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Les Héros de Kaze [Libre]


Mar 17 Avr 2018 - 13:02
Osait-il réellement y croire ? Pourtant, tout indiquait qu’ils avaient réussi. La monstrueuse masse de sable s’était dégrossée, jusqu’à se voir aspirer totalement par l’Autel. Même son chakra, transféré comme il le pouvait dans le grand Fûinjutsu, avait fluctué à mesure que le Dieu du Désert avait été rescellé. C’était donc vrai : ils avaient réussi.

Loin de vouloir se reposer sur ces lauriers-là, le Sedani continua de maintenir une attention extrême dans ce qu’il faisait. Il était hors de question de prendre le moindre risque envers cette créature, qu’importe sa nature. Mais aussitôt qu’elle avait été complètement scellée, tous ceux qui avaient investi du chakra en continu dans le sceau purent se rendre compte que soudain, tout était devenu plus facile : la quantité de chakra à fournir, l’équilibre du Fûinjutsu… Eviter que le monstre se libère totalement et sceller ce qui en était sorti furent des exercices bien plus ardus que celui de simplement d’équilibrer le Fûinjutsu.

Mais là encore, le Fils de Kaze attendit de voir le Kumojin ramener un autre des prêtres rouges pour se laisser enfin du repos. Ainsi, lorsque le Meikyû du Premier Cercle remplaça Ketten, ce dernier tituba un peu en reculant. Puis il trébucha. Toute la fatigue de son combat contre l’Impératrice, et contre ce Dieu du Désert, retombait. De quoi lui arracher des soupirs, mais également un sourire. D’innombrables souvenirs lui revinrent en mémoire.

« Toi… »

Il s’adressait directement au Kumojin aux tatouages laissant penser qu’il pouvait être un Meikyû, tandis qu’il se relevait. Son rictus avait disparu, Ketten ayant compris que la situation n’était pas devenue simple pour autant. Il s’approcha de son compère, lui aussi héros de cette bataille.

« Ton intuition était la bonne. Sûrement que sans toi, cette… Il hésita, chose aurait replongé ce pays dans le chaos d’il y a plus d’un siècle. Je t’en serai reconnaissant à vie. »

Même s’il avait émis des doutes, principalement sur le fait qu’il appartienne à un village caché de shinobis – lui qui avait pu voir comme les Iwajins, par exemple, pouvaient s’être comportés – ces derniers s’étaient aussitôt dissipés. Ce Kumojin avait observé, réfléchi et agi dans des circonstances défiant l’entendement humain. Seul, Ketten savait qu’il n’aurait rien pu faire. Alors qu’importe d’où il venait…

Le Fils de Kaze tendit la main à son interlocuteur, en signe d’amitiés.

« Je m’appelle Sendai Ketten, je suis un Fils de Kaze. »

Spoiler:
 
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Mar 17 Avr 2018 - 13:29
Ils avaient réussi. L’alliance éphémère entre rebelle, serviteurs et village caché avait réussi à sceller cette chose. Shoran n’avait pas participé à ce rescellement, mais il avait ce qu’il pouvait pour affaiblir au maximum ce démon de sable. Qui était-il ? Le nécromancien de Kumo, désormais Héros de Kaze, ne connaissait rien des contes de ce pays. Il était naturel pour lui de se poser des questions. Exténué, Shôran était allongé à même le sol et regarder le ciel bleu et dégagé, la chaleur venant à être presque insupportable pour un garçon n’y étant pas habitué.

Après quelques instants de repos, le chuunin se releva et s’en alla pour rejoindre le reste de la délégation kumojine : Raizen et Shikarai. Même s’ils avaient réussi à sceller ce démon, la mission avait été un échec et elle n’etait pas forcément finie. Un Kazejin s’approcha de Raizen, le remerciant de son idée.

Faisais-tu parti de la rébellion, Ketten, fils de Kaze ?

Demanda-t-il. Quelles étaient les consignes concernant ces rebelles ? Kumo devait-il s’en préoccuper ? Les questions taraudaient l’esprit du Nécromant, il pouvait combattre mais pas bien longtemps. Il n’en avait pas la force.

J’imagine que ce démon est celui qui était à l’origine de cette tempête de sable autrefois ?

Si cela était donc le cas, les Asaara étaient donc innocents.

