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La paix des étoiles [Pv: Shuuhei]


Dim 22 Avr 2018 - 16:07


Encore une fois, la Voie du Guerrier s'était exprimée au plus grand mépris de ses voisines.
Seuls les esprits décadents pouvaient se réjouir des nouvelles du Yuukan ; si Kumogakure se targuait certainement de telles actions, pour la Suzuri le bilan s'avérait profondément néfaste. La Répression et la Rage s'étaient chargées de briser un pays entier, s'abattant sur les faibles autant que les forts, fauchant même l'ensemble des hauts dignitaires, porte parole du peuple, et semant chez ce dernier des graines de désolation et de haine qui germeront dans des esprits rendus étriqués par la violence. Le mal était fait. Et à ce qui se racontait, il n'avait même pas été fait jusqu'au bout...
Comment pouvait-on s’enorgueillir d'un désastre aussi lourd de conséquences ?

Takara se rendait au village la boule au ventre. Pénétrer ce lieu lui pesait de plus en plus, et même les rencontres passées, parfois intéressantes, ne raisonnaient plus de la même façon en son âme et conscience. Sans doute lui fallait-elle un temps pour digérer... Non. Entre un abcès et ce village, on ne comptait finalement que bien peu de différences, et au jour où il se ferait écraser, assurément, seul du pus en sortirait. Cercle sans fin.

Elle soupirait. Bien que le village ne se situait plus très loin, elle n'était pas pressée de s'y rendre, mais la véritable raison de cette halte nocturne se définissait par les vibrations de la pleine lune, aujourd'hui présente et resplendissante. Elle l'apprécierait définitivement plus ici qu'une fois parvenue à destination.

Glaçant mon ventre
Les rames frappent la vague
Nuit de larmes


Soufflé pour elle-même, ce Haiku lui était revenu alors que son regard émeraude porté vers le ciel s'égarait au gré de ses pensées. L'encre de son châle s'agitait, en modifiant les motifs jusqu'à s'écouler comme des pleurs, puis remontant le tissu pour reprendre leur forme originelle. Continuellement.

Que venait-elle vraiment faire à Kumo ? Ses pas la portaient ici et là, ses paroles s'adressaient à celui-ci ou celui-là, mais détenait-elle un rôle véritable au cœur de cette mascarade ? Son retrait était un choix. Pourtant il lui manquait désormais quelque chose pour s'en satisfaire pleinement.
Elle perdait sa Paix.

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Mer 25 Avr 2018 - 10:41
Une nouvelle voie bien loin des miens…

Devoir jouer l’ermite était une situation plutôt inédite dans ma vie. J’avais toujours été parmi les miens, à les aider d’une quelconque manière ou à faire office d’exemple à suivre qu’il s’agisse du ninshu ou même de la forge, carrément. Mais pour une fois, le Shuuhei ne serait plus parmi les Metaru. Pour combien de temps encore ? Nul ne le savait. Mais vu la raison pour laquelle je m’en allais, une absence d’un an minimum me paraissait logique. J’avais quelques armes avec moi pour réussir mon objectif, mais toujours est-il que celui-ci allait s’avérer ardu à concrétiser. Depuis la mort de ma première fiancée, c’était la première fois que j’étais en face d’une situation aussi difficile.

Et quelle situation !

Mes pensées m’absorbèrent très rapidement, si bien que je ne me rendis pas tout de suite compte de la présence d’une personne à l’opposé de mon cheminement, à au moins 1000 bon mètres. Il était rare que la ville reçoive des visiteurs, surtout à cette heure de la nuit. Un espion ? Peu probable. Ce dernier n’aurait pas été aussi négligent… Un assaillant sûr de sa force ? Peu probable aussi. De ce que je sentais, le chakra face à moi n’était pas monstrueux. Y avait-il plus monstrueux d’ailleurs que cet homme au chapeau ? J’avais des frissons désagréables rien que de penser à ce démon. J’étais pas bien loin de flipper, mais je préférai chasser les souvenirs de ce type de mon esprit.

Puis, c’est en avançant encore et encore que je finis par reconnaitre le visage à l’opposé de ma direction, la distance amoindrie et le clair de lune aidant. Sous ma couverture sombre qui me recouvrait entièrement et qui camouflait même mon visage, j’eus un sourire. Depuis combien de temps ne l’avais-je pas vu ? Moi-même je ne savais plus. Savoir qu’elle était en vie était déjà rassurant, en soi. Je continuai donc marcher tranquillement jusqu’à ce que la distance soit quasi-inexistante entre nous. A cinq petits mètres, je me stoppai et pris quelques secondes pour observer son minois marquée par une certaine tristesse, avant de prendre tranquillement parole non sans avoir modifié le timbre de ma voix.

