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Hi no Kuni & Byakugan


Ven 20 Avr 2018 - 14:03


Mission S
Hi & Byakugan

Yoshitsune &
Hyuga Takumi
Cette vallée verdoyante, s’étend à perte de vue, et semble si rafraîchissante en dépit de ses ruines. Soleil levant, qui chute sur les cendres des layons. Lumière révélatrice qui brille sur ces terres porteuses desespoir, chaleur rayonnante picotant sa peau de marbre et ses cheveux d’or noyant son échine. Alors que l'ondée tropicale s'abat et que le soleil virevolte avec splendeur, Yoshitsune et son disciple s’avance tel des fauves parmi l’opulence, fondant comme l'éclair dans les abysses des venelles. Ses pupilles orages et obscurs s'ancrent au travers de l'horizon empli de couleurs, la froideur qui anime ses muscles commence à s'atténuer, comme un glaçon extrait des flammes. La lente ascension du soleil semble sempiternelle tant il est impatient d’avoir les réponses à ses questions. Le clair de l'astre solaire miroite sur la lame du samouraï et embrase les kanjis qui y sont gravés. Leurs pas se meurent ainsi sur la devanture d'un mausolée vivant et dont les multiples lumières viennent bercer la nuit.

Les protagonistes sont étreints par la nature et pour le moment, leurs présences ne sont point détectables. Ainsi Yoshitsune, de par sa sagesse impie s'intéresse aux mots de Takumi avant d'analyser chaque parcelle des environs. Dans ces moments où l'atmosphère pâmer de tension vient sinuer entre leurs âmes, ils ne pouvent que se faire confiance et entrelacer le moindre de leurs espoirs. Le plan semble esquissé dans leurs esprits et les échanges vont pouvoir se dessiner sur les fresques de l’avenir. Son regard traversa une dernière fois celui de Takumi qui l’accompagne, dénudant complètement ses sens, et lisant en lui comme dans un livre ouvert, descellant chacun des sentiments intérieurs que l'homme cachait au plus profond de lui-même. Un jeu enfantin s'offre à eux et à ce duo qui avait pourfendu les terres d’Hi no Kuni.

L'orbe sélénite, de sa couleur perle, s’exhibe fièrement, dominant les cieux, offrant encore une fois sa généreuse lumière chaleureuse au pays baigné dans la lumière qu’était le pays du Rempart. Les teintes solaires se gravent à même la pierre et offrirent une voie de lumière au jeune homme. Son ombre s’agrandit dans ce sentier lumineux et soudainement, son corps permuta à la place de cette silhouette immatérielle.

Yoshitsune, curieux étend la distance qui l'éloigne du sommet montagneux et oblique un faciès mutin vers l’éphèbe. Son ascension muette aux travers des voies se fait sans périples - ambition non dissimulée. Le Nagamasa passe alors sa main dans sa chevelure- signe d’impatience.

Les émotions se terre dans son entité. Entre devoirs et inquiétudes. Lui qui pourtant avait appris à ne plus rien ressentir et à devenir un machine placide, automate ne répondant plus qu’à des ordres, des pulsions, des désirs sans que les vagues rouges et les viscères n'effraient guère.

Secret sous la cime des arbres de l'été, la nuit émerge doucement d'entre les feuillages morcelés du crépuscule. La lumière y filtre à travers des rideaux de chlorophylle, pâle et brumeuse, et libère dans l'atmosphère des odeurs de vieux souvenirs dont Yoshitsune hume les relents poudrés, suaves, pareils à ceux d'une jeunesse écoulée à regretter ses montagnes natales. Il n’y est pourtant pas encore revenu, enfin dira-t-on, sauf que la sensation est presque la même, cela l’étonne de toute manière, un dérisoire reflet, et l'image lointaine qui s'est imprimée sur sa rétine lui semble toujours, et avec désespoir, émaciée. Il se méfie de cette vallée, de ces ruines nonobstant. Quand bien même il en aime chacun des reliefs inaltérés, ses cimes inatteignables et ses insondables gorges ; elle lui parle en chacune de ses résonances animales, distille en lui mille murmures minéraux ou l'enveloppe de ses vapeurs végétales – chèvrefeuille, hêtre et liseron – jusqu'à lui faire oublier le temps qui ne fait que passer sans s'arrêter, ce temps méprisant, puéril, qui lui dérobe inlassablement le peu qu'il lui reste de présence en ces lieux.

Alors le fervent samouraï, en réponse à cette fatalité, s’avance. Il se tient là, près de ces terres semblable à un jardin, ou plutôt ne devrait-on pas appeler cela ainsi puisque les collines entières façonnent son exil loin des hommes, puisque la nature en personne vient enrouler ses doigts de lierre autour des poutres d’un logis et sans doute se nicher au printemps dans les creux de l'avant-toit pour y protéger ses hirondelles. Ici, dans cette partie du monde où sa propre ombre il aurait aimé comme unique compagnie, il patiente dans l’espoir de trouver une chemin, une réponse presque indifférent au silence qui l'environne.

D’une gestuelle gracile, Yoshitsune tend un kimono semblable au sien à son disciple.