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Mar 17 Avr 2018 - 14:44

Raizen n’en croyait pas ses yeux. Il était du genre à réfléchir et agir en plein milieu de l’action et non en dehors, pourtant, jamais il n’aurait cru que plusieurs individus le suivraient dans cet élan de désespoir. Sa théorie se tenait, mais beaucoup trop de facteurs inexpliqués étaient possiblement en jeu pour qu’il puisse avoir la certitude de pouvoir sceller un tel énergumène. Pourtant, c’est ce qui se produisit, transformant ainsi l’effort collectif en l’ultime action pour sauver Kaze no Kuni. Sans quoi, la bête aurait probablement été relâchée et contrôlé par l’homme au chapeau et sa troupe. Après tout, Raizen avait été aux premiers avant-plans lors de son affrontement avec Mamushi et savoir qu’elle pouvait contrôler n’importe qui ou n’importe quoi à l’aide de sa voix était une manière directe de s’accaparer d’une arme monstrueuse apte à détruire tout un village.

Titubant, Raizen regarda autour de lui alors que ses sens étaient tous en état d’alerte. Ce n’est qu’à ce moment qu’il aperçut un homme qu’il croyait avoir vu débarquer de nulle part lors de l’exécution de Katenshado. Il ne se souvenait pas exactement du rôle qu’il avait joué puisqu’aussitôt, Shikarai l’avait empoigné pour le sortir de la situation. Était-il un rebelle ? Il ne le savait guère, mais Shoran semblait toutefois avoir vu la même chose que lui. Toutefois, par sa manière de se présenter, Raizen pouvait voir qu’il était en quelque sorte comme lui, un fils de Kaze, qu’il soit rebelle ou pas.

-Je comprends mieux pourquoi les prêtres rouges continuaient de prier malgré la catastrophe maintenant.

Lançant un regard du coin de l’œil aux prêtres Meikyû toujours vivants, il poursuivit en réfléchissant à ce qu’il avait dit. Quelque part, il comprenait de plus en plus ce mouvement rebelle qui avait mené Kumo à sa perte. Semblait-il que son père en savait davantage pour avoir lutté en faveur de l’ouverture du clan et de ses pratiques aux autres .

-Mon intuition était peut-être bonne, mais c’est grâce à ta voix que les autres ont décidé de mettre leur vie en danger pour tenter dans un ultime effort de sauver Kaze no Kuni. Sans une prise de risque de tous, nous étions tous morts.

Ayant un léger rictus cynique à cette idée, le kumojin ressentait encore l’adrénaline du moment. Raizen avait eu la chance de voir le sceau se briser devant lui. Ainsi, il avait eu un coup de pouce lié au fait que toutes les pièces du puzzle avaient été rassemblées devant lui, ne lui donnant ainsi que le rôle de les remettre en place pour coordonner la clé de sauvetage.

-Je suis Raizen, Meikyû Raizen, fils de Kaze et Kumojin.

Bien que Raizen aurait pu se contenter de se présenter sous sa contrée d’origine, sa double nationalité faisait tout de même partie de son identité. Ainsi, il devait revêtir la bannière de Kumo avec fierté, surtout qu’indirectement, il envoyait le message que les villages cachés n’étaient pas que des villages aux envies destructrices. Illustrant ainsi ce message dans une fière poignée de main, il remercia l’aide précieuse que lui avait procurée le Sendai.

-Par contre, cette attaque n’était qu’à mon avis un avertissement des réels dangers qui arrivent.

Ne voulant pas forcément être pessimiste, Raizen cherchait désespérément du regard Mamushi pour finalement ne la trouver nulle part.

-Quelqu’un aurait vu une jeune femme qui était attachée ? C’est celle qui a tenté de libérer la bête et tout semble indiquer qu’elle était en mesure de la contrôler.

Ne s’arrêtant pas, Raizen tentait d’utiliser ses dernières forces pour ne pas oublier un seul élément important. Après tout, il avait presque puisé l’entièreté de sa réserve de chakra. De ce fait, il tenait le coup, mais à tout moment, son corps pouvait l’envoyer faire de beaux rêves, chose qu’il voulait éviter à tout prix.

-Il faudra trouver un moyen de protéger le sceau en permanence...

Chancelant, un de ses yeux se ferma alors qu’il avait toujours le Sendai dans son champ de vision. Cet homme l’intriguait légèrement, surtout vu l’affiliation que portait son nom de clan. Raizen en avait vaguement entendu parler, mais là n’était pas le moment pour satisfaire sa curiosité, il devait s’assurer que tout le monde était sain et sauf.

