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Speedy the feister speedster [Kaede]

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Lun 23 Avr 2018 - 6:07

Laissant le vent flirter dans sa chevelure sombre, Raizen venait d’arriver sur le terrain d’entrainement. Tout juste en dehors du village, c’était une zone dans les bois lui permettant de s’entrainer à l’abri des yeux de tous. Si on veut, c’était l’endroit idéal pour quelqu’un ne voulant pas dévoiler ses techniques. En plus d’être dans un coin relativement isolé et difficile à trouver, le peu de gens rendait l’endroit intéressant. Ainsi, il n’avait pas à se soucier des dommages collatéraux que pouvait provoquer chacune de ses attaques. En soi, c’était l’eldorado pour quelqu’un comme lui qui explorait de plus en plus des techniques destructrices. Dans les environs, on pouvait d’ailleurs y voir quelques arbres ayant souffert les frais de certaines tentatives. Certains plus abimés que d’autres, Raizen venait indirectement de décorer la forêt malgré lui. Mais bon, comme dit, c’était mieux que certaines personnes qui détruisaient des bâtiments. Après tout, personne ne risquait de le ramener à l’ordre sachant que les gens ne pouvaient critiquer ce qu’ils ne pouvaient pas voir. Ceci était d’ailleurs la nouvelle technique de Raizen : l’art de la subtilité.

S’étirant tranquillement en faisant quelques échauffements statiques, le jeune homme s’assurait de l’état de son corps avant de se fixer une difficulté. Si on veut, c’était toujours plus facile quand il y avait un objectif, chose que le Meikyû n’avait aucun mal à se fixer. Ayant toujours un but, bien que parfois inconnu, il arrivait ainsi à s’automotiver, lui permettant de se dépasser et de ressentir un sentiment d’accomplissement. C’était primordial pour le progrès et il le savait. De plus, depuis qu’il avait intégré la police, il faisait un effort plus important pour se garder en forme et se développer. Après tout, entre les séances d’entrainement au Fuinjutsu avec Ikeda, les entrainements avec l’équipe 8 et son travail au sein de la police, il devait à tout prix s’améliorer. Se remémorant encore les événements avec Mamushi, Raizen voulait à tout prix éviter de connaître un moment similaire à nouveau. En réalité, il ne savait pas à quoi s’attendre avec Mamushi, mais il avait l’impression que stagner aurait tôt fait de le rattraper. Ainsi, pour leur prochaine rencontre, il devait être plus prêt qu’il ne l’avait jamais été. Autrement, le cercle infini risquait de se répéter...

Étirant lentement son dos en fermant les yeux, il profitait du beau temps après la pluie pour se préparer à tester de nouvelles idées. Équipé d’un simple t-shirt marqué d’un hiragana signifiant flux, Raizen était prêt à s’entrainer. Malheureusement, il allait rapidement regretter de ne pas avoir amené d’insecticide...

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Lun 23 Avr 2018 - 20:27
Kaede était bien des choses. Elle était hyperactive, exubérante, beaucoup trop enthousiaste pour tout et n'importe quoi mais, surtout, elle aimait bien emmerder son monde. Jamais fait dans l'idée de nuire et dénuée de toute malice, il s'agissait surtout que de sa façon de sa façon d'être. Elle était une jeune demoiselle taquine qui ne possédait aucun filtre ni aucune réticence quant à faire ou dire tout ce qui lui traversait l'esprit. Autant dire qu'aussi sympathique et d'agréable compagnie pouvait-elle être, elle pouvait rapidement en devenir étourdissante. Toutefois, là était tout son charme et elle assumait totalement qui elle était, ne se souciant que très peu de ce qu'autrui pouvait bien penser d'elle.

Cette journée-là, la jeune demoiselle était d’humeur à s’entraîner. Cherchant donc un lieu tranquille pour le faire, ne serait-ce que parce que, après tout, elle ne pouvait pas tout simplement constamment envahir le terrain d’entraînement du Taicho, elle laissa ses insectes le loisir que de lui trouver ledit endroit. Du moins, telle était l’idée, jusqu’à ce qu’on lui apprenne qu’un homme qu’elle avait eu le loisir de rencontrer à plus d’une reprise semblait avoir la même envie qu’elle, à savoir s’entraîner dans un lieu reculé.

Le sourire qui s’étira sur ses lèvres n’annonçait définitivement rien de bien pour lui.

Ou, enfin, cela dépendait des points de vue. Si elle était convaincue qu’il appréciait sa compagnie, cette dernière lui serait toutefois imposé. À voir s’il apprécierait.

Filant donc dans la direction qu’il avait emprunté, suivant à distance avec une certaine subtilité, elle eut tout le loisir que de l’observer entre les arbres. Deux ou trois insectes voletèrent dans l’endroit, semblant faire parti de l’écosystème. Rien qui ne pouvait réellement attirer l’attention, sauf si réellement il se montrait tout particulièrement perspicace. Ce dont elle doutait.

Oh, elle ne niait pas ses capacités qui devaient certainement être assez intéressante, toutefois, elle avait tout de même réussi à s’accrocher à son dos sans même qu’il ne perçoive sa présence ou tente de l’éviter. L’un des insectes vint se placer contre son bras, n’attirant pas l’attention plus qu’il ne le fallait. Ou, tout du moins, telle était l’idée, jusqu’à ce qu’un sceau apparaisse sur le bras du Meikyû, venant s’ajouter à ses nombreux tatouages. Ainsi, rapidement, maintenant qu’elle était passée à l’acte, un épais nuage d’insectes s’échappa de sa position, venant ainsi encercler l’homme et elle-même.

Sur ses lèvres trônait un sourire fier.

- En position, j’te défis.

Un éclat pétillant dans son regard, elle se tenait face à lui, légère sur ses pieds, de ses insectes tout autour d’eux, semblant prêts à passer à l’attaque si elle en décidait ainsi.

- S’tu gagnes, j’t’en dirai un peu plus sur qui j’suis vraiment.

Revenant à leur première discussion, elle eut un sourire malicieux, l’éclat dans son regard indéchiffrable. À quelque part, elle savait qu’elle allait perdre contre le jeune homme. Ce dernier désormais chûnin, sans compter sa réputation d’héros qui le précédait désormais, elle n’avait aucun doute quant à ne pas faire le poids. Cependant, elle commençait à avoir ce cruel besoin que d'extérioriser les derniers événements de sa vie. D’en parler à quelqu’un. Le seul soucis était qu’elle devait bien choisir à qui comptait-elle adresser cette histoire, sa vie en dépendait. Elle n’avait jamais été quelqu’un de bien discrète. Ce silence forcé commençait à lui peser.

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Lun 23 Avr 2018 - 21:50


Alors que Raizen s’étirait et s’attendait à s’entrainer paisiblement loin des yeux de tous, une voix trop familière vint le sortir de ses pensées. Reculant pour voir ce qu’il se passait, quelle ne fut sa surprise de voir Kaede le joli insecte hyperactif ! Sur le coup, il arqua un sourcil en se demandant ce qu’elle pouvait bien vouloir. Depuis leur rencontre avec Hisao, celle-ci semblait être motivée à l’idée de le défier ou de l’affronter. Il ne savait pas réellement ce qu’elle avait mangé, mais semblait-il qu’il était le prochain sur sa liste de démolition ? Peut-être avait-elle trop d’énergie à décharger. Après tout, cette possibilité était plausible et bien que Raizen aurait tôt fait de refuser son défi, il était plus qu’intrigué de voir comment une aburame se battait.

Or, alors qu’il se disait qu’elle en avait fait suffisamment pour le convaincre, celle-ci ajouta qu’elle comptait lui en dire plus sur sa personne s’il gagnait. Dès lors, un sourire malin vint posséder le visage du Meikyû qui n’avait pas l’habitude de sourire autant. Tel un enfant devant un nouveau jouet, ses iris brillaient de mille feux, signe qu’il était partant. Tout son langage corporel criait au défi beaucoup trop intéressant pour être refusé surtout qu’il croyait en ses chances de gagner. Or, contrairement aux attentes, il ne la sous-estimait pas, préférant se méfier pour ne pas être surpris.

-Si tu gagnes, je ferais tout ce que tu veux pendant une journée...

Se trouvant un objectif qu’il voulait à tout prix éviter, Raizen venait de mettre la barre haute surtout qu’il voulait éviter à tout prix de finir esclave de Kaede pendant 24 heures. La connaissant, elle l’utiliserait comme cheval ambulant en lui faisant faire le tour du village pendant qu’elle serait accrochée à son dos. Pire encore, il risquait peut-être de devoir l’amener faire les courses et les boutiques pendant toute une journée. À voir à quel point son cerveau fonctionnait vite, il regretta aussitôt ses paroles, se jurant de réfléchir à deux fois avant de proposer une telle chose. Après tout, une défaite était si vite arrivée.

-Bon, c’est quand tu veux hein...

Faisant mine de lui laisser faire la première offensive, Raizen fit un pas en arrière avant d’exploser soudainement vers l’avant. Chargeant dangereusement Kaede, il voulait tester son temps de réponse, mais surtout et avant tout lui rendre la pareille. Ainsi, il accéléra subitement dans sa direction, en profitant ainsi pour tenter de toucher son épaule à l’aide d’un sceau avant de l’envoyer promener en lui balançant un coup de pied électrisé ayant pour but de la faire reculer.

-Tu n’es pas la seule qui peut surprendre les gens, tu sais...

Il avait hâte de voir comment elle réagirait face à tout cela. Après tout, pour avoir détruit plusieurs bâtiments, elle devait être dangereuse à sa façon.

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Mar 24 Avr 2018 - 0:02
Évidemment qu’il était intéressé. En jouant sur sa corde sensible, à savoir sa curiosité, elle était convaincue qu’il ne se défilerait pas. Non pas qu’elle en avait douté, cependant, elle pouvait déjà voir qu’il y mettrait du sien dans cet affrontement.

Parfait.

Quand elle voulait ? Elle se contenta cependant de l’observer quelques instants, un sourire sur les lèvres, avant de finalement se lancer. Du moins, telle aurait été l’idée s’il fonçait vers elle. Toujours souriante, elle l’observa s’approcher à grande vitesse, laissant une grande quantité d’insectes venant recouvrir son épaule, la protégeant de peu importe ce qui se dirigeait vers elle. C’était sans compter le coup de pied qui s’abattit avec une certaine violence sur elle, à peine amorti par les insectes qui s’étaient répandus sur son bras qu’elle avait levé dans l’idée de se protéger, l’envoyant donc un peu plus loin.

Elle se réceptionna agilement, légère sur ses pieds, comme toujours, soufflant doucement alors que son regard pétillait.

Toutefois, mieux valait pour lui qu’il ne baisse pas sa garde. À peine avait-elle reculé, secouée par le soudain impact, elle leva une main dans sa direction, paume ouverte. Une rafales d’insectes fusa dans sa direction, propulsé à grande vitesse par du chakra katon qu’elle avait concentré dans son bras.

L’attaque était surprenante, cela ne faisait aucun doute, tandis que chacun des insectes qu’elle venait d’envoyer en direction du Meikyû faisaient offices de projectiles capable de charcuter une cible.

Simultanément, tandis qu’elle avait entamé son offensive envers le Meikyû, les insectes qui tournaient autour d’eux, l’essaim qui définissait leur terrain d’entraînement, fondirent vers le Meikyû. L’idée était bien simple, à savoir de venir l’affaiblir en s’en prenant à l’essence même de ses techniques : son chakra. Quant au sceau qu’elle avait apposé un peu plus tôt, elle se décida de l’ignorer pour l’instant. Il ne semblait pas l’avoir remarqué, et donc, en profiterait pour le prendre de cours.

- T'écoutes jamais rien.

Elle éclata de rire, recouvrant ainsi le bourdonnement des insectes.

- Pour surprendre, faudrait d'jà qu'j'anticipe quelque chose d'ta part.

La force de Kaede en combat. Parce qu'elle n'anticipait jamais rien de son adversaire, ne faisait que l'observer pour mieux réagir, il était difficile de la prendre de court. Elle suivait le rythme sans s'y imposer, préférant réagir lorsque nécessaire et lorsqu'elle en voyait l'intérêt. S'épuiser inutilement n'était pas quelque chose qu'elle faisait. Appliquant la façon dont elle voyait la vie dans ses combats, il était toutefois possible de voir une toute autre facette de sa personnalité. Quelqu'un qui s'amusait tout en gardant un certain sérieux, évaluant la menace sans la sous-estimée, ni la sur-estimée.

Dans l’essaim qui avait fondu sur son adversaire, certains de ces insectes tentèrent de venir à nouveau poser un sceau, cette fois-ci différent. Il s’agissait d’un art auquel elle s’était rapidement intéressée. Le fuinjutsu était quelque chose qui demandait beaucoup de contrôle et, aussi paradoxal que cela pouvait sembler, c’était exactement ce dont elle avait de besoin.

