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Au delà des montagnes... [PV : Yoshitsune]


Mer 25 Avr 2018 - 16:18
Ces montagnes enneigés n'en finissent plus... Même dèrrière ma polaire je n'arivais pas à m'empêcher de greloter de froid. Pourtant je ne pouvais m'empêcher de sourire, je souriais parce que je savais que j'étais à l'endroit le plus proche de ma contrée natale. C'est dans ce même pays que j'ai débuté mon périple sur le grand continent. Je me sentais lié à ma famille depuis ce lieu.On pourrait dire que c'est ici que tout à commencé et c'est surêment ici que mon aventure ce finira. A vrai dire la première fois que j'ai traversé ces contrées j'étais vaiment beaucoup trop jeune pour admirer le décor, ces montagnes enneigés à perte de vue et cette verdure. Ce décor était du genre à pouvoir apaiser tout les esprits et je me disais même qu'il pourrait peut être m'aider à y voir plus clair. La brise me caressait le visage, j'arrivais même à ressentir la pureté de cet air, si il n'y faisait pas aussi froid ce serait un endroit formidable où vivre.

Les Nagamasas avaient fait de ce pays leur demeure, cependant j'avais plus l'impression que l'air de ce pays troublaient les esprits. Cette terre semblait porter une sorte de malédiction liant le destin des samouraïs avec la peine et la douleur. Je me posais beaucoup de question quant à ces hommes, si célèbre pour leur compétences au combat et pourtant ils semblaient être complètement démuni face à leur émotion. Comme en atteste l'homme qui m'a emenné jusqu'ici et comme l'attestait celui qui était à présent à mes côtés. Je me demendais si cette douleur était lié au fait d'être un samouraï. Il fallait que j'en ai le coeur net, j'observais cet homme à la chevelure argenté. Son aura réflètait une puissance incroyable, je ne me souviens pas d'avoir vu autant de force chez un homme et pourtant quand je regardais ses yeux au reflets d'or je lisait une faiblesse et une douleur sans pareille. Comment est-ce possible d'avoir ces deux extrêmes en même temps. Il me fallait une réponse.

"Yo, chef du clan Nagamasa ! Tu à deux minutes ?"

Lui faisant signe de me suivre, je me posais sur un rocher en face d'un des plus magnifique panorama que puisse nous offrir ces contrées. C'était ici que j'allais en apprendre plus sur l'art du sabre, apprendre l'art des samouraï est un honneur dont peut d'étrangers ont droit. Cependant je pense qu'être un samourai allait beaucoup plus loins que cela, j'avais des questions et il me fallais des réponses. Soufflant un grand coup je me préparer à poser ma question.

"Dis moi, qu'est ce qui défini un samouraï pour toi ?"


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Mer 25 Avr 2018 - 20:37


Daily Life
Au delà des montagnes

Yoshitsune &
Ryôko Goten
En ce jour printanier, dans l’écrin de ses yeux, des éclats de cristal tombaient silencieusement sous le regard éteint d’un soleil luminescent, prêt à revivre les cœurs.

L’atmosphère hivernale des steppes refroidissait les songes les plus doux, glaçait les flots ardents des désirs les plus fous, et jetait dans la froidure de la douceur éphémère, les caresses d’une brise câline frôlant ses paupières. Ses pupilles aux nuances miellées, s’écrasaient sur le blanc des draps de la neige qui recouvrait frénétiquement le sol.

Le samourai tâtonnait le vide imbibé de ces larmes, ces pleurs célestes qui fondaient sur le creux de sa main frigorifiée – Tandis que son interlocuteur, de sa voix enjôleuse, entama la conversation dans un élan de mots romanesque et lourds de sens.


« Vous. » Expire t-il doucement en palpant sa lame.

Le mélancolique ne savait correctement prier mais implorait intérieurement les dieux, instigateurs des cieux, d’écouter ses prières et d’iriser son âme enragé ; D’ôter la sombritude pesant sur sa poitrine cicatrisée et de lui rendre cette divine étincelle car, la sienne, elle, n’était qu’un rêve d’étoiles en ruines.

Yoshitsune reste alors là un mièvre instant debout à contempler cette antre que s’avère être Tetsu, à la fois forteresse de paix et forteresse de solitude. Les monts enneigés formant un arrière-plan magnifique. Le tout est une peinture subtile, une calligraphie tracée d’un seul trait de pinceau. Le Soleil a son zénith -il a beau contempler la nature de manière régulière, le chemin de la joie n'est pas chose aisé à retrouver-.