« Takumi, Attache tes cheveux et enfile cela. Il ne faudrait pas qu’un de tes compagnons Hyuga puisse t’identifier trop rapidement. » lui ordonne t-il


Et alors même qu'il reprenait leur marche...
Soudain, apercevant une ombre sur la cime d'un arbre, Yoshitsune ne put s'empêcher de se frotter les yeux croyant rêver, cependant il avait bel et bien remarqué quelqu'un sur cet arbre. Des bruits de pas sourds retentirent alors, le buisson semblait s'agiter. C'était évident, des personnes se dirigeaient vers eux. Tout de suite, le Samouraï comprit que quelque chose clochait, et pour sûr. C’est pourquoi, Yoshitsune fit signe à son compagnon de s’arrêter. Toujours devant lui, il se mit à fixer Takumi. Le regard du jeune shinobi avait surement dû faire effet et Takumi l'avait compris, ils devaient agir rapidement.


« Je ne saurai véritablement l'affirmer, mais ils sembleraient que nous ne soyons pas seul au sein de cette forêt. Hyuga-kun utilise tes talents de senseurs et fait ce que t’as à faire. »




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Dernière édition par Nagamasa Yoshitsune le Dim 22 Avr 2018 - 15:18, édité 3 fois
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Sam 21 Avr 2018 - 21:38

Comme une invitation lancée par le mortel pour le divin, il lève le regard à l’apostrophe, croisant ainsi l’héritage du vespéral. Les iris se confondent entre perdition et nitescence, le canevas du destin se jouant ainsi de la faible créature. Les premières lueurs du rayonnant annoncent un voyage, des péripéties, une épopée. Semblable à l’aube d’une nouvelle ère, coruscations de l’astre apportent un sentiment de renouveau, de renaissance. La brise manque à l’appel, laissant les hommes, seuls, sans le réconfort d’une douceur que nul ne refuserait. Est-ce bien là tout ce que la vie avait à leur offrir, la solitude ? Ou alors est-ce un énième test de la part des divinités, jaugeant les capacités et la grandeur de chacun en ce bas monde ? Une nébulosité qui ne prend fin uniquement lorsque les élucubrations humaines trouvent une limite, se confrontent à plus imposant. Le ressenti est mis en exergue, atteint son apogée, alors que l’allure du duo ne s’en trouve point dérangée pour autant.

C’est un de ses yeux ambrés que garde fermé Takumi. Il pense et repense à cette rencontre, ce qui en a découlé. Un enseignement singulier lui a été inculqué, ou du moins, est entré en conflit avec ce qu’il croyait être la meilleure façon d’agir. Son sang chaud et son impudence, teintée de goguenardise, s’étaient confronté au calme sûr et insultant du samuraï. Un contraste brutalement et finement tracé ici entre les longues crinières. Une tenue tendue vers lui, c’est un œil insolent qu’il arbore en réponse à l’escrimeur.

Vous ne pouviez pas le dire avant ?

Fort heureusement, le vert lui sied à merveille. C’est pourquoi, il accepte sans trop rechigner la proposition. La caresse du tissu annonce le changement de couleurs, ce dont sera dorénavant vêtu l’ancien Fukutaicho. Quelques instants à peine après avoir attaché sa chevelure, c’est une demande aux allures d’avertissement qui trouve réponse en l’activation des pupilles du Hyûga. Plusieurs silhouettes approchent.

Deux hommes, à huit heures et approximativement à une distance d’une vingtaine de mètres.

Le Feu avait été victime d’un dérapage récemment avec la Roche et la Foudre. Les shinobis sont à présent moins appréciés qu’avant et sont peut-être aussi traqués dans le coin. Il reste cependant calme, ce n’est pas la première fois qu’il envisage de mourir hors des murs du village. Il avait eu le temps d’améliorer la technique créée par l’albinos et n'hésiterai point à s’en servir. Quelle meilleure manière de lui prouver qu’il est plus efficace que lui dans la création et le parachèvement de jutsus ? Nébuleux, en effet.



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Dim 22 Avr 2018 - 14:13


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Hi & Byakugan

Yoshitsune &
Hyuga Takumi

« Deux tu dis ? Tachons de les rattraper »


La hiérarchie des heures n'importent plus dès lors qu'elles disparaissent trop vite. Qu'elles soient les premières du jour ou les dernières de la nuit, il y a longtemps que Yoshitsune ne les considère plus selon le rythme commun ni ne cherche à accorder son existence sur leurs règles établies, la lumière pour agir et l'obscurité pour dormir. Il trouve d'ailleurs amusant que les gens continuent d'attribuer ce type de valeurs à des horaires qui, à la frontière d'où il est originaire, n'existent même pas.

Ceux qui s'assoupissent lorsque l'aurore paraît sont dits déséquilibrés, quand on ne leur prête pas quelque morale dissolue, et toujours midi éclipse minuit au rang de la clarté ; Le Nagamasa, lui, a perdu très tôt cette perspective. Or, maintenant que son sommeil se joue de ces contraintes, de même que ses yeux des nuances, il ne remarque pas plus qu'il fait encore beau dehors, que les bosquets sont auréolés de bleu et que sur la ligne d'horizon se détache pas à pas la peau blanche du soleil. Tout au plus le sent-il à l'instant où, transperçant la nébuleuse humide, un rai plus chaud que les autres lui frôle les paupières – il inspire alors du fond de ses poumons, déplorant que le matin se montre si véloce, puis replonge aussitôt dans la recherche.

