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Particulier ? Oui. [M. Raizen]

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Jeu 26 Avr 2018 - 10:16


Observant Sazuka réussir avec brio, Raizen était satisfait de sa capacité à faire des liens et à progresser. Si on veut, celle-ci lui prouvait qu’il pouvait être un meilleur enseignant qu’il ne le pensait. Après tout, c’était toujours un peu difficile de montrer quelque chose de non tangible à quelqu’un. Or, en tentant d’illustrer le mieux le tout, celle-ci arrivait non seulement à comprendre ce qu’il lui montrait, mais aussi à le réussir, chose auquel Raizen ne s’attendait pas forcément. Après tout, sans un bon contrôle du chakra, malgré la visualisation, il pouvait être difficile d’apprendre à l’utiliser pleinement pour faire du fuinjutsu. Or, l’utilisation du chakra et la précision étaient deux éléments nécessaires pour Sazuka en médecin ce qui expliquait son aisance.

Arrivant au terrain d’entrainement, il arqua un léger sourcil avant de venir sourire. Faisant directement une association à sa propre personne, celle-ci semblait avoir rapidement capté que c’était le lieu de prédilection de Raizen. Or, ça aurait pu être un simple espace d’entrainement standard, ni plus ni moins. Malgré tout, ce n’était pas vraiment le cas, chose qu’il ne pouvait cacher. Désirant être le plus transparent avec celle-ci pour continuer l’élan de confiance dans lequel tous deux semblaient aller, il décida de lui répondre. Cependant, alors qu’il comptait lui faire part de la vérité, celle-ci se mit à se concentrer, relâchant ainsi le lot important de livre qu’elle avait stocké. Faisant directement le lien avec la leçon de la veille, Raizen commença à penser qu’ils pouvaient passer à la vitesse supérieure. Comprenant les bases et les notions, celle-ci risquait probablement de progresser plus vite que les autres. Lui rappelant un peu sa propre personne à un plus jeune âge, Raizen se souvenait quand il avait appris à sceller des objets pour les faire réapparaître. Commençant comme un jeu pour sa part, à force de le faire, le mécanisme était devenu ancré en lui. Or, la visualisation avait toujours été au cœur de l’action. Simplement, il était plus facile de le faire quand l’esprit et la raison n’étaient pas corrompus par quoi que ce soit.

-Exactement et ça te permettra de faire apparaître tes outils pour opérer si nécessaire en pleine mission. Comme ça tu n’auras jamais à trimballer tous les éléments dont tu as besoin dans un sac plus ou moins lourd.

Lui faisant un clin d’œil, Raizen était heureux, suffisamment pour se souvenir qu’il avait oublié de lui répondre.

-Cet endroit est mon lieu de prédilection pour tout ce qui est entrainement. Je dois admettre y tester toutes mes techniques et faire mes expériences, je m’excuse donc de l’état des lieux.

S’étirant doucement , Raizen envoya un morceau de parchemin à Sazuka. L’envoyant de manière suffisamment agile pour que le papier perce l’air et rejoigne la rejoigne avec finesse, le Meikyû poursuivait sur sa leçon.

-Si tu n’es pas trop fatigué, le plus important c’est toujours d’utiliser le moins de chakra possible. C’est ce qui fait la différence concernant deux sceaux de stockage. Un sceau de stockage peut nécessiter plus de chakra à activer dus aux dimensions du stockage. Si les dimensions sont 10 fois plus grandes que l’objet qui sera stocké, ça n’aidera en rien la situation.

Il savait pertinemment qu’elle comprendrait.

-Donc, la prochaine étape, c’est de refaire le sceau d’explosion de hier, mais de ne pas limiter sa puissance. Une fois fait, va le poser sur un arbre et fait le exploser en t’assurant surtout de ne pas te retenir.

Même si ça pouvait sembler abstrait, Raizen pensait qu’il pouvait aisément dire à Sazuka pourquoi ils faisaient cela.

-Tu comprendras lors de notre prochain exercice pourquoi on fait cela.

Lui faisant un sourire, Raizen lui cachait bien évidemment que la prochaine étape était le stockage de chakra lié à l’iroujutsu. En apprenant à créer de puissantes détonations, il lui apprendrait à stocker beaucoup de chakra pour permettre au sceau de se déclencher comme une bombe de guérison. Si on veut, c’était le moyen idéal de lui montrer comment utiliser le fuinjutsu tout en lui apprenant à maitriser cet art. Plus tard, cet élément serait pertinent surtout que revivre quelqu’un devait nécessiter beaucoup de chakra.

-D’ailleurs, tu me sembles drôlement en forme aujourd’hui ou du moins motivé, tu as bien dormi ?

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Ven 27 Avr 2018 - 8:19




Eh bien, j’étais contente d’avoir compris tout ce qu’il m’avait enseigné, il était plutôt efficace malgré tout ! Et, comme je l’avais imaginé, tout ceci était de son chef. Ses expériences, ses techniques… Je ne comprenais pas pourquoi les personnes s’excuser pour ce genre de choses ; enfin, quand on s’évertue à devenir le meilleur dans un domaine bien spécifique, ce serait plutôt aux autres de s’excuser de ne pas en faire autant. Si tous avaient notre dévotion pour… l’excellence, et je ne parlais pas d’élitisme, bien sûr ; et bien Kumo serait sans doute la plus grande menace du Yuukan sans en avoir la prétention… Comme d’autres que nous avions éliminé il n’y avait pas si longtemps que ça.

-Ha… Tu n’as pas à t’excuser de t’entrainer… Si je m’étais excusée à chaque fois… On m’appellerait Sainte Sazuka… Pas Docteur Ikeda. Me permis-je de rigoler.

C’était sûr… Et, en même temps, s’excuser auprès d’un cadavre… Je n’en voyais pas vraiment l’intérêt, contrairement à ses explications quant à l’importance de bien définir les capacités de stockage de ce genre de sceau. Ça aussi je l’avais bien assimilé, tout n’était qu’une question de visualisation et de rigueur, au final.

-J’essayerai ce soir. Et je te ramènerai le résultat.

Hum… Cela ressemblait étrangement à un genre d’exercice à la maison. Des devoirs ? En quelques sortes, sauf que l’idée était de moi, en partie. Bien sûr, j’avais encore suivi ses conseils. J’aimais bien, finalement, travailler avec lui. Ce ninja était une bonne personne. L’appréciais-je maintenant ? Lui faisais-je confiance ? Je ne savais pas. Ma confiance était sans doute la chose la plus compliquée à obtenir de moi, la plus chère aussi.

La prochaine étape, ou plutôt l’intermédiaire avant la prochain, était donc de reproduire mes pas dans ce domaine. Le parchemin explosif. Je me souvenais parfaitement de son fonctionnement, de ce qu’il fallait faire. J’avais réceptionné le parchemin si délicatement envoyé par le jeune homme et sorti de ma sacoche une fine tige en bambou à l’extrémité en biseau, ça fonctionnait comme une plume mais ça n’avait pas besoin d’un encrier. Un ingénieux système à l’intérieur contenait de l’encre et permettait son écoulement à chaque pression. Un cadeau de… Je soupirai en observant le petit bout de bois.

Puis, passant outre ce souvenir, appliquai sa pointe sur le parchemin. Rapidement j’avais tracé avec précision chaque Hiragana jusqu’à ce qu’ils forment l’effet et ses règles. Et, parce que j’avais appris de cette façon et n’étais pas en expérimentée, je fermais les yeux, repensant à la pseudo séance de méditation… Visualiser mon chakra… Pensais-je. Après quelques secondes je posais ma main sur le sceau pour y faire pénétrer une charge chakratique qui me semblait… équivalent voire supérieure à celle de ma technique de soin la plus élaborée. Je m’étais relevée et posai mon regard sur le ninja.

-J’ai été… très occupée hier soir. Dis-je simplement. J’ai bien dormi du coup, oui… J’avais levé un sourcil un peu étonnée de sa question. Hum Asami t’as dit quelque chose ?

Et très fatiguée aussi pour des raisons qui ne regardaient que moi et que je ne pouvais pas partager, évidemment.

-On devrait… prendre un peu de distance avec le sceau. Avais-je ajouté en m’éloignant de plusieurs mètres… J’ai consommé beaucoup de chakra…. Je ne sais si c’est vraiment une bonne idée de le faire exploser… C’est ce que vous appelez une classification S. Avais-je tout de même précisé alors qu'une goutte de sueur coulait depuis ma tempe le long de ma mâchoire.

Ouais, j’avais appris ça il n’y avait pas si longtemps que ça… La classification des jutsu selon leur dangerosité ou leur puissance… Et cette quantité de chakra…



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Ven 27 Avr 2018 - 20:54


Raizen était surpris en voyant à quel point Sazuka était soudainement beaucoup plus docile que d’habitude. Sur le coup, il se demandait ce qui influençait ce soudain changement de comportement. Était-ce parce qu’elle lui faisait de plus en plus confiance ou y avait-il d’autres choses derrière tout cela ? Il ne saurait dire sachant pertinemment qu’elle était un personnage assez particulier. Après tout, si ça n’avait pas été le cas, peut-être Raizen aurait-il décidé de ne pas la prendre sous sa tutelle. Étant de nature curieuse, il était du genre à vouloir supporter des projets qui le motivaient intrinsèquement pour satisfaire ce monstre du savoir qui sommeillait en lui.

-Si tu es Sainte Sazuka, je suis un homme 100% innocent.

Échappant un léger sourire alors qu’il reculait, il avait en quelque sorte hâte de voir comment le tout risquait de fonctionner. N’étant pas forcément un pyromane, ce genre d’expérience était toujours apprécié sachant qu’elle s’était peut-être surestimée ou sous-estimé.

-Sinon, Asami ne m’a rien dit. Tu étais avec elle hier ?

Ne sachant pas vraiment de quoi elle parlait, il trouvait la situation assez comique compte tenu du fait qu’Asami commençait soudainement à se faire des amis outre Sayo, Hisao et sa propre personne. Ainsi, Raizen constatait à quel point tout le monde évoluait et s’éloignait lentement de sa courbe initiale pour explorer et mûrir.

-Si tu veux, je vais noter la puissance de détonation avec un rang. Ça risque de te donner une idée de mon appréciation de ta technique.

Ayant un léger sourire en tête, l’explosion eut lieu, faisant place à un joli spectacle de flammes et de quelques projectiles provenant de morceaux de bois éclatés. Mettant cette fois-ci son bras gauche devant sa propre personne et Sazuka, il laissa quelques morceaux entailler son bras afin d’attendre que l’épais nuage de fumée s’évanouisse. Sur le coup, il aurait aimé utiliser son affinité fuuton, mais celle-ci n’était pas totalement réveillée...

-Pas mal, je dirais plutôt une classification B+.

Lui faisant un clin d’œil, Raizen était impressionné par le contrôle dont elle avait fait preuve. Après tout, la détonation était suffisante, mais la clé était ailleurs.

-Tu aurais pu rendre l’explosion plus forte et nécessitant moins de chakra. Tu as pu bien jauger la quantité de chakra dans le sceau, mais il faut encore que tu arrives à maîtriser le chakra que tu décides d’exploser pour faire détonner le sceau. Dis-tu qu’il y a un point d’inflexion entre la puissance du sceau et le chakra consommé. À partir d’un moment, ton sceau ne sera pas plus puissant même si tu utilises plus de chakra. Au début, c’est plus difficile, mais atteindre ce point de perfection ne te prendra pas du tout de temps vu ton contrôle du chakra.

S’avançant devant Ikeada, Raizen dévoila son bras avant de lui laisser tenter une expérience.

-J’ai fait exprès de recevoir des dégâts mineurs pour qu’on passe à la vitesse supérieure. Disons que je pense que ça t’aidera mieux à jauger ton chakra si nous utilisons quelque chose que tu connais bien.

Lui offrant un délicat sourire, il lui tendit son bras, lui faisant totalement confiance.

-Essaye de sceller ton chakra de guérison dans un sceau sur mon bras en alternant les différents types de sceau que tu as vu. Une fois que tu visualises comment faire, essaye de le faire en marquant mon bras de manière à ce que ton sceau se déploie. Je te laisse décider les règles.

Qu’elle préfère être celle décidant quand le sceau s’activerait ou qu’elle le fasse en fonction de s’il était blessé ou pas, Raizen voulait voir si elle serait en mesure de convertir ses acquis en effectuant quelque chose qu’elle avait plus souvent l’habitude de faire.

