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[Solo] L'Unification d'une Nation


Dim 15 Avr 2018 - 22:35

Travail de nuit


Janvier194, 26th, Mizu no Kuni, Région de Buzen
Le buisson se mit à produire un son, quelqu’un approchait. Mais le veilleur était serein, cela venait dans son dos, et il attendait la relève qui se présenta sous la forme d’une femme en armure à la chevelure écarlate attachée en une queue de cheval qui se coinçait dans les branches. Elle pesta en silence et progressa dans la cachette puis donna une tape sur l’épaule, signalant son arrivé. L’homme en poste lui retourna un sourire et céda sa place, un minuscule tabouret enfoncé dans le sol meuble couvert de feuilles mortes, l’endroit était exigu, une sorte d’abris de branchages offrant un point de vu privilégié sur la vallée.

- Rien à signaler ?, demanda la femme à son compère.
- Non, pas de mouvement, enfin, de ce que l’on peut voir.
- Effectivement, en pleine nuit…

La plainte de la dame était justifiée, on ne percevait que les rares lumières de la ville en contrebas, du reste on ne voyait pas à plus de trois mètres. Le changement de la place se fit sans accros, elle était petite et se faufila aisément jusqu’à joindre son postérieur au tissu humide du séant, qui aura vu plus d’un guetteur le travailler depuis trois jours. Autant dire qu’il était devenu confortable avec le temps, le tissu ayant eut l’occasion de s’étirer comme il fallait. Après quelques encouragements, le soldat s’éclipsa, laissant seule son acolyte.

Le froid se faisait ressentir, même au travers de la couverture dans lequel s’était emmitoufler ne suffisait pas à la réchauffer. Lors de son tour de garde, elle avait pour habitude de tout noter sur un rapport, au sommet du papier figurait son nom : Mikan Yui.

Repérée rapidement au palais, elle était l’ainée de la famille Mikan, un clan noble et notoire de l’entourage du seigneur de la brume. Nombre de conseillers, émissaires et soldats portent le nom de Mikan à Mizu no Kuni, il semblait donc tout naturel que Yui se propose à servir le Daimyo d’une quelconque façon pour honorer la tradition familiale. C’est vers la voie militaire qu’elle s’est tournée, toujours impressionnée par l’allure des gardiens de l’héritage du seigneur, la jeune fille a toujours souhaité leur ressembler. De fait, à seulement quatorze ans, elle s’engagea comme recrue, sous la tutelle d’un capitaine prometteur, Fumi. Travailleuse acharnée, et malgré son apparence figée sur sa taille d’adolescente, elle se démena pour prouver sa valeur. Alors quand en 193 la libération de Mizu no Kuni débuta et que les brigades du Daimyo furent dépêchées, elle saisissait l’occasion…

Et quelle occasion ! Depuis le début de la campagne militaire, la rousse avait eu maintes opportunités de briller dans ses actes. Du briguant et du criminel, elle en a maté un bon nombre le mois dernier, et le compte n’est pas près de s’arrêter. Sa faculté d’assimilatrice de katon lui avait value les éloges du commandement et les félicitations de son mentor.

Cependant, la compagnie était à l’arrêt, et ce depuis trois jours, embusquée dans une forêt surplombant la vallée de Buzen. La citée en question se trouvait être un bastion d’un groupe criminel de haute importance dans le sud du pays, l’armée du Daimyo arrivée en avance sur place attendait ses alliés du Front de libération, constitué des clans shinobis de Mizu no Kuni. On ignorait si les opposants les avaient repérés, on ne distinguait pas de mouvements notoires dans la cité, amis l’attente était longue. Mikan Yui le savait, tôt ou tard, il faudra frapper. Elle eut un sourire en coin de lèvres. Quand ils frapperont, ils frapperont fort.

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Lun 16 Avr 2018 - 23:26

Signaler notre arrivée…


Le général inspecta le calepin noirci d’une écriture anormalement propre pour un soldat, cela s’expliquant notamment par la provenance de sa guetteuse revenant de mission. Comme pour les deux dernières nuits, aucun mouvement à signaler lors de la garde de Mikan Yui qui avait les yeux tirés après être restée quatre heures d’affilées immobile aux heures les plus froides de la nuit. IL était tout à fait naturel de faire appelle à ses services dans ces conditions, son affiliation au katon faisait que sa température corporelle demeurait plus chaude que la normale, mais elle restait humaine et avait par conséquent ses limites. A vrai dire, la demoiselle tentai vainement de rester droite et fier devant son commandant, celui-ci mit fait au supplice en la faisant disposer après l’avoir remercié pour son rapport. Sans plus de cérémonies au sortir de la tente du commandement, la rousse prit la direction de sa couchette où elle s’étala comme une baleine échouée, sombrant dans un sommeil profond…

