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Un cas spécial [Kaede]


Jeu 19 Avr 2018 - 23:07
Mais bordel ! Qu’est-ce qui lui a pris à l’autre ?! Pourquoi elle me fait ça, alors que ça ne fait que quelques jours qu’elle est rentrée dans la police ? Non mais c’est du foutage de gueule ou quoi ? Je vous jure, des fois j’ai envie de repartir très loin d’ici et de me lancer dans l’élevage de mouton, et comme ça personne ne me fera chier… Je résume un peu la situation, car là, même moi j’ai encore du mal à m’en rendre compte.

Hier, j’étais tranquillement dans mon bureau, entrain de m’occuper de la paperasse qui était resté entassé dans mon bureau pendant plusieurs mois sans que quelqu’un daigne à s’y intéresser. Ce n’était donc pas vraiment une partie de plaisir, et j’avoue que j’aurais préféré faire autre chose. J’avais donc le nez dans les dossiers quand tout d’un coup… une grosse explosion à quelques mètres du quartier général de la police. Directement, je me suis levé pour voir ce qui se passait à me fenêtre. Là, un nuage de fumée qui m’empêchait de voir ce qui venait de se passer. J’ai commencé à me poser pleins de question : une attaque du Soshikidan ? Des extrémistes religieux venu me faire la peau ? Une offensive d’un autre village ? Et bien-sûr, en tant que Taicho, je me suis par la suite directement rendu sur les lieux pour en savoir plus.

Et là… je tombe sur Aburame Kaede. Oui oui, c’était bien elle qui était responsable de cette explosion. Ce n’était pas un acte terroriste ou une attaque surprise, non, c’était bien la stagiaire tout juste rentrée dans la police qui venait de faire exploser la moitié d’un immeuble de Kumo. Heureusement pour elle, il n’y a eu aucune victime. Mais qu’est-ce qui a bien pu lui passer dans la tête ? Et le pire, c’est que Hisao devait s’occuper d’elle… il va entendre parler de moi lui encore. J’ai donc directement suspendu Kaede, et lui ai demandé de me rejoindre dans mon bureau le lendemain pour qu’elle me donne des explications. Je n’avais pas le temps de m’occuper d’elle sur le tas, je devais prendre mes dispositions pour éviter que la police ne souffre de ce malheureux accident.

J’attendais donc patiemment dans mon bureau, qu’elle décide enfin de venir. Je faisais en sorte de garder mon calme, car j’étais à deux doigts de tout exploser dans mon bureau. Mais je devais être patient, car elle n’avait pas l’air de vouloir se présenter pour l’instant. Comme d’habitude, j’avais un cigare dans une main et un verre de saké dans l’autre. Je ne comptais pas abandonner mes bonnes habitudes. Et c’est alors, que j’entendis frapper à ma porte.

« Entrez. »

Une jeune femme à la chevelure blonde se faufila dans mon bureau, c’était bien évidement Kaede. Eh bien, il n’était pas trop tôt. Enfin, elle a intérêt à avoir une sacrée excuse pour se dédouaner de ce qu’elle avait fait hier.

« Bon, je t’écoute. Il s’est passé quoi dans ta petite tête hier hein ?! »

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Jeu 19 Avr 2018 - 23:45
Oups.

Une petite erreur, tout simplement.

Vraiment.

Elle s’entraînait, comme à son habitude depuis peu, preuve qu’elle prenait un minimum ses nouvelles responsabilités au sérieux. Le seul soucis était qu’elle possédait un contrôle assez… Restreint. De son chakra. Autrement dit, elle avait quelques difficultés quant à bien balancer le tout pour obtenir le résultat escompté.

Ce fut donc ce qui l’amena à devoir se présenter dans le bureau du Taicho. Décidément, à peine avait-elle rejoint les rangs de la police qu’elle était suspendue. Elle aurait pu faire mieux. Elle aurait aussi pu faire pire. Des gens auraient pu se trouver dans le bâtiment qu’elle avait fait exploser. Or, nul n’avait été blessé, sauf elle-même. Parce que oui, victime de l’effondrement, elle arborait quelques marques au niveau de ses bras et une entaille à la hauteur de sa joue. Rien de dramatique. Elle avait connu pire. Bien pire. La guerre, ce n’était jamais quelque chose de bien agréable. Surtout lorsque vous étiez du côté des méchants. Ou, tout du moins, celui des violents. Bref. Elle allait bien. Et elle se devait d’aller rencontrer son supérieur.