Devant eux, deux formes denses semblent fendre les herbes d'une foulée rapide. Elles semblent découvrir l'endroit, sa torpeur qui n'a d'humain que l'habitation que l'on y a construit et le reste plus proche du règne des pierres – Yoshitsune ignore si ils s'y trouve en sécurité, si quelque danger ne jaillira pas soudain des buissons alentours.

Cette dernière ne se rend même pas compte que l'on a pénétré son royaume pétrifié ; elle n'en prend conscience qu'au moment où, relevant le front, la créature aux abois s'échappe sous les frondaisons pour rendre au paysage son inertie, et Yoshitsune sourit à ces manières bien connues de chevreuil, à la fois spontanées et stupéfaites, désinvoltes et maladroites, en se demandant si la bête le visitera de nouveau, si elle lui fera encore l'honneur de brouter dans cette clairière où, pareille à une vieille interrogation il cherche réponse à ses questions. Que font les hommes là-bas en ville tandis qu'ils écoutent les hauts soupirs ? Dorment-ils ? Chassent-ils hors de leur bouche béante les reliquats du repos ou bien s'agitent-ils déjà au-dessus de leur ouvrage ? Yoshitsune ne sait pas, ne se questionne pas plus à ce sujet. Il demeure à cette place, l'esprit rivé sur chaque seconde qui s'écoule, sur chaque nuance de ciel différente de la précédente qui oscille sur la paroi vitreuse de ses iris, incapable de la traverser sans y abandonner sa certitude, jusqu'à ce que le levant finalement ne s'accomplisse et n'offre ensuite à la terre ses inséparables chants d'oiseaux. À peine résonne la prime note que survient l’idée – et ainsi le doute a disparu. Ce cheminement qui est là est sans doute le bon - Hésitation et non pas certitude.

Ils suivent alors la direction que prend le sentier sans se méfier de ce qui les attends en bas, car se sont de fiers samouraï. Et après quelques longues minutes, une ombre s’esquisse enfin devant leur yeux.


« Toi. Arrête-toi, tout de suite » élevant la voix.

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Dim 22 Avr 2018 - 14:36
La chaleur de ce pays n’était vraiment pas faite pour notre ami le samouraï. Il regrette déjà de ne plus être sur l’océan, ce vent doux qui venait le prendre au niveau du visage, un véritable bonheur. Mais ici, c’est totalement différent. Accompagné de son nouveau compagnon de fortune, le sabreur de kiri, il ne voulait pas du tout perdre de temps, si bien que le bateau était tout juste arrivé sur la côte du pays qu’il n’avait pas perdu une seule minute pour commencer à marcher, voulant se rendre le plus vite possible sur ses terres.

Il savait très bien qu’il devait traverser ce pays durant plusieurs jours, ce qui n’était pas du tout un plaisir pour lui. Le peu d’ombre que pouvait lui offrir les feuillages des grands arbres lui apportait de temps à autre un peu de fraîcheur dans cet environnement suffocant. De son côté, Goten par contre, ne semblait pas vraiment être gêné par tout ceci. Peut-être que le Nagamasa est simplement quelqu’un de difficile, lui qui a l’habitude du froid et de la neige de son pays.

Malgré tout, ce n’est pas cette chaleur qui allait lui faire perdre du temps. Son but étant de rejoindre sa famille, cette unique motivation était amplement suffisante pour le faire avancer sans même ouvrir la bouche pour se plaindre. Et puis, si jamais il avait besoin de se ressourcer un instant, il faut dire qu’ils avaient fait le plein de provision avant de partir de Kiri.

Suivant ce sentier tout tracé dans la forêt, il pouvait entendre certains bruits dans les feuillages, puis soudainement, un déplacement arrivant de son dos. Sur ses gardes, s’attendant peut-être à voir un animal ou une autre bête féroce du genre, habitant dans la forêt, les deux hommes venant déranger la paix de leur foyer en prenant cette route. Mais cela venait de prendre une tout autre tournure quand le samouraï venait d’entendre la voix d’un homme qui l’interpella dans son dos, lui demandant de s'arrêter.

Le plus intriguant dans tout ça, c’est qu’il avait l’impression de connaître cette voix en question, ce qui venait de lui faire un frisson parcourant toute son échine, arrivant au niveau de son cou. Impossible, venait-il de penser, que cela soit possible. En plus de cela, cet homme semblait vraiment être confiant, parlant sur un ton légèrement déplacé, un tutoiement, suivi d’un ordre.

ShigureSi vous êtes des bandits de grand chemin, je vous conseille de faire demi-tour tout de suite. Un soupir venait de sortir de sa bouche. Je déteste quand quelqu’un me donne un ordre en plus de ça.

Puis, il se retourna, pour enfin mettre un visage sur cette voix qui venait de l’interpeller. Et effectivement, la surprise fut de taille, vraiment. Cette silhouette, cette allure, cette coiffure… Aucun doute possible, c’était bien lui. Il n’en revenait pas, le croiser ici était vraiment plus que surprenant.