- « C’est plutôt dangereux de se promener toute seule en pleine nuit, jeune femme. Un malheur pourrait si vite arriver… »

Et comme si j’avais l’intention de lui faire du mal, j’avais sorti de ma couverture, une main armée d’un kunai.
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Mer 25 Avr 2018 - 14:34
Bercée par sa mélancolie, elle ne l'avait pas entendu.
Encore que l'on ne pouvait pas vraiment condamner son manque de vigilance, puisqu'elle n'en manquait pas. Non, l'individu qui s'était permis de la surprendre venait d'assurer sa progression en s'appuyant sur une furtivité sans reproche. Un shinobi, obligatoirement. Le commun des mortels ne pouvait tromper son écoute, encore moins dans ce contexte-ci où seuls les bruits apaisants du monde de l'obscurité retentissaient.
Rapidement l'inconnu se présentait, à l'aide d'un kunai et d'une menace à peine voilée.

Ce manque de subtilité n'était pas sans rappeler à Takara ses blessures d'enfance. La leçon prodiguée par son interlocuteur d'infortune, elle la connaissait déjà. Sa main gauche absente, remplacée par un gantelet de fer, la lui rappellerait jusqu'à la fin.
Pourtant, la gamine d'hier n'était plus qu'un lointain souvenir, un fantôme du passé, et ce fût au gré d'un sang-froid presque incohérent qu'elle détourna le visage, les paupières bientôt closes. De sa voix claire et maitrisée, elle répondit sans s'encombrer de la moindre gestuelle.

La peur n'est plus mon ennemie, étranger...
Malheureuse je serai, si ma vie dépendait de la normalité des Hommes.


Point final.
Un calme olympien s'installait autours de silhouette vulnérable. Telle était son aura, d'une simplicité et d'une authenticité n'exultant pas la moindre once de violence potentielle. Se laisserait-elle faire en cas d'intentions peu recommandables de la part de cet inconnu ? On pouvait lourdement en douter, même si elle possédait quelques cordes à son arc.

Pour l'heure, la Suzuri ne bougeait pas. Clouée sur place, en communion avec l'instant présent comme s'il s'agissait du dernier. En Paix ? Étrangement, elle qui pensait l'avoir perdu, semblait la retrouver face à cet événement qui n'aurait du produire que de la détresse ; mais dans son état, elle l’accueillait au contraire comme s'il en résultait d'un lien entre la perte progressive de sa foi, et l'arrivée soudaine de cette menace possiblement fatale.
Comme s'il ne s'agissait que de sa destinée.
Aussi, toute lutte devenait insensée.

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Mer 25 Avr 2018 - 20:02
J’eus un soupir amusé.

- « Tu changes pas, toi. »

Là-dessus, je rangeai tranquillement mon kunai avec un sourire aux lèvres. J’avais d’ailleurs repris mon ton naturel qu’elle aura surement vite fait de reconnaitre. Après tout, notre relation durait depuis assez longtemps maintenant. Takara et Shinobi avaient été les premiers Suzuri avec lesquels je m’étais lié d’amitié. Et si même l’une avait préféré se retirer et jouer l’ermite, les deux personnages avaient plus ou moins la même façon de se comporter. Ils se rejoignaient quelque part. Une certaine nostalgie se saisit de moi. Entre les souvenirs de feu Shinobi et la présence de Takara devant moi que je n’avais pas vu depuis longtemps, il y avait de quoi. Mais plutôt que de rester dans le mystère, je repris parole.

- « J’ai été surpris de ne pas t’avoir vu aux funérailles de Shinobi… »

Là-dessus, je retirai de ma tête la partie de ma couverture qui faisait office de capuche de sorte à ce qu’elle puisse enfin voir ma gueule. J’avais toujours un mince sourire scotché aux lèvres. La voir me faisait plaisir. Ma dernière phrase ne fut d’ailleurs pas un reproche. Qui étais-je pour lui réprimander son absence lors de cette funeste cérémonie ? J’eus un bref coup d’œil pour sa prothèse métallique avant de me remettre à observer le minois de la Suzuri plus âgée que moi. A bien des égards, elle était magnifique et son handicap ne gâchait aucunement sa joliesse. Néanmoins, si elle avait une poitrine qui se laissait regarder, elle manquait de cul et c’était bien ce fait qui m’avait empêché de la draguer par le passé.

- « Toujours aussi magnifique… »

J’aurai pu avancer une main vers son visage pour le lui caresser, mais de l’eau avait coulé sous les ponts et je ne savais plus vraiment si je pouvais encore me permettre de telles familiarités avec elle. J’avais toujours été attristé de la voir vivre à l’écart, mais j’avais tout autant respecté cette décision et ce mode de vie. Ceci dit, j’étais à mille lieues de savoir que les rôles allaient s’inverser. L’ironie du sort, dira-t-on. « Par contre, je réitère mes propos, c’est dangereux de se promener toute seule comme ça tu sais… » J’eus un regard doux pour la trentenaire. Je ne la sous-estimais peut-être pas, mais j’avais nourri de l’inquiétude pour elle. Peut-être à cause justement ce qu’elle avait déjà subi par le passé…

- « Et sinon ? Quel bon vent t’amène à Kumo ? »
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Jeu 26 Avr 2018 - 8:34
La Suzuri arquait un sourcil, à nouveau prise de court par ce déploiement d'événements inattendus.
A chaque phrase de son interlocuteur une nouvelle émotion la traversait, la plongeant momentanément dans une série de ressentis variés auprès desquels elle ne parvenait pas à se fixer. En réalité, le plus fort d'entre eux demeurait le suivant : L'ironie.

