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Stagiaire(s) [Ft. Akahoshi Hisao & Meikyû Raizen]


Sam 21 Avr 2018 - 8:54
Une lettre était atterrit sans qu’elle ne comprenne trop pourquoi dans ses mains. Une lettre de la police du village, lui laissant entendre qu’elle avait été recrutée comme… Stagiaire. Il fallait bien commencer quelque part après tout. Ce qui avait le plus attirer son attention était sûrement le nom qu’il y était inscrit. Akahoshi Hisao, qui devrait se charger de son intégration. Un truc dans le genre. Peu importait. Elle le connaissait, lui, et elle se devait d’admettre qu’elle l’appréciait. On lui avait par la suite fait savoir qu’elle devrait se rendre face au quartier général de la police.

Et dire qu’elle avait failli tout ruiner quant à sa position au sein des représentants de la loi pour une expérience quant à l’une de ses techniques qui s’était montrée assez… Explosive.

Quelques discussions plus tard, un sourire innocent et de plates excuses et voilà qu’on lui pardonnait, en lui interdisant cependant que de faire quoique ce soit tant n’aurait-elle pas rencontrer l’Akahoshi à ce sujet. Et voilà donc pourquoi se dirigeait-elle vers le quartier général de la police en cette journée ensoleillée tandis que le ciel se dégageait. Parce qu’on l’y avait convié et parce qu’il s’agissait de ses premiers pas comme policière. Ou stagiaire. Surtout stagiaire. Mais bon, voilà, il fallait bien commencer quelque part, et puis, elle comprenait que compte tenu de la situation particulière du pays du feu et de ses récents… Malentendus, il était possible que certains aient une petite méfiance vis-à-vis de son tempérament.

Sans être en retard, elle n’était jamais très en avance. Pour cause, elle prenait bien souvent trop de temps à faire tout sauf se préparer puis réalisait un peu trop tard que, si elle ne se dépêchait pas, elle serait en retard. De ce fait, elle s’était retrouvée à sauter de toit en toit, un croissant entre les lèvres tout en tentant de tresser ses longs cheveux pour se faciliter la vie. Ce n’était peut-être pas ce qu’il y avait de plus sécuritaire, toutefois, elle n’avait pas eu le temps de manger et il lui était impossible que de débuter sa journée autrement.

Manger, c’était quelque chose de sacré. Et ça, personne n’arriverait à la faire changer d’avis.

Sautant du toit près du quartier général, à savoir un grand bâtiment près duquel s’en trouvait un à moitié détruit (oups), elle reconnu sans peine l’ex-prisonnier. Cependant, ce ne fut pas celui-ci qui attira son attention, mais bel et bien l’autre homme présent, qu’elle avait déjà rencontré par le passé. Poursuivant sa course, elle s’élança vers le duo, se jetant ainsi contre le dos du Meikyû en atterrissant brusquement contre ce dernier, venant enlacer ses jambes contre sa taille et ses bras par-dessus ses épaules, l’une de ses mains tenant son croissant.

Le pauvre, il n’avait rien eu le temps de voir venir, pas plus le jônin lui faisant désormais face avait-il pu réagir à la menace subite étant venue les déranger.

- Oiiiii !

Elle vint porter le croissant à nouveau à ses lèvres, en prenant une bouchée.

- Bon m’tin v’deux…

Essayant de s’exprimer tout en s’enfonçant presque l’intégralité de ce dernier dans la bouche était sûrement une bien mauvaise idée. Elle allait devoir revoir la question un peu plus tard. Pour l’instant, il était trop tard.

- Dés’lée j’espère j’suis pas en r’tard… V’savez…

Manquant presque de s’étouffer, elle eut la brillante idée que de se taire, essayant alors de faire passer le morceau. Et ce, toujours alors qu’elle s’était accrochée au dos de son aîné, agitant la main devant elle comme pour saluer celui qui devait se charger… Et bien, de lui apprendre le rudiment de cette voie qu’elle s’était décidée d’entreprendre.

- C’cool, même pas b’soin d’me présenter.

Un point positif alors qu’elle connaissait les deux hommes. Deux personnes qu’elle pouvait dire apprécier, cela ne faisait aucun doute. Bien que, à ce sujet, il était bien difficile pour elle de faire autrement. Il y avait très peu de personnes qu’elle n’arrivait pas à apprécier. Mais ça, c’était un autre sujet, un autre débat.

À l’heure actuelle, elle était (presque) prête à suivre (ou pas) les instructions de l’Akahoshi.
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Sam 21 Avr 2018 - 17:19


C’était finalement l’heure de sa formation de policier. Bien qu’il avait eu une introduction au préalable auprès des différents corps et différents aspects de la police, Raizen pouvait finalement mettre un trait sur cet objectif qui risquait de l’aider à progresser. Intégrer la police était pour lui quelque chose d’important puisqu’il allait pouvoir obtenir plus de responsabilités et comprendre un peu mieux comment l’autorité se comportait par rapport à diverses situations. En tant que citoyen, il était souvent possible voire même la norme de ne voir les choses que sous un œil de citoyen. Or, de nombreux phénomènes se produisaient derrière les décors du village paisible que plusieurs considéraient sécuritaire. Mieux encore, faire partie de la police était aussi un moyen de gravir les échelons hiérarchiques et de se faire valoir jusqu’à l’atteinte de son objectif à moyen terme réel : devenir consultant détective. Or, avant d’en arriver là, il devait sortir du cadre du stage. Même s’il appréciait être stagiaire puisqu’il considérait que les individus étaient constamment en apprentissage, Raizen devait avouer hésiter entre gravir les échelons ou rester stagiaire à vie. Après tout, il se considérait un grand stagiaire de la vie et rien d’autre.

Il fut d’ailleurs surpris d’arriver sur les lieux et de voir Hisao être son chef de stage ou du moins d’équipe. Que ce soit temporaire ou pas, il trouvait la situation relativement drôle étant donné qu’ils étaient aussi une équipe dans la vraie vie. Si Asami n’était pas une frite de taille humaine, l’équipe 8 aurait pu prendre les rênes d’une équipe de policier et assurer la sécurité de Kumo. Ce phénomène aurait été relativement comique et contrastant étant donné que leurs compétences spéciales respectives étaient dignes des pires calamités.

Parlant calamités, de tous les gens qui auraient pu être son partenaire, Raizen était contraint de subir un câlin de type Koala. Ne sachant pas quoi faire ni à qui il avait affaire, il n’eut qu’à entendre sa voix pour reconnaître le fameux individu avec qui il entamerait son stage.

Fixant le croissant que celle-ci agitait de manière continuelle, Raizen ne se souciait même pas du fait qu’elle était sur son dos. Si ça avait pu l’exaspérer un peu, elle était drôlement légère et il ne pouvait s’en plaindre vu les fameux avantages de leur position. Après tout, le tout lui permit de venir subtilement voler un morceau de croissant à Kaede. What goes around comes back around.

-Merci d’avoir pensé à moi.

Ayant un léger rire joueur, il pensa même à taquiner celle-ci, mais Hisao était présent et ils devaient être un minimum sérieux...ou pas.

-J’imagine que ça doit faire différent de voir le monde de haut...

Fixant Hisao, Raizen lui envoya une mine qui voulait tout dire. Au final, s’il avait pu murmurer : H.E.L.P, il l’aurait fait. Or, s’il savait bien une chose, c’était la suivante : perdre le contrôle de son dos à autrui était un signe d’insouciance. Ainsi, il devait assumer son manque de vigilance à un certain degré.

Bref, Raizen se doutait bien qu’ils avaient une équipe équilibrée et intéressante. Ayant tous des styles différents, il ne pouvait s’empêcher d’être excité à l’idée de voir les trois travailler ensemble mis à part le fait que Kaede risquait possiblement d’être trop chaotique pour être contrôlé. Or, si elle lui avait bien appris une chose, c’était qu’il y avait un charme dans l’absence de contrôle. Ayant une soudaine vision de Reiko et de Kaede dans la même pièce, Raizen chassa cette pensée pour tenter d’être sérieux.

Ainsi, il vint tapoter la cuisse de celle-ci pour qu’elle comprenne qu’elle pouvait descendre....si elle comprenait.