ShigureMasaka… Le samouraï venait réellement de tomber des nues Je me disais bien que cette voix est familière. Mais je n’arrive pas à comprendre… Je dois vraiment dire que je ne m’attendais pas à te trouver ici, Yoshi. Qu’est-ce que mon petit frère peut faire dans ce pays horrible ?
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Dim 22 Avr 2018 - 15:16


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Yoshitsune &
Hyuga Takumi
Nuit blanche qui pâlie fuyant le long de l’horizon – nez à nez avec un être cher à ses yeux qu’il croit mort depuis bien des lustres... Il suit des yeux le tracé confusément doré des ombres étoilées planant voile scintillant dans le ciel. Il ne pense pas – mais il songe emporté doucement par le chatoyant silence de l’aube belle dame aux ailes d’ambre déployées… Sa rage monte doucement, mais il ne se prononce pas, mutin et décomposé.

Un soupir et il se retourne pour faire face aux étoiles qui restent dans les abysses obscures et brillantes. Mais son regard dérive sur sa lame, et l'envie de l'y empaler et de l’envoyer les rejoindre se fait de plus en plus en forte. Un tel traître n’aurait pourtant qu’à trancher à même ses entrailles, mais alors que les mots résonnent dans son encéphale à nouveau ; il sait qu’il est temps de grandir, que la rage qui mord son cœur devrait lui servir de force ; qu’il n'as plus le temps d'être enfant ; de lui en vouloir. mais il n’a plus la force de résister - Il veut hurler, compresser ses poumons par le manque d'air quand il crachera à un visage trop semblable au sien que Nagamasa Shigure n’est rien d’autre qu’un lâche.


« N’est-ce pas là une vulgaire comédie ? »

Est-ce un rêve ? Est-ce réel ? La stupeur est propice à l’illusion – entre les drapés du sommeil que le nouveau jour constelle les lignes immaculées du ciel lui semblent esquissées d’irréalité.


« Nagamasa Shigure, en chair et en os »

Il n’ose s’avancer, le toucher – de peur qu’il disparaisse, comme cela, comme s’enfuient les nocturnes hallucinations lorsque l’on s’éveille… Alors pour ne pas dissiper les rêves – il se contente de sourire jaune. Il se contente de s’approcher à petits pas et délicatement comme on embrasse les flocons l’hiver, pressé de sentir la vulnérable chaleur de ton cou.

Plus tard il fera courir ses doigts sur les chemins de l’acier jusqu’au bout des traits ébauchés à l’aurore de sa fidèle lame. Parce qu’à la surface du monde flotte désormais Shigure qui n’est nullement plus qu’une feuille d'herbe, de celles qui ne sont rien de moins que l'ellipse des étoiles. Un souvenir éphémère dont Yoshitsune ne veut plus se souvenir.

Et enfin, l’air glaciale serpente d’entre ses lippes afin de s'élever avec des langueurs d'hiver, lascif, à l'agonie, fidèle peinture d’un samouraï qui rencontre un autre non loin assoupi sur les terres de ses preux ancêtres, et le tableau tout entier longuement se dissipe derrière l’or poli de ses prunelles. Il est là, immobile, debout devant ce monde ainsi que le ventre vorace d'un dieu dévoreur d'espoir, à regarder ce temps qui s'écoule entre chaque battement de cils, entre chaque clin jusqu'à guetter le déclin, à attendre la fin qui ne vient pas, qui vient toujours trop tôt, qui vient et qu'il ne sait apprivoiser.

« Qu'est-ce que je fais ici ? Excellente question. Mais d’abord peut-on savoir pourquoi tu es encore vivant ? » demande t-il séchement.

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Dim 22 Avr 2018 - 16:43
Était-ce le soleil qui lui avait un peu trop tapé sur le haut du crâne ? Ou peut-être une illusion sortant tout droit de son esprit, sûrement à cause de l’alcool qui a consommé sur le bateau durant le voyage, pour faire passer le temps. Il n’arrivait pas du tout à y croire. Pourtant, sa sœur lui avait bien dit qu’il était toujours en vie, mais il n’arrivait pas du tout à comprendre.

Il le voyait s’approcher de lui, d’un pas très léger. Toujours sur ses gardes, méfiant de voir ce que son frère pourrait être capable de faire, après tout ce temps et cette rancœur qu’il doit porter envers son ainé, c’est instinctivement que sa main se posa sur son sabre, comme un signe pour montrer qu’il est prêt à se défendre si le besoin se fait.

ShigureUne comédie ? Ne sois pas si désobligeant, petit frère. Penses-tu réellement que je n’allais jamais recroiser ton chemin et ton regard ? M’as-tu déjà enterré comme père ?

Torturé, comme positionné entre deux sentiments le dévorant de l’intérieur. La joie de revoir son frère, mais la haine que ces retrouvailles se passent de cette façon. Il n’était pas difficile de comprendre avec l’intonation de l’iwajin qu’il n’avait pas vraiment l’air heureux de revoir son aîné. Les deux samouraïs allaient-ils déjà en venir à croiser le fer, dans cette forêt, alors qu’ils viennent tout juste de se retrouver ? C’est une situation qui n’est pas du tout impossible.

ShigurePourquoi je suis encore en vie ? Tu veux peut-être dire pourquoi père ne m’a pas tué lors de notre affrontement ? C’est vraiment ce qui t'intéresse de savoir ?

Lui aussi, à son tour, il commença à s’approcher de son frère lentement. Cette scène qui donne l’impression de voir deux bêtes féroces se cherchant l’une et l’autre, jusqu’au moment ou l’un d’entre elle va craquer et faire le premier pas, avec un geste qui entraînera sûrement du regret par la suite.