Ironie de la situation, de cette rencontre précise en pareil instant. Elle qui se questionnait justement sur sa destinée ne s'était pas projetée dans un tel scénario, qui ne pouvait que défaire sa science du recul et la plonger dans un certain chaos. Le Raikage. Shuuhei. D'ailleurs, elle ne l'avait connu qu'ainsi, jamais revu durant son ascension au poste, même au delà. Des années séparaient ce moment ci et celui de leur dernière rencontre. Une appréhension certaine la saisissait alors qu'elle se devait de répondre de plus belle ; bien qu'il semblait heureux et à l'aise, ce n'était pas tout à fait le cas de Takara.
Se tenait devant elle un ami d'antan. Elle s'était confiée, dévoilée à une époque où sa force intérieure manquait encore de structure. Elle lui vouait une reconnaissance inconditionnelle.
Inconditionnelle oui... Mais le Metaru ne représentait plus seulement cet homme. Il était devenu quelqu'un pour Kumogakure, et visiblement quelqu'un que l'on pouvait qualifier de sans scrupules, de sourd à la sagesse. Il avait mis son exemple au service du carnage.

Ami ou non, elle le condamnerait pour cela. Ami ou non, elle ne le haïrait pas pour autant.
Elle devait rester centrée.
D'abord les retrouvailles.

Shuuhei... Je... n'aurai pas cru.
Commentait-elle maladroitement, ne sachant plus quelle position adopter face à ce petit jeu impromptu qui, dorénavant, la rendait légèrement honteuse. Ne parle pas trop vite Shuuhei, nous changeons tous, même si l'impression de n'avancer en rien se fait parfois... oppressante. Et nous empêche de le réaliser...

Elle soupirait lentement, s'accordant quelques secondes pour mieux reprendre contenance.

J'étais pourtant là aux funérailles - A bonne distance. Shinobi comptait pour le clan. Pour moi aussi. Mais je n'avais pas envie de débattre avec qui que ce soit de sa perte. Il y en avait déjà assez comme ça pour parler en son nom...


La trentenaire occultait le sujet, un soudain sérieux s'inscrivant sur son visage.

Quant à ce "bon vent"...
Sans doute s'agit-il du même vent qui conduit un Raikage à s'extirper seul de son village en pleine nuit, je suppose.
Elle plongeait son regard dans celui du Metaru, laissant s'écouler un laps de temps nécessaire à la libre expression de son intuition ; elle le redécouvrait comme au premier jour, en ajoutant à cela qu'elle tâchait de retracer son vécu. Un zeste de tristesse refit surface. Qu'es-tu devenu Shuuhei...

S'approchant toute en douceur, elle lui saisit cette même main qui portait le kunai de tantôt, y caressant la paume par l'intermédiaire de son pouce. Hésitante, elle le regardait de nouveau dans les yeux.

Toi, tu as tellement changé...

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Jeu 26 Avr 2018 - 12:36
- « Les responsabilités entrainent le changement, qu’on le veuille ou non… »

J’avais gardé mon sourire malgré ce qu’elle sous-entendait. Il n’était pas bien difficile à travers son air presque grave et ses mots de cerner son approche. Quelque part, elle restait une véritable Suzuri, à garder un œil critique sur les choses et à être réticents à réaliser certaines choses. A croire que c’était plus fort qu’eux. Là-dessus, Shinobi avait été un poil plus différent que ses pairs. Quand il s’agissait de participer à des débats ou donner son point de vue sur des sujets délicats, il s’en abstenait complètement. Seules ses actions parlaient pour lui. Comme sa propension à faire le sale boulot.

- « En tout cas, les nouvelles vont vraiment vite ! »

Je serrai chaleureusement sa main dans la mienne pendant quelques secondes seulement, avant de faire quelque chose de plus intime. La prendre dans mes bras, carrément. J’eus un petit rire. Ce câlin improvisé me faisait penser que par le passé, je n’avais de cesse de la taquiner sans considération pour son âge. Je me fichais complètement du fait qu’elle soit mon ainée. Ça n’avait aucune espèce d’importance entre nous. Par contre, un coup d’œil désintéressé par-dessus son épaule me fit comprendre que mademoiselle avait gagné quelques rondeurs. De quoi m’arracher un sifflet d’admiration.