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Sam 21 Avr 2018 - 17:55
Quel enfoiré, ce Taicho. Venant de sa part, je prends ça comme une trahison. Limite, c’aurait été Reiko, j’aurais pigé que j’avais merdé d’une façon ou d’une autre. Mais de Daisuke ? Sérieusement… Il savait que j’avais autre chose à faire que de gérer des aspirants du Kyuubu… Peut-être qu’il avait pas aimé que je gâche son entrée en scène lors du Conseil ? Bah… tant pis. J’avais accepté sans trop de mal et m’étais rendu directement sur place, une main dans la poche et le Kiseru en bouche… comme d’hab’, finalement.

En revanche, si la nature de ce boulot m’emmerdait, je devais reconnaître avoir été surpris en entendant qui j’allais devoir former. D’abord, il y avait cette hyperactive gloutonne, Aburame Kaede. C’était un sacré hasard pour le coup, mais avec un peu de réflexion, je me demande si le Taicho me l’a pas confié justement parce qu’il savait qu’elle pouvait se montrer… ingérable. Auquel cas, peut-être que vaut mieux me la confier à moi plutôt qu’à des gens plus calmes… ou plus colériques.

La seconde personne, cela dit, me surprit en bien. Raizen allait donc rejoindre le Kyuubu ? C’était une bonne nouvelle. Faut dire qu’il s’est illustré à Kaze et je pense que son caractère plaît à Daisuke. Et vu que j’étais son chef d’équipe, c’était logique qu’on me le confiait…

Raizen arriva relativement rapidement, ce qui me permit de discuter un peu. La retardataire s’était fait attendre plusieurs mineurs, mais elle ne loupa pas son entrée. Mon visage était totalement calme et apaisé. Je fumais mon Kiseru et mes yeux étaient plissés comme à leur habitude.

- Eh ben, je suis étonné de la voir avec un seul croissant. fis-je remarquer au milieu de notre discussion, sous la forme d'un commentaire aléatoire.

Je l’avais effectivement repéré en train de préparer sa charge. Elle qui bouffait sans cesse et dans des quantités démesurées, j’étais plutôt étonné. … mais la vraie surprise était quand Raizen prit une bouchée de son croissant. Putain, il a pas froid aux yeux. Je reculais d’un pas… voire deux, puis les regardait d’un peu plus loin.

- Bon, on est au complet… j’affichais un petit sourire en coin à Raizen. J’allais de loin pas l’aider à gérer cette situation. Ce serait me foutre en danger, en plus. Donc sans surprise, j’ai été choisi pour gérer votre formation et votre entrée dans le Kyuubu. On va passer une bonne partie de la journée ensemble.

Apparemment, le cas de Kaede était un peu particulier, mais j’étais pas bien sûr. Ouais, il se pourrait que j’ai pas énormément écouté les instructions de mon collègue. En même temps, ça va, je savais qui c’était, et on m’avait dit que c’était une formation, donc bon…

- Avant de commencer, j’aimerais juste être au clair sur votre situation. J’ai pas bien compris cette histoire de stagiaire, d’apprenti… En gros, c’est quoi votre statut par rapport au Kyuubu, et qu’est-ce qu’on vous a dit à mon sujet ? Si on peut éviter des sujets inutiles, ce serait pas mal.

Effectivement, eux comme moi avions autre chose à foutre que d’entendre les mêmes consignes, protocoles et remarques à longueur de journée.

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Dernière édition par Akahoshi Hisao le Sam 21 Avr 2018 - 18:46, édité 1 fois
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Sam 21 Avr 2018 - 18:26
Pour protéger son croissant des dents acérés de l’homme sur lequel était-elle grimpée, elle vint enfoncer ce qu’il restait dans sa bouche, le finissant donc en une seule bouchée. Ceci fait, elle déposa sa tête contre l’épaule du Meikyû, observant ainsi celui qui serait chargé de leur formation. Elle l’avait vu reculé, ce qui lui arracha un léger rire. À croire que malgré sa petite taille et son cruel manque de sérieux, elle pouvait effrayer les plus grands et les plus forts. L’idée était amusante, assez pour qu’elle étire un large sourire en direction de celui qui leur faisait face. Quant à sa position actuelle, elle ne comptait pas descendre. Pas pour l’instant du moins.

Écoutant attentivement ce qu’avait à leur dire le responsable de… L’équipe, ou peu importe ce qu’ils étaient à l’heure actuelle, elle ne put s’empêcher que de décaler légèrement sa tête de l’épaule sur laquelle elle était appuyée pour jeter un bref regard à ce dernier. Un sourire en coin, narquois même, la lueur de son regard laissait sûrement présager le pire, venant d’elle.

- Voyons, c’pas avant l’troisième rendez-vous ça.

Soulignant la main qui était venu tapoter sa cuisse pour l’inviter à descendre de son perchoir.

- T’m’as pris pour une fille facile ?

Un clin d’oeil avant qu’elle revienne porter toute son attention sur l’Akahoshi, à qui elle adressa un large sourire innocent. Sûrement allait-il se compter chanceux de ne pas être sa victime actuelle tandis qu’elle avait choisi Raizen pour occuper ce rôle. Pour l’instant. Simplement parce qu’il avait été celui à lui faire dos, et donc, était plus aisément accessible pour qu’elle y impose sa présence. Mais il n’avait pas à s’en faire, elle se ferait un malin plaisir quant à l’embêter. Elle trouverait son heure, il n’avait même pas besoin d’en douter.

Sa question l’amena à réfléchir quelques instants, cependant, pour éviter d’être interrompue dans sa lancée, elle vint poser sa main devant le visage de l’homme sur lequel elle était toujours, refusant de descendre, contre les lèvres de ce dernier, l’empêchant ainsi que d’exprimer quoique ce soit. Elle aurait aussi pu lui faire signe ou tout simplement enchaîner avec sa réponse, cependant, ce moyen était plus drastique, et surtout, beaucoup plus efficace.

- Moi, si j’me souviens bien d’la lettre qu’m’a fait parvenir Dai…

Elle osait même se permettre un surnom quant à l’homme qui occupait actuellement le poste de chef de la police. Ce qui n’était pas surprenant, compte tenu de qui était-elle.

- J’suis stagiaire, grosso merdo, pour faire découvrir à ehh… Des jeunes aspirants ?

Elle essayait de se remémorer la lettre qu’elle avait relu quelques fois avant de l’oublier sur son bureau et ne plus jamais y toucher.

- ‘Fin, bref, pour potentiellement avoir d’nouvelles recrues. Donc j’suis ehh, bah en apprentissage, sur à peu près tout. Tout simplement… OH !

Elle s’était exclamée peut-être trop fort compte tenu que sa tête était près de l’oreille du Meikyû. À noter qu’elle avait toujours sa main devant son visage.

- J’ai été sélectionnée pour, et j’cite… Mes compétences offensives.

Voilà qu’elle fanfaronnait presque, un sourire fier sur le visage, alors que peu de gens avaient encore eu le loisir de voir ce dont l’Aburame était capable. Si son clan était reconnu pour avoir certaine technique redoutable, beaucoup associaient les insectes à des techniques de détection, faisant d’eux d’excellent pisteur. Disons seulement que le jour où elle avait découvert son affinité, elle s’était décidée… D’improviser.

- On m’a donc dit qu’j’allais être former, un truc d’genre, avec le Fukutaicho. Donc toi.

Relâchant finalement le visage de l’homme, sa main s’éloignant tandis qu’elle avait fini, elle vint à nouveau la reposer sur ses lèvres, presque brusquement, comme si une information de la plus haute importance venait de lui traverser l’esprit et qu’elle se devait de la partager maintenant.

- Puis paraît qu’j’aurai pas l’droit à une troisième chance. Un truc comme quoi faire exploser la moitié d’un bâtiment, c’pas très bien vu, pour un membre d’Kyuubu…

Et voilà qu’elle avait terminé, relâchant officiellement l’homme, venant ainsi joindre ses deux mains devant ce dernier, ses bras passés autour de ses épaules.
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Sam 21 Avr 2018 - 19:32


Voyant dorénavant deux de ses chefs l’abandonner alors qu’il était aux prises avec le danger que représentait ce koala humain, Raizen arqua un sourcil à l’idée qu’Hisao ne savait même pas quel était son mandat. Ainsi, sa première réalisation fut de comprendre à quel point le Kyuubu était possiblement plus désorganisé qu’il le pensait. Ceci expliquerait le manque de rigueur dans la sélection des candidats et le manque de protocole lié au tout. Soupirant, Raizen comptait expliquer sa situation lorsqu’il réalisa que Kaede était non seulement encore accrochée à son dos, mais qu’elle prenait ses aises.