Le lendemain, malgré ses trois petites heures de sommeil, on la secoua au réveil. Dans un grognement caverneux elle redressa la tête, sa crinière défiant les lois de la gravité sous le regard indifférent des recrues déjà au pas qui, de toute manière, se gardaient de faire tout commentaire de crainte d’attiser sa colère. Il n’était pas évident d’être une femme au sein de la garde, alors il valait mieux frapper fort et imposer le respect dès que possible, chose dont Yui n’avait aucun mal. Le seul a disposer du droit de ne pas la prendre avec des pincettes était son mentor, Fumi, qui la secouait de nouveau pour avoir son attention.

- Yui, le général te demande, ne le fait pas trop attendre.

Ce sur quoi la demoiselle hocha la tête de haut en bas avec son air béat qui valut le sourire satisfait de Fumi en retour. Après un glorieux effort pour se relever, la rousse déambula vers la marre près du campement où elle plongea la tête dans l’eau glacée. Ce qui eut la réaction désirée, celle de la réveiller pour de bon, aux grands maux les grands remèdes ! Une rapide séance de coiffage minute ( genre vraiment LA minute ) et la soldat prit la direction du centre du campement.

Sur place, tout le bon gratin de la compagnie se trouvait là, les gradés observèrent la venue de la chétive mais non pas moins louée Mikan qui s’était faite un minimum présentable au saut du lit. Un effort salué d’un sourire de coin de la part de la seule autre femme présente dans l’assemblée. Rapidement, on attaqua le vide du sujet, qui était les nouveaux ordres de la concernée :

- Je vous nomme capitaine, Mikan Yui. ( Le général lui remit un pli cacheté puis amena son attention vers la carte posée sur la grande table. ) Voyez, notre camp se trouve ici, au nord-est de Buzen. Au sud-est se trouve des champs de chanvre peu entretenus depuis le début de la guerre. Capitaine, je vous laisse vous charger de monter une équipe de quatre hommes, après quoi vous vous rendrez là-bas et suivrez les ordres indiqués par la missive. Tout est claire, capitaine ?
- Parfaitement limpide, répliqua Yui d’un salut militaire.
- Très bien, rompez.

La nuit tombée, le soir même, non loin des champs de Buzen…
Non fière de son nouveau titre, la demoiselle fit part de sa bonne humeur à la troupe après avoir lu la lettre du commandement. Elle était aux anges, tout simplement. Une joie qui se transmit facilement aux hommes qu’elle avait sélectionné pour la mission, des connaissances de longue date en qui la promue avait entièrement confiance. Yui jeta son dévolu sur la ville visiblement endormie, au fond de la vallée. Ses pauvres bougres ne se doutaient de rien. On ne défiait pas l’autorité du Seigneur de la Brume impunément. L’heure était à l’émergence d’un pays unifié sous une même bannière. Ce soir, une nouvelle citée allait être nettoyée de la vermine et rejoindre le camp des justes. Plus loin au nord, la lumière d’une lanterne émergea à la lisière de la forêt, le signal.

Une nuit de cette fin de Janvier 194, les habitants de Buzen ainsi que ses occupants furent tirés de leur sommeil par l’embrasement des cultures plus au sud. Au nord, les tambours de guerre résonnaient…

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Mar 1 Mai 2018 - 21:34

Le Feu et la Fureur


Le chaos. On s’imaginait une répression de la part du Daimyo, mais jamais l’on n’aurait imaginé pareil cataclysme. La terre se mit à trembler de la sorte, par quelconque désastre naturel ou la course des soldats brandissant la bannière de la brume dévalant le versant des collines. Au beau milieu de la pénombre, des torches et des lances avaient habillées la lisière de la forêt puis une masse de quelques centaines d’hommes se lançait contre les maigres fortifications de la ville, des palissades qui n’ont rien retenus du choc de la phalange. A présent, les brigands, véritables maitres des lieux, contestaient leur hégémonie dans une mêlée sans nom. Même l’un des capitaines de Buzen l’admettait, à ce rythme, leurs troupes ne tiendraient pas face au professionnalisme de l’armée du seigneur. La seule chose qui faisait encore tenir la ligne des défenseurs était l’ardeur d’un début de bataille, mais d’ici deux petites minutes… Ils avaient besoin de renforts à la porte nord, le capitaine s’en retourna vers un gamin de son escorte, un pauvre garçon de la ville à qui on avait forcer à porter les armes pour les bandits. Autant dire que cela ne l’enjôlait guère, mais quand on menace sa famille, là… Et comme le gradé non officiel n’avait qu’une maigre confiance dans le gamin, il dépêcha un soldat plus fidèle dans le doute pour le surveillé, le vieux aurait bien voulu se passer du civil en arme, mais y’avait que lui pour convaincre la garnison sud de se ramener. Dans cette course au désespoir, le vieux capitaine beugla ses ordres, faisant bouger le messager et son gardien. En espérant que les défenses tiennent jusqu’alors…