- « C’est moi où t’as pris des formes ? »

Maintenant que je n’étais plus kage et même si ma situation n’était pas pour autant enviable, je pouvais me permettre de redevenir le moi d’avant et dédramatiser certaines choses en virant dans l’humour. J’aurai pu lui peloter allègrement le cul mais je préférai m’en abstenir. Si Takara pouvait être douce et avenante, elle pouvait également devenir très dure et l’idée n’était pas de m’attirer ses foudres. Néanmoins je la gardai dans mes bras et levai une main pour commencer à caresser sa chevelure avec bon cœur, comme s’il s’agissait d’une gamine que j’essayais de réconforter avec tendresse et amour.

- « Alors ? Le génocidaire que je suis te dégoute, c’est ça ? »

Le sujet semblait de toute façon inévitable…
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Jeu 26 Avr 2018 - 14:59
Celui-là et sa fichue nonchalance...
D'abord elle lui servait à amenuiser la situation, ensuite elle l'encourageait à détourner complètement le sujet, non sans une certaine audace. Peu convaincue par la mince justification de son interlocuteur, Takara s'était laissée endormir d'entrée de jeu alors que le basculement restait aisément prévisible. Voilà qu'elle se retrouvait saisie comme une simple poupée, cerclée par des bras pourtant connus pour être trop entreprenants à son goût.
Un instant bouche bée, elle lâchait prise en même temps que son front se heurtait délicatement à l'épaule du Metaru. Attentive mais pas inactive, elle attendit qu'il en ait terminé avec ses tierces remarques pour répliquer.

Imbécile... Soufflait-elle.
Lentement, son poing métallique s'enfonçait dans le diaphragme adverse afin de lui intimer le recul, sans réellement forcer, exerçant juste la pression nécessaire au retour de sa liberté, ou plutôt à la préservation de son espace vital. Disons que je m'entretiens - Mais certainement pas pour toi.

Elle lui décochait une moue sévère toutefois finement trahie par un amusement sous-jacent, quoique s'estompant.

Imbécile, oui. Surtout pour penser que tu me dégoûtes, ou encore que tes actes et le changement sont dus à ta fonction et non à ta seule et unique volonté. Reprenait-elle, cette fois-ci fidèle à son tempérament quelque fois incisif. D'ailleurs... le fait même que tu présentes la chose comme ça montre que tu comprends parfaitement le pourquoi des reproches.
Les nouvelles de Hi vont vites oui, compréhensible vu le nombre de victimes et la stupide fierté kumojin...
Je n'en sais pas tellement plus ; ai-je tord de penser que j'en sais déjà assez ?


Sa main droite vint se poser à sa taille. Il avait bien fait de s'empresser d'un langoureux contact physique avant de mettre les pieds dans le plat, puisqu'au vu de la posture de Takara qui le dardait désormais telle l'Inquisition, les compteurs devaient être remis à jour. Aussi la tendresse s'était donc retirée.

N'attends pas de moi que je te dresse le portrait Shuuhei... Je n'ai de dégoût qu'envers la médiocrité, mais que tu patauges volontairement dedans n'enlève rien à tes qualités. C'est à toi de parler. Es-tu seulement heureux de... tout ça ?

Physiquement distante. Psychologiquement investie. La dureté de son attitude n'avait d'égal que son empathie profonde. Rien de plus facile pour la Suzuri que d'attaquer par un angle ou un autre, de pester ou de maudire, de faire mal. Sauf que ce n'était en rien le but recherché. La tension demeurait malgré tout, et perdurerait encore tant que le Nidaime Raikage ne s'ouvrait à elle qu'à travers les plaisanteries ou le sarcasme. Il la connaissait oui, du moins, seulement à un moment donné de sa vie.

Néanmoins il était plus que temps pour les deux de se redécouvrir, et ce en toute franchise.

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Dim 6 Mai 2018 - 14:56
- « Même si j’aime le combat dans son essence, je ne suis pas forcément heureux à l’idée d’ôter la vie d’autrui. Néanmoins, je suis satisfait d’avoir accompli mon devoir de Kage. »

Il n’y avait pas de sourire cette fois-ci. Je lui avais répondu franchement, avec le cœur, mais aussi avec la tête. J’étais plus lucide que jamais et mes yeux ne trahissaient aucun remord. Regretter ? Non. J’avais fait ce que j’estimais être juste. Pour le bien du plus grand nombre. Pour le bien de Kumo et de Kaminari surtout. J’étais certes un génocidaire, un fou aux yeux de pas mal de monde, mais j’assumais pleinement mes actes et s’il y a bien une chose dont on ne pouvait pas m’incriminer, c’était d’être un gros lâche. La décision avait été certes radicale, mais elle n’avait pas été irréfléchie, quand bien même nourrie à plus de 50% par mes états d’âmes du moment. Parfois, il fallait se salir les mains pour obtenir quelque chose de mieux et je n’avais pas hésité une seule seconde à le faire.