Sur le coup, Raizen sentit des pigments pivoines se former sur ses joues alors que celle-ci avait mal interprété son geste. Lui rappelant ainsi qu’elle risquait probablement de faire ce qu’elle voulait de ce qu’il disait, il ne pouvait s’empêcher de rougir d’un mélange de tas d’émotions. Raizen n’était pas du genre à se frustrer ni à ressentir de la gêne. Pourtant, son visage était presque pivoine, signe que peu importe ce que représentait ce qu’il ressentait, c’était intense. Comme si ce n’était pas assez, elle vint poser dangereusement son doigt contre ses lèvres pour l’empêcher de parler alors qu’elle se laissait probablement bercer par le propre son de sa voix. C’était mignon, mais Raizen n’avait qu’une seule envie, lui mordre le doigt. Or, il porta attention à ce qu’elle disait puisqu’il n’avait pas le choix. Hisao devait probablement avoir subi un traumatisme avec elle pour ne pas tenter de s’interposer. Quel lâche pensa-t-il alors qu’il était surtout légèrement mécontent à l’idée qu’il allait devoir gérer Kaede seul. Or, dès lors, il se remémora qu’il devait cesser de penser au contrôle et tout simplement y aller en surfant la vague de l’irrationalité. Commençant par murmurer quelques paroles que seule Kaede risquait d’entendre, Raizen ne comptait pas entrer dans le vif du sujet avant d’avoir géré ce qui était vif et sur le feu.

-Assez précise pour quelqu’un qui vie sans règle Speedy...

Pouvant maintenant laisser un sourire flirter sur ses lèvres qui n’étaient pas contrôlées par le doigt de Kaede, le jeune homme avait fait référence à ses règles d’événements et de rendez-vous. Elle était assez paradoxale, chose qu’il comprenait et appréciait. Or, il allait se faire un malin plaisir à le lui rappeler au cas où elle serait un tantinet amnésique.

-D’ailleurs, je mords, donc, ne fais pas attention.

S’amusant à jouer avec les mots, il se trouva drôle surtout qu’il venait de lui dire de faire l’inverse. Allant en sens de ce qu’il aurait dit généralement, il reprenait en quelque sorte leur dernière conversion en l’inversant. Or, il n’avait rien à prouver si ce n’était qu’un désir de convertir son teint pivoine en plaisir.

Toussant légèrement, il revint toutefois dans le vif du sujet et la raison pour laquelle ils étaient là même si Kaede s’accrochait désespérément à lui. Si Raizen n’était pas l’être le plus tactile avec les gens qu’il connaissait peu, celle-ci venait de briser la glace pour une centaine de personnes après elle.

-Techniquement, j’ai été enrôlé dans le Kyuubu il y a plus longtemps que Kaede. Je suis directement allé voir Reiko pour lui demander de m’intégrer dans le Kyuubu sauf qu’il y a eu certains moments de frictions...

Toussant légèrement pour ne pas trop entrer dans les détails, il poursuivit en éllipsant sa phrase.

-Donc bref, elle m’a dit que je serais en période d’essai et que tu serais mon chef d’équipe puisque je suis déjà dans ton équipe. J’ai eu le temps de faire un tour rapide et du shadowing pour voir un peu ce que certains faisaient, mais aujourd’hui, c’est ma première vraie journée en tant que stagiaire, mais je suppose que je reste quand même le supérieur hiérarchique du Koala.

N’ayant aucune gêne à l’appeler de la sorte, Raizen eut tout de même un rappel du moment dans lequel elle avait cité avoir explosé un bâtiment. Sincèrement, le tout ne le surprenait pas surtout qu’elle était très dynamique et avait beaucoup trop d’énergie à dépenser. Or, la simple pensée qu’elle pouvait être dotée d’une violence aussi intense le fit sourire légèrement alors qu’il recula pour reposer son dos sur un arbre. Par malchance, Kaede était accroché à son dos... oops

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Mar 24 Avr 2018 - 23:19
C’était plus fort que moi, je n’ai pas pu m’empêcher de lâcher un petit rire lorsque Raizen évoquait son recrutement avec Reiko. La Metaru avait décidemment une réputation qui n’était pas usurpée. Si je reconnaissais sans problème son caractère, je semble être chanceux de ne pas m’être attiré ses foudres.

- Vu ton caractère, ça m’étonne même pas. Mais t’es encore entier, je pense que ça m’impressionne assez pour ne pas t’emmerder plus longtemps avec ça.
lançais-je un sourire sur le coin de la bouche, comme si la provocation avait pu être évitée de justesse.

Marquant une pause en inspirant une bouffée de fumée qui s’extirpa lentement par mes deux narines, je posais cette fois mon regard sur Kaede. Pour les deux aspirants du Kyuubu, c’était d’ailleurs flagrant que peu importe ce qu’il se passait entre Raizen et Kaede, ça me passait totalement au-dessus de la tête. J’crois que ça commence à devenir un symptôme inquiétant. J’commençais à trouver que les bizarreries, les originalités et les choses incroyables étaient juste… normal.

- Très bien. Du coup, Kaede on est encore en phase d’observation et Raizen c’est déjà plutôt bien entamé. Pour toi, la Koala, effectivement faire péter un bâtiment, c’est pas super bien vu. Donc garde ton Katon dans tes poches pendant que t’es sous ma surveillance. J’ai pas envie de constamment devoir passer derrière toi, tes insectes et tes explosions.

Un regard mauvais se déposait d’ailleurs sur Raizen… un petit silence s’était imposé mais je finis par ouvrir la bouche, révélant mon… projet.

- Bah tiens, Raizen. Pour confirmer ta place en tant que membre du Kyuubu, tu seras chargé de veiller sur elle. Au moindre débordement, à la moindre hyperactivité ingérable, tu te chargeras d’elle. Elle est pire qu’un criminel en fuite, de toute manière. Ca te fera donc un bon entraînement.

Pour son potentiel de menace ? Ouais, peut-être. Mais surtout parce qu’elle était imprévisible et sans gêne. Et ça, c’était dangereux.

- Bon, on va marcher un peu et discuter, du coup. Alors effectivement, je viens de récemment passer Fukutaicho étant donné qu’on a un nouveau Raikage, à savoir Reiko. Pour être au clair – au moins pour Kaede – notre boulot c’est simplement d’assurer la sécurité au sein du village, d’identifier des criminels ou d’enquêter sur des affaires plus complexes. Le Kyuubu est une troupe militaire. Tout simplement.

Une main dans la poche, je vins à nouveau tirer sur mon Kiseru, conservant quelques secondes la fumée dans mes poumons avant qu’elle soit évacuée par le coin de ma bouche.

- Pour ce qui est du règlement… franchement, on s’en fout un peu. Vous connaissez vos respon-… mon regard croisa celui de "l'innocente" Kaede. D’un soupir, je précisais alors ma pensée... surtout que Raizen avait peut-être besoin de ça aussi. Vous avez vos responsabilités de ninja, d’être humains et de buntai à respecter. Appeler notre Taicho ‘’Dai’’, jm’en fous à partir du moment où il est d’accord. Pour le reste, le seul vrai truc important, c’est qu’on doit éviter de trop défoncer des ennemis si on en croise.

Je marquais une pause.

- Mais bon, corriger deux-trois mecs qui se sont pensés au-dessus des loins, c’est pas un problème. Des questions jusque là ?

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Mer 25 Avr 2018 - 19:26
Supérieur hiérarchique. Si ça lui faisait plaisir, pourquoi pas. Après tout, au final, autre l’ancienneté, ils avaient plus ou moins le même titre, de ce qu’elle comprenait. Non pas qu’elle s’en faisait pour si peu. Son attention était par la suite dirigée sur leur supérieur, celui chargé de leur cas pour la journée, et sûrement celles à venir aussi. Elle avait souligné ce qui lui avait valu les remontrances du Taicho, quelques jours plus tôt à peine. Or, un bien pour un mal, elle avait désormais l’endroit parfait où aller s’entraîner sans rien risquer. Il fallait savoir voir le positif de toute situation.

- C’compris, promis, j’garde mon katon discret.

Elle avait prononcé ces quelques mots alors que celui sur qui était-elle accrochée eut l’idée de s’appuyer contre un arbre, passant outre sa présence. Vraiment ? Son sourire s’étira, comme si elle avait une idée derrière la tête, ce qui était effectivement le cas, tandis qu’elle posa sa main contre sa nuque, venant doucement caresser sa peau, menace silencieuse d’un sceau qu’elle pourrait y apposer.