Il ne s’attendait pas forcément à ce qu’elle réussisse du premier coup. Or, il espérait sincèrement que cette épreuve soudaine soit pour elle un défi de taille. Sachant à quel point elle était confiante, il était possible qu’elle réussisse. Tout dépendait du type de personne.

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Sam 28 Avr 2018 - 4:53



-Innocent hein…

Avais-je répondu alors que je repensais aux « blessures » d’Asami que j’avais soignées quelques mois plus tôt. Après avoir observé l’effet de son sceau sur ma peau à l’hôpital, j’étais persuadée qu’ils menaient des expériences bien particulières ensemble, tous les deux ; mais ni l’un ni l’autre n’avaient confirmé. Et si on ne dit pas la vérité, si on change de sujet… C’est on avait forcément quelque chose à cacher. Enfin, comme je les estimais tous les deux, et peut-être plus Asami que lui en fait, donc plus pour elle que… lui ; je n’insistais pas. Tout le monde était libre de faire ce qu’il voulait de son corps… Avec qui il voulait.

-Non, pas avec… Ah, oui, si… le matin. Au complexe… Hum… Ok.

Je ne savais plus exactement pourquoi je lui avais demandé ça… Mais l’important à cet instant était de ne plus en parler. Garder un secret… Je ne savais pas le faire. Je pouvais essayer de mentir mais à un moment… Enfin…
Maintenant que cette expérience avait été menée à son terme, que Raizen en avait tiré ses conclusions ; je pouvais me concentrer sur la suite. J’avais été impressionnée par la réaction du Meikyu qui aussitôt que j’avais activé le sceau nous avait protégé des éventuels projectiles engendrés par l’explosion. J’observais un instant le jeune homme et son bras couvert de petites entailles, et incrusté par endroit de quelques morceaux de pierre… Alors, si avec ça il n’était pas masochiste… Et tout ça dans le but de passer « à la vitesse supérieure » ?

-… C’est excessif je crois… Dis-je en fouillant dans ma sacoche et en extirpant une petite pince, ressemblait à un peu à une pince à épiler, mais en un peu plus gros… Tu n’as pas mal ? Demandais-je en extirpant un petit caillou logé juste au-dessus de son coude, puis un autre.

En fait, si il y avait des choses plantées dans la peau, dans les chairs, il me serait impossible de le soigner correctement, que j’utilise un sceau ou un jutsu…

-Bon, je dois réussir… Tu ne pourras pas t’entailler le bras à chaque fois ? Enfin, c’est ton bras… après tout. T’en fais ce que tu veux. Haussais-je les épaules. Je dois… Hum… Je dois le tracer sur ton bras… ou… sur un autre parchemin ? Avais-je ajouté en sortant un morceau de parchemin de ma sacoche.

J’avais compris ce qu’il fallait faire mais… Cela paraissait vraiment étrange… Je pouvais le soigner directement avec un ninjutsu… Alors devoir « mettre » du chakra médical dans un sceau pour ensuite l’appliquer sur une blessure, puis l’activer… En plus, je n’étais pas sûre que cela allait vraiment fonctiionner. J’avais toujours eu ce côté tactile, toujours eu l’impression de devoir toucher les personnes, sentir leur blessure sous mes doigts, sous ma paume ; pour les soigner. Enfin, je m’étais de nouveau assise pour tracer le sceau, son effet, ses règles. Je fis quelques signes et cette aura verdâtre si caractéristique engloba ma main, accompagnée d’un son particulier, proche d’un léger sifflement et apposai ma main sur le sceau… Malgré tout, je posais une question, par rapport à ça.

-Il n’y a pas une façon de le faire sans parchemin ? Un peu… comme tu fais ? Pour soigner… Ce n’est pas juste une technique qui fait le « travail »… J’ai besoin de sentir la personne, sa blessure… Et là.. Hum.. ;



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Sam 28 Avr 2018 - 8:25


Regardant les réactions de Sazuka, Raizen devait avouer avoir envie de s’esclaffer. Elle était assez comique quand elle le voulait, surtout lorsqu’elle tentait de cacher quelque chose. Pourtant, il préférait s’en occuper plus tard. Rejetant la curiosité pour un autre moment, le jeune homme suivit ses actions et compris qu’elle était totalement confuse. Il avait sauté une étape et s’en voulait légèrement. Même s’il n’avait pas mal, Raizen aurait probablement du évité de se blesser de manière aussi spontanée sans prévenir. Après tout, son premier réflexe serait de venir le guérir, ni plus ni moins.

-Ne t’en fait pas pour moi, par contre de ton côté...

Raizen se pencha légèrement pour venir la regarder et lui sourire. Il avait vraiment envie de s’esclaffer, mais il se retint pour la soutenir. Certes, il était possible de soigner quelqu’un à travers un papier porteur de chakra guérissant. Toutefois, ce n’était bel et bien pas le moyen le plus simple et facile de faire. Autrement, tout le monde se promènerait avec une tonne de parchemin.

-Alors, sans utiliser le morceau de papier, on va essayer un truc. Au moins, ça t’aidera à visualiser le sceau que tu viens de dessiner.

Lui souriant, Raizen poursuivit, sachant pertinemment que le moment prochain serait excessivement important et clé pour la suite.

-En fait, tu vas dessiner le sceau sur mon corps avec ton chakra et les règles que tu as décidé sur le sceau que tu as dessiné.

Ceci ne devrait pas être trop difficile pour quelqu’un avec son niveau de contrôle.

-Le but est que tu poses ta main sur mon bras. Ça te permettra de sentir ma blessure et d’en comprendre l’envergure. Ensuite, tu poseras un sceau que tu créeras en dessinant les hiraganas avec ton chakra. Le but est que tu apposes le sceau d’un seul coup et que tu canalises ton chakra d’un simple contact. C’est comme l’exercice d’explosion, mais cette fois-ci, tu dois visualiser le sceau et l’apposé d’un seul coup avec ton chakra.

Jusqu’à là, tout semblait peut-être aller vite, mais il voulait voir si elle comprendrait. Après tout, elle apprenait suffisamment rapidement pour qu’il tente quelque chose du genre.

-En temps normal, c’est le genre de sceau que tu poserais avant que la personne soit blessée pour qu’il se déclenche automatiquement en cas de blessure. Par contre, pour le bienfait de l’exercice, c’est mieux que j’ai déjà la blessure pour que nous puissions savoir si le sceau marche vraiment.

La regardant une dernière fois, il voulait s’assurer qu’elle était prête.

-Abandonnons la conversation sur Asami pour un autre jour... Je veux juste m’assurer que tu te sens prête à essayer cela.

Faisant preuve de taquinerie parce que c’était beaucoup trop tentant, il attendait patiemment la réponse de celle-ci. Après tout, ce qu’il demandait n’était pas forcément la chose la plus simple.

-Allons-y étape par étape. Commence avant tout par visualiser ton sceau et pose ta main sur mon bras puis d’un seul coup, essaye de tracer le tout avec ton chakra en visualisant toujours le sceau.

C’était sa première initiation au marquage, mais tout laissait croire qu’elle serait possiblement plus à l’aise avec le tout. Si le tout ne marchait pas, il comptait lui proposer un sceau de guérison qu'elle pouvait activer et alimenter à distance.

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Sam 28 Avr 2018 - 9:27




Il s’était blessé volontairement la première pour pouvoir m’approcher, et réitérait cette fois encore, pour servir de cobaye… Plus je le côtoyais plus j’avais l’impression qu’il avant un penchant naturel pour la souffrance. Je ne voyais pas ce que cela pouvait être d’autre. Ou alors il prenait très au sérieux l’expression « donner de se personne », dans un cas comme dans l’autre, comme je lui avais si bien dit, cela me semblait assez excessif. Que moi je le fasse… ce n’était pas dérangeant, je me régénérais à chaque fois, très rapidement ; c’était à peu de chose près ma marque de fabrique. Enfin, chacun était libre de faire ce qu’il voulait… Lui y compris.

Fort heureusement il n’insista pas davantage sur ce sujet plutôt léger que nous avions échangé puis je n’étais pas persuadée qu’il ait vraiment compris, comment l’aurait-il pu ? Je n’avais rien dit.

Ainsi nous avancions toujours un peu plus loin dans cet apprentissage des plus intéressants. Je m’étais relevée, mon parchemin complété en main et l’écoutais me parler de cette autre solution pour appliquer un sceau. Et, finalement, je comprenais un peu mieux comment y parvenir. Devoir visualiser le sceau et le reproduire avec du chakra… C’était… plus compliqué. Par le sceau lui-même, mais que mon chakra trace les symboles… Je pris un moment pour y réfléchir alors qu’il achevait son explication. Je ne relevai évidemment pas le passage sur sa blessure, que j’en comprenne l’envergure… C’était tout de même mon job, et plus encore l’essence de ce que j’étais… Et encore moins lorsqu’il évoqua Asami. Là, ce n’était pas moi qui en parlait… Mais lui !

La dernière fois que j’avais vu la marionnettiste, était effectivement la veille, au complexe scientifique. J’étais allée la voir pour quelques conseils en genjutsu et en ressortis… plus grande ? Enfin, je n'allais pas parler de tout ce que nous avions pus échanger... Parfois certaines choses devaient rester d'ordre privé... Enfin, je verrai.

J’avais donc de nouveau fermé les yeux en posant ma main sur son bras. Ce n’était tant de sentir la blessure pour comprendre son importance, mais bel et bien d’un contact physique et direct. Heureusement que j’avais cette mémoire. Je n’eus aucun mal à retenir ce que j’avais écrit, chaque Hiragana, chaque tracé. M’en faire une image « mentale » me fut donc d’une grande facilité. Et j’appliquais donc tout ce que j’avais appris du sceau explosif, et même de celui pour stocker des choses ; à ce nouveau sceau plus spécifique. En fait j’avais une idée assez précise qui au final ne rajoutais qu’une étape.

Quand avec le ninjnutsu j’appliquais directement le chakra sur et dans une blessure ; avec le fuinjutsu, finalement, je ne faisais qu’apposer ma main, et activer le sceau ? Bon, dans les grandes lignes évidemment. Et comme je savais exactement comment fonctionnait ce chakra, je n’eus aucun mal le retranscrire dans ses règles. La seule chose qui variait avec les jutsu issus de l’Irou, était sans doute leur intensité… Les sois que j’utilisais ne permettaient rien d’autre que la régénération, plus ou moins poussée.

Après quelques secondes, voire une minute ou deux de concentration, je relâchais le chakra tentant de faire se tracer le sceau sur la peau du jeune homme, tout autour de sa blessure. Si cela avait fonctionné, ce sceau devait être très localisé, pour ne prendre en compte que la zone touchée. Je savais exactement à quelle technique devait correspondre ce sceau… Je n’avais pas osé rouvrir les yeux, je n’aimais pas l’échec et le voir en direct…

-Ça a marché ? Demandais-je



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Sam 28 Avr 2018 - 11:12


Regardant la concentration exemplaire dont faisait preuve Ikeda, Raizen attendait avec impatience de voir comment elle se débrouillait. De manière générale, il lui aurait probablement fait pratiquer l’écriture des sceaux avec son chakra de nombreuses fois avant d’en faire un vrai test. Pourtant, il avait décidé de tenter de sauter la courbe en misant sur son intelligence à retenir de gros lots d’information. Ainsi, il espérait qu’elle soit en mesure de retenir et mémoriser le processus et tout ce qu’elle faisait plus facilement. Comme de fait, elle avait bel et bien été en mesure de poser le sceau. Certes, celui-ci avait été relativement long à poser ce qui n’était pas toujours possible en combat. Or, il ne lui restait en quelque sorte qu’à l’aider à se pratiquer sur ce sujet. Ainsi, elle serait par la suite apte à faire usage de sceaux de marquage assez rapide.

Ainsi, sans aucune surprise, une lueur verdâtre s’emparera de son bras, mais se concentra principalement sur la zone ayant une entaille. En réalité, Sazuka avait non seulement écrit un sceau, mais elle l’avait aussi ajusté pour résoudre une blessure précise. Si on veut, c’était une grande preuve de contrôle, sachant qu’il était plus difficile d’ajouter des règles aussi précises. De ce fait, Raizen était agréablement surpris, ce qui le poussa indirectement à sourire à Sazuka.

-Vois par toi-même.

Touchant légèrement son bras, il n’y avait plus rien. L’épiderme s’était refermé, signe que les ouvertures étaient maintenant aux oubliettes.

