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Les Héros de Kaze [Libre]


Mar 17 Avr 2018 - 13:02
Osait-il réellement y croire ? Pourtant, tout indiquait qu’ils avaient réussi. La monstrueuse masse de sable s’était dégrossée, jusqu’à se voir aspirer totalement par l’Autel. Même son chakra, transféré comme il le pouvait dans le grand Fûinjutsu, avait fluctué à mesure que le Dieu du Désert avait été rescellé. C’était donc vrai : ils avaient réussi.

Loin de vouloir se reposer sur ces lauriers-là, le Sedani continua de maintenir une attention extrême dans ce qu’il faisait. Il était hors de question de prendre le moindre risque envers cette créature, qu’importe sa nature. Mais aussitôt qu’elle avait été complètement scellée, tous ceux qui avaient investi du chakra en continu dans le sceau purent se rendre compte que soudain, tout était devenu plus facile : la quantité de chakra à fournir, l’équilibre du Fûinjutsu… Eviter que le monstre se libère totalement et sceller ce qui en était sorti furent des exercices bien plus ardus que celui de simplement d’équilibrer le Fûinjutsu.

Mais là encore, le Fils de Kaze attendit de voir le Kumojin ramener un autre des prêtres rouges pour se laisser enfin du repos. Ainsi, lorsque le Meikyû du Premier Cercle remplaça Ketten, ce dernier tituba un peu en reculant. Puis il trébucha. Toute la fatigue de son combat contre l’Impératrice, et contre ce Dieu du Désert, retombait. De quoi lui arracher des soupirs, mais également un sourire. D’innombrables souvenirs lui revinrent en mémoire.

« Toi… »

Il s’adressait directement au Kumojin aux tatouages laissant penser qu’il pouvait être un Meikyû, tandis qu’il se relevait. Son rictus avait disparu, Ketten ayant compris que la situation n’était pas devenue simple pour autant. Il s’approcha de son compère, lui aussi héros de cette bataille.

« Ton intuition était la bonne. Sûrement que sans toi, cette… Il hésita, chose aurait replongé ce pays dans le chaos d’il y a plus d’un siècle. Je t’en serai reconnaissant à vie. »

Même s’il avait émis des doutes, principalement sur le fait qu’il appartienne à un village caché de shinobis – lui qui avait pu voir comme les Iwajins, par exemple, pouvaient s’être comportés – ces derniers s’étaient aussitôt dissipés. Ce Kumojin avait observé, réfléchi et agi dans des circonstances défiant l’entendement humain. Seul, Ketten savait qu’il n’aurait rien pu faire. Alors qu’importe d’où il venait…

Le Fils de Kaze tendit la main à son interlocuteur, en signe d’amitiés.

« Je m’appelle Sendai Ketten, je suis un Fils de Kaze. »

Spoiler:
 
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Mar 17 Avr 2018 - 13:29
Ils avaient réussi. L’alliance éphémère entre rebelle, serviteurs et village caché avait réussi à sceller cette chose. Shoran n’avait pas participé à ce rescellement, mais il avait ce qu’il pouvait pour affaiblir au maximum ce démon de sable. Qui était-il ? Le nécromancien de Kumo, désormais Héros de Kaze, ne connaissait rien des contes de ce pays. Il était naturel pour lui de se poser des questions. Exténué, Shôran était allongé à même le sol et regarder le ciel bleu et dégagé, la chaleur venant à être presque insupportable pour un garçon n’y étant pas habitué.

Après quelques instants de repos, le chuunin se releva et s’en alla pour rejoindre le reste de la délégation kumojine : Raizen et Shikarai. Même s’ils avaient réussi à sceller ce démon, la mission avait été un échec et elle n’etait pas forcément finie. Un Kazejin s’approcha de Raizen, le remerciant de son idée.

Faisais-tu parti de la rébellion, Ketten, fils de Kaze ?

Demanda-t-il. Quelles étaient les consignes concernant ces rebelles ? Kumo devait-il s’en préoccuper ? Les questions taraudaient l’esprit du Nécromant, il pouvait combattre mais pas bien longtemps. Il n’en avait pas la force.

J’imagine que ce démon est celui qui était à l’origine de cette tempête de sable autrefois ?

Si cela était donc le cas, les Asaara étaient donc innocents.

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Mar 17 Avr 2018 - 14:44

Raizen n’en croyait pas ses yeux. Il était du genre à réfléchir et agir en plein milieu de l’action et non en dehors, pourtant, jamais il n’aurait cru que plusieurs individus le suivraient dans cet élan de désespoir. Sa théorie se tenait, mais beaucoup trop de facteurs inexpliqués étaient possiblement en jeu pour qu’il puisse avoir la certitude de pouvoir sceller un tel énergumène. Pourtant, c’est ce qui se produisit, transformant ainsi l’effort collectif en l’ultime action pour sauver Kaze no Kuni. Sans quoi, la bête aurait probablement été relâchée et contrôlé par l’homme au chapeau et sa troupe. Après tout, Raizen avait été aux premiers avant-plans lors de son affrontement avec Mamushi et savoir qu’elle pouvait contrôler n’importe qui ou n’importe quoi à l’aide de sa voix était une manière directe de s’accaparer d’une arme monstrueuse apte à détruire tout un village.

Titubant, Raizen regarda autour de lui alors que ses sens étaient tous en état d’alerte. Ce n’est qu’à ce moment qu’il aperçut un homme qu’il croyait avoir vu débarquer de nulle part lors de l’exécution de Katenshado. Il ne se souvenait pas exactement du rôle qu’il avait joué puisqu’aussitôt, Shikarai l’avait empoigné pour le sortir de la situation. Était-il un rebelle ? Il ne le savait guère, mais Shoran semblait toutefois avoir vu la même chose que lui. Toutefois, par sa manière de se présenter, Raizen pouvait voir qu’il était en quelque sorte comme lui, un fils de Kaze, qu’il soit rebelle ou pas.