- « Il y a eu de l’ingratitude. De l’irrespect. De l’égoïsme et pas un seul soupçon de remords de la part des hijins devant ce qu’a pu accomplir le Soshikidan en même pas deux ans. Mon âme de guerrier n’a pas pu tolérer toutes ces foutaises. Tu peux considérer ça comme une fierté stupide, mais il fallait que j’agisse... »

Je marquai une courte pause pour qu’elle comprenne ce que je lui disais ; Et même s’il n’était parfois pas nécessaire de rentrer dans les détails, surtout que je parlais à une membre du clan Suzuri dont la réputation n’était plus à faire, je me mis à tout lui raconter. Je n’avais aucune obligation à le faire, mais l’estime que j’avais pour cette vieille peau m’avait finalement poussé à tout lui dire. Non pas pour qu’elle me donne raison -ça, je m’en fichais un peu-, mais pour qu’elle sache réellement tout ce qui s’était passé et que son avis à venir soit un peu plus clair et posé. Bien évidemment, j’aurai pu éviter la raison de mon départ de Kumo, mais je lui fis savoir également qu’il y avait un puissant ninja sous le nom de « l’homme au chapeau » qui avait dérobé mon kekkai genkai : Le Kinton. L’une de mes raisons de vivre.

- « C’est la raison de mon départ de Kumo. Je ne reviendrai certainement pas avant d’avoir récupéré ce qui faisait de moi le raikage et le chef de clan des Metaru… »

Là-dessus, j’observai l’une de mes paumes que je refermai en un poing avant de relever mon regard vers elle…

- « Les temps changent et s’annoncent encore plus obscurs pour ce monde. Le simple fait que cet homme au chapeau ait aidé le nouveau seigneur de Hi prouve clairement qu’il y a anguille sous roche. L’isolement dont Daiki parlait, ça n’était que du pipeau ! Et je me dois de retrouver mes compétences. Même sans être kage, je pourrais toujours aider et protéger mon village. »

J’en avais la ferme conviction.
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Dim 6 Mai 2018 - 17:06
D'abord, il alimentait les braises.
Puis au moment même où les flammes s'apprêtaient à faire leur apparition - caractérisées par les répliques cinglantes de la Suzuri -, l'homme déversa un lourd saut d'eau. Durant tout ce temps, la trentenaire demeurait silencieuse, malgré la force des intrigues dévoilées. Si à plusieurs reprises elle hésitait à lui couper la parole, elle n'en fit rien, jusqu'à être foncièrement mise au tapis par une double révélation : D'une part le fier belliciste lui apprenait qu'un individu incontrôlable détenait le pouvoir de retirer un talent pourtant héréditaire, d'une autre qu'il en était lui-même la récente victime.
Ce double choc la laissait perplexe.
Le fait même que Shuuhei se soit montré plaisantin au départ de leur retrouvaille lui revint d'ailleurs à la figure ; conserver son naturel ne devait pas être si aisé... Pour autant elle ne regrettait pas sa propre attitude, ne souhaitant en aucun cas se livrer à une quelconque pitié, car il s'agissait bien là de la pire considération que l'on pouvait apporter à un homme tel que lui dans pareille situation.

Non, pour Takara le soucis se situait même ailleurs. A travers toutes ces nouvelles, il y avait effectivement l'horreur et la compassion oui... mais également de la fascination. Trop franche pour le nier, elle ne savait par quel bout commencer sa réponse alors que le tumulte que toutes ses informations déclenchaient en elle démarrait à peine. De plus, l'avis qu'elle se construisait de fil en aiguille risquait de déplaire, aussi attendrait-elle avant de le développer ; certainement avec des pincettes.

Je... suis désolée pour toi, Shuuhei.
Commença t-elle, le regard insistant. C'est... Tout ceci est surprenant.
Qu'un homme détienne un tel don... Il y a là de quoi inquiéter l'ensemble du Yuukan.


Impossible. Elle n'y arrivait pas. Sa sollicitude à l'égard de son interlocuteur demeurait sincère, mais elle ne pouvait poursuivre sans exposer son propre bilan. Têtue, elle l'était peut-être aussi.

Mais...
Tu me dis que quelqu'un t'a "dérobé" ton talent de Metaru, en plein cœur de la mêlée, que tu n'as rien pu faire... et que tu souhaites le récupérer, comme ça. Seul. Avec ta magnifique réputation, fraichement acquise, les mains dans les poches. Tu te moques de moi ?... Première chose.

