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Visite médicale à huit clos - Chichi-chou ❤


Dim 15 Avr 2018 - 23:06
Allongée sur son lit rocheux, mais avec un matelas de plume, Sanadare jouait avec les pages déchirées du livre qu'on lui autorisait, une petite collection d'origami envahissait la pièce. C'était qu'elle était plutôt calme ces derniers jours, ce qui contrastait grandement avec sa phase d'agitatrice qui avait rendu toute la prison chèvre. Émeute, bagarre, arrachage d'yeux, ect...

Peut-être qu'on la croyait malade à cause de ça.

-Allez, tu connais le topo, mets tes menottes.

Le bruit métallique au sol rocheux attirait alors son attention. La borgne relevait son seul sourcil visible, pourtant, ce n'était pas son jour de sortie.

-Pour allez où ?

Le duo de gardiens avait beau lui hurlé de ne pas poser de questions, sans réponse, elle ne bougeait pas d'un cil et aucun d'eux voulait se tenter à rentrer là-dedans, pas après ce qu'elle avait fait aux derniers téméraires du genre... Le mur en face de ses barreaux conservait toujours la trace du sang de l’es-maculation du plus arrogant.

-Une visite médicale. Allez. Elle dit que c'est pour les soins de ton œil. Visiblement, Akimoto-dono t'as laissé un droit de visite assez large... Mais on a ordre de te garder en état.

Évidemment qu'ils se plaignaient, à chaque fois, il fallait craindre le pire sur la prochaine invention, mais le « elle » avait réussie à la tenir assez tranquille, pour que la borgne se montre coopérative. Une petite idée sur l’identité de celle qui abusait de son statut d'irou pour passer à travers les mailles du filet. Sacrée Chichi-chan. Et son instinct ne l'avait pas trompé, quand à l'infirmerie, son escorte la menait devant une jolie blonde engrossée.

-Salut Poupée, ton voyage s'était bien ?

Comment elle savait ? Ah mystère, mais elle n'aurait pas cru qu'elle viendrait la voir si tôt, par contre, qu'elle soit capable de ce genre d'entourloupe en revanche. Ces deux-là s'étaient bien trouvées.

-Comment va le parasite ? Toujours bien accroché ?

Le même moment où on lui suggérait de s’asseoir en lui laissant ses bracelets aux pieds et aux mains. Les gardiens semblaient rester pour assurer la sécurité, mais la médecin pourrait sûrement avoir un moyen de les envoyer voir ailleurs. Là-dessus, Sana' lui faisait confiance. Elle se désolait un peu par contre d'inquiéter sa belle, les bagarres à répétition, les coups fourrés, Sana' n'avait pas fière allure. Elle était écorchée de part en part, des plaies plus ou moins fraîches un peu partout, plus ou moins profondes, elle ne se laissait jamais soigner, alors ses séjours à l'infirmerie était souvent courts, de simples passages. Sa lèvre était fendue, mais ça ne l'empêchait pas de sourire.

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" Maintenant tu vas arrêter tes conneries Sana'... "
Eiko - 202 -Iwa
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Lun 16 Avr 2018 - 2:39
"Vous voulez me fouiller et que je présente tout mon matériel ?"
"Oui madame, c'est le règlement."
"Mademoiselle, s'il vous plaît. Ensuite, je ne remets pas la nécessité de votre demande en question, je vous demande juste un peu de patience..."
"Oh ! Oui je comprends."
"Non vous ne comprenez pas, mais c'est ma faute, pas la votre."

Quelques instants plus tard... L'un des gardes, le plus jeune était médusé, il implorait du regard ses ainés de lui envoyer un signe sur la marche a suivre. Le second, le plus ouvert d'esprit se contentait de me regarder d'un air neutre en se grattant l'arrière du crane. Le troisième lui, me fusillait du regard... Que se passait-il ? Et bien, ils m'ont demandée de présenter tout matériel étant potentiellement dangereux et tout ce qui va bien, je fais exactement ce qu'ils m’ont demandée... J'ai des dizaines de sceaux de stockages, tous remplis à raz bord d'objets divers, allant du plus simple des médicaments jusqu’à des lits ou une tente pour le cas ou j'aurais à soigner à l'extérieur... Tout ça commençait à envahir la cour centrale de la prison sous les regards divers des prisonniers regardant ça depuis divers points de vue. Mais le plus gros de leurs réactions devait plutôt venir du fait que d'un geste je me suis littéralement mise à nue. Je ne cachais plus grand-chose c'est sûr !