-Je comprends mieux pourquoi les prêtres rouges continuaient de prier malgré la catastrophe maintenant.

Lançant un regard du coin de l’œil aux prêtres Meikyû toujours vivants, il poursuivit en réfléchissant à ce qu’il avait dit. Quelque part, il comprenait de plus en plus ce mouvement rebelle qui avait mené Kumo à sa perte. Semblait-il que son père en savait davantage pour avoir lutté en faveur de l’ouverture du clan et de ses pratiques aux autres .

-Mon intuition était peut-être bonne, mais c’est grâce à ta voix que les autres ont décidé de mettre leur vie en danger pour tenter dans un ultime effort de sauver Kaze no Kuni. Sans une prise de risque de tous, nous étions tous morts.

Ayant un léger rictus cynique à cette idée, le kumojin ressentait encore l’adrénaline du moment. Raizen avait eu la chance de voir le sceau se briser devant lui. Ainsi, il avait eu un coup de pouce lié au fait que toutes les pièces du puzzle avaient été rassemblées devant lui, ne lui donnant ainsi que le rôle de les remettre en place pour coordonner la clé de sauvetage.

-Je suis Raizen, Meikyû Raizen, fils de Kaze et Kumojin.

Bien que Raizen aurait pu se contenter de se présenter sous sa contrée d’origine, sa double nationalité faisait tout de même partie de son identité. Ainsi, il devait revêtir la bannière de Kumo avec fierté, surtout qu’indirectement, il envoyait le message que les villages cachés n’étaient pas que des villages aux envies destructrices. Illustrant ainsi ce message dans une fière poignée de main, il remercia l’aide précieuse que lui avait procurée le Sendai.

-Par contre, cette attaque n’était qu’à mon avis un avertissement des réels dangers qui arrivent.

Ne voulant pas forcément être pessimiste, Raizen cherchait désespérément du regard Mamushi pour finalement ne la trouver nulle part.

-Quelqu’un aurait vu une jeune femme qui était attachée ? C’est celle qui a tenté de libérer la bête et tout semble indiquer qu’elle était en mesure de la contrôler.

Ne s’arrêtant pas, Raizen tentait d’utiliser ses dernières forces pour ne pas oublier un seul élément important. Après tout, il avait presque puisé l’entièreté de sa réserve de chakra. De ce fait, il tenait le coup, mais à tout moment, son corps pouvait l’envoyer faire de beaux rêves, chose qu’il voulait éviter à tout prix.

-Il faudra trouver un moyen de protéger le sceau en permanence...

Chancelant, un de ses yeux se ferma alors qu’il avait toujours le Sendai dans son champ de vision. Cet homme l’intriguait légèrement, surtout vu l’affiliation que portait son nom de clan. Raizen en avait vaguement entendu parler, mais là n’était pas le moment pour satisfaire sa curiosité, il devait s’assurer que tout le monde était sain et sauf.

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Mar 17 Avr 2018 - 18:55
Rapidement rejoint par un autre Kumojin, le vis-à-vis de Ketten semblait bel et bien soulagé à l’idée d’avoir réussi à sceller, une nouvelle fois, ce démon dans l’Autel. C’était une victoire collective. Mais, si ce probable Meikyû semblait bien amical, ce n’était pas forcément le cas de son compagnon, qui cherchait tout de suite à savoir si le Fils de Kaze faisait partie de la rébellion. Comme s’il s’agissait d’un problème, maintenant que la supercherie du Premier Cercle avait été révélée…

« Non, j’étais néanmoins venu pour en apprendre plus. Mais j’ai toujours été un fervent opposant au Premier Cercle, il pointa du doigt le grand Autel, seule ruine intacte du temple, justement pour ça : un pouvoir qui sacrifie ou esclavage une partie de son peuple depuis des décennies sur un mensonge doit être renversé. »

Etant toujours dans une fière vérité, Ketten ne se désengageait pas de ses convictions. Comme lorsqu’il avait eu à combattre avec une Iwajine, au départ opposée à lui, il n’y avait rien qui aurait pu le faire mentir ou jouer fine pour de tels enjeux. L’Histoire de Kaze no Kuni et la justice, il n’y avait rien de plus important pour lui.

« Est-ce que c’est vraiment cette créature qui a créé la tempête de l’an quarante, je ne sais pas. Mais en étant gardée à l’abri des regards par l’Impératrice et le Premier Cercle depuis si longtemps, cela prouve que les Asaara et tous ceux qui ont tenté de leur rendre justice… étaient innocents. »

Il s’était enfin présenté. Meikyû Raizen, qui était donc originaire de ce pays ou en tirait au moins ses racines. Voilà qui expliquait bien des choses, y compris ses tatouages si particuliers et quelque-part si familiers auprès du Sendai. Mais il parla d’une femme, qui aurait pu être qui avait déclenché la libération du Dieu du Désert. Tandis que, comme le shinobi des Nuages, il regardait un peu partout, Ketten fit comprendre à quelques Kazejins alentours d’eux aussi la chercher. Ils s’exécutèrent, non pas parce que le Sendai avait une quelconque autorité sur eux, mais tout simplement parce que la situation l’exigeait. L’heure était à l’union.

« Tu as raison. Protéger ce sceau devra toujours être notre priorité. Mais lorsque j’y ai déversé de mon chakra, j’ai senti qu’il y avait certaines parties inaccessibles. Ce sceau a-t-il été conçu par les Meikyû ? Ca expliquerait bien des choses… »
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Mar 17 Avr 2018 - 21:38
Les Héros de Kaze
Le silence après le sang - Eirin

Pendant de très longues secondes, la Hoshino ne bougea pas, malgré les cris, les hurlements, les tremblements de la terre malmenée. Pendant de très longues secondes, elle resta à l’affût, son katana déjà dégainé. Et puis l’enfer laissa place au silence d’un calme presque surréel. Eirin fronça les sourcils en sentant la puissante masse de chakra se réduire, de plus en plus vite alors que les cris se mouraient, alors que le sable cessait de frapper toute la capitale. Si la situation était rassurante aux premiers abords, Eirin ne cessa en rien ses efforts de détection, car c’était toujours quand la victoire semblait attrapée, saisie, qu’elle finissait par glisser entre les doigts des téméraires et optimistes.