Deuxième chose : Parmi tous ceux en place, c'est toi qui a été ciblé. J'imagine peut-être à tord qu'au cours de cette action tu aurais pu être éliminé plutôt que "dépouillé". Ce qui n'a pas été le cas. Pourquoi ? Mystère.
Une chose est sûre, cela faisait ta fierté mais pas ta vie. Tu te sens humilié et abandonne tout du jour au lendemain, laissant le pouvoir à ta sœur qui... excuse-moi, t'est inférieure sur ce point. Ce que tu as subi toi l'aurait tué elle. Mais elle n'a pas été visée. Pourtant, tout ce qu'on, ou que je pourrai te reprocher, sera indiscutablement cent fois plus reprochable à ta sœur... Encore plus maintenant qu'elle te sait meurtrie. Je sais que tu places beaucoup d'espoirs en elle mais... c'est une personne qui s'incarne dans les extrêmes, et qui partage tes défauts. Tout ce qu'elle sait de la vie, c'est comment l'ôter - Je doute donc que ton choix, prévisible, soit le bon choix.

Troisièmement... Tu devrais commencer par reconnaître que ce que tu as subi force l'humilité.
Tu n'es même pas parti, et j'ai déjà l'impression que nous ne nous reverrons plus jamais, que Kumogakure va droit dans le mur. J'ai bien compris que tes décisions en tant que Raikage partaient d'intentions justes et se voulaient efficaces, mais de toute évidence ton orgueil et ton impulsivité ont coûté cher, à tes ennemis et à toi même... Compte-tu vraiment partir sur la même lancée ?


Elle respira un grand coup. Elle en avait beaucoup dit, sans réellement s'étendre sur chaque sujet, et finalement sans prendre la moindre pincette. Takara ne savait pas faire semblant. Néanmoins, elle soulevait les bases de quelques hypothèses et réflexions personnelles, à chaud, et s'accorderait plus de temps pour peser tout cela. L'idée actuelle consistait surtout à faire réagir le Metaru, qui pour le coup, accueillait d'avantage de reproche encore et pas une seule once de pitié.

Tu es insouciant Shuuhei... et dangereux avec ça.
Soufflait-elle, vraisemblablement attristée.
L'ère shinobi reste fidèle à elle même ; l'âge d'or de l'émotivité malgré soi...
Dis-moi au moins que tu as un plan, que je puisse calmer mon esprit quelques secondes.


Peut-être lui en voudrait-il de ce monologue.
Cependant, ce n'était pas encore l'heure d'y penser, ni de s'en excuser. L'avantage, c'est qu'il savait comment elle fonctionnait ; chez elle, les réprimandes n'étaient jamais qu'une étape, et non une finalité vide de sens.

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Dim 6 Mai 2018 - 22:51


- « C’est bon ? Tu t’es calmée ? »

J’eus un sourire aux lèvres, avant de recommencer à lui caresser tendrement la chevelure.

- « Je connais Reiko mieux que quiconque. Mais comme je te l’ai déjà dit, la fonction de kage oblige les personnes qui l’occupent à changer de manière de voir les choses. Et dis-toi bien que Reiko est plutôt bien épaulée par les nôtres. D’ailleurs ne la sous-estime pas. Elle ne serait pas morte tout comme moi. C’est quand même une fière Metaru ! »

J’eus un petit rire en pensant à ma petite sœur. Si elle serait certainement fidèle à elle-même dans la plupart des situations, d’autres la forceraient à calmer le jeu et avancer prudemment. Elle avait bien vu la force de ce type et elle n’était pas folle au point de réagir belliqueusement à chaque fois qu’un fait ne partirait pas dans son sens. Puis, Daisuke veillerait au grain. Il serait là pour refréner ses ardeurs et son expérience aiderait sans doute ma frangine à prendre les bonnes décisions : « En ce qui me concerne, j’ai des pistes pour récupérer mon kekkai. Mon départ est murement réfléchi. Ne t’inquiète pas. » Mon beau sourire s’agrandit et Takara pouvait constater qu’il était largement sincère. Il n’y avait aucune espèce de mensonge et j’avais même de quoi faire pour me sortir de cette mauvaise passe.

- « Si je reste ici, je serai un poids mort et je passerai mon temps qu’à déprimer. Là, il faudrait que je bouge. Que je renoue avec les racines des Metaru. Pour ça, je n’ai pas le choix que de me transformer en ermite. Ça prendra le temps que ça prendra, mais c’est le destin qui veut ça. »

Je finis par la lâcher, non sans lui adresser un clin d’œil malicieux :

- « Je reviendrai vite. Tu sais que j’ai toujours été fort. Y’a pas moyen que ça cesse maintenant ! »
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Lun 7 Mai 2018 - 8:23


Un geste vif vint balayer la main qui ne cessait de la caresser, accompagné d'un recul abrupt. La trentenaire croisait les bras, contrariée.

Ta sœur est un outil au service de sa force et de ses pulsions. Elle est Malade.

Rares étaient les moments où elle parlait ainsi - sèchement et sans bonté latente. Un frisson la parcourait alors qu'elle prenait consciemment acte de son manque de sang froid. Elle tâcha de reprendre sur un ton mieux senti.

