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Particulier ? Oui. [M. Raizen]

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Mer 9 Mai 2018 - 17:37



J’avais su percer cette façade ? Je ne voyais pas vraiment de quoi il parlait en fait, pour moi, il n’y avait aucun mur, aucun masque, juste une personne et son caractère à prendre comme il venait et que j’appréciais malgré tout. Je me trompais surement, peut-être y avait-il autre chose derrière ce « réputation »,des événements, un passé qui expliquait tout… Mais bon, je n’allais pas m’engager sur ce terrain. Si les personnes l’entourant, tentant de l’approcher, finissaient par se « casser la gueule », c’était uniquement de leur faute, celle de leur égoïsme. Je n’avais jamais cherché à tirer quoi que ce soit de la jeune femme, seulement lui apporter ce que je pouvais pour qu’elle aille mieux. C’était sans doute un peu niais, mais… C’était l’unique vérité.

-Des doubles dates ? haha. Soupirais-je. Cette idée ne m’avait jamais traversé l’idée, même avec Akina… Mais je doutais que cela soit du goût de la Raïkage, avec le temps et nos différentes rencontres je savais certaines choses sur elle et notamment pour ça. Rencontrer des personnes… Dans ce genre de contexte… Je ne suis pas persuadée que cela lui plairait. A moi non plus d’ailleurs. Dis-je avec une petite moue exprimant le rejet, voire même un peu de dégoût. Ce n’était pas l’idée qu’il y ait Raizen qui me rebutait, mais bien ce « concept » de double rendez-vous. D’ailleurs, je soupçonnais que Raizen ait à l’instant tenté de me mettre mal à l’aise, j’en étais même sûre, mais cela n’eut pas l’effet qu’il escomptait. On ne finira pas ensemble. Haussais-je les épaules en y réfléchissant un instant. Puisque nous le sommes déjà ! Souris-je. Bien, je pouvais l’affirmer sans avoir à trop m’avancer, même si c’était extrêmement récent –la veille en fait- tout ce que nous avions fait et nous nous étions dits faisaient plus que tendre dans ce sens.

Mais la question qui suivit ôta ce sourire que j’affichais pendant que mon esprit vagabondait dans mes souvenir de la veille. Pourquoi voulait-il savoir comment sont les hommes de Tetsu ? Peut-être aimaient-ils lui aussi les personnes du même sexe, avec un penchant pour la soumission ? J’observais alors attentivement pour essayer de comprendre quel pouvait être son intérêt pour cette « information ». Puis, finalement, me demandais s’il pensait que mon « problème » avec la gente masculine avait un lien avec ça… Et bien, je pouvais toujours lui expliquer comment fonctionnait Tetsu… Cela éclaircirait peut-être sa lanterne.

-A Tetsu… La population est divisée en plusieurs castes. Artisans, Fermiers, Samouraï et Notables. La femme n’y a pas une place très… enviable, mais bon… C’est une histoire de mœurs. Disons, qu’avec les « Artisans et Fermiers », je n’ai jamais eu de problème. Forcément, je ne les côtoyais que très peu. En revanche, les Samouraïs… Dis-je comme si je tenais ce mot entre mes mains. Et les notables… En gardant la même posture… Sont… méprisables. Bon, évidemment, tous ne l’étaient pas ; certains étaient même plutôt sympathiques, mais d’une rareté qui les rendait presque précieux. Je savais que ma réponse n’était pas vraiment complète, même carrément floue à vrai dire. Donc, pour lui répondre et qu’il comprenne d’où me venait cette… quasi phobie ; parce que je savais très bien pourquoi je ne les appréciais pas, les hommes.

-Haaa… Ce n’est pas une histoire très drôle, et je ne veux pas de ta pitié. Le prévins-je. Quand j’étais enfant, ceux que j’aurais dû considérer comme ma famille, comme mes pères, ont tenté de m’assassiner. Dis-je d’abord. J’avais légèrement soulevé mon T-shirt pour dévoiler une longue cicatrice traversant mon abdomen, s’étirant du bas-ventre jusqu’à un peu plus haut, à la pointe de mon sternum –partie que je n’avais évidemment pas découverte- que je recouvrais rapidement. J’avais grandi avec cette cicatrice, elle faisait partie de moi et jamais je ne pourrais la faire disparaître. A l’époque je n’avais pas les mêmes capacités de régénération qu’aujourd’hui. Puis, j’ai « rencontré » beaucoup de Samouraïs, que des hommes tentant à chaque fois d’abuser de leur pouvoir. J’en ai aussi… tué beaucoup… C’était le moindre qu’on puisse dire, et pas que des Samouraïs. D’autres qui étaient… mauvais… Ce genre d’hommes qui ne font que le mal autour d'eux. Ceux-là en plus d’être source de malheur pour les autres, m’avaient beaucoup… servi. Enfin… Je ne suis pas stupide, je sais que vous n’êtes pas tous les mêmes… Mais quand je vois ce qui a été fait au pays du feu… Soupirais-je. Je me le demande... Tout ceci a été initié par des hommes...



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Ven 11 Mai 2018 - 2:29


Arquant un sourcil, Raizen ne pouvait s’empêcher d’être mentalement intrigué par un tel phénomène. Si Sazuka semblait regorger de mystères et de surprises, il n’aurait pas cru qu’elle lui révèle être la compagne du chef du village. C’était si on veut relativement imprévu en plus d’être assez intéressant. Sachant qu’ils étaient déjà ensemble ne faisait que rendre la situation encore plus intrigante. Depuis combien de temps cela durait-il ? Pour le moment, ce n’était que le cadet de ses soucis, sachant pertinemment qu’il aurait tout son temps de comprendre comment tout s’était passé. Après tout, Raizen était curieux de savoir comment Sazuka avait pu sortir un côté plus humain de Reiko. Certes, elles n’étaient pas encore au stade des doubles dates, chose qui était plus ou moins une blague. Or, la situation était suffisamment intéressante pour qu’il veuille la découvrir en temps et lieu sans pour autant vouloir tout savoir d’un seul coup. C’était un peu le genre d’histoire qui se racontait mieux à travers le temps.

Pour le moment, elle lui faisait part d’une histoire beaucoup plus différente et triste qui relatait la difficile enfance qu’elle avait eue. Dévorant ses paroles avec attention, Raizen avait l’impression de lire un livre quelque peu romancé tellement la situation était intense. Chaque phrase, il comprenait un peu plus les motifs pour lesquels elle n’était pas une grande fanatique des hommes, chose que Raizen pouvait absolument comprendre. Après tout, les femmes étaient beaucoup plus attirantes et bien souvent plus intéressantes que les hommes selon lui.

-La pitié n’est pas quelque chose qui est très pertinent sachant que tu as déjà traversé les moments difficiles.

Adoptant un air plus sérieux, il tentait de rebondir sur ce qu’elle venait de lui révéler.

-Je dirais plutôt que tu as eu affaire à des gens exécrables de manière générale. Au-delà d’être des hommes, ils étaient aussi des enfoirés au point ou c’est devenu un peu la loi de la jungle.

Comprenant mieux tout le cheminement qui l’avait mené à devoir tuer des gens, il ne put s’empêcher de poser un regard un peu plus calme envers sa personne.

-Tuer ou se faire tuer si on veut...

Soupirant, Raizen réalisait que tout n’était pas forcément tout vert sur le gazon du voisin, chose qu’il savait déjà. Or, ce genre d’histoire ne faisait que réitérer son besoin d’avoir une meilleure vision d’ensemble de ce qui se passait dans le monde.

-Ensuite, je suis en accord avec le fait que les hommes de Tetsu sont de nature plus cruelle. Par contre, les femmes sont aussi capables du pire.

Ayant soudainement Asami en tête, il ne pouvait malheureusement pas révéler certaines choses qu’elle lui avait partagées. Toutefois, tout comme les hommes de Tetsu, cette femme avait montré des facettes plus sombres de sa personne, démontrant ainsi que n’importe qui pouvait faire preuve de cruauté. Seule la manière de procédé variait. Quoi qu’il en soit, Asami ne serait pas un bon exemple sachant qu’elle n’était fondamentalement pas une mauvaise personne à son sens.

-Les manières sont différentes et certaines moins cruelles, mais bon, je comprends ce que tu veux dire.

Lui faisant une petite tape de réconfort, Raizen vint lentement étreindre Sazuka de manière in extremis. Ce genre de contact n’était pas forcément ce qu’il priorisait. À vrai dire, il n’était tactile qu’avec les gens qu’il appréciait. Ainsi, il démontrait clairement qu’il avait un fort degré d’appréciation pour cette jeune femme qu’il apprenait à connaître.

-Je tiens à préciser que ce n’était pas de la pitié, mais bien un moyen de te féliciter pour avoir trouvé quelqu’un.

Agissant comme s’ils se connaissaient depuis très longtemps, son geste pouvait paraître étrange puisqu’ils se connaissaient depuis peu. Toutefois, Raizen en avait ressenti la nécessité et même si ce n’était pas juste pour la féliciter, c’était un bon moment d’amplifier sa gêne alors qu’elle était déjà un peu rouge. Welcome to Kumo

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Ven 11 Mai 2018 - 15:51



Tuer ou se faire tuer… Je n’étais pas persuadée qu’il soit exactement question de ça, à Tetsu. La plupart de ceux qui avaient subi mes compétences mortelles bien que médicales n’avaient à aucun moment représenté une menace pour moi. Il n’y avait en fait que peu d’hommes, enfin de personnes plutôt, que je craignais… Et tuer, infliger la mort, n’avait jamais été ma première intention. C’était une nuance que je n’avais pas envie d’expliquer, dans le fond ce qu’il disait, ce que je disais… ce que je pensais… Tout cela revenait au même. Je n’avais donc pu qu’hausser les épaules face à son semblant de compréhension. Au moins il paraissait sincère…

-Ce n’est pas vraiment une question de cruauté… c’est ainsi que fonctionne Tetsu… L’organisation Samouraï est relativement différente de celle des shinobi… elle est plus… patriarcale. Soupirais-je. Mais oui, je suppose que ce n’est pas propre aux hommes, de toute façon. Dis-je avec une légère moue. Et j’en savais quelque chose, finalement. Je l’avais été avec Akina, elle l’avait été avec moi… La cruauté pouvait revêtir bien des visages et prendre de nombreuses formes. Physique, mentale, morale, sentimentale, émotionnelle… Pour une personne dotée de mauvaises intentions, il était assez facile de faire souffrir les autres… D’une façon, ou d’une autre.