L’opaline jeta un regard à l’homme à terre, avec un peu de chance et grâce aux soins de Sakuya, il s’en sortirait sans aucune séquelles sinon quelques cicatrices guerrières. La jeune femme soupira, passant sa main dans ses cheveux pâles avant de se retourner définitivement vers sa cousine tant aimée. “J’ignore si c’est fini. Si je peux considérer que ce pays ne mettra plus ta vie en périls. C’est pour cela que je te le demande, Sakuya. Ne me fais plus jamais ce genre de coups.” D’un pas rapide, la samouraï s’approcha de celle qui, quelques années auparavant, lui avait également sauvé la vie. Les bras de l’opaline se refermèrent sur la douce et si vive Sakuya, pour éteindre cette âme qu’aimait tant Eirin. Un petit soleil, bien plus adorable que les flammes que la samouraï aimait tant utiliser.

Il fallut quelques secondes avant que la jeune femme ne décide de lâcher la médecin pour la laisser respirer. Se détournant et s’approcha de l’encadrement de la porte, le silence devint enfin visible. Dans les rues, le sable s’était accumulé, formant de petites dunes alors que les volets fermés signifiaient quelques vivants prêts à se protéger. D’autres maisons en revanche ne montraient plus aucun signe de vie et Eirin se souvient. De ces enfants hurlant de douleur suite aux attaques de la maudite impératrice, des morts tranchant quelques Kazejins, certains armés, d’autres non. Un soupire s’échappa d’entre les lèvres d’Eirin avant qu’elle n’ajoute “Tu peux m’accompagner, mais sois sur tes gardes. Le Kazajin serra en sécurité ici de toutes manières et s’il se réveille, je ne doute pas qu’il tentera de nous rejoindre.”

D’un pas décidé mais assuré, l’opaline sortit, à quelques mètres des escaliers du temple. Si la fatigue commençait à se faire ressentir, Eirin grimpa les marches rapidement, deux par deux. Son regard traînait sur le sable rougeoyant, sur des mains sortant des dunes, celles des cadavres, des soldats tombés sur un Kami en fureur. Les seuls visages qu’elle reconnut étaient ceux des vivants… Tant mieux, d'une certaine manière. S’approchant du petit groupe, la samouraï ne semblait pas abattue. Ce n’était pas une victoire, il n’y avait rien de joyeux dans cette journée. Elle les écouta, avant de sortir de son silence, rajoutant simplement. “J’ignore si ce pays désire garder un Kami enfermé, mais nul doute que sa rage réveillée quelques instants saura réveiller celles de ses frères.” Des légendes entendues, des croyances propres à chacun… Mais Eirin se doutait que les autres élémentaires finiraient par se réveiller.

Sur un ton moins sombre, la jeune femme du fer s’adressa au Sendai, celui avec lequel sa lame avait combattu quelques minutes auparavant. “Votre ami ne connaît pas encore l’autre monde, il est à l’abri parmi les vivants. Si vous le désirez, moi et ma cousine vous emmèneront auprès de lui.”

L’Asaara transpercé ne connaîtrait pas la mort de suite. Mais un homme l’avait déjà rencontrée. Sans un mot de plus l’opaline s’éloigna, tournant le dos aux vivants pour se rendre là où un homme avait été terrassé. Malgré le sable, sa dépouille restait partie visible. Sans un bruit, la jeune femme approcha et s’accroupit, observant l’homme déjà parti. Dans une douceur si rare de la part de la flamboyante samouraï, elle dégagea le sable incrusté dans la peau du visage du Yuki. Pas besoin de fermer ses paupières déjà closes depuis si longtemps… Eirin se contenta de libérer son visage des mèches de cheveux collées par la sueur. “Tu avais beau être insupportable… J’espérais te faire découvrir les montagnes de mon monde. Repose en paix, Yuki Eiichiro.”

Elle n’avait pas la force de le transporter dignement. En vérité, elle ne connaissait pas vraiment le guerrier trépassé, ignorant où il aurait aimé voir son corps terrestre rejoindre la terre. Doucement, elle manipula la carrure sèche du Yuki, retirant son manteau si connu avant de le plier sur ses genoux. Il avait fui Kiri, il avait trouvé Iwa comme refuge avant de se faire dévorer par Kaze.

Fermant les yeux, la samouraï se laissa aller à quelques souvenirs, ne sentant rien d’autre sur son visage, que la légère brise de ce pays, et l’odeur de la mort.

Résumé:
 



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Mer 18 Avr 2018 - 2:28

Intéressant se contenta de penser Raizen tandis que le Sendai faisait clairement part de sa prise de position. Tout comme lui, tous deux étaient contre les pratiques du premier cercle, les jugeant néfastes tant pour la population que la progression. Certes, ils avaient probablement des motifs différents motivants leur position respective. Toutefois, il demeurait sur la même longueur d’onde que ce personnage qui avait su motiver les troupes. Or, le plus intéressant fut la mention spéciale par rapport au sceau. Arquant un sourcil, Raizen se mit à réfléchir puisqu’il n’avait pas vraiment eu la chance de ressentir une quelconque résistance. Au contraire, l’espace d’une seconde, il avait eu l’impression que ses sceaux résonnaient sur une longueur d’onde similaire à celle du sceau.

Restant muet pendant sa réflexion, une femme joignit l’action en déblatérant des propos curieux comme intéressants. Il était vrai que les possibilités qu’une bête du genre ne soit pas seule étaient fortes. Après tout, il y avait des légendes parlant de calamités. Dans toutes les légendes, elles avaient plusieurs formes, plusieurs noms, mais elles revenaient généralement au même, ayant été transformées à travers le temps et à travers les divers peuples. En bref, cette journée n’était pas vraiment réjouissante. Riche en information certes, mais ce n’était que le début de quelque chose de plus gros, quelque chose de plus grand qu’ils ne l’osaient l’imaginer.

