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Abruti un jour , abruti toujours [Asami]


Ven 20 Avr 2018 - 2:15

Le fameux retour au village caché de Kumo était de mise. Ainsi, Raizen n’avait pas pu tourner en rond plus longtemps. Bien qu’il avait aimé cette première prise de conscience en sortant du village, il aurait aimé qu’elle dure ne serait-ce que plus longtemps. Les apprentissages à effectuer à l’extérieur étaient si vastes et intéressants qu’il ne se préoccupait même plus du fait qu’à la base, il n’avait montré aucun entrain à être envoyé à Kaze no Kuni. Au final, cette décision avait été judicieuse compte tenu de la manière dont le tout s’était produit. Bien qu’il n’aimait pas penser de cette manière, il se demandait comment le tout se serait passé s’il avait été absent et simplement observateur. Bijuu aurait-il été scellé ?

Cette question laissait place à de nombreuses interrogations. Or, il préférait concentrer son énergie sur des aspects plus concrets de sa vie. Dorénavant considéré comme un des héros de Kaze no Kuni, il devait revêtir une étiquette qui saurait lui ouvrir de nombreuses opportunités. Cependant, une partie de lui restait sur son reste quant à son titre, notamment puisqu’il risquait indirectement de sortir de l’ombre. Le fait d’entendre autrui le surnommer ‘’Héro de Kaze’’ risquait de le déranger. Nombreux n’avaient pas cru en lui et nombreux l’avaient considéré comme étant un abruti. Préférant continuer de se faire traiter d’abruti, il préférait que ses actes ne changent pas la perception d’autrui à son égard, outre si cela lui permettait d’atteindre ses objectifs plus facilement. En gros, Raizen voulait les avantages sans la reconnaissance publique. Malgré tout, c’était un mal nécessaire dont il était prêt à se plier à toutes les particularités.

Ainsi, arrivant au village, après avoir fait son rapport, il se dirigea vers son domicile. Était-il le premier arrivé ? Il n’en était pas certain. Après tout, Asami devait avoir elle aussi terminé sa mission. C’est ainsi qu’il se rendit jusqu’à son domicile, franchissant la porte d’entrée pour la première fois depuis une longue période. Dès lors, de nombreux souvenirs vinrent toucher son esprit qui se remémora dans quelle condition ils avaient tous deux laissé leur logement avant de partir respectivement en mission. Or, il y avait du bruit, signe que quelqu’un était à la maison. Était-ce Sayo qui finalisait les préparatifs pour leur retour ou plutôt Asami qui était déjà de retour ?

[color:80f1=#royalblue]-Je suis de retour.

Dévoilant sa présence sans une once d’enthousiasme, il déposa son sac, avant de défaire ses sandales et de soupirer. La fatigue était tout de même présente dans son organisme, surtout qu’il avait mis du temps à éliminer totalement les effets secondaires provoqués par le poison de Mamushi. Or, il était arrivé à bon port, signal pertinent que tout cela était terminé. Il pouvait dorénavant tourner la page sur cet événement marquant pour ouvrir un nouveau chapitre. Après tout, quelque chose lui disait que ce n’était que le commencement. Trop de variables inconnues entouraient encore la situation pour qu’elles soient écartées. Deux criminels dangereux étaient en liberté, Katenshado et Mamushi et plus... Cet homme au chapeau devait vraiment être dangereux. Ainsi, si Raizen avait plus ou moins écarté le sujet au cours des dernières périodes, il allait dorénavant porter plus d’attention à l’égard de cet homme dont Mamushi avait fait mention.

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Ven 20 Avr 2018 - 2:34
Elle avait été la première à rentrer. Elle était donc rentrée dans un appartement vide, où elle y serait seule pour un temps indéterminé. Rentrerait-il seulement ? Cette idée était dérangeante et donc, de ce fait, elle essayait de ne pas trop y réfléchir. Était-elle inquiète ? Oui. Terriblement. Tant concernant son coéquipier que son sensei. Elle n'avait pas eu de nouvelles de lui non plus. Il avait quitté pour le pays de la pluie en compagnie de Yamanaka Rei et, aux dernières nouvelles, elle avait vu ce dernier apparaître au centre du palais du Seigneur du feu, là où elle s'était trouvée avant de fuir avec les autres kumojins face à la menace que représentait l'Homme au Chapeau. Avait-il été tué par le Yamanaka ? Elle n'avait pas envie d'y penser, pas envie de s'y attarder. Elle se faisait sûrement des idées. Elle s'inquiétait pour rien. Quant à son colocataire... Il allait rentré. C'était ce qu'elle se disait, ce qu'elle tentait de se convaincre. Après tout, pourquoi douterait-elle ?

Ce n'était pas comme s'il était un abruti inconscient qui n'hésitait pas à foncer tête baissée vers l'inconnu, le tout armé de son stupide sourire arrogant. Pas du tout. Il n'y avait donc aucune chance qu'il risque stupidement sa vie pour une cause quelconque. Bien évidemment.

Il était venu ébranler ses fondations, la base même de tout ce qu'elle avait toujours été. Et si elle n'avait pas spécialement eu le temps de s'y attarder, ayant rapidement dû quitter pour le pays du feu suite à leur dernière soirée ensemble qui avait donné un ton bien particulier à leur relation. Mais maintenant qu'elle était rentrée et qu'elle était seule avec sa tête et ses pensées, elle avait tout le temps d'y réfléchir. Ce n'était pas quelque chose qu'elle appréciait tout particulièrement. Déjà que sa condition physique n'était pas particulièrement bonne, son état mental était tout autant dans un mauvais état, si ce n'était pas pire.

Si sa mission s'était très bien déroulée, à savoir que Yamanaka Ema avait connu une fin aussi rapide qu'abrupte, le lendemain avait été particulier. L'ultime moment de leur présence au pays du feu, à savoir de mettre un homme bien précis à la tête du pays, avait tourné en bain de sang dans le temps de le dire. Et puis étaient arrivés l'Homme au Chapeau, accompagné de Rei, ce dernier étant supposé être aux côtés d'Hisao... Sa sécurité à elle avait été compromise lors de cet événement, prisonnière de son armure, marionnette s'étant disloquée lors du violent souffle qui avait balayé le palais. Le verdict quant à la totalité de ses blessures avait été donné dès lors avait-elle mis les pieds au complexe scientifique. Pour les jours à venir, elle se devrait de porter un support pour son genou gauche, sa jambe s'étant retrouvée coincée dans sa marionnette. Ses côtes brisées avaient demander l'intervention de médecins spécialisées et si tout était réparé, la douleur était toujours présente. Le pire se trouvait sûrement au niveau de son bras droit. L'impact avait été particulièrement violent, assez pour que si tout semblait bien aller, elle le savait que ce n'était pas le cas. Son bras était plus rigide. Les mouvements plus difficiles. Les terminaisons nerveuses avaient été affectées, assez pour que bouger lui demande plus d'effort. Manipuler ses marionnettes relevaient du miracle à l'heure actuelle alors que ses doigts lui semblaient presque engourdis. Un bien piètre état pour la marionnettiste.

Assise sur le sofa, dans le salon, elle effectuait les entraînements que lui avait conseillé les médecins pour aider à rétablir son bras. Malgré les soins qu'elle avait reçu, seul le temps saurait y changer réellement quelque chose. Comme depuis qu'elle était rentrée, elle était perdue dans ses pensées, son regard fixant rien en particulier. Elle était cernée, ses nuits étant difficiles et peu reposantes. Ses cheveux avaient été remonté en un chignon lâche, comme à son habitude. Son teint était cireux, signe évident qu'elle n'allait pas bien, tant mentalement que physiquement. L'inquiétude qu'elle ressentait était peu usuelle, et surtout, bien difficile à vivre. Puis, un son se fit entendre, quelque chose de bien distinct. La porte de son appartement qui s'ouvrait. Un lourd soupire s'échappa de ses lèvres alors que son regard se porta sur la porte.

- Je pensais t'avoir dit de cogner, Sayo. Et reviens plus tard, pour l'instant je…

Elle s'arrêta au milieu de sa phrase alors que la silhouette qui se dessinait devant elle n'était pas celle de sa meilleure amie, mais bien celle de son colocataire, sans compter sa voix bien différente qui lui parvint. Un sourire en coin vint étirer ses lèvres sans même qu'elle n'y réfléchisse ni même y porte quelconque attention. Quasi immédiatement, elle sentit un poids quitter ses épaules, soulagée que de le voir là, face à elle, vivant et en un seul morceau.

L'abruti était en vie.

-

Elle semblait avoir envie de dire quelque chose. N'importe quoi. Taire tout ce qu'elle pouvait ressentir à l'heure actuelle. Ce soulagement qu'elle n'expliquait pas. Dès lors l'avait-elle vu qu'elle se sentait mieux, sans même qu'elle n'arrive à y comprendre pourquoi. Avait-il réellement pris tant d'importance dans sa vie ? S'était-elle réellement... Attachée ? Mieux valait qu'elle n'y pense pas. Mieux valait qu'elle ne se pose pas la question, ne serait-ce que parce que la réponse l'effrayait. Elle envie de le provoquer. De passer un commentaire quelconque, souligné d'une bonne dose de sarcasme. Comme elle en avait l'habitude. Comme beaucoup de leurs échanges.

- Welcome back.

Malgré tout ce qu'elle avait pu vouloir dire, malgré tout ce qui lui avait traversé l'esprit, au final, ce ne fut que ces deux mots qui vinrent traverser ses lèvres. Comme à toutes les fois où elle était avec lui, en sa compagnie, sa raison s'écrasait face à l’irrationalité de leur relation. Elle était toujours assise, se tenir debout trop longtemps lui était difficile, tout comme pouvait en témoigner le support qu'elle avait sur son genou. Vêtue légèrement, ne s'étant pas attendue à ce que quiconque rentre ici, il était possible de voir sur son corps les plusieurs blessures qu'elle avait ramené du pays du feu. Que ce soit sa peau tachée de bleu et de noir au niveau de la poitrine, s'étendant jusqu'à son dos, que la marque qu'elle portait à la hauteur de son sourcil ou tout simplement son genou supporté d'une atèle.

Et pourtant, ce fut un faible sourire qu'elle lui adressa, le premier depuis qu'elle était rentrée, tandis que si elle s'inquiétait toujours concernant leur sensei, lui, au moins, était rentré. Son sourire s’estompa bien vite alors qu’elle se retrouva à lui faire face.

- ... Ça va ?

Une question assez vague qui ne voulait peut-être pas dire grand chose. Cependant, vu la tête qu’il faisait, quelque chose lui disait que ce n’était sûrement pas tout à faire le cas.
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Sam 21 Avr 2018 - 3:35


Déposant lentement son sac, la vue d’Asami vint lui ramener de nombreux souvenirs, notamment la manière dont ils s’étaient laissés. Or, quelque chose de plus important attira son attention. Alors qu’il était lui-même fatigué suite à sa mention, son état n’était en rien comparable à l’état lamentable dans laquelle celle-ci était. Sa condition physique dévoilait de nombreuses blessures qui étirèrent une violente chair de poule à Raizen. Son corps était marqué de diverses teintes qui montraient les variations de dégâts qu’elle avait pu subir pendant sa mission. Que s’était-il réellement passé là-bas ?

Arquant un sourcil, il se disait qu’elle avait probablement connue les frais de ne pas avoir totalement eu le temps de renforcer son armure comme elle le voulait. En d’autres mots, affronter le Shoshikidan n’avait pas été facile, mais il était tout de même heureux de la voir en un morceau. D’ailleurs, pour une raison qu’il ne saurait expliquer, un léger sourire perça son visage pourtant neutre et absent d’émotion, signe qu’une charge venait d’être levée de ses épaules.

-Mieux que toi on dirait.

S’approchant lentement en titubant, il se demandait si elle réaliserait les changements sur les parties visibles de son corps. En effet, ayant immortalisé son voyage par quelques tatouages supplémentaires, il était difficile de discerner ce qui était caractérisé par un sceau et ce qui ne l’était pas. Or, les tatouages les plus visibles se trouvaient sur chacune de ses mains, affichant dorénavant des lettres signifiant le mot : death.

-Pour ton information, j’ai ramené Shikarai en pleine santé et Shoran aussi va bien.

Ne répondant pas à la question concernant sa propre condition physique, Raizen savait qu’aucun indice ne laissait présager qu’il avait souffert mis à part quelques cicatrices par ci et par là infligé par Ichibi alors qu’il était en train de le sceller. Il pouvait encore ressentir la douleur occasionnée par les salves de sable qui se résorbaient, n’hésitant aucunement à le heurter sur le passage lors de l’élan chevaleresque final qui leur sauva la vie. Or, si son état physique était considérablement correct, le pire était l’état psychologique dans lequel il était revenu à Kumo. Plein de pensées, c’était une des rares fois que Raizen ne semblait pas vraiment savoir où orienter son attention mentale. Pour une des rares fois, trop d’idées et de pensées traversaient son esprit suite à une aussi grosse épreuve. Que ce soit le futur qui s’annonçait à tous, la fuite de Mamushi et Katenshado, l’existence des bêtes ancestrales et bien d’autres, tout laissait présager que les moments à venir allaient être clés. Pour ce faire, il devait se préparer du mieux qu’il le pouvait.

Or, bien que son esprit pensait principalement au travail, une grande partie de sa personne désirait obtenir un repos bien mérité. Étrangement, il semblait associer ce repos à la femme qui se trouvait devant lui. S’approchant lentement en titubant, il tira une chaise avant de ramener son sac à ses pieds pour y sortir quelques crèmes qu’il avait ramenées de Kaze no Kuni.

-J’imagine que notre dernier entrainement t’aura au moins préparé mentalement aux douleurs.

Ayant un léger rire étrange, Raizen avait du mal à briser totalement le silence caché qui existait entre les deux. Étrangement, il avait l’impression que de nombreuses réflexions traversaient leurs esprits respectifs sous une forme trop brute pour être interprété. Ainsi, il se contenta d’agir selon ses envies. Sans même demander la permission de celle-ci, il défit son haut. À force d’en avoir l’habitude, il ne demandait même plus la permission, fait qu’il n’osa pas verbaliser ni même interpréter pour ne pas rendre la situation plus lourde qu’elle ne l’était.

Ainsi, il examina la peau de celle-ci avant de venir délicatement enduire ses mains de la substance analgésique. Kumo avait beau être une société avancée, mais la flore du désert avait ses secrets. Dans les rares endroits dans lesquels il y avait de la végétation, il y avait des plantes uniques qui poussaient que sous certaines conditions précises. Ses plantes étaient utilisées pour leurs propriétés hydratante, mais aussi cicatrisante et analgésique. Permettant ainsi de nullifier la douleur en chauffant puis refroidissant les muscles, Raizen espérait que celle-ci puisse non seulement l’aider à cicatriser, mais aussi à réduire les courbatures qu’elle avait possiblement. Déposant son haut à sa droite, il jeta un coup d’œil rapide à la chambre de celle-ci, réalisant que les murs portaient une couleur assez originale. Arborant de nombreuses couleurs faisant partie d’un arc-en-ciel en plus d’un cheval à corne, Raizen savait pertinemment que Sayo avait bel et bien pris soin de leur appartement en leur absence.

-J’imagine que Sayo t’a manqué...

Parlant d’un ton assez doux et calme, tout le non verbal qu’il dégageait était beaucoup trop calme et silencieux pour que Raizen soit pleinement en forme. Pourtant, les étincelles silencieuses qui se lisaient sur son visage était probablement plus intenses qu’à son départ, signe que sa curiosité évoluait.

-Comment s’est passée ta mission?

Ne sachant pas réellement si elle avait entendu parler de ce qu’il s’était passé à Kaze avant son arrivée,il préférait orienter le sujet vers elle plutôt que de mettre l’attention sur lui. Après tout, il était curieux de savoir pourquoi elle était dans un état aussi pénible.

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Sam 21 Avr 2018 - 16:14
Des mots manquèrent de s’échapper de ses lèvres, chose qu’elle parvint à retenir à temps. Il y avait des choses qu’elle se refusait de considérer, et donc, encore moins d’admettre de vive voix. Elle n’en avait rien à faire, que Shikarai ou encore Shôran soient rentrés sains et saufs. Certes leur portait-elle un minimum d’intérêt, le premier car il était important pour sa meilleure amie, le second pour ce qu’il avait à lui apprendre, au final, ce n’était pas ce qu’elle voulait savoir à l’heure actuelle. Elle s’était inquiétée. Terriblement même. Ses nuits avaient été courtes et agitées à l’idée que ni lui, ni Hisao ne reviennent de leur mission. À un point tel qu’elle avait mis sa meilleure amie à la porte en lui interdisant de venir la voir. Et si elle ne se serait pas gênée d’ordinaire, cette lueur dans son regard l’en avait dissuadé. Sûrement était-ce bien la première fois qu’elle voyait la si fière Tadaoki dans un tel état. Pas même l’avait-elle disputer pour l’état de sa chambre ou lui avait-elle fait savoir son mécontentement. Non. Son esprit était beaucoup trop envahi de chose qu’elle n’assumait pas pour qu’elle porte une réelle attention au reste.