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Mar 24 Avr 2018 - 0:33

Ressentant un plaisir certain au fait de ne pas heurter la jeune femme, Raizen poursuivit tout de même son attaque en se contentant d’une maigre récompense. Ne sachant pas vraiment s’il avait bel et bien touché la cible, il fut surpris de son temps de réaction et de sa réponse. Après tout, ce n’était pas chaque jour qu’il lui était donné d’affronter quelqu’un d’aussi dynamique et spontané. Il ne savait pas vraiment quel genre de combattant elle était d’où sa réaction rapide de la repousser d’un puissant coup de pied. Malheureusement pour lui, la longue distance semblait être sa dynamique de combat favorite. Il en avait le pressentiment à travers la technique qui fusa devant lui à une vitesse vertigineuse.

Bien qu’il aurait préféré ne pas avoir à utiliser cette faculté qui était sienne, Raizen activa son sceau. Il ne la sous-estimait pas, mais il désirait à tout prix éviter de montrer toutes ses cartes dès le début. Autrement, ce ne serait pas aussi agréable. Telle était sa manière de penser. Certes, il était du genre à aimer contrôler une grande parcelle du combat. Or, il savait que le contrôle aurait tôt fait de le rattraper. Après tout, avec quelqu’un d’aussi imprévisible que Kaede, tout pouvait arriver. Au contraire, il allait se laisser entrainer par le combat et suivre l’intensité qui serait imposée au fur et à mesure que le tout risquait d’avancer. Telle était la décision que Raizen avait prise.

Activant ainsi son sceau, il se plaça en position compacte de manière à encaisser son attaque du mieux qu’il le pouvait. Préférant ne pas esquiver l’attaque, avoir une bonne impression de la puissance de son adversaire était important. Autrement, en esquivant tout, il risquait d’être le premier surpris de sa puissance surtout que cette petite devait bel et bien avoir plus d’un tour dans son sac. Grâce à son caractère joueur, il pouvait s’en douter. Or quelle serait sa réaction lorsqu’elle le verrait repousser ses projectiles ? Après tout, elle venait d’envoyer ses insectes faire un kamikaze qui avait échoué contre le bras de Raizen. C’était en quelque sorte une triste réalité qu’il comptait affronter. Or, il préférait se mettre en position défensive. Après tout, elle n’attendait rien de lui. De ce fait, le jeune homme glissa sa main dans sa poche arrière afin d’attraper quelques shurikens qu’il lança vers celle-ci. Oops, il avait changé d’avis tout d’un coup.

Il espérait sincèrement qu’elle n’allait pas avoir le réflexe de bloquer le tout avec son bouclier puisque les shurikens avaient été soigneusement imbibés de chakra raiton plus transperçant que la normale.

-Je ne t’entends pas, ça bourdonne un peu trop. Laisse-moi m’approcher un peu.

Faisant mine de ne pas l’entendre, il souriait signe qu’il ressentait beaucoup de plusieurs et le combat ne faisait que commencer. Fonçant ainsi pour soutenir les shurikens qu’il venait de lancer, il avait hâte de voir comment elle réagirait sous la pression.

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Mar 24 Avr 2018 - 0:53
Dire qu’à une époque, elle savait bien se défendre au corps à corps. Armée de deux courtes épées, voilà le style de combat qu’elle avait adopté le temps qu’elle avait passé au Soshikidan, ne souhaitant nullement révélée ses techniques claniques. Après tout, elle ne voulait pas venir salir le nom Aburame, ni même l’impliquer dans toute cette histoire. Depuis qu’elle n’y était plus, elle s’était décidée de se concentrer sur le fuinjutsu, tentant d’apprendre à contrôler son chakra, tout en développant des techniques propres à elle-même qui ne plairaient certainement pas aux hauts placés de son clan. Après tout, si elle ne tuait pas les insectes qu’elle envoyait sur ses cibles, il n’en restait pas moins que ses techniques restaient particulières.

Il était donc en mesure d’encaisser une telle technique. Intéressant tout ça. Le tout avec la seule force de son bras. Étirant un sourire, elle observa son bras se saisir de quelque chose et se décala donc sur le côté. Bon, une tentative qui n’était pas la meilleure tandis qu’elle se retrouva tout de même entaillée ici et là de par les shurikens, quelques uns ayant fait mouche.

Le pire fut sûrement le choc qui la traversa. Raiton. Cela ne lui était pas bien difficile à comprendre. Hochant doucement de la tête, elle l’observa s’approcher. Elle le laissa même faire, semblant même faire un pas vers l’arrière, montrant une certaine crainte. C’était, du moins, l’image qu’elle reflétait, comme si elle craignait qu’il s’approche de trop près. Aussi imprévisible elle était, elle savait observer un combat, son adversaire et les opportunités. Tout comme elle était plus qu’en mesure de prendre des risques lorsque la situation le demandait.

Un troisième sceau fut apposé sur le corps de l’homme, ce dernier sur sa jambe. Son genou, pour être plus précise. Et alors qu’il était tout près, plutôt que de poursuivre en reculant comme aurait pu le laisser croire le mouvement qu’elle avait initié, elle fit un pas vers l’avant, rapprochant dangereusement son visage du sien tout en venant placer sa main contre son ventre.

Activant le sceau sur son genou, ce dernier vint s’enflammer, consumant ainsi rapidement le vêtement qu’il portait à cette hauteur. Ayant cherchée à l’affaiblir pour éviter toute fuite de sa part, de sa main cherchant à venir se poser contre son abdomen, elle chargea son bras de chakra katon.

- C’bon comme ça ? J’suis assez proche ?

Relâcha son chakra, ce fut donc une importante quantité d’insectes qui fut propulsée avec violence au niveau de son abdomen. Bon, peut-être était-ce dangereux, comme technique, pour un entraînement. Cependant, elle était convaincue qu’il aurait plus d’un tour dans son sac. Sans compter que si vraiment, il se trouvait victime du plein potentiel de sa victime, il s’en sortirait avec une forte douleur, mais rien de dramatique ni même dangereux pour sa survie.

Ou presque.

Il était possible qu’à cette distance et cette vitesse, il ait besoin de soins d’urgence.

Peut-être. Elle n’en était pas certaine.

Avait-elle précisé n’avoir jamais essayé cette technique ?

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Mar 24 Avr 2018 - 1:24


Les attaques de Kaede avaient beau ne pas être celles qui faisait le plus mal. Cependant, Raizen pouvait en venir à une conclusion facile, elle bougeait excessivement bien. N’ayant aucune hésitation dans ses gestes si ce n’était que pour mieux le piéger, celle-ci vint effectuer une merveilleuse combinaison en utilisant un sceau qu’elle avait posé sur sa jambe sans prévenir. Toujours dans la même dynamique, elle activa le tout pour venir probablement restreindre ses mouvements alors qu’elle s’apprêtait à l’attaquer avec une version améliorée de sa première attaque. La voyant ainsi charger son attaque, Raizen eut comme premier réflexe de la prendre par surprise et de briser son attaque avant qu’elle n’ait le temps de faire quoi que ce soit. Malheureusement pour lui, la blessure à sa jambe bien que superficielle risquait de ralentir ses chances. Ainsi, par pur instinct, Raizen effectua une violente roulade dans le but d’éviter désespérément l’attaque même si la brulure gênait un peu la flexibilité et l’agilité de ses mouvements. Esquivant partiellement l’attaque, celle-ci eut le mérite de l’atteindre entre l’épaule et le torse, fait qui eut pour effet de rendre une partie de son torse visible. Affichant fièrement un de ses tatouages, il espérait que celle-ci ne serait pas distraite.

-Joli... mais ta capacité à fermer la distance n’a jamais fait partie de mes soucis si tu veux mon avis...

Souriant de manière inquiétante, le Meikyû se redressa promptement en effectuant quelques mudras. Sans perdre une seconde, cette attaque l’avait touché en partie et il pouvait en ressentir les dégâts.

-Tu bouges bien !

Que se serait-il passé s’il l’avait pris totalement ? Ainsi, Raizen passa à la vitesse supérieure et créa trois clones électriques qui apparurent presque instantanément. Sans attendre, ceux-ci se dirigèrent vers celle-ci en électrisant respectivement leur poing. Utilisant la distance relativement rapprochée qu’ils avaient pour tenter d’être le plus efficace possible, ceux-ci tentèrent du mieux qu’ils le pouvaient de rde venir lui asséner un coup de poing électrisé. Un c’était bien , mais trois c’était mieux non ? En attendant, Raizen avait suivi les clones, optant pour la même technique. Or, dû à l’activation de son sceau, celle-ci se ferait fort probablement plus intense et plus lourde que les trois autres. Or, elle ne s’en douterait probablement pas. Du moins, jusqu’à ce qu’elle ou son armure goûte à son poing électrique.

-Pas trop choqué ? J’espère que tu ne perdras pas trop la tête, tu en as 4 pour le prix d’un, c’est bien non ?

Prononçant tout ses paroles avec un synchronisme déconcertant, Raizen se trouvait comique. Sans masquer ses intentions, il opta pour cette attaque dans le but de manger quelques insectes électriques. Après tout, il était connu que certains insectes étaient riches en protéines. L’alimentation étant importante pour lui, il comptait s’assurer de les cuire à ‘’poing’’.

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Mar 24 Avr 2018 - 2:17
Il avait esquivé en partie. Et, à la vue des dégâts qu’elle avait fait à la hauteur de son torse et de son épaule, elle était presque rassurée qu’il ait esquivé. Attentive à ce qu’il faisait, son rire se fit entendre, surprenant compte tenu de la situation dans laquelle ils se trouvaient. Après tout, ils étaient en plein affrontement et elle, elle riait ? Pire encore, elle lui adressa un clin d’oeil lascif, le tout accompagné d’un sourire en coin.

- I’ll start to think you really wanna try me.

Revenant sur un sujet déjà abordé, elle ne faisait que renchérir alors qu’il lui disait qu’elle bougeait bien. Il y avait bien des choses que cela pouvait concerner et voilà qu’elle en revenait inlassablement à cette zone grise, et ce, malgré le fait qu’ils étaient en plein affrontement.

Bon, la suite fut un peu plus compliquée alors qu’elle réalisa que trois clones venaient d’apparaître, fonçant droit sur elle. Cela allait faire mal, elle en était convaincue. Tentant d’envisager une riposte, elle n’eut d’autres choix que de tenter de se protéger du mieux qu’elle le pouvait. De ce fait, elle se concentra à encaisser l’attaque venant du véritable Raizen, celui qu’elle n’avait pas quitté des yeux et dont le torse était mis à découvert. Si les clones semblaient menaçants, elle ne pouvait que revoir la façon dont il avait bloqué sa précédente attaque, son bras assez solide pour ne pas subir aucun dégât.

Elle aurait bien voulu répliquer, quatre pour le prix d’un, ça méritait qu’elle s’y intéresse, cependant, elle fut concentrée à venir recouvrir une partie de sa poitrine d’insecte, venant ainsi encaisser le coup porter par le réel Meikyû. Quant aux autres, elle sentit les coups frapper fort, mais surtout, tout son corps s’engourdir de par les divers chocs dont elle fut victime.

Tombant à genou au sol, force était de constater qu'elle allait définitivement devoir faire quelque chose à l'avenir pour ce genre de technique. Elle avait définitivement mal et son corps peinait à lui répondre. Elle se soulagea simplement dans l'idée que les insectes n'avaient pas besoin d'elle pour se mouvoir et qu'il portait encore deux de ses sceaux.

Fixant l’homme, son regard rencontrant le sien, elle vint activer les deux sceaux qu’il portait et dont elle n’avait toujours pas révéler l’existence. Un sur sa nuque et l’autre sur son bras, voilà que des insectes se glissaient sous sa peau, parcourant son corps dans une sensation qui devait nécessairement être désagréable. Répondant à elle et à elle seule, ces derniers se concentrèrent auprès d’une zone bien précise du corps du Meikyû, ce qui faisait de lui un homme, un vrai. Son sourire était narquois alors qu’elle était restée immobile, son corps beaucoup plus douloureux qu’elle l’aurait cru. Or, en sentant les insectes se rapprocher d’une zone plus que sensible, peut-être allait-il éviter que de profiter de la cible facile qu’elle était.

- J’vais t’apprendre un truc.

Elle concentra son attention sur des insectes qui s’étaient rapprochés d’eux, les faisant s’enflammer.

- Ç’vaut aussi pour les insectes qui sont en toi. ‘Fin, j’sais pas à quel point tu tiens à…

Pas besoin de terminer sa phrase. Un regard de défi lever sur lui, elle se demandait à quel point allait-il la croire sérieuse. Et, accessoirement, à quel point était-il mal à l’aise à l’heure actuelle.

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Mar 24 Avr 2018 - 3:06


Raizen étira un rire alors que le combat semblait visiblement terminé. Le jeune homme était satisfait du résultat, mais surtout de la blague que celle-ci avait su prononcer de manière in extremis. Sincèrement, elle était comique même dans sa chute. La regardant alors qu’elle était au sol, il n’aurait jamais cru que celle-ci puisse revenir en force avec une idée aussi farfelue. À la dernière seconde, il eut une vive impression, comme si des insectes grouillaient dans son corps. Si celui-ci tentait désespérément d’intercepter les insectes, ceux-ci se rendirent tous dans une région pour le moins désagréables. Alors qu’il se disait qu’elle n’avait pas osé faire une chose pareille, celle-ci s’amusa à le menacer, venant faire flamber quelques insectes à titre indicatif. Sur le moment, un rire nerveux commença à envahir Raizen tandis qu’il imaginait le pire.