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Mar 17 Avr 2018 - 18:55
Rapidement rejoint par un autre Kumojin, le vis-à-vis de Ketten semblait bel et bien soulagé à l’idée d’avoir réussi à sceller, une nouvelle fois, ce démon dans l’Autel. C’était une victoire collective. Mais, si ce probable Meikyû semblait bien amical, ce n’était pas forcément le cas de son compagnon, qui cherchait tout de suite à savoir si le Fils de Kaze faisait partie de la rébellion. Comme s’il s’agissait d’un problème, maintenant que la supercherie du Premier Cercle avait été révélée…

« Non, j’étais néanmoins venu pour en apprendre plus. Mais j’ai toujours été un fervent opposant au Premier Cercle, il pointa du doigt le grand Autel, seule ruine intacte du temple, justement pour ça : un pouvoir qui sacrifie ou esclavage une partie de son peuple depuis des décennies sur un mensonge doit être renversé. »

Etant toujours dans une fière vérité, Ketten ne se désengageait pas de ses convictions. Comme lorsqu’il avait eu à combattre avec une Iwajine, au départ opposée à lui, il n’y avait rien qui aurait pu le faire mentir ou jouer fine pour de tels enjeux. L’Histoire de Kaze no Kuni et la justice, il n’y avait rien de plus important pour lui.

« Est-ce que c’est vraiment cette créature qui a créé la tempête de l’an quarante, je ne sais pas. Mais en étant gardée à l’abri des regards par l’Impératrice et le Premier Cercle depuis si longtemps, cela prouve que les Asaara et tous ceux qui ont tenté de leur rendre justice… étaient innocents. »

Il s’était enfin présenté. Meikyû Raizen, qui était donc originaire de ce pays ou en tirait au moins ses racines. Voilà qui expliquait bien des choses, y compris ses tatouages si particuliers et quelque-part si familiers auprès du Sendai. Mais il parla d’une femme, qui aurait pu être qui avait déclenché la libération du Dieu du Désert. Tandis que, comme le shinobi des Nuages, il regardait un peu partout, Ketten fit comprendre à quelques Kazejins alentours d’eux aussi la chercher. Ils s’exécutèrent, non pas parce que le Sendai avait une quelconque autorité sur eux, mais tout simplement parce que la situation l’exigeait. L’heure était à l’union.

« Tu as raison. Protéger ce sceau devra toujours être notre priorité. Mais lorsque j’y ai déversé de mon chakra, j’ai senti qu’il y avait certaines parties inaccessibles. Ce sceau a-t-il été conçu par les Meikyû ? Ca expliquerait bien des choses… »
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Mar 17 Avr 2018 - 21:38
Les Héros de Kaze
Le silence après le sang - Eirin

Pendant de très longues secondes, la Hoshino ne bougea pas, malgré les cris, les hurlements, les tremblements de la terre malmenée. Pendant de très longues secondes, elle resta à l’affût, son katana déjà dégainé. Et puis l’enfer laissa place au silence d’un calme presque surréel. Eirin fronça les sourcils en sentant la puissante masse de chakra se réduire, de plus en plus vite alors que les cris se mouraient, alors que le sable cessait de frapper toute la capitale. Si la situation était rassurante aux premiers abords, Eirin ne cessa en rien ses efforts de détection, car c’était toujours quand la victoire semblait attrapée, saisie, qu’elle finissait par glisser entre les doigts des téméraires et optimistes.

L’opaline jeta un regard à l’homme à terre, avec un peu de chance et grâce aux soins de Sakuya, il s’en sortirait sans aucune séquelles sinon quelques cicatrices guerrières. La jeune femme soupira, passant sa main dans ses cheveux pâles avant de se retourner définitivement vers sa cousine tant aimée. “J’ignore si c’est fini. Si je peux considérer que ce pays ne mettra plus ta vie en périls. C’est pour cela que je te le demande, Sakuya. Ne me fais plus jamais ce genre de coups.” D’un pas rapide, la samouraï s’approcha de celle qui, quelques années auparavant, lui avait également sauvé la vie. Les bras de l’opaline se refermèrent sur la douce et si vive Sakuya, pour éteindre cette âme qu’aimait tant Eirin. Un petit soleil, bien plus adorable que les flammes que la samouraï aimait tant utiliser.