Y penser encore alors que j’avais eu l’impression d’avoir réussi à passer à autre chose parvenait à me… faire déprimer, et évidemment je ne pensais pas à Tetsu qui était bel et bien de l’histoire ancienne, un pays pour lequel je n’avais jamais vraiment porté beaucoup d’estime… ou d’amour ; contraire à cette femme. Bien sûr, puisque je lui étais tellement redevable pour tout ce qu’elle m’avait apporté. Je ne savais pas trop comment agir avec elle, ce que je devais faire ; pardonner ? Oublier ? Renouer ? J’allais devoir parler avec elle, tôt ou tard ; une fois que mon esprit serait apaisé à son sujet. Il le fallait pour vivre pleinement la suite de mon aventure Kumojin.

Une petite tape dont je ne compris pas vraiment la signification, puis il m’étreignit en n’oubliant de préciser que ce n’était ni pour me réconforter –oui de quoi aurais besoin d’être réconfortée ?- ni par pitié… Mais pour… Hum. Cela me semblait vraiment… pratique comme excuse pour pouvoir me prendre dans ses bras… Et je ne savais pas pourquoi je l’avais laissé faire –ce qui avait le pouvoir de me gêner alors que pourtant j’aimais le contact- mais après je lui répondis, je n’étais pas du genre à laisser les choses se passer aussi simplement…

-Huuum… Je te remercie Raizen… Mais… je crois que… c’est toi qui a besoin de réconfort... haha. Rigolais-je légèrement alors qu’au même instant je cru percevoir quelque chose de dur presser contre… Hum… heu, c’est quoi… ça ? Je pu sentir mon visage qui commençait à chauffer… Et posant ma main sur cette « masse »… Oh… Un kunai… Avais-je ajouté plutôt soulagée que ce ne soit que ça, en m'essuyant le front, en me défaisant de son étreinte… J’ai encore du travail au complexe, encore ; on pourra reprendre demain ? Ou… un autre jour ? Lui dis-je en m’approchant du bord de la cabane. Et me retournant… Merci pour tout Raizen. Avais-je ajouté en m’inclinant.

To be continued…



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Sam 12 Mai 2018 - 16:20


Rigolant après la blague de Raizen, il pouvait nettement voir le tout sous un œil différent alors que Sazuka était de plus en plus confortable avec sa personne au point de laisser aller son côté drôle. Le plus intéressant dans cette situation n’était pas sa capacité à dire des blagues, mais bien leur qualité. Alors qu’il s’attendait à une personne des plus prévisible, il se rendit compte qu’elle était tout sauf cela. Au contraire, jamais il ne put venir la blague sur le kunai. Sur le coup, alors qu’il l’étreignait, il avait légèrement arqué un sourcil en rougissant rapidement. Il osa même douter de sa propre personne, se demandant s’il avait vraiment réagi de cette manière par rapport à celle-ci. Par chance, ce n’était qu’un kunai haha...

-On se verra prochainement oui. Si tu viens à mon domicile et que je n’y suis pas, il est fort probable que je sois ici donc n’hésite pas à venir me rejoindre surtout que ça voudra dire que je suis en plein entrainement.

Marquant une brève pause en regardant la jeune femme partir, il eut un léger sourire avant de soupirer et d’ajouter un élément final.

-Ah et... si jamais tu as envie de venir t’entrainer ici, tu es la bienvenue, que je sois présent ou pas. C’est un coin assez calme et paisible, donc tu devrais apprécier cet endroit surtout si tu ne veux pas attirer l’attention.

Allant s’allonger dans le hamac, il termina sur une dernière taquinerie.

-En attendant, je vais chercher du réconfort dans le monde du sommeil, haha.

Laissant son rire l’accompagner dans cette sieste qu’il comptait entamer, Raizen avait besoin de repos après une aussi courte nuit de sommeil et beaucoup d’efforts. Il y avait des moments pour travailler et d’autres pour se reposer. Celui-ci en faisait partie et il se devait d’être en forme pour la suite des choses. Après tout, ce n’était pas tous les jours qu’il confondait presque un kunai et un membre de sa trinité. Après un peu de repos, il risquait d’être en meilleure condition physique pour pouvoir entamer la suite de l’entrainement de Sazuka. Il avait quelques préparatifs à faire.

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Dim 13 Mai 2018 - 2:27




Malgré tout l’intérêt que je portais à l’apprentissage du fuinjutsu et la valeur que j’accordais à l’enseignement dispensé par le Meikyu, j’avais aussi d’autres « occupations », enfin, mon travail à l’hôpital et à l’institut. Depuis que j’avais parlé avec Asami et que j’avais décidé de demander l’aide Raizen, j’avais malheureusement laissé une partie de mes projets de côté, et le pire : sans m’en rendre compte. Ce qui m’étonnait le plus dans tout ceci était le silence de mes collègues quant à mes absences. C’était vrai, je les avais informé d’éventuelles absences sans en préciser la durée mais. Enfin, je devais faire la part des choses entre mon implication dans les avancées scientifiques de Kumo et ce projet très personnel que je m’étais fixée depuis toutes ces années. Je consacrais donc de nouveau une partie de mon temps, à mon travail.

Cela faisait donc plusieurs jours que je n’avais vu Raizen, et je n’avais depuis que peu pratiqué, quelques tentatives ici et là, lorsque je m’autorisais une pause assez longue, et puis… il y avait Reiko. Même si nous ne ni ensemble, ni ne partagions tout notre temps « libre » ensemble, une certaine part de ce temps l’était tout de même, soirées, nuits…. Suffisamment pour que j’oublie quelques heures le fuinjutsu. Enfin, après ces longues journées passées à travailler, entre autre, après avoir clôturé un certain nombre de projet, j’avais réussi à me dégager du temps, comme je le faisais avant. C’était en général l’après-midi, comme avant. Et, toujours comme avant, je consacrais toujours mes matinées à mon job de médecin, les auscultations, les soins et quelques opérations. Entre la fin des différents projets et le début des nouveaux, sans compter sur cette « nouvelle » dont avions été informés, Asami Shoran et et moi… Ouais, j’avais nettement plus de temps.

J’avais donc prévu de retourner voir le Meikyu afin de poursuivre l’apprentissage. Je m’étais bien sûr allouée une journée de repos avant, histoire d’être parfaitement disposée, sans oublier mes médicaments spéciaux. Je m’étais d’abord rendue chez lui, sans l’y trouver –ou alors il ne m’avait pas ouvert ce qui n’était pas non plus à exclure- alors je me rendis au fameux terrain d’entrainement. Et, une fois sur place me rendis compte qu’il n’y avait personne, non plus. Ni en bas, ni en haut. Constatant de son absence totale, j’haussais les épaules et, prévoyante que j’étais, avait pris avec plusieurs parchemins vierges que je transportais dans ma sacoche. Ô j’aurais pu les sceller dans un sceau pour les stocker et même en prendre davantage, mais… disons que ce n’était pas encore chez moi un automatisme. J’avais toujours ma sacoche avec moi, j’y étais plus qu’habituée, elle était presque une extension de moi-même. Ah, cette sacoche et moi… Nous avions traversé de nombreuses « aventures »…

Enfin, je m’étais installée sur le sol poussiéreux, en tailleur comme d’habitude et déballais mes parchemins, réfléchissant un instant à ce que j’allais faire. Me rappelant où nous nous étions arrêtés.

-Bien, commençons Sazuka… Me dis-je à moi-même.





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Dim 13 Mai 2018 - 13:39


Ayant consacré les derniers jours à un entrainement plutôt intensif en plus d’en découvrir plus sur ses sceaux et le fuinjutsu en général, Raizen s’était accordé une légère pause de tout. S’éloignant ainsi de tout ce qui lui rappelait la coutume, il avait décidé de courir autour du village afin d’améliorer sa résistance. Si on veut, c’était une bonne manière pour lui de se rafraichir les pensées et l’esprit. Qu’y avait-il de mieux que de laisser une brise fraiche parcourir sa chevelure lors d’une course ? Peu de chose. Si on veut, c’était un état d’extase ou plutôt de solitude dans lequel il était en mesure de renouer avec sa propre personne et stabiliser les moindres éléments de sa personne. Tout d’un coup, tout se devait de fonctionner avec un synchronisme impeccable, que ce soit son esprit, son âme ou même son corps.

Une fois terminé, il était rentré à son domicile prendre une douche avant de prendre la direction de son terrain d’entrainement. Si on veut, quelques jours s’étaient écoulés depuis l’absence de Sazuka et celui-ci devait préparer le terrain pour qu’elle puisse reprendre là où elle avait laissé sa pratique. Après tout, celle-ci avait sacrifié quelques jours intenses en sa compagnie. Ainsi, elle se devait de rattraper tous les engagements qu’elle avait du manqué au cours des sessions d’entrainement en plus de rattraper le temps perdu avec sa douce et nouvelle dulcinée qui se trouvait être le chef du village.

Or, quelle ne fut sa surprise d’arriver au terrain d’entrainement et d’y voir Sazuka installée prête à entamer l’entrainement ?

Arquant un léger sourire, Raizen s’approcha subtilement en espérant ne pas avoir été vu. Il amena ainsi rapidement ses mains pour couvrir lentement les yeux de Sazuka. Il ne lui servait à rien de jouer au jeu stupide lui demandant de deviner qui c’était. Elle reconnaîtrait probablement sa voix surtout qu’il ne devait pas y avoir 36 000 hommes dans son entourage. Pire encore, c’était sa zone d’entrainement donc il était fort possible que ce soit Raizen. S’abaissant ainsi à son oreille, il lui glissa les instructions.