"Comme vous pourrez le lire sur se rouleau que j'ai précédemment envoyé il y a plus d'une semaine, il n'y strictement rien de plus ou de moins que ce que j'en ai informé la direction. "

Le plus jeune bredouilla quelque chose comme de ne prendre que le nécessaire pour la prison en regardant ailleurs tout rouge, j'avais rétorqué à juste titre que je ne m'amuse pas à m'équiper au cas par cas, surtout dans un contexte où des attaques internes ou externes de la prison pouvaient survenir à n'importe quel moment... Vu la personne à qui je vais rendre visite, ils savent bien ce que c'est de devoir gérer l'inconnu plus ou moins aléatoire. Et encore, je n'ai même pas sorti un cinquième de mon matériel. Finalement, le plus ancien du trio m'ordonne de tout remballer, mais me jure que s'il arrive quoi que ce soit par ma faute, alors j'en subirais les conséquences en m'extorquant de me rhabiller en mettant un petit "gourgandine" bien sentit dans la balance.

"Vous oubliez un peu trop vite quel genre de personnes s'est occupée de vos tendons ou soigne vos deux petit-enfants... "

Il se fige, je fais de même avant de lui mettre une claque bien sonore qui marque sa joue d'un rouge vif.

"Vous avez osé penser que je menacerais mes patients ? Des enfants surtout ?! Quel genre de taré êtes-vous ?!"

Évidemment, il avait tout à fait raison de se méfier, mais moi j'ai l'excuse parfaite pour ce genre de saute d'humeur... lui il n'en a pas tant que ça pour son comportement. Bref, j'ai mis fin à tout débat et j'ai même réussi... Surprise. Le meilleur moyen de cacher quelque chose, c'est de montrer quelque chose qui attire plus l'attention, c'est même une des bases de la prestidigitation. Enfin pour le peu que je sache de ces pratiques, quand on voit ce que font les shinobi, on n'a pas besoin de faire semblant...

En tout cas, on approche de la cellule, assez pour qu'elle puisse entendre la suite, d'ailleurs je me demande la tête qu'elle fera quand elle aura vent de ce qui s'est passé dehors ? Mais c'est une autre histoire. Il m'alpague violemment contre un mur.

"Un souci, où vous avez simplement une envie soudaine ? J'ai de bons médicaments pour cela..."
"Je ne sais pas ce qu'elle mijote encore, mais je vous ai à l'oeil."
"Si ça vous amuse... Sur ce, j'ai du travail moi aussi."
"Pourquoi elle ?"
"Vous voulez la version officielle ou officieuse ?"
"Pour...quoi... elle !?"
"Je suis éperdument amoureuse d'elle et je viens lui remettre une arme de destruction massive."

Il s'énerve, alors qu'il est sur le point de me frapper, il se retient comme il peut même si ses deux collègues étaient prêts à intervenir. Il pense à une provocation, mais le pire dans tout ça...

C'est que c'est la pure vérité ♥

Même si elle ne le sait pas elle-même et c'est ce qui est le plus beau dans tout ça.

Dans les mains de Sanadare, tout est une arme de destruction massive, certaines choses plus que d'autres d'ailleurs. Ils vont comprendre trop tard que quand je suis avec elle, il n'y a pas que mon cœur qui fait boom. Finalement j'entre, une dernière vérification et finalement il se passe ce qu'il se passe. Elle me salut je lui fais un sourire polit, le genre que fait un médecin à sa patiente. Puis me demande pour le parasite.

"Il, elle, ils ou elles se portent bien de toute évidence."

Rien de bien singulier, néanmoins je me tourne. J'observe les quatre gardes, oui quatre, il n'y en a que deux de plus qui sont entrés, il ne sont pas idiots au point de laisser le plus vulnérable du trio entrer et je ne peux pas leur donner tord. Je me tourne donc, puis en regardant d'un air dédaigneux l'ancien.