ShigureEst-ce que c’est Ka-chan qui t’envoie ? Je suis presque certain qu’elle t’a parlé du fait que je suis en route pour la rejoindre chez nous, sur notre terre.
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Dim 22 Avr 2018 - 17:29


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Hi & Byakugan

Yoshitsune &
Hyuga Takumi
Malédiction, drapée de ses deux ombres qui s’observent et se targue de ne pas être si étrangère que ça ; tout ça sous la nitescence lunaire. Une douceur implacable âprement sculptée dans la glace délicate qui s’est brisée il y’a de cela bien tant d’années. Il revoit le triste portrait de famille qu’eut peint feu Yamamoto, leur frère. (élévation au purgatoire la béatitude tant attendue s’effeuille tout près là maintenant à portée de réel déstructuré – le noir se fond dans le blanc le haut dans le bas les rêves et les vérités tout s’illumine d’obscurité)

Des réminiscences dansantes ayant la lune de Hi no Kuni pour témoin – un terrible tango qui s’efface à la surface d’un passé plaie à vif.
Shigure – l’heureuse malédiction, ce frère qu’il n’avait eu de cesse d’attendre. Sublime aliénation
Shigure – l’abominable salvation, ce frère qui aurait pu les sauver de cette destin absurde, s’il avait su faire preuve de jugeote et de considération pour ceux qui était censé être sa famille.

Subliminale damnation pour ce frère qu’il a un jour idolâtré, et pour qui aujourd’hui il n’arbore plus que des sentiments de mépris profond. Pour ce lâche qui a encore l’audace de se prendre pour mon aîné, pour celui-ci Yoshitsune n’a pas la moindre empathie.


« Pour t’enterrer encore aurait-il fallu que j’aie la moindre sympathie pour toi, Shigure. Comme j'en ai eu pour nos frères Yamamoto, Chogen, Koga ou encore notre soeur, Shiro. »

Toujours fleurit fièrement à l’autre bout de tes souvenirs passés ramifiés encore en cruels nœuds de fraternité empoisonnés. Douce amertume des souvenirs qui remontent à la surface et qui superbement s’épanouit avec impertinence, Yoshitsune observe cet homme Shigure – qui sans indulgence, plein de pitié de pour ceux qu’il aimait vraiment – nous a trahis comme il nous a adoré


« Cesse d’ailleurs de me qualifier comme ton frère. Aujourd’hui je ne suis rien d’autre que Nagamasa Yoshitsune, Héritier d’Hideyoshi et Chef du clan Nagamasa. Peut-être aurait-ce été toi, si tu avais honoré ta promesse de tuer notre Père. Mais là encore j’ai du me coltiner ton rôle »

« Alors, comment oses-tu, Shigure (celui que j’appréciais au passé et que je méprise au présent)
Vivre toujours en moi alors que je me tue chaque jour à te tuer
Comment oses-tu (vivre sans moi) Accomplis donc ton devoir – s’il est à contre-courant des rythmes de nos cœur J’accomplirai le mien en détruisant le tien » pense Yoshitsune.



« Comment ? Le Grand Shigure aurait-il daigné, avoir de la considération pour nous autres les Nagamasa ? Et bien, dois-je te remercier ? Balivernes. » demande t-il séchement. « Écarte-toi Takumi. » lui demande t-il


L'obscurité vint a envelopper son être de ses bras évanescents. Son chakra enfin libéré, la rixe, un appel inexorable qui accablait les insatiables guerriers tel que lui. Même avec une volonté en fer forgé, il était périlleux de devoir consigner ses instincts primaires. Autant, il avait du les protéger sous la tutelle de Chogen, mais depuis son retour, ses instincts avaient comme pris le dessus. Sentant comme une étrange sensation s'emparer de son être. Une sensation qui le poussait à sortir ses crocs et devoir satisfaire son appétit dévastateur.



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Dim 22 Avr 2018 - 17:57
Soudainement, cette situation venait de venir plus que réel. Une réalité qui vient frapper directement Shigure en plein cœur, comme une lame qui viendrait le pourfendre et le faire souffrir, une âme meurtrie d’entendre ces mots. C’est une vérité, il n’était pas présent. Aucunement présent pour Yamamoto, pour Chôgen ou encore pour Kôga… Mais si seulement ce n’était que cela…

ShigureComment ça, qu’est-ce que tu veux dire par rapport à Shiro ? Son visage venait de devenir tout blanc. Qu’est-il arrivé à ma sœur ? La main tremblante sur le pommeau de son sabre laissant entendre le bruit du métal claqué contre le fourreau. DIS MOI OÙ EST MA SOEUR !

Le calme et la sérénité qui habite normalement le samouraï avaient totalement disparu. Venait-il de dire qu’elle aussi, sa petite sœur, n’est plus de ce monde ? C’est le genre de nouvelle qu’il n’aurait pas voulu apprendre dans cette situation. Il aurait même préféré apprendre ceci de la bouche de sa sœur plutôt que de cet homme en face de lui, le traitant comme un traître.... comme un chien.