-Alors, sans regarder, fais un sceau de fuinjutsu qui te permet de sceller ton élément élémentaire pour ensuite le relâcher dans une attaque.

Un exercice assez peu commun, mais il avait le mérite d’essayer de la prendre par surprise. C’était maintenant ou jamais.

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Dim 13 Mai 2018 - 15:27




Légèrement penchée sur mes parchemins, « plume » en bambou entre les doigts, j’avais commencé à tracer un sceau, un de ceux permettant de stocker des choses, matérielles ou immatérielles d’ailleurs ; aussi bien des kunai que de chakra autrement dit. Même si je n’avais pu m’exercer autant que je l’avais souhaité –pour de bonnes raisons cela allait de soi- j’avais quand même pu entretenir les bases. Si je retenais tout ce que je voyais, tout ce que je lisais ou entendais ; la pratique restait le meilleur moyen de bien assimiler les choses, de les comprendre. Alors que j’entamais les premiers tracés, écrivais les premiers hiraganas, je fus surprise par l’intrusion d’une personne que je ne m’attendais plus à voir aujourd’hui. Ses mains posées sur mes yeux, j’esquissais un fin sourire, je le reconnus à sa voix.

Je n’aimais pas trop les surprises mais je devais avouer que celle-ci me plaisait, ou tout au moins ne me déplaisait pas, ni ne me gênais pour une fois. J’écoutais donc ses instructions, prête à agir mais fus une nouvelle fois surprise. Non pas par la difficulté de l’exercice mais bel et bien par sa teneur : mon affinité élémentaire. Bien sûr je savais très ce que c’était mais ignorait totalement la façon dont on pouvait ou plutôt, devait l’utiliser. Je n’avais jamais eu recours à leurs services… Et ignorais même si j’en étais capable à vrai dire, et comme je ne m’y étais jamais intéressée non plus. Je pouvais tuer à mains nues avec une grande efficacité, alors pourquoi chercher autre chose ? Si ce n’était pour développer un peu plus mes compétences dans le domaine du scellement. Du coup… ben, j’étais bloquée. J’avais donc posé ma plume, et pris ses mains pour les écarter de mon visage.

-Hum… Je ne peux pas faire ça… Dis-je d’abord. Puis penchant la tête en arrière pour le regarder, j’ajoutai : Je ne sais pas comment ça… marche… Je reportai mon regard sur le parchemin entamé disposé devant moi. Je m’étais déjà préparée, m’attendant à quelques railleries, comment était-ce donc possible qu’une kunoichi telle que moi, experte du chakra médical, ne connaissait même pas quel élément elle avait une affinité, alors ce que c’était la base même de là l’enseignement shinobi, à priori. Du coup… je peux peut-être faire autre chose, non ? Continuais-je en jouant avec un petit caillou qui traînait là.

Et franchement, je ne voyais pas vraiment l’intérêt de savoir ça… à part pour ajouter un exercice dans ce long apprentissage des sceaux. Enfin, peut être que le Meikyu allait me convaincre ou débloquer ce « problème » ; tout comme il pouvait l’ignorer… Ce qui ne serait pas pour me déranger, bien entendu… Quoi que… Je me demandais quand même s’il m’était possible de faire bouger ce petit caillou que je tenais entre mes doigts, juste avec mon chakra. C’était un vrai dilemme qui se profilait là…



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Dim 13 Mai 2018 - 17:40


Sur le coup, Raizen ne savait pas vraiment s’il devait rire, hurler ou tout simplement lui demander si c’était une blague. Après tout, il était rare que quelqu’un ne voie pas vraiment l’utilité d’utiliser son élément. Malgré tout, il demeurait conscient que Sazuka ne pouvait possiblement pas le faire principalement parce qu’elle n’avait pas eu à le faire par le passé. Cette conclusion était prompte, mais connaissant Sazuka, elle s’en serait servie si elle en connaissait l’utilité. Malgré tout, il lui était impossible de réellement prendre conscience des opportunités qu’elle manquait. Après tout, en médecine, les éléments les plus populaires étaient le Suiton , car il permettait ce séparer le poison d’un corps. Ensuite, il y avait aussi le raiton pour tout ce qui était impulsion cardiaque ou nécessité de réanimation. Cette faculté serait d’ailleurs très utile lorsqu’elle tenterait de sauver des vies. Les autres éléments étaient relativement intéressants, mais il devait prendre le temps à réfléchir à leur utilité pour Sazuka.

Bien qu’elle apprenait le fuinjutsu pour faire une technique ultime ne nécessitant aucun élément outre le yin et le yang, Raizen trouvait tout de même pertinent qu’elle puisse au moins pratiquer en faisant varier les éléments qu’elle utilisait surtout que la maîtrise d’un élément pouvait s’avérer fortement utile.

-Tu peux faire ce que tu veux, comme dit, surprends-moi. Mais avant, je préfère que tu passes un petit test.

Ayant un léger sourire qu’elle pouvait aisément entendre, il glissa sa main de sa poche afin de sortir un morceau de papier. En réalité, il n’en avait pas 36 000 en banque. Par chance, il en transportait un pour y écrire quelques notes si nécessaires. Après tout, c’était un type de papier commun même en dehors du test d’affinité.

-Voici un morceau de papier. J’aimerais que tu te concentres et le glisse entre tes mains en laissant ton chakra agir dessus. Ça nous permettra d’être fixés sur tes affinités, puisque je pense que ce sera intéressant que tu explores tout de même cette voie.

Lui tendant le morceau pour pouvoir l’observer, il enleva ses mains de ses yeux pour venir lentement les déposer sur ses épaules alors qu’il était curieux du résultat qu’elle comptait obtenir. Saurait-elle maîtriser les mêmes éléments que lui ?

-Je me dis que si tu maîtrises du Raiton, tu pourras utiliser le tout en tant que défibrillateur cardiaque si quelqu’un perd son rythme cardiaque, donc ça pourrait t’être utile. Ensuite, on se penchera sur le fuinjutsu.

C’était une promesse même.

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Dim 13 Mai 2018 - 18:54




J’avais pris son morceau de papier dont je ne comprenais pas vraiment l’utilité, le tenant entre mes doigts, le fixant. Autant je pouvais être tactile, autant je trouvais que Raizen l’était un peu trop. J’avais l’impression qu’il aimait vraiment bien me toucher, c’en devenait perturbant, même pour moi. Après mon visage, c’était donc le tour de mes épaules, et après ? Je soupirais légèrement alors qu’il m’expliquait ce que je devais faire, plus ou moins. Concentrer mon chakra dans ce petit bout de parchemin pour connaître mes affinités ? Je n’avais jamais entendu parler de de ce procédé. En même temps à Tetsu, tout ce qui touchait de près ou de loin aux pratiques et enseignements shinobi… Je n’avais pas eu cette « chance » de découvrir ma sensibilité aux éléments, et surtout auquel.

Le raiton pour relancer le cœur ? C’était une bonne idée… Et pas la plus compliquée à mettre en œuvre, j’avais déjà une vague idée de la « procédure ». Enfin, j’avais une chance sur cinq d’y être sensible donc… Nous verrions bien. Comme utiliser un jutsu médical, je concentrai un bref instant le petit carré de papier. En en une fraction il sembla s’humidifier rapidement, prenant sa source au point de contact entre mes doigts et sa surface. Cela m’étonnait un peu de voir de le voir réagir de la sorte, cela voulait donc dire que mon chakra réagissait à… L’humidité ? J’étais un peu perplexe…

-Ça existe ça ? L’affinité « humidité » ? Et ben, pour voir ça… Je n’avais pas perdu grand à ne pas savoir ce détail… Evidemment Sazuka ne connaissait pas vraiment les affinités non plus, la formation de shinobi n’ayant simplement jamais existé, s’étant formée elle-même aux différents domaines qu’elle usait, et ayant appris à maîtriser son chakra de la même façon… Elle avait forcément sauté quelques étapes, dont les bases qu’apprenaient n’importe quel aspirant ninja. Evidemment « l’humidité » n’était pas une affinité élémentaire, pas vraiment. Comme elle ne comprenait pas vraiment le fonctionnement de ce petit… teste… Raizen allait peut être se rendre compte de l’étendue des lacunes de l’Ikeda.

Et je me demandais aussi… Comment ce papier aurait-il réagi sous le chakra de la Mori qui maitrisait le Mokuton… Ce teste ouvrait une nouvelle porte, une nouvelle découverte que je pouvais ajouter à mon actif. Finalement… Je trouvais ça plutôt… intéressant. Et peut-être que dans le fond cela me permettrait d’en mieux maitriser mon chakra… Si c’était possible. Le chakra médical étant sans doute le plus complexe à maîtriser…

-On peut en avoir plusieurs ? D’affinités ? Comment on sait si on en a une autre ? Si… je prends un autre papier… Le résultat ne sera pas le même ? Une flopée de questions me venait maintenant. Raizen venait d’activer une machine infernale dans le domaine de la curiosité. Yuko maîtrisait le bois… Ca fait quoi sur ce genre de papier ? Dis-je alors que je fixais toujours le papier complètement trempé maintenant…



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Dim 13 Mai 2018 - 21:02


Lâchant Sazuka pour venir porter sa main à son visage, Raizen tentait désespérément de ne pas rire. Après tout, il était rare de côtoyer quelqu’un d’aussi intelligent qui était par le fait même un peu inculte. S’en était presque triste, mais c’était tout de même comique. Si l’humidité était une affinité, ce serait possiblement la résultante entre le mélange du Fuuton et du Katon, ou plutôt entre le katon et le suiton. Bref, ce n’était fort probablement pas le cas et Raizen se devait de corriger la situation. Par contre, il devait réussir à ne pas rire, chose qu’il trahissait facilement à travers les bruits étranges qu’il bloquait à l’aide de sa main.

-Haha... l’humidité.

Essuyant une larme invisible, il eut un doux sourire avant de venir mettre fin à ce court moment de confusion.

-Félicitations, tu maîtrises l’affinité suiton très chère.

Venant tranquillement se mettre devant elle en prenant le papier, Raizen plongea ses iris dans les siens avant de poursuivre.