Il fallut quelques secondes avant que la jeune femme ne décide de lâcher la médecin pour la laisser respirer. Se détournant et s’approcha de l’encadrement de la porte, le silence devint enfin visible. Dans les rues, le sable s’était accumulé, formant de petites dunes alors que les volets fermés signifiaient quelques vivants prêts à se protéger. D’autres maisons en revanche ne montraient plus aucun signe de vie et Eirin se souvient. De ces enfants hurlant de douleur suite aux attaques de la maudite impératrice, des morts tranchant quelques Kazejins, certains armés, d’autres non. Un soupire s’échappa d’entre les lèvres d’Eirin avant qu’elle n’ajoute “Tu peux m’accompagner, mais sois sur tes gardes. Le Kazajin serra en sécurité ici de toutes manières et s’il se réveille, je ne doute pas qu’il tentera de nous rejoindre.”

D’un pas décidé mais assuré, l’opaline sortit, à quelques mètres des escaliers du temple. Si la fatigue commençait à se faire ressentir, Eirin grimpa les marches rapidement, deux par deux. Son regard traînait sur le sable rougeoyant, sur des mains sortant des dunes, celles des cadavres, des soldats tombés sur un Kami en fureur. Les seuls visages qu’elle reconnut étaient ceux des vivants… Tant mieux, d'une certaine manière. S’approchant du petit groupe, la samouraï ne semblait pas abattue. Ce n’était pas une victoire, il n’y avait rien de joyeux dans cette journée. Elle les écouta, avant de sortir de son silence, rajoutant simplement. “J’ignore si ce pays désire garder un Kami enfermé, mais nul doute que sa rage réveillée quelques instants saura réveiller celles de ses frères.” Des légendes entendues, des croyances propres à chacun… Mais Eirin se doutait que les autres élémentaires finiraient par se réveiller.

Sur un ton moins sombre, la jeune femme du fer s’adressa au Sendai, celui avec lequel sa lame avait combattu quelques minutes auparavant. “Votre ami ne connaît pas encore l’autre monde, il est à l’abri parmi les vivants. Si vous le désirez, moi et ma cousine vous emmèneront auprès de lui.”

L’Asaara transpercé ne connaîtrait pas la mort de suite. Mais un homme l’avait déjà rencontrée. Sans un mot de plus l’opaline s’éloigna, tournant le dos aux vivants pour se rendre là où un homme avait été terrassé. Malgré le sable, sa dépouille restait partie visible. Sans un bruit, la jeune femme approcha et s’accroupit, observant l’homme déjà parti. Dans une douceur si rare de la part de la flamboyante samouraï, elle dégagea le sable incrusté dans la peau du visage du Yuki. Pas besoin de fermer ses paupières déjà closes depuis si longtemps… Eirin se contenta de libérer son visage des mèches de cheveux collées par la sueur. “Tu avais beau être insupportable… J’espérais te faire découvrir les montagnes de mon monde. Repose en paix, Yuki Eiichiro.”

Elle n’avait pas la force de le transporter dignement. En vérité, elle ne connaissait pas vraiment le guerrier trépassé, ignorant où il aurait aimé voir son corps terrestre rejoindre la terre. Doucement, elle manipula la carrure sèche du Yuki, retirant son manteau si connu avant de le plier sur ses genoux. Il avait fui Kiri, il avait trouvé Iwa comme refuge avant de se faire dévorer par Kaze.

Fermant les yeux, la samouraï se laissa aller à quelques souvenirs, ne sentant rien d’autre sur son visage, que la légère brise de ce pays, et l’odeur de la mort.

Résumé:
 



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Mer 18 Avr 2018 - 2:28

Intéressant se contenta de penser Raizen tandis que le Sendai faisait clairement part de sa prise de position. Tout comme lui, tous deux étaient contre les pratiques du premier cercle, les jugeant néfastes tant pour la population que la progression. Certes, ils avaient probablement des motifs différents motivants leur position respective. Toutefois, il demeurait sur la même longueur d’onde que ce personnage qui avait su motiver les troupes. Or, le plus intéressant fut la mention spéciale par rapport au sceau. Arquant un sourcil, Raizen se mit à réfléchir puisqu’il n’avait pas vraiment eu la chance de ressentir une quelconque résistance. Au contraire, l’espace d’une seconde, il avait eu l’impression que ses sceaux résonnaient sur une longueur d’onde similaire à celle du sceau.