Elle l’observa donc, silencieuse, craignant d’en admettre plus qu’elle ne le souhaitait réellement. Il y avait des choses qu’elle ne comprenait pas. Ou plutôt, qu’elle se refusait de comprendre, par crainte de ce qu’elle pourrait y trouver. Elle avait eu le temps d’y réfléchir un peu. Rien qu’un peu. Juste assez pour comprendre que toute cette histoire lui était déplaisante. L’abruti n’avait pas eu tort. À se cacher derrière tous ces masques, ces facettes factices de sa personnalité qu’elle entretenait avec beaucoup d’attention, elle s’était perdue de vue. Le constat était tombé, horrible réalité à laquelle devait-elle désormais faire face : elle ne savait même plus qui était-elle. Qui était Tadaoki Asami, derrière tout ce qu’elle prétendait être ?

Elle l’ignorait. Et alors que cette pensée effleurait son esprit, elle réalisait à quel point était-elle terrifiée.

À son commentaire concernant l’état déplorable dans lequel elle était, elle se contenta de lui décrocher un regard agacé avant de tout simplement soupirer. Pouvait-elle réellement répliquer ? Pas tout à fait. Elle avait conscience d’être dans un sale état, et ce, quand bien même les choses semblaient déjà mieux qu’elles l’avaient été au tout début, lorsqu’elle avait été admise au complexe scientifique. L’observant tranquillement tandis qu’il s’était placé devant elle, ayant amené une chaise devant le sofa, elle ne s’opposa même pas tandis qu’il venait mettre à nu son haut du corps, se laissant même presque bercer par ses gestes délicats. Elle ne pouvait que revenir à cette dernière soirée qu’ils avaient passé ensemble, lui étant venu la confronter pour tenter de clarifier une situation où tous deux étaient perdus. Et plutôt que d’y parvenir, ils s’étaient enfoncés plus profondément dans ce gouffre où ni l’un, ni l’autre ne semblait en mesure d’y apercevoir l’issu.

Son regard suivait donc ses gestes, ses bras, remarquant ici et là des détails qui n’étaient pas là auparavant, des tatouages supplémentaires sur sa peau. S’ils auraient pu passer inaperçu, elle avait tout de même eu tout le loisir de l’observer, depuis le jour où ils avaient décidé de vivre ensemble. Et ce corps, elle avait appris à le connaître, de ses propres mains sur sa peau, de ses lèvres qui avaient tenté d’en saisir toutes les subtilités… Elle soupira à nouveau avant de finalement relever son regard vers lui, le laissant soigner, ou tout du moins soulager, les blessures qu’elle avait ramené.

- Très bien. Pour tout dire, notre mission, à Reiko, Taishi et moi, fut expédiée en quelques instants à peine. Nous sommes rentrés dans le palais seigneurial et Yamanaka Ema nous y attendait déjà. Il a fallu très peu de temps avant que Reiko n’explose et que la tête de l’ancienne cheffe du Soshikidan roule à nos pieds.

Elle mettait ça simplement, parlant avec une honnêteté assez surprenante tant son histoire ne concordait pas avec les blessures qu’elle arborait. Elle avait une petite idée du pourquoi avait-elle réagi de la sorte, cette rage qui avait consumé la jônin. Shôran lui avait vaguement parlé de Kahei, petit frère de Reiko et Shuuhei, ce dernier ayant été fait victime du Soshikidan. Ces histoires de vengeances…

- Les choses se sont compliquées le lendemain. Nous étions tous dans le palais, pour mettre ehh… Un homme, héritier légitime, ayant été sauvé par les iwajins, à la tête du pays. Pour faire court, un grand discours, il a souhaité couper toute relation avec les villages cachés, Shuuhei et Akimoto se sont emportés, ça s’est transformé assez rapidement en massacre où, clairement, les hijins n’étaient pas de taille.

Alors qu’elle allait poursuivre, son expression devint plus sombre. Hisao. Elle se maudissait de le voir revenir ainsi à son esprit, encore et encore, inlassablement, tandis que Rei l’y accompagnait. Elle baissa finalement le regard avant de poursuivre, fixant ses propres mains sur ses genoux.

- Un bain de sang, donc. Mais les choses ont changé à l'arrivée de deux autres hommes qui sont sortis de nul part et qui ont complètement balayer et raser le palais en apparaissant. Je te laisse donc imaginer comment je m’en suis sortie avec tout ça.

Elle désigna ses blessures, peu fière de ces dernières. Elle avait été coincé par Osoroshi alors que ce dernier s’était disloqué.

- Mon armure est rapidement devenue une prison qui a manqué de m’être fatale.

Triste constat de celle qui réalisait qu’elle avait encore beaucoup à faire et à apprendre pour s’améliorer. Mais là n’était pas le sujet.

- Rei et l’Homme au Chapeau. Ce sont eux qui sont apparus. La suite a été assez chaotique, nous avons tous été ordonné de fuir. Et puis nous sommes entrés, désormais détesté de bien des hijins je crois.

Elle haussa les épaules, simple mouvement qui lui arracha une grimace douloureuse. Si en apparence, son bras blessé semblait en parfaite santé, ce simple geste lui avait été difficile, les réactions se faisant plus lentes. Elle avait horreur de ce sentiment d’impuissance alors qu’elle venait d’abîmer ce avec quoi se battait-elle, ce dont elle avait besoin pour manipuler ses marionnettes.

- … Hisao était avec Rei, à Ame.

Elle ignorait même pourquoi elle avait dit cela, cependant, son teint s’était fait plus livide, si c’était possible, tandis que sa voix était plus faible. Elle avait presque envie d’hair l’homme pour cette situation dans laquelle elle était plongée.

Un énième soupire. Elle détestait la façon dont elle se sentait à l’heure actuelle. Et pourtant, elle ne s’était pas sentie aussi bien depuis était-elle rentrée. La présence du Meikyû avait quelque chose de réconfortant.

- Et toi, Kaze ? Vous êtes rentrer tard, pour une mission qui ne demandait que d’escorter une marionnettiste à son pays…

Une remarque plus pour elle-même que pour lui tandis qu’elle n’avait toujours pas relever le regard, s’étant légèrement perdue dans ses pensées, et ce, bien que curieuse de savoir ce qu’il s’était passé. Peut-être avaient-ils simplement décidé d’y rester quelques instants de plus, ce qui n’était pas impossible. Après tout, l’homme lui faisant face avait peut-être bien voulu profiter un peu de son pays d’origine.
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Sam 21 Avr 2018 - 19:04


L’écoutant parler alors qu’il finalisait son travail, Raizen se laissait bercer par ses paroles, transformant ainsi le moment qu’ils avaient en massage soudain. S’il y avait bien une chose que le taijutsu lui avait permis de comprendre, c’était qu’il était possible de découvrir les zones de tension qu’un corps possédait en faisant un audit rapide du corps. Le meilleur moyen de le faire était au touché en faisant passer le tout sous le prétexte d’un massage.

Ainsi, lorsqu’elle lui raconta les détails qui avaient mené à sa blessure, de délicats frissons parcoururent son corps tandis qu’il examinait les zones qui avaient possiblement été affectées. Or, il finit par revenir lui faire face pour écouter son résumé jusqu’à la fin.

Affichant un sourire à l’idée qu’ils n’avaient pas eu de difficulté à défaire la dirigeante du Soshikidan, Raizen enviait toutefois le moment dans lequel ils s’étaient retrouvés avec un dirigeant qui avait tenté de couper les ponts avec les villages cachés. Ressentant une mince teinte de jalousie à l’idée que ses compétences auraient été mises à bon escient dans ce lieu, il se résorba, se souvenant qu’en temps que genin, sa capacité à parler dans une telle situation aurait été moindre. Après tout, la voix des Kages portait plus et qu’un genin expose son point de vue par-dessus celui d’un Kage aurait été simplement... impossible.

Or, le moment le plus intéressant fut la mention de l’homme au chapeau et de Rei accompagné de la chute de ton qui suivit la mention du fait que Rei était à Ame no Kuni avec Hisao. Quelque chose s’était-il mal passé ? Raizen n’en était pas certain. Or, il tentait de trianguler toutes les informations pour en venir à des conclusions. Malgré tout, l’inquiétude qu’il lisait en Asami prédomina ses pensées.

-Je doute que quoi que ce soit soit arrivé à Hisao. Ils ont peut-être eu des missions connexes ou ont décidé de ne pas rentrer maintenant, j’irais me renseigner demain à ce sujet.

Fixant Asami, il espérait que ses paroles viendraient un minimum la réconforter. Or, il ne pouvait être certain d’avoir un impact positif sur celle-ci surtout si lui-même n’était pas certain de la situation actuelle de son chef d’équipe.

-Concernant Kaze no Kuni, il y a eu une rébellion et si on veut un coup d’État pendant l’exécution, donc tout laisse croire que Katenshado n’a pas été exécuté et est peut-être vivante.

Soupirant, Raizen hésitait à parler de la suite. Déviant son regard vers la droite, il tentait d’évaluer les conséquences liées aux éléments qu’il allait mentionner. N’ayant pas vraiment de tabou entre eux, Raizen ressentait toutefois le besoin de garder certains événements pour lui-même, notamment le rôle qu’il avait joué pour sceller la bête.

-Donc, tout s’est transformé en un énorme coup d’État et Shikarai m’a amené dans un lieu sûr. On s’est retrouvé en face d’un temple religieux dans lequel des gens continuaient de prier malgré la bataille qui faisait rage à l’extérieur. Sur le chemin, nous avons croisé un Iwajin avec lequel nous sommes entrés pour sécuriser les lieux. Malheureusement...

Prenant une brève respiration, les scènes du combat défilaient dans sa tête.

-Nous nous sommes retrouvés à devoir protéger les prêtres qui priaient contre une des élèves de l’homme au chapeau et nous avons presque tous failli y laisser notre peau.

Ayant un léger rire en coin, il repensa au poison, fait qu’il partagea sans gêne à Asami.

-Sincèrement, si ce n’était pas de tes poisons, je n’aurais pas survécu au poison qu’elle a lâché et ça aurait été ma fin....

Poursuivant, il fit une mince gaffe sur laquelle il devait rebondir :

-Donc grâce à ma technique antipoison...

Réalisant qu’Asami n’était pas au courant, il lui envoya un mince clin d’œil avant de poursuivre.

-J’ai pu survivre et Shikarai et Eichiro se sont occupés de finaliser le combat. Par contre, même si nous en sommes tous sortis triomphant, elle avait la capacité de donner des ordres en ne faisant que prononcer certains mots, donc les prêtres ont obéi à ses commandes et brisé le sceau Meikyû qui retenait ...

Ayant hésité à la base à parler de ce moment, il poursuivit tout de même, désirant aller jusqu’au bout.

-Elle a donc relâché un Dieu du désert et de toute ma vie, je n’ai jamais vu une puissance aussi dévastatrice et une concentration de chakra aussi dangereuse. C’est d’ailleurs ce qui explique pourquoi les prêtres Meikyû continuaient de prier...

Marquant une pause, c’était le moment le plus important de la discussion. Devait-il admettre le rôle qu’il avait joué dans tout cela ou pas ?

-On a donc dû affronter quelque chose de plus grand que l’entendement et c’est pour ça que nous sommes rentrés tard dans un aussi mauvais état...

La fixant, Raizen lui avait épargné le fait qu’il avait été en premier plan sur cette mission, mais jusqu’à quand ? Seul l’avenir le déciderait.

-Si nous avons pu sceller cette bête, il a quand même fallu la force de 3 Meikyûs puisque le sceau ne résonnait qu’à 100 % avec notre chakra et beaucoup de soldats. Certains y ont d’ailleurs laissé leurs vies...


Soupirant, il précisa un objet d’intérêt qui saurait intéresser Asami.

-Résultat, Katenshado et la disciple de l’homme au chapeau ont tous deux disparus pendant qu’on scellait le Dieu du Désert et le pire dans tout cela, c’est que l’homme au chapeau a orchestré ce fameux scénario. Reste plus qu’à voir s’il y a d’autres bêtes du genre...

Ayant omis beaucoup d’éléments essentiels à l’histoire, notamment le premier cercle et le fait qu’il avait mené le front final, Raizen avait tout de même partagé plus qu’il ne comptait le faire à la base, évitant tout de même de parler du nouveau titre qui lui était attribué.
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Sam 21 Avr 2018 - 20:13
Si ses blessures étaient toujours apparentes et toujours douloureuses, cela ne l’empêcha pas que de ressentir un léger soulagement suite au traitement du Meikyû. Racontant son histoire, sa mission à Hi et comment tout avait connu une tournure pour le moins surprenante, elle s’était laissée bercée par les gestes de l’homme, ce massage improvisé qui ne pouvait que lui faire du bien. Déjà se sentait-elle moins nerveuse, moins à cran, le simple fait que de le voir en vie et en un seul morceau ayant allégé ses épaules, elle lui en serait presque reconnaissante, de la façon dont il s’occupait délicatement de ses blessures qui marquaient son corps.

Ce dernier revint finalement se placer devant elle alors qu’elle poursuivit son histoire, ne voyant même plus l’intérêt de se couvrir. Ce n’était pas comme s’il n’avait jamais eu le loisir que d’observer son corps aux courbes attrayantes. Du moins, telles étaient-elles, en règle générale, lorsqu’elle n’avait pas trois ou quatre côtes de fraîchement réparées. La fin de son histoire fut plus difficile à exprimer, notamment de par les doutes qui lui envahissaient l’esprit, à son plus grand dam. Préférant changer immédiatement de sujet, pour ne pas s’attarder sur ce qui était, à ses yeux, des futilités, elle s’intéressa à ce qu’ils avaient pu faire à Kaze, ce qu’il s’était passé au cours de leur mission qui semblait, pour eux aussi, s’être compliquée. À croire que nul n’avait réussi à accomplir ce qu’il était attendu d’eux sans une ou deux embûches.

Elle trouvait presque pathétique comment en était-il venu à la rassurer, une seconde fois. Était-elle devenue si faible ? L’avait-elle toujours été, derrière ses masques et ses grands airs ? Elle soupira, relevant finalement se regard vers lui, faisant un geste de la main comme pour lui dire que ce n’était pas bien important.

- Ce n’est pas comme si j’étais inquiète hein…

À qui disait-elle ça ? Assurément elle-même, pour tenter de s’en convaincre, tandis que ce mot avait une saveur particulière, voir même désagréable, sur sa langue, lorsqu’elle l’articulait. Être inquiète. Se soucier de quelqu’un d’autre qu’elle-même. En était-elle réellement rendue là ?

Pathétique.

Au final, elle préféra abandonner ces pensées pour se concentrer sur ce qu’il lui disait. Un coup d’éclat, Kâtenshêdo qui avait peut-être survécu, puis la mention d’une apprentie de l’Homme au Chapeau. Si, d’ordinaire, elle aurait pu se montrer agacée que d’apprendre qu’il avait développé une technique pour résister au poison, à l’heure actuelle, dans un tel contexte, elle ne put que lui adresser un doux sourire, différent que ceux qu’elle arborait d’habitude. Pour une raison qu’elle ignorait, ou plutôt, qu’elle se refusait de comprendre, elle était rassurée de savoir qu’à quelque part, elle avait contribué à sa survie, ne serait-ce qu’un minimum.

Elle se perdit un peu dans cette histoire de Meikyû, de sceau et surtout, de Dieu du Désert, fronçant légèrement les sourcils avant d’abandonner. Dans tous les cas, si cela ne laissait rien présager de bon, et ce, certainement pour tous ceux vivant sur le continent, les choses s’étaient plus ou moins réglées dans l’immédiat.

- J’imagine que tu auras compris que cela veut aussi dire que, si nous ne sommes pas en guerre ouverte contre le pays du feu, c’est un peu tout comme.

Pour en ajouter aux menaces qui pesaient déjà sur les villages cachés et les shinobis, voir même toute la population, civils inclus. Restant silencieuse quelques instants, elle prenait conscience de tout ce qu’il lui avait dit, tout ce qu’elle, elle avait vécu, pour se faire une meilleure idée de ce à quoi devaient-ils se préparer. Et alors qu’elle se devait d’être à son meilleure et sûrement augmenter l’intensité de ses entraînements, voilà que son corps n’était même pas en état de le faire.

- Il va falloir s’entraîner, j’imagine, pour être à la hauteur des menaces.

Un énième soupire. Elle leva son bras engourdi entre eux deux, le coude plié, bougeant doucement des doigts, non sans douleur.

- Je n’arrive pas à manipuler mes marionnettes de ma main droite. Je n’arrive plus non plus à rien faire, en vrai, pour tout dire. Même attraper quelque chose relève du miracle.