Faisant preuve de politesse, elle toqua à la porte. Si dans trois secondes il n’avait pas répondu elle… Oh, il répondit. Ouvrant alors la porte suite à son invitation, elle s’avança dans la pièce. Son regard ne quitta pas l’homme qui se trouvait derrière son bureau, s’accrochant toutefois au verre qu’il tenait. Sans préambule, il l'agressa presque de sa question qui aurait presque pu être insultante. Il venait tout de même de lui dire qu’elle avait une petite tête.

- T’penses que j’peux avoir un verre moi aussi ?

Bien évidemmente, Kaede. Demandes un bon repas et un massage, tant que tu y es. Un sourire en coin, narquois, comme à son habitude, se dessine sur les lèvres. S’il y avait bien quelque chose qu’il fallait savoir au sujet de Kaede, c’était bien qu’elle ne portait que très peu d’attention, pour ne pas dire aucune, aux conséquences de ses gestes.

- J’te trouve bien agressif, détends-toi un peu, y’a pas mort d’hommes.

Un soupire presque exagéré s’échappa de ses lèvres tandis que son sourire s’étira en quelque chose d’un peu plus provocateur.

- S’tu veux, j’peux même t’aider.

Le clin d’oeil qui suivit était peut-être de trop. Ou pas. Elle agissait comme bon lui disait, au diable ce que tous pouvaient bien penser. S’avançant vers le bureau, elle se tint derrière l’une des chaises devant elle, n’ayant pas envie de s’asseoir. Être immobile était quelque chose de difficile pour celle qui ne tenait pas en place.

Venant croiser le regard de l’homme de ses iris tendant tantôt vers le mauve, tantôt vers l’acier, quelque chose lui disait qu’elle devrait peut-être faire preuve d’une minimum de sérieux.

Peut-être.

- Bon, si vraiment, t’insiste, j’m’entrainais, t’vois ?

Elle ne le vouvoyait même pas, et ce, depuis le début. Ce n’était pas dans ses habitudes. Non pas qu’elle ne respectait pas l’homme lui faisant face. Disons seulement qu’elle ne s’embarrassait pas de conventions sociales.

- Puis j’test des nouveaux trucs, des techniques un peu… Particulières. D’coup j’ai p’t’être un peu d’difficulté à bien doser et voir la puissance du truc. J’pense qu’j’ai b’soin d’encore revoir tout ça…

Elle semblait plus se parler à elle-même, passant une main dans sa longue chevelure pâle.

- Loin des bâtiments, j’pense, pas vrai ?

Parce que, bien évidemment, elle se devait de plaisanter sur le sujet.
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Dim 22 Avr 2018 - 23:19
« Avoir un verre ? Tu as l’âge de boire toi ? Puis tu penses franchement qu’après ce que tu as fait je vais t’accueillir avec les bras ouverts et te proposer champagne, des petits biscuits et compagnies ? »

Elle a un sacré caractère celle-là encore. Décidément, dans la police, les femmes sont bien des personnes … extravagantes. Alors que Reiko avait prit la place de Shuuhei et donc quitté la police, j’ai l’impression que je vais devoir m’en coltiner une autre. Bon, c’est sûr, Reiko était un cas spécial, mais Kaede me réservera des surprises dans le futur, j’en suis certain.

« Moi, agressif ? Non, tu trouves ? En même temps, tu as explosé un immeuble, je sais que personne n’est mort, mais c’est pas pour autant que je vais rester calme avec toi. Tu ne connais pas encore la rigueur de la police. Ici, on est pas une équipe de démolisseur, alors je te préviens, je ne veux plus jamais te revoir faire ça, sinon, tu risques d’avoir de sérieux problème. »

Je savais très bien que je parlais dans le vide, elle n’allait pas m’écouter, c’est certain. Mais je faisais quand même mon blabla habituel, je ne peux pas rester sans rien dire. Par contre, faut qu’elle arrête avec ses clins d’œil. Je reste quand même son supérieur, même si je dois bien avouer qu’elle a une plastique de rêve la petiote.

« Tu sais à Kumo on a un terrain d’entrainement, c’est dans ce genre d’endroit où tu dois aller pour expérimenter tes techniques qui sont capables de pulvériser un bâtiment de plusieurs étages. Au moins, là-bas, tu tueras personnes, enfin j’espère… »

Franchement, je n’arrive pas à croire qu’elle s’entrainait en pleine ville. Elle ne se rend vraiment pas compte du danger dans lequel elle se met elle d’abord et ensuite les habitants du village. Je ne suis même pas certain qu’un terrain d’entrainement sera suffisante pour elle.