-Tu apprends beaucoup plus vite que je l’aurais pensé.

Raizen devait avouer qu’elles suivaient un rythme d’apprentissage assez élevé. Or, il devait s’assurer de peaufiner certains éléments afin qu’elle progresse tout en ayant solidifié certaines bases plus ou moins solides.

-Par contre, comme tu peux voir, ce jutsu peut être adapté de différentes manières. Par exemple, pour qu’il soit plus polyvalent, à long terme tu pourrais créer un sceau à 5 branches qui viendrait utiliser qu’une seule parcelle de chakra pour blesser les blessures mineures. Ainsi, le sceau choisirait le nombre de branches nécessaire à la guérison automatiquement. Ça permettrait de pouvoir guérir sans pour autant perdre immédiatement la totalité du sceau.

Poussant le raisonnement plus loin, il ne savait pas si elle comprendrait, mais bon, à force d’en parler, elle allait surement apprendre à faire les connexions nécessaires.

-Par contre, il faut que tu apprennes à écrire un sceau avec ton chakra rapidement puisqu’en combat, chaque seconde compte. Donc, ce qu’on va faire, c’est que tu vas écrire des sceaux à répétition pour ensuite les faire détonner avec l’effet que tu veux. Par contre, tu ne pourras utiliser trois fois de suite le même effet, il te faudra varier.


Mettant une trentaine de feuilles de parchemin au sol, il attendait patiemment qu’Ikeda essaye, sachant pertinemment que le tout risquait d’être difficile.

-Dis-toi que le but est de visualiser ton sceau à un tel point que lorsque tu mettras ta main sur le parchemin, après une seconde, ton sceau devrait être apparu. Le truc c’est vraiment la visualisation.

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Dim 29 Avr 2018 - 2:11



Cela avait fonctionné ? Et bien j’en étais la première étonnée. Rouvrant les yeux je pus constater que les blessures qu’avait subi le Meikyu avaient totalement disparu. Je les avais même senti se résorber en fait. Je ne pouvais donc qu’admettre l’efficacité de son enseignement, même si seule j’y serai sans doute parvenue, cela aurait seulement certainement prit bien plus de temps. Comme quoi la synergie des forces pouvait mener à de grandes choses… Enfin… Savoir apposer un sceau dans ce cas-ci. Néanmoins, je préférais amplement user de mon ninjutsu, surtout pour arriver à ce résultat. Mais bon, le but premier de tout cet apprentissage n’était pas de soigner quelqu’un non plus, mais d’apprendre à utiliser le fuinjutsu, en apprendre les mécanismes, son fonctionnement. Cela dit… Je pourrais sans doute y trouver d’autres applications, pouvoir soigner des personnes à distance pouvait avoir son avantage…

-Je te l’ai dit que j’apprenais vite… Mais c’est encore plus rapide avec un enseignant… J’ai vraiment bien fait d’écouter Asami… Avais-je dit, toujours un peu pensive.

C’était un fait établi et qui n’avait plus besoin d’être démontré depuis… très longtemps. J’étais une éponge à savoir, à connaissances, à découvertes et tout ce qui rapportait de près ou de loin à l’apprentissage. Mais si j’apprenais déjà très vite, seule, avec simplement des livres et des expériences ; apprendre de quelqu’un, suivre des explications, connaître des petits raccourcis était bien… Formateur ? Cela m’aurait pris du temps, à comprendre ça. Il aura fallu Kumo et ses habitants pour me le permettre, m’y aider. Je ne pouvais dès lors que leur être reconnaissante et un simple merci n’était pas suffisante. Ah… Fréquenter ces deux-là, et les autres aussi… Etait sans doute la meilleure décision que j’avais prise, bien que dans le fond… Je ne l’ai pas vraiment décidé. Ce n’était pas vraiment un choix oui, mais plus un concours de circonstances plus ou moins positives, ou négatives qui m’y avaient poussées.

Mais, peu importait le but, ce que je gardais en mémoire maintenant, ce dont je voulais me souvenir ; c’était ça, le chemin parcouru depuis ces derniers mois. Ô je n’oubliais évidemment pas pourquoi j’apprenais tout ça, pour j’avais accepté de venir à Kumo, initialement ; mais juste que ce village m’avait tant apporté... Bien plus que ce que prévoyait le contrat, à la base. Et me rendre compte que je pouvais faire confiance à certains, me reposer sur d’autres et apporter à tous ceux-là mon savoir mais aussi ce que j’étais… Enfin, cela n’avait plus de prix, plus de valeur.

J’avais donc compris ses explications quant aux branches des sceaux… Une supplémentaire pour chaque niveau de gravité… Oui, pourquoi pas. Quoi que cela restait à ma discrétion, car au final c’était plus esthétique qu’autre chose…

-Oui ce n’est pas une mauvaise idée… Une nouvelle branche pour de nouvelles règles…

Mais il avait raison, pour le moment ce dont je manquais, c’était clairement de rapidité, de vitesse d’exécution et peut-être aussi de précision. Plusieurs points qui seraient palliés avec de l’exercice. Après tout, je n’étais pas omnisciente, je faisais l’acquisition des savoirs les uns après autres, leur utilisation suivait le même schéma. Comme pour la méecine, il me faudrait pratiquer jusqu’à ce que j’obtienne le résultat souhaité. L’avantage avec le fuinjutsu, était que je n’avais pas besoin de… Enfin, je n’avais besoin que de parchemins et de chakra.

Puis… Quoi ?! Je vais encore devoir écrire ? Pensais-je en soupirant avant de comprendre ce qu’il voulait exactement dire. Ah, créer le sceau directement avec le chakra. Ok. Je préférais ça. Et visiblement, Raizen avait déjà son coup puisqu’il posa tout un tas de parchemins au sol, vierges, prêts à être marqués. Enfin, je n’étais pas si étonnée, après tout c’était bien pour ça que je ne le payais pas…

-Trois fois ? Mais… Enfin, tu « visualises » la quantité de chakra que ça peut représenter ? Et, à part les sceaux explosifs, et le chakra médical… Je n’ai pas des « milliers » de possibilités… que trois en fait... Enfin… Soit. Je vais essayer. Dis-je avec un peu de réticence.

Effectivement, Sazuka ne connaissait du ninjutsu que ce qu’elle pratiquait. Il fallait donc oublier les affinités et tout le reste.
Je rassemblai donc les parchemins déroulés pour qu’ils me soient plus facilement accessibles et débutais l’exercice. Je connaissais déjà les deux premiers sceaux que je pouvais utiliser, et aussi celui pour stocker le sac… Les visualiser m’était donc bien plus simple. En revanche… pour en faire de nouveaux… Disons que, même si j’apprenais vite, étant dotée de certaines facultés, je n’étais en revanche pas très bonne pour tout ce qui avait attrait à l’imagination… à la … Création.

Ainsi j’avais entamé la première série de trois, par le sceau de stockage. J’essayais de ne pas fermer les yeux, d’observer ce que je faisais. A chaque fois que je posais la main les « motifs » noirs se déployaient plutôt rapidement sur les parchemins, il en fut de même pour les deux séries qui suivaient, celles du sceau explosif et du sceau de soin… Puis vint la quatrième série. Celle qui devait avoir un nouvel « effet » que je ne connaissais pas. J’aurais pu faire… un sceau de soin… Différent mais cela serait revenu au même finalement que le précédent. Ce fut à cet instant devant ce parchemin vierge qui le resta d’ailleurs un long moment que perçus ma vraie faiblesse, qui fut jusque-là ma plus grande force : mon esprit. Enfin, au bout d’un moment… j’apposais quand même ma main sur le parchemin, faisant apparaître un sceau visiblement plus… brouillon et qui fut assez laborieux à apparaitre.

Ô, il avait bel bien un effet, si le Meikyu le lisait, il comprendrait ce qu’il faisait. Je l’avais calqué sur une technique infligeant une mort presque instantanée… Et j’avais eu du mal à en définir les règles… Je n’étais pas bonne pour « créer », « imaginer » des choses aussi abstraites que lui. Tout ce que je savais était le fruit de mes études, pas de mon imagination…



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Dim 29 Avr 2018 - 5:01


Raizen disait oui à toutes les prises de conscience que faisait Sazuka après avoir compris l’étendue de l’entrainement qu’elle devrait faire. C’était de cette manière qu’il comptait l’aider à s’améliorer. Or, en lui donnant un tel exercice, il se rendait compte de la difficulté de la chose, sachant pertinemment qu’elle finirait tôt ou tard par réaliser les failles dans ses forces. Or, la voir en prendre conscience d’elle-même était intéressant, d’où sa demande de lui faire varier.

En fuinjutsu, il y avait deux styles d’utilisateurs, les créatifs et les étudiants. Sazuka tombait dans la branche ultime des étudiants. Représentant en totalité la théorie, celle-ci risquait d’être une brillante élève pour tout ce qui était lié aux sceaux génériques, connus et reconnus. Dès qu’elle arriverait à en imprimer une image quelconque, il était évident qu’elle pourrait devenir dangereuse sous ce point de vue. Or, le second courant n’étant pas à négliger, lieu dans lequel Raizen se situait. Les créatifs étaient du genre à concevoir leur propre sceau en déconstruisant ce qui existait pour se les approprier. En résumé, c’était détruire pour mieux reconstruire, chose qu’il faisait de par son aisance à visualiser et déconstruire les éléments pour en faire ce qu’il voulait. Tel était Raizen.

-Tu comprends mieux maintenant ?

Lui souriant, il porta une attention particulière sur celui qu’elle avait créé de toutes pièces. Il pouvait y voir la dangerosité du sceau, non pas par l’effet, mais bien par l’instabilité qui risquait de faire en sorte qu’il soit difficile à alimenter. Après tout, si le chakra ne trouvait pas un fil conducteur précis, il risquait d’être mélangé et devenir inutile, voire même inefficace.

-J’aime quand même ton initiative, mais c’est important que tu décides la voie que tu veux entreprendre.

Tapotant lentement sur l’épaule de Sazuka en guise de réconfort, son regard et son sourire démontrait beaucoup de chaleur et de soutien.

-Tu peux apprendre tout de A à Z et reproduire tous les sceaux disponibles, mais dans ton cas, ton sceau n’existe fort probablement pas ou sous une forme difficile à reproduire. Plus quelqu’un est avancé et plus il est difficile de reproduire des sceaux, ce qui risque de te limiter.

Prenant une feuille à titre d’exemple, il posa sa main avant d’y imprimer un sceau qui était exactement similaire à celui qu’il lui avait montré pour l’explosion. Or, elle n’arriverait surement pas à le lire.

-Ceci est le sceau d’explosion, exactement pareil, mais tu n’arrives pas à le lire tout comme tu ne pourrais le reproduire, car il est simplement crypté. J’y ai mis des détails très précis qui font en sorte que le sceau m’appartient et le décrypté pour qu’il soit lisible prendrait du temps. C’est un exemple pour te montrer que les techniques les plus complexes sont protégés et cryptés, donc tu ne pourras apprendre à les reproduire, il faudra les créer de tes propres mains quand tu auras compris l’ensemble du fuinjutsu.

Lui montrant son sceau à titre d’exemple, Raizen se désirait très pédagogue.

-Par exemple, les sceaux Meikyûs ne peuvent être faits que par des Meikyû dans ses circonstances très spéciales. Les gens auraient beau tenter de les reproduire qu’ils n’y arriveraient pas puisque c’est crypté.

Lui souriant lentement, il ne comptait pas se faire critique trop longtemps.

-Par contre, je pense que ta capacité à photographier les sceaux te permettra justement de les décortiquer et de les disséquer à ta manière pour ensuite les arranger. C’est comme quand quelqu’un est malade, tu trouves ce qui cloche ou ce qui n’est pas optimal et tu le fixes en te l’appropriant grâce à tes connaissances.

Comme dit, c’était un processus dont il lui fallait que la base.

-Donc, pour te pratiquer à visualiser et être plus efficace, change juste les degrés de puissance, ça devrait changer tes sceaux pour le moment et te permettre d’être plus efficace sans forcément demander trop d’imagination. On ira étape par étape.

Déroulant de nombreux rouleaux à nouveau, il était prêt à recommencer.

-Ah et essaye quand même de ne pas y mettre trop de chakra, tu risques de t’épuiser rapidement. Si tu veux, on fait une pause et tu en profiteras pour me raconter ce que tu as fait hier soir.