Sa force ayant désertée son bras droit, elle n’était même plus en mesure de tenir avec sa main quoique ce soit. Ce n’était pas faute d’avoir essayer. S’il mettait les pieds dans son laboratoire, il serait sûrement témoin des élans de rage qui avaient accompagné la réalisation qu’elle se portait plus mal qu’elle ne l’aurait cru. En tentant de faire taire son esprit en se plongeant dans diverses expériences, force fut de constater qu’elle n’arrivait à rien. Du verre en recouvrait donc le sol, tout comme divers liquides colorés, et peut-être même quelques livres. Elle n’était pas douée, lorsque venait le temps de gérer ce qu’elle ressentait.

Lorsqu’il avait évoqué le Dieu, mais surtout, la puissance de son chakra, son esprit se concentra immédiatement sur l’Homme au Chapeau. La Tadaoki n’avait jamais rien connu de tel. Le personnage qui semblait être derrière tout ce qu’ils venaient d’affronter. Ce qui en était presque impressionnant. Après tout, ils s’étaient retrouvés dans deux pays bien différents.

- Tu as parlé de prêtres Meikyû.

Ce n’était pas parce qu’elle avait partagé l’étendu de ses blessures, le pire étant sûrement son bras, qui, de l’extérieur, semblait en parfait état, qu’elle souhaitait s’attarder sur le sujet. Il était, avant toute chose, son coéquipier et donc, dans cette ordre d’idées, avait cherché à lui exposer l’état dans lequel elle était. Un état qu’elle tolérait difficilement mais dont elle n’avait pas le choix d’accepter. Voilà donc pourquoi avait-elle décidé que de rebondir sur ce que lui avait dit Raizen.

- Tu as revu de la famille ?

Elle était à moitié sérieuse dans ce qu’elle disait. Pour un clan aussi grand que celui des Meikyû, il était possible de porter le nom sans jamais se connaître. Comme beaucoup de clans, pour tout dire. Une réalité qu’elle ne connaissait pas, les Tadaoki n’étant qu’une petite famille.
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Dim 22 Avr 2018 - 3:44

Riant intérieurement à l’idée qu’Asami tentait de masquer maladroitement son inquiétude, Raizen devait avouer que cette facette d’elle était totalement différente. Cependant, ça lui faisait du bien de la voir sous un autre aspect. Cette fragilité était inconfortablement enivrante, phénomène qui lui était inconnu. Or, voilà qu’elle prenait sa stratégie en main en changeant subitement de sujet. De nouveau, il eut un léger rire interne avant de suivre le changement de sujet qu’elle tentait d’amener. Intérieurement, il espérait qu’elle ne pose pas trop de questions sur Kaze no Kuni. Or, même si le tout commença bien en adoptant le sujet du combat, en entendant l’état dans lequel elle se trouvait, Raizen décida de s’approcher d’elle pour venir lui voler la main. Lentement, il examinait celle-ci comme s’il était un expert dans l’art de la médecine. Malheureusement, ce n’était pas son cas, mais il se demandait surtout si ce genre de dégâts ne pouvaient être réparés par une experte dans l’art de la médecine comme Sazuka.

-J’espère que tu as pris le temps d’aller voir Sazuka pour voir si elle ne pouvait accélérer la guérison.

Tout d’un coup, il se rappela un des sceaux Meikyû qui lui auraient été fortement utiles dans le moment présent. Malgré tout, il se retint, préférant éviter d’avoir le moindre regret puisqu’il n’avait pas vraiment choisi ses sceaux, ni leurs fonctionnalités.

-M’enfin, dès que tu seras rétabli, on n’aura pas le choix de s’entrainer. Jusqu’à ce que tu ailles mieux, on dirait que je vais devoir m’occuper de ton cas.

Lui affichant un sourire mi taquin, mi-joueur, Raien savait pertinemment que cela allait augmenter la gêne nouvelle qu’il lisait chez Asami. Pourtant, ça ne lui dérangeait pas. Malgré la fatigue, ils devaient se supporter. Après tout, ils étaient simplement et uniquement colocataires. Du moins, c’est ce don ’il tentait de se convaincre...

-Sinon, j’ai vu des Meikyû, mais aucun membre de ma famille à ma connaissance.

Fixant sa jointure, il se souvenait aussi en avoir frappé deux au visage. Découvrant ainsi que son clan avait des mâchoires solides, il se souviendrait toujours de l’impact de son poing sur leur visage. Disons qu’il avait rêvé de frapper un membre du premier cercle depuis son tout jeune âge. Malheureusement, ça s’était produit dans les mauvaises circonstances.

-Disons que ça m’a rappelé des souvenirs et que ce n’était pas aussi désagréable de prévue surtout quand la religion du premier cercle a été révélée comme étant simplement du fuinjutsu...

Cette situation était un peu ambiguë surtout qu’il n’avait pas assez d’information à ce sujet pour poser un jugement. Or, il comptait répondre à sa curiosité dans un second temps. Simplement, il y avait des priorités tout comme le rétablissement d’Asami.

-Sincèrement, je ne sais pas ce que tu en penses, mais avec ce qu’il vient de se passer à Kaze no Kuni, ce serait un bon moment pour nous de développer un lien politique entre les deux nations... donc...

Souriant, il poursuivit en annonçant l’idée qui lui trottait à l’esprit.

-Ça te dirait de faire un voyage à Kaze no Kuni ? j’ai quelques trucs à régler là-bas et je pense que ce serait intéressant pour toi de rencontrer d’autres marionnettistes.

Lui lançant un regard bienveillant et doux, Raizen ne pouvait s’empêcher de croire qu’elle se plairait dans un lieu différent. Le fait d’y avoir d’autres gens pratiquant sa compétence risquait d’être fort utile pour elle surtout si elle voulait se préparer pour la guerre.

-Ce serait une bonne préparation, je pense...

Il cessa de parler alors qu’il tenait toujours sa main, l’observant calmement.


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Dim 22 Avr 2018 - 6:34
Encore une fois, elle se laissa faire. Sa main désormais dans celle du Meikyû, elle ne s’opposa pas, et ce, quand bien même son regard ne changerait-il pas l’état de son bras. Il évoqua Sazuka et elle balaya son commentaire d’un vague geste de sa main encore valide, l’air de dire que oui, elle y avait pensé, cependant, les médecins spécialistes s’étant occupés de son cas n’avaient rien pu faire de plus. S’ils avaient pu réparer ses côtes grâce à du chakra, son problème était plus d’ordre nerveux, et donc, ce n’était pas tant qu’il était blessé mais plutôt qu’il répondait mal. Elle ne s’embarrassa cependant pas de lui expliquer toute l’histoire, préférant ignorer le sujet délicat.

- Tu n’as pas à t’occuper de moi.

Son ton était catégorique tandis qu’elle lui jeta un regard agacé, tentant de le dissuader. Il n’avait pas à s’occuper de son cas, comme il le disait. Elle était une grande fille parfaitement autonome. Et puis, la seule idée qu’il puisse lui remettre au visage cette histoire était suffisante pour qu’elle ne se laisse pas tenter par l’idée d’abuser de la gentillesse dont il semblait vouloir faire preuve, cette délicatesse de ses gestes dont elle était peu accoutumée. Passant à autre chose, elle l’écouta au sujet des Meikyû, ces derniers étant effectivement de son clan sans pour autant être de sa famille. À quelque part, elle s’en était doutée. Toujours ces histoires de grands clans… Il y en avait même quelques uns au sein même du village.

Suivant son histoire, son pouce vint machinalement caresser la main qui s’était saisie de la sienne, un geste distrait auquel elle ne portait pas attention. Le bras encore engourdi, alors qu’elle avait presque l’impression, par moment, d’en perdre carrément le contrôle, elle ne remarqua même pas. Ou peut-être que si, cependant, ce n’était pas ce qui l’empêcha de continuer. Elle écoutait avec attention, bien que un peu perdue sur certains détails qu’il évoquait. Il lui avait déjà parlé du Premier Cercle, si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, tout comme la religion à laquelle lui et son père, et donc sûrement une partie de son clan, s’opposaient.

Ce fut toutefois l’offre qui attira son attention. L’accompagner à Kaze ? Elle arqua un sourcil, sceptique, l’air de remettre en doute ses paroles. Et pourtant, il amena un argument convaincant, à savoir de rencontrer d’autres marionnettistes. Si elle se savait douée dans le domaine, arrivant à effectuer certaines prouesses dont elle ne se serait jamais crue capable, cela ne l’empêchait pas que de souhaiter, éventuellement, rencontrer plus fort qu’elle dans le domaine pour perfectionner ses techniques et en apprendre un peu plus. L’observant, silencieuse, elle retira finalement sa main de la sienne, semblant presque s’éloigner. La tempête qui agitait ses pensées et perturbait son esprit ne semblait pas vouloir se calmer, à son plus grand dam.

- Ce n’est pas toi, de te montrer aussi agréable. Qu'espères-tu avoir en retour ?

Elle lui décrocha un regard presque accusateur, avant de se raviser. Un soupire s’échappa alors de ses lèvres. Cela ne servait à rien que de se montrer hostile vis-à-vis de lui. Pas alors que, même si elle ne se l’avouerait jamais, elle était contente de l’avoir avec elle, là, maintenant, en vie. Et puis, elle le savait, elle l’avait bien réalisé, que peu importe le masque souhaitait-elle arboré, il se contenterait de venir le briser, la forçant à revenir vers cette personne qu’elle-même ne connaissait pas.

Se levant du sofa où elle avait pris place, elle se dirigea vers la cuisine, sa démarche d’ordinaire solide semblant légèrement plus faible, notamment par la faute de son genou. Depuis qu’elle était arrivée, sa mère était passée une fois ou deux, avec des repas et de quoi qu’elle puisse cuisiner, non sans l’assaillir de questions et d’inquiétudes. Sûrement n’avait-elle pas été rassurée de voir sa fille rentrer dans un tel état. Elle avait malgré tout réussi à la rassurer, ne serait-ce que pour s’acheter un peu de tranquillité. Après tout, elle avait même chasser Sayo, sa meilleure amie, de son appartement, ne supportant pas la présence de quiconque. Ou presque.

- Tu as faim ?

Ayant repris un ton plus doux, un peu comme au début de la conversation, elle ne faisait que mettre en évidence son trouble qui l’empêchait de savoir sur quel pied danser. Tantôt sur la défensive et tantôt plus agressive, au final, elle avait abandonné quelconque tentative que d’imposer une nouvelle distance entre son colocataire et elle-même. Elle n’y arrivait. Ou peut-être alors abandonnait-elle trop rapidement, elle ne saurait dire. Ouvrant le frigo, elle en sortit du poisson et quelques légumes. Il était rare qu’elle se mette à la cuisine, cependant, dans son désir de ne pas sortir de chez elle, elle y avait été plus ou moins contrainte.

- Quant à Kaze, tu as déjà envie d’y retourner ?

Elle ne le regardait pas, concentrée à sortir ce dont elle avait besoin pour ce qu’elle souhaitait préparer. Cela ne l’empêchait cependant pas que de tenir la discussion, notamment concernant cette offre.

- J’imagine qu’on aura qu’à insister un peu auprès d’Hisao pour nous accompagner…

… S’il rentrait.

Se maudissant elle-même pour ces pensées qui n’étaient clairement pas digne d’elle-même, elle porta sa main blessée à la planche qu’elle avait devant elle, attrapant son couteau de sa main toujours valide. Ses techniques lui avaient appris bien rapidement à être ambidextre, ce qui n’était décidément pas une mauvaise chose.

- Je ne suis pas contre pas en mesure de m’y rendre pour l’instant.

Autant être réaliste, elle n’était définitivement pas physiquement prête pour entreprendre un tel voyage.

- Tu comptes y faire quoi ?

Régler certains comptes, d’accord. Mais quoi encore ? Si elle y portait un intérêt sincère, il s’agissait aussi d’une façon comme d’une autre que de venir détourner l’attention de sa personne.
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Dim 22 Avr 2018 - 7:13

L’écoutant tranquillement, il se doutait bien que son comportement allait réveiller quelque chose chez Asami. Si on veut, c’était en quelque sorte un rappel des derniers moments qu’ils avaient vécus ensemble avant son départ. Le tout avait pour but de lui rappeler que Raizen allait la traiter avec son vrai visage, ignorant les autres en les brisant aussitôt qu’il serait formé. Telle était la décision qu’il avait prise. Ainsi, il eut un léger rire lorsque celle-ci l’accusa de vouloir quelque chose. Voulait-il vraiment quelque chose en retour de l’aide qu’il pouvait lui procurer ? Peut-être bien que si. Lui-même ne le savait pas. Or, il ne comptait pas la laisser souffrir par pur prétexte qu’elle préférait se montrer indépendante. Raizen n’avait pas besoin de telles prétentions. Tout comme dans une équipe, chacun devait s’occuper d’assurer les arrières des autres membres. Ainsi, c’était simplement ce qu’il ferait.

Or, la voyant se lever pour aller cuisiner, il comprit directement qu’elle faisait preuve de combativitité. Pour elle, il était hors de question qu’elle reste assise ou les bras croisés. Raizen pouvait voir pertinemment qu’elle faisait des efforts, allant même jusqu’à utiliser ses mains affectées pour lui cuisiner quelque chose. S’il était fatigué au point d’être en mesure de s’écrouler à n’importe quel moment, Raizen fit mine de rien, s’approchant tranquillement derrière celle-ci pour venir épier sa technique de travail. Du haut de son mètre 91, il n’avait aucun mal à voir dans quelle condition Asami coupait les légumes. Bien qu’elle semblait agile, il était tout de même sceptique quant au fait qu’elle utilisait pleinement ses capacités.

-Si tu préfères, je vais m’assurer que tu ne fasses pas de bourde alors que tu devrais te reposer. Donc, ne t’en fais pas, je ne vais pas m’occuper de ton esprit parfois trop borné...

Le disant sous un ton tout à fait léger, Raizen lava calmement ses mains avant de tranquillement sortir une autre planche de coupe et un couteau.

-Mais bon, je compte y retourner pour approfondir mes sceaux. Si on veut, j’ai en quelque sorte appris qu’il y a possiblement un autre monde qui connecte justement le fuinjutsu à notre réalité. Donc, j’ai quelques questions à poser à ce sujet et je pense que ce serait un moyen idéal pour m’entrainer dans ce domaine.

Lui lançant un air taquin, il ignorait sa question la plus importante pour venir la taquiner un peu.

-Mais je n’ai pas pu rester puisque ton fameux Shoran voulait rentrer le plus tôt possible, je pense que tu lui as manqué.

Laissant un court silence planer suite à ses paroles, Raizen offrait cette fois-ci un regard plus ou moins voilé. Ses intentions n’étaient pas visibles, mais il savait pertinemment qu’Asami était à fleur de peau et ne le prendrait pas forcément bien. Pourtant, le tout faisait indirectement partie d’un lot. Si on veut, c’était une manière pour lui d’ouvrir lentement le bal vers un sujet plus intéressant et plus vif. Or, sans échauffement, le tout n’en serait que plus difficile. Ainsi, il délaissa ses instruments pour venir se positionner derrière Asami et lui enlever tranquillement le couteau des mains. Il était hors de question qu’il ait un accident sur la conscience.

-J’ai faim comme dit, mais je n’ai pas envie que la nourriture soit empoisonnée...

Faisant allusion à sa faculté première, il nuança tout de même ses propos pour éviter qu’elle pense qu’il était encore dans ce schème de pensée.

-Je n’ai pas envie que tu te coupes accidentellement vu l’état de tes mains et que ça se retrouve dans la nourriture par inattention.

Un des avantages de combattre au corps à corps, c’était bien la faculté à suivre les mouvements d’autrui. Ainsi, pour Raizen, il était aisé de voir qu’elle tremblait plus que la normale et que ses membres ne répondaient pas à 100 % de leur capacité. C’est pour cette même raison qu’il chuchota le tout alors qu’il prenait le dessus sans forcément changer de position. Toujours derrière elle, il finalisait quelques trucs, en profitant même pour glisser quelques mots.

-En attendant, j’ai autre chose pour toi.

Ne pas mettre Asami en danger tout en s’assurant qu’elle réponde à sa curiosité était utopiste. Si on veut, il joindrait l’utile à l’agréable. Ayant du cran, il essaya d’effectuer le tout alors qu’ils étaient trop proches pour qu’elle ne se défile pas facilement.

-Tu m’as demandé ce que j’espérais de toi en retour...

Continuant de couper les légumes dans cette étrange position, il laissait ce court moment de proximité connoter la situation d’une teinte complètement différente à ce qu’ils avaient établi depuis le départ.

-Donc, j’en profite pour te reposer la même question.

Marquant une brève pause, son ton changea du tout au tout alors qu’il entrait dans le vif du sujet.

-Who are you really Asami ?