"J'imagine que le secret médical, je peux l'enterrer au fond du jardin ? Je n'aurais qu'une seule demande et par la, précise qu'il ne s'agit en rien d'une exigence. Je m'accommoderai d'un refus, bien que cela me contrarierait. Je souhaite que la ou les personnes qui surveilleront mes soins de près soient membres du personnel féminin, pour des raisons qui me semblent évidentes. Si vous voulez observer de loin, ce serait de préférable que ce soit de dos, sinon vous vous accommoderez de vos consciences et avec vos compagnes."

Une demande raisonnable, elle l'est n'est-ce pas ? Je ne leur demande même pas de partir ! Finalement, ne resteront que deux hommes à l'entrer, Sanadare de dos comme demandé et maintenant détaché et une kunoichi qui reste et observe comme si elle était face à une horde de prédateurs affamés. Elle sous-estime tellement celle qui est en face d'elle...

"Si j'avais su qu'ils étaient si facilement manipulables, je ne me serais pas donné autant de mal. Enfin, j'avoue que je comprends un peu mieux ce que tu trouves à ce que tu trouves."

Elle se fige, m'observe avec un air perplexe et suspicieux. Commençons à agiter le mouchoir rouge dans la main gauche pendant que la droite fait un petit geste discret... C'est une image hein ? Par rapport à la magie tout à l'heure tout ça. Bref ! N'importe qui ne comprendrait pas, Sanadare, elle le peut. Principe de la connivence, c'est fait pour n’être compris que pas un cercle restreint d'initiés. Enfin, pour le coup avec seulement deux points, là c'est plus une ligne.

"Ce spécialiste en genjutsu m’a couté les yeux de la tête."

Oui je l'ai fait exprès ! Je l'assume totalement ! Je parlais de la blague et de la provocation. D'ailleurs, l'effet a été immédiat, triple kai. C'était même drôle à voir.

"Tu leur fais SI peur que ça, je vais avoir beaucoup de choses à rattraper dit donc... Bon, on va commencer par ton médicament."

Je sors un cachet d'une boite, je l'ouvre même pour montrer le contenu et l'invite même à en prendre un si ça l'amuse... Étrangement cela ne l'inspire pas, je propose donc d'en prendre un aussi en précisant que cela n'aurait aucun effet ni sur moi, ni sur ma progéniture. Elle prend deux pilules au hasard... Vous commenciez à comprendre le rapport avec un tour de passe-passe ? Ça y ressemble beaucoup non ? Enfin soit, elle les prend au hasard, les mélanges, j'en prends un que je mets sur ma langue... Puis fond sur ma bien aimée et la force à l'avaler... Forcé est un bien grand terme... Bref, en lui mettant dans la bouche. Elle nous sépare immédiatement, la gardienne donc.

Elle n'a pas quitté sa bouche un instant du regard.

"Joyeux non-anniversaire ma chérie, j'espère que tu ne seras pas du tout sage. Dis-toi que je vais avoir besoin de distraction dans quelque temps."

Elle s'irrite, mademoiselle la garde, elle panique très légèrement même si moi je ne le remarque pas... Elle observe la gorge de Sanadare... Est-ce qu'elle peut encore lui retirer le médicament ? Trop tard ? Je pose une main sur l'épaule de celle-ci. Ses collègues l'ont rejointe.

"Quand je vais soigner son œil, elle va prendre une médication lourde et ayant des effets proches de psychotrope. Vous savez aussi bien que moi qu'elle aimera ça, d'ailleurs je suis certaine qu'elle exulte tellement à cette idée qu'elle a dû être sage exprès pour que je vienne... Si ce n'est pas le cas, elle le sera au moins 48 heures je vous le garantis."

Tant de suspicion bon faut dire que je les taquine méchamment. Ce que j'ai dit est tellement vrai, trop, mais j'ai dû faire quelque chose... Ils observent, moi, elle, sa bouche, la mienne, ses lèvres, ses yeux... Quoi ? Où ? Comment ? Puis le reste de son corps...

Trop tard.

Rien, strictement rien... Une ou deux mises en garde professionnelles plus tard, ils retournent tous à leurs places.