Restant muet pendant sa réflexion, une femme joignit l’action en déblatérant des propos curieux comme intéressants. Il était vrai que les possibilités qu’une bête du genre ne soit pas seule étaient fortes. Après tout, il y avait des légendes parlant de calamités. Dans toutes les légendes, elles avaient plusieurs formes, plusieurs noms, mais elles revenaient généralement au même, ayant été transformées à travers le temps et à travers les divers peuples. En bref, cette journée n’était pas vraiment réjouissante. Riche en information certes, mais ce n’était que le début de quelque chose de plus gros, quelque chose de plus grand qu’ils ne l’osaient l’imaginer.

-Tout dépendra réellement de la manière dont les autres ont été scellés s’il y a lieu.

Repensant toujours au sceau, Raizen jeta son regard sur la structure de celui-ci. Il ressemblait certainement à un certain degré à la partie résistance de son sceau. Or, sa complexité était différente. Ne perdant pas sa signature Meikyû, ce sceau était un vrai chef-d’œuvre qu’il prendrait le temps d’étudier une fois libre. Or, il y avait certaines choses plus importantes à prendre en considération.

-Il est fort possible que le sceau Meikyû ait résonné avec les sceaux que je possède. Il faudrait que j’en discute avec les prêtres s’ils se prêtent au dialogue, mais c’était bel et bien 4 Meikyû qui entretenaient le sceau et il est fort possible que la force des ancêtres soit nécessaire pour accéder pleinement aux capacités du sceau...

Fixant son bras droit, Raizen se disait qu’il y avait probablement une facette de ses sceaux qu’il devait encore découvrir. Après tout, son intuition s’alignait totalement vers la possibilité qu’il n’ait toujours pour relâcher la vraie force qui était enfermée dans ceux-ci. Si le temps d’un moment il arrivait à relâcher l’entité qui était scellée pour la laisser le posséder, que se passerait-il ? Curieux, il se retourna pour interpeler la femme qui faisait le deuil d’un homme qu’il avait connu le temps d’un combat. Se dirigeant calmement pour les rejoindre, il ajouta quelques mots.

-Il a livré un beau combat.

Avalant sa salive, il constatait que la mort aurait pu frapper n’importe qui parmi eux. Or, elle avait choisi de frapper l’Iwajin , chose qui ne pouvait être changée.

-Par contre, lorsque vous parlez de l’autre monde, à quoi faites-vous référence ? Pensez-vous que ces bêtes sont enfermées dans une dimension parallèle avec les esprits ?

Fixant celle-ci, il était curieux, surtout qu’elle venait de faire référence à l’autre monde. Y avait-il un moyen de connecter les ancêtres qui vivaient dans un autre monde à celui-ci ? Cette question risquait d’être capitale pour le Meikyû qui était d’un naturel trop curieux pour son propre bien surtout si le fuinjutsu était le lien entre deux dimensions.

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Mer 18 Avr 2018 - 14:01
Il avait raison. Et puis, après ce qu’il venait de vivre, Shoran n’avait clairement pas envie de provoquer un enième combat même si.. techniquement, ils étaient supérieurs aux rebelles Kazejins. Mais non, ou plutôt pas aujourd’hui. Le necromancien était contre un combat alors il préféra discuter. De ce qu’il comprenait, Raizen venait d’ici et cet homme, Ketten, venait également de Kaze. Le chuunin écouta à moitié leur discussion, son regard voyageant autour de lui. En plus de la femme qu’il avait mentionné, celle aussi qu’il avait amené jusqu’ici pour le sacrifice avait disparu. Décidément, ce n’etait pas du tout leur journée.

Et, Katenshedo a disparu également.

Même si pour le coup, son sacrifice ne devait pas avoir lieu. Ce qu’elle avait fait ne devait pas rester impuni aux yeux du Necromancien. Shoran se promettait de la retrouvée au plus vite, son clone lui transmis alors ce qu’il se passait au même moment avec Yasei Tadao. Ce dernier avait tenté de se suicider, quel idiot vraiment.

Posant son regard sur Raizen, puis Ketten et l’Iwajine présents autour de lui, il soupira. La délégation kumojine allait devoir rentrer au pays et faire leur rapport sur tout ce qu’il s’était passé.

Nous allons devoir rentrer et en informer au plus vite le Raikage.

