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Trois jours, deux nuits (T. Asami)


Mar 17 Avr 2018 - 1:39


Notre dernière rencontre remontait -en excluant le palais de la capitale d'Hi que je considérais davantage comme un énorme foutoir qu'autre chose- à… La bibliothèque ou… au complexe. Enfin, la dernière vraie rencontre car notre travail dans ce lieu commun, l’institut, nous avait mené à nous côtoyer, ou plutôt nous croiser plus qu’autre chose. Nous ne travaillions pas vraiment sur les mêmes projets, si ce n’était celui en rapport avec la faune et la flore, et encore… Ce qui sans doute allait changer. Depuis les derniers événements d’Hi no Kuni, quelque semblait avoir changé ici, un je ne savais quoi de plus… Austère ? Non… De sérieux.

Toujours animée par mes travaux, en « collaboration » -je n’étais pas une si bonne teamate- avec d’autres scientifiques, j’avais passé plusieurs jours d’affilés dans les sous-sols du complexe, sans revoir le jour entre deux phases de sommeil. Si absorbée par mon travail. Et pour ça, j’étais plutôt reconnaissante de ce que m’avait permis le directeur. Tout en œuvrant dans l’éthique, et la morale comme il le voulait ; je pouvais travailler, de manière différente, sur mon projet. Une nouvelle perspective que je n’aurais pu imaginer quelques mois avant. Ceci-dit, même si tout ceci était parfaitement « légal », je n’aimais toujours pas en parler. L’intérêt supérieur était… complique à comprendre. Même pour eux.

Je commençais à mieux comprendre certains aspects auxquels je n’avais pas pensé avant, et surtout à l’importance du fuinjutsu, dans tout ceci. Je connaissais les principes les plus rudimentaires, et même peut-être encore moins que ça. Et je me retrouvai rapidement bloqué par mon manque de compétence. Chose impensable, mais réelle malheureusement. Pour y remédier, je n’avais cinquante solutions. Deux en fait. Soit apprendre tout par moi-même comme je l’avais toujours fait, soit demander de l’aide. La première me semblait la plus judicieuse mais son aspect chronophage me rebutait un peu… Quant à la seconde… Demander de l’aide était un aveu de faiblesse… Mais…

C’était décidé.
J’avais quitté mon labo, et informé mes « collègues » que je devais partir. Ô je n’allais pas bien loin, à quelques couloirs de là, tout juste. Là où se trouvait, en théorie, la Tadaoki. Experte en marionnette, j’avais compris qu’elle l’était aussi, enfin… surement, dans le domaine du fuinjutsu. Ainsi allais-je la rencontrer avec cette idée en tête, qu’elle m’en apprenne un peu plus. Avec un seul espoir : qu’elle ne me pose pas trop de questions.

Devant la porte ouverte du labo, je m’avançais et observais… C’était bien le labo d’une… Marionnettiste amatrice de poisons. Frappant à la porte, pour me manifester, je demandais :

-Asami, tu es là ?

J’observais, ne la voyais pas… Hum…



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Mar 17 Avr 2018 - 16:19
Les événements qui s’étaient déroulés à Hi avaient été tant éprouvant pour son physique que son mental. Accusant de nombreuses blessures alors qu’elle s’était retrouvée prisonnière de sa marionnette, cette dernière balayée par le violent souffle qu’avait suivi l’arrivée de l’Homme au Chapeau, ce n’était pourtant pas ce qu’il y avait de pire dans sa condition. Elle avait été mentalement ébranlée lors de son retour au village, alors que des émotions qu’elle n’avait jamais ressenti venaient l’embêter, lui rappeler que malgré toutes ses années à prétendre le contraire, elle était bel et bien humaine. L’inquiétude n’était pas quelque chose à laquelle elle était habituée, elle qui ne se souciait jamais de rien ni personne. Du moins, ça, c’était avant.

Cependant, les choses s’étaient plus ou moins réglées, en quelque sorte, alors qu’elle était plus rassurée. Plus ou moins réglées. Comme à son habitude, elle préférait éviter la question plutôt que de se voir la confronter, n’étant pas certaine d’apprécier les réponses qu’elle pourrait trouver en cas d’introspection. Asami était une manipulatrice hors pair, se jouant de différents visages pour venir berner tous ceux l’entourant. Kunoichi exemplaire, ce n’était plus à prouver alors qu’elle savait être présente pour les autres et était toujours motivée quant à donner un coup de main. Or, qu’en était-il de celle derrière tous ces masques, ce visage honnête qu’elle n’avait, à ce jour, présenté qu’à une seule personne ? Les questions à ce sujet étaient trop nombreuses alors qu’elle se voyait pour la première fois depuis des années confrontées à sa propre humanité.

Physiquement, elle s’était rétablie, en quelques sortes. L’aide de médecins spécialisés lui avait permis de rapidement se remettre de ses côtes brisées, cependant, il y avait certaines blessures qui, malgré tout le chakra utilisé, ne demandait que du temps. Tel était le cas de son genou, toujours prisonnier de son support, et de son bras. Cette blessure était sûrement la pire de tous, alors que son bras était plus rigide, plus difficile à bouger, que sa dextérité se faisait moindre et ses doigts légèrement engourdis. Pour une marionnettiste, cela lui était presque inacceptable, ne serait-ce que parce qu’elle peinait à garder le contrôle de ses marionnettes. Elle espérait seulement que les choses guérissent rapidement.

Étant passée aux étages supérieures du complexe scientifique pour un examen de routine, s’assurant qu’elle se remettait bien des différents traumatismes dont elle avait été la victime, une fois ce dernier fait, elle reprit la direction des sous-sols en direction des laboratoires de l’institut. Unité spéciale du village, seuls quelques personnes bien précises avaient accès à ces étages, tous membres de l’organisation. Pour sa part, elle oeuvrait au sein du Kankyushu, qui se spécialisait en poison et en antidote. Pour tous ceux la connaissant, cela ne faisait aucun doute quant au pourquoi se trouvait-elle dans un tel département.

- Sazuka ?

Retournant à son laboratoire, la marionnettiste fut étonnée de voir le médecin à la porte de celui-ci alors qu’elle n’y était pas présente. Force était de constater qu’elle était certainement celle qu’elle recherchait. Pour quoi faire ? Elles s’étaient croisées à quelques reprises, plus souvent qu’elle ne l’aurait cru, maintenant qu’elle avait aussi rejoint l’unité spéciale. Affichant finalement un doux sourire, elle invita la femme à entrer alors qu’elle faisait de même, allant prendre place sur son siège face à son bureau. Son genou tolérait encore mal qu’elle passe trop de temps debout.

- Je vois que tu t’es bien intégrée au village.

Elle n’avait pas réellement eu la chance de réellement discuter avec elle depuis leur première rencontre dans la grande bibliothèque du village.

- Y a-t-il quelque chose que je puisse faire pour toi ou tu avais simplement envie de discuter ?

Après tout, ce n’était pas impossible. Et puis, elle avait elle-même été assez morose, depuis qu’elle était rentrée au village, ce qui détonnait avec sa personnalité généralement fort agréable alors qu’elle faisait preuve d’un positivisme à tout épreuve. Mais elle était ouverte à la discussion, tout comme à l’aider, peu importe ce qu’elle avait de besoin.
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Mer 18 Avr 2018 - 2:38



Il était vrai que je n’avais pas vu la jeune femme depuis quelques jours, si ce n’était plus. En fait depuis notre retour, je ne l’avais pas vu. Je ne savais donc pas si elle était là, ou pas. Peut-être était-elle déjà reparti en mission ailleurs, ou restée à Hi no Kuni ? Ainsi, ne voyant personne et ce malgré la lumière toujours allumée dans bureau/labo, je pris la décision de repartir et retenter ma chance un autre. Mais, et même si je n’aimais pas ça, j’eus la bonne surprise alors même que je me retournais pour faire demi-tour, de voir le visage de la brunette apparaître. Et, vu son état, finalement… L’idée qu’elle aurait pu partir me sembla tout à coup très saugrenue.

Pourtant j’avais repris mon poste à l’hôpital… Mais je ne l’y avais pas vu, d’ailleurs je n’avais croisé quasiment aucun des Kumojin ayant participé aux récents assauts. Cela me paraissait étrange, j’étais en train d’imaginer plein de choses plus ou moins blessantes, mais Asami interrompit cette construction mentale. J’esquissai un léger sourire mêlé d’une joie tenue et d’une gêne dissimulée. Pourquoi ? Qu’elle fut en vie premièrement, et deuxièmement parce que je ne pouvais m’empêcher de penser que j’avais un rôle dans son état. Je ressentais comme de la compassion, et de la culpabilité.

La culpabilité était un sentiment que Sazuka avait découvert tout récemment, alors qu’elle avait attaqué le Raïkage dans les ruines du QG du Shoshikidan. Bon, partagée entre cet homme et elle cela-dit mais dont elle avait pris l’entière responsabilité malgré tout. Elle ne pouvait d’autre preuve de son engagement, mais ne pouvait encore parler d’allégeance. Les circonstances de cet « événement » constituaient sûrement une charge atténuante… Ou pas. Enfin… Elle verrait la suite des choses, sachant pertinemment qu’il y en aurait une.

Ainsi je la rejoignis dans son bureau la Tadaoki.
Je me faisais sûrement des idées… Peut-être avait-elle été prise en charge dès son retour, alors que je m’étais reposée pendant environ trois jours.

-Tu… te remets comment ? J’aurais voulu t’aider mais… je suppose que d’autres étaient aussi… compétents ? Avais-je répondu en m’approchant de son bureau avec un petit rictus. Il m’était inutile d’évoquer ce qui s’était passé dernièrement. Y repenser me donnait un air sombre que j’effaçai rapidement en poursuivant. Un peu des deux du coup… ça fait un moment qu’on ne s’était pas parlé… Et en même temps, notre mission… à Hi… M’a montré mes défauts.

Grosses lacunes dans de nombreux domaines faisant de moi une Kunoichi loin d’être accomplie. En même cela ne faisait que quelques mois que j’étais devenue l’équivalent d’un shinobi… Alors, sans vouloir brûler trop d’étapes…

-Je voudrai savoir si tu accepterais de m’aider à comprendre le fonctionnement… du fuinjutsu… Soupirais-je.

Juste après, je sortis un petit carnet de la poche de ma blouse et le posai sur le bureau de la jeune femme.

-On en avait parlé, à la bibliothèque… Ce sont mes notes sur les plantes les plus toxiques de la plupart des pays...



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Jeu 19 Avr 2018 - 8:38
L’aider ? Jouant le jeu à la perfection, la Tadaoki vint lui offrir un doux sourire semblant compatissant alors qu’elle lui adressait un vague signe de la main de son bras encore valide. Pas que l’autre ne l’était pas, cependant, le bouger était plus difficile. Elle se sentait rigide, engourdie, tandis qu’il peinait parfois à répondre à ses commandes tout comme la douleur pouvait se faire sentir lorsqu’elle abusait. Secouant doucement de la tête, elle cherchait à lui faire comprendre qu’elle n’avait pas à s’inquiéter de son état. Les choses auraient pu être pires. Assurément mieux, mais pire, si elle considérait contre qui s’étaient-ils retrouvés. Elle pouvait presque encore sentir la puissance du chakra de l’homme ayant émergé au centre du palais seigneurial.

- Je sais que tu es là pour ça, je n’ai simplement pas voulu déranger…

Elle eut un léger rire, camouflant ainsi une grimace un peu plus douloureuse alors que sa poitrine gardait encore quelques séquelles. Quelques jours qu’on lui avait dit. Si respirer était quelque chose qu’elle était désormais en mesure de faire, rire était un peu plus particulier.

- Puis par compétent, je n’en sais rien. Tout est réparé d’après eux, du moins, ce qui nécessitait l’intervention de soins plus spécialisés. Pour le reste, le temps saura faire son oeuvre, j’imagine.

Mais assez parler d’elle et de la façon dont elle était sortie de cette altercation ayant pris une tournure pour le moins assez impressionnante. Après tout, si la médecin était venue la voir, ce n’était pas pour l’entendre se plaindre. Et puis, ce n’était pas dans ses habitudes.