Sur ce, il déposa le couteau en venant se retirer de la position qu’il adoptait. Ainsi, il recula de quelques pas avant de venir se placer à ses côtés. Lui montrant pertinemment qu’il aurait pu rester derrière elle en attendant une réponse, Raizen témoignait de son désir à avoir une réponse non forcée et sans aucune restriction. Il savait pertinemment que ce genre de questions allaient provoquer quelque chose d’intense chez elle. Pourtant, rien n’avait changé sur cette facette. Le jour où elle lui dirait qui elle était vraiment, il lui révélerait ce qu’il voulait. Telle était sa décision.

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Dim 22 Avr 2018 - 8:35
Un nouveau commentaire sur Shôran. Elle roula des yeux avant de se concentrer sur ses légumes, ses mouvements étant moins fluides, plus incertains, qu’à l’habitude. Elle préféra ne pas répondre, son silence étant parfaitement en mesure d’exprimer ce qu’elle pouvait bien en penser. Elle esquissa toutefois un mince sourire à l’idée qu’effectivement, peut-être lui avait-elle manqué. Ce qui signifiait que ce qu’elle préparait depuis un moment déjà commençait à porter ses fruits. Elle s’était immiscée dans sa tête, dans son esprit, assez peut-être pour qu’il ne voit plus qu’elle. Tout cela pour quoi ? Sa nécromancie.

Légèrement décontenancée, elle s’immobilisa temporairement en le sentant derrière elle, lui retirant le couteau des mains. Comme si elle n’était pas en mesure que d’effectuer une tâche aussi banale que de couper des mesures. Se contentant de soupirer, n’ayant ni la force, ni l’envie que de s’opposer, et ce, malgré qu’il s’agissait de ce qu’elle aurait fait en règle générale, elle relâcha l’ustensil, pensant ainsi le voir s’éloigner. Or, ce ne fut pas le cas, le Meikyû semblant décidé à lui mener la vie dure à peine était-il rentré. Bien évidemment qu’il agissait ainsi parce qu’elle avait été blessée et parce que l’un de ses bras répondait difficilement. Cependant, elle lui avait bel et bien dit qu’elle ne comptait pas le laisser prendre soin d’elle. Pour cause, elle n’en avait pas besoin.

Souhaitant répliquer, ce dernier ne lui en laissa pas la chance, venant changer le ton de la discussion, l’amenant à arquer un sourcil, curieuse de ce qu’il comptait ajouter. Quelque chose pour elle ? Et quoi encore ? Plus il s’avançait dans ce qu’il disait et plus son bras semblait vouloir trembler. La dernière question lui étant adressée manqua de lui être fatale tandis que ses mots résonnaient dans son esprit.

Qui était-elle ?

- I don’t know.

Les mots avaient franchi ses lèvres plus rapidement qu’elle ne l’aurait cru. La question avait été posée avec tant d’aplomb qu’elle s’était sentie obligée que d’y répondre avec une honnêteté déconcertante. Son bras blessé tremblait plus qu’à l’habitude, assez pour qu’elle se voit forcer de venir le tenir de l’autre main qui venait de se saisir de son coude. Se décalant du comptoir, lui-même ayant quitté sa position initiale, elle se tourna lentement pour lui faire face, sa hanche appuyée contre le comptoir. Avait-elle le courage de le regarder ? Elle n’en était pas certaine.

Asami commençait à craquer. Ou peut-être était-ce déjà le cas. Son visage, déjà blême, se voulait désormais livide tandis que sa respiration semblait s’accélérer. Paniquait-elle ? Elle n’avait jamais fait face à l’inconnu.

- I don’t know. I’ve been pretending for so long…

Et ce, avec n’importe qui. Ses parents. Sayo. Ses supposés amis. Ses fréquentations. Les hommes qu’elle côtoyait. Ses collègues. Tous. Elle faisait tourner le monde dans sa main, comme bon lui semblait, prenant ce qu’elle voulait en jetant une fois lassée. Elle affichait au monde entier un visage qui n’était pas le sien, changeant de masque au gré des situations. Pour quoi faire ? S’amuser. En constante quête de divertissement, la Tadaoki n’aspirait qu’à une chose : ne pas rester inactive. De ce fait, elle s’était découvert très jeune un attrait pour la psychologie. Les réactions humaines. Ce qu’elle était en mesure d’en faire. Puis, en évoluant sur cette voie où elle avait décidé de considérer le monde entier comme son terrain de jeu, elle avait réalisé que plus les gens lui faisaient confiance et plus encore était-il facile que de leur faire faire ce qu’elle voulait. Ils étaient à sa merci.

Presque tous.

Il y avait lui. Celui qui se trouvait devant elle. Celui dont elle n’osait même pas venir croiser le regard. Il y avait lui qui ne répondait à aucune règle qu’elle avait instauré, faisant comme bon lui semblait d’elle et de ses jeux. Il n’en avait rien à faire, de tout ce qu’elle prétendait être. Ses masques n’avaient eu qu’une brève importance avant de se voir détruits par ce dernier.

Puis, finalement, il l’avait confronté à une question qu’elle n’aurait jamais cru se poser. Une réalité qu’elle n’aurait jamais envisagé, si ce n’avait pas été de sa présence dans sa vie. Qui était-elle, derrière toutes ces facettes qu’elle affichait sous les yeux de tous ? Qui était-elle réellement ?

Elle n’en avait aucune idée. Elle s’était perdue de vue depuis bien longtemps.

Frappée de plein fouet par la teneur des propos qu’elle venait d’avoir, elle ferma les yeux, quelques instants, essayant de se ressaisir. Elle était submergée d’une vague d’émotions qu’elle ne comprenait pas, de son esprit qui lui hurlait des choses qu’elle se refusait d’entendre. Si, la fois précédente, il était venue ébranler la fondation même de sa personne, à l’heure actuelle, il venait tout bonnement de la détruire.

- There’s… Nothing more she could say. It’s just… Terrible to admit, isn’t it ? I think I’ve... Give up on herself ? Why are you even…

Les mots s’enchaînaient, ne semblant pas vouloir faire de sens tandis qu’elle les articulait à moitié, la flamme dans son regard se ravivant d’un trouble beaucoup trop violent pour être comparable à ce qu’elle avait vécu jusqu’à maintenant.

Finalement, elle releva les yeux, venant croiser ses prunelles ambrées de les siennes rougeoyantes, la panique se mêlant à la confusion, terrifiée de ce qu’elle était désormais forcée de contempler.

What was she even supposed to say ?
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Dim 22 Avr 2018 - 20:13

Laissant la bombe à retardement qu’il avait posée s’activer tranquillement, Raizen se doutait qu’un tel impact risquait d’avoir lieu. Il savait que c’était la goutte de trop qui comptait faire déborder le vase, pourtant, il poursuivait, sans relâche, sachant pertinemment que celle-ci avait besoin d’être mise dans ce genre de situation. Pour une fois, Asami était confrontée avec la réalité qu’elle fuyait depuis déjà trop longtemps. Forcée d’être sincère avec sa propre personne, elle progressait, daignant même répondre par une incertitude. Progressant depuis leur dernière rencontre, Raizen était content de voir qu’elle était en meilleure posture que la dernière fois.

Pour une fois, elle ne prétendait pas, se heurtant à la triste réalité qu’était la prétention. Si on veut, Raizen n’avait pas pu voir à travers cela depuis le début. Toutefois, pendant un instant, lorsqu’ils avaient parlé de destruction, il avait eu l’impression qu’elle avait atteint la phase de maturation de manière prématurée. Au lieu de suivre une courbe quasi infinie de progression dans laquelle une innovation venait l’amener sur une nouvelle courbe d’apprentissage, celle-ci était restée sur la même depuis le début. Ayant beaucoup trop de profils pour ne finalement en maîtriser aucun, elle n’avait pas su capitaliser sur le jeu qu’elle jouait tout simplement, car elle ne savait pas à quoi revenir. Tout comme le Fuinjutsu, il fallait travailler sur soi avant de commencer à travailler sur des facteurs externes. Autrement, une fois la coquille percée, l’intérieur s’effondraient.

Se complaisant dans ce doux spectacle qui le faisait vibrer, Raizen ressentit de violents frissons en la voyant paniquer. Faisant preuve d’empathie malgré lui, il ne put s’empêcher de venir caresser soigneusement sa joue pour lui montrer qu’elle n’était pas seule, mais aussi pour lui rappeler sa fragilité. En temps normal, Raizen aurait préféré s’écarter pour la laisser croître seule et voir les résultats de cette croissance naturelle. Or, ayant quelque part été l’instigateur, il se devait d’en assumer les responsabilités. Autrement, Asami finirait possiblement par retomber dans quelque chose de pire, chose qu’il voulait à tout prix éviter. Au final, quelle soit fondamentalement bonne ou mauvaise n’était pas l’important. Il fallait simplement qu’elle réalise ses fondements pour avancer. En tant que coéquipière, colocataire et... autre, Raizen tenait à ce qu’elle puisse avancer et progresser. Autrement, elle risquait de se faire dévorer par son potentiel latent.

Ainsi, lentement, pour calmer le vent de panique, Raizen s’approcha en collant son front contre le sien alors qu’elle peinait à le regarder dans les yeux. Soutenant soigneusement son menton pour lui dire de garder la tête haute, les iris de Raizen pétillaient, espérant presque inspirer les siens à faire de même.

-Tu aimes apprendre à connaître les faiblesses des autres, mais tu as fini par oublier les tiennes.

En réalité, Raizen comprenait mieux dans quelle position Asami s’était trouvée par le passé. En position d’autorité comme il l’était présentement, elle décidait de tout relâcher au moment le plus fragile. En plus d’être perdus, ceux-ci se heurtaient à une dépendance malgré eux. Les faisant ainsi tourner autour de son doigt, elle s’assurait une présence permanente dans leur esprit pour ne pas qu’ils l’oublient...ou plutôt, pour ne pas qu’elle s’oublie. En réalité, Raizen avait la capacité de lui faire vivre la même chose qu’elle avait fait vivre à autrui. Il comprenait d’où elle venait, flirtant de nouveau avec une zone grise. Il avait le choix de venir la rassurer dans son moment de faiblesse ou de venir frapper là où ça faisait le plus mal. Depuis le début, tous ses efforts avaient mené à ce moment, ce court moment durant lequel il pourrait lui faire vivre ce qu’elle faisait vivre à autrui. Ayant le regard changeant, il comprenait dorénavant le besoin qu’elle ressentait de remettre à autrui leurs points faibles en plein visage alors qu’elle n’acceptait pas les siens. Il comprenait mieux la sensation d’avoir un pouvoir suffisamment destructeur pour amener n’importe qui à ses pieds. Et pourtant, même s’il était en mesure de lui livrer un coup fatal et final, celui-ci ne pouvait s’empêcher de se retrouver dans ses iris perdus. Étrangement, lui-même ne savait pas réellement ce qu’il attendait d’elle. En réalité, il se laissait simplement bercer par un chemin qui n’avait aucune fin possible dans sa tête. En réalité, c’était la première fois que Raizen se heurtait à un moment dans lequel il n’arrivait en rien à visualiser le futur. S’il avait pu se rendre jusqu’à là, c’était parce qu’une partie de lui cachée et latente avait parlée. Dans de nombreux moments critiques, c’était le stratège fou qui avait pris le contrôle. L’amenant peu à peu à trouver un équilibre avec sa propre personne, il réalisait qu’après tout ce temps, il devait parfois lâcher prise pour reprendre le contrôle.

-But the truth is : I don’t know either but does it really matter...?

Souriant brièvement, Raizen vint saisir les lèvres de la jeune femme pour la première fois depuis le retour. Se faisant un peu plus hésitant que d’habitude, il eut l’impression qu’un courant électrisé traversa ses lèvres en rencontrant les siennes avant de finalement se laisser aller dans un baiser qui en disait plus long que ses paroles.

-Calm Down...

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Dim 22 Avr 2018 - 23:31
Son désarroi était évident alors qu’elle avait lâché ces quelques mots qui représentaient l’essence même de sa personne. Elle était perdue. Complètement perdue. Elle avait toujours eu ses masques pour la guider, pour mener ses pas dans une direction comme dans une autre. Jamais avait-elle avancé à découvert. Jamais s’était-elle permis que de se présenter à d’autres sans ces masques qu’elle arborait au quotidien, face à tout le monde. Même ses propres parents. Plus le temps avait avancé et plus ces derniers étaient devenus naturels. Prétendre était devenu une seconde nature tandis qu’elle était en mesure de mentir comme elle respirait. C’était tellement facile de jouer un jeu, de se dire être n’importe qui, qu’au final, elle avait perdu de vue qui était-elle réellement, à la base, une fois les rideaux fermés et les masques tombés.

Malgré toute la panique qu’elle vivait et ressentait à l’heure actuelle, cette dernière bien visible dans son regard, elle se surprit à devenir plus calme dès lors sentit-elle le front du Meikyû se poser contre le sien, sa main sous son visage pour qu’elle ne daigne pas baisser les yeux. Une proximité qui lui avait plus manqué qu’elle n’osait l’admettre, chose qu’elle réalisait à l’instant même.

Il n’avait pas tort. Chose qu’elle n’appréciait pas. Elle détestait avoir à lui donner raison. Cependant, elle avait toujours fonctionné ainsi. Se rapprochant d’autrui pour en venir à obtenir leur confiance, elle apprenait leurs faiblesses pour venir les exploiter plus tard. Quant à elle ? Elle s’était crue intouchable alors qu’elle avait toujours fait attention de ne jamais s’embarrasser de sentiments. Détachée de tous, il était difficile de l’atteindre. Du moins, telle avait été l’idée de départ, le plan parfait. Puis était arrivée Sayo. Elle l’avait tenu à distance toutes ses années, se confortant elle-même dans l’idée qu’elle n’était rien, pour elle. Jusqu’à ce que la situation dérape et qu’elle réalise à quel point était-elle importante. S’en était suivi d’Hisao. Sûrement la première personne qu’elle respectait sincèrement. Un homme qu’elle n’avait même pas cherché à manipuler. Certes prétendait-elle toujours devant lui, cependant… Cela ne l’avait pas empêché que de l’apprécier.

Puis lui. L’abruti. Il était arrivé dans sa vie, décidant de sortir des règles qu’elle avait établi pour faire comme bon lui semblait. Elle l’haïssait pour ça, et pourtant… Sa main toujours valide se leva pour venir se poser sur le joue de l’homme, caressant délicatement sa peau. Ses prunelles carmin étaient plongées dans les siennes tandis qu’elle ne savait pas comment faire face à l’état dans lequel elle se trouvait à l’heure actuelle. Il venait de tout simplement détruire tout ce qu’elle avait toujours été, sans qu’elle ne comprenne comment s’y était-il pris. Son souffle était toujours accéléré tandis que ses mains tremblaient toujours, et ce, quand bien même son esprit semblait-il vouloir se calmer.

Elle était terrifiée par ce qu’elle ne parvenait pas à comprendre, par ce reflet d’elle-même qu’elle ne reconnaissait pas.

Pathétique. Un autre mot qui lui revenait à l’esprit tandis que ses lèvres vinrent rencontrer celles du Meikyû, se laissant bercer par ce baiser presque tendre. Sa main sur sa joue glissa jusqu’à sa nuque, un geste presque automatique qui la fit frissonner. Avait-elle réellement des habitudes, vis-à-vis du Meikyû que ce qu’ils partageaient ? Des gestes qui revenaient. Ses paroles qui auraient pu l’énerver, après tout, elle était parfaitement calme (la bonne blague) vinrent simplement l'apaiser. Un peu.

- I’m calm…

Sa voix s’était fait un murmure qu’il pourrait très clairement entendre. Elle ferma les yeux, à nouveau, quelques instants, cherchant à se ressaisir. Il ne savait pas ce qu’il voulait d’elle. Pouvait-elle réellement lui en vouloir ? Après tout, elle-même ne savait même pas qui elle était. Et puis, elle, que voulait-elle de Raizen ? Une question qu’elle ne s’était jamais réellement posée. Il était son coéquipier, colocataire et rat de laboratoire par moment. Était-ce seulement que cela ? Le frisson qui parcourut son corps alors qu’elle sentit son souffle contre sa peau avait tendance à dire non, toutefois, son esprit tentait de se convaincre du contraire.

- I guess I’m just… Articuler ces mots lui était difficile. Lost.

Elle s’était perdue, au travers tous ses masques. Pourrait-il toutefois le comprendre ?

- Have I ever told you that you're so fucking annoying ?

Son ton n’était pas agressif, pas plus semblait-elle hostile. Des mots qu’elle lui avait déjà dit, encore et encore, lorsqu’elle ne savait pas quoi ajouter. Lorsqu’elle lui donnait une énième victoire. Lorsqu’il arrivait à s’imposer encore et encore à elle, la forçant à toujours céder un peu plus de terrain.