« Je sais ce qu’on va faire, tu viendras maintenant à mon terrain d’entrainement, chez moi. Il est de meilleure qualité que celui que tu peux trouver dans Kumo. Il est aménagé pour résister à un assaut militaire. Là-bas, au moins, tu ne feras pas de dégâts. »

C’était une proposition qui me semblait être un bon compromis. Chacun sera gagnant, elle pourra faire joujou avec ses insectes explosifs, et j’éviterais un nouveau désastre.

« D’ailleurs, comment ça se passe avec Hisao ? Il est sensé t’encadrer dans ta formation, mais pour l’instant, c’est pas vraiment ce que je j’imaginais… »

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Lun 23 Avr 2018 - 12:31
La jeune demoiselle se retrouva donc à écouter sagement ce que son supérieur hiérarchique avait à lui dire. Bon, sagement, c’était vite dit, et puis, elle ne l’écoutait pas spécialement. Son regard était tranquillement posé sur lui, son attention lui étant dédiée, et pourtant… Les mots passaient sans qu’elle ne semble affecter le moins du monde, hochant de la tête ici et là lorsque le moment semblait propice à ce qu’elle démontre quelconque signe qu’elle avait bien compris. Le tout aurait pu être résumé tellement plus rapidement. Elle avait déconné, faisant exploser la moitié d’un bâtiment, et elle ne devait pas recommencer, sans quoi elle se devrait de faire face à de lourdes conséquences.

Il était vrai qu’elle n’en avait pas non plus grand chose à faire des conséquences, vivant sa vie comme bon lui entendait sans se soucier de ce qui pourrait en résulter. Cependant, elle se faisait un point d’honneur à respecter les lois, les règles, l’autorité et, surtout, à ce que personne ne se retrouve en position délicate par sa faute. Ou, tout du moins… Elle se comprenait. Elle était un paradoxe à elle seule, semblant répondre d’une logique qu’elle seule comprenait, ce qui ne serait sûrement pas faux.

- T’sais, j’suis une fille respectable. J’pas sûre qu’ce soit une bonne idée qu’ça s’termine chez toi dès l’premier rendez-vous.

Et pourtant, malgré sa voix douce et son air innocent, accompagné de son sourire en coin, il était difficile de croire qu’elle l’était réellement. Sûrement que le clin d’oeil qu’elle venait à nouveau de lui adresser ou encore sa langue qu’elle passa sur sa lèvre inférieure vinrent rapidement chasser cette image d’elle. Peut-être. Une chose était certaine, elle s’amusait, et bien malheureusement, un peu (beaucoup) à ses dépens. Complètement inconsciente de la situation dans laquelle elle se trouvait, elle relevait les détails qui lui plaisaient, s’amusant à interpréter la chose comme bon lui semblait, plutôt que de se concentrer sur ce qui était pourtant la raison même de sa présence ici.

Prenant appuie sur le dossier de la chaise qui se trouvait en face d’elle, elle s’était donc penchée vers l’avant, faisant toujours face à l’homme qui l’avait convoqué ici, ne le quittant pas des yeux.

Son rire, léger, se fit finalement entendre, illustrant tout le sérieux qu’elle portait à l’actuelle situation. Il lui avait fait les remontrances comme elle s’en était attendue d’un homme de son statut, cependant, ce n’était pas pour autant qu’elle allait se confondre en excuse ou se mettre à pleurer ou elle ne savait quoi. Elle avait fait une erreur et voilà, elle se devait de passer à autre chose.

- Justement, à c’sujet, j’le rencontre demain ou d’moins, cette semaine. Monsieur a été occupé d’c’que j’sais. Mais t’inquiète, j’suis sûre ç’va bien c’passer. J’le connais d’jà. Il était chargé de me ehh… Surveiller ? Lors d’mon arrivé ici. J’pense qu’il m’aime bien.

Elle haussa des épaules, l’air de rien, se rappelant de sa rencontre avec l’Akahoshi, un sourire amusé s’étirant sur ses lèvres. Il avait eu le loisir de rencontrer son caractère… Particulier.

- Et donc, dis-moi, y’a des horaires précises pour l’utilisation d’ton terrain d’entraînement ?

D’un ton un peu plus sérieux, elle s’intéressait, pour une fois, à quelque chose qui avait un minimum d’importance.

- Des consignes ? Des règles ?

Son sourire changea légèrement, devenant un tantinet plus tendancieux.

- Un code vestimentaire p’t’être ?

Impossible pour elle de rester sérieuse plus de trois secondes, sans compter qu’elle éprouvait un malin plaisir quant à jouer sur cette zone grise, balançant d’un pas assuré entre le commentaire innocent et quelque chose qui l’était beaucoup moins.