La question eut de quoi l’amener à arquer un sourcil. Le fuinjutsu donc ? Elle avait quelques bases, de quoi sceller ses marionnettes ou encore créer des parchemins explosifs. Sa meilleure amie lui avait montré, il y avait quelques années de cela, l’art de poser des sceaux dans l’idée de les exploiter. Les utilisait-elle couramment ? Aucunement. Elle avait concentré son énergie ailleurs, notamment sur le contrôle qu’elle pouvait avoir sur ses marionnettes, et ainsi accessoirement sur les autres.

Le carnet fut cependant ce qui attira son attention et l’empêcha de répondre immédiatement. Dès lors son regard se posa sur ce dernier qu’elle eut un large sourire, plus sincère que les précédents. Comme ça, elle n’avait pas oublié.

- Merci. Si jamais, je dois bien y avoir quelques documents sur les… Spécialités, de Kaminari.

Désignant la bibliothèque derrière elle, elle parlait bien évidemment de poisons, composés exclusivement avec ce qu’ils pouvaient trouver au pays de la foudre. Prenant le carnet dans sa main, elle vint le déposer aux côtés de ce qui semblait être d’autres documents importants. Elle allait se faire un plaisir que de le lire, plus tard. Cela saurait sûrement lui garder l’esprit occupé.

- Concernant le fuinjutsu, je connais quelques bases, le minimum si on veut, sans plus. Je connais quelques personnes par contre qui s’y intéressent beaucoup plus que moi et ont donc des connaissances plus approfondies sur le sujet.

Elle faisait notamment référence à son colocataire et coéquipier. Était-il autre chose ? À défaut de pouvoir mettre un mot sur ce qu’ils entretenaient, elle préférait ne pas s’avancer, cela ne ferait que la plonger dans un trouble dont elle n’avait pas besoin à l’heure actuelle.

- Tu cherches à faire un truc précis ? Je peux peut-être t’aider.

Sourire agréable, elle attendait de voir ce que la femme lui faisant face pouvait attendre d’elle.
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Jeu 19 Avr 2018 - 18:43



Des soins plus spécialisés ? Avaient-ils utiliser du chakra pour la soigner ? Si j’avais été plus efficace lors de notre déconvenue au palais de Yugure, peut-être n’aurait-elle pas eu à endurer cet état. L’Iroujutsu avait une efficacité dégressive aussi étant cela puisse paraître. Plus on attendait pour en faire usage plus son efficacité diminuait et nécessitait d’énergie pour obtenir un résultat satisfaisant. C’était pour cette raison qu’aujourd’hui je ne pouvais rien de plus pour elle, ce n’était pas comme ses « brûlures nécrosantes » qui n’étaient que superficielles.

Autant pouvais-je affectionner la Suzuri et ce village pour ce qu’ils m’avaient apporté que parfois je le maudissais. Ressentir les choses… éprouver la culpabilité, l’impuissance face à une situation n’était, définitivement, pas une chose agréable. C’était sans doute un double tranchant… Mais au moins je n’avais plus besoin de porter ce masque de la normalité. Ô pas que j’étais forcément normale maintenant, je concevais bien mieux le fossé qui me séparait aujourd’hui d’autres personnes sur le plan psychologie, néanmoins, j’avais fait plus que des efforts. Je changeais, lentement, mais sûrement. Je le sentais.

Ainsi je n’avais pas relevé, je ne cherchais pas à approfondir cette question, les quelques mots qui avaient déjà circulaient à mon sujet étaient bien suffisants.

-De rien, ça devrait être plus utile qu’à moi.

Evidemment, puisque de toute façon tout était dans ma tête je n’avais pas besoin de le garder. Ce genre d’informations n’étaient pas un problème malgré mes « petits » soucis mémoriels. C’était sans doute pour cette unique raison que je lui donnais, entre autre.

J’acquiesçais donc seulement d’un mouvement affirmatif de la tête. Je n’avais probablement pas encore trouvé toutes les infos sur les « spécialités » de Kaminari… Les spécialités… Pour une raison assez étrange cet unique mot m’avait rappelé cette jeune femme aux cheveux argentés « rencontrée » hasardeusement dans la rue. Le genre de personne qu’on préférait avoir en photo qu’à table… Ouais, vraiment étrange cette connexion entre du poison et… Kaede.

Quelqu’un qui s’y intéressait plus qu’elle ? Je supposais qu’elle parlait du Meikyu. Sa réputation le précédait maintenant. L’un des Héros de Kaze. Comment ne pas se souvenir de ce titre ridicule dont ils avaient été affublés… Les pauvres, je les plaignais. Néanmoins cela ne retirait aux exploits que l’on m’avait relatés lors de ma reprise à l’hôpital. Oui, entre ses capacités nécrosantes utilisant le fuinjutsu et cette histoire de dieu du désert scellé… Je pouvais aisément imaginer qu’il n’était pas complétement inutile dans ce domaine. J’irai le voir.

-Hum… Quelque chose de précis ? Et bien… J’allais fermer la porte du bureau. Tu peux garder un secret ? Ajoutais-je en revenant vers Asami. Je travaille sur un projet un peu particulier… Commençais-je évasive. La… Résurrection. Dis-je sur un ton soudainement plus sérieux.

Je n’en avais parlé à quasiment personne. Personne ne m’avait non plus posé de questions sur ce que je pouvais bien faire de mes journées à l’institut, ni de mon projet –personne n’en connaissait l’existence donc personne ne posait de question- ce qui m’avait toujours convenu en fait. Mais là, la question était précise, je ne pouvais que répondre avec la même précision…

-Je ne cherche pour le moment qu’à connaître les bases justement… Le fonctionnement… Ce qu’il faut faire… Ne pas faire…

Sans doute des informations qu’on pouvait trouver dans des livres ; mais j’avais vraiment la flemme de chercher et tomber sur le bon bouquin…

L'Ikeda devait vraiment faire confiance à une personne pour en arriver à ce stade. Etait-elle naïve ?



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Ven 20 Avr 2018 - 10:02
Elle se faisait la promesse que de s’attarder sur le carnet dès lors en aurait-elle l’occasion. Soit sûrement dès le moment où son interlocutrice n’aurait plus besoin d’elle. Depuis son retour, entretenir ses relations sociales étaient plus difficiles. Manipulatrice experte en ce qui avait trait à jouer un rôle qui n’était pas le sien, prétendre étant devenue une seconde nature, les choses étaient un peu plus compliquées à l’heure actuelle. À fleur de peau, cernée alors que ses nuits étaient difficiles et blessée dans sa fierté tandis qu’elle peinait à manipuler ses marionnettes, garder un parfait contrôle de sa personne pour afficher ce masque de tous lui connaissaient était une tâche ardue. Plus qu’elle ne l’aurait cru.

Jamais s’était-elle retrouvée dans une telle situation, où son mental était influencé par quelque chose de particulier. D’ordinaire si détachée, ne souhaitant pas s’embarrasser de sentiments ou autre, elle avait fait la terrible réalisation que ce n’était pas parce qu’elle s’était ignorée si longtemps, enterrant ainsi ses émotions des années durant, qu’ils n’existaient pas. Ils étaient là, loin de tout regard, mais bien présents. De quoi venir embêter celle qui n’avait jamais été confrontée à quelconque état d’âme, ignorant tout ce qui avait trait aux valeurs morales, ces notions étant assez abstraites pour celle qui prenait comme elle voulait, agissant comme elle l’entendait et lâchant brutalement dès son intérêt reparti. D’ordinaire rapidement lasse et ennuyée, il ne lui fallait généralement pas bien longtemps pour qu’elle perde tout intérêt et passe à autre chose. Et pourtant. Les choses étaient différentes, ces derniers temps.

Reposant toute son attention sur l’Ikeda, l’écoutant attentivement, son curiosité fut piquée alors qu’elle lui demandait de garder un secret. Elle pouvait assurément compter sur la si douce Asami, celle qui prenait soin des autres et qui se voulait présente pour eux. Elle garderait son secret, l’amenant jusqu’à sa tombe si elle le devait. Pour peu que donner l’information à autrui ne lui apporte pas quelque chose de plus intéressant. La fidélité n’était pas quelque chose qu’elle connaissait pas plus éprouvait-elle quelconque remord à trahir ceux qui pourtant semblaient la considérer comme une partie importante de leur vie.

La résurrection ? C’était intéressant tout ça. Pour celle qui essayait de s’intéresser davantage à la nécromancie, son esprit se tournant automatiquement vers Shôran, l’idée évoquée lui semblait donc digne de son intérêt.

- Je ne suis par contre pas certaine de suivre. En quoi est-ce que le fuinjutsu te permettrait de réussir un tel exploit ?

Le jeune nécromancien du village lui avait partagé avec un peu de difficulté, comme s’il était triste de ce constat, que ses techniques ne faisaient que ramener des carcasses vides de toute humanité. Est-ce que avec les talents de la médecin, il serait possible de réussir tel projet ? Ce n’était pas à exclure. Elle essayait seulement de comprendre ce que cette dernière pourrait vouloir d’elle.

- Comme dit, je ne connais que les bases. Comment réussir à stocker quelques babioles dans un parchemin par exemple. Ou encore les sceaux pour en faire exploser certains. Si, vraiment, tu cherches des connaissances plus poussées en fuinjutsu, je te conseillerais d’aller voir Raizen, il s’agit d’un Meikyû. Il est presque un fuinjutsu ambulant.

Un léger rire s’échappa de ses lèvres à cette remarque tandis qu’elle se pencha légèrement vers l’avant, appuyant ses bras contre son bureau. Non sans une certaine lenteur venant de son bras blessé.

- Si tu veux, je peux te le présenter.

N’ayant pas eu vent de leur rencontr, elle essayait seulement de lui offrir un horizon sûrement plus attrayant pour les connaissances qu’elle recherchait. L’une des qualités de la Tadaoki était sûrement que d’assumer ce qu’elle était en mesure de faire et ce qu’elle ne pouvait pas faire. En reconnaissant ses faiblesses, il lui était ainsi possible de venir pallier à ces dernières.

- Tu travailles sur ce projet depuis longtemps ?

Fille de thanatologues ayant été élevée auprès de nombreux cadavres, dans un laboratoire, suivant les expériences de ses parents, elle ne pouvait qu’être intéressée par l’idée qu’avait avancé la médecin. Il s’agissait de quelque chose qui lui plaisait assurément.
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Ven 20 Avr 2018 - 15:37




J’écoutais ses interrogations quant à ce que je venais de lui dire. Il était normal qu’on se pose ce genre de question, il y avait un univers qui nous séparait de ce que je voulais. Moi, je ne comprenais pas vraiment le fonctionnement des marionnettes comme elle ne comprenait probablement pas celui du chakra médical, enfin, pas totalement ou de façon imparfaite. Pour moi… Les marionnettes ce n’était que faire bouger des poupées articulées avec du chakra… Et c’était sans doute bien plus compliqué que cela… Rien n’était facile avec tout ce qui avait attrait au chakra.

Raizen ? L’idée m’avait traversé l’esprit… oui… Sa nouvelle réputation et ce qu’elle sous-entendait l’avait précédé, mais cela ne changeait rien au fait qu’elle n’aimait pas trop ce gars. Pas qu’il fut désagréable, mais ma relation avec les hommes quels qu’ils soient… mes aprioris… Inondaient mon esprit à chaque fois que j’en rencontrais un. C’était souvent qui qui découlait d’une expérience négative vécue dans un passé lointain…

-Je l’ai déjà rencontré. Soupirais-je. Il y a… quelques mois. Il s’est déboité l’épaule pour me voir à l’hôpital… Les hommes… Mimais-je avec les mains… Enfin… J’y songerai…

En soi cet objectif que s’était fixée la jeune femme n’était pas si sensible ou dangereux qu’il faille garder le secret en revanche le cheminement qui pour y arriver, lui, était beaucoup moins éthique. Depuis qu’elle avait pris conscience de certaines notions, qu’elle commençait à faire la différence entre ce qui était bien et ce qui ne l’était pas, Sazuka avait compris qu’une bonne partie de son passé n’était pas vraiment… bienveillant. Mais elle ne gardait aucune culpabilité quant à tout ce qu’elle avait pu faire car malgré tout, son projet, son objectif ; passait devant ces préoccupations, et, elle n’avait pas tué toutes ces personnes au hasard non plus. Tetsu regorgeait d’hommes méprisables.