Son visage toujours relever vers lui, elle vint à nouveau se saisir de ses lèvres, d’un geste qu’elle ne se serait jamais cru capable de poser. Il y avait une certaine douceur tandis qu’elle caressait machinalement sa nuque, un contact délicat venant accompagner le baiser. Il y avait beaucoup d’exprimé dans ce dernier. Un certain soulagement que de le savoir en vie. Une touche de colère vis-à-vis ce qu’il venait de lui imposer. De la peur face à ce qu’elle ne se voyait pas affronter. Peut-être aussi un peu de reconnaissance, alors qu’il aurait pu la détruire, la faire tourner dans sa main comme elle le faisait avec tant d’autres, et pourtant, il s’était rapproché d’elle, cherchant presque à la rassurer.

- But why would you even…

Pourquoi s’était-il entêté à venir la provoquer, venant ainsi ressortir le pire tout comme le meilleur d’elle-même ? Qu’avait-il eu à y gagner, que d’entrer dans sa vie ainsi, s’amusant à abattre toutes les barrières qu’elle cherchait à dresser ?

- Nevermind. I understand the fun someone can get from playing with others.

Un triste constat de la part de la manipulatrice, qui avait toujours eu plaisir à se jouer des autres. Or, jamais s’était-elle retrouvée dans la position de la victime. Une certaine amertume pouvait se faire entendre, dans ce qu’elle venait de dire. S’il n’y avait aucun regret, ne serait-ce que parce qu’elle n’éprouvait aucune compassion pour autrui, ou presque, se savoir dans cette position avait quelque chose de tout particulièrement désagréable. À quelque part, elle venait aussi de l'accuser de faire un peu comme elle. Que ce soit le cas ou pas, au final, c'était ainsi qu'elle le ressentait, à l'heure actuelle. S'était-il seulement contenté de se jouer d'elle ?
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Lun 23 Avr 2018 - 2:29

Ayant un léger sourire, Raizen observait le calme qui se présentait dorénavant chez Asami. Débutant en étant tout sauf sereine, celle-ci semblait avoir éprouvé un certain réconfort lors de l’étreinte de leurs lèvres. S’accrochant ainsi désespérément l’un à l’autre dans un bref élan de tendresse, tous deux avaient pu profiter du moment jusqu’à ce que Asami retourne à ses vieilles habitudes. Utilisant un mécanisme d’autodéfense qui portait trois formes différentes soit : you are so fucking annoying, abruti ou [insérez phrases du passé], Asami avait toujours les mêmes habitudes. Commençant de plus en plus à les connaître, Raizen ne put qu’étirer un sourire de satisfaction à l’idée qu’elle n’était pas tout à fait morte émotionnellement. Une partie d’elle restait vivante malgré la confusion qui semblait drôlement l’affecter.

Or, le temps sembla s’arrêter au moment où elle commença par poser une question intéressante, suffisamment pertinente pour que même sa curiosité tente de fuir, tentant d’éviter la question. Sur le coup, tous les sens de Raizen s’étaient crispés alors qu’un sentiment d’alerte avait semé la pagaille à l’intérieur de lui. Son rythme cardiaque s’était soudainement accéléré, le plongeant ainsi dans un moment de nervosité qu’il n’avait jamais connu auparavant. Puis, plus rien. Tout semblait être revenu à la normale alors que celle-ci faisait preuve d’un pessimisme nouveau. Rassuré, Raizen ne comprenait pas pourquoi il s’était soudainement mis dans une telle position. Après tout, il était rare qu’il panique, surtout pour quelque chose sur lequel il n’arrivait pas à mettre le doigt. Tout ce qu’il savait c’est que cette question avait allumé un interrupteur en lui qui l’avait mené dans un vent de panique.

L’avait-elle remarqué? Il ne pouvait être certain surtout que celle-ci semblait perdue dans ses pensées. Pourtant, s’il avait évité la première question, il se sentait obligé de répondre à la dernière, venant de nouveau passant sa main dans la chevelure de celle-ci. Se faisant beaucoup plus taquin, il examinait l’état dans lequel elle était émotionnellement. Sincèrement, ce n’était pas forcément la chose la plus agréable à voir. Si Raizen avait eu de mauvaises intentions, celle-ci se serait déjà écroulée sous le joug de la dure réalité qu’elle avait infligé aux autres. Allant de Shuuhei à ses nombreuses victimes, celle-ci s’était jouée de plusieurs, notamment Shoran. Ainsi, n’importe qui aurait pu se porter garant afin de rétablir la situation. Or, Raizen n’avait pas ce principe de bien ou de mal. Contrairement à plusieurs, il était guidé par ce qu’il jugeait intéressant de tester. Ainsi, son code éthique n’était dicté que par sa propre personne, le rendant ainsi loin d’être un héros. Il ne s’intéressait pas aux victimes du passé si ce n’était que par simple curiosité. Pour le moment, ce qui importait, c’était l’évolution, la transformation, le moment présent et le futur. Préférant laisser à César ce qui revenait à César, il allait laisser le passé là où il était pour se concentrer sur lui et le moment qu’il vivait.

-If it was just a game, I would’ve a moved on a while ago...

La regardant de haut, Raizen était sérieux dans ce qu’il disait. Si Asami n’avait été pour lui qu’un jeu divertissant, il serait parti il y a de cela longtemps. Jamais il n’aurait laissé leur colocation perdurer autant de temps surtout qu’il n’aurait pas été du genre à vouloir jouer au même type de jeu longtemps, surtout après avoir gagné. Si Asami pensait que la victoire était tout ce qu’il avait à l’esprit, elle se trompait. Raizen était bien plus qu’une personne désirant la victoire du plus profond de son âme. Il voulait surtout et avant toute chose apprendre et se développer. C’était la manière dont il voulait voir et vivre les choses, laissant sa curiosité le guider dans des aventures les unes plus intéressantes que les autres. Et heureusement, sa curiosité était intriguée de voir la transformation que subirait Asami et l’impact qu’il pouvait avoir sur elle.

-But since we’re talking about bad assumptions, do you still want to see the world crumbling in your shaky hands ?

Faisant preuve d’un côté taquin qui lui ressemblait bien, il vint briser le moment de douceur qui s’était transformé en regret qui n’avait pas sa place. Après tout, il était normal qu’elle doute, mais il ne lui laisserait pas le loisir de ruiner son progrès et de ralentir sa curiosité pour qu’elle se dorlote dans l’angoisse que pouvaient procurer de fausses idées. Raizen n’était pas gentil, mais il n’était pas non plus dangereux au point de manipuler les gens à ce point. Après tout, il flirtait encore sur la zone grise, profitant de chaque expérience pour se faire sa propre idée du chemin qu’il voulait suivre. Ainsi, il comptait finaliser le plat qu’il cuisinait le temps qu’Asami répond à sa question.

-And before you answer, about what you said earlier, one friendly piece of advice : Never try to get the grasp of something when your hands can’t even hold a knife.

Lui offrant un léger clin d’oeil, sa dernière phrase était relativement passive agressive. Quelque part, il n’avait pas aimé le fait qu’elle présume qu’il jouait avec elle...

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Lun 23 Avr 2018 - 5:46
Retrouvant un semblant de calme, ce fut toutefois d’une voix un peu plus faible qu’elle adressa le triste constat qu’elle venait de faire, dans le tumulte de ses pensées. Si d’ordinaire, elle se jouait des autres sans se soucier de ces derniers, abusant d’eux comme bon lui semblait, exploitant leurs faiblesses pour obtenir quelque chose ou tout simplement pour son propre divertissement personnel, se retrouver dans les souliers de la victime n’avait décidément rien de plaisant. Encore moins qu’à quelque part, elle se savait être presque victime volontaire. Sans savoir ce qu’il s’attendait d’elle, elle l’avait laissé entrer dans sa vie, sans s’y opposer. Pire encore, elle était devenue faible face à lui, face à ses paroles, à ses caresses et à son souffle contre sa peau. Elle était venue à tolérer quelqu’un dans son quotidien, même à vouloir de sa présence à ses côtés. Elle était tombée bien bas. Et lui, il devait certainement être fier de son coup.

Du moins, si tel avait réellement été ce qu’il souhaitait faire, à savoir se jouer d’elle.

Ce qui n’était pas tout à fait le cas, si elle écoutait ses paroles. Haussant un sourcil, celui-ci lui déclara sans gêne que si tel avait été le cas, il ne serait plus là aujourd’hui. Il se serait contenter de la première victoire pour s’asseoir sur cette dernière. Ses paroles faisaient du sens, venant raisonner celle qui se laissait aller à des états d’âme avec lesquelles elle n’était pas familière. Après tout, elle ne pouvait nier avoir une relation particulière avec ce dernier. Autant pouvait-elle avoir l’impression qu’il se jouait d’elle, autant avait-elle droit à des gestes plus tendre alors qu’il semblait vouloir la réconforter. Il s’agissait du jour et de la nuit, deux tons bien distincts que possédait leur relation. Et elle aussi, en quelque sorte, se voyait agir ainsi, entre provocations et moments plus calmes, n’étant jamais réellement en mesure de prévoir comment elle-même allait réagir. Elle avait donc abandonné depuis longtemps l’idée que de tenter d’envisager ce que ferait le Meikyû.

Alors qu’elle semblait plus disposée à peu importe ce qui suivrait, une discussion quelconque autour d’un repas, les commentaires qui suivirent ne furent pas plaisant. Pas du tout même. Consternée, elle suiva l’homme du regard qui semblait décider de terminer la préparation du repas. Avait-il réellement osé ? Oui. Et elle ignorait pourquoi s’en trouvait-elle si surprise. Elle aurait dû savoir qu’en affichant (volontairement ou pas) une facette plus fragile de sa personne, il serait venu en jouer, retournant le couteau dans la plaie. Inspirant profondément, sa main toujours valide se serra, comme si elle tentait de contenir une colère nouvelle. Peu disposée à l’énervement, ayant d’ordinaire un parfait contrôle sur sa personne, ce contrôle était inexistant lorsqu’elle se trouvait en compagnie de son colocataire. Et puis, elle était bien malheureusement plus à fleur de peau depuis son retour de mission.

- You’re an asshole, Raizen.

Les mots étaient sortis sans même qu’elle le réalise, venant poser sur lui un regard dont les flammes s’agitaient soudainement avec plus de violence. Déjà vivait-elle mal s’être retrouvée dans une telle position vis-à-vis de lui, et ce, quand bien même en venait-elle à accepter de plus en plus l’idée, se sentant étonnamment en confiance avec ce dernier, la situation actuelle venait de lui prouver qu’elle avait peut-être baissé sa garde trop vite. Lui ayant fait confiance, ce dernier semblait presque prendre plaisir à lui remettre au visage une situation qui était plus que délicate pour elle. Une situation qu’elle assumait mal.

- Sure, let’s point out that I cannot do anything on my own anymore because I can’t even held a pencil properly. So forget it about cooking, training or even spending some time in my lab. I can’t even read a damn book !

Elle craquait. Son ton était agressif, bien que désemparé. Alors qu’elle se disait qu’il était un enfoiré et qu’elle se devait d’instaurer une distance nécessaire pour sa survie entre elle et lui, et ce, le plus rapidement possible, elle se retrouvait à faire complètement l’inverse, soit exprimé tout ce qu’elle ruminait depuis son retour du pays du feu.

- You’re saying it’s not just a stupid game, but I’m sure you’re having so much fun right now, am I right ? So, how is it ? What is supposed to follow ? You’ll continue to point out each and every flaws I possess until you’re satisfied with what you’ve done ?

Son souffle était plus court, son regard toujours aussi animé. Elle ne comprenait même plus ce qu’elle disait, ce qu’elle pensait, se retrouvant à vider son sac à la seule personne à qui pouvait-elle le faire. Le seul problème étant que cette personne se retrouvait aussi à être la seule qui représentait une véritable menace envers sa propre personne.

- Isn’t that already enough ? How broken am I supposed to be until you’re done ?

Un silence. Puis, elle réalisa avec effroi l’ampleur de ce qu’elle venait de dire, d’admettre de vive voix, quelque chose qu’elle avait préféré ignorer pour éviter de s’y attarder, craignant ce que cela était supposé représenter. À croire cependant que la colère jumeler avec ce puissant sentiment de détresse qui l’habitait l’avait forcé à prononcer ces quelques mots, sa voix s’étant faite plus basse sur la fin, tandis que ses yeux s’écarquillèrent. Elle ne pouvait pas avoir dit cela. Jusqu’où était-elle tombée ?

Cette chute qu’elle lui avait promis, semblerait-il qu’elle s’y était jetée tête première. Seule.
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Lun 23 Avr 2018 - 6:47

Arquant un sourcil, Raizen devait avouer ne pas vraiment comprendre ce qu’il se passait. Venait-elle vraiment de le traiter d’enfoiré ? Nah, ce devait être une blague. Continuant de couper les légumes sans même porter attention à Asami, le jeune Meikyû s’amusa à imaginer les raisons pour lesquelles il avait imaginé pendant une seconde qu’elle l’avait insulté. Malheureusement ses prochaines paroles le ramenèrent promptement à la douce réalité qu’était Asami à fleur de peau. Si celle-ci pouvait être dangereuse lorsqu’elle se mettait à l’agresser et le provoquant de tous les sens, elle l’était encore plus lorsqu’elle commençait à faire preuve d’honnêteté, de trop d’honnêteté. Sur le coup, Raizen écarquilla les yeux en la fixant. Stupéfait, il n’arrivait même pas à détourner son regard du sien afin de chercher de l’aide. S’il l’avait pu, il aurait utilisé une technique de Kuchiyose pour téléporter Sayo afin qu’elle calme sa meilleure amie.

En réalité, elle avait tout de même une part de vérité sur le fait qu’il aimait ridiculement trop jouer. C’était une mauvaise facette de lui dont il ne pouvait cacher. Après tout, aimant beaucoup trop jouer sur la personnalité afin d’en connaître les moindres points de friction, Raizen pouvait aisément devenir une personne considérée chiante. En quelque sorte, le tout faisait partie de son charme et de sa personnalité. Malgré tout, les heureux élus s’en plaignaient souvent même s’ils ne demandaient jamais de remboursement. Qualité Raizen satisfaction non garantie, tel était le Meikyu.

Malheureusement, la situation était sérieuse et Asami était beaucoup plus à fleur de peau qu’il ne l’aurait cru. À l’écouter parler, Raizen captait l’étendue des paroles qu’elle prononçait. Sur le coup, il se remémorait les quelques mots qu’elle avait prononcés : I’m calm. Tout de suite, il eut envie de lui dire ‘’calm, my ass’’. Or, il se retint, préférant ne pas ajouter une bombe dans un feu qui brulait déjà. Malgré tout, si la situation venait d’escalader un point important, il ressentit un délicat pincement sur ses dernières paroles. Le fait de savoir qu’elle se sentait brisé n’était pas totalement nouveau pour lui. Après tout, c’était aussi visible que de se regarder dans un reflet. Si le miroir était en morceau, il allait prendre le temps de ramasser chaque morceau. C’était un peu de cette manière qu’il se sentait avec Asami en ce moment. Devant ramasser chaque morceau un à un, il avait l’avantage de pouvoir découvrir plusieurs facettes déconstruites de sa personne. Or, pour elle, ce n’était pas forcément la situation la plus confortable et il le savait.

Ainsi, il devait agir, et ce le plus rapidement possible. Bien qu’il était encore sur le choc du moment, il inspira profondément avant de briser la glace de la pire manière qu’il aurait pu le faire.

-Calm, my ass.

Finalement, il l’avait dit, venant la défier dangereusement du regard alors qu’il la sentait perdue. S’approchant ainsi d’elle , l’amenant indirectement à être dos au comptoir, le jeune meikyû plongea de nouveau ses iris dans les siens pour lui faire comprendre une bonne fois pour toutes de ce qu’il prononçait comme paroles. Jamais il ne croyait répéter les mots suivants. Or, il le devait surtout que c’était une vérité...

-That’s what I call self-defense when someone is already crawling under my skin.

Le disant d’un ton plus faible, il avouait qu’elle avait réussi à se glisser sous sa peau, d’où ses réactions défensives. Or, il voulait s’assurer de lui faire comprendre qu’elle n’était pas seule dans tout cela. Ainsi, il vint lentement prendre ses deux mains alors qu’il ne dérougissait pas. Gardant son regard ancré dans le sien, il confrontait Asami d’une manière tout à fait nouvelle. À la limite entre la douceur et la domination, il voulait qu’elle comprenne qu’elle n’était pas entre de mauvaises mains. Autrement, les prochains jours risquaient d’être difficiles et il n’avait pas envie de gérer tout cela d’autant plus que son corps ne le lui permettrait pas.

-I am not having fun when I’m seeing you think you will go through this all alone. Tsk, it worries me more than you think, who do you think I am, an asshole ?

