :

« Je n'ai pas beaucoup d'argent, mais pour me faire pardonner je pourrais vous inviter tous les deux à manger et boire à la taverne du coin. Il y en a une pas très loin, je vous assure qu'elle vaut le détour, j'y suis moi-même passé lors de mon arrivée à Kumo. me tournant vers la demoiselle je rajoutai. Si vous le souhaitez je pourrais vous dédommager pour votre robe. »

Je regardai la jeune fille et je m’aperçus qu'elle avait de très beaux cheveux. Les cheveux avaient sur moi un pouvoir assez hypnotisant. Les années passées dans la rues n'ont pas été l'occasion pour moi de côtoyer des gens très propres et les cheveux de mes camarades de misères étaient bien souvent extrêmement gras et pas très fluides. Peu importe la couleur de vos cheveux, dans la rue ils vireront vers une teinte grisâtre très rapidement à cause de la crasse. Je m’efforçais cependant de ne pas la dévisager.
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Lun 16 Avr 2018 - 23:10
Je le savais, j’aurais dû directement filer chez moi, sans faire la manche comme un clochard alors que je ne le suis absolument pas. J’aurais dû prendre la route pour ma belle maison et en profiter pour me changer, j’ai une allure déplorable et quand je vois tous ces gens bien habillés dans la rue j’ai juste envie de faire une chose, enlever mon armure pour mettre quelque chose de propre et qui sent bon. Pour mon armure, je n’aurais qu’à l’envoyer chez les Metaru, elle sera en état en un rien de temps.

Mais non, avec ma patiente légendaire, qui est proche du zéro absolu, j’ai absolument voulu de quoi me payer un verre, et maintenant, je me trouve dans ce genre de situation que je déteste. J’ai deux gosses au tour de moi qui commencent déjà à me donner un mal de tête incroyable à force piailler. Bon, qu’est-ce que je fais-moi maintenant ? Je pensais que la petite allait péter un câble après s’être faite arrosée par le liquide violâtre, mais non même pas. Si j’étais elle, j’aurais déjà pété une chandelle et j’aurais fracassé la tête de l’autre poseur de question qui me prend pour un pédophile. Je vais devoir trouver un subterfuge pour leurs fossé compagnie.

« Hé bien, le repas tien toujours, d’ailleurs, je vous laisse le choix de l’endroit, même si je connais plusieurs établissements très renommés ici à Kumo mais… ils ne sont pas très fréquentables pour des gens de votre âge… enfin… hum hum, qu’est-ce que je disais moi… à oui le repas ! Du coup, je vous laisse le choix. En revanche, le prochain qui m’appelle le pervers il aura à faire à moi, c’est bien compris ? »

Faut que j’arrête de trop parler sur Kumo, sinon je vais me faire cramer dans pas longtemps. Ce n’est pas trop la jeune fille dont j’ai à me soucier mais bel et bien l’autre gosse qui à l’air de se poser pleins de questions.

« Bon, c’est quand vous-voulez hein, je n’ai pas que ça à faire non plus, j’ai des choses à vendre, des choses comme… des théières. »

Franchement, plus la conversation avance, et plus je dis de la merde. Et j'ai comme l'impression que c'est loin d'être fini.

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Aujourd'hui à 19:02
Elle qui offrait le repas (et breuvage) à l’homme qu’elle venait de rencontrer n’aurait peut-être plus à le faire. Après tout, celui ayant ruiné sa robe et ses cheveux suggérait que de les inviter tous les deux, pour se faire pardonner qu’il disait. Oh, aux yeux de la demoiselle, elle ne s’en souciait déjà plus, les aléas de la vie et les conséquences de la maladresse. Cependant, mettez nourriture et gratuite dans la même phrase et elle était déjà partante.

Lui suggérait donc une taverne et l’homme la dépassant de plus d’une tête ne semblait pas avoir de préférence. Pour sa part, découvrir de nouveaux endroits, et donc de nouveaux plats, était quelque chose qu’elle aimait bien, et donc, se contenterait sûrement de suivre le groupe. Elle s’arrêta cependant sur quelques mots employés par leur aîné alors qu’elle vint froncer les sourcils avant de rire doucement.

- Votre âge… T’dis ça comme si j’avais quinze ans.

Elle roula ensuite des yeux, l’air de dire que ce n’était absolument pas le cas. Cependant, le nouveau venu, lui, semblait clairement jeune. Dans la fin de son adolescence qu’elle suspectait. S’étant permise un surnom qui n’avait sûrement rien de bien glorieux mais qui l’amusait tout de même, elle en vint à repenser à cette rencontre au pied d’un arbre avec un certain Meikyû, qu’elle avait affublé d’un surnom identique jusqu’à ce qu’il exprime un certain malaise sur la chose.

- Avoir affaire à toi, hein… C’t’une menace ou une suggestion ?

Un sourire en coin, elle lui adressa un regard lourd de sous-entendu, accompagné d’un clin d’oeil comme elle seule savait le faire. Une phrase portant beaucoup de sens, le tout pourtant suggérer d’un ton assez léger et de son sourire mi-innocent, mi-coupable.

Sur ces belles paroles, elle se décida à prendre la direction… D’elle ne savait où. Invitant donc le jeune homme à diriger leur petit groupe vers la taverne qu’il avait évoqué.

- T’en fais pas, pour la robe. C’quelques morceaux d’tissus. Donc pas la peine d’t’en soucier. Puis j’suis sûre qu’si j’égalise ou qu’j’fais quelques motifs, ça peut devenir classe en vrai. Faudrait qu’j’essaye.

Rien ne semblait l’affecter, ce qui était sûrement le cas. La demoiselle ne se prenait pas la tête pour des broutilles, vivant la vie comme elle arrivait sans chercher à compliquer le tout. Elle faisait preuve d’une légèreté digne de celle qui avait décidé de ne plus porter attention à ce qui ne valait pas la peine. S’énerver pour une tenue ruinée ? Il y avait bien pire. Comme voir son petit-ami mourir devant ses yeux. Par exemple.

De ce fait, elle préférait encore profiter de la compagnie de ces deux inconnus qu’elle allait sûrement avoir le loisir d’apprendre à connaître autour de ce repas, et pourquoi pas accompagné d’un peu de bière. Ou de saké. Du vin ? Quelque chose de plus sucré ? Elle aviserait.

- C’quoi ton nom ?

Elle s’était adressée au plus jeune du groupe, ses prunelles d’un bleu tendant parfois vers le gris, parfois vers le violet, tranquillement posée sur sa personne.
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Ninja Wars épisode VI : Le retour du Taicho [Libre]

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