-Pour ma part, je possède l’affinité raiton, mais il faut savoir que chaque main détient une affinité différente. Si l'autre ne se manifeste pas encore, c'est qu'elle n'est pas encore fonctionnelle ou du moins, débloquée.

Dès lors, le papier humide devint subitement froissé, signe pertinent qu’il avait une affinité avec l’électricité.

-J’ai beau ne pas avoir d’affinité avec le suiton, mais je sais que tu peux l’utiliser pour créer des bulles d’eau qui te permettrait de venir cueillir du poison à l’intérieur d’une personne dans une bulle suiton sans pour autant avoir à l’opérer ou à lui donner un antidote. Il faut juste savoir séparer le poison du sang en ayant un contrôle suffisant pour différencier leur masse volumique différente.

Souriant, Raizen était content de cette découverte qu’il avait faite dans la bibliothèque d’Asami. Avoir un partenaire qui avait le poison comme champ d’expertise aidait à découvrir un tas de phénomènes intéressant. Lui qui avait longuement cherché des moyens de vaincre les attaques toxiques de celle-ci, il l’avait finalement trouvé. Malheureusement, il ne maîtrisait ni le suiton, ni l’iroujutsu. C’est pour cette raison qu’il s’était contenté d’une technique liée à son chakra.

-Je pense que tu pourras fort probablement faire des techniques créant des bassins aux propriétés guérissantes, mais pour te sauver du temps, tu pourrais sceller des composés ou des bassins d’eaux aux propriétés curatives différents et les relâcher à l’aide d’une technique de fuinjutsu par exemple.

Espérant qu’elle le suivait, Raizen voyait une tonne de possibilités qui lui permettrait de joindre la force de ses deux habiletés. Pour l’avoir fait à de nombreuses reprises, il savait que c’était possible. C’était même le moyen le plus optimal de procéder.

-Ensuite ce sera à toi de découvrir comment utiliser ton élément. Je ne suis présent que pour te donner des idées puisque je ne maîtrise pas cet élément.

Se craquant les doigts, Raizen décida de revenir sur la base de leur conversation.

-Tu verras que les sceaux te seront utiles surtout si tu es dans un environnement dans lequel tu as besoin d’une grande quantité d’eau. En plus, ça limitera la nécessité de faire des mudras.

Reportant son attention sur Sazuka après un tel bourrage de crâne, il était l’heure de passer au fuinjutsu.

-Maintenant, à toi de me surprendre avec un fuinjutsu que je n’ai jamais vu – En fermant les yeux si possible.

Son but était simple : voir si elle était apte à visualiser les hiraganas dans son esprit pour les tracer promptement avec son chakra.

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Dim 13 Mai 2018 - 22:47



Ah ok, je n’avais pas bien compris les choses, et il se moquait de moi… Bien. Tant mieux si mon manque de savoir pouvoir faire se marrer quelqu’un. Cela me blasait un peu mais bon, je faisais avec. Je me doutais bien de toutes les applications possibles avec ce genre de compétences. Maîtriser un élément… J’avais bien quelques idées de mon côté aussi, qui n’avaient pas grand-chose à voir avec la médecine. Enfin, je verrai ça plus, quand j’aurais un moment à consacrer à ça. J’utiliserai sans doute la méthode du Meikyu : la visualisation. Enfin, après son long monologue, nous en revînmes au sujet principal de notre présence ici : le fuinjutsu. Je rangeais dans un coin de mon esprit ce que je venais donc de découvrir, comme si ce n’était rien.

Il voulait donc que je fasse voir quelque chose de… nouveau en gros ? Je pris un instant pour réfléchir donc à quelque chose… dans ce goût-là. Heureusement j’avais pu travailler un minimum et commencer à développer des choses plus personnes, des bases qu’il m’avait données. Ainsi comme « prévu », je gardai les yeux fermés et posant non pas une main, mais deux sur le sol je fis apparaître non pas un, mais deux sceaux présentant des différences tout juste perceptibles, et comme il me l’avait conseillé, j’y avais introduits des symboles bien spécifiques n’ayant absolument rien à voir avec des Hiraganas. Oui, j’en avais remplacé certains par des « mots » sténographiés, des symboles illisibles, incompréhensibles dont la seule signification ne pouvait se trouver que dans ma mémoire.

C’était ainsi que je procédais pour la plupart des choses que je pouvais écrire et garder secrètes. Bon, je n’en avais pas tant que ça no plus, des informations secrètes que je dissimulais, mais il était vrai que dans les notes que j’avais transmises à Asami il y en avait une certaine quantité ; et je ne l’en avais pas informée… Bof, tant pis. J’avais donc fait quelques testes avant, avec des résultats plutôt satisfaisants. C’était donc le moment de le tester grandeur nature. Et, sortant un scalpel, tranchai le sceau de gauche. L’effet n’avait rien de vraiment spectaculaire mais on put distinguer la trace fine trace dans le sol disparaître et réapparaître sur le sceau de droite. Evidemment, moi je n’avais pas regardé, gardant les yeux fermés tout du long de l’opération afin de mieux me concentrer. Mais quand je rouvris les yeux…

-Voilà… ça rien d’extraordinaire… Et peut-être que t’as déjà vu ça par le passé. J’aurais dû faire autre chose… Lui dis-je en haussant les épaules, le fixant. Ce n'est qu'un bête.. transfert.

Je n'avais cependant rien préparé d'autre, j'avais repris l'idée du stockage et du "déstockage", sauf que là, il n'y avait pas vraiment de stockage... c'était un... transfert. Et bien sûr l'idée n'était de faire réaparaître une marque dans le sol vers un autre sceau lui aussi sur le sol... Je pris alors le bras de Raizen d'une main mon bras de l'autre.

Après une brève concentration le sceau se dessina sur une zone assez réduite de nos peaux. Puis je le relâchais ma prise.

-Tu me fais confiance ? Dis-je en lui montrant le scalpel.



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Mar 15 Mai 2018 - 5:53


Observant soudainement la scène qui prenait une tournure des plus imprévus, Raizen réalisait que celle-ci venait de changer complètement le style de langage qui était utilisé lors de la création de sceaux fuinjutsus. Est-ce que ça allait marcher? Il ne le savait guère, signe pertinent que le tout était intriguant. Pourtant, il avait déjà vu différentes variantes des hiraganas. Si on veut, c’était un peu une version différente de ce qu’il avait déjà dit à Itagami. Quand Raizen racontait que certaines personnes préféraient crypter leur technique, ce n’était pas une blague de Sazuka était en train de faire quelque chose qu’il ne s’attendait pas à voir de si tôt. N’ayant aucune manière de savoir quel genre de technique allait en sortir, il fut percuté d’un violent choc mental lorsqu’il comprit ce qu’il venait de se passer.

Si ce n’avait pas été de la réaction peu dynamique de Sazuka, Raizen se serait mis à applaudir tellement il était surpris, ou du moins impressionné. Or, il se garda cette réserve, sachant pertinemment qu’elle ne valorisait pas à 100% cette technique qui pouvait s’avérer excessivement dangereuse. Toutefois, elle semblait avoir plus d’un tour dans son sac, ce qui expliquait pourquoi Raizen accepta docilement de lui confier son bras. Il n’avait pas hésité à se déboiter l’épaule une fois alors qu’il ne connaissait pas celle-ci. Ce n’était pas à la vue d’un scalpel qu’il comptait fuir et lui refuser cette intervention des plus intrigantes.

-Tu sais déjà que je te fais confiance, si ce n’était pas le cas, tu ne serais pas dans ma zone d’entrainement privée.

Lui faisant un clin d’œil, Raizen attendait de voir si elle serait en mesure de reproduire le même genre de technique sur le derme d’un être humain. Après tout, les possibilités étaient plus que phénoménales, surtout si elle arrivait à y lier des blessures ou tout simplement des techniques de guérisons. Elle semblait ne pas s’être rendue compte d’avoir mis la main sur une mine d’or et son rôle en tant que tuteur improvisé était de lui faire en prendre conscience.

-Je ne sais pas si ça va vraiment fonctionner, mais même si ça peut te paraître simple à première vue, ce genre de choses risquent d’être vraiment intéressantes si tu arrives à en tirer son plein potentiel, j’espère que tu t’en rends compte.

La fixant alors qu’elle devait possiblement se concentrer, Raizen ne pouvait s’empêcher de sourire. Pas qu’il aimait se faire couper ou quoique ce soit du genre. Simplement, il avait hâte de voir si le tout fonctionnerait tel que prévu. Après tout, les possibilités deviendraient quasi-infinies et Sazuka deviendrait indirectement un atout plus que pertinent pour toute mission nécessitant un support si elle arrivait à utiliser le plein potentiel de la technique qu’elle avait imaginée et réussit sur le sol. De ce fait, la tension était palpable alors qu’elle s’apprêtait possiblement à créer quelque chose que Raizen n’aurait jamais cru possible ni même pensé dans ses réflexions les plus intenses.

-C’est quand tu veux.