Son regard se voila soudainement, signe qu’il était en train de réfléchir plus qu’il ne le devrait. En toute réalité, il était en mauvaise posture. Cette technique était basse...voire même très basse. Sur le moment, il n’avait qu’une seule et unique envie, utiliser son bras et faire mine d’abandonner avant de frapper solidement son poing dans le sol pour venir lui faire perdre connaissance presque instantanément. Après tout, il avait la force suffisante pour le faire. Malgré tout, si elle perdait conscience, que feraient les créatures dans sa bite? De peur qu’elles n’explosent, Raizen poursuivit son rire nerveux. Il avait deux choix : d’un côté, il pouvait accepter d’abandonner et devenir son esclave d’une journée. De l’autre, il pouvait tester à quel point elle était sérieuse et contester. Malgré tout, cette possibilité était beaucoup trop dangereuse. Après tout, s’il perdait son engin, il perdait tout... Pire encore, il se mit à penser à putréfier son sexe. Or, la simple idée de baisser son pantalon devant Ikeda en lui demandant de guérir son membre le fit ressentir un violent frisson, elle allait le tuer, c’était certain. Et s’il ne pouvait avoir d’enfant après cela ?

Commençant à voir de nombreuses goutes de sueur perler sur son front, il était en plein affrontement interne entre ses pensées et son orgueil. Si jamais il perdait le tout, ses mains et ses lèvres seraient-elles suffisantes ? Toussant pour changer ses idées, il décida de répliquer.

-J’espère qu’il n’y a pas des fétichistes de ce genre de trucs...

Riant nerveusement, il pensait vraiment à agir comme son nouveau kage. L’envie de résoudre tout par la violence lui traversa l’esprit, signe qu’il aurait pu perdre le contrôle. Malgré tout, Raizen se contenta de lever les mains

-T’essayer? Ça dépend si les insectes font partie du contrat, ça ne m’a pas l’air satisfaction 100% garantie tout cela.

Prenant le moment à la blague, il devait avouer s’être fait avoir comme un bleu. Malgré tout, Raizen n’était pas stupide. Il défiait peut-être la raison, il se doutait bien que même sans abandonner, elle ne ferait pas cela. Elle avait beau être imprévisible, d’où la raison pour laquelle il accepta d’abandonner, mais l’enjeu n’en valait pas la peine.

-C’est pas comme si ça repoussait...

Fixant celle-ci pour tenter de voir si elle bluffait, il soupira une énième fois avant de terminer.

-J’aurais du mettre mon sceau à un endroit différent...Bref, c’est bon, tu peux les enlever... j’ai compris la leçon même si je sais que tu étais sérieuse.

Souriant, alors qu’il pensait le contraire, il précisa :

-Et je dis ça c’est parce que chaque fois que je pense comprendre quelque chose, je me trompe.

Lui faisant un clin d’œil comme étant signe qu’il avait retenu la leçon de la dernière fois, ça ne lui dérangeait pas vraiment de perdre, pas après un aussi bel enchainement.

-En plus, ça ruinerait tout le plaisir du moment de toute manière...

Gardant les mains dans les airs, il n’hésitait pas à dire ce qu’il pensait. Après tout, tant qu’à être en mauvaise posture, aussi bien répliquer pendant que ses lèvres fonctionnaient encore. L’espace d’un instant, il aurait préféré être une femme par contre.

-Tout ça au nom de la trinité...

Ayant un autre sourire en coin, Raizen doutait qu’elle comprenne cette partie, mais bon. Il se trompait si souvent qu’il risquait d’être surpris. Sur ce, il abandonna aussi le test de cette technique qui aura pu le sauver...

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Mar 24 Avr 2018 - 4:18
Voilà qu’elle était grande gagnante de cet affrontement. Dans un sale état, elle ne pouvait le nier, mais bel et bien grande gagnante. Affichant donc un sourire satisfait, elle commanda ses insectes à remonter dans le corps de l’homme pour finalement s’échapper de son corps, venant rejoindre l’essaim qui devenait de plus en plus petit, regagnant leur nid installé dans le corps de leur hôte, soit celui de la jeune Aburame. Le bourdonnement désormais devenu silencieux, elle se laissa tomber sur le dos, poussant un lourd soupire entre le soulagement et la douleur, les bras étendus de chaque côté de son corps, ses jambes aussi dépliées pour venir dégourdir un peu chacun de ses membres.

- Ouaip, les insectes font partis du contrat. T’m’écoutes jamais quand j’te parle, c’pas croyable.

Roulant des yeux, elle éclata cependant de rire, ce qui lui arracha une quinte de toux. Décidément, il ne l’avait pas raté, la mettant dans une position précaire. Il était assuré qu’il l’aurait emporté si ce n’avait pas été des sceaux qu’elle avait placé au préalable sur son corps et à quel point pouvait-il tenir à ce qui se trouvait entre ses jambes.

Il évoqua le fait qu’il la croyait être sérieuse, or, à son visage, elle comprenait aisément que ce n’était pas tout à fait le cas. Elle l’avait bien vu, qu’il avait hésité à abandonner, osant peut-être croire qu’elle n’aurait jamais mis sa menace à exécution. Cette pensée lui arracha un faible sourire qui ne possédait pas sa gaieté habituelle, la ramenant au pourquoi avait-elle eu l’idée de venir le rejoindre. Parce qu’elle avait tout simplement beaucoup de choses à raconter sans savoir à qui pouvait-elle le faire. Pouvait-elle faire confiance au Meikyû ? Il lui semblait assez ouvert d’esprit, cela ne faisait aucun doute…

Un soupire se fit à nouveau entendre, provenant d’elle.

- T’as bien fait d’croire que j’étais sérieuse.

Son ton avait quelque chose de différent, un peu plus sérieux qu’à l’habitude. Est-ce que cela suffirait à le convaincre ? Elle leva une main dans les airs, l’ouvrant tout en l’observant avec intérêt. Une petite main pâle d’une jeune femme de dix-neuf ans qui se voulait cependant rougit par le sang de trop nombreuses victimes pour une cause qu’elle n’avait jamais cherché à comprendre.

- T’sais, t’m’as d’mander qui j’étais. Puis aussi pourquoi j’ai dit qu’si j’me souciais des conséquences, j’serais pas ici aujourd’hui.

Il était rare de la voir tourner autour du pot. Peut-être serait-il surpris de la voir déjà entamer un sujet plus sérieux alors qu’ils venaient tout juste de terminer un entraînement qui fut court mais intense. Surtout pour celui qui manqua de perdre sa virilité, tout ça pour un peu d’orgueil.

- Si j’te disais qu’j’étais dans l’Soshikidan, avant d'venir ici, t’dirais quoi ?

Une question à moitié rhétorique alors qu’elle venait de lâchait le plus gros secret qu’elle tenait depuis qu’elle avait déserté l’organisation. Organisation ayant été officiellement démantelée par les forces conjointes des kumojins et des iwajins. Combien d’autres de ceux qu’elle avait connu, là-bas, étaient morts sur le champ de bataille, depuis qu’elle avait quitté ? Ce fut la mort d’Alderan qui l’avait poussé à partir, réalisant avec effroi qu’elle n’avait pas sa place là-bas.

Si elle y avait été, ce n’avait été que pour lui. Et lui n’était plus.

- Pire encore. Si j’te disais qu’mon copain a été tué à Shîto, lorsque l’Soshikidan s’est opposé à Kumo et à Iwa. Et ce, d’la main d’une kumojin.

Plus elle parlait et plus elle réalisait qu’elle avait besoin d’en parler à quelqu’un. Cruellement besoin même d’en parler.

- ‘Fin, c’des suppositions, hein.

Évidemment.
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Mar 24 Avr 2018 - 6:33

Ressentant un violent sentiment d’effroi en la voyant avouer qu’elle était tout à fait sérieuse, le cœur de Raizen se mit à battre rapidement, comme s’il acceptait le fait qu’elle ne soit pas en train de rigoler. Malgré la particularité de la situation, il eut un léger rire alors qu’il se disait que celle-ci viendrait toujours et constamment le surprendre. S’en était presque fou. Il n’était pas habitué à tant d’innovations, mais pourtant, Kaede faisait constamment preuve de nouveauté et d’originalité. Après tout, c’était ce qui faisait tout son charme non?

Ainsi, à aucun moment, Raizen ne se serait attendu à ce soudain changement de ton, ce changement de situation et cet aveu indirect. Lui disant indirectement qu’elle lui demandait quelque chose pour l’ami d’un ami, Raizen comprenait que cette situation était plus sérieuse que prévu. Pour la première fois, il voyait celle-ci sous un autre angle et pendant un instant, il crut en une blague, se disant que ce ne pouvait être réel. L’espace d’un instant, il pensait qu’elle se jouait de lui, désirant amener la blague le plus loin possible pour se moquer de lui même dans la victoire. Pourtant, les paroles et son timbre de voix étaient trop réels pour que le Meikyû ne puisse la croire puis s’il se trompait, ce ne serait qu’un échec de plus, ni plus ni moins. Après tout, ce n’était pas comme s’il n’en avait pas déjà l’habitude non ?

-Tu es une bien mauvaise menteuse quand tu veux.

Lui étirant un sourire presque forcé, le Meikyû s’approcha d’elle en oubliant d’un seul coup qu’elle avait menacé sa progéniture il y a quelques secondes. Ne désirant pas trop envahir sa bulle, il décida tout bonnement de s’asseoir devant elle, l’invitant ainsi à faire de même.

-Je te dirais que tu dois me raconter tout cela parce que ça m’intéresse et que nous avons toute la journée. Tu peux rester debout si tu veux t’asseoir.

Regardant le ciel après avoir fait usage de ruse pour qu’elle s’assoie, le soleil était loin de se coucher. Par chance, ils étaient dans un terrain éloigné là où personne ne pourrait les écouter. Membre du soshikidan hein? Arquant un sourcil en se souvenant qu’Asami avait éliminé tous les survivants en compagnie du nouveau Raikage, Raizen eut un profond soupir avant de préciser quelque chose.

-Pourquoi être passé du Soshikidan à Kumo ? As-tu rejoint les rangs de Kumo pour te venger de cette personne ?

Il était beaucoup trop curieux pour son propre bien. Or, il désirait en connaître davantage sur cette situation des plus uniques.

-Ah et si ça peut te rassurer, je pense que tu le sais déjà , mais je ne vais pas te juger par rapport à ton passé, le monde juge déjà trop pour que je me donne cette peine, surtout que ...je n’écoute jamais quand tu parles...

Mimant des guillemets sur sa dernière phrase, il tentait de rendre Kaede confortable, la regardant avec attention. Son sourire s’était effacé pour une expression plus empathique, attendant patiemment qu’elle aille jusqu’au bout de sa pensée.

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Mar 24 Avr 2018 - 7:28
Prenant une position assise, face au Meikyû, elle esquissa un faible sourire à sa réponse. Évidemment qu’il ne lui laisserait pas la chance de se défiler, pas alors qu’elle s’était lancée sur cette histoire qui l’intéressait. Rassurée que de savoir qu’il ne la jugerait pas, ce n’est pas comme si elle en avait réellement doutée. Elle s’en était doutée, qu’elle pouvait lui faire confiance avec cette histoire. Et ce malgré le fait qu’ils n’étaient pas particulièrement proches. Leur première rencontre avait été assez particulière, bien digne d’elle et de la personne qu’elle était. Et si elle l’appréciait, notamment son côté curieux et sa vivacité d’esprit, elle n’était même pas certaine de pouvoir le désigner comme étant un ami. À voir si les choses changeraient alors qu’il était désormais forcé que de supporter son débordement émotif.

Elle avait un cruel besoin d’extérioriser tout cela. Sa rencontre avec Kiyoko l’avait bouleversé plus qu’elle ne l’aurait cru. Et pourtant, contrairement à ce qu’il suggérait, elle n’était pas venue ici dans l’idée de se venger. Elle avait tout ignoré de l’identité de celle qu’elle avait affronté à Shîto avant de la rencontrer au Complexe Scientifique. Et cette rencontre… Elle ne pouvait même pas lui en vouloir.

- Aijiro. C’son nom. On s’connait d’puis toujours. L’histoire classique, ami d’enfance d’venu romance. Je l’aimais. J’l’aime encore. J’pense j’arrêterai jamais d’l’aimer. Mais bref, c’pas ça. Dans les débuts du Soshikidan, y’a plus d’un an, il a décidé d’les rejoindre. J’savais même pas pourquoi. J’ai même pas posé d’question. J’l’ai suivi. Peu importe dans quoi j’m’embarquais, tant qu’j’étais avec lui… C’t’ait tout c’qui m’importais.