Je connaissais les contraintes de ce que je voulais réaliser, je m’étais renseignée pendant de longues années. D’aussi loin que je me souvenais, c’était à dire à peu près toute ma vie, je m’étais intéressée à la médecine, et au chakra. Si j’excellais maintenant dans ces deux domaines, c’était au détriment de tous les autres et avec le temps un énorme fossé s’était creusé entre ce que je savais faire, et ce que je ne savais pas. Et, il fallait bien commencer quelque part. Par le début en fait. Si j’avais pu m’appuyer sur d’autres personnes en plus des connaissances délivrées par le papier, qui pouvait savoir où je serai aujourd’hui ?

-C’est le travail de ma vie… Avais-je souris. J’ai étudié les corps, le chakra et la médecine depuis… Toujours. J’ai déjà essayé de ranimer des personnes mortes… C’est possible. De leur rendre la vie. Une importante quantité de chakra médical est nécessaire pour… reconstituer une âme. Je pourrais sans doute le faire aujourd’hui, sans fuinjutsu. Et j’en mourrai. Mais avec le fuinjutsu… Je pourrais peut-être… sceller du chakra qui complèterait… enfin… Voilà, je ne sais pas comment faire.

Je m’étais assise dans le siège de l’autre côté de son bureau, et soupirai longuement. C’était pour cette raison que je croyais être très proche de la réussite ! Parce qu’il ne manquait « que » cet élément, que le fuinjutsu.

-J’aurais… aut tu m’expliques ce que tu sais, même si ce sont des bases… je ne suis probablement pas au niveau… des bases… Donc. Avais-je ajouté en gardant mes prunelles ambrées fixées sur elle.



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Dim 22 Avr 2018 - 16:46
Elle ne put s’empêcher de rire en s’imaginant son abruti de colocataire se déboiter l’épaule pour avoir une raison de rencontrer la médecin. Sans s’embarrasser de détails, elle lui avait tout de même parlé de l’Ikeda, notamment lorsque celui-ci s’était intéressé à l’absence de marque sur son corps. Marque qu’il avait lui-même imposé à sa personne grâce au sceau sur sa main gauche, venant brûler sa peau tout en l’empêchant de se régénérer comme elle l’aurait dû. Elle remerciait silencieusement celle qui se tenait devant elle pour avoir évité quelques questions qui auraient pu être gênantes à ce sujet, notamment de par le fait que cette relation qu’elle entretenait avec son coéquipier et colocataire pouvait mettre à mal la personne qu’elle prétendait être aux yeux de tous.

Passant donc outre ce détail, elle avait déjà rencontré l’homme, elle pourrait donc aller le voir si elle avait des questions plus précise à ce sujet. Et puis, à quelque part, elle se doutait que ce dernier serait potentiellement intéressé. Après tout, il était celui à parfois aller jusqu’à mettre sa vie en danger au nom de la science, ce qui la ramena à leur seconde rencontre, au sein même du complexe scientifique, et cette expérience qui aurait pu très mal se passer…

Revenant à ses moutons, elle écouta parler l’Ikeda avec un intérêt non feint, cette dernière lui expliquant donc d’où lui venait un tel projet, ce qu’elle avait fait pour potentiellement y arriver un jour. Elle pensa vaguement à ce que lui avait dit Shôran, au sujet de la nécromancie. De part ses capacités, il lui était impossible de ramener une âme, seulement d’animer le corps selon sa volonté. Avec de la médecine, était-ce possible de faire pareil ? La question méritait d’être posée et, à ce qu’elle comprenait, la médecin avait passée ces dernières années à tenter d’y répondre.

- Ne t’en fais pas, je vais t’aider, avec le peu que je sais. Ce sera déjà un bon début.

Un doux sourire vint étirer ses lèvres.

- Je te demande pardon à l’avance si je ne suis pas très pédagogique.

Ce n’était pas un mensonge. Aussi intelligente pouvait-elle être, expliquer aux autres ce qu’elle faisait n’était jamais aisé. Les pensées s’enchaînaient dans sa tête, un protocole qu’elle suivait à la lettre, des idées qu’elle venait parfois y appliquer… Toutefois, exprimer ce cheminement, tenter de le faire comprendre à d’autres, ce n’était pas quelque chose qui lui venait aisément.

- Tu sais, mes parents sont thanatologues. En quelque sorte. Les études des Tadaoki, depuis des décennies, se concentrent sur la préservation de ce qui est mort. Des cadavres. Mais aussi de végétaux. Tenter de préserver toutes les propriétés d’un corps, et ce, malgré que ce dernier soit mort.

Elle s’était levée de son bureau, non sans une légère grimace de douleur. Elle allait décidément devoir rester tranquille, dans les jours à venir, alors que son corps s’opposait clairement à son rythme. Allant vers son sac, elle prit quelques parchemins, certains vierges, d’autres non.

- C’est ainsi que je transporte mes marionnettes.

Déroulant un des parchemins, elle activa le sceau pour faire apparaître une marionnette longue de deux mètres, semblant à un serpent, si ce n’était de ses longues pattes munies de griffes acérées.

- Un sceau qui se contente de stocker quelque chose.

Apposant à nouveau le sceau sur le parchemin, elle vint y ranger, en quelque sorte, la marionnette. Se rapprochant ensuite de l’Ikeda, se plaçant du même côté qu’elle du bureau, elle vint, avec un parchemin vide et un objet quelconque, tenter de lui expliquer comment le tout fonctionnait, avant de lui tendre ce qu’elle avait pour qu’elle essaie elle-même.
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Dim 22 Avr 2018 - 21:16




-Tes parent ? Ah oui… Je me souviens.

Pour conserver un corps dans un état optimal, effectivement, ce genre de compétence pouvait être très utile. Même si le corps pouvait mettre jusqu’à quatre ans pour se décomposer totalement dans un environnement plutôt contrôlé. Cela pouvait me faire « économiser » une quantité non négligeable de chakra, plutôt que de « m’amuser » à régénérer un corps entier, puis reconstruire son âme et enfin… lui rendre la vie. Je n’avais rien à redire, c’était intèressant, mais pour l’heure… Je n’en étais pas là. Ça, c’était plutôt dans phase « optimisation », nous étions dans celle « éviter de mourir en pratiquant ».

Je savais le chemin entre ce que je pouvais faire aujourd’hui en y laissant la vie et ce que je pourrais demain grâce au genjutsu serait encore long. Il s’agissait d’un pan entier de « l’art shinobi » à explorer et assimiler. Ce serait… Compliqué et parsemé d’embûche, d’échecs et longues heures sans dormir. Pour ces dernières j’y étais relativement habituée, en fait. Je connaissais mes limites dans le domaine de la fatigue contrairement à d’autres… Bref, j’écoutais ou plutôt observai ce que fit la Tadaoki. Ce fut comme la première fois, à peu de chose prés.

Ensuite elle lui expliqua assez vaguement le fonctionnement du fuinjutsu. Elle avait raison, elle n’était pas très pédagogue. Autant pouvais-je l’apprécier que… Elle était bien moins pédagogue que mes livres de médecines, lesquels –avec toutes mes expériences, toute ma pratique- semblaient bien plus à même d’enseigner malgré leur « rébarbativité » latente. Et sur ce point-ci nous nous ressemblions encore… Je n’étais pas une bonne professeur… Loin de là. Et en plus, je n’aimais pas partager mon savoir avec n’importe qui, encore moins des hommes #Raizen.

Et j’eu beau essayer, deux ou trois fois, me concentrant, reproduisant, malaxant le chakra… Faisant les mûdras. Nope, rien n’y faisait, le parchemin ne bougeait, le vulgaire stylo qu’elle m’avait donné ne voulait pas… Rentrer… dans le parchemin… !

-Aah… Je crois qu’y a quelque chose que je ne fais pas correctement. Soupirais-je.

Et du coup, entre Asami et son légendaire sens de l’apprentissage, et moi dotée d’une compréhension assez « limitée » de certaines choses… Je pouvais dire si cela venait de moi, du parchemin, ou du stylo… Cela ne pouvait évidemment pas venir de la Mario puisqu’elle… Elle y arrivait. Enfin, cela ne faisait que quelques minutes que je m’employais à ce nouveau domaine et cette technique me semblait… Pourtant basique.

Je n’allais pas abandonner de sitôt, la médecine m’avait pris plus de vingt ans. J’avais encore du temps devant moi.
Mais avant de reprendre.

-Tu devrais… Te ménager Asami. Dis-je en l’observant. Prends du repos… Je pense que tout le monde le comprendra. En tout cas, je le comprendrais.

Et je pouvais, en tant que médecin et nouvelle chuunin, l'y contraindre.



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Dim 22 Avr 2018 - 21:47
C’était encore pire qu’elle l’aurait cru. Décidément, elle n’avait pas la fibre pour expliquer les choses aux autres, nullement pédagogue. Sans compter qu’elle n’appréciait pas spécialement se répéter. Expliquant donc ainsi les bases, peut-être un peu maladroitement, elle observa la médecin tenter d’en faire de même. Tenter, c’était bien le mot. Fronçant les sourcils, elle se demanda vaguement si le problème ne lui venait pas de ses explications. Pourtant, il lui semblait avoir tout de même réussi à exposer les bases, la façon de s’y prendre, de canaliser dans le sceau…

- Je ne sais pas, attend…

Semblant soucieuse, elle attrapa un autre stylo et un autre parchemin, tentant d’exprimer différemment ses explications. Ce qui ne fut pas non plus concluant, si elle se fiait aux essaies suivant de son aînée. Asami, à l’époque, n’avait pas eu bien de la difficulté à assimiler le tout. Après, il était vrai que, de son côté, elle avait toujours eu une aisance quant à la manipulation de son chakra. Autrement, elle ne serait pas devenue marionnettiste. Son contrôle était très bon, pour ne pas dire excellent, et de là lui venait-elle son aisance quant à l’apprentissage de nouvelles techniques. Sans compter que le fuinjutsu demandait beaucoup de contrôle. Elle ne s’y était seulement jamais réellement intéressée, ayant préféré se contenter sur les pièges et mécanismes de ses marionnettes tout en portant une attention particulière aux poisons.

Avant toute chose, elle était une scientifique. Et donc, de ce fait, elle avait souvent travaillé en ce sens, ce qui n’était pas surprenant. Elle s’était toujours sentie à sa place, dans un laboratoire. Sauf peut-être dernièrement. Son bras blessé l’empêchait d’être précise, et donc, de ce fait, elle ne pouvait réalisé quelconque expérience, même la plus simple d’entre elles.

- Je ne fais que ça, prendre du repos, depuis qu’on est rentré… C’est même la première fois que je daigne venir ici.

Elle avait grommeler ces quelques mots, semblant ne pas vouloir s’attarder sur le sujet, ce qui n’était pas faux. Ses côtes étaient encore douloureuses et si son genou se portait mieux, l’état de son bras venait jouer sur sa patience, la mettant un peu plus à fleur de peau. Une situation, donc, qu’elle détestait.

- Avec tout ce qu’il s’est passé et tout ce qu’il semble se préparer, il est hors de question que je m’assoies et que je me contente de regarder le temps passer.

Elle faisait référence aux événements de Hi. Mais aussi de Kaze. Le Dieu du Désert. L’Homme au Chapeau. Des menaces réelles qui frapperaient nul ne pouvait dire quoi. Et donc, de ce fait, dans cette ordre d’idée, elle ne pouvait attendre les bras croisés de se remettre de ses blessures. Elle avait encore beaucoup à faire, comme en témoigner sa prestation à Hi. Elle n’était pas encore à la hauteur, peu importe ce qu’elle pouvait bien dire à ce sujet. Et puis, l’inactivité était quelque chose qui la rendait folle.