Même si ses paroles pouvaient semblés mal placé, il savait ce qu’il faisait. En réalité, Raizen utilisait sa spécialité : l’art de tout déconstruire pour le reconstruire à sa manière. Ainsi, elle avait beau déformer ses actes, ses mots et tout ce qu’elle voulait. Or, Raizen comptait revenir de plus belle jusqu’à ce qu’elle répare son rétroviseur et daigne se confronter à la réalité qui ne pouvait pas toujours être ce qu’elle espérait sans même prendre la peine d’y jeter un coup d’oeil.

-Don’t make it more difficult than it is. I have no interest in dragging you down right now…

Marquant une pause, son timbre de voix changeait pour afficher un air beaucoup plus sérieux et sincère. Ce qu’il refusait de reconnaître était bel et bien présent et se manifestait malgré lui. Plus étonnant encore, sa curiosité semblait tout faire pour l’éviter même si ce phénomène était bel et bien présent. Il tenait à elle plus qu’il n’osait l’imaginer.

-It is the total opposite...

Déposant de nouveau son front contre le sien, il ferma les yeux, réalisant que cette situation n’était pas facile pour personne. Ni lui ni elle n’étaient en état d’avoir une discussion aussi colorée et pourtant ils le faisaient. Raizen prenait le tout à cœur et même si ses paroles ne lui rendaient pas tout cet honneur, il espérait au moins qu’elle étire ce sourire qui l’avait captivé lors de leur première rencontre.

-At least, if you can’t hold anything for a while, you won’t be caught red handed again...

Sur ses paroles, il la regarda pour voir de quelle manière elle allait réagir. Or, le geste d’approbation ne dura que quelques secondes le temps que ses lèvres viennent de nouveau saisir les siennes. Il était hors de question qu’il lui laisse l’occasion d’interpréter son intention. À travers ses mots, certes, il l’avait provoqué. Toutefois, encore une fois, ses intentions étaient bonnes et il refusait littéralement qu’elle les interprète comme elle l’avait fait préalablement si bien qu’il caressa soigneusement ses mains qu’il tenait à l’aide de ses pouces afin que son corps passe le message à son cerveau.

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Lun 23 Avr 2018 - 12:35
Reculant, ne souhaitant pas le voir s’approcher d’elle, elle se retrouva coincée contre le comptoir, forcée de le regarder de ses prunelles animées de violentes flammes. Ses mains tremblaient toujours, son souffle légèrement plus laborieux. Sa tête était plongée dans un chaos dont elle n’arrivait pas à faire de sens. Elle était en colère. Elle était déçue. À quelque part, peut-être se sentait-elle trahie de cette confiance qu’il avait placé en lui. Oui exagérait-elle sûrement, toutefois, à fleur de peau, elle venait de craquer, admettant des choses qu’elle n’aurait jamais dit d’ordinaire. Et là, il l’empêchait de fuir, de se soustraire de son regard, de l’emprise qu’il avait sur elle.

Or, si elle était consciente de l’emprise qu’il avait sur elle, semblerait-il qu’elle n’était pas la seule à se sentir ainsi. L’observant avec une certaine confusion, elle n’était pas certaine de ce qui la surprenait le plus. Qu’il se montre si honnête ou les propos qu’il lui avait tenu. Soutenant ses propos, il vint lui prendre les mains et elle s’en retrouva d’autant plus désemparée. Silencieuse, n’étant plus certaine de rien, elle se contenta de l’écouter, tranquillement portée par ses paroles, sa proximité et ce contact qu’il avait initié.

Passer au travers quoi ? Cette récente crise existentielle qu’elle semblait vivre sans pourtant y avoir donner son accord ? Cependant, elle ne pouvait que se sentir rassurer. Les mots de l’homme résonnaient en elle, venant lui rappeler que malgré tous les efforts qu’elle avait toujours déployé en ce sens, elle n’était pas seule. Et si cette idée la rebutait, incapable de s’y faire, au final, de savoir Raizen près d’elle, avec elle, fut suffisant pour balayer les doutes qui pouvaient rester. Elle se contenta donc de rouler des yeux alors qu’ils reprenaient ses mots, adoptant toutefois une expression plus calme. Elle haïssait la façon dont elle se sentait à l’heure actuelle, sincèrement. Mais il avait réussi à apaiser la tempête qu’il avait lui-même créé, rassurant celle qui n’aurait jamais cru ressentir le besoin de quelqu’un à ses côtés.

Comment arrivait-il à faire naître toutes ces émotions conflictuelles en elle ? Un instant elle se sentait menacée, l’autre en colère pour en finir un peu plus calme. Elle soupira, son front à nouveau contre le sien, baissant légèrement le regard. Il ne voulait pas la voir chuter qu’il disait. Un discours presque surprenant compte tenu ce qu’ils s’étaient déjà dit. Bien au contraire qu’il disait.

Ces mots firent naître en elle de violents frissons, sans qu’elle ne comprenne trop pourquoi. Tout comme ce baiser qui suivit. Elle se laissa porter par les sensations, y répondant avec une tendresse animée d’une certaine passion, serrant doucement ses mains dans les siennes. Ou, tout du moins, tentant, alors qu’il était évident que l’une de ses mains se voulait clairement plus discrète que l’autre, qu’une légère pression. Elle était confuse, plus qu’elle ne l’avait jamais été. Et pourtant, à l’heure actuelle, il était parvenu à temporairement faire taire son esprit.

Un mince sourire vint étirer ses lèvres tandis qu’elle relâchait ses lèvres, son regard venant croiser le sien, les flammes de son regard s’étant calmées.

- As if you minded that.

Son sourire s’étira, devenant moqueur, alors qu’elle le défia du regard, se voulant un tantinet plus provocatrice. Elle était sujette à un amalgame d’émotions qui l’empêchaient que d’être rationnelle, mais surtout, de rester constante dans ses réactions. Cependant, son ton était plus léger, tendant vers cette sensualité propre à elle-même lorsqu’elle se lançait sur ces provocations.

- You can’t deny you’re an asshole though…

Cette fois-ci, l’insulte avait été dite sans animosité, soulignant seulement que son précédent commentaire quant à son état était mal passé. Terriblement mal passé. Cela ne faisait aucun doute. Déjà plongée dans un trouble qui menaçait de la submerger, n’étant plus en mesure de faire appel à la raison, il y avait bien des choses qu’elle n’arrivait pas à expliquer. Dont ses réactions. Ou encore la façon dont elle se sentait.

Silencieuse, elle l’observa tranquillement, tenant toujours ses mains. Elle se demandait ce qu’il se passait, et ce, quand bien même son esprit ne semblait pas d’avis quant à y porter une quelconque attention. Parce qu’elle n’aimerait pas la réponse, et ce, quand bien même avait-elle besoin de comprendre. Au final, elle la connaissait déjà, cette réponse qu’elle craignait. Elle s’était attachée plus qu’elle ne l’aurait cru et décidément plus qu’elle ne l’aurait dû à l’homme qui se trouvait toujours devant elle, près d’elle. Elle baissa le regard, soudainement, semblant presque fuir le sien tandis qu’elle s’exprima à voix basse, comme si elle craignait qu’il l’entende.

- Don’t let me down...

Une demande. Une seule. Qu’il ne la laisse pas seule. Parce qu’elle était terrifiée de ce qu’elle pourrait voir, de découvrir qui était-elle. Parce qu’elle craignait aussi de se laisser ainsi aller auprès de quelqu’un, dévoilant des facettes d’elle-même qu’elle ne connaissait pas. Raizen avait tout pour la détruire et elle le savait et cette idée l’effrayait. Et pourtant, cette crainte s’effaçait tranquillement alors qu’il l’avait rassuré. Alors qu’il lui avait glissé quelques mots laissant sous-entendre qu’il était peut-être dans un état aussi lamentable qu’elle. Mais surtout, qu’il ne la laisserait pas seule tandis qu’il avait détruit tout ce qu’elle avait toujours été jusqu’à ce jour. Si ce détail l’aurait laissé de marbre par le passé, à l’heure actuelle, elle y trouvait un certain réconfort.
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Lun 23 Avr 2018 - 21:18


Flirtant entre la colère de se faire faussement accuser et un désir de taquinerie qui le caractérisait bien, Raizen observait Asami qui semblait de plus en plus vouloir se calmer et faire face à la réalité. Affichant un mince sourire, celle-ci semblait commencer lentement à reprendre ses bonnes vieilles habitudes taquines. Commençant à ressentir un élan de nostalgie, le Meikyû ne pouvait qu’en être heureux, masquant bien évidemment cette joie.

Sur le coup, il se compta chanceux de ne pas avoir crier victoire aussi vite surtout due à l’insulte qui ne mis que quelques secondes à suivre. Sur le coup, Raizen ne put s’empêcher de réprimer un léger rire alors que leurs regards s’entrechoquaient dans une mélodie beaucoup trop unique pour qu’un des deux soit préparé.

Or, comme si ce n’était pas assez, celle-ci vint murmurer discrètement quelques mots qui assaillirent Raizen d’un puissant frisson. Ressentant la forte vague parcourir son corps, son cœur se mit à battre de plus en plus rapidement jusqu’à atteindre un rythme de croisière beaucoup trop élevé pour ne pas être considéré. Ne sachant pas vraiment pourquoi ces quelques paroles étaient venues le bouleverser à ce point, Raizen commençait toutefois à prendre conscience de toute l’envergure des moments qu’ils vivaient. Que ce soit à travers leurs étreintes, leurs jeux de rôles ou même leurs échéances, tout semblait soudainement prendre une importance, un enjeu des plus dangereux. À force de jouer avec le feu, il était possible de se brûler. Ainsi, à force de jouer l’un avec l’autre, ils commençaient respectivement à s’attacher beaucoup plus que prévu. Cherchant ainsi du réconfort à travers le contact et la présence de l’autre, ils s’étaient créé leur propre cercle vertueux. Passant toutefois de la vertu à la luxure, d’un instant à l’autre, ce même cercle continu pouvait se transformer en cercle vicieux, dévastant les principaux concernés.

-…

Pensant prononcer quelques paroles pour la réconforter, rien ne put sortir de ses lippes tandis qu’il ne put faire qu’un bref geste pour lui faire comprendre son état d’esprit. Déposant un baiser sur son front, Raizen tentait de le cacher du mieux qu’il le pouvait, mais pour une fois, ses fondations venaient d’être ébranlés. C’était la première fois qu’il avait l’impression que quelqu’un d’autre comptait réellement au point que sa curiosité ne passe pas forcément premier. Pour une fois, il avait l’impression que ses responsabilités allaient au-delà de ce qu’il devait à lui-même. Pour une fois, il réalisait l’importance que pouvaient avoir ses actes sur autrui. Allait-il changer pour autant ? Il était trop tôt pour le dire. Toutefois, il voulait essayer quelque chose de différent, quelque chose de nouveau. Malgré le léger inconfort qu’il ressentit sur le coup, il s’abaissa toutefois pour venir cueillir ses lèvres de nouveau.

-Trust me and I won’t let you down.

Ce fut tout ce qu’il fut en mesure de dire. Intérieurement, il savait que c’était ce dont il avait besoin, de sa confiance. Étant primordial, il savait pertinemment que celle-ci pouvait se sentir fragile ou pour le moins à fleur de peau. Or, elle devait faire confiance au processus et à sa présence. Sans quoi, ça risquait d’être difficile. Certes, Raizen lui demandait beaucoup, mais il avait besoin qu’elle lui fasse vraiment confiance pour que tout se passe bien. Après tout, plus il y pensait et plus il se disait que cette phrase n’avait aucun sens. Il était beaucoup trop curieux pour l’abandonner d’une quelconque façon.

-Ah et laisse-moi terminer le souper, ça fait aussi partie des conditions.

Lui souriant, Raizen s’apprêtait à se détacher pour venir terminer la préparation du souper pour qu’ils puissent reprendre des forces avant d’aller respectivement dormir dans leur chambre ou du moins, de ce qu’il en restait.

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Lun 23 Avr 2018 - 22:19
Leurs gestes, d’abord animé d’une passion associée à une certaine haine qu’ils avaient eu l’un envers l’autre, tandis qu’ils s’affrontaient dans l’idée de venir écraser l’autre, étaient tranquillement mais sûrement devenus plus doux, d’une tendresse qu’elle-même ne se connaissait pas. Il y avait une saveur particulière à leur échange qui détonnait avec tout ce qu’elle avait toujours connu jusqu’ici, une implication de sa part qu’elle ne réalisait pas encore tout à fait. Le seul soucis étant que cette douceur nouvelle pouvait se montrer terriblement plus destructrice que la violence de leurs premiers échanges. Ne serait-ce que parce qu’elle venait l’ébranler tout comme cela était aussi le cas chez celui devant elle. Parce que tous deux semblaient s’être perdus dans ce jeu qu’ils avaient instauré, cherchant à comprendre ce qu’ils n’arrivaient pas à expliquer. Et semblerait-il que plus ils cherchaient à comprendre, plus ils s’enfonçaient dans ce gouffre dont ni l’un, ni l’autre, était en mesure d’en apercevoir l’issu.

De ce fait, ce fut sûrement ce baiser sur son front qui eut le plus d’effets sur elle, sans même qu’elle n’en comprenne pourquoi. Il y avait quelque chose de particulier, un certain réconfort qu’il n’était pas parvenu à adresser avec des mots. Elle lui avait demandé de ne pas l’abandonner. Quelque chose qu’elle ne se serait jamais cru entendre dire à quelqu’un. Il y avait beaucoup de choses que jamais elle aurait cru pouvoir dire ou faire. Et pourtant, elle le faisait, de cette irrationalité qu’elle apprenait peu à peu à côtoyer, vivant de ces émotions qu’elle ne connaissait pas.

Lui faire confiance. C’était ce qu’il lui avait glissé après un énième baiser. Qu’il ne l’abandonnerait pas, si elle daignait lui accorder ce qu’elle n’avait accordé à personne, sauf sa meilleure amie. Il s’agissait de quelque chose de difficile pour elle, ne serait-ce que parce que cela impliquait que de s’appuyer sur quelqu’un d’autre. De donner de la puissance à cette personne sur elle-même. Or, est-ce que cela changerait réellement quelque chose, dans cette relation qu’ils entretenaient ? Non. Parce qu’il avait déjà cette emprise sur elle, qu’elle le veuille ou non. Il s’agissait simplement que d’accepter ce fait et d’avancer avec cette idée en tête. Que, peu importe ce qu’elle pourrait dire, elle s’était attachée à l’abruti, assez pour qu’il ait une importance particulière dans sa vie.

- You’re asking a lot from me.

S’étant exprimée encore un peu faiblement, elle ne semblait toutefois pas vouloir se défiler. Toujours appuyée contre le comptoir, son regard s’était finalement relevé vers lui, confrontant le sien alors que tous deux semblaient avoir plus ou moins réussi à définir ce qu’ils vivaient tout en les laissant dans une confusion qui ne faisait que s’accentuer. Ils pouvaient compter l’un sur l’autre. Il était là, avec elle, tandis qu’elle faisait face à des choses qu’elle ne se serait jamais crue devoir confronter. Une réalité qu’elle avait cru comme inexistante. Quelque chose qu’elle n’avait jamais envisagé, même. L’une de ses mains se posa contre son torse, pianotant distraitement sur ce dernier, esquissant un sourire à sa condition.

Elle était heureuse qu’il soit rentré de mission, et ce, peu importe ce qu’elle pouvait dire à ce sujet.

- Va, je n’ai jamais aimé cuisiner de toute façon.

Et ça, il le savait. Il s’agissait surtout de son esprit borné qui était incapable d’accepter ce qu’elle vivait, cette blessure qu’elle se traînait, cette incapacité que de faire quoique ce soit. Elle mettrait du temps à s’en remettre et cette simple idée menaçait de la rendre folle. Et pourtant, elle n’avait d’autres choix que de vivre avec, de faire son possible tout en se ménageant. Une idée qui ne lui semblait guère plaisante mais dont elle n’aurait pas le choix que d’accepter. Elle eut un léger rire qui serait sûrement surprenant pour l’homme, qui n’avait pas suivi le cours de ses pensées, alors qu’elle associait, en quelque sorte, sa blessure à l’homme qui lui faisait face, s’étant imposé sans qu’elle n’ait son mot à dire.

- I’m just wondering…

Semblant plus pensive, elle le retenait près de lui, sa main étant venue se poser dans le creux de son cou, près de sa clavicule, ayant lentement glissé sur son corps, par dessus son vêtement.

- Why ?

Pourquoi était-il là, maintenant ? Pourquoi était-il rester ? Pourquoi avait-il semblé vouloir la détruire pour, qu’au final, venir la rassurer ? Pourquoi souhaitait-il rester à ses côtés ? Pourquoi devrait-elle seulement lui faire confiance ? Pourquoi se faisait-il plus tendre avec elle ?

À quelque part, elle savait peut-être bien la réponse, sans même avoir y réfléchir.