Elle avait fait mention d’Asami, chose qui avait piqué sa curiosité.

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Dim 29 Avr 2018 - 7:42



Je comprenais mieux pourquoi il parlait tant… Il y avait tellement à dire à propos du fuinjutsu. Alors et même s’il se voulait réconfortant d’une certaine façon, tout ce qu’il me disait me laissait juste entrevoir l’étendue de ce que je voulais faire. J’avais aussi compris tout ce qu’il avait expliqué. L’écouter… C’était un peu comme lire un livre, ça prenait du temps, cela faisait parfois plaisir et on apprenait des choses. Sauf que son débit de mot était bien supérieur à ce que je pouvais lire en une dizaine de minutes, et, c’était aussi plus pertinent. Pas de tournure de phrase complexe, pas de métaphore ; que du brut et c’était suffisant. Cela m’allait.

Il y avait donc deux types de pratiquants en plus des différents types de fuinjutsu… J’en apprenais un peu plus encore et me demandais s’il n’aurait pas dû m’en parler dès le début. S’il était plus efficace qu’un livre, il était en revanche nettement moins bien organisé, enfin, il était humain après tout, et les humains sans être plein de défauts ; restaient largement perfectible. Et je l’étais aussi donc… Mais je ne pensais pas qu’être un livre ou autre chose qu’un humain soit aussi… palpitant ? Non, pas vraiment. Enfin, ce qui me fit quelque part « plaisir » fut de voir qu’il avait compris quel genre de personne j’étais. Tout au moins… en partie, un peu ?

-Je crois que… je ne comprends pas. Pour réussir ce que je veux faire, je devrais crypter… mon sceau ? Est-ce que tu veux que je t’explique le fonctionnement de ce que je projette de faire ? Peut-être que tu réaliseras mieux…

Cela paraissait un peu idiot dit comme ça, mais je ne voyais pas le rapport entre le fait de crypter un document, et le fait de pouvoir réaliser un sceau pouvant contenir du chakra médical en grande quantité pour le relâcher plus tard. Qu’il soit ou pas sécurisé… Je m’en fichais un peu dans le fond. A vrai dire je pouvais certainement dès aujourd’hui ressusciter une personne, mais pas sans y laisser la vie. Il me fallait donc comprendre le fuinjutsu, m’améliorer dans ce domaine, pour l’intégrer à ma future technique. Laquelle seul pratiquant de l’Iroujutsu de haut niveau –comme moi- pourrait maitriser. Le sceau, seul, ne servirait à rien. Tel que je le voyais, le chakra qui serait stocké ne servirait pas à soigner directement, mais à compléter le jutsu interdit, de base ; pour m’éviter de sacrifier toute mon énergie, qu’elle soit spirituelle, ou vitale.

Enfin, cela n’enlevait rien au fait que je devais encore apprendre et expérimenter pour parvenir à mon but. Et Raizen semblait déterminer à ce que je m’améliore aussi… Enfin, nous n’étions pas obligés d’en faire un forcing, cela ne faisait que deux jours que j’avais véritablement commencé à m’intéresser aux sceaux…
Puis avec ses derniers conseils il m’offrit de faire une pause. Avant j’aurais sans doute refusé de m’arrêter, mais… Très exactement depuis la veille au matin… Depuis que j’avais pris les conseils de la Tadaoko en compte… Je préférais prendre un peu plus de temps « pour moi ». Et… Nani ?! Je me sentis soudainement rougir, prise par un brusque sentiment de gêne. Enfin, je ne savais pas si j’étais vraiment rouge, mais ce sentiment était réellement présent.

-Hier soir… Haha… Hum. Ouais, j'étais clairement gênée. J’aurais voulu en parler mais fus rapidement rattrapée par ces mots « garder le secret ». Je ne pouvais ni parler du lieu, ni de la personne. C’était impossible. Simplement. Qu’allais-je pouvoir dire ? C’était sans doute la première fois que je ne pouvais pas dire la vérité. Hum… T’inquiètes… Je n’ai fait que parler avec Asami, hier matin… Assez tôt. C’est elle qui m’a conseillé de m’adresser à toi. Dis-je alors que j’observais les sceaux. Ça, ça c’était du détournement de conversation. Elle m’a aidé à comprendre certaines choses… Ce que font des amis je suppose… Avais-je haussé les épaules.

Je me demandais un instant… si…

-T’as pas cru que moi et Asami… Hum. Tu vois ? Quand même pas ? Dis-je alors m’esclaffant. J'suis pas douée avec les gens, avec mes relations... Mais j'ai bien compris que... vous étiez ensemble ? J'veux dire. Je suis médecin, et ce que j'ai vu m'a semblé... Être suffisamment intime et pas assez... prononcé pour n être dû qu'à un simple entrainement. Bim, retournement de situation.

Avais-je tourné la tête vers lui.

-Mais, si c'est un secret. Haussais-je à nouveau les épaules. Je le garderais. Ajoutais-je avec un large sourire.



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Dim 29 Avr 2018 - 20:30


Alors que Raizen pouvait lire de la confusion chez Sazuka, tout prit une tournure complètement différente lorsqu’elle commença à être gênée. Sur le coup, Raizen se retint de rire, admirant à quel point elle pouvait être adorable sous cette facette. Sur le coup, il se disait qu’elle n’avait rien à voir avec la femme froide qu’il avait rencontrée lors de leur première séance de guérison. Au contraire, elle était beaucoup plus vivante et humaine ? On aurait dit que quelqu’un lui avait infligé le fardeau de porter des sentiments tellement c’en était comique. Malgré tout, dans chaque comédie, il peut y avoir des éléments marquant la fin et elle ne fut pas une exception.

Alors que Raizen allait s’intriguer sur les choses qu’Asami lui avait fait comprendre, il fut soudainement confus d’un manque de compréhension qui vint le ravager. Se prenant en pleine face quelque chose qu’il avait trop longtemps fuit ou du moins, pas encore entendu, son visage se mit à se peupler d’une teinte légèrement pivoine. On aurait dit que des pigments rouges venaient de posséder son visage ou qu’il était plus ou moins allergique. Pris de court, il avala sa salive.

-Euh non, bah pas vraiment, comment dire.

Le pire dans tout cela c’était que Sazuka avait des preuves concrètes comme quoi ils avaient eu du plaisir allant au-delà d’un simple entrainement. En bref, il n’y avait pas de point de recul et Raizen commençait à se demander si ce n’était pas mieux tout lui dire. S’esclaffant légèrement, il baissa légèrement la tête avant de la pencher sur le côté. Il allait probablement paraître peu convaincant, mais les faits étaient réels, l’empêchant ainsi de devoir mentir pour une quelconque raison.

-Écoute, je ne nierais pas le fait qu’il y a possiblement eu une ‘’altercation’’, mais il faut savoir qu’Asami et moi nous ne sommes que coéquipiers.

Affichant un air plus sérieux et interrogateur, son rythme cardiaque venait de prendre du rythme alors qu’il faisait part de quelques éléments trop longtemps évités. C’était finalement l’heure de la confrontation.

-Et ça, tu peux le considérer comme étant plus ou moins un secret. Par contre, elle est en couple avec Shoran, donc non nous ne sommes pas en couple, mais bien de simples coéquipiers.

Sur le coup, son timbre de voix s’était descendu. S’attendait-il à ce qu’ils soient en couple ? Pas vraiment. En fait, Raizen était simplement confus. Or, se protéger indirectement sous le couvert de ‘’Elle est en couple avec Shoran’’ était pour lui la meilleure manière d’éviter de se poser des questions sur un sujet sur lequel il n’était pas prêt à remuer ses méninges.

-Elle t’a dit quelque chose d’autre ? Je veux dire, c’est quand même connu qu’elle a quelqu’un dans sa vie. Elle ne dort même plus vraiment à l’appartement.

Étirant un mince sourire, il fixait Sazuka, se demandant ce qu’elle avait pu bien recevoir de conseils de la part d’Asami.

-M’enfin, je devrais peut-être faire de même haha, est-ce sur cela qu’elle t’a donné des conseils ?

Son rire était connoté de multiples saveurs qui montraient sa confusion. Avait-il vraiment envie de rester auprès de quelqu’un qui menait une vraie vie de couple auprès d’un autre ?

-Mais bon, supposons que ton visage aurait été un fuinjutsu, bah tu aurais pu le crypter pour que je ne puisse ni le lire, ni le comprendre ce qui ne m'aurait pas permis de lire la gêne sur ton visage.

Ricanant, Raizen restait et demeurait un bon tuteur.

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Dim 29 Avr 2018 - 23:56




Fort intéressantes étaient ses explications. Au moins il avait eu la franchise de reconnaître, en partie, ce que j’avais de toute façon remarqué. Mais, même si mes suspicions semblaient maintenant bien plus que fondées, je n’avais pas eu l’occasion de les voir tous les deux, en même temps. Pouvoir faire un comparatif, comme en médecine, aurait été très enrichissant. Puis, ce n’était pas comme si je ne savais ce que je cherchais exactement, avec eux deux. En guise de réponse à chacune de ses interventions, je n’avais fait que sourire, simplement. Il m’apprenait encore des choses que je n’avais pas perçues seule.

Shôran… Je me souvenais de lui ! Je l’avais rencontré lorsque j’étais arrivée à Kumo. Un membre de la police, comme Reiko, mais il était… nettement moins charismatique, et moins beau qu’elle aussi… et moins attrayant… et moins fort… et moins femme… Hum. Enfin, sans le juger, ce qu’il me dévoilait soulevait dans mon esprit une interrogation assez logique que je n’avais pas à exprimer… quoi que…

-Oh, je vois. C’est un triangle amoureux ?

Avais-je dis spontanément en haussant les épaules. Cela ne me dérangeait pas le moins du monde et quelque part je trouvais cela même assez passionnant. J’avais lu une tonne d’histoires relatant les excès d’hommes et de femmes –personnages purement fictifs- dans leurs relations amoureuses, et intimes bien sûr. En fait, ça m’amusait un peu. Ce qui faisait de cette situation un triangle, était sûrement qu’ils se connaissaient tous, s’étaient côtoyés… Alors que pour moi… aujourd’hui… Je ne savais pas vraiment à quoi ça ressemblait. Mais certainement pas à une forme géométrique. Davantage même à quelque chose d’illisible.

Enfin, cela me faisait donc maintenant deux secrets à garder, voire un peu plus si je comptais les miens, ceux dont je n’avais jamais parlé, ceux sur lesquels on ne m’avait jamais questionné, les mêmes que j’éludais de façon parfaitement normale en faisant diversion par d’autres questions, souvent embarrassantes, concernant mes interlocuteurs. Je fixais toujours Raizen, sa couleur était quasiment revenue à la normale. Quasiment.

-Je garderai le secret. Souris-je de nouveau.

Cela m’amusait, vraiment. Quant à Asami…

-Sur quoi ? Sur les relations ? On peut dire ça. Je ne sais pas si elle était sincère, mais ce qu’elle m’ a dit m’aide. Si je n’étais pas allée la voir hier matin, je ne serai pas là aujourd’hui. Enfin, je veux dire ; je ne serai pas venue demander ton aide.

Je m’étais reprise car ma phrase semblait un peu étrange, au début, pouvant laisser entendre que j’aurais pu mettre fin à mes jours ; ce qui n’était évidemment pas possible, pas pour moi. Même si j’avais soufferts, broyé du noir… etc… Jamais, ô grand jamais, je n’aurais commis un tel acte.

-Crypter mon visage ? Hahaha… Rigolais-je, et pas parce que c’était drôle. C’est ce que je faisais fut un temps. Cacher mes émotions, dire que je ne ressentais rien… Oh oui… J’étais sans doute plus compliquée à lire qu’un de tes fuinjutsu. Mais je me suis rendue compte que c’était bien plus… enrichissant, d’être moi-même.

Je l’observais un instant, encore et toujours, je devais lui donner quelque chose en échange. Un secret ? Ce serait me semblait il la plus belle preuve de confiance. Et aussi d’une dangerosité sans égal.

-Je suis recherchée à Tetsu, pour multiples-meurtres. La prime sur ma tête était, aux dernières nouvelles, d’environ un million de Ryos. Avouais-je sans trop de difficultés en regardant les parchemins au sol. Hum… On s’y remet ? Demandais-je, l’air de rien.