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Mer 16 Mai 2018 - 3:54



-T’es si pressé que ça ? Rigolais-je. Et je sais ce que cela pourrait permettre. Haussais-je les épaules. Ça va… « piquer ». Annonçais-je sans grande surprise au Meikyu. Sur le sceau déjà tracé à même sa peau, j’appliquais légèrement la lame tranchante du scalpel. Ces instruments, initialement prévus pour la chirurgie, étaient aussi de merveilleuses armes pour ceux sachant s’en servir. Ce fut avec une grande facilité que la lame trancha son épiderme, pas besoin d’exercer une quelconque pression, de forcer ni rien. La blessure était légère, superficielle. Je savais exactement ce que je faisais. Un mince filet de sang coula de son bras et dans les secondes qui suivirent j’effectuais un simple signe qui activa le sceau. Rapidement l’entaille peu profonde qui marquait le bras de Raizen se résorba pour, simultanément ; prendre « forme » sur mon bras jusqu’à ce qu’elle ait complétement disparue de la peau du jeune homme et réapparue sur le mien. C’était un genre de soin… sans soin. Un échange ou un transfert…

J’avais immédiatement ressenti la douleur de cette coupure, loin d’être insurmontable elle était tout de même très… rugueuse. C’était une douleur propre à ce genre « d’arme ». Plus l’entaille était fine plus elle était douloureuse… Alors avec un scalpel. Je devais donc admettre que j’étais plutôt fière du résultat même si ce sceau méritait encore quelques perfectionnements. Il fonctionnait déjà comme je l’avais imaginé et comme je l’avais écrit, et en plus cela montrait qu’à peu près n’importe quel « langage » pouvait le faire fonctionner. Puis après avoir bien observé mon bras et le sceau s’estomper, je fis un nouveau signe et posai ma main sur l’incision jusqu’à ce que je n’en sente plus la présence. J’avais redressé la tête et fixai Raizen en affichant un grand sourire. Plus que fière, j’étais joyeuse ; c’était en fait la première fois que je « créais » réellement quelque chose et qui, en plus, ne m’était pas nécessairement que profitable. Il m’en fallait peu pour être heureuse…

Ayant glissé le scalpel dans l’une de ses poches, l’Ikeda fixait toujours Raizen de son regard ambré, débordant toujours de cette joie découlant de qu’elle venait d’accomplir mais aussi de tout ce qui l’avait précédé. Ce fut sans réfléchir, sans doute un peu influencée par ce qu’elle ressentait à cet instant précis qu’en se dressant sur la pointe des pieds pour atteindre à peu près sa taille –hauteur- l’espace d’un instant et porta délicatement ses lèvres jusqu’aux siennes pendant une ou deux secondes avant de se laisser retomber une bonne quinzaine de centimètres plus bas son regard toujours rivé sur lui. Elle sentit son cœur battre plus fort et ses joues, voire tout son visage se réchauffer subitement, rougir de gêne –cette bonne vieille gêne- et détourna le regard aussitôt.

J’aurais pu mentir, et me mentir à moi-même mais ; cela ne me ressemblait. Par respect pour une autre personne, je ne pouvais me contenter d’avoir sa confiance. Je reposai mes prunelles dorées sur lui.

-Je pourrais dire que c’est sous l’effet de la joie… Mais, en fait, je t’affectionne beaucoup Raizen. Nous nous ne connaissions pas depuis si longtemps pourtant… Mais j’étais ainsi, laissée happer par mes propres sentiments ou émotions, ne sachant pas vraiment comment les gérer à chaque instant. Cela-dit, j’avais une étrange impression sur ce que j’étais en train de devenir. Ha… Je n’aurais pas dû faire ça… c’était bête de ma part. Avais-je soupiré, lui tournant le dos et reprenant ma place initiale, en tailleur ; sur le sol, face à mes parchemins.



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Dernière édition par Ikeda Sazuka le Sam 19 Mai 2018 - 20:18, édité 1 fois
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Sam 19 Mai 2018 - 20:09


Ayant observé la réussite de son élève, Raizen ne pouvait s’empêcher d’avoir un regard plein de fierté qui dominait sa personne. Après tout, ce qu’elle venait de réussir n’était pas anodin. Un nombre important de possibilités d’utiliser cette technique à son paroxysme s’offrait maintenant à Sazuka et il comptait bien s’assurer de l’accompagner dans l’élaboration d’un bon nombre de ses techniques. Autrement, il avait peur que tant de potentiel soit gâché. Pas qu’il n’avait pas confiance en elle, mais s’il pouvait l’aider à toujours aller plus loin, c’est quelque chose qu’il ferait sans aucune hésitation.

Or, pour le moment, quelque chose de plus complexe vint prendre un contrôle total de la situation, chose qu’il ne s’attendait surtout pas à vivre malgré le moment relativement comique qu’ils avaient connu.

Ne déclinant toutefois pas ce délicat baiser, il fut surpris de la douceur qui les transporta le temps d’un moment, signe pertinent qu’elle était plus douce qu’il ne l’aurait cru. Comprenant un peu mieux ce qui avait charmé Reiko, le jeune Meikyû fut contraint de subir une inflammation du visage tandis que ses joues rougissaient légèrement sous le moment.

Ne dérougissant pas, il fixait Sazuka qui devenait totalement pivoine, chose qu’il pouvait comprendre surtout que la température semblait s’être accrue. Puis, comme si ce n’était pas suffisant, celle-ci rajouta quelque chose qui vint briser une de ses prémisses initiales. À la base, il avait cru que ce geste avait été porté vers la joie et la réussite. Pourtant, quelque chose de différent semblait avoir porté ce geste pour le moins surprenant. Était-ce une déclaration d’amour ? Du moins, était-ce une déclaration d’amour tout juste après avoir déclaré sa flamme à Reiko? Il n’en était pas vraiment certain, mais il avait tout de même une petite idée sur le moment.

Venant lentement porter sa main à sa joue pour venir caresser son visage déjà rouge. Il fit le tout à l’aide du revers de sa main, la regardant ainsi tout en souriant, signe pertinent qu’il était tout de même en contrôle de ses moyens malgré les rougir qui possédaient presque son corps. Sur le coup, il réalisa à quel point cette situation était délicate, sachant pertinemment qu’elle était aussi attirante qu’intéressante. Si on veut, elle avait un charme totalement différent de celui d’Asami ou de Kaede, deux femmes avec qui il avait vécu ce genre de moments avec possiblement plus d’intensité. Là, aucune règle n’était réellement claire et il avait plutôt l’impression de voir une facette de sa propre personne en Sazuka qu’il reconnaissait. Elle semblait plus ou moins perdue par une tonne de choses. Il n’était pas certain d’où le tout venait et le seul moyen était de se poser les bonnes questions, ni plus, ni moins.

-Suis-je le premier homme que tu embrasses ?

Sur le coup, entrer dans le vif du sujet n’était pas aussi facile qu’il le pensait. Ne voulant pas paraître trop interrogatif, il se laissait simplement aller par le moment, tentant de le vivre au même rythme que son ‘’élève ‘’.

-Je t’affectionne beaucoup aussi Suzuka, mais tu sais que la dernière fois qu’on a discuté, tu m’as révélé être avec quelqu’un et que...

Caressant toujours son visage, il s’amusait indirectement à la torturer pour accompagner le physique aux paroles. Si on veut, c’était une manière de faciliter le transfert d’information. Les souvenirs fonctionnaient beaucoup mieux lorsqu’ils étaient associés à des émotions et ça, il le savait.

-J’ai plutôt l’impression que tu es intéressée par la nouveauté ou du moins, le mystère.

Peut-être se trompait-il, mais il était curieux de savoir ce à quoi elle pensait.

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Dim 20 Mai 2018 - 3:33



Je ne pouvais l’expliquer mais j’étais sûre que de ce que je venais de faire allait découler une situation plus… cocasse encore. Comme je lui avais dit, je n’aurais pas dû faire ça, ce qui sous-entendait que c’était une erreur. Être proche d’un homme ne me dérangeait pas, mais l’impression que ce n’était pas… correct, s’emparait de moi. Et alors que les couleurs qui animaient mon visage quelques secondes plus tôt s’estompaient d’elles même, signe que je n’étais plus dans cet état d’incertitude, le Meikyu me posa une question qui m’était apparue comme plutôt… niaise. Moi-même était une personne plutôt crédule sur certains sujets, mais lui… Nous partagions visiblement, à certains égards, ce point commun. J’esquissai un léger sourire puis lui répondis avec une certaine espièglerie dont je ne faisais qu’en de rares occasions preuve.

-Tu penses ? Rigolais-je légèrement, amusée plus par la question que la teinte pivoine qui rougissait toujours la face de Raizen, en prenant sa main dans la mienne. Ah… désolée, mais non. Haussais-je les épaules. Mais, je t’ai dit que je préférais les femmes aux hommes…. Lui rappelais-je brièvement. Hum… Je préfère la glace à la vanille à celle au chocolat, ça ne veut pas dire que je ne mange jamais de glace au chocolat… La comparaison me paraissait tout à fait appropriée bien que je n’aimais pas spécialement la glace. Du coup, non, ce n’est pas vraiment « l’attrait de la nouveauté ». Les hommes n’ont plus vraiment de secret pour moi, de ce côté-là. Lui dis-je en le fixant. C’était ce que j’étais, comme dans ce que je faisais. Etre capable de préserver la vie ne m’empêchait pas de l’ôter.

Bien sûr, je ne parlais de sentiment, mais que de l’aspect charnel de ce que j’avais expérimenté, je n’avais pas toujours apprécié ça, surtout la première fois, mais je n’avais pas toujours détesté ça. C’était plutôt la « relation » que je pouvais entretenir avec la gente masculine qui me déplaisait, et comme auparavant je ne m’attachais jamais affectivement à une personne… Cela pouvait être compliqué. A Tetsu, je vivais d’une façon assez simple : je prenais ce-dont j’avais besoin, une fois ce besoin –quel qu’il soit- comblé, je passais à autre chose. Pour moi, les hommes n’avaient jamais été ni plus ni moins que des « sujets d’expériences », quels qu’en fussent le sujet. Néanmoins, il y avait une chose que je n’avais pas compris dans ce que me disait le Héros de Kaze…

-Tu parles de Reiko ? Et que quoi ? J’ai aussi beaucoup… d’affection pour elle. Comme on peut apprécier plusieurs personnes… il n’est pas possible de partager ce qu’on ressent entre plusieurs personnes ? C’était une vraie question que je lui et me posais. Je ne voyais absolument aucun mal à cela, et cela ne me dérangeait pas. Puis, je réalisais que peut-être cela en dérangerait d’autres… Ce serait triste…

Avant Kumo… Je ne m’étais jamais posée ce genre de question, et les femmes, et les hommes que j’avais rencontrés ne m’avaient jamais… fait réfléchir à ça, tout le monde y avait toujours trouvé son compte. Comme Raizen qui m’enseignait le fuinjutsu, moi qui l’apprenait… Tout le monde y trouvait, d’une certaine façon, son compte ?