Le duo était à bout de souffle. Ils n’arrivaient plus vraiment à se repérer dans les rues, les murs et les toits étaient criblés de flèches, enflammées pour certaines d’entre elles. Ils approchaient d’un embranchement, une sorte de frisson parcourue l’échine du plus jeune qui se figea net avant de s’engager dans la ruelle. Devant lui, un bandit fuyait dans une direction, avant de recevoir un trait entre les omoplates, le faisant s’effondrer lourdement dans la terre battue. La mort frôlée de peu, s’il s’était engagé, c’était lui qui aurait reçu la flèche. Toujours sous le choc, il refusa de se relever malgré les menaces de son garde du corps. Le grand gaillard braillait et le bousculait, rien à faire, l’adolescent qui n’avait jamais connu la guerre et le sang refusa de sortir de sa cachette, plaqué contre le mur d’une maison. Son accompagnateur perdit patience, quand alors…

~ ~ ~

- Tsss… Manqué.
- Je vois mal, justifia l’un des soldats du commando, tu visais quoi au juste, Mikan-dono ?
- Y’a du mouvement au carrefour sur la gauche, j’ai du toucher le bras, mais il est tombé à couvert. ( La rousse pesta en baissant son arc, elle plissa les yeux pour mieux voir. ) Raaah’ ! Faut qu’on aille vérifier ça, de toute manière il n’y a plus personne là-bas. Les gars on bouge, au pas de course !

La petite unité progressa jusqu’à sortir des champs, toujours sous la couverture de la fumée dans leur dos, l’incendie leur ayant fourni une parfaite diversion. La grande avenue était criblée de flèches et de senbons, de nombreux brigands prit par surprise jonchaient à présent le pavé. Le commando progressa en enjambant les corps, vérifiant leur état, achevant les souffrants. Yui en tête de file, se rapprocha de l’intersection où elle avait décoché son dernier trait, la femme soldat entendait geindre. Il fit un geste à l’un de ses hommes pour la couvrir. La paire se présenta contre le mur, puis s’engagea dans l’allée, l’une l’arc bandé, l’autre une lance pointée vers l’avant de manière menaçante.

Ils découvrirent un garçon tétanisé qui lâcha son arme aussitôt il aperçu la pointe d’une yari sous son nez. Gigotant au sol, son supposé garde du corps avec un trait au niveau du coude, mais cela ne suffit pas à reddition. Voyant Yui approcher, et remarquant son grade en remarquant ses décorations, il beugla un dialecte incompréhensif en tirant son sabre, espérant pouvoir porter un coup dans les jambes. Il n’eut pour seul réconfort qu’une mort rapide signée d’une seconde flèche dans le cou. Le calme retomba soudainement, même les cris provenant de la porte principale plus loin s’étaient tût. La rousse fit rassembler ses hommes et les mit en position d’attente, sécurisant le carrefour. La jeune femme se retourna vers l’adolescent tremblotant, toujours sous la menace de la lance du soldat.

- Son sort ?, demanda l’homme en arme en jetant un coup d’œil à sa cheffe.
- Bon sang qu’il est jeune celui-là, affirma la rousse en se penchant vers lui. Il a bien rendu les armes dès qu’il nous à vue, non ?
- Je crois bien.
- Intéressant… ( Yui se pencha vers lui et plongea son regard de braise dans le sien. ) Mouais… Il n’a rien d’un combattant celui-là. C’est ton jour de chance, gamin.

Avant qu’il ne pût remercier la dame de cette supposée clémence, il reçu un coup à la tête, lui faisant perdre connaissance. La cheffe se releva et souffla longuement avant de sortir une carte déchirée de sous son plastron.

- Normalement, il devrait y avoir un grand entrepôt non loin, c’est notre cible. ( Elle regarda autours d’elle et respira l’air vicié par la cendre et la suie. ) Tout se passe comme prévu. Messieurs, on prend par cette ruelle, faites taire toute résistance.