Il ferme les yeux, laisses la nature s’imprégner de lui, le reconnaître, le vent caresser sa peau, jouer avec sa chevelure tandis qu’il le suit enfin. Les faibles firmaments de soleil léchant les paumes de ses mains. Il voudrait rester là, vivre loin des tracas des contrées et de ses meurtres, loin de cette violence lui collant aux basques depuis son arrivée au monde. Pourtant, il rouvre les paupières...


« Vous je t’ai… Que veux-tu Ninja ? » demande t-il ? « Qu’est-ce qu’un samouraï ? Quel étrange question. »



La vallée voyait ses monts aux pics entièrement saupoudrée, étendant son charme au-delà des frontières et des horizons. Il hésita en première vue puis introverti qu’il était Yoshitsune, s’entrouvrit délicatement tel un livre poussiéreux, dévoilant le prélude de sa richesse d’esprit, pourtant connu comme étant impénétrable.


« Être un samouraï plus qu’une vertu, c’est un mode de vie. Si je devais le définir d’après l’usage d’un mot, cela serait l’essence. L’essence même de l’homme Un poème dit chez nous : La fleur des fleurs est le bourgeon de la fleur du cerisier - le samouraï est l'homme parmi les hommes. » Il expire à nouveau
« C’est abandonné sa vie, vivre selon des principes jugé archaïque selon d’autre. Recevoir une éducation sévère qui vise à ne pas avoir peur de la souffrance et de la mort, à respecter un code d'honneur et de faire de soi un guerrier efficace dans le maniement des armes. C’est également renoncer à ses émotions, apprendre à garder le contrôle de soi donc à étouffer ses sentiments envers les autres, y compris sa propre famille. A l'inverse de ce que vous avez pu voir tout à l’heure. C'est également vivre pour son maître et son clan » Souffle t-il une dernière fois « D’ailleurs, il est primordiale de respecter la règle de la tige et de branches ; l'oublier, c'est en soi ne jamais parvenir à comprendre ce qu'est la vertu. - Un samouraï se conduira en fils et en sujet fidèle. Il ne quittera pas son suzerain, ni même sa famille quand bien même le nombre de ses sujets passerait de cent à dix, de dix à un. Et en temps de guerre, le témoignage de sa loyauté consistera à se porter s'il le faut au-devant des flèches ennemies sans faire cas de sa vie. Mais bon sans doute ton sensei Shigure pense t-il différemment. »


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Dernière édition par Nagamasa Yoshitsune le Dim 29 Avr 2018 - 23:56, édité 1 fois
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Jeu 26 Avr 2018 - 11:54
Ce type était vachement plus timide que ce que j’aurais pu imaginer, c’est étrange la façon dont les personnes qui semble avoir atteint des sommets de puissance possèdent les esprits les plus troublés. Je me demandais même si c’était la présence abondante de chakra dans ses hommes qui rendaient leur cœur si fragile. Quand il me parlait j’avais l’impression de le gêner, ses mots étaient tout tremblants. Enfin peut être que je me fais des idées et que c’est seulement sa voix qui est comme cela. Bref je lui avais posé une question et il me donna finalement une réponse… Nagamasa Yoshitsune était un homme très sage et sa vision de la vie d’un samouraï me laissait entrevoir un passé plus que douloureux, entre le devoir, les problèmes familiaux et les sentiments. Renoncer à ses émotions, garder le contrôle de soi et étouffer ses sentiments envers les autres. Je ne savais que trop bien que cela n’était pas possible indéfiniment, je me suis imposé la même chose afin de ne pas me faire dévier de mon objectif. Cependant plus on rejette ses sentiments plus on prend le risque qu’ils nous détruisent.

« Je ne pense pas qu’il soit possible de contrôler les sentiments. Ce sont eux qui nous guident inconsciemment, ils peuvent nous détruire et nous sauver. Yoshi-senpai vous devriez faire attention. »

Ne pas avoir peur de la souffrance, ne pas avoir peur de la mort, vivre pour son maître et son clan. La vraie définition d’un guerrier de clan. Les samouraïs étaient dirigés par un mode de vie très stricte, je me demandais si tous faisait le choix de devenir samouraï. Dans ces paroles j’avais presque l’impression que ce code de l’honneur l’avait empêché de devenir celui qu’il voulait. Cependant lui semblait avoir accepté de devenir un samouraï en sachant pertinemment ce qu’impliquait ce code d’honneur. J’étais arrivé un peu trop tard, mais j’ai cru comprendre qu’il y avait eu une dispute entre Shigure et lui.