-Tout dépendra réellement de la manière dont les autres ont été scellés s’il y a lieu.

Repensant toujours au sceau, Raizen jeta son regard sur la structure de celui-ci. Il ressemblait certainement à un certain degré à la partie résistance de son sceau. Or, sa complexité était différente. Ne perdant pas sa signature Meikyû, ce sceau était un vrai chef-d’œuvre qu’il prendrait le temps d’étudier une fois libre. Or, il y avait certaines choses plus importantes à prendre en considération.

-Il est fort possible que le sceau Meikyû ait résonné avec les sceaux que je possède. Il faudrait que j’en discute avec les prêtres s’ils se prêtent au dialogue, mais c’était bel et bien 4 Meikyû qui entretenaient le sceau et il est fort possible que la force des ancêtres soit nécessaire pour accéder pleinement aux capacités du sceau...

Fixant son bras droit, Raizen se disait qu’il y avait probablement une facette de ses sceaux qu’il devait encore découvrir. Après tout, son intuition s’alignait totalement vers la possibilité qu’il n’ait toujours pour relâcher la vraie force qui était enfermée dans ceux-ci. Si le temps d’un moment il arrivait à relâcher l’entité qui était scellée pour la laisser le posséder, que se passerait-il ? Curieux, il se retourna pour interpeler la femme qui faisait le deuil d’un homme qu’il avait connu le temps d’un combat. Se dirigeant calmement pour les rejoindre, il ajouta quelques mots.

-Il a livré un beau combat.

Avalant sa salive, il constatait que la mort aurait pu frapper n’importe qui parmi eux. Or, elle avait choisi de frapper l’Iwajin , chose qui ne pouvait être changée.

-Par contre, lorsque vous parlez de l’autre monde, à quoi faites-vous référence ? Pensez-vous que ces bêtes sont enfermées dans une dimension parallèle avec les esprits ?

Fixant celle-ci, il était curieux, surtout qu’elle venait de faire référence à l’autre monde. Y avait-il un moyen de connecter les ancêtres qui vivaient dans un autre monde à celui-ci ? Cette question risquait d’être capitale pour le Meikyû qui était d’un naturel trop curieux pour son propre bien surtout si le fuinjutsu était le lien entre deux dimensions.

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Mer 18 Avr 2018 - 14:01
Il avait raison. Et puis, après ce qu’il venait de vivre, Shoran n’avait clairement pas envie de provoquer un enième combat même si.. techniquement, ils étaient supérieurs aux rebelles Kazejins. Mais non, ou plutôt pas aujourd’hui. Le necromancien était contre un combat alors il préféra discuter. De ce qu’il comprenait, Raizen venait d’ici et cet homme, Ketten, venait également de Kaze. Le chuunin écouta à moitié leur discussion, son regard voyageant autour de lui. En plus de la femme qu’il avait mentionné, celle aussi qu’il avait amené jusqu’ici pour le sacrifice avait disparu. Décidément, ce n’etait pas du tout leur journée.

Et, Katenshedo a disparu également.

Même si pour le coup, son sacrifice ne devait pas avoir lieu. Ce qu’elle avait fait ne devait pas rester impuni aux yeux du Necromancien. Shoran se promettait de la retrouvée au plus vite, son clone lui transmis alors ce qu’il se passait au même moment avec Yasei Tadao. Ce dernier avait tenté de se suicider, quel idiot vraiment.

Posant son regard sur Raizen, puis Ketten et l’Iwajine présents autour de lui, il soupira. La délégation kumojine allait devoir rentrer au pays et faire leur rapport sur tout ce qu’il s’était passé.

Nous allons devoir rentrer et en informer au plus vite le Raikage.

Évidemment, ce serait à Shikarai de faire son compte rendu. Mais, Shoran devait dire de son côté qu’ils avaient eu Tadao.

Que comptez-vous faire concernant Kaze ?

S’adressant au Sendai.

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Jeu 19 Avr 2018 - 18:42
Se relevant mollement, Etsuko s'appuya à un mur, posant fébrilement sa main sur un mur. Que s'était-il passé ?.. Tout était si flou dans sa tête.

Elle courait à travers les rues, fuyant le bordel ambulant qui avait été provoqué d'un seul coup suite à l'attaque de la Grande Prêtresse. S'arrêtant dans une rue, elle découvrait plusieurs personnes avec elle dont des Iwajins. Après quelques mots, elle se retrouvait en mauvaise position, puis après le discours de Sakuya, bien plus habile que le sien, la paix à nouveau. Elles avançaient ensemble, Takumi devant, Tenmei un peu derrière. Un déblayage efficace et des sauvetages de civils à la chaîne.

La jeune fleuriste porta sa main à la tête. Elle avait mal, ça résonnait encore. Elle ne voyait pas grand chose, quelques grains sable flottant encore dans l'air. Elle se mit à tousser, crachant alors une petite gerbe de sable qui avait réussi à s'infiltrer dans sa bouche. Se concentrant à nouveau, elle essaya de se remémorer la suite des évènements.

Elles avaient conclu avec Tenmei qu'il valait mieux partir, sans quoi leur vie serait en danger face à une Takumi déchaînée. Elles s'étaient donc dirigées à la recherche d'autres Iwajins, Sakuya partant un peu devant, plus rapide et forte que la frêle demoiselle de dix-neuf ans. C'est un énorme panache de sable qui les fit cependant dévier leur route vers le temple. Arrivant sur place avant elle, Sakuya avait directement commencé à agir. Etsuko quant à elle arriva au moment où le monstre sortait du torrent de sable. Une créature immense, bien trop grande pour qui que ce soit puisse le vaincre. Enfin, elle était en bon état, elle pourrait certainement aider à sauver des vies en retenant le Dieu du Désert. S'avançant donc en courant pour se préparer à faire quelques mudras afin de protéger les shinobis plus proches qu'elle du danger, ceux qui risquaient de se faire tuer d'un seul coup. Mais elle n'eut le temps de faire qu'une dizaine de pas en sa direction lorsque le monstre se mit d'un seul coup en mouvement, hurlant et frappant avec une puissance destructrice. La dernière chose qu'elle entrevit avant d'être repoussée avec puissance jusqu'à un mur d'une bâtisse non loin fut son sensei, Eiichiro, qui se préparait à attaquer le Dieu du Désert.