- Ils font pas qu’exploser, roh. Ils peuvent aussi enflammer la trinité…

Des paroles lourdes de sens pour qui comprendrait, ce qui était très certainement le cas du Meikyû, qu’elle avait sournoisement menacée lors de leur entraînement. Et pour cause, il semblait s’être tendu alors qu’elle avait laissé passer ce commentaire qui ne semblait vouloir rien dire, se décalant même de l’arbre. Considérant avoir assez joué, elle se laissa tomber sur le sol, debout sur ses jambes, large sourire aux lèvres tandis qu’elle vint se placer à ses côtés. Il faisait presque deux têtes de plus qu’elle et donc, ainsi, elle se sentait beaucoup plus petite que quelques instants plus tôt.

Alors, comme ça, elle représentait un défi assez élevé pour qu’il s’agisse de tester les compétences de celui aspirant à devenir membre à part entière de la police ? Cette idée était amusante, ce qui ne fit aucun doute compte tenu du sourire qu’elle affichait à l’heure actuelle. Quelques consignes furent données, notamment des précisions quant à ce qu’ils faisaient, étaient et représentaient. Du blabla habituel qu’elle s’efforça d’écouter, quand bien même n’était-ce pas la chose la plus intéressante.

- Nope, pas pour moi. C’compris, enregistré, t’a vraiment pas à t’en faire avec ça.

Il avait donc toutes les raisons de s’en faire avec ça, si l’on considérait la facette d’elle-même que tous connaissaient alors que les circonstances voulaient qu’elle n’ait pas réellement besoin de faire preuve de sérieux. Les choses étaient un peu différentes lorsque réellement impliquée, mais pour le moment… Légèreté était son mot d’ordre et cela ne faisait aucun doute.

- Mais d’coup, en vrai, j’ai p’t’être une question.

Cela ne semblait pas être une bonne nouvelle.

- J’dois m’tenir calme par respect pour toi ou pas m’en soucier pour donner d’fil à retordre au Héros ?

Son regard se dirigea donc vers Raizen, ou plutôt, du Héros de Kaze, qu’elle venait de souligner d’un large sourire innocent, haussant finalement les épaules en attendant la réponse de l’Akahoshi. Il avait suggéré de marcher et, pour sa part, elle se contenterait simplement de le suivre, espérant ainsi en apprendre plus sur ce qui allait être attendu d’elle au sein de la police.
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Jeu 26 Avr 2018 - 2:48

Écoutant calmement les premières paroles de son chef d’équipe, Raizen compris que la situation était mal partit. Malheureusement pour lui, il ne se doutait aucunement qu’elle ne ferait que devenir de plus en plus pire. Passant des taquineries d’hisao au sujet de sa personnalité et du fait qu’il ait survécu aux menaces de Kaede, Raizen n’avait qu’une seule envie : fuir. Or, alors qu’il pensait que sa mission ne se limiterait qu’à supporter le caractère particulier de sa compatriote Koala, Hisao lui décerna une mission spéciale qui était d’un tout autre niveau. Si Raizen avait toujours voulu avoir des missions difficiles, celle-ci était de rang S et personne n’en prenait conscience. Surveiller la pile électrique qui détruisait des bâtiments était de trop, surtout qu’elle savait très bien ne pas obéir aux règles. Avalant sa salive, il se demandait à quel moment elle avait pu faire une telle chose. Après tout, il n’avait pas vraiment vu cela lors de leur premier combat. Certes, elle avait de la puissance et était imprévisible. Or, la facette d’elle qu’il avait rencontrée était différente. Lâche et sans règle, c’était ce dont Raizen se méfiait, pas de l’explosivité qu’elle avait dans ses techniques ni des vulgaires bâtiments qu’elle avait explosé.

Caressant sa nuque, Raizen fut victime d’un violent frisson qui lui rappela de mauvais souvenirs. Tandis que celle-ci s’amusait à lui faire revivre les événements précédents avec amusement, il se jura de trouver une technique pour lutter contre les sceaux qu’elle poserait sur lui. Après tout, il était tout simplement hors de question qu’il lui laisse menacer la trinité. Tant qu’elle était en mesure de faire cela, Raizen ne pourrait pas vraiment la contrôler. Sachant pertinemment qu’elle avait quelque chose de taille contre-lui, il devait trouver une solution, quelque chose de solide pour pouvoir rivaliser avec celle-ci.

Or en l’entendant poser sa question, un léger rire perça ses lèvres, le ramenant à la raison. Passant étonnamment de la rationalité à l’irrationnel, celui-ci, soupira légèrement avant de se surprendre à penser que Kaede était moins dangereuse dans un environnement libre. Après tout, elle avait beau être incontrôlable, mais lui imposer des règles n’était pas la solution. Soudain, il avait sa petite idée de ce qu’il allait faire en cas de débordement. Or, il comptait la garder pour lui-même, se contentant de la défier du regard, comme si elle n’était pas passée à deux doigts de lui poser un sceau sur la nuque. Peut-être l’avait-elle fait, qui sait ?

-Je ne vois pas de Héros parmi nous malheureusement, mais pour information, je sais quand bien me tenir et surtout quand je dois lâcher prise pour obtenir et/ou protéger quelque chose qui m’est cher.

Bien qu’il parlait à 95 % de la trinité, il fixa Hisao et Kaede alors qu’il prononçait son discours avec vigueur. Après tout, il avait su quand abandonner son orgueil pour entrer dans la police. Or, quand sa trinité était menacée, celui-ci savait encore mieux se tenir. Du moins, pour le moment. Ce cirque risquait de durer jusqu’à ce qu’il développe une technique contrant ce genre de manipulation.

-Mais bon, en tant que supérieur hiérarchique, je suppose que je vais veiller sur la nouvelle recrue...

Étirant les lèvres et les épaules comme s’il n’avait pas fait exprès de mettre de l’avant son ancienneté de quelques secondes supérieures à celle de Kaede, Raizen se faisait un malin plaisir à se dire qu’il allait en baver. Malgré tout, il n’était pas masochiste pour autant. Il savait juste reconnaître les situations uniques et relativement...riches en rebondissements.

-M’enfin, si je devais poser une VRAIE question... mhmm

Marquant un accent sur le mot vrai, il ne regarda même pas Kaede. Il avait la flemme de baisser son regard vers le koala miniature. Au moins, elle n’était plus sur son dos.

-On est censé faire quoi si on se rend compte que certains membres de la police n’agissent pas de la bonne manière ?

Étant un peu plus sérieux, un léger sourire flirtait dans le coin de ses lèvres tandis que sa question était taquine et pertinente. Si on veut, elle s’adressait à Hisao compte tenu du fait qu’il était fort possible que d’autres membres du Kyuubu exagèrent. S’adaptant aussi au contexte et faisant indirectement référence à Kaede, Raizen en profitait aussi pour enfoncer le couteau dans la plaie. Or, c’était un pari risqué auquel il prenait 100 % conscience des risques. Après tout, avoir autorité sur une personne comme Kaede pouvait être positif comme être négatif. En bref, c’était un couteau à double tranchant. Tournant la roue de la chance et de l’imprévisibilité, le joueur naturel en lui était de la partie...du moins lorsqu’il trouvait un moyen de protéger efficacement la trinité.

-Jusqu’où se situe notre mandat si on veut ?

Se faisant plus précis dans sa question, il démontrait son sérieux tout en étant simplement Raizen...


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Ven 27 Avr 2018 - 23:40
Arquant légèrement le sourcil, je m’amusais discrètement de voir que Raizen, peu importe dans quoi il était impliqué, avait des… histoires tordues avec les concernés. Asami, Kaede… Décidemment, il est un peu comme moi : Excellent pour s’attirer des emmerdes. Aujourd’hui, je suis toujours pas sûr si c’est une bonne ou une mauvaise chose… ça peut faire chier quand t’as envie de juste passer une journée tranquille mais je dois bien admettre que j’ai fait quelques bonnes rencontres, comme ça.

- Tu te tiens calme, puis quand tu veux emmerder Raizen, tu le fais mais discrètement. Si le début de cette phrase était de la pure taquinerie, je précisais tout de même quelque chose. Tu seras possiblement de la police bientôt, Kaede. Faut apprendre dès maintenant à choisir quand être chiante et quand être sérieuse. J'sais que c'est pas évident pour toi, mais faudra faire avec. Tu penses que tu y arriveras ?