"Puisque vous êtes tendu et je ne jugerai pas du bien-fondé de cela. À partir de maintenant je vais vous dire à l'avance ce que je ferais ou non et comment. Vous vous sentirez peut-être plus rassurés ? Toute cette nervosité est mauvaise pour votre cœur."

Peu importe leurs réactions, je me tourne vers l'élu de mon cœur.

"Dans quel état ils ton mit mon amour ? Je vais commencer pour te mettre à neuf rapidement d'accord ?"

Ce qu'ils ont raté ? Vous vous rappelez de l'histoire du leurre ? S'ils avaient étaient plus attentif au bas ils auraient vu deux choses... D'abord une autre tromperie sous la forme d'une caresse on ne peut plus coupable entre ses cuisses destinée aussi à les distraire, bien qu'inutile de toute évidence. Mais aussi et surtout... Ce fut très rapide, une entaille, un petit objet dans la plaie, refermé par chakra et... Une minuscule tache de sang supplémentaire sur ma tenue de soin, une parmi tant d'autres. Le baiser n'était pas tant là pour camoufler quelque chose dans sa bouche que pour éviter qu'elle ne réagisse trop violemment à mon offrande... L'appât inférieur fait d'ailleurs aussi office d'excuse pour tout cela.

"Je ne sais pas pourquoi tu es ici et ce que tu comptes faire, mais puisque je ne peux rien pour toi j'espère que ce petit quelque chose pourra t'aider."

Je me tourne vers eux, prête à commencer quand elle le sera. Ils pensent certainement que je... Non, soyons honnête, s'ils sont moitié aussi compétents que je sais qu'ils sont, ils flairent l'embrouille... Le problème, c'est qu'ils ne trouveront jamais d'où ça vient avec leur esprit si... Linéaire ? Sanadare m'a apprise à avoir l'esprit bien plus souple malheureusement pour eux.

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Lun 16 Avr 2018 - 18:47
C'était un huit clos fort tendu. Il fallait dire que Sana' avait tout fait pour attiser les foudres des gardiens de la prison, normal qu'ils soient si nerveux, autant à l’affût. Avec elle, on devait s'attendre à tout, elle était capable du meilleur du pire. L'attitude de sa doc personnelle par contre la tenait relativement passive, c'était plus plaisant d'être spectatrice, qu'actrice la tout de suite. C'était une facette moins sage qu'elle ne lui connaissait pas. Comme quoi, les hormones, cela pouvait avoir des bons côtés. Son ricanement ne faisait alors qu'attiser la fureur de ses gardiens, que les échanges entre la pseudo patience et la soignante mettaient le coup de grâce.

Sana' avait grincé des dents, mais cela n'avait pas été pour lui déplaire. D'autant plus que bien qu'elle ne savait pas encore quel cadeau elle avait hérité aujourd'hui, mais elle se doutait déjà qu'il aurait matière de s'amuser avec tout cela. Son excitation était palpable, d'autant plus qu'elle savait quel genre de soins la femme était venu lui prodiguer. La Hyûga avait hésité longtemps, entre son désir de redevenir ce qu'elle avait été, et celui de renier à jamais ses foutues origines. On aurait pu croire que cela était inutile de lui rendre son Byakugan une fois derrière les barreaux, mais c'était fort mal connaître son esprit tordu. Pour rappel, elle était ici parce qu'elle en avait envie...

-Peur ? Pourtant je suis adorable tu le sais bien ma chérie. Je n'ai même pas encore commencé les préliminaires. Ils croient que je veux sortir alors que pour rien au monde je quitterais mon quatre étoiles.

Vrai en plus. Tragiquement. Les tours de passe passe de son acolyte étaient vraiment bons, cette femme était décidément pleine de surprise. Son seul œil fixait alors l'irou avant que les choses sérieuses commencent, son petit cadeau, oui, mais lequel ? Au final, elle pouvait tout pour elle, rien qu'en la réparant comme elle disait...

-Oh des broutilles, la routine, tu sais que ce village n'a pas le sens de l'humour.