Évidemment, ce serait à Shikarai de faire son compte rendu. Mais, Shoran devait dire de son côté qu’ils avaient eu Tadao.

Que comptez-vous faire concernant Kaze ?

S’adressant au Sendai.

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Jeu 19 Avr 2018 - 18:42
Se relevant mollement, Etsuko s'appuya à un mur, posant fébrilement sa main sur un mur. Que s'était-il passé ?.. Tout était si flou dans sa tête.

Elle courait à travers les rues, fuyant le bordel ambulant qui avait été provoqué d'un seul coup suite à l'attaque de la Grande Prêtresse. S'arrêtant dans une rue, elle découvrait plusieurs personnes avec elle dont des Iwajins. Après quelques mots, elle se retrouvait en mauvaise position, puis après le discours de Sakuya, bien plus habile que le sien, la paix à nouveau. Elles avançaient ensemble, Takumi devant, Tenmei un peu derrière. Un déblayage efficace et des sauvetages de civils à la chaîne.

La jeune fleuriste porta sa main à la tête. Elle avait mal, ça résonnait encore. Elle ne voyait pas grand chose, quelques grains sable flottant encore dans l'air. Elle se mit à tousser, crachant alors une petite gerbe de sable qui avait réussi à s'infiltrer dans sa bouche. Se concentrant à nouveau, elle essaya de se remémorer la suite des évènements.

Elles avaient conclu avec Tenmei qu'il valait mieux partir, sans quoi leur vie serait en danger face à une Takumi déchaînée. Elles s'étaient donc dirigées à la recherche d'autres Iwajins, Sakuya partant un peu devant, plus rapide et forte que la frêle demoiselle de dix-neuf ans. C'est un énorme panache de sable qui les fit cependant dévier leur route vers le temple. Arrivant sur place avant elle, Sakuya avait directement commencé à agir. Etsuko quant à elle arriva au moment où le monstre sortait du torrent de sable. Une créature immense, bien trop grande pour qui que ce soit puisse le vaincre. Enfin, elle était en bon état, elle pourrait certainement aider à sauver des vies en retenant le Dieu du Désert. S'avançant donc en courant pour se préparer à faire quelques mudras afin de protéger les shinobis plus proches qu'elle du danger, ceux qui risquaient de se faire tuer d'un seul coup. Mais elle n'eut le temps de faire qu'une dizaine de pas en sa direction lorsque le monstre se mit d'un seul coup en mouvement, hurlant et frappant avec une puissance destructrice. La dernière chose qu'elle entrevit avant d'être repoussée avec puissance jusqu'à un mur d'une bâtisse non loin fut son sensei, Eiichiro, qui se préparait à attaquer le Dieu du Désert.

Ainsi, elle était venue là simplement pour se faire assomer contre un mur, n'être juste qu'un poids... C'était horrible comme sensation, cette impuissance chronique dont elle ne pouvait se débarasser. Elle voulait être forte mais elle en était incapable. Elle se redressa finalement, crachant les derniers grains de sable qui l'avaient empêcher de hurler avant qu'elle ne s'assome toute seule, sa tête résonnant encore un peu après ce choc qui l'aurait tuée si elle avait été plus près de la créature qui avait maintenant disparu.

Cherchant autour d'elle, elle vit Sakuya qui semblait s'en être tirée, elle remarqua également quelques shinobis qui discutaient non loin avant de remarquer une jeune femme s'éloigner d'eux. S'approchant, elle la vit se pencher puis parler à quelqu'un à moitié enfoui dans le sable. Une fois plus près encore, elle remarqua avec un frisson de peur qu'il s'agissait de son dirigeant d'équipe.

« Eiichiro-sensei... »

Elle n'osa plus avancer, voyant que la jeune femme s'occupait déjà de son cadavre, car elle l'avait désormais bien compris, il était mort. Il était pourtant bien plus fort qu'elle, bien plus résistant. Comment avait-il pu succomber, quand bien même face à un tel monstre, alors qu'elle avait survécu, sans aucun doute grâce à sa chance, mais tout de même... Baissant un peu la tête, elle demeura pensive, immobile, ne sachant plus trop que faire. Elle avait perdu son chef d'équipe alors qu'ils n'avaient même pas eu le temps de faire une mission ensemble, elle n'avait pas la moindre idée d'où étaient ses deux autres camarades, qu'allait-elle devenir ? Recommencerait-elle à son point de départ ?
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