Ainsi, elle était venue là simplement pour se faire assomer contre un mur, n'être juste qu'un poids... C'était horrible comme sensation, cette impuissance chronique dont elle ne pouvait se débarasser. Elle voulait être forte mais elle en était incapable. Elle se redressa finalement, crachant les derniers grains de sable qui l'avaient empêcher de hurler avant qu'elle ne s'assome toute seule, sa tête résonnant encore un peu après ce choc qui l'aurait tuée si elle avait été plus près de la créature qui avait maintenant disparu.

Cherchant autour d'elle, elle vit Sakuya qui semblait s'en être tirée, elle remarqua également quelques shinobis qui discutaient non loin avant de remarquer une jeune femme s'éloigner d'eux. S'approchant, elle la vit se pencher puis parler à quelqu'un à moitié enfoui dans le sable. Une fois plus près encore, elle remarqua avec un frisson de peur qu'il s'agissait de son dirigeant d'équipe.

« Eiichiro-sensei... »

Elle n'osa plus avancer, voyant que la jeune femme s'occupait déjà de son cadavre, car elle l'avait désormais bien compris, il était mort. Il était pourtant bien plus fort qu'elle, bien plus résistant. Comment avait-il pu succomber, quand bien même face à un tel monstre, alors qu'elle avait survécu, sans aucun doute grâce à sa chance, mais tout de même... Baissant un peu la tête, elle demeura pensive, immobile, ne sachant plus trop que faire. Elle avait perdu son chef d'équipe alors qu'ils n'avaient même pas eu le temps de faire une mission ensemble, elle n'avait pas la moindre idée d'où étaient ses deux autres camarades, qu'allait-elle devenir ? Recommencerait-elle à son point de départ ?
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Dim 29 Avr 2018 - 16:21
Meikyû Raizen était définitivement investi dans tout cet épisode lié à sa terre d’origine. Il était plaisant de voir que même parmi les villages cachés, pourtant loin de se montrer sous leur meilleur angle, il y avait des hommes et des femmes prêts à tout pour défendre la collectivité. Bien sûr qu’il ne pouvait oublier les décisions hâtives et désobligeantes de certains, comme pour la Lame Ardente, ni écarter que l’aide de certains avait été motivée par l’instint de survie… mais Ketten croyait fermement qu’il y avait parmi ces gens-là de véritables héros. Et sans cela, comment expliquer qu’avec toutes les crises de ces dernières années, les villages cachés qu’étaient Iwa, Kiri et Kumo étaient toujours debout, érigés en monopole du monde shinobi ?

Raizen faisait assurément parti de ces derniers. Le Sendai s’était lié de sympathie avec lui, c’était chose certaine, mais là encore, tout avait ses limites… tout comme son idée de dialoguer avec les prêtres rouges.

« Cela va être difficile, ce sont les Prêtres Rouges. Des hommes ou des femmes qui ont tenté de trahir le Premier Cercle mais dont les talents étaient bien trop précieux pour qu’ils soient sacrifiés. On les a torturé et conditionné pour qu’ils ne soient plus que l’ombre d’eux-mêmes, en plus de leur couper la langue pour éviter qu’ils communiquent. Si tu dois apprendre quelque-chose, ce ne sera pas d’eux. »

Il soupira et jeta un nouveau regard vers les fameux prêtres rouges. Des prêtres pour la religion fanatique que représentait le Premier Cercle, et rouge comme la couleur de leur sang versé pendant des mois de torture. Toutes ces informations, Sendai Ketten les tenait de son père, qui avait longtemps servi le Premier Cercle avant de tomber éperdument amoureux d’une esclave. Et dire qu’aujourd’hui, des années plus tard, il avait enfin réussi à les venger. L’Impératrice Shima était morte, et il n’avait pas encore le temps d’y penser réellement.

Mais comme si le destin voulait le lui rappeler, la jeune Samouraï d’Iwagakure no Satô s’était rapprochée de lui, pour lui donner de bonnes nouvelles concernant Amagai. Il poussa un soupir, marquant son soulagement.

« Ca ira, je vais le laisser se reposer. Merci, mademoiselle. »

L’autre Kumojin avait parlé de Kâtenshêdo, nom qui demanda quelques instants à Ketten pour qu’il se souvienne. C’était elle qui aurait dû être exécutée en premier aujourd’hui, si tout s’était passé comme prévu. Mais la rébellion avait changé la donne.

« Kâtenshêdo, je ne l’ai jamais connue personnellement. Je ne sais rien des crimes qu’elle a commis contre Kaze, mais il y a fort à parier qu’elle n’a fait que se rebeller contre l’Impératrice. Et si c’est le cas, alors elle ne sera plus considérée comme une criminelle, pour les Kazejins. Quant à mon pays… »

Il esquissa un sourire. La situation avait beau rester complexe, c’était par ce genre de questions extérieures qu’il prenait peu à peu conscience, réellement, que son pays était sauvé.