Allait-il seulement être en mesure de la supporter ou regrettait-il déjà de l’avoir invité chez lui ?
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Mer 25 Avr 2018 - 18:09
Ce que je pensais sur Kaede venait de se confirmer : elle n’en avait rien à faire de ce que j’étais en train de lui dire. Je pouvais me mettre à gueuler le résultat serait le même. Au lieu de bien comprendre ce que j’étais en train de lui dire, elle, elle me faisait des petits signes, elle léchait ses lèvres, elle se penchait devant moi montrant ainsi sa grosse poitrine qui n’était caché que par un fin bout de tissu, qui ne cachait d’ailleurs quasiment rien. Franchement, je ne savais pas quoi penser d’elle. Elle se foutait de moi, ou alors elle me faisait vraiment des avances ? Aucune idée, je dois dire que je me suis bien calmé sur le sexe ces derniers mois, je n’ai pas eu d’aventure avec des femmes depuis mon départ d’Iwa, puis j’ai un peu changé ma façon de penser là-dessus. Mais j’ai l’impression que je vais perdre tout mes moyens devant un tel physique. En même temps… elle a quoi, 20 ans à peine ? C’est certain qu’à cet âge-là, elle a de quoi faire tourner la tête à pas mal de mec, dont des vieux comme moi.

« Ce n’est pas un rencard que je te propose hein, ne me fait pas dire des choses que je n’ai pas dit. Je te propose juste de venir t’entrainer chez moi, car il se trouve que j’ai l’un des terrains d’entrainement privé le plus performant de Kumo. »

Putain, Shuuhei me donnerait des claques s’il était devant moi. Lui, il aurait directement sauté sur l’occasion, et je suis certain qu’il serait déjà entrain de donner des fessées à Kaede pour la punir d’avoir détruit un bâtiment… sacré Shuuhei, il va me manquer lui au poste de Raikage, car bon, Reiko, ce n’est pas vraiment le même délire, puis en plus c’est une femme donc à partir de là… Enfin bref.

« Hmm d’accord, surtout ne loupe pas ton rendez-vous avec lui, c’est important hein. Et tu obéiras à tout ses ordres et tu écouteras bien ce qu’il te dira, il parle en mon nom en étant Fukutaicho. »

Pauvre Hisao, je le plains à l’avance. Je me dis que j’aurais dû envoyer Kaede à Shoran plutôt, mais bon, c’est le seul qui m’est venu à l’esprit et puis faut bien qu’il travaille un peu, c’est quand même mon adjoint maintenant, puis entre nous, je trouve qu’il a fait preuve de trop de sympathie envers moi pendant le conseil…

« Pas d’heures précises, tu peux passer quand tu veux, de toute façon je passe très peu de temps chez moi, finalement, c’est juste une maison où je stock de l’alcool et quelques meubles et où j’y passes quelques nuits pour dormir, quand je ne dors pas dans mon bureau. »

C’est bien vrai. Je me suis acheté une belle maison, avec un grand jardin et tout et tout, mais je n’ai quasiment passé aucun moment là-bas. Déjà, je suis parti de Kumo juste après l’achat de cette maison, puis franchement, le luxe et moi… personnellement un fauteuil c’est suffisant pour dormir, enfin c’est mon avis personnel. Puis pour boire, j’ai ce qu’il faut dans les bars, et j’ai quelques bonnes bouteilles dans mon bureau.

« Je t’interdis juste une chose : de t’introduire dans ma maison. C’est ma propriété, pas la tienne, c’est privé, même s’il n’y a rien de spécial à l’intérieur. Si tu as besoin de te reposer, il y a ce qu’il faut au terrain d’entrainement : couchettes, douches et compagnies. Quant à la tenue… J’impose un mini short extrêmement collant qui montre bien tes formes et un petit soutien-gorge qui fait déborder ta poitrine, c’est idéal pour bien s’entrainer. »

Je me suis mis à rigoler tout seul après ce que je venais de dire, puis j’ai regardé Kaede dans les yeux avant de faire une grimace, je ne sais pas comment elle allait réagir, mais je plaisantais. J’ai juste envie de voir sa réaction.


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Mer 25 Avr 2018 - 20:09
La première chose à se demander, concernant Kaede, c’était de savoir si elle plaisantait ou pas. Quelque chose de bien difficile à définir compte tenu qu’elle n’était que très rarement, pour ne pas dire jamais, sérieuse et que, même lorsqu’elle l’était, ce n’était jamais tout à fait pour les bonnes raisons. Et donc, de ce fait, faisait-elle des avances sans aucune gêne à son supérieur ou, au contraire, se foutait-elle de sa gueule ? La réponse la plus sincère serait peut-être bien un peu des deux. D’un caractère assez léger, flirter était quelque chose qu’elle faisait presque naturellement, sans toutefois y voir quelconque implication. Et puis, elle se devait d’admettre que les réactions d’autrui étaient bien divertissantes.