ShigureEt donc ? Est-ce le moment où tu vas me demander de m’incliner, ô grand Yoshitsune ? Le chef de notre famille ? Je dois me retenir de rire pour le coup. Tu dois sûrement être l’homme le plus fort du Yuukai, celui que rien n'atteint, l’homme qui n’a pas de sentiment. Notre enfoiré de paternel m’a arraché ma vie, tué ma promise juste devant mes yeux, puis a voulu enfoncer sa lame dans mon cœur, pour ma chasser de notre demeure. Il regarda alors le sol, tout en serrant les dents. Oui, c’est vrai, j’ai honte ! Honte d’avoir laissé une ordure comme lui dicter ma vie. Mais maintenant, ça va devenir de ma faute ? Tu vas me dire que si nos frères sont mort, c’est de ma faute ?

Le ton qui monte soudainement, cette forêt ne semblait vraiment plus être assez grande pour résister à la puissance des deux hommes. Une conversation qui devenait de plus en plus violente. Ce n’était pas du tout ce qu’il avait prévu comme retrouvaille avec son petit frère et pourtant, il ne peut plus rien y faire à présent.

C’est alors qu’il venait de ressentir le chakra venteux de son frère, preuve de la force spirituelle du Nagamasa. La brise qui fait bouger les feuilles, le bruit de l’herbe en mouvement coupant net les paroles entre les deux frères.

ShigureJe trouve que tu es bien présomptueux de dire des choses comme ça. Durant tout ce temps ou Mikazuki était enfermé loin de notre foyer, sous la folie de père, lui a tu seulement envoyé une seule lettre ? Pris de ses nouvelles ? Je sais très bien que non, étant donné que moi, c’était le cas. Je n’ai jamais arrêté de garder un œil sur elle. J’ai rejoint un village contre mon gré pour venger la mort de Kôga. Un village que j’ai eu envie de cramer jsuqu’à la dernière bâtisse après la mort de Chôgen. Ne me parle pas de chose que tu considères comme acquise. Ne pense pas une seule seconde que je n’ai pas de remords d’avoir abandonné ma famille !

À l’image de son semblable, l’émanation de son énergie spirituelle venait aussi de faire son apparition. Une pluie fine et légère tombant du ciel, comme une force écrasante, une fois qu’elle touche les vêtements des personnes présente dans la zone. S’il voulait jouer, Shigure aussi de son côté avait de quoi faire.



Dernière édition par Nagamasa Shigure le Dim 22 Avr 2018 - 18:26, édité 1 fois
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Dim 22 Avr 2018 - 18:18

Les instructions du regard perçant étaient claires, il fallait réduire l’écart de distance entre le groupe d’inconnus et eux-mêmes. Prestement, il s’y attelèrent. Un faible frisson le prit dans la foulée, pas celui du combat, du moins pas encore. L’arrivée devant les antagonistes de de cette épopée se fit non sans une certaine force dans la voix du samuraï. L’homme nonchalant, portant lui aussi des sabres à sa taille, fit brièvement le dindon avant de se présenter à l’albinos en tant que son propre sang. Paré à se tape, il l’avait été avant de lâcher un petit soupir, blasé. Avait-ils affaire à un petit mytho qui commençait à trembler des jambes face au Koretsu ? Était-il fou ? Et le Nagamasa qui vint surenchérir sur ce qui semblait être une bêtise de la part de son interlocuteur. Une sombre histoire de morts, de retrouvailles, de père, fils ou autre.


d’un air ténébreux.

Il n’y avait rien à dire, ce n’était point sa guerre et celui qu’on plaisir à nommer l’Enfant du Fer savait très bien se défendre seul. Enfin, si il avait besoin de l’ex Fukutaicho pour le premier conflit au Feu, c’est qu’il n’était pas celui qu’il prétendait être. Il fouillait vivement dans son paquetage, se demandant bien où il avait pu mettre ce trésor, qui, jamais ne le quittait. Le bavardage incessant, alliant racontage de vie et un délire avec une promesse non respectée, trouvait fin avec les dires de Yoshitsune. Quelle coïncidence, le pupilles pâles avait trouvé ce qu’il cherchait dans ses affaires.


Très bien. d’un air goguenard.

Il se décala d’une dizaine de mètres puis se posa sur le tronc d’un arbre qui était allongé à même le sol. Posant son délicat séant sur la dure surface, il plaça un pied sur le genou de son autre jambe en saisissant son fameux trésor : un sandwich venant de la gastronomie Kazejin nommé Kebab. Avec cela, c’est une canette de PepsIwa Cola qu’il ouvrit avant de la lever pour prendre parole au moment où la tension atteignait son paroxysme.


Gambatte, Yoshitsune-samaaaaa ! très goguenard.

Qui allait gagner ? Qu’allait-il se passer ? Peu importait pour lui finalement car c’est bien un 1v1 contre son salade tomate oignon qu’il engageait à présent. Une ombrelle vint tout de même le couvrir tandis qu'il dégustait ce met de par-delà le désert.



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Dim 22 Avr 2018 - 19:04


Mission S
Hi & Byakugan

Yoshitsune &
Hyuga Takumi
Shigure, j’espère que tu porte – grâce à son cœur – le patronyme de sa mélancolie
éternelle adoration en lasse floraison – Parce que Yoshitsune en a assez de devoir te faner tous les jours tu sais Shigure. Parce que encore et encore, il doit subir la caresse affriolante de tes épines déchirantes à l’âme, parce que chaque jour il revoit en cette nuitée où tu quittes le domaine familiale, élément déclencheur de cette haine farouche qu’il te voue, élément déclencheur de votre scission et du respect que tu as perdu.