Sa voix était plus faible, sa lèvre inférieure tremblante. Elle fixait ses mains, ce rouge qui les maculait pour une cause qu’elle ne connaissait même pas. Son regard devint rapidement humide alors qu’elle se lançait dans son histoire.

Elle n’avait voulu que parler de Kiyoko. Toutefois, pour qu’il comprenne, elle n’avait pas le choix que d’expliquer la situation. Et puis, peut-être avait-elle voulu, au final, partager cette histoire avec quelqu’un.

- J’savais même pas pourquoi j’étais là, t’sais. J’sais juste que… J’me suis battue dans une guerre dont j’comprenais même pas les enjeux. J’ai tué pour une cause qui m’disait rien. Tout ça parce que… j’étais avec lui. Alors j’en avais tellement rien à foutre du reste. J’étais jeune. Amoureuse. Et complètement stupide.

Un rire. Faible. Peut-être un peu triste. Des larmes vinrent rouler sur ses joues.

- Personne a jamais su qui j’étais. J’voulais pas associer les Aburame au Soshikidan. J’ai donc jamais utilisé mes techniques claniques du temps qu’j’étais dans l’organisation. J’portais un masque aussi. Puis j’avais les ch’veux plus long. ‘Fin, tout ça pour dire… J’peux même plus tenir une arme. J’en suis incapable. Même un shuriken ou un kunai. Dès qu’j’en tiens un, j’ai l’impression d’revoir leur sang sur la lame. D’entendre encore leur cri.

Un frisson d’effroi parcourut son mince corps alors que ses paupières se fermèrent quelques instants.

- Est v’nu Shîto. Une embuscade. Une bataille. J’me suis r’trouvée contre des kumojins. J’ai pas été attentive. J’ai pas trop compris en vrai. L’seul truc qu’j’ai réalisé… Il v’nait d’se prendre un coup fatal, pour moi, exigeant qu’j’fuis.

Ses épaules étaient désormais secouées de sanglots. Elle avait fait son deuil et pourtant voilà qu’elle pleurait encore cette mort qu’elle déplorait. Celle de l’homme qu’elle avait aimé.

- J’suis restée. J’sais pas trop pourquoi. Pourquoi j’étais là ? J’connaisais même pas leur cause. Et il était pas là… J’ai tenté d’rester, pour lui, en sa mémoire. Mais j’en pouvais plus. J’pouvais pas. Puis y’a Alderan qui est mort, tué à Iwa. Et j’ai craqué. J’ai eu tellement peur. Peur d’ce qu’j’faisais. D’ce que j’étais sans même comprendre pourquoi. Alors j’suis partie. J’ai pas d’mandé mon reste et j’suis partie. J’me suis arrêtée auprès d’mon clan. C’la faisait quoi… Un an qu’j’étais partie d’là sans donner d’nouvelle ?

Les Aburame. Ils lui manquaient. Tout comme ses amis de Hi. Ses amis d’enfance. Ceux qu’elle avait lâchement abandonné, ne se sentait pas en sécurité au pays du feu.

- J’les ai quitté une première fois au milieu d’la nuit avec Aijiro. J’voulais pas qu’ma mère pose d’questions alors j’lui ai laissé une lettre. Puis quand j’suis r’venue… J’ai pas resté la nuit qu’j’suis r’partie. J’suis restée assez longtemps pour qu’ils m’disent de v’nir ici, parce que Shizen y était. Et moi… J’ai voulu m’racheter j’pense. Si tu savais combien d’shinobis j’ai blessé. Tué.

Ce qui pouvait surprendre bien des gens. L’Aburame avait tué plus qu’elle ne pouvait s’en souvenir. Des visages sans importance dans la vie de celle qui ne leur avait pas accordé auvune attention.

- Donc j’suis v’nue ici. Tout recommencer. J’sais même pas si j’devrais être ici mais t’sais, j’me pose jamais beaucoup d’questions. Puis dernièrement, parce que j’commence au Kyuubu, on m’a d’mandé un bilan d’santé. Celle qui s’en est occupé… Kiyoko. J’connaissais pas son nom ni même c’était qui. Mais son visage… J’aurais jamais pu l’oublier.

Elle renifla en apportant son bras à son visage, tentant de sécher ses larmes.

- Mais j’peux pas lui en vouloir. Elle est tellement gentille… Pis j’pense qu’elle le vit mal. J’pas sûre. J’lui en ai évidemment pas parlé.

Son regard se perdit sur les arbres derrière le Meikyû.

- Voilà. J’pense… C’est tout.

Tout. L’histoire de sa dernière année. La mort d’Aijiro. Le Soshikidan. Son exile. Son nouveau statut de genin. Les remords. Les seuls qu’elle avait encore à ce jour. Si d’ordinaire cherchant toujours à ne jamais rien regretter, cette partie de sa vie, ces victimes… Elle ne regrettait pas de l’avoir suivi. Jamais. Elle regrettait ce qu’elle avait fait de ses petites mains.
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Mer 25 Avr 2018 - 1:52


Écoutant son récit, Raizen était vraiment surpris qu’elle ait un vécu aussi riche et lourd. Ce n’était pas chaque jour qu’on pouvait rencontrer un ancien meurtrier qui avait décidé de se reconvertir d’une manière ou d’une autre. À vrai dire, c’était excessivement rare sachant que Kumo ne l’aurait probablement jamais pris en charge si les membres de l’immigration avaient été au courant de ce lourd passé. Si on veut, elle avait du sang de Kumojin sur les mains, chose que les infrastructures actuelles étaient loin de protéger. Malgré tout, Raizen comprenait d’où elle venait et ses motivations. Même s’il ne pouvait pas réellement s’identifier en elle par rapport à sa situation particulière, son empathie prenait le dessus, l’extrapolant dans ce genre de situation pour mieux le comprendre. Dès lors, il vint s’asseoir à ses côtés alors qu’elle continuait de parler pour éviter qu’elle se sente seule.

Si on veut, bien qu’elle avait décidé de rejoindre le Soshishikidan tout comme elle avait décidé de tuer, elle était quand même sous l’influence de quelqu’un ou du moins, de quelque chose de plus fort qu’elle. Certes, le genjutsu était l’art de faire voir des illusions aux gens, l’art de la manipulation en d’autres mots. Or, ce que bien des gens oubliaient, c’était l’art des émotions et à quel point ceux-ci pouvaient être beaucoup plus forte que toutes illusions. Étant de loin plus dangereuses que des illusions fausses et temporaires, les émotions étaient bel et bien présentes, faisaient agir, souffrir et poussaient les gens au sacrifice. Bien que Raizen n’était pas du genre à juger, il trouvait tout de même cela perturbant de voir que quelqu’un avait rallié une personne aussi « innocente » à sa propre cause. Or, cette personne avait probablement été elle aussi dans l’illusion de construire quelque chose de mieux. Même si Raizen se retenait de dire que cet homme était un peu un enfoiré, il n’en fit rien, se contentant de ne pas le juger. Ayant sacrifié sa vie pour elle, avait-il tenté de se faire pardonner pour ce geste ? Avait-il remarqué qu’il avait volé une partie chez quelqu’un qu’elle ne serait jamais en mesure de récupérer ?

Toutes ses pensées le perturbaient, rendant sa mine légèrement moins heureuse qu’à son habitude. Soupirant, il se contenta d’attirer celle-ci vers lui pour lui faire une étreinte, chose dont elle avait besoin. Le fait de vouloir choisir une nouvelle vie était courageux, car bien des gens rebroussaient chemin, ressentant trop de culpabilité pour tenter de changer de vie. Or, le fait de rencontrer le meurtrier de la personne qui avait tué quelqu’un de proche était difficile, même si elle n’avait pas vraiment été en tort. Voyant la situation sous deux angles possibles, Raizen percevait Kiyoko comme étant en quelque sorte une salvatrice et une oppresseuse pour Kaede signe de la dualité des conséquences, peu importe les actes. Penchant dans deux sens complètement différents, celle-ci lui avait en quelque sorte retiré ce qui lui importait le plus pour lui donner indirectement une nouvelle chance à la vie.

-Même si ce qui est arrivé ne changera jamais, je pense que c’est difficile de t’en vouloir surtout que tu étais sujet à la plus grande drogue qui existe dans ce monde : l’amour.

Martelant ses propos sur cela, il vint délicatement prendre une des mains de Kaede pour les observer et les empêchant de trembler. En repensant à tous ses gens qu,elle avait tué de ses propres mains, normal qu’elle ressentait une profonde diffilcuté à manipuler des armes après cela.

-J’aimerais pouvoir te dire que cet épisode ne s’est jamais produit ou que je sais ce que tu as vécu. Je doute pouvoir même percevoir l’étendu de ce que tu ressens. Par contre, le passé ne changera pas, peu importe comment on tente de changer les choses. Ce qu’on peut changer, c’est le futur et c’est probablement ce que dont Ajiro a pris conscience.

Marquant une pause, il posa son regard une nouvelle fois sur celle-ci avant de poursuivre.

-Avec ses mains, tu as certes enlevé la vie à de nombreuses reprise, mais tout comme elles peuvent tout détruire et tout déconstruire, elles peuvent aussi faire l’inverse...

Sortant des concepts philosophiques qu’elle ne comprendrait peut-être pas, Raizen avait tenté indirectement de lui faire comprendre que n’importe qui était doté du meilleur comme du pire. Tout dépendait de la perception.

-Je pense aussi qu’en ne voulant pas souiller ton clan, une partie de toi a toujours été ailleurs, loin de tout cela...

Cette fois-ci, Raizen ne présuma rien et continua de l’écouter.

-Penses-tu un jour lui en parler ?

De nature, Raizen posait généralement plus de questions. Or, Kaede était si douée pour exprimer ses sentiments et ses émotions qu’il n’avait pas vraiment eus à le faire. Malgré tout, il percevait en partie Kaede comme ayant été une victime de quelque chose de plus grand, quelque chose de plus dangereux. Cependant, il pensait ardemment qu’elle pouvait se « racheter ». L’essentiel, c’était qu’elle déconstruise ses événements précédents pour mieux la reconstruire. C’est pour cette raison qu’il ne la jugeait pas. Au contraire, il était reconnaissant de cette ouverture qu’elle avait à son égard.

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Ven 27 Avr 2018 - 20:05
Parfaitement honnête vis-à-vis d’elle-même et de ses émotions, elle n’avait même pas tenté de retenir ses larmes. Elle ne cherchait pas à faire pitié ni même à s’attirer sa sympathie, loin de là. Elle avait simplement eu besoin de raconter cette histoire et d’exprimer tout ce qu’elle vivait depuis peu. Depuis sa rencontre avec Kiyoko. Peut-être même avant. Nul n’avait jamais su cette histoire et il s’agissait d’un poids qu’elle portait difficilement seule. Elle s’en voulait peut-être un peu que d’accabler le Meikyû de la sorte, qui ne la connaissait que très peu, pour ne pas dire presque pas du tout, cependant… Elle s’était sentie en confiance, avec lui. Assez pour partager un lourd passé qu’elle assumait parfois mal.

Se laissant aller dans l’étreinte, elle continua de pleurer, partagée entre le regret, la honte et le manque que faisait naître chez elle le départ de celui qu’elle avait aimé. Elle s’était toujours fait un point d’honneur à ne jamais rien regretter, ne serait-ce que parce qu’elle assumait pleinement ses décisions. Cependant, pouvait-elle réellement n’avoir aucun remord quant à tous ces gens qu’elle avait tué, au nom d’elle ne savait même pas quoi ? Et quant à celui qu’elle avait aimé et aimait toujours. Son deuil avait été fait et, en règle générale, elle le vivait très bien. Jusqu’au moment où elle se remémorait tout ce qu’il s’était passé à ce sujet.

- T’sais, j’veux pas changer l’passé. Il est c’qui a fait d’moi celle que j’suis aujourd’hui. J’me suis toujours dit qu’peu importe c’qui c’passe, j’vais assumer jusqu’au bout c’que j’fais. Parce que… Y’a aucune raison d’éprouver des regrets. Parce que, même si j’me morfond, même si j’pleure, même si j’réalise que c’que j’ai fait, c’était p’t’être pas la meilleure chose à faire, bah… Ça changera pas. Donc j’assume, j’apprends et j’passe à autre chose.

Elle inspira profondément, reniflant même un peu, se détachant de l’homme pour venir le regarder, esquissant un faible sourire qui contrastait avec les larmes qui roulaient toujours sur ses joues, signe qu’elle en avait peut-être encore beaucoup sur le coeur.

- Mais ces gens… J’ai tué pour une cause que j’comprenais même pas, juste parce que j’voulais être avec lui. Jamais j’lui en voudrai, tu sais, à lui. Il a rien d’mandé. Il voulait même pas qu’j’vienne avec lui, c’était sa bataille, pas la mienne. Mais j’pouvais pas l’laisser partir. J’l’aimais. J’l’aimais à en crever. Y’a rien qu’j’aurais pas pu faire pour lui. Absolument rien. Ma vie, sans lui, voulait rien dire. C’tait donc inconcevable qu’j’le laisse partir sans moi.