Mon visage soutenait mon discours : Aucune agressivité, aucune menace, c’était juste une consigne primordiale pour tout membre du Kyuubu. Pour une hyperactive ingérable comme l’Aburame, valait mieux préciser les règles, voire même les préciser plusieurs fois.

- Par contre, ne te penses pas trop au-dessus de la gamine. Si tu te fais maîtriser par un koala, c’est elle que je choisis comme Buntai en chef.

Je ne lui faisais aucun clin d’œil, pourtant, la mise en garde était limpide. J’appréciais Kaede mais Raizen devait résister au moins un minimum à ses taquineries… enfin je dis ça, mais je m’en fous totalement. Au contraire, je me décidais même à accompagner Raizen dans sa provocation.

- Oh… si un policier n’agit pas de la bonne manière, il peut avoir des sanctions selon l’acte. Par exemple… hm… quel exemple j’pourrais utiliser… Ah bah, prenons une explosion dans un bâtiment – pur hasard. Eh bien un truc du style, ça peut aller d’une période de suris au bannissement.

Il restait sérieux quelques secondes avant de sourire à Kaede. Finalement, il revint à un ton plus sérieux pour répondre à une question de Raizen qui ne fut pas, cette fois, une provocation quelconque. En tout cas, ça en avait pas l’air.

- Notre boulot, j’vous l’ai expliqué avant, c’est de protéger Kumo, ses habitants en faisant le moins de bordel possible. On est collègues et amis, suivant la situation, on peut être flexible. Les trahisons, les désobéissances toutes les cinq secondes, le manque de respect… ce sont toutes des raisons différentes d’avoir des avertissements, puis d’être foutu dehors.

J’haussais légèrement les épaules en les regardant tous les deux.

- En même temps, vous êtes pas ici pour profiter des avantages. Kaede reçoit à peine de la bouffe gratuite donc elle est pas là pour ça, et toi, Raizen, j’pense pas que tu cherches à avoir quoi que ce soit, si ce n’est pour ta curiosité personnelle. J’me trompe ? dis-je en m’adressant aux deux. C’était aussi une manière de demander ce qu’ils attendaient du Kyuubu et pourquoi ils étaient ici.

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Sam 28 Avr 2018 - 1:52
Roulant des yeux, elle laissait tout de même voir un sourire amusé, bien digne d’elle, signe qu’elle prenait toute cette situation au sérieux mais pas tout à fait. Autrement, ce serait trop lui en demander. Elle savait faire sa part des choses, lorsqu’elle considérait que le besoin s’en faisait sentir. Le seul problème était justement là, cela dépendait exclusivement d’elle-même et de la façon dont elle voyait les choses. Sa vision se voulait parfois différente et bien souvent incompréhensible pour bien des gens. Elle voyait la vie d’une façon bien particulière, la vivant sur des notes qui ne parvenaient pas à tous.

Un rire se fit entendre alors qu’elle afficha un large sourire tout en décrochant un regard entendu au Meikyû avant de perdre rapidement son air suffisant. Mieux valait ne pas trop en faire, l’Akahoshi semblait d’humeur à les remettre tous deux rapidement à leur place s’ils abusaient ne serait-ce qu’un peu trop. Et puis, si elle était ici, c’était tout de même dans l’optique d’un jour rejoindre la police. Il s’agissait de l’un des moments où elle considérait devoir être sérieuse, ne serait-ce qu’un minimum.

- Roh, ça va. J’ai dis qu’c’tait un accident et qu’ça s’reproduira plus. Puis Dai m’a d’jà passé un savon, on est pas obligé d’inlassablement y r’venir, non ?

Soupirant, semblant exaspérée, ce n’était pas tout à fait le cas. Bon, elle n’était pas spécialement fière de ce qu’elle avait fait, mais, encore une fois, elle l’avait fait et les remords n’effaceraient pas le passé. Une bien triste réalisation pour celle qui avait commis quelques erreurs qui étaient pires qu’un bâtiment à moitié explosé. Comme participer à une guerre alors qu’elle n’y comprenait rien, entraînement la mort de civils et de shinobis, sans distinction, obéissant à des ordres sans les comprendre. Quelque chose qu’elle comptait bien tenter de changer.

Silencieuse, elle écoutait son supérieur quant à ce qu’ils devaient faire, ce qu’il était attendu d’eux mais surtout ce qu’il leur était permis de faire. Si elle avait bien compris que le Meikyû s’intéressait à la question pour voir s’il pourrait éventuellement abuser de son poste pour peut-être bien la calmer (c’était bien tenté), elle était tout de même intéressée quant à la réponse.

- J’vois qu’sa curiosité est désormais légendaire.

Un léger rire, à nouveau, tandis qu’elle ne pouvait que se remémorer des innombrables questions qu’il avait eu envers sa personne et, plus particulièrement, sur les techniques de son clan.

- J’ai décidé d’rejoindre parce qu’on m’en a donné la chance. J’aime bien les nouvelles expériences, voir c’que j’peux faire, m’investir pour l’village…

Racheter des erreurs du passé. Tenter d’effacer tout ce sang qu’elle avait sur ses petites mains, de tous ceux qu’elle avait tué au nom d’une organisation qui avait cherché la paix d’un pays au travers une guerre menée injustement.

- Puis j’pense qu’j’peux apporter au Kyuubu… Pour peu qu’j’y mette du mien. J’ai comrpis, roh, pas b’soin d’me regarder comme ça ! J’vois qu’on doute de moi ici.

Son ton était toujours aussi léger tandis que son sourire s’étirait. Elle avait levé les mains en signe d’innocence, l’air de vouloir confirmer les propos qu’elle lui tenait.

- C’paraît p’t’être pas comme ça, j’en conviens mais… J’sais faire ma part des choses, obéir aux ordres et faire c’qu’on m’demande d’faire. T’as donc pas d’soucis à t’faire là-dessus. J’aime juste pas avoir à m’prendre au sérieux lorsque c’pas nécessaire.

Elle l’avait fait trop longtemps. Et puis vivre était tout ce qui lui importait. Faire ce dont elle avait envie. Ce n’était pourquoi pas trop demandé, non ? Elle s’était même légèrement calmée pour venir rassurer Hisao, et peut-être aussi Raizen, quant à ses intentions, qui étaient toutes à la bonne place. Elle voulait bien faire, cela ne faisait aucun doute. Foncièrement bonne, elle avait tout simplement une personnalité assez particulière.
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Sam 28 Avr 2018 - 3:57


Arquant un sourcil, Raizen se demandait vraiment de quel côté était Hisao. Avait-il aussi été menacé de mettre fin aux jours de sa trinité ? Pas que Raizen savait si celle-ci lui était très utile, mais bon. Il pouvait assumer que celle-ci l’intimidait en partie pour qu’il veuille se soustraire de son règne. Ainsi, il laissait Raizen se débrouiller sans forcément éliminer les conséquences d’un excès en provenance du Koala. Soupirant, Raizen était désespéré. Après tout, il allait devoir jongler avec l’article de la mort, chaque jour, et ce de manière imprévue. C’était comme dans la jungle sauf que le prédateur pouvait se cacher sous diverses formes et frapper au moment où il s’y attendait le moins. En bref, Kaede était bien plus qu’un koala. Elle était un koala avec les aptitudes de plusieurs autres prédateurs, une jungle à elle-même.

Elle avait beau parler et raconter quelques paroles mielleuses, mais elle représentait un danger potentiel. Rien que dans sa respiration, il pouvait y voir le mot : Affront. On aurait dit que sa tête aspirait des lettres visant la rébellion, l’insouciance, mais surtout et avant tout la liberté. Exagérant un peu, il devait avouer qu’il trouvait tout cela comique. À vrai dire, ce serait un défi intéressant et probablement stimulant. Ainsi, que son rôle soit ennuyant ou pas, ils ne risquaient pas de s’ennuyer avec un personnage comme celle-ci surtout qu’ils avaient certains points communs qui risquaient d’ajouter un goût pimenté au Kyuubu. Qui sait, dans quelques mois, ce serait peut-être Spicy Kyuubu.

Depuis leur dernière rencontre, il avait beau se méfier, mais il savait qu’elle était humaine comme tout le monde. Si on veut, elle était simplement particulière au point où il préférait cesser de tenter de la comprendre et de l’analyser. Pour le moment, Raizen était en position d’apprentissage. Quelqu’un lui avait un jour dit de suivre la vague et de voir là où elle le mènerait. C’était exactement cela qu’il comptait faire et ce peu importe les conséquences. Tant que la trinité s’en sortait, le reste importait peu.