Détruire pour mieux reconstruire.
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Mar 24 Avr 2018 - 2:14


Dans un monde idéal, Raizen aurait été tiré d’affaire. Dans un monde idéal, il aurait pris le temps de finir ce qu’il faisait à manger pour se retrouver plus tard dans son lit afin de se reposer. Dans un monde idéal, Asami se serait contraint à respecter ses consignes afin de s’assurer qu’elle puisse récupérer sans problème. Pourtant, ce fut tout sauf cela. À la dernière minute, alors que Raizen se disait s’être tiré d’affaire, celle-ci vint le perturber d’une question qui voulait tout dire comme elle ne voulait rien dire. Pourtant, Raizen savait à quel point celle-ci était pertinente. Il savait dans quel contexte l’interpréter, comment l’interpréter et les réponses attendues. Positive ou négative, le fait que sa réponse soit nécessaire sur le moment augmenta son niveau de stresse. Devenant de plus en plus intense et ressentant de plus en plus le poids de ses décisions, celui-ci demeura bouche bée, cessant complètement de penser et de réfléchir. Toute son attention était concentrée sur sa main qui caressait sa clavicule, comme si celle-ci le menaçait indirectement d’un couteau. Or, ce geste de sa main était pire qu’un couteau, demeurant une menace qui pouvait non seulement le blesser physiquement, mais surtout mentalement et émotionnellement.

En toute sincérité, Raizen s’était longuement posé cette question. Se souvenant du moment durant lequel il avait accepté d’essayer un poison, l’avait défié sur son propre terrain, s’était lancé dans un jeu beaucoup trop dangereux jusqu’au moment où ils avaient fini par partager un moment des plus intrigants et confus, la même question revenait à chaque moment. Se la posant de manière continuelle, il avait commencé par croire que c’était purement anodin et qu’il se laissait simplement diriger par sa curiosité. Or, son niveau d’implication allait nettement au-delà d’une simple curiosité innocente. À vrai dire, Asami avait bel et bien capté l’attention du jeune homme qui voyait en elle un défi renouvelé, une personnalité à fort potentiel. D’une part, il appréciait le fait qu’elle soit aussi mystérieuse et intrigante. Si elle avait la capacité de revêtir plusieurs visages, celle-ci demeurait toutefois une personne à fort caractère. Or, à force, elle avait fini par perdre l’essence même de qui elle était. Ainsi, Raizen devait admettre être intrigué par ce processus assez unique et ce cheminement qu’il risquait probablement de ne jamais revoir.

Une autre partie de lui était certainement intéressée et attirée par la personne sensuelle qu’elle était. Apte à séduire les gens les plus résistants, celle-ci était nettement puissante lorsque venait le temps de faire valoir tous ses atouts.

Pourtant, Raizen ne pouvait dire qu’il voulait plus une partie d’elle qu’une autre. En réalité, bien qu’il ne prenait pas tout à fait conscience, il s’était indirectement attaché à son potentiel et son désir peu importe comment elle finirait. À force d’abattre les barrières, il s’était retrouvé en premier plan, apprenant ainsi à la connaître sous ses nombreuses facettes. Apprenant à apprécier les bons comme les mauvais côtés, Raizen avait si l’on veut un avis externe sur qui elle pouvait devenir. En réalité, deux possibilités de futur s’offraient à Asami selon son évaluation. Or, peu importe de quel côté elle finirait, il était curieux d’y être jusqu’à la fin surtout que malgré lui, il était devenu une pièce importante de ce puzzle. À force de jouer le rôle d’observateur, il s’était fait aspirer, obtenant un rôle participatif.

-C’est toi qui en demandes beaucoup...

Ayant un léger rire, il ne savait pas vraiment quoi répondre. Or, elle avait des attentes et cherchait indirectement une réponse apte à la convaincre de mettre sa confiance en lui. Pour résumer, c’était un tournant. Or, lui qui n’avait peur de rien semblait se défiler.

-Parce que tu es digne d’intérêt Asami.

Malgré lui, il fut en mesure de traduire ses pensées dans une phrase simple qui avait beaucoup de sens sans forcément être la plus explicite. Le reste, c’était à son imagination de le faire.

-Qui sait, j’ai peut-être été drogué...

Échappant ses paroles malgré lui, son regard se voila. Il avait prononcé ses paroles dans sa barbe empêchant ainsi Asami de l’entendre totalement. Pourtant, elle l’avait peut-être entendu. Quoiqu’il arrive, arriverait-elle à découvrir ce qu’il voulait réellement dire par là ? C’était une histoire pour une autre journée. Or, elle risquait toutefois de le prendre en signe d’affection et d’attachement sans forcément comprendre le vrai symbolisme qui était possiblement derrière tout cela.

-Mais bon, qui sait ? Même si je peux parfois en avoir l’air, je n’ai pas réponse à tout.... tout ce que je sais, c’est que tu es digne d’intérêt, c’est déjà bien non ?

Lui offrant un délicat sourire, il reprit sa forme habituelle avant de servir les plats.

-Mangeons avant que ça refroidisse et surtout, ne te plaint pas Miss qui n’aime pas cuisiner.

Lui faisant un bref clin d’œil, il lui montra l’exemple en commençant à manger, noyant ainsi ses pensées dans ce plat lui procurait une mince satisfaction. Reprenant un peu d’énergie, il réalisait qu’il était plus épuisé qu’il n’osait le croire.

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Mar 24 Avr 2018 - 3:55
Une question toute simple. Un mot. Un seul. Et pourtant, la réponse menaçait d’être décisive quant à la suite des choses. Sa main posée contre sa peau, elle attendait, n’étant pas certaine si elle préférait le voir se défiler ou encore répondre. Les choses étaient beaucoup plus compliquées que cela, dans l’esprit de la Tadaoki. Il y avait beaucoup de choses qu’elle ignorait, beaucoup de non dits et beaucoup de chose qu’elle cherchait volontairement à enterrer. Ce fut cependant à son tour de se retrouver à nouveau silencieuse alors que sa voix lui parvenait à nouveau, répondant à cette question si simple et pourtant terriblement compliquée qu’elle lui avait adressé.

Elle sentit son poul s’accélérer alors que ses réponses prenaient du temps à faire du sens à son esprit, comme si elle essayait d’ignorer ce qu’il lui disait. À quelque part, autant était-ce ce qu’elle avait voulu entendre, autant détestait-elle cette réponse et l’implication que cette dernière avait. Il ne faisait que confirmer ce qu’elle craignait le plus, de ce dans quoi s’étaient-ils lancés, ayant accepté de jouer avec le feu et s’en retrouvant tous les deux brûlés. Si elle était rassurée de voir qu’elle n’était pas la seule dans un tel état, il lui était difficile d’admettre qu’elle se sentait effectivement comme lui, en quelque sorte. Digne d’intérêt. C’était bien ce qu’il était, et ce, depuis le tout début. L’avait-il seulement réalisé ? Elle avait eu le pouvoir de l’achever, à plusieurs reprises, d’autant plus maintenant qu’ils vivaient ensemble, et pourtant, malgré tout ce qu’elle avait pu lui dire, elle le préférait vivant. Pire encore, elle le préférait dans sa vie.

Depuis quand détenait-il une place aussi importante pour elle ? Elle pouvait accepter qu’il se soit ainsi infiltrer sous sa peau, dans sa vie. Cependant, venir envahir sa tête de la sorte, provoquant une confusion qu’elle ne savait comment gérer, elle avait un peu plus de mal à le tolérer. Sa voix s’étant fait plus faible, elle redoubla d’attention pour saisir tout ce qu’il lui disait. Comme s’il avait été drogué… Cette réponse lui arracha un sourire alors qu’elle s’était identifiée elle-même comme un poison qui s’assurerait de le rendre lentement mais sûrement complètement fou.

Ayant repris contenance, elle écouta la suite tout en quittant le comptoir, s’étant rapproché de la table pour le rejoindre, ce dernier y ayant déposé leur assiette. Elle ne prit cependant pas place à la table, s’étant rapprochée de lui, comme elle savait si bien le faire, son regard énigmatique et son sourire malicieux. Venant se positionner derrière lui, elle se pencha, prenant ainsi appuie sur son dos, toujours très peu habillée (et cette fois-ci, par sa faute à lui), elle vint faire glisser sa main le long de son bras, apportant ses lèvres près de son oreille.

- I don’t think it’s some kind of drugs.

Son ton était plus bas, plus doux, avec cette sensualité qui lui était propre tandis que son souffle venait caresser la peau de son cou.

- I told you that already.

Un léger rire s’échappa de ses lèvres, toujours sur ce ton particulier qu’elle possédait, venant se saisir doucement de son oreille à l’aide de ses dents, le mordillant légèrement.

- I’m a poison inside you’re vein, slowly driving you mad…

Sa main ayant glissée le long de son bras vint se saisir de son ustensile tandis qu’elle se servit sans une seule once de gêne dans son assiette, amenant la boucher à ses lèvres avec un léger sourire en coin.

- Je crains qu’à force de côtoyer certaines personnes, tu ais pris de mauvaises habitudes. J’ai donc eu quelques doutes quant à savoir si mon assiette était empoisonnée ou pas.

Ce qui justifiait donc la présence dans son dos, son visage près du sien, s’étant servie dans l’assiette de l’homme alors qu’elle affichait un doux sourire taquin. Il y avait une proximité entre eux qui était indéniable tout comme une absence de gêne qu’elle tendait tant bien que mal de justifier de par le fait qu’ils avaient appris à vivre ensemble. Mais même cela relevait du miracle pour celle qui, d’ordinaire, ne supportait pas avoir des gens dans son entourage, tout comme elle peinait à passer plus que quelques instants avec la même personne. Et pourtant, lui, elle s’y était faite à sa présence, adoptant même certains comportements qui étaient devenus habituels, ce qui ne manqua pas de venir la déstabiliser.

- Mais c’est pas trop mal.

Continuant de se servir dans son assiette, son rire se fit à nouveau entendre, se moquant gentiment de ce dernier. Oh, elle ne croyait pas son assiette empoisonnée, et puis, si tel était le cas, elle avait confiance en son système et ses capacités que de confectionner rapidement une antidote… Du moins, d’ordinaire, elle avait confiance. À l’heure actuelle, cela serait plus difficile.

- Tu ne manges pas ?

Dixit celle avec un sourire en coin alors qu’elle avait réquisitionné ses ustensils et son assiette, et ce, en ayant toujours sa poitrine appuyée contre son dos, son bras par-dessus ses épaules. Parfois, elle s’amusait à venir effleurer sa peau, tant à la hauteur de sa nuque, de son cou ou encore de son visage, se jouant de ce jeu de provocation que tous deux connaissaient trop bien, revenant à ses anciennes habitudes pour en oublier temporairement tout ce qu’ils s’étaient dits dans les derniers moments, d’une implication qu’elle ne voulait toujours pas considérer. À la seule différence était que même ces gestes qui pourtant résonnaient avec une facette de sa personne qu’il connaissait bien, possédaient désormais cette touche un peu plus particulière, cette douceur qui venait danser auprès de la sensualité.
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Mar 24 Avr 2018 - 6:10


Ayant un bref sourire à moitié teinté de nostalgie face à ce côté taquin qui était presque disparu le temps d’un moment, Raizen fut surpris de la soudaine tournure des événements. Amenant soigneusement une cuillère à sa bouche, celle-ci n’eut aucun mal à lui faire avaler les paroles qu’elle avait mis tant de temps à ancrer dans son esprit. À vrai dire, celle-ci voulait à tout prix s’assurer que Raizen comprenne à quel point elle avait un effet sur lui même s’il venait de le lui annoncer. Si on veut, c’était peut-être une manière indirecte pour elle de se sentir en vie. Peut-être que ça lui faisait du bien de savoir qu’elle avait de l’influence sur la vie de quelqu’un. Mieux encore, cette fois-ci devait probablement être différente puisque pour une fois , elle risquait d’avoir l’impression d’avoir un impact sur la vie de quelqu’un qui était important pour elle et vise versa. Ainsi, bien que similaire à leurs interactions passées, le moment actuel était connoté d’une certaine douceur dans cette sensualité. Se laissant bercer par la délicate présence derrière lui, Raizen leva légèrement la tête avant de venir la regarder. Nombreuses étaient les idées qui lui traversaient l’esprit. Pourtant, il n’en faisait rien, se contentant de la regarder alors qu’elle faisait usage de son charme.

-Les poisons ne sont pas mon genre, tu devrais le savoir...

Lui souriant, de violents frissons parcouraient la totalité de son corps alors qu’il ne pouvait qu’admettre l’impact violent qu’elle avait sur sa personne. Profitant de ce délicat touché pour se ressasser la passion du passé, celle-ci réveilla en lui des facettes qu’il avait endormies trop longtemps. Indirectement, même s’il avait cueilli les lèvres, il en voulait encore, d’où la comparaison avec une drogue. Or, Asami était bien plus puissante que les autres drogues. En plus d’être addictive et d’apaiser, elle était plaisante et dévastatrice.

Ainsi, sachant pertinemment où tout cela allait mener, Raizen vint délicatement saisir la main de sa colocataire pour l’amener tranquillement vers lui alors qu’elle était derrière lui.

-Tu devrais t’asseoir, il semble qu’il y a certaines choses que toi aussi tu n’as pas encore comprises à mon sujet.

Lui retournant cet air taquin, il l’amena à s’asseoir à califourchon sur lui pour qu’elle lui fasse face. De cette manière, elle était confortablement assise sur ses cuisses sans pour autant aggraver sa blessure. C’était une manière pour lui de joindre l’utile et l’agréable, mais surtout de confronter celle qui osait le défier beaucoup trop souvent.

Profitant du moment, Raizen se mit à balader ses mains sur ses cuisses faisant quelques va-et-vient de ses mains en effleurant sa fine et douce peau. Il appréciait ce dangereux moment qui ne cessait aucunement de devenir attrayant. Or, cette fois-ci, bien que dangereuse, sa menace allait dans un autre sens. Certes, il pouvait activer son sceau à tout moment. Pourtant, il comprenait que dans la douceur, il pouvait lui étirer de nouvelles sensations. Ce qu’Asami cherchait, c’était de se sentir vivante, pas forcément la douleur. Ainsi, en la taquinant de la sorte, il comptait lui faire prendre conscience qu’elle était plus que vivante, tournant ainsi ses sens à leur paroxysme. Jouant sur le fait qu’il occupait une place dans sa tête, il se plaisait à la regarder, la dévorant ainsi du regard avant de venir calmement longer sa main le long de son corps marqué. Pour une fois, les marques qu’elle affichait n’étaient pas siennes. Pourtant, il savait pertinemment que dans ce genre de moments, tous deux étaient à la merci l’un de l’autre, s’offrant ainsi l’un à l’autre avec toutes les failles et les faiblesses qui pouvaient exister.

Lentement, ses lèvres parcoururent son corps, déposant ainsi quelques baisers placés stratégiquement avant de venir soigneusement frôler son buste de ses lèvres. Souriant alors que son but n’était que de lui voler un violent frisson, Raizen remontant le long de son épaule, dirigeant ses lèvres et sa langue vers son cou avant de remonter subtilement à son visage. Mordant légèrement sa lèvre inférieure, il ajouta quelques paroles douces, mais violentes.

-Et si je te disais que je n’ai plus faim...

La regardant, il savait pertinemment qu’elle saurait là où il voulait en venir. Glissant ses mains autour de sa taille, Raizen eut un léger sourire avant de venir porter ses lèvres à ses fines oreilles

-What if I told you I want to eat something else...

Lui faisant comprendre là où il voulait possiblement en venir en lui mordant les lobes de l’oreille, il n’attendait que de voir sa réaction pour l'amener dans sa chambre. Dès lors, il réaliserait que son lit n'était plus présent, motif idéal pour se diriger de nouveau dans sa chambre.

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Mar 24 Avr 2018 - 13:14
Poison, pas son genre ? Elle ne pouvait qu'en douter tandis qu'elle lui fit part de son scepticisme d'un regard entendu. Cependant, elle n'émit aucune réponse quant à ce qu'il affirmait, considérant que son silence était plus qu'éloquent. S'amusant de sa proximité pour venir provoquer ses sens, ce fut sans surprise qu'elle se retrouva sur ses cuisses, à nouveau assise à califourchon sur lui. Une position qu'elle semblait adopter de plus en plus souvent en sa compagnie et qui ne lui déplaisait aucunement. Plongeant son regard dans le sien, ses mains vinrent se glisser sous son chandail, retrouvant leur chemin contre son torse dont elle avait appris à connaître toutes les subtilités, le tout en le laissant parcourir son propre corps.