- Réessaie, mais cette fois-ci…

Enchaînant avec de nouvelles explications, elle cherchait surtout à changer le sujet. Sa condition physique et ce qu’elle décidait d’en faire ne regardait qu’elle. Il y avait déjà de son abruti de colocataire qui lui rappelait continuellement qu’elle ne devait pas trop en faire, Sazuka n’allait certainement pas commencer à s’y mettre aussi.
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Lun 23 Avr 2018 - 21:39




Je n’avais pas compris, au début, pourquoi cela n’avait pas fonctionné. Pourtant les explications que m’avait donné Asami étaient claires, j’avais plus ou moins bien compris, moins bien que si j’avais lu un livre sans doute, mais mieux que si je m’étais mise seule face à un parchemin ; mais quelque chose aurait dû se produire. Puis, je repensais aux derniers jours alors que la jeune brune tentait de me réexpliquer le fonctionnement du sceau. Je n’avais absolument rien à redire à sa façon de faire, elle était assez méthodique pour quelqu’un ne s’estimant pas bonne à cet exercice de l’enseignement.

Je pensais surtout que c’était moi qui n’était pas bonne dans le rôle d’élève, enfin, sûrement je ne savais pas. A moins que ce fut lier à autre chose dont j’avais une vague idée. Et alors que j’avais retenté l’expérience plusieurs fois, cela ne marchait absolument pas. Cela me frustrait un peu, je devais l’admettre. Mais en même temps… Je ressentais peut-être la même chose qu’Asami à propos de son état physique, sauf que je n’étais pas handicapée. Du coup je ressentais encore plus de peine pour elle…. Je comprenais qu’elle ne puisse rester sur le côté mais parfois…

-Je ne veux pas m’immiscer dans ta vie, ni te dicter quoi que ce soit… Mais, en tant que médecin… je peux t’affirmer que tes blessures ne se guériront pas si tu ne t’arrêtes pas vraiment. Je sais à quel point cela peut être compliqué de rester sur le côté…

Et je ne parlais qu’en tant que médecin, rien de plus, c’était un avis médical avant tout et la stricte vérité. Il n’y avait qu’une chose qui aidait à guérir après une opération : le repos. Le vrai repos. Ô il ne s’agissait pas de rester assis sur une chaise pendant trois semaines, loin de là, mais il ne s’agissait sûrement de faire l’aller-retour tous les jours jusqu’au complexe, monter et descendre des escaliers… travailler… Par contre, en tant que…

-Tu sais, je ne m’inquiétais pas vraiment pour les autres avant, mais j’ai appris, sans doute à mes dépens. Dis-je assez sérieusement. Et, je me demande si vous réalisez que, si vous ne prenez pas le temps, maintenant, de remettre les choses dans l’ordre ; qu’importe ce qui arrivera, vous échouerez. Soupirais-je. Entre toi et Reiko j’ai vraiment de quoi m’inquiéter, plus en tant… qu’amie que médecin, d’ailleurs.

Et je réalisais par le fait que moi-même j’abusais, du temps, de moi-même, de mes possibilités… Et finissais par en perdre certains moyens, comme à cet instant. Pourtant… jamais « abuser » ne m’avait posé de problème par le passé, mais depuis que j’avais vu ce-dont étaient capables nos ennemis, je préférais me ménager… un minimum.
Je l’observais un instant le regard assez sombre puis finalement repris après un bâillement.

-Je n’ai pas dormi depuis plusieurs jours, je pense que je manque clairement de concentration… je n’ai pas été très lucide sur ce coup-là… Avais-je ajouté en me frottant le crâne.

C'était sans doute la dernière fois que je passais autant de temps sans dormir...



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Lun 23 Avr 2018 - 22:57
Depuis que son colocataire était rentré de mission, la Tadaoki portait un regard un peu différent sur son environnement, mais surtout, sur les gens qu’elle côtoyait. Ayant été forcée à faire face à autrui sans un seul masque pour se protéger, ces derniers lui semblaient désormais plus difficile à porter. C’était sans compter son état mental actuel, balançant entre l’inquiétude vis-à-vis de son sensei et la colère qu’elle pouvait ressentir face à elle-même et voilà que Sazuka avait droit à une facette particulière de sa personne, chose qu’elle tentait de ne pas trop laisser paraître.

Troublée par ses relations humaines, il était paradoxal que de la voir ainsi hésitante alors que, pourtant, aux yeux de tous, elle était fort appréciée. Le seul soucis était qu’en affichant à la face du monde son hypocrisie habituelle, il lui était aisé pour elle de faire tout et n’importe quoi. Jamais s’était-elle confrontée à cette facette peut-être plus sincère d’elle-même et elle craignait ce qu’elle pourrait y découvrir. Apprenant lentement mais sûrement à se connaître elle-même, force était de constater que peu importe ce que tous pouvaient bien croire, ses capacités en relation sociales se voulaient plus que limité lorsqu’elle se sentait personnellement impliquée.

Observant ainsi Sazuka, elle se demanda même pourquoi l’aidait-elle. Pour préserver les apparences, cela ne faisait aucun doute. Était-elle honnête avec elle-même ? Elle ne saurait le dire. Prétendre était devenue seconde nature tandis que mentir lui était aussi facile que respirer. Se concentrant davantage sur l’apprentissage de son élève improvisée, elle tentait de chasser ces pensées qui l’embêtaient. Elle s’arrêta toutefois en l’entendant revenir sur le sujet de son état. Avait-elle si piètre allure ? Elle se savait le teint blême, tout comme elle avait conscience de ses cernes sous son regard rougeoyant. Elle n’avait sûrement pas l’air au top de sa forme. Ce qui n’était absolument pas faux. Elle fronça les sourcils en entendant le nom de la Metaru sans pour autant passer quelconque commentaire à ce sujet. Ce n’était pas sa place que de poser des questions, et puis, ce n’était pas comme si elle lui portait quelconque attention.

- Ce n’est pas non plus comme si j’abusais… Je viens ici, je remplis quelques rapports, observe quelques expériences et m’assure de coordonner certains protocoles. Quelques suivis et c’est tout.

Elle tentait de se justifier, lui faisant savoir qu’elle se ménageait tout de même un minimum. Et ce, quand bien même était-il aisé d’entendre que cette situation l’agaçait à un plus haut point. Elle avait horreur de se sentir ainsi. La faiblesse n’était pas quelque chose qu’elle connaissait. Or, elle l’était, tant physiquement que mentalement et ça, c’était difficile à accepter.

- Je ne peux pas faire plus, de toute façon. C’est à peine si je parviens à tenir un livre. Mais ne t’en fais pas, tu n’as pas à t’inquiéter. Je te remercie, sincèrement, et ça me touche. Cependant, vraiment, je me repose. Peut-être pas assez et peut-être bien que je me nuis, je ne saurais dire. Mais je me ménage.

Un peu. Un minimum. L’air de dire qu’elle le faisait alors qu’en réalité, elle n’en pouvait plus de cette situation qui s’éternisait.

- Et puis, c’est long, rester chez moi. Fixer le même décor encore et encore, tu comprendras mon besoin de sortir.

Souriant doucement, elle vint poser sa main sur celle de l’Ikeda, lui enlevant finalement le stylo et le parchemin. Toutes les deux étaient épuisées. Ce n’était sûrement pas une excellente idée que de poursuivre aujourd’hui. L’apprentissage ne serait certainement pas optimal.

- J’accepte de me ménager si tu en fais autant. Donc suffit l’entraînement pour aujourd’hui.

Ayant pris sa décision, elle posa le parchemin et le crayon un peu plus loin sur son bureau, s’appuyant par la suite contre ce dernier, faisant face à la médecin.

- Une raison à ton manque de sommeil ?

Après tout, en tant qu’amie, elle se devait d’être impliquée et soucieuse vis-à-vis de ces derniers, arborant ce masque que tous lui connaissaient sans jamais se douter un seul instant de ce trouble qui s’agitait derrière ce dernier.
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Mar 24 Avr 2018 - 1:34



-Je vois, je comprends… Tant que tu ne forces pas… Les bras, c’est ce qu’il y a de plus compliqué à guérir… avec le mental, et le moral…

Lui avais-je répondu avec le sérieux que j’avais lorsque je parlais de santé. Finalement, si les contextes et les raisons différaient, nous étions tous dans le même état. Certains voyaient leur psyché défaillir alors que d’autres, c’était le physique. Et Asami c’était les deux, pas de chance. Quant à moi, c’était une accumulation entre différents facteurs, un mélange de choses que je comprenais, d’autres que je découvrais et certaines qui m’échappaient complètement. Même si je paraissais maintenant acclimatée voire même habituée à tout ceci, Kumo, son agitation, ses habitants, ces « amis » constituaient une immense découverte, un autre monde dont je n’avais que vaguement soupçonné l’existence et qui avait la faculté de me déstabiliser assez facilement alors que j’avais assisté, parfois impuissante, à un bon nombre d’évènements plus ou moins… marquants.

Et pourtant, malgré tout, malgré cette adversité de temps en temps fatale ou tout au moins douloureuse, nous étions là, toutes les deux alors que nous devrions être chez nous. Mais cela nous était trop compliqué. Peur de l’ennui pour elle, peur d’affronter un appartement vide pour moi. Nos cerveaux étaient si… étranges. J’avais toujours, ou quasi, vécu seule, en exile, dans la nature et cela ne m’avait jamais perturbé davantage. Mais aujourd’hui, depuis que j’avais connu la vie commune… Alors, pour éviter ça, pour penser à autre chose, je m’acharnais à la tâche, littéralement. Je me pensais pourtant bien plus forte et endurante que ça, mais je devais avouer que ce genre d’expérience… Je la regrettais sincèrement. Avais-je donc maintenant peur de la solitude ? Ce village m’avait bien trop changé…

Alors je me penchais sur de nouveaux savoirs comme le fuinjutsu, j’allais davantage vers les autres, pour apprendre, pour parler. C’était vraisemblablement ce qui m’avait manqué durant toutes ces années. A vrai dire, c’était surtout parce que je n’avais pas la force de me rendre à la bibliothèque, de l’y croiser et simplement l’ignorer. Et pourtant… Je ne pouvais simplement pas faire autrement. La confiance m’était si précieuse, si importante ; elle était l’une des bases de l’édifice que j’étais, l’une de ses fondations les plus anciennes. Une fondation qu’on avait ébranlé à de nombreuses reprises et qui, cette fois, plus qu’abîmé, semblait meurtrie, par une unique et seule personne. Mon regard triste était posé sur la feuille et le stylo. J’avais envie de le faire, je le voulais, mais… Comme du reste, je n’en avais pas la force.

Un effort trop important, j’étais pourtant en bonne santé… Je n’étais que fatiguée, ce n’était donc qu’un prétexte ? Oui, non.. Un peu des deux sûrement. Quelque chose que la Tadaoki semblait avoir perçu, enfin, c’était ce que je pensais au premier abord. Peut-être me trompais. –Ouais… Avais-je d’abord réagis à sa phrase quant à cet entrainement improvisé, le tout ponctué d’un bref soupir. Une raison ? Je pris un moment avant de répondre, j’y réfléchissais, je connaissais la réponse et elle ne concernait pas vraiment ce que nous avions fait à Hi no Kuni, ni même ne concernait mon inquiétude pour toutes ces personnes. Même si ce temps sas repos avait largement était mis à profit. Cette raison… Je pouvais sentir mon cœur battre plus fort rien qu’en y songeant et cette fois-ci, dire la vérité me semblait bien plus… délicat.

-Je rêve d’elle. Lui répondis-je comme si c’était un aveu mortel. Ça m’empêche de dormir. Bien sûr, je me doutais que cela ne devait pas sembler très clair aux oreilles de la marionnettiste. Tu as déjà été trahie par une personne que tu aimes ? Lui-demandais en relevant le visage vers elle, le regard humide, que j’essuyais du revers d’une des manches de ma blouse. Haha… C’est pathétique… J’affichais un sourire exprimant bien autre chose que la joie, ou l’amusement. C’était donc cela, la tristesse ?
-Ceux qui brisent ma confiance… Je ne leur en veux pas… Ils sont humains. Je les considère comme morts… J’ai toujours fait ça. Mais elle… Comment je dois faire pour oublier ?