« Tu sais personnellement vos histoire ne me regardent pas. Cependant j’ai discuté avec ton frère et ce bushido semble avoir détruit vos liens familiaux. Maintenant que je sais ce qu’est un samouraï, j’aimerais savoir ce que tu penses des samouraïs. »

Je ne connaissais pas beaucoup ce mec, cependant c’était un type à la psyché au combien intéressante. Il avait beaucoup d’expériences, bonne comme mauvaises, je le sentais au fond de moi. Notre rencontre me permettra d’évoluer, d’acquérir plus de sagesse. Je savais pertinemment que le chemin que j’avais choisi requiert force et bravoure, mais la sagesse est toute aussi important que ces deux premières vertus. Et peut-être que si cet homme me partageais sa sagesse, j’arriverais peut être à l’aider à comprendre ses tourments.

« Excuse-moi d’avance si mes question te gênes, tu n’es pas obligé de me répondre. »
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Jeu 26 Avr 2018 - 13:22


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Au delà des montagnes

Yoshitsune &
Ryôko Goten
Fiou… Quel est ce soulagement qui vient saisir Yoshitsune quand finalement son interlocuteur daigne lui témoigner un minimum de respect. C’est comme si enfin, le poids des années revenait le saisir. Une habitude bien que risible mais tout de même propre à sa personne. Alors oui, au fil de la discussion, quand bien même peu désireux de converser avec l’individu ; il se perd à converser avec lui comme si de rien était.

Mais bon, pour le moment, l'heure n'était surement pas dédiée à la réflexion, mais à ce profit de ce confort et de la fraîcheur qu’offrait le jour tranquille, seulement accompagné de ces petits êtres vivants qui essayaient tant bien que mal de vivre leur vie comme chaque humain le fait en ce monde. Pratiquement seul en ce moment propice, tout laissait Yoshitsune à sa contemplation de ce monde avec un air mélancolique; c'était une chose assez rare venant de lui, il devenait nostalgique. Cet effet qu'avait le calme sur lui, peu de personnes en avait pris connaissance voire personne.

C’était qu'observer ce monde, beaucoup prirent cette vocation pour idylle, à l’inverse de notre ami pour qui, cela ne s’apparentait qu’à une distraction plus qu'autre chose, ces derniers temps, il avait envie de renouveler ses idées, et disons que profiter des beautés du temps était une des solutions adaptées à son questionnement. Mais ce silence, ces instants où le bruit était interdit, il savait que tout cela ne durerait plus très longtemps et pour sûr... Assiéger les méandres du monde nouveau n'était certainement pas de tout repos. Le regretterait-il ? Peut-être bien... Peut-être pas. Peu importe les choix délicats qu'il se devrait de prendre, ce dernier s'était promis de ne rien laisser se mettre au travers de ses objectifs. Rien ne l'empêcherait d'apporter sa paix dans le monde.

La question fatidique, toutefois, finit par se décrocher. Ainsi lorsqu'elle heurte le sol, elle laisse d'une craquelure se répandre un parfum que le Tetsujin respire avec un mince froncement de nez. Si tôt, les conversations sérieuses ? Certes, le temps est précieux, mais enfin. Pour s'effacer, la rudesse exige une certaine distanciation. Et ainsi le gamin ne craint-il pas, de trancher dans le vif trop tôt ? De ne pas avoir, du haut de sa jeunesse désabusé, le recul indispensable à ce type de confrontation. L'un d'entre eux sera blessé, il ne fait aucun doute. Cruelle vérité. Il inspire, profond, sobre, relâche ses épaules et noue ses mains sur ses genoux. Affable et altier d'un même souffle.


« Tes dires, aussi véritables puissent-ils être Gamin… Sache qu’il y’a de cela bien longtemps que la personne de Shigure est morte. Ce qui subsiste n’est autre que le reste d’un passé plus qu’austère que je ne saurai tolérer plus longtemps. Mon père, en paix ne puisse t-il jamais reposer, a longtemps été une hantise pour notre caste. Ce bushido dont tu parles ne dépend que de l’hégémonie qui le dirige. » Il l’observe un peu longtemps qu’à l’accoutumée et poursuit « Sinon pour répondre véritablement à ta question, Les samouraïs sont pour moi comme une famille, des guerriers honorables qui ne saurait faillir dans leurs taches. Des gens pour qui je donnerai ma vie. Pourquoi tel question ? »