-M’enfin, si tu la veux en buntai, libre à toi. On m’a dit que tu aimais les koalas, Hisao-senpai...

Marquant une taquinerie pour s’assurer qu’il comprenne que les jeux de mots se jouaient de manière bidirectionnelle, Raizen masqua son sourire avant de tousser. Faisant comme si de rien n’était, il jeta un œil inquisiteur sur Kaede avant de se concentrer sur les choses les plus importantes.

-Les actions parlent plus que les mots surtout. Il y en a qui prétendent toute leur vie et quand c’est le temps d’agir, ils hésitent. Donc, je n’ai pas d’inquiétude à ce sujet.

Repensant à tous ceux qui avaient renoncé à affronter le Dieu du désert, Raizen parlait avec expérience. Il savait pertinemment que les préjugés et approris ne voulaient rien dire et pour une raison qu’il ignorait, il lui faisait confiance. Après tout, Kaede avait démontré des aptitudes de combat témoignant du fait qu’elle n’avait pas peur de se lancer dans le feu de l’action, chose auquel il adhérait puisqu’il fonçait souvent en apprenant dans les feux de l’action.

-Sinon, je n’aurais pas choisi le mot légendaire pour définir ma curiosité. Pour ne pas mentir, j’aurais dit indescriptible parce qu’elle est parfois capricieuse.

Traitant sa curiosité comme une personne à part entière, Raizen savait pertinemment que cette facette de lui était parfois trop gourmande et influençait le reste de ses actions. Mais bon, légendaire était tout de même un assez bon mot.

-Ah! Et mon but est d’évoluer et d’atteindre le rôle d’enquêteur spécialisé pour continuer de nourrir cette curiosité justement..

Haussant les épaules, Raizen se demandait quelle était la suite des événements. Après tout, ils n’étaient pas venus seulement pour discuter.

-Mais bon, nous verrons avec le temps si ça change hein.

Il ne savait pas là où son expérience le mènera. Toutefois, il comptait suivre la voix qui risquait de piquer le plus sa curiosité tout en l’aidant dans l’atteinte de ses objectifs. Telle était la manière dont il fonctionnait.

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Mar 8 Mai 2018 - 19:49
J’arquais légèrement le sourcil en regardant Kaede.

- … tu m’étonnes qu’on doute de toi. lançais-je avec un fin sourire.

Même si l’envie était grande, je n’en rajoutais pas plus pour le moment. J’aimais provoquer mais chaque chose en son temps. Et puis, le problème avec ce genre de choses, c’est qu’on finit vite par instaurer une normalité qui me plaît pas spécialement. Les taquineries me font rire quand elles sont occasionnelles ou bien amenées. Mais j’avais autre chose à faire que de lire, infliger et subir des phrases à double-sens.

- Bon. On va rester un peu sérieux quelques minutes. Pour être honnête, je vais pas vous garder pendant des plombes. Je vais vous introduire au Kyuubu, vous énoncez à chacun vos tâches et vous donnez à chacune une première mission. Ca me permettra de savoir comment vous vous comportez sur le terrain, mais aussi de manière générale.

On était un paquet de trucs. Des habitants, des ninjas, des policiers, des soldats… c’est ce qu’impliquait une police militaire et nationale. Mais c’était pour ça qu’on signait. Ce qui était moins clair, c’était les implications administratives et morales que ça impliquait.

- Vous pouvez tous les deux apporter beaucoup au Kyuubu. L’intelligence nous servira, comme la force, l’audace, la gentillesse, le courage et bien plus encore. On est typiquement les mecs qui font parfois face à des situations qui les dépassent sur le moment. Des saloperies morales qui nous emmerdent ou qui rentrent en contradiction avec des ordres.

Je me grattais l’arrière de la tête en les amenant jusqu’aux bureaux du Kyuubu. Pendant le trajet, j’haussais vaguement les épaules et me retournais finalement vers eux.

- Après… on s’en fout de ce que vous faites sur le moment. Mais vous devez rester justes, objectifs et surtout efficaces. Ecouter bêtement les ordres vous amènera à rien. Mais désobéir pourrait être encore pire. C’est votre boulot de savoir quoi faire au bon moment.

Le quartier-général du Kyuubu était un grand bâtiment, principalement fait de métal. Pas étonnant étant donné la grande proportion de Metaru qui s’y trouvaient, et encore moins quand on sait que le fondateur, à la base, était le Nidaime.

- Voici dans quoi vous allez principalement évolué. C’est un endroit standard : des bureaux, des tableaux, des dossiers, des ordres, etc… vous serez pas mal de temps sur le terrain selon votre rôle, mais vous devrez obligatoirement bosser une partie du temps ici.

La visite fut brève. Je traversais plutôt rapidement les différents couloirs du bâtiment pour finalement les emmener jusqu’à un terrain. On pourrait le considérer comme un terrain d’entraînement, mais y avait un bordel monstre. Des tables, de la paperasse, des cibles, des trucs cramés, des parcours d’obstacles…

- Vu que c’est moi qui gère votre recrutement – enfin… plutôt votre formation – j’aimerais avoir une idée claire de ce que vous valez. En gros : la formation est officiellement ouverte.

D’abord, nous nous dirigions vers une zone calme ou nous pouvions nous appuyer contre des murs ou nous asseoir contre des chaises. La première partie allait être une simple discussion.

- Chacun votre tour, vous allez me donner les qualités requises pour servir au Kyuubu, les qualités que vous estimez être les plus développées chez vous puis enfin, la situation ou la chose que vous redoutez ou pourriez redouter en travaillant ici.




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Dim 13 Mai 2018 - 22:10
Justes. Objectifs. Efficaces.

Bon, elle savait faire. En quelque sorte. Elle ne pouvait nier être quelqu’un de particulièrement impulsif, tout comme elle ne pouvait clairement pas nier qu’elle laissait bien souvent son coeur guider ses actions et ses paroles. Cela ne faisait aucun doute lorsque l’on connaissait son histoire et les décisions qu’elle avait pris en oubliant toute réflexion pour suivre ce que le moment lui suggérait de faire. De belles conneries en avaient suivi, cela ne faisait aucun doute, mais même encore aujourd’hui, les conséquences étaient secondaires dans le cheminement qui l’amenait à prendre une décision… Elle se devrait simplement de faire attention désormais, car même sans son insigne, les jours où elle ne serait pas en service, elle serait éventuellement reconnue comme membre du Kyuubu, et donc, par conséquent, devoir montrer l’exemple au quotidien.

Cela faisait beaucoup de responsabilités, elle se devait de le reconnaître, toutefois, la vie était ponctuée de défis supplémentaires qu’elle se faisait un plaisir de relever. Si cela lui permettait sur cette route abstraite qu’était celle du shinobi, alors elle n’allait pas lui tourner dos. Et puis, malgré les reproches qu’elle avait pu ressentir, notamment la faute de son caractère explosif… Elle ne se sentait pas à la mauvaise place. À quelque part, elle avait même presque l’impression qu’ils avaient confiance en elle, ce qui était un sentiment tout aussi particulier que surprenant. Elle qui vivait sans se soucier de l’avis d’autrui appréciait toutefois se savoir possiblement respecter par les autres.

La visite des bureaux fut brèves, de quoi leur donner une bonne idée de où allaient-ils travailler. Elle y était déjà entrée, notamment parce qu’elle s’était vue convoquée dans le bureau du Taicho. Bon, sûrement ne devait-elle pas s’en vanter, ne serait-ce de par les raisons qui l’avaient amené là-bas. Cependant, cela ne pouvait que l’amuser, bien qu’elle n’oserait pas le dire trop fort. Elle écoutait avec attention ce qu’avait à dire le dorénavant Fukutaicho, venant prendre place sur une chaise pour ainsi pouvoir s’asseoir alors que la formation était officiellement ouverte, de ce qu’il disait. Intéressant. Comme à son habitude, et parce qu’elle savait le Meikyû très curieux, elle se décida à prendre la parole en premier quant à ce qui leur avait été demandé.

- J’pense que… Les qualités requises pour rejoindre l’Kyuubu… D’jà, du sang froid. Être vif d’esprit aussi. D’pas avoir peur d’prendre des décisions rapides, parce que, j’me doute qu’bien souvent, c’doit être une question d’secondes. J’pense aussi qu’c’est important d’être empathique et compatissant. Les gens r’gardent souvent les policiers, les admirent même, du coup… On est important, pour eux.