« … je ne sais pas ce qui va lui arriver. Maintenant que le Premier Cercle appartient au passé, j’imagine qui lui faudra une nouvelle organisation, un nouveau chef. Je ferai en sorte de le servir, et de servir mon peuple. »

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Dim 29 Avr 2018 - 19:20
« Mais pour qui il se prend celui-là?
Reste calme Soeur. Ce n'est pas le temps de provoquer un nouveau conflit.
Il bafoue notre Mère et son Cercle, je vais le - »

Les deux Soeurs étaient demeurées à l'écart du groupe pendant tout ce temps, observant et écoutant ce que ces fameux "Héros" racontaient. Mais alors que la Soeur d'or s'était avancée pour ce dévoiler au groupe, sa cadette avait déposé sa main sur son épaule pour l'empêcher de commettre une erreur. La Soeur d'argent avait toujours été la plus raisonnée des deux jumelles, encore plus en période de grande tristesse comme c'était le cas présentement. Elles n'avaient pas été impliquées dans les agissements de leur bienveillante Impératrice, mais elles se devaient de la pleurer tout de même, celle qui leur avait tout donné dans la vie et qui les avait élevés comme si elles étaient ses propres enfants. Comme si elles venaient littéralement de se matérialiser du néant, les deux gardiennes apparurent dans le champ de vision du groupe, de derrière les restes de l'une des colonnes du temple.

« Le Premier Cercle n'appartient pas au passé. Tant que ma soeur et moi marcherons les étendues désertiques du Kami, le Cercle vivra. »

La Soeur d'argent était peut-être la plus calme des deux, mais ce n'est pas pour autant que ses paroles n'étaient pas tranchantes. Sa vie durant elle avait servi avec sa soeur le Premier Cercle, l'organisation responsable du maintien de l'ordre et des traditions à Kaze. Si ce n'avait pas été de son travail et de celui des autres, le peuple que le Sendai voulait si désespérément sauvé n'existerait probablement plus aujourd'hui.

« Le Cercle a été corrompu par l'influence d'un démon, un homme que vous avons pourchassé par-delà l'océan...Nous ne savions pas que ses ténèbres s'étaient posées sur notre grande Impératrice. »

Aussi bienveillant il avait été, l'ébène reconnaissait les fautes du Premier Cercle, elle n'était pas aveugle après tout. Mais pour sa soeur, et pour le bien commun, elle avait décidé de fermer les yeux. En prononçant ses dernières paroles, sa soeur ainée la foudroya du regard. Plus pragmatique, et moins sensible, que sa cadette, la Soeur d'or n'avait jamais bronché face aux ordres parfois impitoyables de son ordre et de son Impératrice.

« Votre Rébellion s'est battu pour libérer le désert de cette corruption, même moi je dois vous en remercier...Mais sans une autorité bienfaitrice qui le protègera de son influence? Qui gardera le Démon des Sables? Sans le Premier Cercle, le désert nous aurait tous engouffrés il y a deux cent ans.
Si tu veux servir le désert et son peuple, Fils du Désert, alors aide-nous à rebâtir le Cercle.»

Si jusqu'alors les Soeurs gardiennes avaient porté toute leur attention sur Sendai Ketten, elles se détournèrent finalement vers le reste du petit groupe. Leur regard s'arrêta plus longuement sur le Meikyu, originaire de cette contrée, peut-être comprendrait-il l'importance de la décision à prendre. Les autres, bien qu'étranger, s'étaient battus dans cette dernière bataille avec courage et férocité, les deux Soeurs gardiennes le reconnaissaient. Sans cette intervention extérieure, le Dieu du désert aurait été relâché...Le sors de Kaze était entre les mains de ce petit groupe.

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Lun 30 Avr 2018 - 3:52
Écoutant longuement les propos du Sendai, Raizen était curieux d’en savoir davantage sur son avis. Après tout, celui-ci venait d’apporter plusieurs éléments importants que Raizen prenait le temps de pondérer. Il était vrai que le premier cercle avait commis de nombreux abus. Y allant de sacrifices et de choses immondes, tant de malheur avait été causé par ceux-ci. Or, derrière tout cela se cachait quelque chose de réel, comme quoi même dans le manque de connaissance pouvait se trouver un motif pertinent. Basé sur un faux culte, cette organisation avait conditionné plusieurs à les craindre, édifiant ainsi une société religieuse qui attribuait leur comportement à la crainte. Mené par la peur, le peuple avait suivi, marché et survécu. Or, il y avait désormais une possibilité de fuite et une possibilité nouvelle pour les habitants de Kaze no Kuni.

Ce pour quoi le père de Raizen s’était battu à l’intérieur du clan Meikyû et probablement à l’extérieur était pour une fois à portée de main. Or, son père avait-il vraiment raison ? Étant du genre à vouloir éclater les barrières et tout ouvrir pour permettre l’évolution, Raizen se demandait si le peuple était vraiment prêt à sortir de cette terreur qui les avait conditionnés à vivre d’une manière précise. La religion occupait une place excessivement importante et après avoir vu une bête aussi dangereuse, la population risquait d’être confuse. Était-ce une bonne chose d’imposer l’arrivée d’un souverain ? Raizen n’en était pas certain. Bien que d’accord avec la nécessité de restructurer le tout, les éléments qu’apportèrent soudainement deux sœurs qui semblaient manifester un grand intérêt envers le premier cercle vinrent brouiller les cartes.

Arquant un sourcil, Raizen écouta leurs paroles et ce qu’elles avaient à dire afin de faire pencher la balance. Apprendre qu’un homme avait perverti le premier cercle était un élément clé et important à prendre en considération. Or, ce genre d’excuse était-il suffisant ? Sachant pertinemment qu’il était en présence de deux partis totalement opposés, Raizen percevait clairement l’arbitrage qu’il lui serait forcé de faire. Mieux placé que les autres, il se devait de se manifester. C’était une nécessité et plus fort que lui. En l’honneur de son village natal et à la mémoire de son paternel, il s’avança en baladant son regard vers Ketten avant de regarder les deux sœurs.

-Je suis heureux d’apprendre que le premier cercle a été victime de corruption et qu’à la base, ce n’était pas un culte aussi violent et néfaste. Par contre, j’aimerais savoir qui était cette fameuse personne.