Et pourtant, maintenant, elle était forcée de vivre sans lui, tout ça parce qu’ils avaient été trop cons. Parce qu’elle avait été inattentive. Et si elle, elle aurait été prête à mourir pour lui, semblerait-il que ses sentiments étaient partagés. Il avait donné sa vie pour elle.

- J’pense pas lui en parler. Elle semble mal l’vivre. D’ce que j’ai compris, après Shîto, elle s’est plus ou moins r’tirée. Ça marque des gens, tuer…

Elle ne faisait pas exception à la règle, et ce, quand bien même avait-elle décidé du triste sort de plus d’une vie. Son regard se posa à nouveau sur ses mains qu’il avait attrapé, souillées de sang. Du sang qui n’était bien malheureusement pas le sien. Un fardeau qu’elle se devrait de porter jusqu’à la fin de ses jours. Elle était assez paradoxale, la jeune Aburame, entre une émotivité frappante et une froideur toute aussi étonnante, lorsque venait le temps de faire ce qui devait être fait.

- Ça changerait quoi ? Elle l’a pas fait volontairement. Ou, ‘fin… On était en guerre. J’ai tué parce que j’ai eu à l’faire. Parce que c’tait c’qui était d’mander d’moi. Elle a fait pareille, tout simplement.

C’était ce qu’elle croyait, compte tenu de la jeune femme qu’elle avait rencontré. Elle n’avait fait que ce qui avait été demandée d’elle, d’une kunoichi servant son village sur le champ de bataille.

Un nouveau soupire. Ses larmes s’étaient calmées, c’était déjà ça.

- Dis-moi, t’as d’jà été amoureux ?

Une question qui semblait sortie de nul part, et qui, pourtant, intéressait la jeune Aburame. Parce qu’il avait parlé de l’amour tout en évoquant qu’il ne pourrait sûrement pas comprendre tout ce qu’elle ressentait. Parlait-il de cette histoire ou tout simplement la guerre qu’elle avait mené ? Elle ne savait pas trop, et puis… Elle avait plus ou moins envie de changer de sujet. Elle avait dit ce qu’elle avait eu besoin de dire, d’exprimer et de finalement extérioriser.

Et elle ne pouvait que lui en être reconnaissante que de l’avoir écouter sans juger.

- Ou sinon... Y'a des gens qui comptent beaucoup pour toi ? Assez pour qu'tu puisses envisager p't'être mourir pour eux ?
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Sam 28 Avr 2018 - 3:06


La situation venait de prendre une tournure totalement inexpliquée. Jamais il n’aurait cru qu’autant de spontanéité pouvait se transformer aussi aisément en chaudes larmes de tristesse. À vrai dire, il n’en était pas totalement surpris, sachant que les gens paraissant les plus heureux portaient souvent de lourds fardeaux ou souvenirs sur les épaules. Prenant le temps de l’écouter en buvant chacune de ses paroles, le jeune Meikyû faisait preuve d’énormément d’attention. Pour un esprit aussi curieux, développer son sens de l’écoute était la base même pour se nourrir. Autrement, il se serait promptement heurté à une rupture entre sa soif de savoir et sa capacité d’en apprendre davantage. Or, lorsqu’il ne l’était pas, il se servait de sa présence, tentant un moindrement de lui apporter du support malgré lui. Même si elle avait menacé la trinité, celle-ci était tout de même en situation nécessitant quelque part un soutien quelconque. Sans quoi, Raizen aurait paru insensible, chose qu’il n’était pas vraiment. Mieux encore, elle était excessivement intéressante à écouter. Plus elle discutait et plus il se disait qu’elle avait un style de vie intéressant. Depuis qu’ils se connaissaient, Raizen avait un peu de difficulté à trouver des mots la définissant mis à part : batterie, pile humaine, insecte et tout nouvellement prédatrice de la trinité. Or, Kaede était à ses yeux un symbole de transparence. Étant fidèle à sa propre personne peu importe la situation, celle-ci n’hésitait aucunement à dire le fond de sa pensée et à ne garder aucune rancune face aux gens. Tout simplement, car tout comme elle était honnête avec autrui, elle ne se voilait pas vraiment la face. Du moins, jusqu’à preuve du contraire. Après tout, il était probable qu’elle ne lui fasse que quand ça l’arrangeait, mais cela n’était pas vraiment de son ressort. Bien qu’il aurait aimé se poser une telle question, celle-ci pénétra dans un sujet qu’il avait vaguement énoncé. Pénétrant dans une zone sinueuse, Raizen arqua un sourcil avant de réfléchir.

-Si j’ai déjà été amoureux, uh...

Cherchant dans sa pensée, Raizen pensait à toutes les situations, mais n’arrivait pas totalement à mettre le doigt sur une situation précise dans laquelle il avait su avec pertinence qu’il était amoureux. Peut-être qu’elle était en meilleure position pour le guider sachant qu’elle l’avait vécu.

-Je connais des gens dans mon entourage qui comptent quand même beaucoup. Disons que je ne suis pas le genre de personne qui s’attache très facilement, mais disons que quand mon esprit s’accroche à quelqu’un et qu’il s’y intéresse, le reste suit si on veut.

Faisant preuve de mystère tout en étant explicite, le jeune homme continua, tentant de lui expliquer du mieux qu’il le pouvait.

-Par exemple, il y a mon équipe de ninja avec qui je suis proche. On s’entend quand même tous bien et je serais prêt à beaucoup pour les protéger si quelque chose tournait mal. Ensuite, il faut savoir que même si j’ai l’air de quelqu’un de très logique et réfléchi que...

Marquant une pause, c’était la première fois qu’il avait le culot d’avoir cette introspection sur lui-même, réalisant ainsi qu’il y avait quelque chose de plus à sa personne.

-qu’il y a une autre facette différente de moi qui se laisse guider par de multiples facteurs...

Étirant les épaules, Raizen en avait dit beaucoup sans forcément en dire beaucoup. Il profita d’ailleurs de ce moment pour venir la questionner alors qu’il laissait l’explication du stratège fou pour un autre moment.

-Sinon pour l’amour, c’est à toi de me le dire. Ça ressemble à quoi exactement ?

La fixant, Raizen était curieux de voir quelle était sa vision de l’amour. Après tout, c’était un phénomène plus ou moins connu, mais peu vécu chez les gens de manière générale. Kaede, ayant de l’expérience avec un phénomène était mieux placé pour le savoir.

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Sam 28 Avr 2018 - 9:38
Maintenant qu’elle avait pleuré et, surtout, maintenant qu’elle avait partagé cette triste histoire qu’était la sienne, celle composée d’erreurs et de mauvaises décisions, elle se sentait mieux. Plus légère, même. Elle n’avait jamais pu la raconter à quiconque, notamment de par l’implication qu’elle avait eu auprès de l’organisation criminelle. Cependant, elle venait de le faire, exprimant ainsi tout ce qu’elle avait vécu auprès d’un homme qu’elle connaissait très peu, et à qui, pourtant, faisait-elle confiance. Elle se sentait mieux, réellement, alors que ses sanglots s’étaient calmés et qu’elle se contentait d’essuyer ses joues humides.

Changeant doucement de sujet, bien que restant dans les tons de ce qui avait été abordé, elle s’intéressa à une question toute simple et qui, pourtant, serait peut-être difficile à répondre. L’amour. Un sentiment que tous connaissaient normalement, ne serait-ce que de nom, mais dont peu semblait avoir été en mesure de l’éprouver pour autrui.

Sa réponse l’intéressait et donc, de ce fait, elle se contenta d’être silencieuse, son regard azuré posé tranquillement sur lui, l’écoutant avec une attention non feinte. Il ne s’attachait donc pas facilement, de ce qu’elle comprenait, sa curiosité semblait même mener cette facette de sa personne. Il s’accrochait à d’autres par intérêt. Autant pouvait-elle comprendre, autant trouvait-elle cela un peu… Triste ? Difficile à dire. Elle resta donc silencieuse un peu plus longtemps, bien que notant ces quelques pensées dans un coin de sa tête. Il y avait tout de même des gens à qui il tenait, assez pour vouloir faire beaucoup pour les protéger. Mourir ? Cela ne semblait toutefois pas être le cas.

Hochant doucement de la tête, elle eut un faible sourire alors qu’il évoquait une partie de lui-même peut-être un peu moins rationnelle que ce qu’il semblait démontré jusqu’ici. S’en suivit d’un léger rire suite à sa question. Allait-elle réellement y répondre ? Oui, peut-être bien. Pourquoi pas, après tout ?

- J’pense pas qu’personne ait la même définition d’ce que c’est qu’l’amour… Après, j’peux essayer d’t’expliquer c’quoi, d’mon point d’vue.

Son regard se leva vers le ciel tandis qu’elle mettait de l’ordre dans ses idées.

- C’particulier… Aimer, c’quelque chose qui s’explique mal, t’sais. C’est… S’sentir bien auprès d’une personne j’pense. C’est d’avoir envie d’être avec cette personne, accessoirement. Mais c’surtout… C’est d’réaliser toute l’importance qu’a cette personne dans ta vie. C’est aussi d’réaliser qu’t’a envie d’offrir plus à cette personne que c’que t’peux gagner d’elle.

Elle-même semblait confuse dans ce qu’elle disait, tentant de remettre en ordre ce qu’elle avait ressenti et ce qu’elle ressentait toujours pour Aijiro. Il n’y avait rien qu’elle n’aurait pas fait pour lui. Toutefois, elle avait conscience qu’elle n’était peut-être pas facile à suivre et tentait donc de trouver des erreurs qu’il pourrait comprendre.

- T’es quelqu’un d’curieux, on s’le cachera pas. T’dis toi-même qu’lorsqu’t’on esprit s’accroche à quelqu’un et s’y intéresse, le reste suit. Mais ça… C’parce que tu penses obtenir quelque chose, non ? D’quoi satisfaire ta curiosité. Par contre, aimer… C’est ehh… D’arrêter d’penser à ça. D’arrêter d’te d’mander c’que tu pourrais apprendre d’l’autre et d’juste… Considérer l’autre, la personne qu’elle est, mais surtout et avant tout, tout c’que toi tu pourrais lui apporter. Parce qu’y’aura plus rien d’aussi important à tes yeux qu’d’mettre cette personne avant toute chose. C’est d’apprécier une personne pour c’qu’elle est plus que pour c’que t’peux obtenir d’elle. C’est d’avoir envie d’remuer ciel et terre juste pour voir c’te personne sourire. C’est d’réaliser qu’ta vie s’ra plus jamais pareille sans cette personne.

Ce qu’elle avait pu l’aimer, Aijiro. Plus qu’elle ne l’aurait cru possible. Et pourtant, tout se rapportait toujours à lui, même maintenant alors qu’il n’était plus.

- Mais y’a pas qu’être amoureux. D’l’amour, c’aussi pour toute autre personne d’ta vie qu’y’a d’l’importance. Puis faut pas croire non plus qu’c’est quelque chose qui s’divise. C’pas parce que tu aimes plusieurs personnes, à des intensités plus ou moins différentes, qu’tu les aimes tous un peu moins qu’s’il y avait moins d’personnes.

Faisait-elle du sens ? Elle n’en avait aucune idée.

- J’ai aimé Aijito, d’façon complètement démesurée. Puis j’l’aime encore, p’t’être différemment, mais c’est toujours l’cas. Par contre… J’m’empêcherai pas d’tomber amoureuse, un jour, d’un autre. C’pas parce qu’j’aime toujours Aijiro qu’j’peux pas éprouver c’sentiment pour d’autres… Puis l’amour qu’tu vas porter pour chaque personne va être différente et s’exprimer d’façon différente.

Elle passa une main dans ses cheveux, venant se gratter l’arrière de la tête. Elle s’était promis de continuer de vivre, quoiqu’il arrive. Et éprouver des sentiments et les assumer en faisait parti. Toujours totalement honnête avec elle-même, jamais se permettrait-elle d’étouffer quelque chose qui pouvait être si beau, et surtout si fort.

- Alors, t’as d’jà eu quelqu’un comme ça dans ta vie ?

Elle reposait sa question, maintenant qu’elle lui avait peut-être ouvert les yeux ne serait-ce qu’un minimum sur comment avait-il pu se sentir vis-à-vis d’autres. Qu’il s’agisse d’un amour d’enfance ou autre, un vague souvenir de quelqu’un de sa jeunesse, tout était possible. Pour sa part, il s’agissait de son meilleur ami devenu l’homme de sa vie. Une bien triste fin pour une histoire qui avait pourtant été si belle.
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Sam 28 Avr 2018 - 13:14


Pour une fois, Raizen était prisonnier d’une dualité entre son envie de savoir et sa prise de conscience, sa prise de réalité. Plus il écoutait Kaede parler de l’amour et il plus il cherchait à voir si le tout collait à sa vie. Certes, il pouvait reconnaître de nombreux aspects vis-à-vis ce dont elle disait. Il était vrai qu’il y avait des gens dans sa vie qui occupaient un rôle suffisamment important pour que leur absence vienne lui étirer une pensée nostalgique. Pourtant, Raizen se demandait si c’était bel et bien de l’amour. Pensant à une personne en particulier, il remuait toutes les circonstances qu’ils avaient pu passer ensemble et imaginait d’un seul coup les motifs de sa présence. Après tout, il avait beaucoup à gagner de celle-ci, mais récemment elle lui avait demandé pourquoi il était présent et pourquoi il faisait tout cela. Sa réponse ayant été vague, il se demandait dorénavant si ce n’était pas parce qu’il priorisait son bien-être avant le sien. Était-ce cela l’amour ?