Je me frottai vigoureusement les yeux pour empêcher toute effusion de larmes, mais le mal semblait déjà fait, alors que je l’accompagnais d’un renflement, certainement dû au déclenchement des glandes lacrymales… Cette sensation était très… similaire à une coup de poignard, ou de katana… Une douleur persistante qui s’estompait avec le travail..

-Je vais... Sans doute aller dormir... quand même.

Avais-je juste ajouté, je savais très bien que cela ne la concernait pas, personne n'avait envie d'assister à ce genre de scène, encore moi de s'en mêler.


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Mar 24 Avr 2018 - 13:11
Beaucoup trop égoïste pour être quelqu'un d'empathique, cela ne l'empêchait toutefois pas que d'être douée pour observer les comportements d'autrui. De ce fait, alors qu'elle s'intéressait à la cause d'insomnie de celle qu'elle désignait désormais comme étant une amie, peu importe ce que pouvait bien vouloir dire ce mot, cette dernière semblait aux prises de sentiments qui ne semblaient pas particulièrement positifs. Appuyée contre son bureau, posant sur l'Ikeda un regard avenant, elle l'écouta avec attention. Une histoire d'amour donc, de ce qu'elle en comprenait. Une autre femme qui envahissait son esprit et l'empêchait de réfléchir correctement.

Si, de son côté, elle ne pouvait parler de sentiments, ne serait-ce que parce que ce n'était pas le cas et surtout parce qu'elle ne faisait pas dans le sentimentalisme, elle pouvait la comprendre. Elle-même avait un abruti en tête qui la forçait à abandonner cette raison à laquelle s'accrochait-elle tant.

Prise de court par sa question, elle ne comprenait même pas pourquoi se sentait-elle troublée par cette dernière. Avait-elle déjà été trahie par quelqu'un qu'elle aimait ? Non. Il ne s'agissait même pas d'une possibilité envisageable ne serait-ce que parce qu'elle n'avait jamais aimé. Donc jamais avait-elle couru ce risque. C'était, du moins, ce qu'elle se disait alors que la réalité était légèrement différente. S'il était vrai que l'amour était un sentiment inconnu pour celle s'étant toujours personnellement détachée de toute relation avec autrui, ne s'impliquant jamais dans leur vie outre que lorsqu'elle arborait son masque, quelques personnes avaient eu droit à un traitement différent.

Si jamais avait-elle été trahie, cela n'empêchait pas que ces quelques personnes avaient la possibilité de le faire. Sûrement en serait-elle complètement démolie, dans le cas échéant. Elle s'était surprise à avoir confiance en sa meilleure amie, tout comme à son colocataire, ayant aussi remarqué qu'elle s'était attachée à eux, et ce, à son plus grand dam.

- Non, je ne pense pas avoir jamais rien vécu de tel.

Son sourire se voulait rassurant alors qu'elle se rapprochait de celle assise face à son bureau. Arrivée à ses côtés, semblant respirer la bienveillance, elle se pencha pour venir l'entourer de ses bras, la serrant contre elle dans une étreinte réconfortante, malgré la douleur à la hauteur de sa poitrine et la faiblesse de son bras.

- Si jamais tu veux en parler...

Elle se détacha de la femme, venant rencontrer son regard, s'appuyant à nouveau sur son bureau en lui faisant face, venant croiser ses bras sous sa poitrine.

- Puis tu sais, Sazuka...

Elle allait sûrement regretter ce qui allait suivre. Cependant, dans l'état mental dans lequel elle se trouvait, cette fragilité de sa personne provoquée par son coéquipier qui venait ébranler les fondations même de son être, elle se retrouvait parfois confronter à des moments où sa raison s'écrasait face à une irrationalité avec laquelle elle commençait peu à peu à se familiariser.

- Tu es la bienvenue chez moi. Si tu veux un peu de compagnie, ne simplement pas être seule... Et puis, tu sais, j'ai mon laboratoire, chez moi.

Un sourire vint étirer ses lèvres.

- Et puis, ne pas me retrouver seule coincée chez moi... Tenter de me ménager pourrait être plus agréable.

Elle rigola doucement, bien qu'elle était sérieuse dans sa demande. Son regard était doux alors que si elle se disait que ce n'était que pour bien paraître, ce visage qu'elle présentait à la face du monde pour entretenir les apparences, elle savait qu'elle devait sérieusement se reposer. Tout comme elle savait qu'elle appréciait la compagnie du médecin. Une pierre deux coups ? À voir.
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Mar 24 Avr 2018 - 19:02




Ce fut la seconde fois que je parlais de ce que je pouvais ressentir au plus profond de moi à quelqu’un, c’était un peu comme un soulagement de pouvoir laisser sortir ces pensées auxquelles je n’étais pas habituées. Même si dans un monde idéal j’aurais aimé ne pas avoir à le faire, ni même à y penser, de cette façon. Et même si finalement cela lui apportait beaucoup. Depuis son arrivée à Kumo le panel de sentiments et d’émotions que pouvait maintenant comprendre la jeune femme s’était étoffé de manière exponentielle, peut être un peu trop pour ce qu’elle pouvait supporter. Ce qui lui avait permis de survivre en territoire hostile, à Tetsu, tout ce temps sans craindre pour elle, sans hésiter un instant à tuer s’était mué en quelque chose à la fois de plus positif et la rendant par certains aspects plus… Faible.

La sensibilité était une chose à double tranchant. L’être de plus en plus… Etait-ce si bien pour l’Ikeda ? L’avenir le dirait. Mais pour le moment cela semblait juste la rendre plus efficace dans son travail, paradoxalement. Comme si la tristesse était un moteur pour elle.

Et, je ne m’étais pas attendue à ce que la Tadaoki soit aussi… compréhensive et même avenante. Je n’avais pas non plus imaginé qu’elle puisse être d’un tel réconfort, ni même que c’était ce que je recherchais. D’une certaine façon je l’enviais… Et j’enviais mon passé où ce genre d’affres de la vie m’étaient totalement inconnus. Il était bien plus simple et confortable d’être seule, sans attache, ignorant ses sentiments… Bien que cela de cet état passé que découlait aujourd’hui cette situation affreusement douloureuse. Pour autant, je ne considérais pas tout ce que j’avais pu apprendre avec elle comme une erreur, même si je regrettais de m’être à ce point liée avec quelqu’un. Et finir dans les bras d’Asami pour un peu de réconfort eut l’indésirable effet de faire sentir encore plus pitoyable. Malgré tout, je lui en étais reconnaissante. Si elle avait été une mauvaise personne, elle aurait pu se saisir de cette occasion pour me détruire, littéralement.

-Merci, Asami. C’est… Gentil. Mais la question me brûlait les lèvres, sans aucune véhémence je lui demandais : Suis-je… si pitoyable que ça ? Plus ça va… plus j’ai le sentiment que… Enfin… Je serai ravie de te tenir compagnie, pendant ton rétablissement. Et si cela pouvait me permettre de ne pas me retrouver dans un endroit imprégné de souvenirs, face à mes pensées… Et si tu peux travailler de chez toi... vous... Hum... durant ce temps... Si je peux t'aider en quoi que ce soit...

J’avais l’impression de pouvoir lui faire confiance et que je n’avais rien à craindre à accepter… Bien que… Peut-être attendait elle une réponse différente, une certaine abnégation de ma part… Non, il ne me semblait pas que fut cette issue qui était attendue.

-Enfin, je ne m’imposerai pas non plus. Surtout si Raizen… Enfin.. Ajoutais-je avec un léger sourire qui égaya d’un coup cette mine sombre que j’abordais depuis quelques jours. Ô, je n’oubliais rien, mais parfois il y avait certaines perspectives, certaines idées ou même image qui supplantaient un instant des pensées plus… mélancoliques. J’irai le voir lorsque je serai reposée, pour en apprendre davantage sur les sceaux… Toi, tu as déjà bien assez à faire avec…

Bon, je n’allais pas remettre une couche sur qui était évident. Au moins, si c’était possible que je garde un œil sur elle, cela ne pouvait que me réjouir… En tant que médecin…



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Jeu 26 Avr 2018 - 2:07
Gentille. L’était-elle réellement ? Oui, lorsqu’elle enfilait ce masque que tous lui connaissaient, cette version d’elle-même qui lui avait permis de berner tout le monde. Parce qu’avoir la confiance d’autrui lui avait permis d’avoir à peu près tout ce qu’elle voulait. Or, s’agissait-il seulement que d’entretenir les apparences, à l’heure actuelle, alors qu’elle offrait son soutien à la femme ? Bien évidemment. C’était, du moins, une évidence même pour celle qui n’avait jamais connu aucun attachement envers qui que ce soit. Si ce n’était de Sayo. Hisao. … Raizen.

Elle avait horreur de cela. De ce qu’elle ne comprenait pas. Ces histoires de sentiments qu’elle avait ignoré tellement longtemps et qui, désormais, semblaient vouloir lui faire payer de les avoir enterré si loin en elle-même. Pourquoi se manifestaient-ils ? Pourquoi remettait-elle en doute l’essence même de sa personne ? Parce que quelqu’un était entré dans sa vie pour venir abattre toutes les barrières qu’elle avait pu érigé, s’y invitant en refusant de se plier aux règles de ce jeu qu’était le sien. Et depuis, elle semblait tout remettre en question, parce que sa tête semblait décidée de si liguer contre elle-même. Son regard tranquillement posé sur l’Ikeda, elle se demanda vaguement si elle percevrait le trouble dans la flamme qui habitait ses iris.

- Tu n’es pas pitoyable, Sazuka.

Sa voix était douce, rassurante, bien que son ton ferme, tentant de lui faire passer un message qui semblait lui tenir à coeur.

- Tu sais, les sentiment… C’est quelque chose de difficile à comprendre, d’irrationnel.

Qui cherchait-elle à rassurer ? Sazuka ? Ou elle-même ? Un nom lui traversa l’esprit alors qu’il y avait bien une personne avec qui elle entretenait une relation particulière, où il arrivait à écraser sa raison pour venir faire parler ce côté irréfléchi de sa personne. Il n’y avait bien qu’avec une personne dont son contrôle disparaissait, ne laissant place qu’à ses pulsions, ses envies et son instinct, l’empêchant même de poser quelconque question quant à ce qu’elle pouvait bien vivre et ressentir.

- Que tu ais mal, que tu pleures… C’est normal. Parfaitement normal. Tu l’aimais, celle dont tu parles, pas vrai ?

Qui était-elle pour parler de ça ? L’amour. Quelque chose qu’elle n’avait jamais connu. Quelque chose qu’elle n’était pas intéressée de vivre non plus. Elle peinait à ressentir quelconque sentiment d’attachement vis-à-vis une personne, ne souhaitant pas s’embarrasser de ce qu’elle considérait comme une faiblesse. Sayo aurait tôt fait de se moquer d’elle, si elle savait pour tout ce qui lui traversait l’esprit…

Elle soupira, balayant de la main les quelques paroles du médecin lorsqu’elle évoqua son colocataire. Sûrement avait-elle compris un minimum de la teneur particulière qu’avait leur relation, notamment de par la présence des marques à des endroits bien précis sur son corps.

- Ne t’en fais pas pour lui. Tu es une amie, Sazuka, quelqu’un que j’apprécie sincèrement. Impose-toi comme tu veux, dès que tu en ressens le besoin, cela va me faire plaisir, d’accord ? Et puis, je ne te mentirai pas que, quitte à devoir obéir aux consignes des docteurs, un peu de compagnie rendrait le tout définitivement plus viable.

Un sourire rassurant, elle était convaincante la jeune femme. Était-elle sincère ? Elle-même l’ignorait. À croire que le Meikyû avait eu raison. À travailler autant de masques, elle avait fini par s’y perdre…

- Je suis désolée de ne pas pouvoir t’apporter plus, au sujet du fuinjutsu. Ce n’est définitivement pas mon domaine.