Paraissant rassuré, il avait presque l’air de pencher vers le premier cercle même s’il se demandait qui était le fautif. Après tout, en l’absence d’eux, qui préserverait le sceau ? Les Meikyûs occupaient une place importante dans la protection d’un tel sceau et cette bête du désert ne pouvait être relâchée aussi facilement. Malgré tout, l’avis du Meikyû était différent, voire même nuancé.

-Par contre, je suis d’avis que le pays a besoin d’un renouveau et d’un nouveau vent de changement.

Ne baissant pas son regard, son raisonnement était logique.

-Avec la rébellion qu’il vient d’y avoir, il est clair que le peuple de Kaze ne sera pas prêt à refaire confiance au premier cercle qu’il reprenne le pouvoir ou pas. Certes, ce serait possible de reprendre le contrôle et de mener une campagne visant à laver le nom de l’organisation en utilisant le Dieu du Désert comme principal ennemi. Après tout, pour séduire la population, il faut un ennemi quelconque contre qui la population peut se liguer et s’unir.

Ne délaissant aucunement son regard du Sendai ni des deux sœurs, Raizen termina sa pensée.

-Par contre, je pense que Kaze a le besoin d'évoluer. Il faut un renouveau pour l’aider à renaître du sable sous lequel il était enterré. En voyant la vérité, la population risque d’être confuse et c’est le moment idéal de reprendre contrôle de la situation.

Rien n’était noir ou blanc et il comptait s’assurer de leur faire comprendre la situation.

-La vérité, c’est que le peuple risque difficilement de croire au cercle rouge surtout que le Dieu du Désert est scellé par un fuinjutsu qui ne nécessite pas réellement de sacrifice mis à part du chakra et des meikyûs. Par contre, établir un nouveau gouvernement qui ne saura pas maîtriser ce sceau potentiel est d’autant plus dangereux.

Il fallait prendre l’ensemble de la situation. Raizen ne pouvait ainsi pas totalement accorder tout le contrôle à l’un ni à l’autre même s’il était d’avis que le premier cercle devait disparaître.

-Je pense qu’il faut détruire les fondations actuelles pour les rebâtir en redonnant le pouvoir au peuple de manière contrôlée. Il faut que les Kazejin aient l’impression de progresser. C’est un besoin qu’ils auront et si vous aimez réellement cette Terre, vous devrez travailler d’un commun accord pour mener à bien cette reconstruction tout en préservant le Dieu du Désert enfermé.

Raizen hésitait à le dire, mais il fit sachant pertinemment qu’il finirait par le regretter s’il restait silencieux.

-Cette bête doit rester enfermée et le nouveau dirigeant sera bel et bien le cadet du souci des habitants si le Dieu du Désert se réveille encore. Le cercle devra donc être détruit, mais devra tout de même être refondé différemment pour protéger en quelque sorte ce sceau d’un commun accord avec le régime qui dirigera la population de Kaze. C’est ce que je considère la meilleure solution surtout que la population aura en quelque sorte besoin d’une tête d’affiche pour représenter tout cela, une figure héroïque en qui elle s’identifie et est prête à faire confiance.

N’ayant aucunement hésité à faire un monologue, Raizen n’avait pas peur d’exprimer le fond de sa pensée sachant que c’était ce qui mènerait tôt ou tard au progrès.

-À moins que vous ayez des arguments, je pense avoir dit le fond de ma pensée.


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Mer 2 Mai 2018 - 11:52
Les deux soeurs gardienne se rejoignirent au groupe, à la conversation qui s'y était faite. Shôran ne connaissait vraiment rien de ce pays, de ce qu'il s'y tramait réellement. Toutefois, il constatait que le Mekyu qui l'avait accompagné sur cette mission semblait en connaître un rayon et Shôran se doutait bien qu'il devait être originaire de Kaze. Il suivit toutefois la conversation qui s'y tramait... à son impression, Shôran devait faire un choix entre suivre l'avis des Gardiennes ou celui du Kazejin. Pas le temps de parler que Raizen le fit, se profilant directement du côté de ce-dernier.

Bon... lui n'avait clairement pas d'avis, se demandait juste ce que Kumo voulait... mais il n'appréciait pas la prise d'initiative du manipulateur de sceau. Discrètement, il s'approcha de lui, posant sa main sur son épaule.

Evite de prendre des décisions hâtives, sans même savoir ce que Kumo veut.

C'était dit discrètement, de manière à ce que seul lui n'entende. Qu'il comprenne aussi qu'il devait rester à sa place, il n'était pas le plus gradé pour cette mission. Dans l'ordre, cela faisait Shikarai, Shôran puis lui. M'enfin.

Je suis d'accord avec lui.

Voilà, c'était dit. En y réfléchissant, si une réorganisation était faite, Kumo pouvait peut-être y mettre sa patte pour aider et voir où cela les menait.


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Sam 5 Mai 2018 - 13:44
Les Héros de Kaze
Le silence après le sang - Eirin

Sans se retourner pendant de longues secondes, la samouraï écouta les quelques mots du Meikyuu. Un homme qui semblait avoir ses connaissances et origines tirées de ce pays bien particulier. Il lui parlait d’un deuil. Pourtant Eirin n’avait jamais connu la mort d’un être cher. Watari, ses parents, Sakuya, Torahime, ils étaient tous présents, tous respirant parmi les vivants. Passant sa main dans ses cheveux, elle soupira. D’ordinaire, Eirin n’était pas femme à expliquer. A prendre le temps de dévoiler quelques sentiments et croyances communes à son pays natal. “Les Kami voyagent entre les mondes. Celui des vivants, celui des trépassés. Quant à la mort…”

L’opaline se redressa avant de se retourner vers le groupe qui l’avait rejoint, sans avancer pour autant. Sous le soleil de plomb du pays des dunes, la jeune femme sourit légèrement à Raizen. “Chaque guerrier finit par connaître la mort. Souvent pleurés, les plus valeureux rejoignent les plus grands ayant foulé le champ de batailles. Les autres renaissent.” Il s’agissait d’un fondement de toutes les croyances d’Eirin. Quand une vie s’éteignait, une autre s’allumait. Un dernier soupire pour un nouveau cri. “Nous accumulons tous des erreurs, des réussites, des joies, des peines. C’est cela qui définit notre karma et c’est celui-ci qui nous permet de rejoindre nos morts et ancêtres. Un jour.”