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Lun 21 Mai 2018 - 1:29


Fixant Sazuka alors qu’ils étaient toujours à proximité l’un de l’autre, Raizen comprenait de mieux en mieux sa philosophie et ce en quoi sa perception s’était légèrement égarée. Pensant qu’elle penchait totalement pour la gent féminine, celle-ci venait tout simplement de lui annoncer avoir une préférence pour ce parti. Or, les deux n’étaient pas forcément mutuellement exclusifs, chose qu’il comprenait tout à fait. N’étant pas pour autant dans la même situation qu’elle, il était toutefois en meilleure position pour comprendre. Avoir su, il ne se serait pas fait surprendre de la sorte. Or, la situation était relativement cocasse surtout qu’il ne pouvait cacher le fait que tout cela ne le laissait pas forcément indifférent. Pire encore, elle était son élève, ce qui impliquait forcément le fait que la situation n’était que plus complexe et clichée.

Or, le sujet qui le percuta le plus fut l’absence du concept de monogamie qu’elle semblait exprimer à travers sa question. Voyant clairement qu’elle ne rigolait pas et qu’elle cherchait bel et bien une réponse à ce sujet, le jeune Meikyû quitta les mains de son élève avant de les porter à son visage. Or, cette fois-ci, il vint soigneusement jouer dans sa chevelure alors qu’il lui parlait. Raizen était un être assez tactile. Il avait beau ne pas le laisser paraître à première vue, mais lorsqu’il était à l’aise, il n’hésitait pas à faire preuve de ce genre d’affection. Le tout venait en combinaison avec le fait qu’il appréciait réellement cette personne. Sous un aspect complètement charnel, Sazuka avait un charme qui en laisserait peu indifférent. Ce devait être pour cette raison qu’il acceptait cette proximité avec tant d’aise. Malgré tout, c’était tout de même son devoir de remettre les pendules à l’heure, aussi tentante soit la situation. Après tout, certaines choses restaient à clarifier.

-Ensuite, ce n’est pas triste, mais c’est important de t’assurer que ton partenaire est en accord ou en désaccord avec ce genre d’appréciation. Sinon, tu risques de te prendre une belle claque surtout qu’à première vue, je n’ai pas l’impression que Reiko est du genre à vouloir partager aussi facilement.

Ne la quittant pas du regard, le jeune Meikyû ne put s’empêcher de voir son rythme cardiaque s’accélérer alors qu’il allait à l’opposé de ce que son corps lui disait. Maîtriser ses pulsions physiques lorsqu’elles pouvaient être assouvies était difficile. Pourtant, il s’entêtait à demeurer en contrôle, se contentant d’avaler sa salive alors que ses iris se posaient indirectement sur les lèvres de celle-ci.

-Surtout que je comprendrais qu’elle ne veuille partager.

S’étant approché à proximité de son oreille pour venir lui glisser ses quelques mots, il avait fait usage de tout son courage pour s’arrêter là, se contentant d’un bref clin d’œil.

-Mais bon, je ne m’attendais pas à ce que je sois ton genre même si tu préfères la crème glacée à la vanille.

Faisant usage de son sens de l’humour et de taquinerie, il appréciait suffisamment le moment pour ne pas le considérer comme étant étrange.

-Tu me diras ce qu’elle te dira à ce sujet.

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Lun 21 Mai 2018 - 21:02




La vision du Meikyu sur ce sujet me donnait à réfléchir. Des mots qu’il employait, et que je n’utilisais pas dans ce genre de situation, de relation. Il ne me fallut que très peu de temps pour comprendre l’étendue de ce qu’il m’expliquait et ce que représentait ce qui venait de commencer entre moi et la Metaru. Un angle sous lequel je n’avais jamais imaginé, un jour, voir les choses. C’est ce qu’impliquaient les émotions et les sentiments, ces choses à la fois magnifiques, troublantes et douloureuses que nous –les êtres humains- pouvions partager. Et le nœud du problème, de mon incompréhension était justement là : le partage. Ce n’était pas vraiment une question de partage mais plutôt… hum… oui, si, c’était bien le bon mot pour représenter ma façon de voir les choses. Et si je comprenais bien où voulait en venir Raizen…

J’avais toujours vécu de cette façon, les sentiments en moins. Assouvir des besoins, des pulsions ni plus ni moins que physiques ; un peu comme une addiction à la plus puissante des drogues ; à l’endorphine. Drogue que je ne pouvais évidemment pas reproduire… Cela-dit, il était vrai que ce sentiment, lorsque mon cœur s’emballait, qu’une douce chaleur s’emparait de mon corps ; avait à peu de chose près le même effet… J’avais une vision si scientifique et terre à terre de tout ceci…

-Hum… je suppose oui… Je n’en sais rien. Soupirais-je.

Nous n’en avions pas parlé, à aucun moment. Je ne savais même pas exactement ce que pouvait éprouver Reiko lorsqu’elle me voyait, lorsque nous passions du temps ensemble. Mon style de vie avant Kumo avait été très différent, je n’étais plus vraiment la même personne, alors quitte à changer… Je pouvais aussi oublier cette facette de ma personnalité, mais cela me manquerait irrémédiablement. Un effort surhumain, plus que le reste, pour moi et que j’étais prête à fournir pour une seule personne, si bien sûr elle me le demandait.

En revanche et sans me l’avoir dit non plus, je savais très bien que j’étais la première vraie personne à laquelle s’attachait la Raikage depuis… longtemps, je n’avais donc pas vraiment de mal à imaginer qu’elle ne partageait pas mon point de vue concernant… ce détail. Enfin…

-Hum.. ?! M’exclamais-je alors qu’il venait, en plus du reste, de me glisser ces quelques mots très évocateurs à l’oreille. C’était d’une gênance absolue. Il parlait évidemment de ce que les autres percevaient de moi ; une enveloppe charnelle, un corps. Sans dire que cela n’avait une certaine importance… Je ne m’étais jamais arrêtée à ce genre de… détails. Mais je comprenais parfaitement que tous n’aient ce point de vue, c’était… obvious, j’y avais déjà été confrontée et c’était en fait, maintenant que j’y repensais ; pour cette raison que j’avais toujours… des « facilités » à trouve de quoi me sustenter. Ha… Haha.. Rigolais-je nerveusement. Je crois pas que ce soit que ça… « le physique »… *même si elle est*. Avais-je instantanément pensé en me mordant le bord de la lèvre, le simple fait d’y penser engageant mon cœur dans une course effrénée.

Je m’étais alors retournée pour prendre une longue inspiration… j’en faisais presque une crise d’angoisse…

-Haaa… Soupiras-je enfin. Je pourrais t’expliquer en quoi tu es mon « genre », mais après… tu prendrais la grosse tête. Tentais-je de blaguer alors que je pensais encore à la Metaru.

Et le Fuinjutsu dans tout ça ?



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Mar 22 Mai 2018 - 14:47


Souriant alors qu’il venait poser de nouveau sa main sur l’épaule de Sazuka, Raizen pouvait percevoir un niveau d’angoisse élevé à plein nez. Ce n’était pas qu’il était devin ou quoi que ce soit. Or, à travers son comportement, il pouvait clairement voir qu’elle était nerveuse. Quelque chose semblait la troubler et bien qu’il n’arrivait pas totalement à mettre la main dessus, il comptait profiter de sa présence pour avoir un impact positif sur celle-ci. Après tout, s’il pouvait l’aider, il ne comptait pas sauter cette occasion. Quoiqu’il arrive, accepter d’être mentor ne se limitait pas uniquement au fait de lui apprendre le fuinjutsu. Au contraire, il avait autant à apprendre d’elle qu’elle avait à apprendre de lui. Bien qu’il était curieux de savoir en quoi il était son genre, il l’était encore plus de comprendre comment cette proposition était sortie de ses lèvres.

Essayait-elle de fuir quelque chose par hasard ? L’incertitude agissait en tout point contre lui, l’empêchant d’en venir à une quelconque conclusion. Qu’il le veuille ou non, il était condamné à subsister avec quelques prémisses d’une devinette, d’une pensée imparfaite qui était la sienne. Condamné à subir les conséquences de l’incertitude, il se contenta d’échapper un long, mais délicat rire qui voulait tout dire. Ne lâchant pas le contact visuel qu’il avait avec celle-ci, Raizen soupira à son tour avant d’arborer un air taquin, la rendant prisonnière de sa propre proposition.

-Tu sais, les deux ne sont pas mutuellement exclusifs, il est probable que ce soit le physique et les émotions.

Lui faisant un clin d’œil afin de la rassurer avant d’entrer dans le vif du sujet, le Meikyû était curieux de savoir ce qu’elle lui trouvait.

-Ensuite, je dois avouer que j’aimerais bien savoir ce en quoi je t’attire surtout que pendant un moment, j’avais cru comprendre que tu ne t’intéressais pas à moi.

Se remémorant leur première rencontre, il se souvenait le regard quasi de dédain qu’elle avait porté à son égard. Ayant hautement démontré un air hautain à son endroit, il se demandait ce qui avait possiblement changé depuis le temps. Peut-être avait-elle appris à le connaître. Après tout, Raizen n’avait pas une apparence désagréable, mais généralement, les gens s’accrochaient plus à sa personnalité qu’à son physique. Du moins, c’était relatif, mais généralement cela.

-À moins que tout ait commencé à cause de l’étreinte...

Gonflant légèrement les joues alors qu’il avait presque pouffé de rire, il gardait tout de même son sérieux pour voir ce qu’elle avait à dire.

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Mar 22 Mai 2018 - 20:43



Bon. Que je n’ai pas même définition que la plupart des personnes de ce que pouvait être une relation, que je ne l’ai d’ailleurs jamais conçu comme étant quelque chose n’impliquant que deux personnes, ni même que son effet s’étende sur le long terme ; ne voulait pas non plus dire que je n’y comprenais rien. Sans jamais avoir vécu quelque chose de semblable par le passé, j’avais compris maintenant qu’entre moi et Reiko ce n’était pas que physique, ni même avec Akina ; sans quoi cela n’aurait pas duré « si longtemps ». Alors que Raizen… soit en train de m’expliquer ça… me paraissait surfait, voire irréel. Et qu’on m’explique des choses que je connaissais déjà….