Ne sachant pas comment mettre la main dessus, le jeune homme se contenta de s’allonger sur le dos pour venir accompagner Kaede dans son observation du ciel. Tendant ainsi la main vers les cieux, il réfléchissait du mieux qu’il le pouvait tout en écoutant Kaede lui donner des exemples assez propres à sa personne. Or, il comprenait tout de même ce qu’elle voulait dire ce qui lui permit de caricaturer la situation. Il était vrai que l’amour se manifestait de différentes manières avec différentes personnes, toutefois, Raizen devait faire la différence entre affection amicale et affection romantique, chose qu’il n’avait pas réellement faite lorsqu’il avait répondu avoir beaucoup de gens qui comptaient à ses yeux.

Or, dire s’il avait déjà été amoureux était tout de même difficile. Il avait eu des histoires par le passé, certes. Or, il avait l’impression qu’il manquait quelque chose, une partie du puzzle qu’il ne pouvait trouver avec sa tête.

-Je comprends mieux ce que tu veux dire, mais qui sait si j’ai déjà eu quelqu’un comme ça dans ma vie...

Réfléchissant ardemment, le nombre de personnes à qui il pensait était évidemment excessivement réduit, mais il devait quand même avoir cette réflexion avec lui-même, chose qu’il s’était indirectement refusée alors que ça aurait été propice à son retour de Kaze no Kuni.

-Par contre, même si ma curiosité est mon principal élément de motivation, je ne suis pas serviable ou n’aide pas que les gens pour satisfaire que ma curiosité. Une partie de moi aime et admire le progrès que les gens peuvent faire en bien comme en mal. Je ne suis pas du genre à juger le bien du mal puisque je pense qu’il y a bel et bien une dualité des deux mondes qu’il faut briser puisqu’ils ne font qu’un en réalité... ensuite menacer la trinité c’est pire que mal.

Respirant brièvement en tournant légèrement son regard vers Kaede, il continua sur sa lancée.

-Le simple fait de voir comment les gens évoluent et progressent m’intéresse même si je n’en ai absolument rien à tirer. Je sais que ce n’est pas trop rationnel surtout par rapport à ce que je dis, mais c’est justement sur cela que je bloque.

Regardant de nouveau les cieux, il précisa un peu plus le fond de sa pensée.

-Étrangement, je n’ai pas l’impression que je peux décrire l’amour à 100 % de la manière dont tu le fais. Je trouve que ce sont des conséquences de l’amour, mais son essence même est différente à mes yeux...

Drôle de phrase pour quelqu’un qui disait ne pas savoir ce qu’était l’amour il y a quelques minutes. Or, le fait de discuter avec Kaede lui avait permis de savoir quelle était sa vision de ce phénomène. Utopiste ou pas, c’était ainsi qu’il voyait le tout.

-J’ai surtout l’impression que ce n’est pas quelque chose qui se mesure simplement par le fait d’être self-less ou d’être prêt à tout pour une personne. Je pense que c’est vraiment quelque chose qui doit venir du fond de soi, quelque chose qu’on ne peut pas expliquer qui va au-delà de ce que nous pensons, c’est quelque chose qu’on vie et qui fait vibrer chaque parcelle de notre personnalité lorsqu’on est avec cette personne.

Ne sachant réellement d’où son esprit puisait cette source réelle et infinie d’inspiration sur le sujet, Raizen poursuivait.

-J’ai l’impression que c’est quelque chose sur lequel il est vraiment difficile de mettre la main dessus et que tout autant qu’on essaye d’y poser une étiquette, bah que nous ne faisons que limiter tout ce que ça peut représenter pour chacun d’entre nous. C’est comme si je te mettais dans un cadre hyper stricte pour toujours, tu finirais soit par ne ps finir heureuse ou t’habituer et t’aliéner.

Tournant la tête pour observer Kaede afin de savoir si elle ne s’était pas endormie, il poursuivit :

-J’ai surtout l’impression que la beauté dans tout ça, c’est notre absence de contrôle en fait...

Quelques images défilèrent dans son esprit à une vitesse trop prompte pour qu’il puisse en puiser l’essence. Toutefois, il avait l’impression d’avoir pu voir cette inconnue qui était dans la vie de tout citoyen, comme quoi elle était moins loin qu’on le pensait.

-Ensuite, si une partie de la trinité n’existe plus, on peut être un peu limité dans cette absence de contrôle, mais bon...

Ayant lâché cette délicate blague de manière in extremis, Raizen s’était fait rire lui-même. Or, c’était un message indirect pour qu’elle ressente un moindrement de la culpabilité, chose qui n’arriverait pas même dans ses plus beaux rêves.

Optionnel:
 

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Sam 28 Avr 2018 - 14:41
Un doux sourire vint éclairer son visage tandis que son regard quittait le ciel pour venir se poser sur l’homme s’étant allongé à ses côtés. Pour sa part, toujours assise, elle s’était seulement légèrement penchée vers l’arrière, ses bras derrière son dos pour la soutenir. Il n’avait pas tort, dans ce qu’il disait, à savoir que ce qu’elle avait décrit n’était que les conséquences de quelque chose de bien plus fort. Aussi honnête était-elle vis-à-vis de ses sentiments, elle n’avait jamais été bien doué lorsque venait le temps de les décrire et de les exprimer. Pour elle qui s’était toujours contentée de les vivre, quels qu’ils soient, et ce, dans leur intégralité, elle s’était peu souvent attardée quant à trouver des mots pour désigner le tout.

- T’sais, quand j’te dis qu’t’as quelque chose à obtenir d’eux, c’pas nécessairement qu’t’abuses d’eux. T’parles qu’tu portes un intérêt à l’évolution des autres, qu’elle soit en bien ou en mal, tout ça alors qu’tu en as techniquement rien à tirer.

Elle laissa sa phrase en suspens quelques instants. Ce qu’elle disait n’était pas une critique, bien loin de là. Elle cherchait seulement à relever ce qui semblait incohérent à ses yeux, une façon différente de voir les choses. Après tout, elle était connue pour ce regard particulier qu’elle portait aux autres et à la vie en règle générale.

- Mais est-ce que c’pas justement ça qu’de satisfaire ta curiosité ? D’voir c’que les autres vont d’v’nir ? C’parce que, à quelque part, t’es curieux d’voir l’chemin qu’ils vont emprunter.

C’était, du moins, comment est-ce qu’elle voyait les choses. D’un point de vue extérieur et du peu qu’elle savait de l’homme. Elle ne considérait pas qu’il abusait des autres et que chacune de ses relations n’existaient que parce qu’il avait quelque chose à obtenir des autres. Cependant, la curiosité était en mesure d’amener à de nombreuses situations.

Elle ne s’était pas attendu à ce qu’il se tente à son tour d’une définition qui, pourtant, semblait très juste. Là où elle avait souligné des indices quant à comment reconnaître ce sentiment lui tentait d’en percevoir l’essence, de comprendre ce qu’était l’amour, à la base, au plus profond de chacun. Elle ne put que revenir à Aijiro, celui qu’elle avait aimé inconditionnellement et sans concession.

- Finalement, pour quelqu’un qui disait pas trop savoir c’que c’était, t’sembles assez t’y connaître pour donner une définition comme ça. Parce que c’pas trop mal, c’que tu dis.

Lui adressant un sourire, son regard s’illumina d’une touche d’amusement. S’il avait cherché à la provoquer vis-à-vis de la menace qu’elle avait proféré plus tôt, elle pouvait aussi s’amuser un peu.

- T’pensais à quelqu’un en particulier, en disant tout ça ?

Il avait plus ou moins vaguement répondu à cette question, ne laissant sous-entendre que peut-être que oui, peut-être que non. Or, avec tout ce qu’il venait de dire, soulever ce détail ne pouvait que lui remettre au visage qu’il semblait effectivement s’y connaître. Quelqu’un dans sa vie qui lui faisait vivre de telles choses ? Ou quelqu’un qu’il avait connu, par le passé, et avec qui avait-il perdu tout contrôle ? À savoir. Elle aussi était une créature curieuse, qui évoluait auprès des autres, du contact qu’elle avait avec ces derniers.

Un rire s’échappa alors de ses lèvres alors qu’une pensée lui traversa l’esprit.

- Faut juste pas oublier qu’l’amour ça rend complètement con.

Un peu d’auto-dérision ne faisait pas de mal. Ainsi était la jeune Aburame, qui pleurait quelques instants plus tôt pour finalement rigoler doucement comme si de rien n’y était. Vivre ses émotions sans chercher à les définir. Un peu comme l’avait-il suggéré, que de ne pas tenter d’y mettre d’étiquette pour ne pas venir imposer un encadrement trop strict.

Il apprenait vite tout de même, pour quelqu’un qui lui avait semblé comme ayant un cruel besoin de tout contrôler.

- Genre, assez pour amener quelqu’un à r’joindre une organisation criminelle. Ou encore assez pour t’jeter d’vant une attaque et t’sacrifier pour l’autre. ‘Fin, y’a aussi des trucs moins dramatiques, hein. T’sais, c’la seule personne qui arrivait à m’faire taire, juste parce qu’il arrivait à m’prendre au dépourvu.

Elle rigola à nouveau à cette idée. Elle, se taire ? Effectivement, cela relevait presque du miracle. Or, il avait réussi avec une facilité déconcertante que de venir gérer son tempérament parfois difficile à vivre avec.

- Merci, hein.

Reprenant un peu de sérieux.

- T’étais pas obligé d’écouter tout ça… Même si bon, d’accord, j’t’ai pas trop laissé l’choix, j’sais bien…

Mais elle lui en était tout de même reconnaissante, de son oreille attentive qu’il avait porté à son besoin d’extérioriser toute son histoire, et ce, sans jamais venir porter aucun jugement face aux décisions qu’elle avait pris et aux erreurs qu’elle avait pu commettre.
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Sam 28 Avr 2018 - 15:47


Elle avait bel et bien relevé une certaine contradiction dans les propos de Raizen , chose qui le fit sourire. Après tout, il fallait bel et bien être joyeux pour quelque chose. Autrement, c’était trop facile de se retrouver en posture ou seules les questions difficiles étaient importantes et occupées par l’esprit. Pendant un moment, Raizen aurait préféré demeurer un bleu en matière d’amour. Après tout, lui-même s’était surpris à travers la fluidité et sa capacité à mettre des mots sur un concept qui lui semblait pourtant en tout point abstrait. Donnant ainsi vie à ses paroles de manières beaucoup trop convaincantes pour ne pas paraître un minimum crédible sur le sujet, Kaede y vit directement une ouverture pour venir le taquiner. Il ne pouvait la blâmer. Autrement, ça aurait été similaire à lui demander de se retenir, chose qu’il ne ferait pas dans le cas actuel sachant que lui-même aimait la compétition.

-Qui sait, j’ai peut-être d’autres livres dans mon sac.

Lui faisant un bref clin d’œil avec une grimace, Raizen préférait garder le mystère sur le sujet signe qu’il n’avait pas tellement envie de se poser la question pour le moment. Il y avait tant de choses qui méritaient une réponse et peu de temps. Il comptait prioriser chaque chose en son temps et ceci ne faisait pas partie du temps qu’il avait attribué pour cela.

-Si tu veux mon avis, le cœur à ses raisons et s’il arrive à battre le cerveau, eh bien, ça rend peut-être con, mais il est vraiment rusé.

Riant légèrement, Raizen se rendait compte que cette parole ne lui ressemblait pas tout à fait. Du moins, pas dans la manière dont il l’avait amené. Préférant bien structurer des éléments aussi intéressants, il s’était contenté de lui envoyer une réponse brève et courte pour mettre plus de tonus dans sa réponse. Répondant ainsi du tac au tac avec l’Aburame, il était quand même étonné de savoir que quelqu’un arrivait à la faire se taire. En fait, c’était plus ou moins le cas. Par moment, il était excessivement heureux d’être comme il était. Ça lui permettait d’apprendre énormément et de s’en servir aux moments opportuns comme c’était dorénavant le cas.

-C’est quand même curieux qu’il arrivait à te faire taire, il devait être un sacré type...

Laissant le flux de paroles varier un peu sur sa dernière phrase, Raizen laissait clairement transparaître qu’il n’avait pas fini. Au contraire, ceci n’était que l’entrée vers le plat principal qu’il n’allait pas tarder à lui servir sur un plateau de pointes. L’heure du combat avait laissé place à l’heure des menaces qui s’était ensuite fait remplacer par l’heure de la tristesse pour finalement se terminer par l’heure des pointes et taquineries.

-Par contre, te prendre au dépourvu ne devrait pas être si facile, surtout que comme dit, tu n’as aucune attente.