Maintenant qu'elle fait figure d'autorité, ce seront les autres qui mettront leurs principes de côté quand elle fera parler sa "fierté" dans le feu de l'action.
Elle soupirait. Mais soit... J'espère que tu parles vrai. Comme toujours, l'espoir écarte la raison mais nous sauve la face...

Et dire qu'en apprenant les nouvelles du Yuukan, je m'interrogeais sur ma place en ce monde...
Avec tout ce que tu ajoutes, je ne sais plus quoi faire. Je passe mon temps, seule, ou accompagnée par des dégénérés qui s'enfoncent toujours un peu plus bas dans la médiocrité, et m'assurent que tout ira pour le mieux. Ce ne sont que des foutaises. Toujours.

La faiblesse ultime de la violence est que c'est une spirale descendante qui engendre cela même qu'elle cherche à détruire. Au lieu de diminuer le mal, elle le multiplie
. Approche moi encore une fois de tes mains baladeuses et je te tatoue cette bribe de sagesse sur le visage.
En y réfléchissant mieux, ce qui t'arrive n'est peut-être pas un si grand mal. Cela te forcera à reconsidérer les choses, à travers la modestie et la faiblesse. Même si tu es terriblement borné, tu vacilleras certainement.

Je suis fatiguée...


La colère l'animait de plus en plus. Son interlocuteur l'avait visiblement plongée dans le mauvais bain, et elle ne parvenait plus à en sortir. De plus, le naturel enjôleur du Metaru n'arrangeait pas l'affaire. Takara s’apprêtait à continuer ses tirades, mais se rétracta finalement. Une autre idée lui venait en tête, dans le fond semblable à l'attitude de ce dernier qui avait lourdement tendance à s'imposer dans les mots comme dans les actes. Cette pensée la calmait, aussi elle attendit quelques secondes, le temps d'un mince apaisement, avant de la dévoiler.

... Emmène-moi, Shuuhei.
Vraiment. Je n'ai pas le cœur à retrouver mon quotidien, ni même Kumogakure. Et tout ce que tu me confies m'amène à penser que la source des événements à venir se situe ailleurs. Je me lasse de rester passive. J'y songeais déjà depuis quelques temps, à partir, mais ceci est finalement clair en moi ; laisse-moi te suivre.


Elle le dardait d'un regard on ne peut plus sérieux. En cet instant, elle occultait complètement les différends pourtant mentionnés un peu plus tôt. Au contraire, le souhait de l'accompagner démontrait même qu'elle avait foi en lui malgré tout ce qu'elle avait pu lui envoyer à la figure. Mais pas seulement. Elle-même traversait une passe épuisante de son existence, se livrant à une auto-critique probablement plus véloce encore que celle qu'elle témoignait aux autres.
Si une aventure d'envergure se profilait, elle voudrait en être. Cela constituait un choix bien plus cohérent que les autres à sa disposition.

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Lun 7 Mai 2018 - 10:54
- « Quand on t’entend parler, on a l’impression que tu as la science infuse, que tu détiens la vérité absolue… »

J’eus finalement un petit rire. Railleur d’ailleurs. Pour le coup, je n’eus pas besoin de me retenir. Je n’étais pas amer devant sa répulsion, non. Malgré ma virilité et tout ce qui va avec, il m’était arrivé maintes fois de me manger des râteaux pas possibles. Celui-là n’en était qu’un parmi tant d’autres. Ceci étant dit, ce qui m’avait fait tiquer, c’était ses mots. Trop acerbes, trop tranchants et pourtant sans aucune légitimité. Et c’était bien ce point qui était devenu gênant par la force des choses.

- « Tu t’offusques suite à mon baiser, tu me dis que je mérite ce qui m’arrive, mais pourtant tu aspires à me suivre…

Tu respectes plus ou moins le choix que j’ai fait, mais derrière, tu OSES traiter ma PETITE SŒUR de MALADE sans rien savoir de son vécu...

Tu remets en question mes différents choix et actions politiques alors que tu n’as jamais rien fait de tes dix doigts pour notre village…

Tu sous-entends apprécier les tiens alors que pourtant, tu vis loin d’eux…

Ta vie n’est que contradiction, en fait… »


Je remuai ma tête de gauche à droite, dépité. C’était ça que d’être cérébral. On pensait tout savoir, être dans son bon droit, mais quand il s’agissait d’agir concrètement, c’était le néant total. Au final, la personne la plus à plaindre entre nous était certainement Takara. C’était quand même désolant de toujours se chercher à cet âge. L’accident qu’elle avait vécu petite n’excusait pas tout, si c’était la raison qu’elle s’était trouvée pour demeurer dans la passivité la plus totale. Le choix de la facilité…

- « T’as même pas daigné venir servir sous mes ordres et tu veux me suivre dans ma quête. Quête plutôt égoïste d’ailleurs. Si tu penses que je suis trop arrogant et trop fier, tu penses vraiment que ça s’arrangera si je retrouve mes pouvoirs ? Ou alors tu espères que mes différentes péripéties m’emmèneront à changer pour "le mieux" ? »

Je réajustai mon sac, avant de rabattre tranquillement ma couverture sur ma gueule.