Son regard dévia quelques secondes vers sa lame, celle qu’elle possédait depuis tant d’années. Celle qu’elle maniait machinalement et avec grâce après des milliers d’entraînements. Cet acier qui avait mis un terme à la mascarade d’une folle. “Tuer n’est pas dans mes habitudes. Corriger quelques orgueilleux oui mais tuer un être aussi sombre est quelques fois une libération pour cette âme et ce monde.” Car plus l’âme ne faisait sombre, plus la renaissance donnait vie à un nouvel être aux dessins violents et sanglants.

Sans jeter un dernier regard vers le Yuki, l’opaline se mit enfin à avancer vers Raizen, alors qu’une légère brise faisait rouler les grains de sable au sol. Une fois arrivée à son niveau, la main toujours sur sa garde comme à son habitude, Eirin planta son regard à la fois glacial et enflammé dans celui du kumojin. “Dans mon clan, la méditation et la maîtrise parfaite de la lame permette de nous rapprocher, de me rapprocher, de mes glorieux ancêtres.” D’un sourire presque malicieux mais téméraire, voire arrogant, la jeune femme ajouta. “A toi de découvrir comment apporter la fierté sur ta famille pour avoir les grâces de tes ancêtres.” Eirin n’était pas une experte en sceaux. C’était un art réservé aux shinobis, un style de combat qu’elle pouvait respecter par certains aspects, mais pour une bretteuse née, c’était uniquement par l’acier qu’Eirin prouvait sa valeur au combat.

Alors que le combat était passé, alors que le désert retrouvait son calme, la jeune femme écouta quelques êtres parmi tant d’autres parler de l’avenir d’un pays dont elle ne connaissait pas la culture, ni les habitants, ni les envies. Chacun avait ses arguments, Eirin avait ses propres pensées. Elle aimait l’ordre. Elle aimait les règles claires. Elle aimait Tetsu. Et Kaze n’était en rien comparable au Fer. Dégageant quelques mèche de cheveux de son regard, Eirin ajouta simplement après le Meikyuu. “Kaze no Kuni n’est pas mon pays, son avenir vous appartient. Le Kami dort sur vos terres. Mon simple conseil envers votre peuple…” Elle déplaça son regard vers Ketten puis vers les Soeurs Gardiennes. “Serait de le respecter autant que le craindre. Cercle rouge, premier Cercle, peu importante la forme, finalement, un pays n’est rien sans son peuple. Et un peuple suit des meneurs aimés.” Eirin avait lu suffisamment d’archives et écrits dans son enfance concernant les stratégies militaires et histoires de Tetsu pour savoir quelles motivations poussaient un peuple à avancer, à prendre les armes piur défendre pas seulement ses terres et ses familles, mais également ses institutions. “Un peuple respecté est un peuple prêt à donner sa vie pour la grandeur de son pays.” Sur ses derniers mots, la samouraï se tut. Elle n’avait rien de plus à dire.

Elle n’avait rien de plus à expliquer. Mais les mots passés, une pensée persistait. Tetsu lui manquait.

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Dim 6 Mai 2018 - 13:01
« Les Sœurs Gardiennes qui ignoraient la vérité sur l’Autel du Dieu du Désert ? Je vous avoue avoir du mal à le croire. Mais c’est à tout un peuple qu’il vous faudra le prouver. »

Elles n’avaient pas été là lorsque ses parents avaient été sacrifiés plus de cinq ans auparavant, auquel cas ç’aurait été évidemment compliqué pour Ketten de garder son calme et sa malice habituels. Mais par contre, les deux lieutenantes de l’Impératrice Shima étaient des figures publiques éminemment connues et malheureusement respectées… du moins jusqu’à aujourd’hui. S’étaient-elles battues durant cette bataille contre la rébellion ? Il y avait fort à parier que oui.

Le soutien rapidement public de Kumogakure no Satô, même si deux de leurs shinobis ne pouvaient pas représenter tout un peuple et une cité, surtout en l’absence du Raikage, était un plus pour le Sendai qui, sans chercher à prendre un quelconque pouvoir, ne pouvait que se réjouir de voir les spectres du Premier Cercle avoir du mal à ressurgir. Cette bataille, tout ce sang coulé et ce démon libéré ne pouvaient être vains. Le Premier Cercle se devait d’appartenir au passé, définitivement.

« Un peuple que vous avez poussé à croire en une immondice dévastatrice plutôt qu’un Dieu bienveillant. Un peuple que vous avez esclavagé pour une tempête qu’ils n’ont jamais provoqué. Je n’ai pas fait partie de cette rébellion, mais j’étais venu pour aider mon pays. Et la vérité accable le Premier Cercle au point qu’il est hors de question que le peuple Kazejin continue d’en être gouverné. »

La samouraï d’Iwagakure no Satô était plus évasive. Elle ne souhaitait apparemment pas s’exprimer sur le futur d’un pays qui n’était pas le sien. Une pensée des plus louables, mais forcément ironique et même abusive lorsqu’on se souvenait qu’elle avait immédiatement pris le parti de l’Impératrice Rouge, au début du combat, sans rien savoir de ce pays pourtant étranger et préférant fermer les yeux sur une rébellion populaire qui n’était pas là sans raison. Mais elle s’était rattrapée par la suite, tout comme les Sœurs Gardiennes pourraient le faire.

« Jusqu’à aujourd’hui vous décidiez du sort du peuple Kazejin. Je ferai en sorte que prochainement, ce soit le peuple qui décide du vôtre. »

Autour de lui, Ketten remarqua bon nombre de Kazejins, guerriers ou rescapés, qui l’applaudirent. Cela semblait acté : le Premier Cercle appartenait au passé.

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Les Héros de Kaze [Libre]

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