-Je le sais ça… Dis-je d’un ton un peu agacé avec un air blasé. Enfin… Je l’ai compris. Merci. Soupirais-je. C’était de cette simple phrase, de ce qu’il venait dire aussi que je compris la nuance entre deux états. Et finalement je ne pouvais pas non nier qu’avec lui, cela reposait en fait plus sur le physique qu’autre chose. L’instinct humain était ainsi de toute façon… La compatibilité sexuelle passait avant l’émotionnelle… C’était ainsi. Pour répondre à de simples pulsions ; et je pouvais affirmer que j’en avais… régulièrement. C’était donc ça…

-Hum… A vrai dire, je t’aime bien, pas autant que Reiko cela-dit. Non toi c’est plus… Commençais-je à expliquer, flirtant de mon index avec ma lèvre inférieure… Une pulsion… Hum… Je pense que nous sommes parfaitement compatibles. Ajoutais-je, pensive. Enfin… T’es pas trop mal comme… homme. Moins stupide que t’en as l’air… Et que la moyenne… aussi. Haussais-je les épaules. T’es une bonne personne… en somme. Je l’observais un instant, j’avais l’impression d’avoir était franche… C’était exactement ce que je pensais.

-Mais je comprends ce que t’as voulu dire… je n’avais pas pris en compte le côté « émotion »… « attachement »… et non, c’est pas juste ton « câlin »… Il semblerait juste que j’ai… Il faut que je fasse un choix. Soupirais-je. Je me doutais un peu que le Meikyu n’allait pas suivre tout ce que je venais de dire ; j’avais une vision très libertaire sur ce sujet, et cela ne m’était jamais venu à l’esprit avant aujourd’hui qu’une partenaire puisse ne pas être d’accord avec ce principe. Avant, je n’aurais pas cherché à comprendre et aurais simplement passé mon chemin… Mais maintenant… maintenant… Hum… Je pense que je ne chercherai pas à le savoir, je ferai cet effort, pour elle.

Dire ça signifiait que je me résignais. J’avais compris ce que je pouvais faire, et ne pas faire. Et, ayant repensé à ce qu’avait fait la Suzuri, je n’vais pas eu de mal à imaginer ce que pourrait ressentir la Metaru si jamais je continuais… à persister dans mes vieilles habitudes.

-On peut… peut-être… être juste amis ? Lui avais-je souris.



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Mer 23 Mai 2018 - 3:07


Observant celle-ci avec un léger sourire, il était tout aussi intrigué qu’il était gêné. Certes, le fait de savoir qu’elle avait une attirance très physique envers sa personne était flatteur. Or, ce qui était le plus intéressant et comique se trouvait bel et bien dans la manière dont le tout était annoncé. Si on veut, Sazuka était la parfaite représentation d’une personne comique malgré elle. Or, le tout ne faisait que rendre la situation encore plus cocasse, voire même attentionnée.

Ne pouvant s’en empêcher lorsqu’elle lui proposa d’être ami, il était choqué par la manière dont elle abordait la possibilité d’être monogame comme un supplice. Généralement, bien des gens considéraient le contraire comme étant plus difficile. Ayant de la difficulté à briser la norme, celle-ci se voyait donc contrainte à assister à l’établissement des règles sociétales dans sa vie. Pour plusieurs personnes, notamment Asami, le fait de ne pas être monogame était une routine. Malheureusement, Sazuka était possiblement tombé vers quelqu’un qui était possiblement possessif. À en voir son caractère, Raizen ne serait aucunement surpris d’entendre que la Raikage voulait sa tête après avoir eu vent d’un baiser quelconque. Ainsi, il comptait faire taire le tout, s’assurant ainsi d’enterrer le tout à côté de la possibilité d’être plus que des amis jusqu’à possibilité contraire. Or, pour le moment, il comptait se tenir tranquille même s’il était tentant d’aller sur ce terrain dangereux. Il verrait en temps et lieu.

-Des amis uh ?

Venant soudainement voler une étreinte à son élève, il passa calmement son bras autour de son épaule avant de se déplacer un peu en compagnie de celle-ci.

-Je suis d’accord sur le fait qu’on est excessivement compatible. Ça me rassure en quelque sorte de savoir que je ne suis pas le seul à y avoir pensé.

Se disant qu’étrangement, elle était en tout point une partenaire idéale sous certains aspects, Raizen ne pouvait s’empêcher de se demander à quel point subsisterait le mystère Sazukien. Il était clair qu’elle commençait à découvrir la facette émotionnelle des choses, phénomène qui était excessivement intéressant puisqu’il était généralement fait plus tôt. Or, le fait qu’elle le fasse à un âge plus important risquait possiblement de compliquer les choses comme elle venait récemment de l’apercevoir.

-Par contre, gardons notre baiser secret pour le moment. Je ne suis pas du genre à garder des secrets...

Marquant une pause, il eut un léger rire avant de se contredire.

-Enfin si, mais je préférais ne pas avoir le Raikage à ma porte avec une massue en métal si tu veux mon avis.

La regardant d’un air attentionné, il se demandait ce en quoi leur lien allait se développer tandis qu’ils devraient restreindre leurs pulsions respectives l’un pour l’autre. Pas que le tout était incontrôlable, mais le fait de devoir se côtoyer aussi souvent risquait possiblement de créer des situations de frictions. En bref, tout dépendait surtout de sa capacité à mettre en joug son côté taquin. Pas qu’il n’avait pas confiance en elle, mais disons qu’il préférait miser sur ses propres capacités plutôt que les siennes.

-Tu penses qu’il existe un Fuinjutsu pour sceller les pulsions ?

Ricanant légèrement, il savait promptement que c’était possible pour quelqu’un comme elle. Après tout, elle n’avait qu’à poser un sceau régulant certaines hormones et le tour était joué. Malgré tout, il préférait introduire le tout de caette manière comique plutôt que de le lui conseiller.

-Comme ça, tu pourrais le désactiver que quand tu es avec Reiko...Quoique ce serait mieux si tu apprenais par toi-même à réguler ce genre de chose.

Il n’entendait pas qu’elle n’avait aucun contrôle. Au contraire, il ne faisait que proposer un sujet pertinent pour des réflexions ultérieures. Comme quoi il était possible de joindre l’utile au hors sujet.

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Mer 23 Mai 2018 - 19:56



Ses réactions m’amusaient pour le coup. Surtout lorsqu’il me demanda de garder secret note « échange » et quand je constatai qu’il avait vraisemblablement peur de Reiko. Cela dit, je comprenais pourquoi. Même si je n’en avais pas peur je comprenais fort bien que ceux ne partageant rien de privée avec elle soient « inquiets » lorsqu’elle se trouvait dans les parages. Et je me demandais si la Metaru réagirait comme l’imaginait Raizen ; j’avais la sensation qu’elle était un peu, d’une certaine façon, dans la même situation que moi ; sur certains points.

-Un secret ? Tu sais, le mensonge et moi ça fait deux. Si elle me pose des questions, je lui répondrai très honnêtement. Souris-je en l’observant un instant. Mais si elle ne me demande pas… T’inquiètes ? Je ne savais simplement pas mentir, donner plusieurs vérités, les déformer ; mais mentir directement et sciemment à une personne, quelle qu’elle soit… Je n’y arrivais simplement pas, d’autant plus lorsqu’il n’y avait pas grand chose d’autre à raconter, ou à omettre. Si elle me demandait si j’avais déjà embrassé quelqu’un d’autre… Je dirai oui. Un Kumojin : oui. Un homme : Raizen. Quand ? … Et voilà comment cela se passerait.

Si le mensonge était une chose que j’exécrais et sans doute plus que tout ; son idée de réprimer ses émotions, ses ressentis me semblait très intéressante bien que je n’en avais pas spécialement envie. Je n’étais pas non plus une bête sauvage et retenir mes pulsions était bien différent d’enfuir ses sentiments. En revanche en situation de combat… Mais je n‘étais pas encore assez avancée dans la maîtrise du fuinjutsu pour pouvoir répondre à une telle question. En revanche je savais d’autres choses…

-Je ne sais pas si c’est possible avec les sceaux. Peut-être… Ce n’est ce qu’il y a de plus concret… enfin, de plus… tangible. Dis-je en réfléchissant à quelque chose dans ce goût. Mais, on peut déjà le faire… ce n’est que de la chimie… une pulsion n’est ni plus ni moins qu’une envie qu’on a du mal à contrôler. C’est notre cerveau qui ordonne tout ça. Avais-je dit en me tournant vers Raizen et tapotant son front. Oué, un besoin irrépressible… Mais, je sais aussi faire preuve de retenue. Puis… Enfin, non rien… Et cette fois-ci il n’avait rien eu besoin de me dire pour que je rougisse, juste penser à ce que j’avais failli dire…

-Enfin… ça peut se tenter via le fuinjutsu… J’avais retrouvé une teinte normale très rapidement. Mais… il faudrait travailler sur la nature du chakra pour le permettre… Et ce sera trop compliqué. J’irais plus vite à mettre au point une drogue. Expliquais-je sérieusement. Mais franchement, je n’ai pas besoin de ça… ce n’est pas comme si j’étais constamment « en manque ». Soupirais-je.



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Sam 26 Mai 2018 - 21:17


Ricanant, Raizen ne put s’empêcher de préciser quelque chose d’important dans la situation. Après tout, ce n’était pas tout le temps qu’il arrivait à taquiner Sazuka de la sorte surtout qu’elle était en quelque sorte pleine d’ouverture...

-Constamment uh ?

Lui faisant un léger clin d’œil alors qu’il faisait exprès de la taquiner, le jeune Meikyû ne pouvait s’empêcher de s’attaquer aux nombreuses failles qu’elle laissait transparaître. À long terme, elle finirait par s’y habituer, mais en attendant, Raizen allait en profiter pour rire un peu.

-Sinon, j’imagine que c’est bel et bien une envie qu’on a du mal à contrôler, donc je n’imaginerais même pas si un d’entre nous décidait de ne pas jouer franc jeu en taquiner l’autre alors qu’en réalité, on connaît tous la situation...