- « J’aurai accepté dans d’autres circonstances. Si tu avais été à mes côtés depuis la déchéance de Seijiro. Si tu m’avais aidé au même titre que les autres. Si tu n’avais pas érigé une certaine barrière entre nous depuis le temps… »

Sur ces mots, je repris tranquillement ma marche en prenant soin de la contourner largement.

- « Va servir Kumo. Prends du galon. Sers de garde-fou à celle que tu traites de folle furieuse et surtout, trouve-toi toi-même. Si tu réussis et que je ne suis pas revenu d’ici là, pars à ma recherche. Je t’accepterai avec joie à ce moment précis. »

Il était maintenant plus que temps pour moi de m’en aller. Cette conversation n’avait plus lieu d’être…
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Lun 7 Mai 2018 - 15:09
Non... Non tu ne comprends pas... Répondit-elle, faiblement.

Et pourtant il y avait dans le discours du Nidaime des vérités profondes. Si sa vision et ses réticences partaient elles aussi d'intentions justes, le manque d'actes et le repli sur soi s'étaient chargés de gangrener ses souhaits. Aujourd'hui cela lui revenait à la figure ; simplement parce qu'elle exigeait des autres un changement radical, sans même avoir opéré le sien.
Depuis quand sa pureté s'était muée en masque ? Elle l'ignorait, mais la vérité qu'elle chérissait tant s'effondrait sous ses yeux en passe de céder aux larmes.

Prostrée, elle demeura immobile durant la snob manœuvre de Shuuhei, qui la contournait. Le poing serré, elle cherchait ses mots, la colère encore légèrement présente malgré la confusion de son esprit.
Sans faire volte face, elle l'interpella tout de même avant qu'il ne s'échappe. Le regard fixé vers le sol.

Tu as raison... Je n'ai jamais rien fait pour Kumogakure.
Je n'ai pas même daigné suivre les formations conventionnelles pourtant recommandées par mon clan.
Ma façon à moi de ne pas avoir à peser mes mots face à ce cycle de désolation et de vengeance... J'ai pensé qu'en me détournant, j'équilibrerai au moins un peu la balance sans me mettre à dos mon entourage... prôner la paix dans un monde de guerriers, c'est ma réalité, et crois-moi elle n'est pas aisée. Mais... Oui, je me suis éteinte...

Je suis loin d'être infaillible. Traite moi d'arrogante si tu le souhaites Shuuhei... Ce n'est pourtant pas le cas. C'est bien parce que les conclusions hâtives sont légions que je me tiens à distance.
Tu penses certainement que j'en tire moi-même, sans fondement.
Sa voix se tintait d'un mépris fugace en énonçant cette phrase. Shuuhei... crois-tu vraiment que je prendrai les armes pour poursuivre ma propre quête ? Que je verserai le sang au nom de ma propre vision toute puissante, légitimant mes actes par mes victoires ? Si je ne l'ai jamais voulu, c'est bien parce que je n'ai pas cette arrogance.

Je me suis déjà trouvée. Seule me manque la méthode...
Je ne servirai pas le Kumo que je connais. Je suis une servante de la paix et de la connaissance ; répéter les erreurs de nos anciens en pire encore ne m'intéresse pas. Que tu ne le comprennes pas et me reproche de ne pas avoir agi comme les autres m'attriste, oui...

Quant aux reproches que je te fais, ou que je fais à ta sœur, non je ne les retirerai pas. Tant de vies civiles anéanties sans procès, simplement pour leurs ingratitude, irrespect et égoïsme ? Comment cautionner ça... explique-moi, ou alors procédons de la même façon en parcourant notre pays. Si tu penses que de tels traits ne sont présents qu'en dehors des frontières de Kaminari no Kuni...

On ne devient pas quelqu'un à jamais. On est, chaque jour différent. Pars, pars si tu veux... Mais je te souhaite également de te trouver Shuuhei, et d'entretenir ta réflexion... plutôt que de te buter sur tes décisions du moment.


Comme maintenant. Il s'éloignait sans prendre la peine que la discussion cesse d'un commun accord. Peut-être était-il déjà parti... De toute façon, le monologue se terminait.

En te suivant, j'aurai continué de chercher...
Partagé ton regard sur ce monde.
Et toi le mien.
Soufflait-elle tout bas, désormais navrée, sans la moindre force.

Une larme se formait, perlant le long de la joue féminine jusqu'à gagner la terre.
L'entendait-il ou se situait-il déjà loin... Elle ne le savait pas.
Ne se retournerait pas.

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La paix des étoiles [Pv: Shuuhei]

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