Les gardes grognaient encore, exigeant que leurs échanges verbaux ne concernent plus que leurs soins. Ils essayaient de faire bonne figure, mais eux même savaient qu'ils avaient déjà perdu le contrôle. Déjà depuis le premier jour de son arrivée, parce qu'elle avait préparé cette dernière avant même qu'Iwa sache elle-même qu'elle devait l’accueillir dans sa prison. C'était pour dire le bordel dans ce village. Grâce à elle en partie. Mais si elle avait réussie à faire tout ce qu'elle voulait, c'était sûrement que la pomme dans la panier était pourrie à la base. Dans des moments comme ça, elle plaignait vraiment Akimoto... avait-il seulement un ninja fiable ? Cela lui fit tirer une moue, qu'elle dissimulait au mieux alors que la magicienne annonçait sa couleur.

-Décidément, la colonie de vacance est au dessus de mes espérances.

Voilà que maintenant on allait la faire planer gratuitement, on était censé lui pourrir la vie, Sana se retenait de caresser l'emplacement du présent secret, elle avait hâte de découvrir son contenu, espérait aussi que Chichi-chan ne serait pas trop surprise de ce qu'elle pourrait découvrir dissimulé dans son corps. Scalpel dans la cuisse, clé de sa cellule en kit dans son orbite vide. Aiguille dans les oreilles, sembons dans ses gencives et autre... Les fouilles avaient du progrès à faire, tant que Sana' songeait une fois son histoire finie, qu'il serait avisé de rendre un rapport sur les améliorations à apporter... Un comble.

-Je suis prête mon douce, fais toi plaisir.

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Lun 16 Avr 2018 - 22:12
Je commence à l'ausculter et...

"Décidément, les sceaux c'est surfaits..."

J'avais chuchoté, pas assez fort pour que quiconque m'entende ou plutôt me comprenne. Immédiatement j'ai une triple réaction.

"Juste une remarque à moi-même, rien d'important."

C'est vrai d'ailleurs, enfin ils jugeraient cela important s'ils commençaient à mettre cette pièce du puzzle avec d'autres, mais je ne le leur laisserai pas le loisir d'en avoir l'occasion par ma faute. En tout cas...

"Tu en caches des surprises ma belle."

C'est un peu ironique, ils ne peuvent pas deviner à quel point c'est littéralement le cas. Mais je m'assure par la même qu'elle comprend que je sais. Du coup, elle sait que je sais et je sais qu'elle sait que... Enfin c'est compris quoi. Je vais la soigner, mais pas lui retirer l'occasion de cacher tant d'ustensiles sur elle. Enfin soit, quatre étoiles seulement...

"Quatre étoiles hein ?"

Enfin bon, elle est prête, il va être temps de commencer. Enfin oui et non, je me tourne vers le plus ancien au cas où.

"Vous êtes certains de ne pas vouloir la mettre dans sa cellule AVANT ?"

Il grogne, je hausse les épaules, il l'aura voulu hein, moi je ne m'occupe pas des conséquences... Enfin si, je risque de le faire, mais du côté médical de la chose.

"Je vais commencer par les diverses blessures mineures : entailles, équimoses et ainsi de suite. Je vais donc concentrer du chakra dans ma main gauche, l'équivalent d'une technique de rang B."

Ils sont certainement à même d'évaluer la puissance d'une technique, je fais pâte blanche pour le moment, a eux de chercher une entourloupe la où il n'y en a plus si ça les amuse, moi j'ai mieux à faire. Enfin, oui et non, car si j'utilise bien une technique de soin, habituellement il est commun qu'il n'y ait pas de contact entre la main et le patient. Ce n'est pas nécessaire... dans les cas communs. Mais pour le coup, je ne m'en prive pas et inutile de dire que je me permets de passer et repasser partout ou ça me chante et pas forcément la ou c'est chaste et nécessaire... À chaque fois qu'ils semblent sur le point de réagir et me dire que j'abuse, j'évoque une blessure parfois imaginaire, la plupart du temps qu'elle porte réellement dans sa chaire que je leur lance à la figure comme un coup de surin froid et cynique pour les remettre à leur place. Ils ne peuvent PAS deviner si c'est vrai ou pas, surtout qu'au milieu du lot, il y en a un tas qui sont vraiment présentes, même à des endroits érogènes pour des raisons tout à fait saines d'ailleurs... Mais c'est un autre sujet.