Elle se sentait frémir sous son contact, étant parcourue de frissons plus ou moins violents. Cela lui avait presque manquer que de sentir sa chaleur alors qu'elle était contre lui, sentant ses mains sur son corps tout comme ses lèvres qui savaient où passer pour l'amener à en vouloir plus. Ils avaient appris à se connaître dans cette intimité qu'ils partageaient. Il était sûrement le seul qu'elle avait réellement cherché à connaître, reconnaissant soupires et mouvements de son corps, dans l'idée que de satisfaire autre personne qu'elle-même. Peu importe ce qu'elle pouvait dire concernant le Meikyû, il avait eu droit à une attention particulière de sa part.

Ses mots murmurés à son oreille lui firent plus d'effets qu'elle ne l'aurait cru, l'amenant à aller chercher ses lèvres des siennes pour toute réponse. L'homme arrivait à animer en elle un désir qu'elle ne s'expliquait pas, de cette envie presque gourmande que d'en vouloir toujours plus. S'emportant dans ce baiser passionné qu'elle lui offrait, l'une de ses mains quitta son torse pour venir se glisser dans ses mèches sombres, entremêlant ses doigts avec ces dernières. Rapidement, elle fut soulevée tandis que le repas avait été rapidement abandonné sur la table pour quelque chose qui leur semblait soudainement beaucoup plus intéressant. Se laissant portée alors que ses jambes reposaient sur ses hanches et que ses bras étaient passés par-dessus ses épaules, elle peinait presque à quitter ses lèvres.

Toutefois, elle devait se rendre à l'évidence qu'aussi agréable était l'idée, elle n'en restait pas moins peu recommandée. L'état actuel de son corps ne lui permettrait certainement pas que de profiter du moment à sa juste valeur. De ce fait, elle se détacha légèrement, gardant cependant son visage près du sien, appuyant son front contre le sien.

- Il parait qu'un certain Meikyû m'ait forcé au repos.

Affichant une légère moue se voulant taquine, cela ne l'empêcha pas que de venir à nouveau poser ses lèvres sur les siennes d'un geste délicat, sa main caressant doucement la peau qu'elle rencontrait.

- Guess you'll have to starve...

Ses lèvres s'étaient rapprochées de son oreille pour lui susurrer ces quelques mots dont le sens ne lui échapperait bien évidemment pas. Son regard se porta cependant sur la chambre dans laquelle elle se trouvait à l'heure actuelle, qui n'était pas la sienne. Si tout semblait y être, quelque chose frappa la Tadaoki qui vint arquer un sourcil, sceptique. Le lit avait disparu et il n'y avait qu'une seule personne en mesure de faire quelque chose aussi stupide : Sayo. Celle qui avait plus ou moins su plus ou moins contre son gré une partie de la relation qu'elle entretenait avec son colocataire. Et semblerait-il qu'elle ai eu l'idée d'y ajouter son grain de sel.

Retrouvant pied contre le sol, elle éclata d'un rire franc, détendu, mais surtout, naturel. Une facette qu'il n'avait sûrement pas souvent vu, pour ne pas dire absolument jamais, tandis qu'elle faisait preuve d'une franchise nouvelle. À quoi bon tenter de faire différemment ? Il avait détruit tous les masques qu'elle avait tenté d'arborer en sa compagnie, et ce, depuis le début.

- She can't be serious.

Son rire se faisait toujours entendre alors qu'elle secouait la tête de gauche à droite, semblant découragée de l'idée qu'avait eu sa meilleure amie.

- C'est la dernière fois qu'on lui laisse les clés.

Elle roula des yeux, étant toutefois bien amusée de la situation. Son regard se posa ensuite sur le jeune homme, un sourire en coin flottant sur ses lèvres. Cette sale peste allait le payer.

- J'ai un lit, si jamais ça t'intéresse. Par contre, interdiction de te plaindre sur le confort. Autrement, tu as aussi le sofa et le plancher à ta disposition.

Se contentant d'hausser les épaules, c'était dans cette direction qu'elle allait. Elle se devait d'admettre qu'elle était épuisée, physiquement, mentalement et émotionnellement. Si elle dormait terriblement mal depuis son retour de mission, quelque chose lui disait, sans qu'elle ne veuille l'admettre, que le Meikyû saurait remédier à cette situation. Sa présence avait définitivement un effet apaisant sur sa personne.
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Mer 25 Avr 2018 - 1:53


Souriant alors qu’il se lançait de nouveau dans une nouvelle symphonie, le jeune meikyû ne put s’empêcher d’échapper un rire aussi léger que la situation et ce qu’elle portait. En réalité, la chimie qui s’était installée entre les deux individus était assez unique. Flirtant sur des cordes changeant continuellement, ceux-ci n’avaient pas place à l’ennui. Au contraire, c’était un renouvellement continuel qui ne faisait qu’apporter souffrances et angoisses, sentiments dont tous deux se nourrissaient continuellement. C’était de cette manière qu’ils avaient décidé d’orienter leurs pensées et leur vie.

Or, Raizen était quelque peu rassuré. Malgré toutes les apparences, le fait de revoir sa facette taquine lui permettait d’en faire de même, laissant à demain ce qui pouvait attendre à demain. Étant de nature à se sentir coupable pour avoir démarré une réflexion des plus profondes en Asami, celui-ci acceptait le fardeau d’être un criminel pendant une courte période si elle utilisait ce crime indirect pour croître en tant qu’individu et découvrir des facettes qu’elle n’avait jamais exploré par le passé.

Pour une fois, elle commençait d’ailleurs à écouter ses conseils. Même si le tout l’avantageait fortement, Raizen était en accord avec elle. Tous deux n’étaient pas en condition de faire quoi que ce soit même s’il aurait pu tout faire pour lui prouver le contraire. Après tout, elle semblait motivée à l’idée qu’il ne mange pas.

Or, ce qui fut vraiment la cerise sur le gâteau était relié à son lit et à sa chambre. Si Sayo avait refait la décoration de la chambre d’Asami, celle-ci s’était aussi amusée à vendre son lit, phénomène qui voulait silencieusement tout dire. Sur le coup, Raizen eut un léger sourire en coin, se demandant soudainement où la loyauté de la jeune femme était. Était-ce un message indirect qu’elle tentait de leur passer ?

Il n’en était pas vraiment certain. À vrai dire, il en était absolument certain. Pour une fois que quelqu’un d’autre qu’Asami tirait les ficelles, il s’en serait passé surtout après avoir mis tant de temps à choisir son matelas. Si on veut, c’était une preuve comme quoi il n’était jamais possible d’échapper complètement au contrôle de qui que ce soit. L’oppresseur bienveillant ou malveillant était toujours présent, devenant une constante dans cet univers plein de mystères.

Par chance ou plutôt par manque de choix, celle-ci l’invitait dans ce lieu qu’il avait eu l’occasion de visiter à quelques reprises avant leur départ. Sachant à quel point cet endroit était symbolique autant pour elle que pour lui, il se leva en la soutenant. Telle une rescapée, Raizen devait s’assurer de la sauver de la douleur que lui imposait son propre corps.

-Je laisserais le sofa pour les moments où ce sera amplement mérité, à moins que je commence dès maintenant pour entrainer mon dos.

Faisant une légère grimace digne d’un comédien, il fit mine qu’il songeait réellement à cette possibilité avant de s’esclaffer finalement et de se diriger vers la pièce. Calmement, il marchait vers sa chambre, prenant le temps de ne pas y aller trop rapidement afin que son corps ne cède pas. Mieux encore, pour lui, c’était une manière efficace de faire durer le moment plus longtemps.

Après tout, cet événement semblait anodin, mais représentait une étape supplémentaire dans l’ensemble chaotique qui représentait leurs relations. Ayant les oreilles rouges suite à tout le chaos qu’elle avait provoqué en lui, celle-ci pouvait aisément voir l’impact de ses murmures sur sa personne, lui donnant un nouvel angle de vue sur les dégâts qu’il lui cachait depuis déjà trop longtemps. Si on veut, tous deux risquaient de redécouvrir des situations nouvelles qu’ils pensaient déjà avoir pris le temps d’explorer.

Ainsi, ils arrivèrent dans la fameuse pièce décorée par l’artiste Sayo. Dignes de sa créativité pétillante et de sa personnalité, les teintes multicolores venaient tuer la sobriété initiale de la pièce.

-Par contre, on va devoir repeinturer tout cela, même moi je me sens désolé.

Ayant un léger rire, il déposa celle-ci sur le lit avant de venir s’allonger à ses côtés. Lui faisant face, Raizen se contenta de la regarder sans prononcer le moindre mot, ne lui offrant que la possibilité de voir son mince sourire sur ses lèvres. Devinerait-elle à quoi il pensait ? Probablement pas, surtout que lui-même ne le savait pas.

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Mer 25 Avr 2018 - 5:30
Décidément, il ne comptait pas lui laisser le loisir de poser un pied au sol pour se diriger d'elle-même vers sa chambre. Elle aurait pu s'y opposer, tenter de faire valoir son indépendant, toutefois... Elle n'y vit pas l'intérêt. Si la confusion était toujours présente dans son esprit, il y avait certaines choses qu'elle n'avait pas eu le choix de comprendre, bien qu'elle préférait encore prétendre ne pas les voir. Elle était bien, dans ses bras. Peu importe ce qu'elle pouvait bien dire, ce constat était indéniable. Sa présence lui avait manqué et autant arrivait-il à la rendre complètement folle, autant arrivait-il à avoir un effet apaisant sur elle. Elle se laissa donc porter jusqu'à sa chambre, non sans rouler des yeux en exprimant un léger rire.

- Ce qui veut donc dire que j'ai désormais le pouvoir total quant à la qualité de tes nuits ?

Son sourire s'étira en quelque chose partagé être son côté taquin et l'autre un peu plus mesquin. Et ce, quand bien même se doutait-elle qu'elle n'en abuserait pas. Pas plus chercherait-elle à le forcer à dormir sur le sofa. Autant n'avait-elle jamais voulu quelqu'un à ses côtés, autant sa présence n'était pas dérangeante. Elle qui d'ordinaire avait toujours vu sa chambre comme étant son sanctuaire, le seul endroit où elle pouvait être elle-même, refusant donc toute présence, sauf celle de sa meilleure amie, au final, elle pouvait aussi se montrer elle-même lorsqu'en présence du Meikyû. Une situation particulière qu'elle n'avait jamais connu, s'étant rarement, pour ne pas dire jamais, sentie aussi à l'aise auprès de quelqu'un. Ce qui était paradoxal en considérant qu'il s'agissait de ce même quelqu'un qu'elle haïssait pour tout ce qu'il avait réussi à venir provoquer chez elle.

Désormais allongée dans son lit, elle lui faisait face, un doux sourire flottant sur ses lèvres alors que ses iris rougeoyantes rencontrèrent celles ambrées de l'homme. Effectivement, il n'avait pas tort, quant à la décoration que sa meilleure amie s'était fait un plaisir de refaire. Elle qui avait toujours tenu sa chambre assez sobre, si ce n'était que sa lourde bibliothèque, trouvait presque désagréable la couleur qui s'y trouvait désormais. Presque. Il y avait un certain charme qui lui rappelait indéniablement la Nara.

Oh, elle ne comptait pas garder sa chambre ainsi. Toutefois, elle arrivait presque à apprécier l'esprit artistique de celle qui avait, elle aussi, une place particulière dans sa vie. Cet endroit, le sien, là où personne autre elle-même y avait jamais passé la nuit, en venait à discuter la décoration de cette dernière avec son colocataire. Elle s'était toujours refusée de ramener ses partenaires chez elle tout comme n'était-elle jamais restée dormir chez ses derniers, sauf quelques rares exceptions auprès de qui cherchait-elle à obtenir quelque chose. Encore une fois, il était arrivé dans sa vie sans se soucier des règles qu'elle y avait instauré.

- Tu parles comme si tu avais ton mot à dire sur la décoration de ma chambre...

Lui adressant un regard entendu, presque accusateur, son sourire était amusé, signe qu'elle ne semblait pas embêtée par cette idée. Leur colocation devenait de plus en plus particulière, de plus en plus intime, quelque chose avec laquelle elle n'était pas certaine de savoir comme gérer. Or, elle était épuisée, elle n'avait plus envie de se poser des questions. Elle n'en avait jamais réellement eu envie, toutefois, avec le débordement d'un peu plus tôt, elle préférait encore tout faire taire.

Plongeant son regard dans le sien, elle resta silencieuse quelques instants supplémentaires. Il y avait bien des choses qui semblaient lui traverser l'esprit sans pour autant qu'elle ne dise quoique ce soit. Elle leva sa main blessée vers lui, venant la poser contre sa joue, caressant doucement sa peau alors que de faibles tremblements étaient toujours perceptibles. Pouvait-elle seulement dire quoique ce soit ? Ou, sûrement. Mais quoi ? Soupirant, elle se contenta de se rapprocher de lui, se calant dans ses bras en fermant les yeux.

- I'm glad you're back.

Elle avait marmonné ces quelques mots à voix basse, comme bien souvent lorsqu'elle se retrouvait à exprimer quelque chose avant même d'avoir le temps d'y réfléchir. Elle n'était même pas certaine qu'il ait saisi ce qu'elle venait de dire et ignorait qu'elle alternative préférait-elle. Elle ne comptait rien ajouter d'autres, se laissant bercer dans un sommeil qui, l'espérait-elle, serait plus calme, mais surtout, plus réparateur que les dernières nuits. Ce qui serait sûrement le cas, considérant combien était-elle rassurée de le savoir en vie.
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Jeu 26 Avr 2018 - 2:27


Une fois assis dans la fameuse pièce, Raizen ne put s’empêcher d’étirer un sourire face à la remarque d’Asami. En quelque sorte, elle avait raison. Après tout, l’espace d’une seconde, il avait parlé comme si c’était sa chambre, chose qui était plus ou moins vraie compte tenu du fait qu’il n’avait maintenant plus de lit. Tâtant lentement le matelas d’Asami, il s’assura du confort de celui-ci avant qu’il décide de s’y allonger. Après tout, il était habitué à un certain niveau de confort et vu les habitudes de travail de celle-ci, il était très possible que son matelas soit inconfortable pour la forcer à se lever et travailler. Il ne pouvait exclure ce genre de phénomènes avec celle-ci. Après tout, une étude ou un éclair de génie était si vite arrivé qu’il lui fallait probablement éviter toute situation trop confortable à tout prix.

Profitant du moment, ceux-ci se regardaient, plongeant leur regard respectif dans celui de l’autre. Il y avait une certaine douceur dans ce moment silencieux, mais important. Se noyant tranquillement dans un monde qu’il ne faisait que découvrir, le rythme cardiaque du jeune homme se mit à accélérer à un rythme assez intéressant. Loin d’être en hausse constante, il faisait plutôt face à une montée en plusieurs temps. Se surprenant à penser qu’il n’était pas mécontent à l’idée de dormir dans une chambre où l’art et la créativité de Sayo semblaient dominants, il revoyait l’évolution entre leurs relations respectives depuis un bon moment. Si on veut, c’était un fait excessivement notable qu’il se devait de prendre en considération du début jusqu’à la fin pour y décomposer les éléments et en faire le plus d’apprentissages possible, sur eux et sur lui-même.

-À voir qui aura le plus d’impact sur le sommeil de l’autre.

Fermant délicatement les iris à moitié, il fut tout de même choqué malgré sa taquinerie d’entendre Asami prononcer quelques mots intenses. Se logeant dans ses bras, celle-ci vint cueillir sa présence, moment qui l’envahit d’une puissante chaleur qu’il appréciait. Si ses iris restèrent mi-clos sur le moment donnant presque l’impression qu’il était déjà endormi, Raizen avait bel et bien entendu et était en tout point réceptif à cette étreinte. Pour une raison qu’il ignorait, le tout eut pour effet direct et concret de lui infliger une pression, comme si un coup de poing venait de frapper une partie pertinente de son corps. Même si son corps était en grande partie endormi par la fatigue, son subconscient lui, restait éveillé, consultant, réfléchissant et imaginant plusieurs choses sans pour autant qu’il le réalise. De plus, il aurait pu être mort intérieurement qu’il aurait tout de même ressenti la tendresse de cette étreinte des plus agréables.

Ainsi, sur ce doux moment dans lequel tous les facteurs semblaient réunis, il l’amena lentement à s’allonger, ne la quittant pas du regard. Alors que sa main était venue délicatement soutenir celle d’Asami, il l’amena calmement à ses lèvres avant d’y déposer un doux baiser à connotation douce et taquine. Lui caressant la suite la joue, il entrouvrit les lèvres pour lui répondre.

-Tu es mieux de te reposer, sinon qui sait, je mords peut-être.

Souriant, il tenta de répondre à sa douce parole.

-Me t...

Sur ce bref moment, sa voix disparut dans le pays du sommeil, l’aspirant ainsi dans un moment profond de répits. Affichant un sourire taquin comme lui seul pouvait le faire dans un moment pareil, Raizen venait de s’endormir contre Asami. La dynamique venait de nouveau de prendre une tournure différente et unique. Seul l’avenir comptait mettre une teinte à cette situation.

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Abruti un jour , abruti toujours [Asami]

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