Lui faisant un clin d’œil alors qu’il lui révélait clairement que le tout pouvait facilement être dangereux s’il laissait ses désirs prendre contrôle de ses faits et gestes, c’était une manière pour lui de lui indiquer qu’il n’avait pas réellement essayé de se laisser aller. Autrement, la récente conversation qu’ils venaient d’avoir aurait possiblement été inexistante.

-M’enfin, s’il y a bien une chose qui est claire, c’est qu’on est sur la même longueur d’onde sur plusieurs choses.

Rougissant légèrement alors qu’il venait clairement d’oublier que Sazuka n’hésiterait pas à raconter ce qu’il s’était passé entre eux si quelqu’un le lui demandait, Raizen ne considérait pas avoir fait quoique ce soit de mal. À vrai dire, même si son positionnement avait été différent, il se serait considéré comme n’étant pas en faute d’avoir agi de la sorte. Après tout, il y avait une tonne de normes qui ne servaient pas à grand-chose outre réglementer un ensemble de phénomènes qui n’étaient malheureusement pas tous contrôlables. Pour le moment, il se contentait de profiter de la proximité qu’il avait avec celle-ci pour mettre à l’épreuve tous ses sens qui pourtant pouvaient si facilement l’appeler vers elle.

-Mais bon, si jamais tu arrives à augmenter ton niveau de scellage, je risque de te faire un présent qui te permettra plus facilement de libérer tout ce que tu aimerais libérer.

Lui faisant un autre clin d’œil alors que ses propos pouvaient être aisément interprétés différemment, le meikyû en avait oublié l’entrainement et la raison pour laquelle ils étaient là. Une fois dans les taquineries et dans un sujet aussi intéressant, il n’était pas rare de le perdre...

-Tu me diras ce que tu en penses.

Glissant sa main dans sa poche pour sortir autre chose qu’un kunai, il prit un rouleau en le lui tendant alors qu’il venait de mettre une condition, Raizen savait qu’elle finirait tôt ou tard à atteindre ce niveau.

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Dim 27 Mai 2018 - 13:22




-De ne pas jouer franc jeu ? Repris-je en prenant le rouleau vierge qu’il me tendait. Cette phrase plus que les autres me laissait assez perplexe, en fait je ne comprenais pas ce qu’il sous-entendait par « franc jeu ». Atteindre un meilleur niveau dans l’art des sceaux… pour obtenir une récompense… Je n’avais pas besoin de carotte contrairement à beaucoup, pour avancer, pour progresser. Ouais je suppose que c’est une bonne chose qu’on s’entende. Haussais-je les épaules en l’observant un court instant. Mais, j’ai pas besoin d’une récompense. Soupirais-je intérieurement. Oui, c’était même le genre de chose qui parvenait à me vexer.

Outre toutes ces remarques ayant pour seul but de me faire réagir, ce qui m’avait marqué était cette espèce de tic qu’il avait à chaque fois qu’il terminait une phrase. Une réaction assez étrange pour mes yeux de médecins. Bien sûr, Sazuka ne comprenait ce que voulait dire un « clin d’œil » ; cela aurait été trop facile sinon. Alors en bonne « docteure » que j’étais, attisée par ma propre curiosité, je ne pus m’empêcher de lui demander.

-T’as un problème à l’œil ? T’es épileptique ? Ou quelque chose comme ça ? Prenant un moment de réflexion, je me disais qu’un ninja épileptique… cela ne devait pas exister, avec toutes ces explosions, éclats et autres flash que provoquaient les ninjas en se battant. Puis lui, manipulait le Raiton, alors… Non, il ne devais pas souffrir de ce genre de maux. Hum… A moins que ce soit dû à l’abus de Raiton… Avais-je ajouté aussitôt. Oui, un moment de réflexion, chez l’Ikeda, représentait environ trois secondes. Enfin… ça n’a pas l’air si grave. Si ça empire, n’hésites pas à venir à l’hôpital. On regardera ce qu’on peut y faire. Continuais-je très sérieusement, en m’accroupissant et finalement, m’asseyant en tailleur. Ma position favorite pour travailler sur les sceaux.

-Hum… Sur quoi tu veux que je travaille ? Oui, je changeais assez facilement de sujet, sans oublier tout ce-dont nous venions de parler ; des sujets sur lesquels il ne me dérangeait absolument pas de revenir. J’aimais bien discuter avec Kumojin, autant que j’aimais apprendre de nouvelles choses, comme le fuinjutsu… Et le reste. J’avais déroulé le parchemin, réfléchissant à quelque chose de nouveau… Cela dit, après la « démonstration » que je venais de faire… Il me semblait que j’allais devoir, bientôt, m’intéresser davantage au Suiton… J’avais l’étrange impression qu’allier une telle maîtrise au fuinjutsu m’aiderait probablement à progresser encore plus de ce domaine.



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Lun 28 Mai 2018 - 1:10


Éclatant littéralement de rire lorsque Sazuka lui demanda s’il avait un problème à l’œil, le Meikyû ne put s’empêcher d’essuyer de nombreuses larmes de ses yeux. Pleurant de rire, mais aussi de découragement, il devait avouer qu’une journée avec Sazuka était toujours agréable et surtout entrainante. Après tout, ce n’était pas tous les jours que quelqu’un pouvait être aussi innocent et sympathique. Si on veut, elle était excessivement intelligente et connaissait un large éventail de phénomènes. Toutefois, son manque de capacité à sortir du cadre de ce qu’elle connaissait était tout simplement comique et intéressant. C’était un peu comme si quelqu’un imposait une règle contextuelle à tous les contextes par pur manque de connaissance. C’était équivalent si on veut.

-On appelle ça un clin d’œil Sazu-chan.

Lui donnant un surnom malgré lui, il lui refit un énième clin d’œil dans le simple but de la narguer avant de poursuivre.

-Mais bon, je viendrais te voir à l’hôpital si jamais ça devient problématique.

Reprenant un peu plus son sérieux, il fixa le rouleau qu’il lui avait tendu avant de s’exprimer.

-Sinon, dans ce cas, considère que ce n’est pas un cadeau, mais bien un devoir dont j’aimerais que tu en lises le contenu et que tu apprennes à le maîtriser.



Souriant, Raizen savait pourquoi il faisait cela. Après tout, elle avait peut-être réussi à en apprendre les bases. Toutefois, il était important de les structurer le plus possible afin de s’assurer de la stabilité constante de ses sceaux au moment d’en relâcher le contenu. Ainsi, ce rouleau était l’objet idéal pour le lui enseigner.

-Ça devrait t’aider à solidifier ce que tu sais déjà. Assimile le contenu jusqu’à ce que tu puisses 100% te l’approprier.

S’allongeant sur le sol en regardant le ciel, le jeune Meikyû décida de fermer les yeux afin de réfléchir.

-Si jamais tu as des questions, n’hésite pas.

Il faisait une microsieste ce qui lui permettait de faire une introspection sur sa situation et sur les prochaines étapes de l’entrainement. Après tout, elle n’allait pas tarder à ne plus avoir besoin de lui, outre pour lui donner son avis sur certaines techniques en fuinjutsu. De ce fait, Raizen devait voir de quelle manière il pouvait s’y prendre pour pouvoir lui être le plus utile possible. Sans quoi, il risquait de lui faire perdre son temps, sauf si elle aimait sa présence à ce point.

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Lun 28 Mai 2018 - 15:08




Je n’avais pas compris la raison de son fou rire. Pourtant, il me qu’il n’y avait rien de drôle dans cette maladie ; l’épilepsie. Elle pouvait entrainer de graves problèmes, mener à des convulsions voire à la mort dans de rares cas et le genre de trouble qui se manifestait via son œil, de temps à autre en était un symptôme. Comment pouvait-il prendre cela à la légère. J’aurais presque dit qu’il était comme Reiko, en fait ; sur ce point. Je croyais donc avoir affaire à un autre inconscient jusqu’à ce qu’il m’explique qu’il s’agissait d’un clin d’œil. Genre, un clignement… Un simple mouvement volontaire de la paupière… Là ! Ce fut à cet instant que j’avais compris l’étendue de ma « bêtise » qui découlait pourtant d’une solide analyse. Au moins je le savais maintenant… mais cela me blasait un peu quand même ; allez savoir pourquoi.

Puis, alors que je souriais à l’idée qu’il accepte d’être « soigné », je réalisai une nouvelle fois qu’il blaguait ce qui me fit soupirer, bien sûr. Et en fait, se jouer ainsi de ma personne semblait vraiment l’amuser… Comme de me donner un surnom… « Sazu-chan » ; enfin, si c’en était un… En tout cas je n’aimais pas ça. Je ne répondis que par un nouveau soupir d’exaspération en déroulant le rouleau qui, en fait, n’était pas vierge. Il contenait des hariganas, un sceau. Et finalement je compris qu’il s’agissait de ce dont avait parlé Meikyu quelques secondes plutôt. A priori je n’avais pas compris tout ce qu’il m’avait dit.

-Hum…Je croyais que je devais faire plus de progrès ? Avais-je demandé au kumojin qui venait de s’allonger, l’observant un instant et reportant mon regard sur le parchemin. Puis… je sais déjà le faire ça… faire réapparaitre quelque chose… Avais-je repris d’un ton un peu plus las. Enfin malgré tout je restais les yeux fixés sur le papier à lire les règles qui composaient le sceau et qui me paraissaient très similaires à tout ce que j’avais pu apprendre ou faire auparavant. Peut-être y avait-il une subtilité, auquel cas je ne la percevais pas. Alors j’avais ré enroulé le parchemin sur lui-même et, m’étant levée ; l’avais déposé à côté du Meikyu. Bien… J’ai assez… travaillé sur le fuinjutsu pour aujourd’hui. Dis-je non pas froidement mais sans grande chaleur non plus.

-Je dois retourner à l’hôpital. Bonne journée Raizen. Avais-je ajouté en m’éloignant.




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Particulier ? Oui. [M. Raizen]

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