Ce n'était pas vraiment un moyen de pression sur moi, quoi que... Mais davantage quelque chose qui montrait d'une part qu'il pouvait me faire confiance -quoi que... avoir une personne accusée comme ça à côté de lui...- et surtout, que je lui faisais confiance.



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Mar 1 Mai 2018 - 11:53


Arquant violemment le sourcil, Raizen se questionnait sur ce qui avait mal tourné dans sa formulation de phrase. Après tout, il avait tout fait pour délimiter son champ d’implication avec Asami et Sazuka avait directement assumé que ceux-ci étaient en plein dans un triangle amoureux. Se mordant la lèvre, Raizen fut pris de stupéfaction. Il s’attendait à tout sauf une telle question. En bref, il était dans la merde et tenter de briser cette idée prédéfinie ne risquait pas d’être une tâche facile. Vu la manière dont elle l’avait dit, on pouvait aussi assumer qu’elle pensait avoir raison à 100 %.

Or, alors qu’il se demandait de quelle manière il pouvait renverser la vapeur et lui faire comprendre qu’ils n’étaient pas ensemble, celle-ci vint lui révéler un secret qui étira un long sourire au Meikyû. Évitant ainsi de paraître stupéfait, Raizen comprenait mieux le fait qu’elle puisse paraître froide aux premiers abords. Avoir tué était un phénomène qui changeait une personne à tout jamais. Changeant sa vision comme sa perception d’elle-même, il y avait généralement peu de retours à cet acte. Si plusieurs se maudissaient d’avoir tué des gens, d’autres préféraient se morfondre et fuir cette triste réalité qui était devenue la leur. Or, contrairement à ceux-ci, Sazuka avait décidé d’être honnête avec elle-même, acceptant du fait même le fait qu’elle était bel et bien une meurtrière sans pour autant que le tout la définisse. Après tout, Raizen ne croyait pas en ce monde tout noir ou tout blanc. Comme dans toutes choses, il y voyait des nuances suffisantes pour ne pas juger de manière déloyale. Comme tout individu, elle avait dû avoir ses raisons et à moins que ce soit par pur plaisir, sa perception de cette femme ne changerait pas. Après tout, si elle soignait des gens c’était possiblement pour se racheter. Regrettait-elle d’avoir tué quelqu’un en particulier ? Sachant que son objectif était la réincarnation, il était fort possible que c’était le cas. Le tout avait peut-être même été l’élément déclencheur. Tant de théories et peu de réponses. Or, tôt ou tard, Raizen comptait obtenir des réponses à ses questions. Intrigué comme il était, il en avait même oublié les accusations qu’elle avait posées à son égard. Lui confirmant presque indirectement un fait qui n’était pas réel, Raizen eut la chance de s’en souvenir, venant rectifier le tout.

-Tu peux t’y remettre oui, essayes en faisant varier les sceaux légèrement au niveau de leur puissance.

Revenant toutefois directement au sujet, Raizen tenait à préciser que rien ne changerait à ses yeux.

-Je serais curieux d’entendre ton passé à Tetsu pour être honnête, mais sache que je suis content que tu sois toi-même, ça aide de voir les choses sur leur vrai visage et certains devraient prendre exemple sur toi.

Lui faisant un clin d’œil pour ne pas dire qu’il parlait d’Asami, Raizen poursuivit.

-D’ailleurs, nous ne sommes pas ensemble et nous ne sommes pas dans un triangle amoureux...

Prenant en considération l’envergure de la situation, Raizen soupira longuement avant de commencer à remettre un peu tout en question. Il était vrai que la complexité de la situation ne lui plaisait pas vraiment. Après tout, il avait beau avoir du plaisir avec Asami, mais il devait admettre que les choses étaient si ambiguës qu’il ne savait pas quoi penser. Étonnamment, il n’était pas à l’aise d’être le second dans ce faux triangle. Or, même s’il savait qu’il occupait la première place aux yeux de la marionnettiste, l’idée d’être docile en attente que celle-ci accomplisse un objectif quelconque ne lui plaisait pas. Au contraire, le tout interpellait son côté indépendant, son désir de ne pas être contraint à quoi que ce soit. Autrement, il avait peur que cela limite sa liberté qui travaillait en parfaite corrélation avec sa curiosité.

-Je suis trop indépendant pour jouer la troisième roue d’un carrosse dont une roue est en plastique, j’ai d’autres choses plus intéressantes à faire.

Son ton avait légèrement changé, signe concret que ses paroles étaient sorties avec plus de difficulté, mais avec du sérieux.

-En tant que personne qui a passé sa vie à cacher ses émotions, penses-tu réellement que je cache quoi que ce soit ?

Soudainement, Raizen décidait de donner une chance à la perception d’autrui. Fixant Sazuka avec un sérieux digne de l’importance du moment, il attendait patiemment qu’elle donne son avis. Après tout, elle avait suffisamment mérité sa confiance pour qu’il puisse faire appel à son avis externe.

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Mer 2 Mai 2018 - 0:20




Je m’étais donc remises sur mes petits papiers, tentant de visualiser la meilleure manière de les marquer d’un sceau. Pour le moment je me contentais seulement des sceaux que je connaissais en faisant varier comme me l’avait suggéré Raizen, leur puissance. Ce n’était qu’une question de dosage de mon chakra en prenant bien en compte chacun de ses enseignements. Penser au chakra pour activer, penser au chakra nécessaire à son effet… penser au « point d’inflexion ». Je m’apprêtais à renouveler l’exercice et au moment où j’apposais ma main sur le premier parchemin, le Meikyu revint à la charge. Ce qui ne me déplaisait pas, parler et travailler en même temps ne me posait aucun problème, au contraire. Cela rendait sans doute tout ce que nous faisions encore moins monotone.

Observant le tracé du sceau se former un peu plus rapidement que les fois précédentes, je gardais toujours une oreille très attentive à ce qu’il me disait, lui jetant par moment un rapide coup d’œil pour lui signifier que je l’écoutais bien. Prendre exemple sur moi ? Oui… Je ne pensais pas que cela soit l’idée du siècle, néanmoins ; il était vrai que j’avais beaucoup changé en peu de temps, plus ouverte, plus attentive aux autres, et plus naturelle aussi. Alors… Oui, en effet, si certains avaient de prendre exemple sur cette évolution, dans ce cas ; ce que disait le Héros de Kaze avait du sens. Ou alors, ces personnes pouvaient aussi avoir besoin d’aide pour y arriver. Après tout, je ne devais pas mon « évolution » qu’à moi-même mais à plus ou moins… l’ensemble du village.

-Si tu le dis… Haussais-je les épaules. L’entendre de sa bouche ne m’avait pas forcément convaincu mais je respectais son « sentiment ». Je n’imaginais pas à quel point se savoir n’être qu’un sextoy pouvait être… frustrant, malgré tout. Je n’étais la plus à même de pouvoir parler de ça, jusqu’à Akina je n’avais jamais considéré mes précédents partenaires d’une quelconque autre façon, ils ou elles n’étaient que de simples moyens d’obtenir un peu de plaisir, libérer quelques hormones et quelques composants chimiques aidant grandement à la libération de l’esprit. Rien de plus. Je m’étais alors relevée, abandonnant le sceau que je venais de terminer pour faire face au jeune homme. Je croisai mes bras sous une poitrine quasiment inexistante en comparaison d’autres personnes peuplant Kumo.

-Je ne sais pas… mais… Dis-je en réfléchissant un instant. Je ne savais pas vraiment distinguer le vrai du faux, le visible du caché… Mais mes dernières expériences et pas des moins troublantes m’avaient appris certaines choses sur les hommes et les femmes, qu’ils fussent des shinobi ou pas. Il était certes difficile de négocier avec ce que pouvaient raconter les ninjas, ou montrer d’ailleurs. Ils me semblaient souvent être aussi sincères que moi, voire aussi francs ; mais souvent je me trompais allègrement sur leur compte, cependant… Raizen… Me laissait en guise de compréhension un seul et unique « point d’interrogation ». Pas qu’il était illisible mais… Je m’interrogeais. Alors, ce que j’allais dire allait sembler direct, comme d’habitude, peut-être un peu déplacé même… Mais ça… C’était en quelques sortes ma signature.

-Je ne pense pas que tu caches quoi que ce soit… Tu n’as pas hésité à me montrer tes talents, à partager ton savoir… Et tes réactions sont très semblables aux miennes… Finalement je ne sais rien de ce qui se passe entre vous, enfin, rien d’autre que ce que j’ai vu et déduis. Souris-je un bref instant. Parfois, il faut dire aux personnes auxquelles nous tenons ce qu’il faut, une fois le moment venu… Ces mots dans ma bouche me paraissaient extrêmement étranges et me surprenaient moi-même. Depuis quand pensais-je aussi profondément à des choses aussi abstraites ? Et faire ce nous devons faire, sans nous inquiéter des conséquences. J’avais en fait l’impression que je parlais autant pour lui, que pour moi, à chaque mot que je prononçais je ne pouvais m’empêcher de penser à ces deux personnes ; étais-je donc en train de lui donner des conseils ?

-T’es un brillant shinobi Raizen, mais… on pourrait croire que tu manques de courage envers toi-même. C’est une faiblesse universelle… t’inquiètes… Hum… Lui as-tu au moins déjà dit ? Aussi étonnant cela puisse paraître, ce genre d’histoire me passionnait au moins autant que la médecine. Enfin, lui adressant un sourire compatissant, je repris ma position initiale et me penchai de nouveau sur mes parchemins. Mes propres mots continuaient de résonner dans ma tête, alors que moi-même je n’avais pas appliqué ces précieux conseils mais comme dit : « Faites ce que je dis, pas ce que je fais ». Mais je savais maintenant, seuls trois mots pouvaient faire changer une situation du tout au tout entre deux personnes, de même que cette situation que vivait l’expert en sceau… n’était pas acceptée, et encore moins voulue.


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Mer 2 Mai 2018 - 7:52


Souriant légèrement, Raizen venait d’être pris sur la défensive par Sazuka qui in extremis vint le mettre dans un état profond de déséquilibre. En attaquant le sujet d’une telle manière, Raizen devait admettre ne rien avoir vu venir. La tristesse dans tout cela était principalement liée au fait qu’il avait laissé tomber sa garde au moment où elle le complimenta. Faisant abstraction de ce qu’elle avait pu déduire, il ne s’en faisait pas pour cela. Au contraire, si on veut, c’était mieux qu’elle sache que l’inverse. Autrement, la parole de Raizen n’aurait que peu de valeur. Mentir sur des faits qui étaient plus que visibles aurait été un autre signe de faiblesse, un signe qu’il ne s’assumait pas totalement. Or, voilà qu’elle lui mettait en plein visage une question qu’il avait évitée à de nombreuses reprises tandis qu’à d’autres, il l’avait tout simplement ignoré. Certes, il avait tenté de l’affronter une fois, mais le tout avait été vain, se terminant aussi vainement que bien des choses. Or, le Meikyû ne comprenait pas très bien ce que Sazuka voulait dire par manque de courage. En fait, parlaient-ils de la même chose ?

-Lui dire quoi ?

Arquant un sourcil, il était assez confus. Pensait-elle qu’il éprouvait plus que de l’attirance charnelle envers elle ? Il espérait que ce ne soit pas le cas, autrement, il devrait s’assurer de rectifier sa perception de la situation. Après tout, Sazuka était probablement sa meilleure alliée dans une telle situation et il avait besoin qu’elle voie la situation sans biais pour avoir une vue d’ensemble. La situation était bien plus complexe qu’aimer ou ne pas aimer. C’était un vortex de confusion.

-Lui dire qu’elle se fera plus de mal à elle-même que l’inverse si elle continue dans cette direction ?

Raizen pouvait s’exprimer, sachant pertinemment que Sazuka était en quelque sorte au courant. Après tout, de par ses mots, il pouvait conclure qu’elle savait. Sans forcément divulguer trop d’information sur Asami à son insu, ils pouvaient tous les deux discuter sur un terrain commun.

-J’espère que tu n’insinues pas ce que je pense, parce que je doute que ce soit le cas. M’enfin, c’est complexe...

Regardant calmement celle-ci qui s’exerçait, il s’assurait qu’elle garde le contrôle de ce qu’elle faisait. Appréciant le vent que prenait l’entrainement, Raizen savait pertinemment que le fait de la distraire allait lui permettre de comprendre la nature sans effort que pouvait être le fuinjutsu lorsque maitrisé et pratiqué. Tout le but y était. C’était un art ne nécessitant pas une concentration énorme si la concentration et l’âme travaillaient en synchronisation totale.