Ayant toujours plus d’une carte dans son sac, Raizen n’avait pas peur de lui montrer qu’elle ne devait pas se « surestimer ». Si on veut, le fait qu’elle se taise pouvait être surprenant, mais comme elle l’avait dit, elle était difficile à surprendre sachant qu’elle n’avait pas d’attente. Ainsi, être prise au dépourvu devait constamment faire partie de son environnement sachant qu’elle ne planifiait jamais les conséquences de ses actes en avance.

-Mais bon, comme dit, il y a un dicton qui dit : il faut parfois parler avec le prédateur pour savoir comment inverser les rôles.

Ayant inventé un dicton de toutes pièces, il se contenta de lui faire un clin d’œil alors qu’intérieurement, il se face-palmait de cette mauvaise blague. M’enfin, dans un sens, il était encore en quête d’un moyen de répliquer pour avoir menacé sa progéniture.

-Ne pense pas que la trinité a oublié Kaede, un jour viendra ou...

Haussant les épaules, s’il ne disait rien, elle ne saurait rien, ne pouvant se faire d’attente par rapport à quoi que ce soit. En fait, lui-même ne savait pas encore comment il allait répliquer ou du moins, le savait-il ? ... Tout cela pour éviter de répondre à sa première question. Triste, mais vrai. Quoique... il lui avait donné une réponse, du moins, une partie de réponse.

-Sinon, on a toujours le choix d’écouter... donc c’était une décision de mon propre chef.

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Sam 28 Avr 2018 - 19:39
Bien joué qu’elle se disait. Lui aussi semblait être en mesure de rebondir sur ce qui l’intéressait pour ignorer ce qu’il considérait sans importance. Elle se contenta de lui tirer la langue d’un geste totalement et complètement immature alors qu’il soulignait qu’elle-même s’était contredit. Puis, elle éclata de rire, haussant des épaules comme si de rien n’y était. Aijiro avait toujours été différent de tout le monde, à ses yeux. Il avait toujours eu une place particulière dans son coeur. Après tout, autrement, jamais l’aurait-elle suivit aussi loin et accepté de faire tout ce qu’elle avait pu faire pour rester près de lui.

- Quand j’te dit qu’l’amour rend con… Déjà qu’j’réfléchis pas beaucoup, c’t’ait complètement impossible quand j’t’ais avec lui.

Parce que même si elle n’avait jamais d’attente, cela n’avait jamais arrêté son ancien copain que d’agir de façon toujours aussi surprenante, assez pour qu’elle ne parvienne pas toujours à savoir immédiatement comment réagir. Et pourtant, tel était son quotidien, que de faire face à l’imprévu et suivre la vague. Peut-être était-ce aussi pour cela qu’elle était tombée folle amoureuse de son ami d’enfance. Parce que malgré tout ce qu’elle était et sa façon bien particulière de voir et vivre sa vie, il apportait constamment de nouvelles notes à son quotidien.

D’un vague geste de la main elle vint balayer sa menace, comme si elle ne s’en souciait pas du tout. Ce qui était absolument vrai. Elle avait vu une occasion de gagner leur affrontement et ainsi la possibilité de lui faire faire tout ce qu’elle voulait le temps d’une journée. Pour l’ancienne criminelle, rien n’était interdit sur un champ de bataille. Et puis, au final, elle était tout de même curieuse quant à la vengeance qu’il envisageait.

Son sourire était sincère, reconnaissant, alors qu’elle avait trouvé chez l’homme aux mille et une questions une oreille attentive pour ses troubles qu’elle avait eu ce besoin d’exprimer sans jamais réellement pouvoir le faire. Toutefois, cela n’allait certainement pas l’exempter de son esprit vif et taquin, ce serait beaucoup trop demander de la part de celle qui aimait beaucoup trop jouer. Son sourire devint plus malicieux tandis qu’elle ne comptait pas le laisser filer sans rebondir sur le mystère qu’il laissait sous-entendre concernant sa position vis-à-vis de l’amour.

Lui avait-elle dit qu’elle était curieuse ?

- C’marrant comment t’poses tout plein d’questions tout l’temps mais quand on t’en pose tu t’défiles.

Aucune critique dans ce qu’elle disait, qu’une constatation qui l’amusait plus qu’elle n’osait l’admettre.

- C’est qu’t’assume pas ?

Elle rigole doucement, lui adressant par la suite un clin d’oeil pour venir lui souligner qu’elle plaisantait bel et bien. Au final, il n’était pas obligé de lui parler, surtout qu’elle se faisait sûrement quelques idées dans ce qu’il n’avait pas dit. Peut-être y avait-il même rien à ce niveau, dans sa vie, mais le doute persistait de par la subtilité dont il semblait vouloir faire preuve.

Et si elle pouvait le mettre dans l’embarras quelques instants, il était sûr qu’elle se laisserait tenter.

- ‘Fin, c’comme t’veux. Mais aimer, c’quand même un truc chouette à vivre.

Elle haussa les épaules. Elle avait connu la peine et la douleur venant avec un sentiment aussi fort, mais elle avait aussi eu tout le loisir d’en vivre les subtilités et toute la beauté de la chose.

- Puis sinon, maintenant qu’j’y pense. J’suis un prédateur ?

Elle lui décrocha un regard curieux accompagné d’un froncement de sourcil, semblant sur le point d’éclater de rire bien qu’elle préservait un minimum de sérieux.


Dernière édition par Aburame Kaede le Dim 29 Avr 2018 - 4:31, édité 1 fois
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Sam 28 Avr 2018 - 21:13


Ça pour ne pas réfléchir, elle avait raison. Raizen se demandait à quel moment il lui arrivait parfois de penser si ce n’était tout simplement jamais. Comme quoi 1 x 0 = 0. En fait, elle ne regrettait pas vraiment ses gestes avant puisqu’elle n’y pensait pas et elle ne pensait pas non plus aux conséquences. Était-ce pendant ? Pas vraiment. À vrai dire, ce mystère était digne des plus grandes énigmes dans ce monde.

-J’ai appris des meilleurs...

Faisant référence à tous les gens qui avaient démontré leur expertise dans l’art de dévier les nombreuses questions de Raizen celui-ci démontrait avec fierté qu’il s’était inspiré de la couardise de ceux-ci. Après tout, toute expérience était bonne à retirer qu’elle soit bonne ou mauvaise. Ne pas satisfaire sa curiosité était une chose, mais s’il apprenait au moins un truc en échange ça en valait la peine non ? À bien y penser, Raizen était une vraie contradiction. Il avait beau dire que parfois il n’agissait pas forcément par intérêt, mais tout avait l’air de présager le contraire. Or, il suffisait simplement de tourner la situation sous un autre angle. Et s’il était un éternel utopiste qui voyait le bien dans toute chose ? Mieux encore, il pourrait très bien être en réalité un obsédé de la victoire sous tous les aspects ? L’option A n’excluait pas non plus l’option B ce qui marquait une nouvelle interrogation qui risquait de n’avoir aucune réponse.

-Pour assumer, faudrait déjà qu’il y ait quelque chose, mais j’approuve le fait qu’aimer c’est quelque chose de merveilleux. Pas que je sache ce que c’est hein...

Rougissant légèrement malgré lui, il ne comprit pas vraiment ce qui lui arrivait sur le coup. On aurait dit que son corps avait réagi de lui-même suite à la taquinerie de celle-ci. Voyait-elle quelque chose en lui qu’il ne voyait pas?

Contre toute attente, au lieu de se fâcher ou de réagir de manière défensive, Raizen décida d’en profiter pour inspirer la suite. Après tout, si son corps réagissait d’une manière précise, il devait bel et bien utiliser ce qu’il vivait pour le mener dans une autre ligne directrice masquant aussitôt ses fausses faiblesses.

-Les légendes disent que tu es la prédatrice de bien des gens...

La seule proie de Kaede était son amusement quoique, à bien y repenser, il ne savait pas. Visualisant de nouveau les nombreux moments où elle s’était mise à lécher dangereusement ses lèvres, il se disait qu’elle était peut-être prédatrice ou simplement perverse dans son amusement. Ainsi, à tout moment, celle-ci pouvait décider de trouver son amusement chez une personne plus qu’une autre.

-Tu es...

S’approchant soudainement d’elle pour venir lui prendre les deux mains. Raizen la regardait d’un air sérieux, comme s’il s’apprêtait à lui faire une confession.

-juste Kaede...

C’était le meilleur terme à utiliser. Après tout, elle pouvait très bien être le prédateur comme la proie. Tout était une question de perspective.

-M’enfin, présentement, tu es prisonnière surtout.

Bâillant avant d’activer le sceau qu’il venait de poser sur ses bras en lui prenant les deux mains, elle se retrouvait dorénavant prisonnière d’un sceau lui privant l’usage de ses mains.

-D’ailleurs, je ne me souviens pas avoir dit que j’abandonnais.

Lui faisant un clin d’œil alors qu’il laissait son côté un peu plus taquin ressortir, Raizen préférait s’amuser et surtout changer de sujet. Après tout, il pouvait joindre l’utile à l’agréable, chose qui lui plaisait bien. En combat, tout était permis comme dit.

-Tu ne trouves pas qu’il fait beau?

Faisant comme si de rien n’était, Raizen maintenait le sceau en se retenant presque de rire. Les taquineries se joueraient à deux. Comme pouvait le témoigner Hisao, Raizen n’avait pas la langue ni les actes dans sa poche. D’ailleurs, Asami aussi pouvait en témoigner, mais bon, son opinion était non-illégible pour une question de biais suite à la défaite.

-Qui sait ce que se sceau peut faire de plus.

Une mise à l'aveugle sur un mystère qui n'en était pas vraiment un.

Spoiler:
 


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Dim 29 Avr 2018 - 15:25
Son visage devenant rouge, l’Aburame était désormais convaincue qu’il y avait anguille sous roche. Une histoire particulière ? Elle n’insista cependant pas. Ce n’est pas parce qu’elle s’était ouverte à lui sur son passé, cette histoire qui définissait son présent, qu’il se devait d’en faire de même. Pas plus s’attendait-elle de ça de sa part. Elle ne s’attendait jamais rien de rien ni personne, de toute façon. Il faisait bien comme bon lui semblait et sûrement se doutait-il qu’après ce à quoi il venait d’assister aujourd’hui, il saurait trouver une oreille attentive chez elle qui pourtant ne faisait bien souvent que parler. Elle savait se montrer une amie douce et à l’écoute, lorsqu’il le fallait, ne serait-ce parce qu’il était important pour elle que d’être présente pour ceux qui composaient son quotidien.

Elle ne fit que lui jeter un dernier regard interrogateur avant de soupirer, signe qu’elle passait à autre chose. Peut-être était-ce une situation difficile pour lui. Elle ne saurait le dire. Peut-être bien qu’il se posait des questions vis-à-vis de ses sentiments. Haussant des épaules, il n’était pas nécessaire de s’y attarder maintenant. Sûrement n’arriverait-elle pas à lui arracher plus, de toute façon.

Observant donc la suite des événements, elle était curieuse alors qu’il la désignait comme prédateur tout en se rapprochant d’elle. Arquant un sourcil, elle n’eut aucune résistance lorsqu’il lui prit les mains et il fut trop tard lorsqu’elle réalisa le piège. Tentant de se dégager, ses deux bras étaient immobiles, paralysés par l’électricité qui les parcourait. Cet abruti… Son sourire s’étira avant qu’elle n’éclate de nouveau de rire. Que cherchait-il à prouver ? Une vengeance pour ce qu’elle lui avait fait subir ? Il était marrant celui-là, vraiment, et plus le temps passait et plus elle l’appréciait. Or, il allait bientôt réaliser ce que c’était que de s’en prendre à une Aburame. C’était une chose de paralyser son corps, ou, du moins, une partie de celui-ci…

- Yup, il fait beau, là-d’sus, j’peux juste t’donner raison.

Son visage s’était levé vers le ciel avant de reporter son regard sur le Meikyû. Ce que pouvait faire le sceau ? Il y avait toute sorte de possibilité. C’était, du moins, ce qu’elle avait appris alors qu’elle s’intéressait de plus en plus au fuinjutsu. Elle n’essaya donc même pas de deviner. S’il voulait qu’elle le sache, il ne se gênerait certainement pas pour lui montrer.

- Par contre, j’pas sûre qu’j’suis vraiment prisonnière…

Sur ces paroles, un essaim s’échappa de son corps, venant les encercler d’un bourdonnement semblant soudainement menaçant, certains d’entre eux se posant sur le corps du Meikyû, ses bras, son dos, son cou. Une menace réelle donc qu’ils représentaient désormais, alors qu’elle était toujours calmement assise, affichant un doux sourire qu’elle aurait pu offrir à un enfant en apprentissage. Ce qui était presque le cas. Les gens avaient tendance, bien souvent, à oublier qui étaient les Aburame.