Yoshitsune est fatigué, tu sais. Fatigué de tes poisons bénins, de tes mots omis à nos mélodies d’opium
Il t’a trop souvent cru, et a pendant trop longtemps placé ses espoirs en toi. Tout cela se sont des choses que “Toi et lui” vous savez. Shigure et Yoshitsune ? Ca n’existe plus car il te pourchassera jusqu’en enfer pour ta traitrise, et tu auras enfin ce que tu mérites : ta fin pourrissante.


« N’ose plus jamais l’appeler ta soeur, tu m’entends. » Sa voix qui vocifère à travers le cataclysme formé.


Les deux hommes se rapprochent toujours un peu plus, leur deux torrents de chakra se rapprochant l’un de l’autre. La fissure qui s’est déjà formé au mot « frère » n’a de cesse que s'agrandir au fur et à mesure que cet étranger n’a de cesse d’exprimer ces élucubrations futiles. Yoshitsune quant à lui fronce les sourcils en un geste peu banal, se saisit de Nene Kirimaru, lame qui elle ne l’eut jamais trahi ; Shigure n’a rien d’autre que l’hérésie qui roule sous ses mots, et grand bien lui fasse, la lâcheté qui flanche sous ses pas.

Yoshitsune lui a la froideur en réserve, des sens qui s’exaspèrent (face à la criarde parole qui déferle
- Encore sans jamais s’arrêter). Sans rien qui ne pèse lourd ; Un petit silence s’installe (Il affranchit encore son regard de glace.) La rage gronde encore un peu ; Surtout un mépris qui menace de sortir des barrages pour si peu.


« Ferme-là tu veux ? Je suis un homme de sentiment, qui se bat pour les siens. Un frère qui a été là pour les siens jusqu’au bout quand bien même j’ai échoué. Mais toi Shigure, tu n’es pas mon frère. Il y’a bien longtemps que j’ai abandonné cette idée et que oui je n’ai plus la moindre compassion à ton égard. » dit-il le pointant de sa lame


De toute façon, pourquoi les gens devraient-ils croire un vil personnage tel que toi, Shigure ? Alors que tu n’as jamais fait que mentir et trahir ceux qui étaient les tiens ? As-tu ne fit-ce qu’une réponse à cela je ne pense pas. Les seules choses que tu possèdes encore en plus de ce sabre, et cet égoïsme maladif qui est tien ce sont ces artifices malhonnêtes que tu as planté froid et fièr en Mikazuki – de vergers illusoires. Ces calomnies où tu te donnes un rôle qui n’est pas le tien.


« Tous deux, savons très bien ce qu’il en est. J’ai tué notre père, parce que tu étais trop lâche pour le faire. J’ai élevé nos frères et sœurs pendant que tu étais trop occupé à je ne sais quoi ; Élévé Chogen jusqu’à ce qu’il soit capable de réaliser son rêve, fait de Koga ce guerrier honorable, supporter les moindres suppliques de Shiro. J’ai été celui qui les a enterré. Je suis celui qui a réunifié le clan. Alors oui, j’ai peut-être délaisser Mikazuki, mais je lui ai offert un futur où elle peut vivre. Mais toi qu’as-tu fait pour moi ? pour les autres ? Rien. Alors oui quitte à être pour la seule fois de ma vie d’accord avec Hideyoshi : Tu n’es rien d’autre qu’un lâche qui a apporté le déshonneur à notre caste, Nagamasa Shigure. »


Il aurait certainement aimé que les choses soient différentes parce que tu as été son frère mais il te hait. Parce que de vous deux c’est toi – qui ai trahi le joli mensonge dans lequel vous viviez ; toi qui t’es détourné des mirages de notre vérité, des vertus de notre bushido – toi qui l’a laissé tomber de ton plein gré en Enfer c'est vrai. Lui tournant le dos, alors ne t’étonnes pas qu’il ait bleui le tableau idyllique qu’il tirait de toi.

Alors à un pas l’un de l’autre, l'air se compressa autour des Bushido. Leur chakra sans doute au paroxysme, auras se faisant pesantes, presque palpables. Il émanait d’eux ce qu'un shinobi - farouche guerrier aurait pu laissé transparaître à l’encontre d’un ennemi de sa patrie. Et pour cause, une soudaine brise nocturne, s’égarant farouchement dans tous les sens parmi la pluie battante, tandis que leurs pas foulaient la terre stérile, et que la poussière crépitaient, virevoltant au moindre de ces mêmes pas.




« Crois-moi Shigure, à la minute même où je retrouverai Mikazuki… J’en finirai avec toi. » lui promet-il « Suis-je clair ? » lui demande t-il par la pensée



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Dim 22 Avr 2018 - 19:36
Une fin ou un commencement ? Impossible de prédire l’avenir entre les deux frères. Autant l’un que l’autre, de toute cette haine qui découle de paroles forte, des mots qui blessent, ils ne peuvent plus faire machine arrière. En ce jour, la boucle est bouclé. Peut-être qu’arrivera ce moment ou, au milieu de cette tempête, un rayon de soleil perçant l’obscurité pourrait faire que ces deux hommes, étant presque des inconnues l’un pour l’autre dans l’instant, redeviennent les frères qu’ils étaient par le passé.