-Je considère simplement que je n’ai pas à me poser ce genre de questions pour une situation illusoire ou inaccessible tout comme je n’ai pas vraiment envie de me casser la tête à l’idée d’être une troisième roue dans l’espoir d’être la seule restante. L’interdit à beau avoir son charme, mais seulement lorsqu’il n’est pas utilisé pour se voiler la face.

Raizen ne pouvait en dire plus, mais il était beaucoup trop indépendant pour agir de troisième roue du carrosse. Le fait qu’elle voit d’autres personnes n’était pas un problème, car lui-même n’hésiterait aucunement à faire de même. Tout le problème était plutôt dans l’idée qu’elle retournait dans ce cercle infini dans lequel elle se faisait plus de mal à elle-même qu’autre chose. Ne jugeant aucunement son choix, il ne voulait toutefois pas être au cœur du tout. Il avait beau lui promettre de lui faire gouter à la déchéance, mais il avait vu ce qu’il avait à voir de ce côté. L’observer retourner à ses anciennes habitudes n’en serait qu’un pâle spectacle n’ayant aucun intérêt pour lui. Pire encore, il n’avait pas envie d’être cette source importante d’influence coincée malgré elle.

-Si je te montre un fuinjutsu, ce n’est pas pour te voir utiliser le même fuinjutsu éternellement et te contenter de ce qui t’arrange. C’est surtout et avant tout pour voir jusqu’où tu vas bénéficier de ce que je te montre. Se complaire dans le confort du manque de changement est peut-être sécurisant, mais moins intéressant.

Faisant directement un parallèle instructif par rapport à sa situation et à l’entrainement de Sazuka, Raizen joignait l’utile à l’illustratif.

-C’est exactement la même chose pour son cas. Du moins, c’est un choix que je respecte, mais disons que la personne chargée de faire voir une différente facette du Fuinjutsu préféra aller voir quelqu’un qui en a vraiment besoin.

C’était sa manière de voir les choses. Il ne pouvait changer qui que ce soit et il le savait, c’est d’ailleurs pour cette même raison que son esprit était déterminé à voir les choses de cette manière.

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Mer 2 Mai 2018 - 10:25



J’avais mis le doigt sur quelque chose de plus complexe que ce que j’avais imaginé, et ce n’était pas mon intention. Même si il ne me révélait pas grand-chose sur la jeune femme, le peu qu’il disait me laissait entrevoir que je ne connaissais pas vraiment la Tadaoki. Cela ne remettait évidemment pas en cause tout ce que j’avais pu lui dire, ni même la façon dont je voulais la considérer mais cela avait quand même le don de me troubler. Kumo regorgeait de personnalités toutes plus différentes les uns que les autres, et certaines que je voulais apparemment découvrir plus que d’autres, et plus encore. Je n’allais donc pas creuser davantage dans ce sens, viendrait bien assez tôt le moment où je comprendrai ce que sont réellement les uns et les autres, après ce que j’avais traversé, j’imaginais que plus rien ne pourrait vraiment me faire souffrir davantage. Enfin, et même si c’était son choix, ce que pouvait endurer Raizen me laissait ressentir une certaine peine. Mais bon, la vie était ainsi faite… de peine, et de joie.

Cela dit, je fus assez surprise de la suite de son discours, son analogie entre le fuinjutsu et sa propre situation, que je prenais davantage à cœur que le reste. Ses propos même s’ils ne tendaient pas à me blesser, maintenant que j’y pense ; avaient eu un effet… vexatoire. La complaisance… Je n’avais jamais eu le loisir de l’expérimenter, de me satisfaire de ma situation… Jamais je n’avais accepté de rester inerte face à tout ce qui m’entourait. Dans le domaine de la médecine, je ne faisais qu’évoluer. Mes « compétences » relationnelles avaient pris un nouveau tournant. Mes sentiments étaient plus clairs… Enfin, je ne laissais pas les choses au hasard ou se faire d’elles-mêmes, alors… me complaire. Ce simple mot fit remonter des confins de ma mémoire un souvenir qui en appela un autre suivi d’un nombre incalculable de souvenirs, je portai ma main sur mon front, tentant de masser mes lobes fronteaux très infructueusement. Raizen venait malgré lui de déclencher un ouragan, dans mon crâne.

Cela faisait presque cinq ans que je n’avais pas senti cette douleur semblable à mille aiguilles me perforant simultanément le crâne. Enfin, non, ma dernière crise « mémorielle » remontait à plus ou moins six mois, lors d’un dating au restaurant avec la Suzuri, une soirée alcoolisée, une question contenant un mot déclencheur… Et j’étais partie. Habituellement je contrôlais plus ou moins bien ce phénomène, mais parfois… Lors de ces moments de quiétude où mon esprit était occupé à trop de choses à la fois… la maladie prenait le dessus. Et malgré tout, les mots du jeune homme continuaient de me parvenir, se mêlant à ces visions de mon passé qui se bousculaient tentant chacune de se faire valoir. Souvent, non, à chaque fois en fait, ma température corporelle augmentait fortement, provoquant une forte sudation, de la fièvre et quelques tremblements. Ce fut lorsque je vis ma main plaquée sur le parchemin défaillir que je lâchai tout, fouillant frénétiquement dans ma sacoche qui ne me quittait jamais.

J’en avais extirpé un petit flacon contenant encore une dizaine de pilules translucides, j’en fis glisser une dans le creux de ma main et l’ingurgitai aussitôt. J’avais gardé le silence un long moment après que le Meikyu ait fini de parler. Après quelques secondes, essuyant mon front ruisselant je lui répondis d’une voix haletante, presque fébrile trahissant sûrement qu’il venait de se produire quelque chose de quasiment invisible.

-Se complaire… Soupirais-je. Je m’étais levée avec un peu de difficultés, et posai sur le jeune homme un regard un peu blasé la main posée sur le haut de front. Tu penses que je me satisfais de ça ? Je n’avais pas bien compris au premier abord ce qu’il avait dit mais après m’être entendue… J’ai compris… J’approchais alors de lui et à sa hauteur posai une main sur son épaule. C’est bien si tu sais ce que tu as à faire. Lui dis-je d’une voix assez faible. Je dois… dormir un peu. Avais-je ajouté et continuant ma marche jusqu’à un arbre un peu plus loin et m’allongeais dans l’herbe, sous son feuillage. Nous avions de la chance, avec le printemps, l’air était bien plus doux.



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Ven 4 Mai 2018 - 11:05


Observant Sazuka, d’un seul coup, celle-ci se mit à avoir un comportement relativement nouveau et soudain. Quelque chose semblait ne pas aller et Raizen pouvait clairement le voir. Rien qu’en l’observant, il eut l’impression qu’elle avait une attaque interne. Voyant son air troublé, son esprit soudainement envahi de pensées inconnues, il fut contraint d’admettre qu’il avait indirectement déclenché quelque chose sans forcément comprendre ce que c’était. Tentant de se porter à son aide, il s’approcha légèrement, la voyant ingurgiter quelques pilules d’un seul coup. La simple présence de ses médicaments indiquait un trouble qui lui était connu, chose que Raizen n’eut aucun mal à conclure. Elle était prête à toute éventualité et le fait qu’elle soit médecin renforçait encore plus le phénomène d’autodiagnostic.

Une fois consommé, il eut l’impression que son état se stabilisait. Toutefois, il demeurait inquiet, se contentant de l’observer une nouvelle fois, il fut surpris qu’elle tente d’engager un quelconque contact physique avec sa personne. La connaissant, elle ne semblait visiblement pas chercher le contact de la gent masculine, chose qu’il pouvait comprendre. Du moins, ce n’était qu’une impression pour le moment.

-Il y a des avantages à connaître la médecine, au moins tu écoutes ton corps contrairement à certaines personnes.

Ayant un léger sourire malgré son inquiétude, il s’assura de soutenir Sazuka dans sa marche vers l’arbre. N’hésitant aucunement à glisser son bras par-dessus son épaule pour venir lui servir de support, il observa celle-ci, curieux de ce qu’il venait de se passer. Il était certainement content qu’elle semble lui faire confiance dans ses pensées. Toutefois, ce genre de situation était relativement anormal et il espérait qu’elle s’ouvre à ce sujet. Peut-être avait-elle mal régulé son chakra ou beaucoup trop déployé d’énergie. C’était fort possible malgré le contrôle impressionnant de chakra qu’elle avait. Tentant ainsi de creuser la situation un peu plus pour en savoir davantage, le Meikyû l’aida à s’adosser contre un arbre alors qu’il venait de déposer sa main sur le sol. Utilisant le fuinjutsu, il fit apparaître une trousse contenant plusieurs éléments essentiels en mission. N’étant pas forcément un expert dans tout ce qui avait attrait à la médecine, il avait tout de même des éléments importants pour s’assurer de survivre si nécessaire. Versant ainsi une coupe contenant un peu d’eau sur une lingette propre, il vint tranquillement éponger le front de Sazuka en prenant le temps de rafraichir calmement son visage avant de poser sa main sur son front. Rien à signaler de ce côté.

-Comment te sens-tu ? J’aurais peut-être dû porter plus d’attention à ta gestion de chakra, ce sont des choses qui arrivent puisque le fuinjutsu s’utilise la plupart du temps un peu de manière explosive ce qui peut facilement drainer quelqu’un, mais avec un peu de temps et de pratique ça risque de s’améliorer.

L’observant en espérant l’avoir rassuré, Raizen était surpris d’être dans ce genre de situation. Après tout, après leur première rencontre, il n’aurait jamais cru qu’ils se retrouvent respectivement dans une situation aussi comique. Contrairement au passé, elle était la patiente et il était maintenant le ‘’medecin’’.

-C’est quand même drôle de voir que nous avons finalement inversé les rôles.

Échappant un léger rire, il observa celle-ci, toujours un peu inquiet de son état.

-Je doute que tu te satisfasses du statu quo, autrement je ne t’aurais probablement pas aidé puisque ton projet ne m’aurait pas intéressé. Au contraire, par moment je pense que nous sommes plus similaires que nous l’osons l’admettre sur certaines facettes.

Se voyant en elle lorsqu’il avait appris le fuinjutsu pour la première fois, il baissa son regard avant de laisser le vent flirter avec sa chevelure. Réalisant qu’il en avait fais du chemin, il poursuivit, tentant indirectement de la bercer sous ses paroles interminables.

-M’enfin repose-toi pour le moment, mais j’aimerais bien que tu me parles davantage de ton passé quand viendra le temps.

Raizen était curieux de comprendre pourquoi elle était devenue qui elle était. Après tout, pour piquer sa curiosité en ce moment, elle devait avoir vécu des événements assez pertinents qui faisaient d’elle la kumojin qui guérissait les gens et qui travaillait sur un plan de résurrection.

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Sam 5 Mai 2018 - 10:15



Ecouter mon corps ? C’était dans les détails qu’on savait si une personne nous connaissait ou pas, et là, ce n’était pas le cas. Nous ne nous connaissions pas assez pour comprendre que c’était l’inverse. Prendre ces cachets, c’était pour éviter une douleur et des conséquences à mon mal que je ne connaissais que trop bien. Mais cela ne l’empêchait pas de se montrer prévenant, même si on ne se connaissait si bien que cela. D’ailleurs… Sans vraiment plus le connaître qu’au travers de ce m’avait dit Asami, je me demandais pourquoi je lui avais confié mon secret… Maintenant. Ah oui… la confiance. Qui était confortée par l’aide qu’il m’apportait, et pas que pour l’apprentissage du scellement.

-Ca va, j’ai l’habitude. Répondis seulement à sa question. La gestion du chakra ? Il se fichait de moi ou quoi ? Je ne savais pas. Je lui jetai un rapide coup d’œil. Le chakra… Rigolais-je légèrement alors qu’il appliquait un linge humide sur mon front avant de jauger ma température. Je savais que cette crise ne m’avait pas déclenché de fièvre, mes pilules agissaient parfaitement et avec avaient exactement l’effet que je voulais. Je le savais depuis… des années en fait. Et malgré tout la douleur était toujours présente. Cet antipyrétique était pour le plus efficace d’entre tous.