Le résultat ? Une peau comme neuve et l'équivalent de bons préliminaires, enfin d'un début, au nez et à la barbe des gardiens... La femme présente elle donne l'impression qu'elle va bientôt me sauter à la gorge, elle est on ne peu plus consciente que je me moque à moitié d'eux sur le coup et en profite pour prodiguer des caresses on ne peut plus récréative au milieu de mes soins tout à fait pertinents... Le fait de ne pas savoir la limite entre l'un et l'autre l'enrage, mais elle ne peut rien y faire... Même si elle aurait dû m'arrêter, le petit espace, le petit doute pertinent que j'ai placé dans mon approche la fait hésiter trop longtemps pour que ce soit encore pertinent de m'arrêter.

Maintenant que j'ai fini, d'un air autoritaire, grognant plus qu'elle ne parle.

"Mettez des gants !"
"Pardon ?"
"Je vous ordonne d'enfiler des gants !"
"Bien sûr mademoiselle, dois-je aussi mettre un bandeau sur mes yeux pour manier le scalpel tant que j'y suis ?"
"Vous vous moquez de moi ?!"
"Je n'ai pas ses yeux ou des sens particuliers, je ne peux pas lire l'état de ses muscles sans les touchers."
"..."
"Sauf votre respect, je ne vous dis pas comment faire votre travail, j'aimerai pouvoir faire le mien."

Il devient compliqué de garder son calme, mais je ne m'en fais pas. J'inspire profondément, regarde ma bien aimée comme si j'appréhendais la suite. Je les mets en état pour ce qui va suivre, dans un sens je pourrais presque m'en vouloir... Après tout, ce n'est pas nécessaire de la droguer, mais ce serait dommage de l'en priver. Ils ne peuvent pas deviner que j'ai réussi à employer une méthode plus efficace il y a peu.

"Je vais me coller mon front au sien..."

Je lance immédiatement un regard à la personne proche, du genre "va y ose me couper ?!" Elle n'en fait rien et me laisse finir du coup.

"Ensuite, je vais concentrer et maintenir l'équivalent d'une technique de rang A dans ma main gauche, celle-ci va rester près de son orbite. Je vous épargne les détails, mais ça va être un peu long."
"Veuillez définir, un peu long s'il vous plaît."
"Entre une et deux heures. Pendant ce temps la, je vais lui injecter le contenu de trois seringues différentes... À moins que mademoiselle n'accepte de le faire ?"

Elle interoge du regard son supérieur, un échange silencieux plus tard elle hoche la tête.

"Parfait, êtes-vous pratiquante du taijutsu ?"
"En quoi ça vous regarde ?"
"Je vais littéralement bombarder une partie de son cerveau ou plutôt ses nerfs avec du chakra pur. Cela me regarde dans la mesure où vos réflexes vont conditionner mes chances de survie et celle de mon enfant..."
"Je... Oui c'est le cas."
"Très bien, je vous remercie d'avance de veiller sur moi."

Autant remettre une couche pour justifier les narcotiques tant qu'on y est, maintenant ils vont se faire tout un tas de théorie plus ou moins farfelu et rester tellement concentrer sur Sanadare que ça va certainement les épuiser mentalement. C'est à ce moment la que j'avais prévu initialement de lui faire mon cadeau, mais puisque ça a fonctionné auparavant. J'ai mis au marqueur trois petits points sur la peau de Sanadare pour qu'elle visualise plus simplement où piquer, même si honnêtement même un enfant de cinq ans pourrait le faire. Je suis debout, je mets mon front contre le sien et une à une les injections sont faites. Ma main contre sa tête.

"Ma douce moitié, il est temps pour toi de naviguer vers un ailleurs artificiel. Bon voyage... Je t'aime."

Quand elle se réveillera de ce songe, son œil sera comme neuf... Pendant ce temps, trois gardes sont parties pour deux bonnes heures de cauchemars. Avec la dose qu'elle a dans le sang, elle en a pour un ou deux bon jours d'un trip qu'elle n’expérimentera pas de nouveau. Mais ça, c'est un autre chapitre de sa vie.

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