Si elle pouvait se permettre d’avoir autant confiance en elle-même et ses capacités, cela lui venait surtout du fait qu’elle savait reconnaître ses faiblesses et qu’elle avait toujours tout fait pour venir les pallier, exploitant ainsi toutes ses capacités, amenant son ninjutsu à un niveau qu’elle n’aurait jamais cru atteindre.
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Jeu 26 Avr 2018 - 22:28




J’évitais toujours de juger les gens au premier regard, sans avoir appris à mieux les discerner. Lors de notre rencontre à la bibliothèque, même si elle était apparue très sympathique, je n’avais pu m’empêcher de me poser des questions quant à sa sincérité. J’avais rencontré une multitude d’individus se prétendant vouloir mon bien pour en fait simplement profiter de ce que je savais faire et pouvais par conséquent me montrer très… réticente à me confier à autrui, d’autant plus lorsque je ne les connaissais pas. Sur le tableau de la duperie et de la sincérité, j’avais eu tendance à placer la marionnettiste d’un côté plus que d’un autre ; attendant de voir ce qu’elle attendait de moi.

Mais cette discussion, ce « tournant » dans notre relation ; m’avait clairement motivé à revoir ma copie. En effet, je la trouvais réellement sincère et quand bien même, elle me disait ce que j’avais besoin d’entendre, en quelques sortes ; et à cet instant rien d’autre n’avait plus d’importance à mes yeux. Alors, et même si je me trompais sur son compte, sur ce qu’elle était et faisait ; cela ne me posait pas de véritable problème. Les humains, dont je faisais éminemment partie, étaient des êtres tellement complexes. Je pouvais affirmer que je n’échappais pas à la règle. Passer d’un univers solitaire, brutal et motivé par ma seule réussite à un autre où la communauté, l’intérêt général passait avant « soi », où je donnais clairement plus que je recevais… offrait un contraste… sans limite.

J’apprenais vite, c’était un fait, mais dans toute histoire que j’avais initiée ; j’allais… trop vite. C’était sûr. Enfin… J’avais la chance de pouvoir compter sur toutes ces personnes m’entourant, maintenant. Oui, elle avait raison, comprendre les « sentiments », les « émotions » était un difficile ; les ressentir… davantage encore. Si elle avait à quel point elle était dans le vrai…

-C’est normal ? Dis-je en soupirant.

Si moi, j’avais su que je pouvais souffrir autant de comprendre ces choses… Peut-être me serais-je contentée de rester comme j’étais, étrangère à tout ça… Me limiter simplement à l’aspect charnel des choses. Mais non, j’étais trop curieuse, trop avide de nouveaux savoirs, de nouvelles connaissances et avais fini par me blesser, seule. C’était presque… du masochisme, en fait.

-Oui… Avais-je répondu à sa question. Et encore maintenant… Je n’étais pas de ceux fondant en larmes, sanglotant avec une petite voix… Mais je ne pus retenir cette fois cette larme de couler le long de ma joue, penser à tout ceci me rendait… triste, impuissante et en même temps… Je ressentais pour elle –Akina- une certain haine… C’était inexplicable, pas pour moi.

Enfin…

-Si tu es sûre… Tentais-je de sourire. Je serai… t’en serai… reconnaissante. Dis-je avec ce même simili-sourire. Ce n’est pas grave… je crois que c’était plus un prétexte… maintenant… Ajoutais-je en me frottant l’arrière du crâne.

Je n’avais pas pensé un instant devenir ce que l’on pouvait qualifier de « sentimental » ou « sensible » mais force était d’admettre que je l’étais, et peut-être depuis toujours, je n’avais simplement pas eu le déclencheur… Pas de parents, aucun amour, aucune attention ; je ne m’y étais jamais intéressée et n’avais jamais voulu observer ces choses-là.

-Je vais créer un médicament qui limite tout ça… C’est ce que j’ai de mieux à faire. Dis-je soudainement plus sérieusement alors que je réunissais déjà dans ma tête ce qu’il me faudrait pour y parvenir. Puis, attrapant un crayon, je me mis à écrire la liste des potentiels ingrédients frénétiquement jusqu’à ce que la mine se brise.




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Ven 27 Avr 2018 - 9:14
La demoiselle était donc amoureuse et cette histoire ne semblait pas s’être très bien déroulée. Était-ce de la compassion qu’elle ressentait ? Elle n’en savait rien. Vivre ses émotions, cela était quelque chose de nouveau pour elle alors qu’elle avait toujours tout fait pour les étouffer. Il s’agissait même de quelque chose qu’elle ne voulait pas faire. Renouer avec son humanité… Très peu pour elle. Et pourtant, elle y était forcée, de plus en plus, alors que ses masques se brisaient les uns après les autres.

- J’en suis certaine. Tu es la bienvenue. Et tu n’as même pas besoin de prétexte.

Voilà même qu’elle invitait d’autres personnes chez elle, ce lieu supposé être un peu comme un sanctuaire, le seul endroit où elle pouvait être elle-même. Que s’était-il passé ? Elle avait vu sa meilleure amie passée au travers un difficile événement. Elle avait réalisé qu’elle ne supportait pas voir la Nara dans un tel état. Puis Raizen était arrivé. L’abruti. Lui qui désormais, en plus de partager son appartement, partageait aussi sa chambre, la sienne ayant connu quelques problèmes. Puis Sazuka, qui en était presque touchante, de se voir ainsi faire face à ce qu’elle suspectait être sa première confrontation avec des sentiments.

Parce que, à quelque part, Asami se reconnaissait en elle. Si elles venaient de milieu différents et d’histoire complètement différentes, la finalité en était la même.

Toutes les deux avançaient à l’aveuglette sur ce chemin sinueux.

L’observant, elle fut prise de court par sa nouvelle idée. Un médicament pour venir limiter ses sentiments ? Elle en aurait elle-même bien besoin. Toutefois, plutôt que d’aller en ce sens, elle vint à nouveau poser sa main contre celle de l’Ikeda, la forçant à cesser d’écrire.

- Cela ne servirait à rien, Sazuka. Tu sais, les sentiments, aussi douloureux peuvent-ils être, c’est aussi ce qui indique que tu es bel et bien humaine…

La bonne blague. Qui tentait-elle à nouveau de convaincre ? Elle ravala les pensées qui s’imposaient à elle, refusant que de s’observer elle-même dans cette situation qu’elle ne pouvait comprendre.

Non, elle ne pouvait pas comprendre.

Elle ne vivait définitivement pas la même chose.

- Ils font parfois mal, mais bien souvent… Il s’agit de la plus belle chose, que de pouvoir éprouver des sentiments. Cela t’indique que tu es en vie. Plutôt que de vouloir les restreindre, apprends à les connaître. À les comprendre. Vis-les.

Elle se sentait craquer. Alors qu’elle parlait, cacher sous ce masque qu’elle affichait sans honte, elle se sentait cracher. Son masque tombait. Morceau par morceau. Vivre. Quelque chose qu’elle ne faisait plus, ne faisant que s’occuper et se divertir, se jouant bien souvent des autres.

Pathétique.

Lui tenant tel discour, elle ne pouvait qu’en revenir à ces moments où elle s’était laissée aller. Où elle avait accepté de s’abandonner dans les mains d’un autre, d’enterrer sa raison pour ne laisser parler que son instinct, faisant preuve d’une irrationalité terrifiante mais Ô combien grisante.

- Tu…

Les mots restèrent coincés dans sa gorge, incapable que d’ajouter quoique ce soit. Pour la première fois dans sa vie, elle ne parvenait plus à avoir ce parfait contrôle de sa personne. Son masque tombait, révélant peu à peu une jeune femme qui s’était perdue de vue, complètement terrifiée de ce qu’elle se voyait vivre et ce qu’elle se refusait d’admettre. Elle vint porter une main à son visage, venant se masser l’arête du nez.

- Foutu mal de tête…

Car tout simplement impensable qu’elle adresse à l’Ikeda tout ce qui venait de lui traverser l’esprit à l’instant même, de tout ce qu’elle se refusait de s’avouer, de tout ce qu’elle niait et de tout ce qu’elle s’empêchait de confronter. Autant voulait-elle savoir, autant craignait-elle ce qu’elle pourrait y trouver.
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Ven 27 Avr 2018 - 20:20




J’esquissais un léger sourire lorsqu’elle reconfirma son invitation. Cela me prouvait sa sincérité à mon égard et me donnait envie de lui faire confiance, davantage encore. Je n’avais jamais pensé à ça… Tisser des liens avec une personne, lui parler, pouvoir se reposer un instant sur ses épaules ; se confier… Comprendre les sentiments, les vivre surtout ; entrainait bien plus que ce que j’avais imaginé. Et malgré cette douleur qu’ils m’avaient infligée, je comprenais maintenant tout ce qu’ils pouvaient m’apporter. Enfin, j’avais encore énormément à apprendre de côté-là, et à comprendre aussi, certainement. Tenir aux personnes qui m’entouraient… Ne plus les considérer comme un moyen d’arriver à mes fins, ne plus avoir à estimer leur valeur… Cela me semblait être une forme de libération d’un passé qui, même si je ne le regrettais pas, m’apparaissait maintenant comme extrêmement sombre, et sans doute que le mot était faible.

-Tu as raison… C'est... idiot... Avais-je répondu en lâchant le crayon, mon regard fixé sur cette liste de plantes…

Admettre leur existence, comprendre leur impact, vivre ce qu’ils procuraient… C’était pour moi comme si je m’ouvrais au monde, d’une façon bien plus… Belle. Bien sûr cela n’effacerait pas ce que j’étais, ni ce que j’avais pu faire, ni mes défauts ; tout ceci m’était maintenant bien plus accessible. Je m’étais redressées, penchant légèrement la tête en arrière, les yeux fermés ; prenant une profonde inspiration et la relâchant en une longue expiration. Je ne pouvais m’empêcher de penser à elle, la façon dont je l’avais traitée, ce que je lui avais dit. Maintenant, je regrettais. J’avais compris mon erreur et il était désormais trop tard. Bien sûr je n’excusais pas agissements et éprouverai le plus grand mal à la pardonner… Mais, je n’avais pas été mieux, finalement. Alors, comprendre ça, me remettre en cause… Je le devais à Asami. C’était comme si elle venait d’ajouter, par ses mots si bien choisis, l’une des dernières pierres de cet édifice en reconstruction que j’étais.

J’observais maintenant la jeune femme, pensant qu’elle allait finir de me convaincre, mais, elle s’était arrêtée avant même d’avoir repris. Pas un instant je n’avais imaginé qu’elle puisse… comme tomber à court de mots ? Cela dit, la plainte qui s’en suivit déclencha aussitôt mon sixième sens. Un sens développé grâce à la médecine et peaufiné par cette apprentissage social que m’avait offert la Suzuri. Sa réaction me sauta au visage, était-ce un symptôme annonciateur de quelque chose ? Un effet secondaire à quelque chose ?

-Ça ne va pas ? Tu as mal ? Dis-je soudainement inquiète.

Ma main plongea dans la poche de ma blouse et j’en tirais un flacon à moitié vide que débouchais rapidement pour en sortir une seule gélule grisâtre que je plaçais directement dans sa main. C’était un puissant antalgique de ma concoction que je prenais très régulièrement, il m’épargnait bien des maux et surtout ceux de crâne. Ce n’était pas quelque chose que je donnais comme ça, je n’avais le droit de tomber à court de produit ; je devais –toujours- en avoir sur moi, ou à proximité.

-Prends ça. Ça te soulagera…

Ce qui était vrai, et garanti sans aucun autre effet. D’ailleurs, il ne soulagerait pas que son mal de crâne, après l’avoir ingéré, toutes ses douleurs, enfin, celles résultant de ses blessures ; seraient complétement… anesthésiée.

-Tu as pris un coup… à la tête, ou au visage récemment ? Analyse médicale : ON.