-Ouais… très drôle même. Dis-je avec un bref soupire. Je ne relevais même tout ce qu’il disait, mon attention était trop accaparée par la migraine. Néanmoins je parvenais à capter quelques-uns de ses mots, comprenant plus ou moins de quoi il me parlait. Je fermai les yeux un instant et tentai de me concentrer sur sa voix et répondit. On a peut-être des points communs… comme tout le monde… mais on est très loin d’être… pareils. Avais-je ajouté en m’allongeant, et me retournant vers l’extérieur du terrain, faisant dos au jeune homme. On verra. Achevais-je. En à peine quelques seconde je me sentais déjà partir vers le monde de l’inconscient. Et comme à chaque fois, je ne savais pas vraiment combien de temps je resterais endormie, cela dépendait de la violence de la crise, et celle-ci, à priori ; l’avait été et malgré les médicaments.

Je me demandais ce qu’allait bien pouvoir faire le Meikyû en attendant mon réveil. Il pouvait me laisser là s’il le souhaitait, j’étais relativement en sécurité ici…



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Dim 6 Mai 2018 - 0:09

Observant Sazuka, elle avait beau dire en avoir l’habitude, mais son état laissait vraiment présager l’inverse. Après tout, elle venait de s’allonger à un moment croustillant de la situation pour s’endormir à la vitesse de l’éclair. Cette rapidité à être plongé dans un profond sommeil était anormale. L’observant, Raizen commença par se demander si elle n’était pas morte.

-Pourquoi tu dis...Oy

Se rendant compte qu’elle était inerte et ne répondait pas, il se contenta de toucher sa côte d’un bref geste pour voir si le tout générerait une réaction. Or, rien n’arriva. Soucieux de sa santé, Raizen amena sa main jusqu’à son cou afin d’en prendre le pouls. Soulagé, il réalisa qu’elle était encore vivante et que son cœur battait à un rythme normal. En bref, Sazuka était épuisé et était endormi. Avait-elle dormi trop tard la veille ?

Réalisant ainsi qu’il avait comme principal devoir de veiller sur elle, le jeune Meikyû enleva sa veste afin de lui permettre de dormir confortablement. Il était hors de question qu’après d’intenses efforts, qu’il la laisse être exposé aussi facilement aux caprices de la température. C’était son devoir en tant que professeur après tout non ?

-Tu es presque innocente quand tu dors.

Se surprenant à rire, voir Sazuka dormir était assez révélateur, d’à quel point rien n’était noir ou blanc. Quelqu’un avait beau avoir tué quelqu’un, mais il restait et demeurait un individu capable du pire comme du mal, dormant et respirant comme un bébé. La couvrant avec sa veste, il se demanda soudainement ce qu’il devait faire. Regardant aux alentours, personne n’était présent signe qu’il pouvait très bien la laisser se reposer. Toutefois, ayant très peu dormi aussi, il se mit à bailler, signe qu’une sieste ne lui ferait pas de mal. Désirant lui donner un repos plus confortable, Raizen la pris soigneusement dans ses bras et se mis à escalader un arbre, se rendant jusqu'au sommet dans lequel se trouvait une petite cabane en bois et un grand hamac. La déposant dans le hamac, elle risquait d'être plus confortable ainsi.

-Bonne nuit alors.

Même s’il n’était pas certain de pouvoir dormir, l’essentiel était qu’il ferme les yeux un peu pour prendre un peu de temps pour lui et se reposer un peu si possible. Soupirant avant de s’allonger à côté de Sazuka dans grand hamac, il hésita un moment, mais ne se posa pas 36 000 questions. Faisant face au dos de Sazuka, il était mieux qu’il puisse avoir un angle de vue sur sa personne au cas où il arrivait quelque chose en espérant qu’elle ne le tue pas à son réveil. Entre temps, Raizen comptait penser à la suite de l’entrainement. Se glissant ainsi à son tour sous sa veste afin d’être couvert, il tenta de fermer les yeux le temps d’un moment. Il n’était pas collé contre elle, mais suffisamment proche pour qu’il puisse être sous la couverture aussi.

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Lun 7 Mai 2018 - 1:58




Jusque maintenant plongée dans un profond sommeil –généralement imperturbable-, Sazuka atteignait maintenant sa dernière phase ; celle où tous ses apprentissages s’inscrivaient parfaitement dans sa mémoire, cette phase ou le rêve se développait, même si les siens se faisaient plutôt rares. Mais depuis peu de temps, quelques-uns semblaient vouloir se faire une place dans l’esprit de la jeune femme, plus que d’autres. Elle s’était retournée dans son sommeil alors qu’habituellement elle restait très calme, et avait enlacé le Meikyu, sans le vouloir, purement inconsciemment ; et le serra contre elle en reposant sa tête sur son épaule. Si elle avait su, à cet instant, ce qu’elle était en train de faire… Et comme si ce n’était pas suffisant, elle allia la parole au geste…

-Hmmmm… Reiko… Avait-elle dit, dans une espèce de murmure parfaitement audible. Puis je me réveillais subitement, les yeux un peu embrumés par le sommeil, je me rendis rapidement compte de ce que j’étais en train de faire. J’espérais seulement ne pas avoir fait quoi que ce soit d’autre. Ce fut bien la première fois que je me retrouvais dans une situation aussi… cocasse. Je l’avais donc lâché et salement repoussé, et peu importait s’il dormait ou pas, et d’ailleurs, que faisait-il là ? Je m’étais redressée observant autour de moi… Et où étions-nous ? Dans mon agitation je fus déséquilibrée et tombai lourdement de l’endroit où j’avais été… installée. Un Hamac ? J’allais de surprise en surprise. Et cet endroit… Elle posa son regard sur Raizen.

-Qu’est-ce qu’on fait là ?! Lui demandais-je alors que la réponse paraissait évidente, enfin, pas tant que ça. Je secouai vigoureusement le « hamac » pour être bien sûr qu’il se réveille, s’il ne l’était pas déjà. Je ne savais pas combien de temps j’avais pu dormir mais mon al de crâne avait disparu, la crise était passée. Entre l’antipyrétique et ce repos... Cela fonctionnait à chaque fois. Je fis quelques pas dans ce qui ressemblait à un cabanon, et penchant la tête par l’une des ouvertures constatai que nous nous trouvions dans un arbre… Oui, il me semblait bien que j’étais endormie ailleurs. C’était donc lui qui m’avait conduit ici ; profitant de mon inconscience ? Je savais que les hommes étaient des pervers, mais ; il battait des records ! Et en, il avait vraisemblablement dormi à mes côtés. Comment pouvais-je être sûre qu’il n’avait pas fait autre chose ?

-Hum… On a rien fait au moins ?! Avais-je ajouté en me retournant vers lui. Effectivement, cela aurait été le pompon, surtout que je n’aurais pas pu rejeter la faute sur lui. Si j’avais pu l’étreindre durant mon sommeil… j'aurais aussi pu faire autre chose... Cette idée me rendait folle...



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Lun 7 Mai 2018 - 6:27


Alors que Raizen flirtait entre la réalité et le sommeil, il entendit une douce voix avant de sentir un corps venir se coller sur le sien. Étant mi réveillé mi-endormi, il mit du temps à réaliser ce qui venait de se produire tandis que Sazuka était en train de l’enlacer. Se croyant dans un rêve, il se surprit à se dire qu’elle était plus innocente qu’elle n’en avait l’air. Or, il ne comprenait pas pourquoi elle parlait de Reiko. Malheureusement, il avait plus de pensées que de temps de réaction, fait qui le propulsa hors du hamac. Ayant d’habiles réflexes, il fut en mesure de tomber sur la structure en bois avant de tenter de se relever difficilement, mais sans façon.

Voyant à quel point Sazuka était en panique, il se contenta de lever les mains dans les airs alors qu’il était encore allongé. Il était curieux de savoir pourquoi elle rêvait de Reiko de la sorte. Or, pour une fois, il n’avait pas totalement réponse à toutes ses questions. Du moins, il savait pertinemment qu’il n’avait rien fait.

-Je t’ai amené ici parce que tu t’es endormie sur le sol sans vraiment réaliser qu’on était en pleine forêt, donc au lieu de te priver de tout confort, j’ai décidé de grimper dans l’arbre et de t’amener là... C’est généralement dans ce lieu que je viens et que je dors quand je ne veux pas être à mon appartement ou que je suis trop fatigué pour rentrer...

Fixant celle-ci alors qu’il se relevait, Raizen avait quelque peu les joues pivoines, mais étrangement, il avait un léger sourire aux lèvres. Prenant ainsi sa main, il l’amena tranquillement sur son cou afin qu’elle puisse prendre conscience de son rythme cardiaque.

-Je t’assure que je n’ai rien fait, tu le saurais si je mentais de toute façon. Disons juste que tu t’es soudainement collé à moi en m’appelant Reiko..., mais à part cela... il ne s’est rien passé.

Gardant toujours cette teinte rougeâtre aux joues, il trouvait tout de même la situation assez comique. Or, il ne se serait jamais attendu à ce qu’elle puisse faire preuve d’un tel niveau de douceur, surtout qu’à première vue, elle semblait plutôt brusque. Si on veut, ce devait être une simple façade, un moyen pour elle de cacher cette douceur qu’elle avait.

-Crois moi, je ne m’attendais pas du tout à autant de douceur ni même à ce que tu fantasmes secrètement sur Reiko, c’est quoi cette histoire ?

Raizen savait que Sazuka était possiblement attiré par la gent féminine. Rien qu’en analysant la manière dont elle parlait des hommes, Raizen pouvait voir qu’elle ne les avait pas forcément dans le coeur. Ce qui venait de se produire en était le parfait exemple. Toutefois, il espérait qu’elle ne pense pas qu’il avait tenté de profiter d’elle pendant son sommeil. C’est pour cette raison qu’il avait pris la peine de lui faire sonder son pouls et ses réactions corporelles pour prouver qu’il disait bel et bien la vérité et rien de moins.

-Tu aimes les femmes fortes...?

Par contre, ça il n’avait pas pu s’empêcher de le dire. Si on veut, le sens de la taquinerie pouvait parfois se manifester au mauvais moment.

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Lun 7 Mai 2018 - 8:27




Tout s’éclaircissait rapidement et ses interrogations furent balayées en à peine quelques secondes par les réponses du Meikyu. Quant au doute planant quant à sa première justification, elle subit le même sort alors que Raizen avait conduit sa main vers son cou afin sûrement qu’elle puisse juger de la régularité de ses battements cardiaques. Il ne mentait pas, sur rien du tout. Ou alors était extrêmement doué pour s’autoréguler… Mais ça… J’en étais beaucoup moins sûre, en dehors des médicaments et d’une méditation poussée, rien ne pouvait aider à réaliser ce genre de prouesses. Je le croyais donc. La vérité dont il m’avait gratifié permit de me calmer rapidement.

-Je te crois. Soupirais-je en continuant de l’écouter, et de l’observer alors que je récupérais ma main. Oh… attends… Je ? Hum… Ah ben… Désolée. Rigolais-je confuse. Encore une fois je ne pouvais que le croire, et sa révélation sur le fait que je parlais dans mon sommeil me fit littéralement rougir. Je toussotais même lorsqu’il parlait de la Metaru, et… J’étais moi-même surprise à vrai dire d’avoir pu faire et dire tout ça… Durant mon sommeil. C’était encore nouveau ça… J’essayais de rationnaliser la chose, sans doute que mon état de fatigue, couplé à ce que nous avions –avec la Metaru- partagé la veille ; et à la présence du Héros, aussi proche… Oui ça expliquait tout.

Cependant cela ne résolvait pas tout. Les questions du jeune homme restait en suspens et y répondre m’était assez compliqué, plus cela allait et plus les questions qu’on me posait devenaient… précises. Etonnement c’était de parler des choses les plus naturelles qui me gênait le plus, alors que parler de ce que j’avais pu faire, les crimes que j’avais commis… Mais ses mots… secrets… fantasmes… douceur… Cela sonnait un peu comme accusation, comme si je dissimulais quelque chose, une passion cachée… Il ne connaissait rien de notre relation, et pas grand-chose de mes mécanismes, de mon fonctionnement… de mes valeurs…

-Je… hum… Ne sachant pas vraiment quoi répondre. Non… je ne fantasme pas sur elle… je ne crois pas… Je me souvenais encore des mots de Reiko, garder le secret sur son domicile, que personne n’apprenne où elle résidait. Je ne savais pas si… Cela faisait aussi partie du secret… Hum… Oui…. Non… enfin… J’aime les femmes. Oui. Enfin… je les préfère aux hommes… fortes ou pas. C’est tout. Mais elle … elle le sait de toute façon… ce n’est pas secret… du coup. Et plus ma réponse s’étirait, plus j’avais l’impression que mon visage s'enflammait. Même mon cœur battait plus fort. Je savais que j’étais plus lisible encore qu’un livre pour enfant, alors pour une personne un peu expérimentée, un peu observatrice ; je devais être un spectacle amusant.