Mais il ne pouvait pas y croire. Ou alors, il ne voulait pas. Comment faire confiance à cet homme, qui voit dans le fait de s’occuper de sa famille une punition, poursuivi par l’image qu’il se faisait d’un ainé, un modèle, disparu dans le néant. Abandonné comme un louveteau par son propre sang, devant trouver sa voie par lui-même, sous la joute d’un fou qui osait se faire appeler chef de clan, qui était loin du père modèle qu’un enfant voudrait. Hideyoshi, même dans la mort, Shigure te poursuivra pour te faire payer toute cette souffrance.

ShigureJe n’ai pas d’ordre à recevoir de toi. dit-il, alors que sa lame tremblante venait de sortir de son fourreau, pointa le sol, hésitant à avancer vers lui pour le trancher. Je ne savais pas du tout qu’elle n’est plus de ce monde et j’aurais voulu l’apprendre d’une autre manière. Avec d’autres mots. Par quelqu’un d’autre que toi. Tout ce que je vois aujourd’hui, c’est que mon absence n’a fait que te transformer en quelqu’un que tu avais pourtant juré de ne jamais devenir. Quelqu’un comme Hideyoshi.

Encore une fois, une attaque qui se voulait blessante, mais celle-ci n’avait que pour but de l’atteindre au plus profond de lui. Tout ce qu’il voulait en cet instant, c’est pleurer la mort de sa sœur, mais il n’en avait pas le courage. Il n’allait pas donner cette satisfaction à son frère de le voir pleurer, de le voir être rongé par la culpabilité. La honte présente dans le cœur de Shigure se faisait beaucoup plus difficile à porter.

ShigureTu penses que j’attends de la compassion de ta part ? C’est pourtant mal me connaître. Je ne suis pas revenu pour cela. Je ne vais pas passer ma vie à implorer ton pardon. Tu as le droit de m’en vouloir, le droit de ne plus me considérer comme ton frère. Mais n’oublie pas que je suis ton aîné et que, malgré ta nouvelle place de chef de notre famille, je n’hésiterai pas à te remettre à ta place si le besoin se fait.

Un exil qui dura des années, cette envie de rejoindre sa famille chaque jour que Dieu fait et pourtant, il n’avait pas bougé d’un pouce. Il avait attendu ce jour depuis plus de dix ans. Ce jour où enfin, il allait pouvoir retrouver les siens. Mais finalement, il n’avait fait que se bercer d’illusions. Cette famille ne semble plus être la sienne. Ces gens ne sont plus ceux qu’il a connus. Aujourd’hui, Yoshitsune n’est plus son frère.

Le sabre du patriarche du fer dressé en face de lui, la pointe d’acier en direction de son visage, il n’hésita pas à approcher un peu plus, jusqu’à même avoir ce tranchant tout prêt de sa gorge. Sa propre lame arriva contre celle de son frère, dans un bruit simple et léger, du frottement de l’acier.

ShigureTu m’en veux pour toutes les épreuves que notre famille à enduré à cause de mon absence ? Très bien, prends ta lame et tue moi. Tu ne veux plus m’avoir comme frère ? Très bien, prends ta lame et tue moi. Peu importe ce que tu dois faire, je n’ai pas de temps à perdre à te voir pleurer sur le passé. Je suis le fautif dans tout ça, je n’en dirai pas le contraire. Je m’en veux énormément d’être parti et la non plus, je ne vais pas dire le contraire. Mais si je suis revenu, c’est pour rattraper les erreurs du passé. Est-ce que tu es ce genre d’homme qui ne peut voir l’avenir et qui reste bloqué dans l’avant ? Je ne pense pas que tu sois aussi bête, Yoshi.

Il voulait tout simplement couper court, car il n’avait pas plus de temps à perdre dans cette forêt. La voix de son frère qui résonne dans son esprit, artifice provenant de sa maîtrise dans l’art des illusions, comme il savait déjà si bien le faire étant enfant. C’est un sourire qui venait d’apparaître sur le visage de Shigure, de voir qu’au fond, il n’avait pas tellement changé.

ShigureDans ce cas, tu as juste à me suivre. Je me dirige vers notre pays pour aller rejoindre notre sœur. Cette lettre, qu’elle m’a envoyée il y a de ça quelques semaine, montre qu’elle au moins, n’attend qu’une chose. De me revoir. Tu veux aller à sa rencontre ? Pas de problème, nous allons y aller tout les deux. Et une fois que j’aurais pris ma sœur dans mes bras, je peux te jurer que tu vas sentir le tranchant de cette lame parcourir ta peau.

Sans même attendre, il venait de tourner le dos aux deux hommes, alors que Goten venait d’arriver pour les rejoindre. Heureusement qu’il n’avait pas assisté à cette scène, c’était sûrement mieux pour lui, pour ne pas se faire une fausse idée de cette noblesse que représente le bushido. Le temps de reprendre ce voyage vers les terres du fer était enfin arrivé et finalement, il se retrouvait maintenant avec son frère ainsi que cet homme qui le suit pour terminer ce périple.
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Hi no Kuni & Byakugan

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