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Mar 8 Mai 2018 - 15:46

Jonction


Yui décala sa tête sur le côté, de justesse pour éviter l’estoc d’un sabre. Elle attrapa le bras de son agresseur et le brisa en faisant contre poids, laissant une net ouverture pour lui enfoncer son couteau dans l’œil, assez profondément pour se permettre de faire de la bouillie de sa cervelle. Le corps retomba lourdement avec des spasmes dans un état lamentable. Autours d’eux, les braves défenseurs de la citée tombaient les uns après les autres devant la maitrise de la garde royale. Attaquer de façon désorganiser le commando de la rousse n’était que pure fantaisie, la victoire de ces criminels n’était aucunement envisageable. Pour preuve, nombreux fuyaient à la vue de cette boucherie, les rares qui résistaient se battaient vainement avec l’énergie du désespoir. Il ne fallut pas bien longtemps pour que le silence revienne dans la rue, à présent maquillée de sang et de chaires mortes.

- Takushi a été sévèrement atteint au bras droit, Hiro a reçu un coup à la tête, mais il est juste sonné, remercions son casque. ( Le second de Yui observa la scène dans sa globalité. ) Deux blessés de notre côté, une bonne trentaine de macchabés pour ses brigands. Pourquoi insistent-ils autant ?
- Va savoir, rétorqua la femme soldat en déplaçant un mort de sa jambe, je ne sais pas quel genre de mensonges on leur raconte, mais ça m’a tout l’air efficace. ( Elle récupéra deux flèches sur le cadavres, puis décida de les conserver après avoir jugée leur état acceptable. ) Nos blessés, ils peuvent nous suivre ?
- Ils peuvent marcher, mais je ne pense pas que Takushi pourra combattre efficacement.
- Très bien, Yui se mit à réfléchir un instant, de toute manière nous sommes en opération en territoire non sécurisé, on va devoir les garder avec nous. Charge Kokoro de s’occuper de leur protection. ( La rousse interpela le reste du groupe d’une voix claire et forte. ) On ne traine pas, l’ennemi n’attend pas.

La colonne se reforma et continua son avancé mortuaire sous les ordres de Mikan Yui. Dans les cinq minutes qui suivirent, ils ne rencontrèrent plus aucune résistance. Il semblerait que le précédent spectacle en ait dissuadé plus d’un…

~ ~ ~

La porte de l’entrepôt s’ouvrit avec fracas, puis se referma aussi vite, le nouvel arrivant tomba à la renverse et s’écarta de l’entrée, le front en sueur. Rapidement, des hommes en armes allèrent pour le ramasser, reconnaissant l’un des leurs, il ne fut pas menacé, mais rapidement conduit au chef du secteur pour s’expliquer.

- Le reste du groupe, où sont les autres ?, demanda avec insistance un grand barbu.
- Morts ou en fuite, finit par déglutir le rescapé. Un commando de l’armée régulière, ils nous ont tous massacrés, il se dirige par ici.
- Voila qui est bien problématique… Des nouvelles de notre détachement à l’ouest ?
- Aucune, annonça l’un des gardiens.
- Bon sang…

Le leader se releva de son siège et passa son regard par la fenêtre du bureau, donnant sur la vaste zone de stockage du bâtiment. Des dizaines de civils avaient été massé ici en leur affirmant que cela leur servirait d’abris, au final, les criminels étaient bien décidés à s’en servir comme monnaie d’échange. Jamais le Daimyo n’autoriserait le massacre d’innocents, les occupants de Buzen comptaient bien jouer là-dessus…

~ ~ ~

Le groupe de Yui se retrouva devant un grand bâtiment, vraisemblablement leur cible. Tout était calme, mais on pouvait entendre du mouvement à l’intérieur, ce qui ne laissait rien présager de bon. Avant de pouvoir effectuer une reconnaissance, deux individus atterrirent dans la ruelle en face des soldats, qui se mirent sur la défensive. La rousse ordonna de baisser les armes, reconnaissant la particularité de l’un d’eux, un grand homme couvert d’ossements, la seconde personne était une femme de haute stature à la présence glaciale.

- Vous savez vous faire attendre, lança Yui avec un brin de cynisme.
- Il serait vain de fournir des explications. Je constate que l’on arrive à temps. ( Le grand homme désigna l’entrepôt. ) L’un de leur lieutenant se trouve là-dedans, et c’est la dernière poche de résistance de la zone.

La rousse jaugea les deux personnes. Depuis le début du conflit, elle n’avait jamais vraiment eu l’occasion de rencontrer les membres du Front de Libération de Kiri. Un Kaguya, accompagné d’une Yuki, la rousse était intriguée par ces shinobis, elle les dévisagea.

- Quant est-il du commandant de la zone sud ?
- Nous nous en sommes occupés, répondit la Yuki, au nord la bataille doit avoir pris fin.
- Donc, il ne nous reste plus qu’à s’occuper de celui-ci… Tentons une approche moins conventionnelle.

Elle s’approcha de la porte, et contre toute attente, toqua trois fois.
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