Oui, cette vérité-ci me semblait possible, je pouvais lui répondre sans pour autant tout dire.

-Heeuu… Mais… n’en parles pas, à personne… Lui demandais-je en le fixant longuement. Vraiment… n’en parles pas. Ça n'aurait pas dû arriver..



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Mar 8 Mai 2018 - 10:11


Ayant un léger rire en coin, Raizen venait indirectement de connecter les points qui auraient été rejetés sur le simple compte d’un fantasme si elle n’en avait pas ajouté. Or, le fait qu’elle avoue que Reiko le savait révélait la possibilité qu’il y ait eu quelque chose entre eux surtout qu’elle venait de dire explicitement qu’elle préférait les femmes aux hommes, chose qu’il avait cru comprendre vu la manière dont il lui arrivait de mépriser les hommes. Ensuite, Raizen ne pouvait lui en vouloir. Comprenant à 100 % à quel point il était normal qu’elle préfère les femmes aux hommes, il se contenta d’étirer son sourire toujours plus tandis qu’elle s’enfonçait dans un gouffre qui ne semblait avoir pour finalité que son temps de réaction face à ce qu’elle disait.

Malgré tout, elle avait eu la présence d’esprit de comprendre sa faute ou plutôt sa confession. Or, ne sachant pas réellement lequel des deux cas c’était, Raizen comptait se contenter de lui offrir un délicat sourire avant de venir calmement porter sa main à a joue. Profitant du fait que son visage s’enflammait, il en profita pour venir briser la glace.

-Tu as des allergies aux confessions ou tes joues rougissent constamment de cette manière ?

Riant légèrement, il finit par ramener sa main sur son épaule afin de lui faire comprendre qu’il était un homme de confiance.

-Tes secrets sont bien gardés avec moi surtout qu’au final, ça ne me surprend pas que Reiko ait penché vers quelqu’un comme toi.

Ne sachant si c’était récréatif ou pas, il se disait que la douceur dont il avait eu un soupçon cachait probablement d’autres atouts notables qu’il ne saurait profiter. Toutefois, à la simple pensée que Reiko puisse se montrer sous un angle plus ou moins sensible, le jeune homme ne put s’empêcher de gonfler les joues à cette idée. Quoi qu’il en soit, il avait l’habitude de ce genre de relation et confession. Après tout, ce n’était pas la première fois qu’il rencontrait quelqu’un ayant eu une relation de près ou de loin avec un chef de village. Devenant de plus en plus un fait courant entre sa coéquipière et maintenant Sazuka, il devait avouer que c’était tout de même relativement cocasse.

-M’enfin, j’admire tout de même ton cran, ça n’a probablement pas été facile de survivre à sa présence, alors je n’imagine pas aller jusqu’à là.

Sachant pertinemment que chaque seconde passée avec cette personne menaçait ses unités de vie en pourcentage élevé, il ne pouvait s’empêcher de se dire que le risque à prendre était assez élevé. Ensuite, il avait une personnalité qui avait étrangement un effet multiplicateur sur l’instinct meurtrier des gens. Ne voyant aucune gêne à venir provoquer les gens, il lui arrivait très souvent de dépasser les bornes sans forcément le vouloir. Après tout, la vie était un peu comme un grand champ de mines sur lequel il marchait en se demandant à quel moment précis les bombes cachées allaient exploser. Malgré tout, il n’était pas intéressé par l’impact, mais bien par les causes, conséquences et particularités de ce genre de moment. À travers sa courte interaction avec Reiko, il avait pu percevoir beaucoup trop de mines pour qu’il ose s’y aventurer dans son état actuel. Disons qu’il était aussi suffisamment intelligent pour percevoir quand il lui manquait d’éléments pour progresser.

-M’enfin, ce n’est pas comme si c’était une catastrophe, on a tous nos besoins respectifs non ?

Faisant preuve de curiosité, il ajouta toutefois une question.

-D’ailleurs, pourquoi détestes-tu autant les hommes ?

Était-ce un épisode de son passé qui s’était mal produit ?

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Mer 9 Mai 2018 - 0:37




J’étais gênée, et e ne savais pas, dans le fond, pourquoi. Ce que je partageais avec la Metaru était ce que j’avais espéré depuis que nous nous étions rencontrées cette fameuse nuit où j’avais complétement perdu mon chemin dans Kumo. En bonne policière elle m’avait raccompagné jusque chez moi, en ne se basant que sur de simples indications visuelles. Depuis que j’avais marché à ses côtés, enfin, derrière elle pour tout dire, la suivant dans la pénombre des ruelles du village, j’avais été en admiration. Ce qui était étrange à vrai dire, elle avait toujours été distante, froide voire un peu brute dans ses paroles et son comportement. Mais jamais violente… Une attirance que nous avions eu l’une pour l’autre, à priori, depuis ce jour. Alors non, je ne savais pas… Pourquoi je réagissais de la sorte.

Et aussi bizarre cela puisse paraître, le Meikyu aussi tentait de comprendre. Bien évidemment nous ne pensions pas à la même chose, et je le compris quand il porta sa main sur ma joue alors que j’étais plongée dans ce souvenir qui me semblait sortir d’hier, une pensée bien agréable dont je fus extraite par cette simple… qu’était-ce… ? Un genre de caresse… de… Je ne sus trop quoi… J’étais très tactile, donc finalement ce genre de contact ne me dérangeait pas, au contraire même, et avait cette faculté de me calmer. J’aurais pu le repousser une nouvelle fois, mais j’avais compris maintenant que je pouvais lui faire confiance, il n’aurait d’ailleurs pas eu besoin de le reconfirmer. J’avais pu juger de sa sincérité au travers de ces battements, cela me suffisait amplement.

-Ah… C’est vous là… Soupirais-je. Depuis que j’étais à Kumo et que j’avais réappris à vivre et à accepter mes émotions, mes sentiments, c’était comme si tout ce qui pouvait provoquer la gêne s’acharnait sur moi. Alors qu’avant… Je n’aurais même pas sourcillé. Et je n’aurais pas non plus vécu toutes ces « aventures » entre les murs de Kumo… Et en parlant de sourciller… Une personne comme moi ? T’entends quoi par-là ?

Effectivement nous étions à peu de chose près pareille, avions des aversions similaires pour certaines choses assez banales comme les endroits trop peuplés, nous préférions l’isolement et solitude même si nos métiers nous amenaient à, obligatoirement, côtoyer un public très large. Nos responsabilités –même si celles de Reiko semblaient plus « palpables »- nous mettaient une pression certaine, pour ne pas parler de notre stress. Puis, il y avait ça, ce lien indéfectible, cet « élément » qui l’obligeait à se montrer plus calme lorsque j’étais présente : l’attention. Je n’attendais rien d’elle, mais avais toujours fait attention à ses… débordements ; ou plutôt à ce qu’elle ne déborde pas trop, qu’elle fasse… attention. Et finalement, jusqu’à ce que je ne me prête plus la moindre attention.

-C’est une grande Kunoichi, elle effraie ses ennemis, c’est « La dame de Fer » expliquais-je avec beaucoup de sérieux et un calme parfait. Mais je ne comprends pas pourquoi tout le monde semble… en avoir peur, ici, à Kumo. Reiko ne m’a jamais fait de mal. Avais-je ajouté avec un léger ton de reproche. Le seul moment où j’ai eu besoin de courage avec elle, fut lorsque j’ai pris mes sentiments en mains. Mon courage à deux mains quoi. Cela dit, j’avais entendu parlé d’elle lors de mes nombreux services à l’hôpital, elle avait une réputation assez flamboyante, d’être une personne rude, violente, sans état d’âme. Ce qui était bien entendu assez faux à mes yeux. Aucun d’entre eux, qu’il s’agisse de ses ennemis ou de ses compatriotes, n’avaient sûrement pris la peine de s’intéresser à elle, vraiment. De lui témoigner une véritable affection. Vous… tu ne sais pas qui elle est. Soupirais-je. Et pourtant je la connaissais depuis moins longtemps que lui, probablement.

Ou alors j’avais eu beaucoup de chance, ou je correspondais exactement aux attentes inconscientes de la jeune femme… Je ne savais pas vraiment, et je préférais ne pas y penser. Ce qui comptait, c’était l’instant présent, ou tout au moins ceux où je pouvais être avec elle.

-Mais oui, t’as raison. On a tous des besoins… Et ce n’est pas tant que je déteste les hommes. Certains sont plutôt biens… Fixais-je le Meikyu. Mais… Tetsu est un pays très… machiste. Et… Disons que, j’ai gardé quelques aprioris de ce que j’ai vécu là-bas.

Des à prioris… le mot était faible. Je pouvais me remémorer toutes ces fois où j’avais rencontré des hommes et où cela s’était mal fini…



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Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois
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Mer 9 Mai 2018 - 9:02


Écoutant attentivement Sazuka, il constatait qu’une relation de confiance s’était lentement installée entre eux alors qu’ils se faisaient mutuellement confiance sur des aspects clés et pertinent de leur vie respective. Après tout, après leur première rencontre, il ne se serait jamais douté qu’ils soient aussi proches au point de partager des informations aussi privées. Si on veut, tous deux avaient en quelque sorte le don de mettre le privé avec le privé et le travail avec le travail. C’était une manière de vivre assez intéressante. Or, la combinaison des deux était bel et bien plus intéressante, plus entrainante aussi, mais plus risquée. Résidant sur une ligne mince de confiance, il fallait que tous les partis impliqués soient conscients des dangers et se protègent les uns les autres. Autrement, la tournure pouvait être relativement catastrophique.

Or, dans le cas suivant, la tournure était relativement intéressante surtout qu’il était question de Reiko. Écoutant attentivement la manière dont tout s’était concrétisé, il pouvait aisément conclure que Reiko était un individu comme les autres. Simplement, bien souvent, les gens avaient des appréhensions ou ne correspondaient tout simplement pas à ce qu’elle cherchait. Comprenant ce qu’elle avait pu trouver chez Sazuka alors qu’il libérait tranquillement sa joue de sa main, il savait pertinemment que tout l’attrait de cette femme était un peu dans son mystère. Par contre, Raizen était tout de même surpris que le tout aille au-delà des pulsions physiques. Savoir que Sazuka avait été celle à faire les premiers pas en confessant ses sentiments le fit sourire au point où il déposa sa main sur son épaule comme une tape de félicitations.

-Tu as bien raison oui, mais c’est tout de même intéressant de savoir que tu as pu percer cette façade que plusieurs ne se donnent pas la peine d’explorer. La plupart des gens finissent par foncer droit dans le mur et se casser la gueule.

Repensant à toutes les victimes qui avaient subi le courroux de la nouvelle Kage, Raizen ne put s’empêcher d’élargir un léger sourire surtout qu’Asami en faisait partie.

-M’enfin, je n’ai personnellement pas eu de mauvaise expérience avec elle donc soit rassurée, si vous finissez ensemble, on pourra faire des doubles dates, peu importe avec qui je finirais.

Étant du genre discret sans forcément être la personne la plus sociable, Raizen avait prononcé ses quelques mots principalement pour ajouter une teinte de rouge supplémentaire aux joues pivoines de Sazuka. Le Meikyû était certes un maître dans l’art de la parole, toutefois, son potentiel pouvait parfois être utilisé à des fins différentes comme celle-ci. Certains répondaient poussivement, d’autres étaient gênés tandis que d’autres le traitaient d’abruti. Chacun avait sa manière de réagir face au tout, mais il arrivait toujours à obtenir une réaction, quelle que soit la personne.

-Comment les hommes sont à Tetsu ?

S’attendant au pire, les sourcils de Raizen étaient dorénavant froncés alors qu’il se dirigeait vers une période possiblement plus douloureuse de sa vie. Il se doutait bien qu’elle avait vécu des périodes difficiles afin de s’endurcir. Ainsi, il attendait avec impatience et compassion qu’elle lui relate les événements qu’elle avait traversés. Anticipant le pire, ses traits s’étaient soudainement durcis, signe qu’il se préoccupait de ce qu’elle avait à dire à ce sujet.

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Particulier ? Oui. [M. Raizen]

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