- Attaque-toi à la reine…

Toujours souriante, elle inclina doucement la tête tandis que plusieurs sceaux se dessinaient sur son corps, n’étant pas tous les mêmes. Que ses insectes puissent marquer ses opposants était un avantage considérable qu’elle entraînait quotidiennement. Là où beaucoup devait pouvoir se rapprocher pour marquer, elle le faisait avec une aisance déconcertante sans nécessairement devoir se mettre en danger.

- Et c’la ruche au complet qui va v’nir s’assurer d’sa protection.

Soudainement, son regard se fit plus sombre, ses traits plus sérieux. Il lui avait demandé si ses insectes réagissaient aussi par instinct, lorsqu’elle se sentait menacée. C’était plus ou moins vrai. Il s’agissait surtout de son instinct à elle que de demander leur aide lorsqu’elle en avait besoin et se trouvait en situation délicate. Après tout, ayant grandi en leur servant de nid, ils étaient une partie d’elle-même qu’elle ne pouvait et ne voulait pas nier.

Et donc oui, ils étaient là pour protéger leur hôte, et ce, coûte que coûte.

- J’te conseillerais donc d’essayer d’pas être trop menaçant… Si moi j’comprends l’humour, disons qu’ils ont pas trop été entraîné à ça.

Son sourire espiègle détonnait du regard qu’elle lui adressait. Voulant hausser des épaules, ce ne fut cependant pas possible, de ses mains prisonnières des siennes et surtout, paralysées par les sceaux qu’il avait posé sur elle.
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Lun 30 Avr 2018 - 4:10


Voyant à quel point Kaede ne semblait pas gêner de la situation, Raizen éclata de rire en suivant le vent de fraicheur qu’elle apportait malgré sa situation. Or, d’un seul coup, un essaim important d’insectes s’échappa de Kaede pour venir s’en prendre au Kumojin qui ne fit rien pour les esquiver. Se faisant ainsi complètement entouré par des insectes de tout type, Raizen affichait un léger sourire alors qu’il était fasciné par tout cela. Se faisant marquer par de nombreux sceaux qu’il ne pouvait voir, le Kumojin ne pouvait pas paniquer. N’étant pas du genre à avoir peur des insectes et ne ressentant aucune douleur précise, il se laissait bercer par les bestioles en action. Les voir se déchainer et travailler en équipe d’une telle manière sur son corps était passionnant. En fait, la seule raison pour laquelle il n’avait pas vraiment peur était la suivante : il préférait avoir un œil sur eux plutôt que de les avoir dans un lieu dangereux pour la trinité. Après tout, tant que les zones trinitaires demeuraient en santé, il ne comptait pas hurler.

-J’ai bien pu voir cela...

Les regardant se mouvoir sur son corps, Raizen eut un léger sourire, du moins, si des insectes ne le cachaient pas.

-Ce qui est fantastique c’est qu’ils pourraient faire tant de choses. Je ne parle pas seulement d’absorber du chakra, mais je suis d’avis que les insectes seraient facilement en mesure de détecter ou du moins, de ressentir l’hostilité d’une personne par rapport à une autre.

Arquant un sourcil plein d’insectes, il poursuivit.

-Je suis certain que leurs antennes leur servent à plus que communiquer, mais bien à ressentir des vibrations.

Faisant une grimace malgré lui en relâchant le sceau pour venir poser sa main afin de protéger la trinité, le Meikyû poursuivait.

-Les paroles ont beau ne pas être compréhensibles de leur côté, mais je suis certains qu’ils peuvent sentir sur quelle longueur d’onde je vibre et le fait que cette onde n’est pas du tout hostile... du moins pour le moment...

Abaissant sa voix d’un ton taquin, il cru presque ressentir un insecte lui infliger une violente piqure, comme quoi ses paroles avaient peut-être du sens.

-Comment ça se passe quand la « reine » ou plutôt la princesse reçoit des prétendants dans son château ?

Curieux, Raizen venait de tourner la situation à son avantage, ignorant ainsi totalement le fait que ses insectes peuplaient son corps et bougeaient à une vitesse assez impressionnante. Sachant pertinemment qu’avoir peur ne l’aiderait en rien, il préférait rester calme pour ne pas éveiller les quelconques sens inconnus qu’ils possédaient.

-Est-ce que tu leur fais passer le test de la famille ? Disons que c’est un peu comme fréquenter quelqu’un et te rendre compte qu’elle a 15 frères costauds, mais en plus petits, plus nombreux et plus dangereux...

S’il avait pu essuyer une sueur froide sur le moment, il l’aurait fait. Or, il se complaisait à vivre ce qui pouvait rapidement prendre une mauvaise tournure.

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Mar 1 Mai 2018 - 11:47
D’ordinaire, ses insectes attiraient le dégoût d’autrui, encore plus lorsqu’ils se manifestaient de la sorte et se posaient sur un corps inconnu. Ils étaient rares, ces moments où la victime éprouvait une sorte d’admiration pour ces derniers, le travail qu’ils faisaient et cette parfaite synchronisation qu’ils avaient. De ce fait, elle ne pouvait qu’étirer un doux sourire, qui pouvait sembler curieux aux yeux du Meikyû mais qui signifiait beaucoup pour celle dont ces bestioles étaient une extension d’elle-même. Elle ne pouvait être désignée elle, en tant que personne, sans prendre en considération ceux qu’elle abritait à même son corps.

Raizen était un curieux personnage qui arrivait à l’étonner, chose qu’elle ne lui partagerait pas de vive voix, cela lui ferait définitivement trop plaisir. Si elle n’avait jamais d’attente, ce n’était pas tout à fait le cas. Les a priori restaient, ces réactions qu’elle avait vu maintes et maintes fois et qu’elle avait appris à en rire plutôt que de s’en sentir insultée. Or, voilà qu’il détonnait, de par son ouverture d’esprit et cette curiosité qui ne semblait posséder aucune limite. Elle se savait jolie, charmante presque, si ce n’était de sa personnalité flamboyante, et pourtant, elle le voyait bien, ces changements de comportement que beaucoup avaient dès lors comprenaient-ils qui était-elle réellement. Ce qu’impliquait être née Aburame. Or, ce n’était pas son cas à lui, qui continuait de s’y intéresser, sans démontrer quelconque dégoût vis-à-vis de sa personne et de ce qu’elle était en mesure de faire.

Certes, tous les shinobis possédaient, pour la plupart, de nombreuses techniques impressionnantes et parfois bien surprenantes. Toutefois, elle ne pouvait nier qu’aux yeux de la société, être en mesure de créer du métal était sûrement bien plus intéressant, mais surtout esthétique, que de manipuler des insectes vivant sous sa peau.

- C’sont d’délicates créatures, j’en conviens. Faudrait donc qu’tu commences à faire attention, t’voudrais quand même pas qu’ils t’considèrent comme un ennemi. Sachant qu’j’suis eux et qu’ils sont moi, j’pourrais commencer à t’voir d’un autre oeil.

Et pourtant, elle ne semblait nullement menaçante, se contentant de son sourire légèrement moins espiègle mais définitivement plus doux. Difficile alors que de se montrer menaçante avec les insectes qui s’étaient même calmés. Si elle n’avait jamais considéré l’homme comme une présence hostile, il était même accepté, en quelque sorte, dans sa vie. De ce fait, les insectes s’immobilisèrent tranquillement sur son corps.

Avait-elle été touchée par la façon dont il l’avait accepté, et ce, depuis le début, sans aucun jugement, que ce soit de ce qu’impliquait être une Aburame ou toutes les erreurs qu’elle avait fait pour en arriver ici aujourd’hui ? Peut-être bien.

- Alors, uhm… J’sais pas, bonne question. L’seul à s’y être risqué, c’tait Aijiro, puis j’le connaissais d’puis tellement longtemps que t’vois… Faudrait qu’j’vois.

Elle éclata d’un rire franc, désormais plus libre de ses mouvements, étirant alors ses bras qui avaient été paralysés quelques instants. Les insectes relâchèrent l’homme, quittant sa peau sans pour autant les abandonner, restant ainsi près d’eux à voleter tout autour d’eux.

- S’tu veux, si jamais ça arrive, j’te f’rai un rapport détaillé.

Il y avait un léger sous-entendu dans ce qu’elle disait, se demandant s’il allait le percevoir. L’idée l’amusait, cela ne faisait aucun doute, alors que son rire se fit de nouveau entendre. Décidément, il n’y avait bien qu’elle pour pleurer à chaudes larmes un instant avant de rire comme si de rien n’y était l’instant d’après.

- T’parles par expérience ? Ta copine a quinze frères costauds qui t’ont menacé ?

Sa copine ? Relevant son absence de réponse précédente, elle venait tout juste d’assumer (seulement pour l’embêter) qu’il était en couple dans une situation un peu compliquée. Il lui en fallait peu pour se faire des idées, surtout lorsqu’il était question que d’emmerder les autres de son humour parfois un peu trop lourd.
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Mer 2 Mai 2018 - 1:54


Alors que Raizen était d’un naturel plus calme que d’habitude, sa fascination pour ces créatures était semblable à celle d’un enfant découvrant de nouveaux jeux. En réalité, il était subjugué par cette compétence spéciale qui était propre aux aburames. D’ailleurs, le fait de savoir qu’ils partageaient en quelque sorte une connexion avec leur hôte au niveau de la perception et des sentiments était suffisant pour qu’il confirme sa prémisse sur les antennes. Ainsi, elle était à la collectivité ce que la collectivité était pour elle, une partie intégrante de quelque chose de plus grand, de plus riche.

Malgré sa fascination pour les insectes, il y avait d’autres éléments intéressants à prendre en considération. Or, Kaede semblait s’être légèrement adoucie, comprenant dès lors que Raizen n’avait jamais été le jeune garçon fuyant les insectes à un bas âge. Au contraire, il était de ceux qui les examinaient et tentait désespérément de les comprendre pour continuer de peupler ce monde plein de curiosité qu’il avait. S’il y avait bien une chose qui dirigeait cet esprit curieux, c’était bel et bien un esprit plus ou moins rêveur. À un certain degré, Raizen croyait l’impossible possible ce qui lui permettait de canaliser sa curiosité et de l’amener à penser qu’il y aurait toujours une infinité de choses pouvant le surprendre. Sans quoi, la vie n’en serait que plus triste. L’inconnu tout comme l’imprévu avaient leur charme et sur ses deux points, Kaede et Raizen pouvaient s’entendre à ce sujet.

-Risqué?

Puisqu’il était dans le moment, Raizen ne considérait pas le tout comme un risque, mais bien comme une tentative calculée d’en apprendre davantage. Il allait même jusqu’à déplacer son bras pour aider une partie des insectes à rejoindre un groupe sur son épaule. Il comprenait lentement à comprendre leurs mouvements ce qui indirectement lui permettait de comprendre Kaede. Ils étaient pour elle ce qu’elle était pour eux et ensemble, ils ne faisaient qu’un. Bougeant à un rythme impressionnant, Raizen avait toujours perçu Kaede comme étant une seule et unique personne. Or, peut-être que la voir sous l’œil d’une collectivité et d’une infinité de mouvements était la manière dont il fallait la percevoir ? Ne réalisant toutefois pas que ses pensées allaient dans cette direction, il se contentait de garder cette possible découverte dans son subconscient.

-Uh si ça arrive ?

Arquant un léger sourire joueur, il posa ses iris sur la jeune femme comprenant aussitôt les multiples sens connotés par sa phrase.

-Parce qu’il n’y a pas beaucoup de prétendants qui osent se risquer ?

Continuant de la regarder sans pour autant être 100% concentré, Raizen portait attention aux insectes. Après tout, regarder les insectes c’était comme la regarder non ? De plus, étonnamment, les insectes sur son corps lui permettaient de mieux réfléchir alors qu’il les suivait comme s’il suivait son propre fil de pensées.

-ou plutôt peu qui arrivent à être considérés comme des prétendants ?

Sur ce, il laissa un léger sourire flirter sur ses lèvres comme lui seul savait le faire, lui offrant une question plus ou moins ponctuée contre la prochaine réponse qu’il allait lui donner.

-M’enfin, pour avoir des beaux frères faudrait déjà que je ne sois plus célibataire

Étant totalement honnête dans sa réponse, Raizen avait beau être dans certaines situations particulières, mais le fait d’être en couple n’était pas existant dans sa réalité actuelle.

-Tiens, ce serait sympa que tes insectes agissent comme détecteur de mensonges, je suis certain qu’ils en auraient la capacité en cas de doute.

Ricanant légèrement à cette douce remarque, il laissa ses iris se noyer dans ceux de Kaede. Tout comme les molécules liquides flottaient les unes par-dessus les autres, ses iris étaient paisibles et calmes, suivant un courant bidirectionnel qui ne semblait pas vouloir tendre vers un côté plus que de l’autre. Raizen était étrangement calme. Était-ce parce que les insectes pouvaient être utilisés à des fins thérapeutiques ou plutôt parce qu’il était apaisé ?

-D’ailleurs, tu as beaucoup de familles parmi le clan Aburame à Kumo ?

Faisant preuve d’une curiosité qui avait un drôle de synchronisme dans la conversation, Raizen se contentait d’être Raizen, le curieux sans filtre.

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Speedy the feister speedster [Kaede]

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