Elle afficha un large sourire. Elle ne disait pas avoir la science exacte ni même savoir exactement ce qu’on s’attendait d’elle, mais elle était plutôt satisfaite de sa réponse.

- Pour ma part… J’pense pouvoir dire qu’j’suis quelqu’un d’compréhensive, d’empathique, d’agréable avec les autres aussi. J’suis facile d’approche en somme. J’suis, certes, difficile à suivre, mais ça m’empêche pas d’être présent pour les autres. J’sais qu’j’ai des trucs à travailler, sur moi-même, mais mes défauts sont aussi mes plus grandes qualités. J’me soucis peu des conséquences mais ça m’permet d’pas m’poser des questions pendant mille ans et d’réagir rapidement. Puis comme… J’suis très émotive aussi, ça j’le sais, mais c’est c’qui m’donne c’côté humain qu’les gens peuvent r’chercher.

Elle marqua une pause dans ce flot de paroles qui ne cessaient de s’échapper de ses lèvres, exprimant plusieurs idées à la fois.

- Sinon, j’pense que c’qui m’fait l’plus peur… C’doit être d’perdre mon sang froid. J’sais qu’j’réagis souvent au quart d’tour et… J’voudrais éviter d’faire des conneries et d’mettre quiconque dans l’embarras. J’assume à cent pourcent mes conneries lorsque la conséquence n’affecte qu’moi. Mais si ça d’vait emmerder d’autres… Ça, j’fais attention, t’vois.

Elle lança un regard à Raizen, signe qu’elle avait à peu près fini.
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Mar 15 Mai 2018 - 5:55


Écoutant attentivement les instructions d’Hisao, Raizen s’attendait calmement à écouter la réponse de Kaede. Il savait qu’il devait s’attendre à quelque chose de relativement pimenté ou unique. Pourtant, il fut totalement surpris de voir qu’elle présentait une représentation excessivement modèle en accompagnant le tout de bonnes qualités. En réalité, Kaede pouvait sembler immature sur certains aspects, mais cette perception n’existait que dans les esprits n’étant pas en mesure de saisir à quel point elle était particulière. Il y avait des temps pour le sérieux tout comme il y avait des temps pour le plaisir. Contrairement à autrui qui jaugeait en fonction de la situation, celle-ci se laissait simplement aller, vivant au jour le jour, moment par moment. Ne la rendant que plus captivante, le Meikyû esquissa un léger sourire alors qu’elle venait indirectement de voler la vedette. Il osa même fixer Hisao en se demandant à quel point son chef d’équipe serait surpris par une telle réponse. Lui qui était de nature peu expressive, peut-être risquait-il d’être aussi surpris de l’avoir jugée sans trop d’information. Du moins, tous ceux pensant la connaître risquaient forcément de se tromper. Il l’avait compris de manière assez sévère la dernière fois et il ne comptait pas faire la même erreur une nouvelle fois.

-Kaede a un peu dit tout ce que je pensais, donc j’approuve tout ce qu’elle vient de dire.

Malgré tout, le Meikyû n’avait jamais réellement terminé son tour de parole. Sachant pertinemment qu’il était du type bavard au point de faire des monologues, il comptait raccourcir le tout pour faire différent afin d’être un bon atout à tout ce que venait de mentionner Kaede. Si on veut, il se laissait aller pour une fois.

-Par contre, je pense aussi qu’un membre du Kyuubu se doit d’être curieux et d’avoir envie d’apprendre et de progresser. Autrement, il est aisé de se limiter qu’au strict minimum et de ne pas apporter autant de valeur à l’équipe qu’on le pourrait. C’est non seulement important pour la contribution, mais surtout que c’est en se développant soi-même qu’on pourra développer l’entité que représente le Kyuubu. Si on veut, les gens nous considèrent importants, donc c’est le parfait moment pour montrer l’exemple dans les meilleurs comme dans les pires moments.

Agrémentant ainsi les paroles de Kaede en y donnant sa propre sauce, il venait d’apporter la nuance liée au bien et au mal.

-Nous sommes imparfaits comme tout le monde, mais le désir d’apprendre nous permettra simplement d’être meilleurs. Faire preuve de jugement est certainement important, mais tout comme l’a dit Kaede, il faut savoir prendre des décisions en étant vif d’esprit dans le meilleur comme dans le pire.

Marquant un temps d’arrêt, Hisao ne serait peut-être en accord avec sa philosophie. Toutefois, il préférait l’exposer et se faire contredire plutôt que de la garder pour lui-même.

-Pour ma part, je suis excessivement curieux ce qui fait en sorte que je cherche constamment à en apprendre davantage ce qui me permettra souvent de penser en dehors du cadre qui nous est donné. Certes, je compte suivre les protocoles dans la mesure où ils ont du sens, mais puisque je tente indirectement de me diriger plus vers un profil d’enquête, je pense qu’affuter mon instinct dans des affaires plus ou moins concrètes risque d’être ma plus grande force.

Regardant Kaede puis Hisao, il poursuivit.

-Je dois aussi avouer que ma curiosité est un défaut qui risque possiblement de me pousser à aller au-delà de ce qui est prescrit par mon cadre. Il peut m’arriver de déroger de ce qui m’est attribué, mais je compte faire attention à cela et utiliser de mon jugement pour calmer la créature curieuse qui sommeille en moi.

Ayant un léger sourire en coin, il laissait aux deux le désir de comprendre ce qu’il voulait dire par là. Après tout, ils avaient fort probablement déjà rencontré cette facette de sa personne par le passé.

-J’espère par contre que le cadre stricte dans lequel nous travaillons ne sera pas contre-intuitif pour notre développement respectif.

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Mar 22 Mai 2018 - 21:23
Inspirant une lente et longue bouffée d’air, on passait maintenant à leurs réflexions personnelles sur la question que je leur ai posé juste avant. Pour le coup, c’était très… protocolaire. Je connaissais parfaitement Raizen donc je n’apprendrais pas grand-chose de lui et Kaede était finalement assez fidèle à elle-même. En tout cas, de ce que j’avais pu voir. Derrière ses airs de petite peste ingérable, elle savait faire la part des choses. Elle l’a même prouvé il y a quelques minutes et je ressentais une certaine sincérité… bon, elle a quand même fait péter un bâtiment ou un truc du style. Mais faudra juste l’encadrer un peu plus, c’est tout.

Je n’allais pas réellement commenter leurs réponses. Ca ne servait pas à grand-chose et, au fond, c’était plutôt normal qu’ils pensent de cette manière. Je ne m’attendais pas trop à ce qu’ils me disent vouloir jouir des privilèges d’un membre du Kyuubu ou des conneries du style. Raizen étant ce qu’il est, et le connaissant bien, même certaines réflexions ‘’surprenantes’’, il restait assez logique vis-à-vis de sa personne. Donc à nouveau, pas trop de surprise.

- Compris. Intéressant de voir que ce que vous redoutez, c’est votre comportement et ses conséquences. La plupart parlent plutôt de situations dérangeantes. Certes leur caractère joue un rôle, mais c’est plus l’événement qui est marquant. Leur rôle là-dedans est secondaire.

Rien de plus n’allait être ajouté. Je leur laissais tirer les conclusions qu’ils voulaient, mais je n’étais pas intéressé par le fait de m’attarder là-dessus. Pour être honnête il était temps de passer à des trucs plus intéressants, et leurs réponses – ainsi que les miennes – me permirent d’enchaîner assez facilement.

- On va pas faire une formation particulièrement longue. En gros, on fera rien de bien physique aujourd’hui. Par contre, je vais continuer à voir comment ça se passe au niveau de votre mental. D’abord, une épreuve chacun pour soi. Je ne veux aucune réponse inspirée par celle de l’autre.

Mes yeux se posèrent tour à tour sur Kaede puis Raizen. Je voulais vraiment que tout vienne de leur tête. Je les faisais confiance de ce côté-là mais la clarification n’était jamais mauvaise à prendre.

- Vous êtes membres du Kyuubu. Une attaque discrète a lieu pendant l’absence de la plupart des ninjas. Le Taicho est absent mais le Fukutaicho est à vos côtés. Vous vous trouvez au centre du village tandis que les habitants s’enfuient vers l’est.

Voilà pour ce qui était du contexte. Maintenant il fallait passer aux situations problématiques. Et c’est là que ça devenait logiquement intéressant.