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Ven 27 Avr 2018 - 22:49
Un duo particulier où toutes les deux venaient de milieu complètement différents et pourtant faisaient face à la même problématique, à des niveaux différents et pour des raisons différentes. Faire face à leurs propres émotions. Et où Sazuka semblait lentement s’y faire, Asami était terrorisée. Elle se regardait faire, se voyait évoluer et plus le temps passait et plus elle avait l’impression de perdre le contrôle. Là où il avait toujours été question de contrôle, que ce soit d’elle-même, des autres qu’elle faisait tourner dans sa main ou du monde en général, peu à peu, elle sentait ce même contrôle lui glisser entre les mains, s’échapper sans qu’elle ne puisse rien y faire. Elle basculait, lentement mais sûrement, se voyant forcée à faire face à ce qu’elle avait si longtemps enterré, mais surtout… Faire face à elle-même, ce visage mit à nu bien malgré elle, de ces traits qu’elle n’était même pas en mesure de reconnaître.

Tentant d’expliquer ce récent silence de sa part par un mal de tête, préférant éviter de s’étendre sur la vague qui l’assaillait, ce raz-de-marré qu’elle avait déjà ressenti par le passé et qui menaçait de l’engloutir. Elle se sentait défaillir face à ses récentes expériences plus destructrices les unes que les autres, qui avaient abattu les barrières qu’elle s’était montée, ces remparts qui protégeaient sa personne, ces masques qui composaient son être sans pour autant réellement la définir.

L’inquiétude du médecin était touchante. Elle qui n’avait cherché que prétexte pour éviter de s’étaler plus longtemps sur le sujet des sentiments se voyait désormais prise en charge par celle qui craignait que quelque chose lui soit arrivé. Elle avait mal, oui. Ou pas. Elle n’en était pas certaine. Un inconfort. Était-il réellement physique ou lui venait-il de tout ce qu’elle cherchait encore et toujours à étouffer ? Se sentir proche d’autrui… Jamais elle ne s’était attachée. Et pourtant, elle se voyait lentement charmé par l’Ikeda, de sa naïveté qui pourtant n’avait rien d’innocent…

Se reconnaissait-elle dans ses tentatives maladroites ? Un peu. Elle n’en savait trop rien. Elle n’avait pas envie de s’y reconnaître. Un apprentissage qu’elle se refusait de faire.

- Merci, mais je crois que ça ira. Ce n’est qu’un peu de fatigue, je dors mal depuis que je suis rentrée…

Et puis, elle n’avait pas réellement mal à la tête. Il s’agissait plus d’un mal-être généralisé, un malaise qu’elle ne savait expliqué. Un débordement d’émotions pour celle qui s’en était privée toutes ces années. Elle inspira profondément, acceptant finalement de rouvrir les yeux et de descendre sa main, venant rencontrer le regard de la demoiselle en esquissant un sourire se voulant rassurant.

- Rien de plus que les multiples traumas qui ont résulter de l’altercation, à Hi.

Ce qui n’était pas faux. Physiquement, elle s’en remettait. C’était mentalement que la tâche était plus ardue alors qu’elle était confrontée à l’inconnu.

- Je suis désolée, je pense que j’ai besoin de repos.

De se couper du monde aussi. De tout le monde. De ne plus voir Sayo. Hisao. Raizen. Et maintenant Sazuka ? Elle ne se comprenait plus elle-même. Elle qui s’était toujours cru inatteignable de par la distance qu’elle s’imposait avec les autres. Aucun attachement. Aucune émotion. Aucun sentiment. Et donc, par conséquent, aucune faiblesse.

Était-ce toujours le cas ?

Absolument pas.

Et ça, elle le vivait mal. Terriblement mal. Ne serait-ce de par la peur qui envahissait son esprit, que de faire face à l’inconnu. Et si elle savait qu’elle n’aurait pas à le faire seule… Voulait-elle seulement faire ce premier pas ?

- Et puis, tu devrais aussi prendre soin de toi. Tu t’occupes toujours des autres, mais as-tu quelqu’un pour s’occuper de toi ? Le fais-tu seulement toi-même ?

Un regard inquiet qu’elle posa sur la femme, tentant de dévier la conversation, ne souhaitait pas parler d’elle-même, encore moins de comment pouvait-elle bien se sentir.
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Sam 28 Avr 2018 - 1:05




Je ne sus dire si j’étais suprise ou inquiète de sa réponse. Ce n’était que de la fatigue… Hum… Oui, peut-être. J’avais l’impression que beaucoup d’entre nous, dans ce village ; avait besoin de repos, de dormir pleinement. Je comprenais que les événements du pays du feu en avaient perturbé plus d’un, ce que cet homme avait été capable de faire… Je ne l’avais pas vu directement, comme eux tous, mais l’onde de choc qui m’avait balayée et coincée sur un énorme décombre, m’avait laissé l’entrevoir. Mais à cet instant, à Kumo, à notre retour… Nous étions, tous, en sécurité. Cet n’allait ne reviendrait pas maintenant, pas après ce que nous avions infligé au shoshikidan.

-T’excuses pas… Mais vraiment… Si jamais tu as mal, que ce soit des maux de tête… ou autre chose. N’hésites pas.

Je ne savais quelle était cette maladie horrible que les Kumojin avaient et qui les poussait à toujours s’excuser de tout et n’importe quoi, mais j’espérais ne jamais la contracter. On pouvait s’excuser lorsqu’on agissait « mal », on pouvait être désolé d’avoir agi d’une façon ou qu’une personne ait subit quelque chose… Mais surtout pas d’être nous-même, et pas d’avoir quelques séquelles d’un affrontement comme celui qu’Asami avait enduré… Enfin, si l’on pouvait parler d’affrontement…

Aaah ce village… Plus j’y restais, plus je me préoccupais de la santé de ses habitants, et davantage de celle de certaines personnes. Etait-ce inéquitable ? Oui. Complétement et je l’assumais. Avant, je ne faisais pas de différence, je ne soignais personne du tout, ne me préoccupais que de moi. Alors… Personne ne pouvait s’en plaindre ! Et puis, si je devenais un genre de médecin personnel pour certains, cela n’empêchait que j’officias toujours à l’hôpital… Et là-bas, c’était entre les gens que je soignais que je ne faisais plus de différences, et de moi dont je ne me préoccupais plus vraiment… Un renversement… Dont je ne m’étais pas vraiment rendue compte.

Et ce fut d’ailleurs ce que la Tadaoki me demanda. M’occupais-je au moins de moi ? Avais-je quelqu’un pour s’occuper de moi ? Je m’étais toujours occupée de moi, toute seule. Ces compétences que j’avais acquises et développées depuis… si longtemps ; m’avaient permis de ne pouvoir compter que sur moi. Néanmoins je me souvenais d’une rencontre à Tetsu, avec un certain Zhou, mercenaire. Lui s’était occupée de moi alors que j’avais été inconsciente pendant une bonne demi-journée. Mais en dehors de cela… Je n’avais pu compter que sur Akina… Tout revenait à elle, tout le temps, c’était incroyable… Mais avant, et après…

-Je… non, enfin… pas vraiment… haha… Avant que je n’arrive à Kumo, je ne m’occupais que de moi et pas des autres… Et maintenant… J’accorde une certaine importance… aux Kumojin.

Au début, c’était uniquement parce que j’étais payée pour le faire, parce que j’avais passé un accord, un contrat avec le Raïkage, mais aujourd’hui je n’y pensais même plus, je le faisais, ni plus, ni moins.

-J’ai compris une chose… les intérêts de Kumo, de sa communauté… Sont au-dessus des miens. Et la seule chose que je peux apporter, c’est ça… mes connaissances médicales, et ma maitrise de l’iroujutsu… puis à part quelques maux de tête, je vais toujours bien… j’ai une très bonne santé… Souris-je, avec mes jutsu médicaux, mes connaisances... C'était assez simple en fait.

Enfin, la Suzuri n’aurait pas été d’accord et l’aurait vivement manifesté si elle avait été présente à cet instant. Elle savait sur moi sans doute bien plus que quiconque dans ce village. Pour ne pas dire tout…



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Sam 28 Avr 2018 - 3:51
Asami n’était pas du genre à demander de l’aide. Manipulatrice depuis aussi longtemps qu’elle se souvenait, elle prenait sans demander, ou, tout du moins, s’arrangeait pour obtenir ce qu’elle voulait, tout simplement. Et voilà que Sazuka lui offrait de l’aider, si elle en avait besoin, qu’elle ait mal quelque part ou qu’elle ne se sente simplement pas bien. Elle soupira, la remerciant doucement. Elle allait bien, elle n’était tout simplement pas en mesure d’exprimer ce qu’elle vivait. Ni même en avait-elle l’envie. C’était bien difficile pour celle aux multiples visages que d’accepter de voir ainsi ses masques se détruire. Pouvait-elle sérieusement n’afficher qu’une seule facette de sa personnalité ? La sienne ?

Et si tel était le cas, si elle le pouvait, et surtout, si elle le voulait… Qui était-elle ? Une question pourtant bien simple que lui avait adressé son abruti de colocataire et à laquelle elle n’était même pas en mesure de répondre. C’était risible.

Une certaine importance aux kumojins… Elle pouvait dire la même chose. Malgré son désintérêt évident pour la majorité de la population, il y en avait quelques uns qui avaient su se hisser à une place différente dans sa vie. Elle leur portait un intérêt plus sincère, et surtout, beaucoup moins éphémère que celui qu’elle avait vis-à-vis des autres. Ils avaient une certaine importance, dans sa vie. Assez pour qu’elle en vienne à réaliser qu’elle s’était peut-être bien attachée au village, à ces quelques personnes qui prenaient de l’importance. Assez pour porter un regard différent sur sa situation par rapport à sa situation.

Elle était bien loin celle qui avait déclaré sans honte au Meikyû, autour d’un peu trop de verres, que sa fidélité pour le village était inexistante et son intérêt que passager. S’était-elle menti à elle-même ? Non. Sa réalité avait seulement légèrement changée, depuis ce discour qu’elle lui avait tenu, concernant ses envies et ses ambitions.

- Ce n’est pas la seule chose que tu peux apporter au village. Certes, c’est un avantage pour nous tous de te compter dans nos rangs, toutefois… Avant d’être un médecin, n’oublie pas que tu es quelqu’un, Sazuka. Une personne à qui les gens tiennent, même, je pense bien.

Il était bien qu’elle se rassure dans ses compétences, toutefois, voilà qu’Asami, douce et agréable jeune femme qu’elle prétendait être aux yeux des gens, se concentrait sur une autre facette de sa personne, celle un peu plus humaine qui se trouvait chez son aînée.

- Du moins, et ça va peut-être te paraître bizarre, compte tenu que l’on ne se connait pas beaucoup, mais moi je tiens à toi.

Le pire dans toute cette histoire était qu’elle était plus sincère qu’elle n’osait l’admettre. Si elle prétendait, il y avait ce quelque chose de particulier dans sa voix, mais surtout dans sa façon de voir la femme. De voir les autres, tout simplement. Une touche plus réelle, plus franche, qu’elle ne se connaissait pas et qui était apparue que lorsque l’imbécile avait décidé de s’immiscer dans sa vie, dans sa tête, et de faire comme bon lui semblait d’elle.

- Ce n’est pas parce que tu as une bonne santé que tu vas toujours bien. Comme tu l’as dit, les sentiments peuvent être… Plus difficiles à gérer.

Beaucoup trop difficile, si vous vouliez l’avis de la marionnettiste sur le sujet.

- Et dans ces moments-là, n’hésites pas à aller vers les autres. Vers moi, même, si tu veux. Je ne te force en rien, sache seulement que ce n’est pas parce que tu prends soin de tout le monde que tu ne peux pas laisser quelqu’un d’autre prendre soin de toi, de temps à autre.

Se détachant finalement de son bureau, elle alla attraper sa bouteille d’eau, histoire d’en prendre une gorgée ou deux, de faire passer les idées qu’elle venait à nouveau étouffer au fond de son esprit.

- Ça me fait penser… Tu t’es finalement décidée à vivre en communauté ?