Kaede vivait au jour le jour, profitant de chaque instant dans son ensemble plutôt que de tenter de voir où est-ce que ce qu’elle disait et faisait la mènerait. Et donc, pour l’instant, elle s’amusait aux dépens de son supérieur, jouant sur cette fine ligne qui définissait ce qui était acceptable et ce qui l’était un peu moins, l’observant d’un regard pétillant tandis qu’elle lui adressait un sourire narquois.

Faisait-elle réellement quelque chose de mal ? Profiter de la vie était devenue quelque chose de presque viscéral pour celle qui avait été sauvée par son ancien petit-ami, ce dernier s’étant sacrifié pour sa survie. Elle lui devait donc ça, que de profiter de chaque jour supplémentaire qu’elle avait, peu importe ce que cela pouvait vouloir dire ou les conséquences qui en résulteraient. C’était donc ce qu’elle faisait, à chaque moment de sa vie. Et puis, elle se devait d’admettre que l’homme qui lui faisait face avait son charme, bien loin d’être désagréable à regarder. Cela signifiait-il qu’elle lui faisait sérieusement des avances ? À voir. Le doute était permis.

Les règles ayant été mises au clair quant à l’utilisation de son terrain d’entraînement, elle hocha doucement de la tête. Abandonnant finalement le dossier de la chaise, elle s’approcha du bureau, venant s’asseoir dessus, croisant élégamment les jambes tout en tournant légèrement la tête pour observer Daisuke.

Jusqu’où pourrait-elle pousser l’audace ?

- J’te fais pas dire c’que tu as pas dit, hein. Et si c’t’ait moi qui t’proposais un rencard ?

Ses traits se faisaient plus sérieux tandis qu’elle venait rencontrer son regard, appuyant ainsi ses propos. Elle savait qu’elle était difficile à gérer, même pour les meilleurs d’entre eux. La preuve ? Elle avait réussi à exaspérer l’Akahoshi, qui lui semblait pourtant être quelqu’un de particulièrement patient. À croire qu’il n’y avait pas beaucoup de personnes prêts à supporter la tornade qu’elle était, encore moins les nombreuses paroles qui s’échappaient de ses lèvres à une vitesse parfois vertigineuse.

- C’compris, j’m’infiltre pas chez toi. C’était pas dans l’idée, d’toute façon. Après tout, quel intérêt j’aurais d’le faire si tu n’es même pas là ?

Qu’il comprenne ce qu’il voulait bien comprendre, pour sa part, elle laissa passer le sous-entendu d’une voix taquine, mielleuse même, haussant finalement les épaules, acceptant donc ainsi les consignes qu’il avait imposé quant à l’utilisation de son terrain d’entraînement. Ce n’avait réellement pas été dans ses plans. Elle saurait profiter de ce qui lui avait été offert et elle avait définitivement besoin de quelque chose de sécuritaire pour tester les nombreuses techniques qui se dessinaient. Notamment lorsque cela concernait d’éjecter ses insectes à haute vélocité grâce à la propulsion de son chakra katon.

Sa main se posa contre son bras, venant doucement passer son doigt contre sa peau. Caresse légère, subtile, qui amusait grandement l’initiatrice d’un tel geste, alors qu’elle arborait toujours ce petit air innocent bien digne d’elle.

- Puis, sans soucis pour l’code vestimentaire. T’comptes donc assister à mes entraînements ?

Un regard entendu tandis qu’elle lui adressait toujours ce petit sourire en coin, qui se voulait provocateur, détonnant avec l’expression presque angélique qu’elle arborait.

- T’sais, t’assurer qu’j’respecte les règles. Vu qu’j’ai d’jà déconné, j’me dois d’être sous surveillance…

Profitait-elle de l’erreur qu’elle avait fait pour venir à nouveau le provoquer ? Tout à fait, et ce, sans aucun scrupule. Elle était détestable lorsqu’elle s’y mettait. Insupportable, même. Elle interprétait tout comme bon lui semblait, prenant ce qui l’arrangeait en ne portant que peu d’attention à ce qui lui semblait moins important. Qu’elle ait fait exploser la moitié d’un bâtiment ? Ok, c’était compris, elle ne referait pas. Elle ne voyait donc pas l’intérêt que de s’y attarder davantage.

Or, il serait dommage de quitter maintenant, non ? Ça, c’était s’il ne se contentait pas de la chasser de son bureau.
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Un cas spécial [Kaede]

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