- Etant Fukutaicho, et devant gérer la défense du village, je vous ordonne de vous rendre avec moi vers l'Arche Grise afin d’y neutraliser le chef de l’assaut, qui est apparemment un Yamanaka qui communique ses ordres à ses hommes et à distance. Sa mort représenterait sûrement un grand coup au moral des ennemis. Seulement, vous voyez au loin une troupe d’une bonne dizaine de ninjas ennemis qui se dirige dangereusement vers la foule d’habitants qui panique en se frayant un chemin jusqu’aux zones d’évacuation.

Mes bras s’élevèrent légèrement avant de se croiser. Je posais mon épaule contre le petit mur qui était à ma droite et les regardais calmement, laissant à nouveau peser un petit silence.

- Que choisissez-vous de faire ? Portez un coup fatal à l’assaillant en écoutant mes ordres ou désobéir à mon autorité et protéger les habitants, mettant potentiellement tout Kumo en danger ?

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Mer 23 Mai 2018 - 8:41
Elle était ainsi faite, la jeune Aburame. Les situations ? Elle pouvait s’adapter. De toute façon, c’était ainsi qu’elle vivait depuis… Presque toujours, d’aussi loin qu’elle s’en souvienne. Les conséquences n’avaient toujours eu qu’une vague signification dans son esprit. Elle laissait les choses arrivées et puis elle se contentait d’aviser si le besoin s’en faisait sentir. Et donc, oui, il s’agissait de sa propre personne qu’elle craignait le plus dans une organisation telle que la police, bien plus que n’importe quelle situation que beaucoup pouvaient désigner comme difficiles. Non pas croyait-elle avoir tout vu et tout vécu, toutefois, le bagage qu’elle traînait avec elle, tout ce qu’elle avait traversé au fil des dernières années, l’avaient forgé en celle qu’elle était aujourd’hui, lui donnant une vision différente sur ce que la vie avait à lui offrir.

Une mise en situation, telle serait leur formation pour aujourd’hui. Elle garda une oreille attentive sur ce qu’il disait et, si la situation, elle ne l’avait jamais vécu, elle avait l’impression d’y reconnaître une histoire qu’elle avait entendu, au sein du Soshikidan. Après tout, ce ne fut qu’à la mort d’Alderan, leur défunt chef, qu’elle s’était décidée à partir. Et il avait été sut qu’il s’était rendu à Iwa tandis que le frère d’Ema se rendait à Kumo, tout cela pour tenter de parlementer. Ou, tout du moins, de peut-être avoir des alliés face à un ennemi commun dont la puissance faisait frémir tout le Yuukan.

Une belle tentative, qu’elle aurait pu respecté, si ce n’était de tout le sang qui avait souillé l’organisation. Même elle, elle n’était pas si différente, les événements de Shîto ayant sûrement été les plus difficiles pour elle, tant par ce qu’elle y avait perdu que la triste réalisation de celle qu’elle devenait. Prenant quelques instants pour réfléchir à la question, au final, elle se contenta de secouer doucement sa tête de droite à gauche, alors qu’elle savait qu’elle n’avait même pas besoin d’y réfléchir.

- J’aimerais vraiment t’dire que, dans une situation comme ça, j’vais t’obéir au doigt et à l’oeil. Parce que… C’est c’que j’suis s’posée faire, en tant qu’buntai et parce qu’en tant qu’fukutaicho, t’peux pas t’permettre d’avoir à gérer des électrons libres.

Elle esquissa un faible sourire.

- Par contre… J’pense qu’c’est plus à répéter qu’j’suis assez impulsive. ‘Fin, j’agis sous l’impulsion du moment, c’qui vient m’prendre aux tripes pour m’dire quoi faire. Et donc… J’pourrais pas t’donner d’réponse à moins d’y être confronté. Ça dépend tellement d’choses et d’variables. Dans mon cas j’veux dire. Parce que j’suis quelqu’un d’émotive, qui s’laisse souvent guidées par ses émotions, c’qu’elles m’disent de faire sur l’moment présent.

Elle vint passer une main dans ses cheveux, semblant presque gênée.

- J’sais pas trop quoi t’donner comme réponse en vrai. Parce que j’pourrais tenter d’deviner c’que t’veux entendre, mais au final, j’pas comme ça. Dans les deux cas y’a des conséquences, des trucs lourds même. Si j’décide d’pas t’obéir et qu’tu l’affrontes seul ? La mort du Fukutaicho ça mettrait aussi à mal nos troupes.

Comme la mort du Nara avait été une douche froide pour le Soshikidan. Une grande perte pour l’organisation qui n’avait, au final, pas réussi à s’en relever.

- Là, maintenant, j’sais pas, parce qu’j’ai jamais vraiment fait ça, tenter d’m’imaginer dans une position. J’vis à l’instinct et j’agis sur le moment. C’p’t’être plus dangereux, sûrement même, après tout…

Elle avait perdu un être cher.

- Mais au final, c’est c’qui a d’plus vrai vis-à-vis d’ma personne. J’me prends pas la tête et j’agis lorsqu’il faut qu’j’agisse.

Finalement, elle releva son regard vers l’homme se trouvant devant elle.

- J’suis désolée si tu t’attendais à autre chose. Ou si ma réponse n’est pas digne d’un buntai du Kyuubu.

Parce qu’au final, elle était elle-même, terriblement humaine dans ce qu’elle disait, préférant admettre qu’elle en savait rien plutôt que de tenter une réponse qui ne serait en rien sincère.
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Sam 26 Mai 2018 - 18:07


Ayant un léger sourire aux lèvres, Raizen devait avouer que cette question posait énormément problème. Avec la dualité du choix, il savait pertinemment qu’en réalité, aucune réponse n’était bonne. La logique miserait vers la mise en déroute du chef afin d’avoir un impact macro, donc sur une plus grande portée. Toutefois, laisser le groupe s’en prendre au villageois risquait d’avoir un impact micro. Certes moins pertinent, ce phénomène demeurait quelque chose qu’ils devaient éviter sachant pertinemment que leur but premier était de protéger les habitants. Ainsi, ils étaient tous deux dans un dilemme, phénomène que Kaede ne manqua pas relever. Si on veut, c’était un bon test, mais surtout et avant tout un bon piège.

-C’est plus ou moins un faux dilemme, mais la réponse n’en demeure simple.

Regardant Kaede alors qu’elle avait eu plus de difficulté face à cette épreuve, il ne savait s’il avait raison, mais il devait s’essayer.

-Je ne sais pas si j’ai raison, mais je pense tout de même qu’il faudrait obéir aux ordres dans la situation suivante sachant pertinemment que c’est un Yamanaka qui donne ses ordres à distance. Ça fait de lui le pilier de l’opération et le mettre hors d’état de nuire risque de nous donner un avantage sur ses complices, surtout qu’en brisant leur chaîne de commande, nous brisons tout. Sachant que notre boulot est de protéger le village de Kumo avant tout, dans le cas suivant, la réponse logique serait de porter le coup fatal en écoutant les ordres en espérant que les dix membres du groupe soient déstabilisés.

Marquant une pause, il serra toutefois les dents.

-Par contre, sacrifier plusieurs personnes pour sauver le village est justifiable, sauf que je pense qu’il serait pertinent dans ce genre de situation de faire appel à l’usage de logique et d’un clone en désobéissant partiellement aux règlements en se décuplant pour avoir une vue sur la situation ou tout simplement pouvoir aller chercher du renfort si le tout tourne mal.

Fixant Hisao, le Meikyû n’avait aucune hésitation dans la manière dont il agirait.

— Obéir aux ordres est important, mais il reste et demeure pertinent de ne jamais oublier qu’il ne faut pas non plus sacrifier la perception du public pour un plus grand bien puisqu’ils ne le prendront pas forcément de la sorte. Donc, je pense qu’il est important d’avoir un juste milieu dans ce genre de situations. Nous diviser serait certes problématique, surtout si c’est un adversaire de taille. Ça pourrait tous nous mettre respectivement en danger. Par contre, il faudrait faire usage de nos capacités uniques respectives pour pallier à ce manque. Nous ne pouvons tout protéger, mais ça reste notre devoir de le faire.

Espérant avoir été convaincant pendant sa réponse, il attendait avec impatience de voir la perception de son chef d’équipe.

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Stagiaire(s) [Ft. Akahoshi Hisao & Meikyû Raizen]

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