Une remarque qui n’avait rien de bien méchant, au contraire, qui ne faisait que soulever la discussion qu’elles avaient eu lors de leur rencontre, où l’Ikeda mentionnait qu’elle était assez réticente à l’idée de vivre en communauté, de rejoindre les rangs des shinobis.
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Sam 28 Avr 2018 - 16:21



J’étais intelligente, c’était indéniable. Mais il y avait encore tant de choses que je ne comprenais pas et même auxquelles je n’avais jamais pensé. Mais elle, Asami, parvenait à mettre le doigt sur toutes ces « choses » sans que je puisse la contredire logiquement. Je ne pouvais dire si elle avait raison ou pas, si ce qu’elle disait était juste, ou pas ; mais chacun de ses mots sonnaient comme une forme de vérité. Elle avait une compréhension ou tout au moins une approche des choses dépassant de loin la mienne. En effet, je ne m’étais jamais considérée comme une personne « à part entière » et n’avais toujours vécu qu’au travers de ce que je savais faire. Et à priori ce n’était pas cela qu’on appelait « vivre », je le comprenais un peu plus à chaque fois que la marionnettiste parlait. A ne voir les choses que d’un seul point de vue, j’en étais devenue… rigide, bien que j’avais gagné, visiblement, en souplesse d’esprit.

Cela me fit penser à ma discussion avec Takara. Je comprenais une nouvelle fois que ce jour, à cette époque, ce que j’avais dit été faux. J’avais faux. Et, elle était dans le vrai. Il faudrait sans doute que je lui présente des excuses. Les Suzuri étaient vraiment des êtres particuliers parmi tous les autres… Ceux avec lesquels j’avais, apparemment, le plus d’affinités « naturelles ». Et je ne pensais évidemment pas au katon. Et, la Tadaoki semblait… étrangement proche, d’un point de vue philosophique, de ce que pouvaient être ce clan « maudit ». Enfin, le principal était que j’avais compris mes erreurs, en partie. J’étais étonnée de voir à quel point les enseignements des personnes que je rencontrais pouvaient m’apporter. Asami venait de m’apprendre à… me considérer ? C’était ce que la Suzuri à la main métallique avait voulu me dire… J’éprouvais de la peine maintenant, pour elle ; d’avoir été si…

Me considérer, donc, et aller vers les autres ? J’allais essayer, tenter… Peut-être allais-je encore découvrir de nouveaux traits de ma personnalité… Même si cela me faisait un peu peur dans le fond. Peur d’être à nouveau trahie, ou déçue… Je me demandais alors, subitement, si Akina tenait à moi… Si elle faisait partie de ces personnes que mentionnait Asami. Cela se pourrait… Ce qui rendait ce qu’elle avait fait encore plus incompréhensible… Et j’esquissais un nouveau, et léger sourire lorsqu’elle m’avoua tenir à moi, malgré que nous ne nous connaissions pas si bien que ça. Chose à laquelle je pouvais remédier assez facilement, en fait.

-J’ai envie d’apprendre à connaître les gens ! M’exclamais-je sans véritable raison. Je ne maîtrisais pas encore très bien toutes ces subtilités du langage. Hum… On peut apprendre à se connaître davantage.

J’avais la nette impression que j’avais fait les choses dans le désordre… Enfin, ce n’était pas comme si tout ça, les relations humaines, sociales, les interactions et le reste étaient très claires dans mon esprit. Mais il fallait bien commencer quelque part, non ?

-Je le ferai, j’irai vers les autres. Souris-je cette fois-ci plus franchement.

Jamais avant ce jour on ne m’avait donné de véritables conseils que ce soit sur moi, sur ce que je faisais, sur la médecine… J’avais l’impression que les gens, en général, ne s’intéressaient qu’à ce qu’on pouvait leur apporter d’une façon, ou d’une autre. Mais elle… Elle le faisait gratuitement ? Sans demander de véritable contrepartie ? J’avais un peu de mal à le croire, mais… Tout était possible avec les humains… Il me semblait d’ailleurs en être une preuve vivante. Pouvoir apprendre d’une autre façon… C’était aussi à ça que servait une communauté ? Heureusement que j’étais assez solide néanmoins… J’aurais pu faire une crise d’angoisse en apprenant tout ça…

-Bien… je crois que c’est la communauté qui vit avec moi… pour le moment. Je sais que ma présence a été acceptée… largement… Dis-je pensive. Je suis une Kumojin aujourd’hui… j’ai été promue au grade de chuunin… Ce doit être à moi maintenant de faire en sorte que… les choses changent ? J’ai encore des progrès à faire, sur beaucoup de choses… Mais avec votre aide… Cela devrait aller. Avais-je ajouté avec une certaine assurance.

Et plus notre discussion avançait, plus mes pensées concernant l’intendante que j’avais salement éconduite se dissipait…



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Dim 29 Avr 2018 - 7:57
Apprendre à la connaître davantage… La Tadaoki se demandait bien ce que cela pouvait bien vouloir dire. Qu’avait-elle à apprendre d’elle, si ce n’était que ce masque qu’elle affichait aux yeux de monde, cette hypocrisie qui baignait son existence depuis toujours ? Les questions étaient difficiles et les réponses n’étaient pas spécialement plus plaisantes. Mais elle souriait, doucement, comme pour indiquer que son aînée était sur la bonne voie. Se rapprocher des autres… Encore une réalité qu’elle ne connaissait pas et qu’elle ne voulait pas connaître. L’honnêteté n’était décidément pas sa tasse de thé. Il y avait quelque chose de trop vrai dans la franchise. Quelque chose de trop sincère qu’elle ne souhaitait pas confronter. Sa propre personne lui était inconnue et elle n’était pas certaine que d’avoir envie d’apprendre à la connaître.

Parce que, s’attarder sur ces détails auraient de lourdes conséquences et changeraient complètement sa façon de vivre et de voir la vie. Tout ce qu’elle faisait. Tous ceux qu’elle manipulait. Tout ce qu’elle avait toujours tout fait au nom de ses objectifs, de son propre divertissement, de cet égoïsme dont elle faisait preuve. Elle savait qu’elle ne faisait pas quelque chose de bien, et ce, quand bien même cette échelle de bien et de mal était un concept assez abstrait pour celle qui ne s’était jamais souciée de ce qu’elle infligeait aux autres, allant au rythme de ce qui l’intéressait sur le moment. Elle se jouait des autres, de leur confiance, de leurs sentiments, sans même éprouver de remords à ce sujet. Elle abusait, totalement, ne prenant aucunement en considération la façon dont d’autres pourraient se sentir. Elle ne l’avait jamais fait, après tout. Et si elle prenait un peu plus de temps, maintenant, pour réaliser qu’il y avait peut-être bien quelques personnes qui comptaient à ses yeux, de ces gens à l’importance qu’elle n’aurait jamais cru possible…

Se soucier des autres, de leurs sentiments… Pour celle qui n’avait toujours pensé qu’à elle-même, sans jamais aucune considération pour ces derniers… Voulait-elle seulement apprendre à le faire ? Si tel était le cas, ce serait que d’ouvrir les yeux sur des situations qu’elle trouvait très bien comme elles l’étaient à l’heure actuelle, sans prise de tête et sans question. C’était, du moins, comment elle voyait les choses. Tenter d’être plus honnête, notamment envers elle-même, serait de prendre conscience de quelque chose de particulièrement dérangeant sur lequel elle n’avait aucun contrôle…

- Aller vers les autres pourrait justement t’aider à changer ces choses-là… De mieux t’intégrer au sein de la communauté. Mais surtout, de permettre aux autres d’apprendre qui est réellement Sazuka. Pas seulement la médecin, tu sais. Mais bien toi, celle que tu es.

Hypocrite. Asami se sentait soudainement terriblement mal. Voilà qu’elle lui donnait des conseils sur comment mieux assumer sa personne alors qu’elle-même se voilait la face, parce qu’elle était terrifiée de ce qu’elle trouverait une fois prendrait-elle le temps de se regarder. Ce qu’elle avait fait. Ce qu’elle n’aurait peut-être pas dû faire. Ceux dont elle abusait sans même s’en soucier.

- Félicitation pour ta promotion.

Elle-même ignorait que la sienne était pour bientôt, pour peu que son sensei s’empresse à rentrer au village. S’il rentrait… Elle ne pouvait chasser de son esprit ces quelques idées sombres venant de Rei apparaissant au milieu du palais seigneurial avec l’Homme au Chapeau.

Et Hisao…?

- Je suis désolée.

Encore.

- Je pense que j’ai besoin de repos… Je vais ranger tout ça et sûrement rentrer. Mais ce fut très plaisant que tu viennes me voir, ce matin. N’hésites jamais, d’accord ? Ma porte t’est toujours ouverte.

Elle voulait seulement en finir avec cette discussion alors qu’elle avait l’impression de trop se reconnaître dans le regard de l’Ikeda. Elle y voyait un reflet qu’elle n’assumait pas, celui d’une femme qui s’était perdue au travers ses milles et un masques. Celui d’une femme qui, à force de prétendre, avait oublié qui était-elle, derrière toute cette comédie. Elle se sentait mal. Beaucoup plus qu’elle se l’aurait imaginé. Elle se devait de faire de l’ordre dans sa tête, dans son esprit. Étouffer ce qui venait l’embêter, ce qu’elle avait toujours ignoré jusqu’à aujourd’hui.

Et puis, ce n’était pas faux. Elle avait cruellement besoin de repos. Et les bras de son colocataire offraient un réconfort qu’elle n’avait su trouver ailleurs... Peu importe à quel point cela lui était-il difficile d'admettre, sa présence avait quelque chose de rassurant.
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Dim 29 Avr 2018 - 16:08




Je ne pus dire depuis combien de temps nous discutions, et même si cela paraissait ne faire que quelques minutes, cela faisait en fait pas loin de deux heures. Lorsqu’une chose nous fait du bien, le temps semble souvent arrêté, et lorsqu’on lève les yeux, on se rend compte que ce n’est pas le cas. Malheureusement, il n’y avait rien à faire contre ça, ni jutsu, ni dieux, ni héros ne pourraient le contrôler. Parler avec Asami, et trouver une personne à laquelle je pouvais dévoiler mes états d’âme ; fut comme une libération. Cette femme dont je ne savais pas grand-chose, encore, avait été comme le deuxième flambeau d’une longue série ayant éclairé cette sombre nuit dans laquelle je vivais depuis toujours. Elle ne se doutait pas un instant, enfin, je le supposais, de l’importance qu’avait eu cet échange pour moi, et pour le reste de ma vie.

Parfois de simples mots utilisés au bon moment pouvaient avoir être aussi dévastateurs que vertueux pour une personne, et davantage encore pour moi. Tout ce qu’elle venait de faire pour moi… ne tomberait pas dans l’oubli. Je n’oubliais jamais rien. Et cela me confortait dans ce que je voulais faire et être dans ce village, avec ces personnes. J’aurais du mal à me défaire de mon passé, si c’était bien sûr possible ; et je savais qu’emprunter cette voie ne serait pas facile, que j’en souffrirais encore… Mais avec le temps, ce fameux temps, je saurais l’accepter.

Alors, maintenant… Mon nindo venait de changer. Les personnes, en plus d’être libres de faire ce qu’elles voulaient, pouvaient aussi décidaient de ce qu’elles voulaient être.

-J’y arriverai ! Une nouvelle exclamation, oui, mais cette fois-ci elle avait tout son sens. La Tadaoki venait de me donner une nouvelle motivation ! Ne sois pas désolée. Répondis-je aussitôt. Tu dois te reposer, ordre du médecin. Je vais retourner travailler un peu… Et je ferai de même.

Travailler un peu… J’avais un autre projet en tête pour finir cette matinée et continuer cette journée. Elle avait raison, je ne prenais pas assez soin de moi et bientôt, cela changerait. Maintenant il ne me restait plus qu'une chose à faire : affronter tous ces sentiments qui meurtrissaient mon cœur et mon âme... Chose que je n'aurais jamais fait avant.

J’allais partir, mais avant ; je fis le tour du bureau et donnai un baiser innocent sur la joue de la jeune femme. Un simple remerciement, sans doute. Puis, je fis demi-tour pour rejoindre la porte. Et tournai une dernière fois vers Asami, un peu plus souriante qu’à mon arrivé.

-Tu es une bonne personne à mes yeux, Asami… Prends soin de toi, laisse à tes blessures le temps ; et… Je passerai contrôler. Avais-je conclus en sortant du bureau.



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Trois jours, deux nuits (T. Asami)

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