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Dernière édition par Nagamasa Yoshitsune le Dim 29 Avr 2018 - 23:55, édité 4 fois
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Jeu 26 Avr 2018 - 14:24
Je ne pus m’empêcher d’afficher un rictus quand je vis cet homme presque soulagé de m’avoir entendu lui témoigner une marque de respect. Ce n’était pas dans mes habitudes de respecter les gens comme le feraient les Yukis avec toutes leurs manières. Franchement toutes ses histoires de castes supérieures, de marque de respect je n’en avais strictement rien à faire. Le respect se traduisait seulement par des actes et non par des paroles vide de sens, seuls les actes permettraient de retranscrivent les émotions. Cet homme était bien étrange, j’avais limite l’impression qu’il était de temps à autres, j’avais presque le sentiment qu’il ne m’écoutait pas. Soufflant un grand coup en sa direction, j’espérais qu’il reprenne ses esprits, enfin c’est ce que je voulais faire… En regardant dans sa direction, j’observais ce décor et je pus enfin comprendre. Si ce décor pouvait m’apaiser un tant soit peu, alors lui qui est originaire de cette contrée devait voir tous ses problèmes en suspens. Comme si le temps c’était arrêté pour lui… Finalement je le laissais divaguer.

Moi un gamin ? Il fallait qu’il se calme le samouraï ! Mon poing se resserra un instant, prêt à lui remettre les idées en place. Cependant il ne fallait pas que je fasse de grabuge, Shigure m’avait invité ici. Tous mes actes pourraient lui être reprochés et déjà que la situation ne semblait pas rose entre les deux frères, il ne fallait pas que je rajoute mon grain de sel. Soufflant un grand coup pour me calmer, j’écoutais ce qu’il avait à me dire. Cet homme était dur avec son frère, j’avais l’impression qu’il était bouffé par tout ce que le Bushido pouvait représenter. Il commençait à se demander pourquoi je lui posais toutes ses questions. Il fallait donc bien qu’un moment j’aille droit au but, je ne suis pas venue au pays du fer pour faire du tourisme après tout.

« Est-ce tu n’aurais pas été plus heureux si tu n’étais pas né en dehors toutes cet univers ? »

Je me levais et pointait mon sabre vers la montagne. Pour moi, ces monts représentaient la promesse que j’avais faite à mes parents. Ce que je me demandais c’était qu’une fois que j’aurais traversé la montagne, que se passerait-il ? Est-ce que ce qu’il se trouvait derrière la montagne me plairait ? C’était la question que je me posais depuis que je suis arrivé ici, le seul moyen d’avoir cette réponse était d’avoir la force de la grimper cette dernière.

« Je suis venu avec ton frère parce que je souhaitais apprendre l’art des Samouraï. Il m’avait prévenu que cela représentait plus qu’un simple style de maniement d’épée. Je voulais comprendre que voulais dire être un samouraï pour être sûr de vouloir apprendre le maniement de l’épée. »

Posant mon sabre au sol, je me tournais vers Yoshitsune.

« Tu es le chef du plus grand clan de Samouraï, je devais donc avoir ton avis, le vieux. »
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Lun 30 Avr 2018 - 1:28


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Au delà des montagnes

Yoshitsune &
Ryôko Goten
Des parcelles de temps, des grains d'éternité qui virevoltent jusqu’au déclin ; Les secondes s'échappaient pour n'être jamais et pour ne pas exister. D'une fantastique histoire qui se déroule, des trous vides se creusaient dans le quotidien du maître Samouraï et tandis que l'image de son corps se fond dans la plenitude solaire ; il se complait dans une reflexion soudaine, des souvenirs heureux dont il ne restait presque rien, si ce n’était l'enveloppe molle d'un guerrier au désir fuyant.

S’alternaient le noir et le blanc comme le jour et la nuit, puisqu’il lui fallait tant de peine pour apprécier la vie cloîtrée de shinobi. C’était une question de patience pour le virtuose, comme la traversée d’un long tunnel, il devait se fournir de beaucoup de persévérance pour nourrir ses ambitions naturelles.

Puis s’ensuivait ses doutes, des obstacles sur la route nébuleuse de son parcours, de son ascension parmi la communauté civil. Nonobstant ce fait, il ne pouvait y renoncer, car il était tout d’abord un homme sage, qui ne cesserait le combat avant d’avoir à la paix de s’instaurer. Mais pour se faire, le Nagamasa devait apprendre à tempérer sa colère, son tempérament trop renfermé restreignait fortement son adaptabilité parmi ses homologues.


« Il est vrai. Certainement aurais-je vécu plus heureux loin de ces obligations et de cette querelle persistante entre les nations. Il est déjà sûr que ces chien de Kirijins n’aurait pas tuer mon frère et mon ami Kanon » Rétorquait le Samouraï avec dépit.

Son regard pâle se posait et restait figé sur celui de son interlocuteur, un individu qui sur l’instant présent, lui semblait étranger, tant il se méfiait de ces questions.


« Et toi que penses-tu de ton village Kirijin ? Parce que je présume qu’à cette épée particulière que tu arbores tu es originaire de ces contrées comme Watanabe Shiori ? » Demande t-il sereinement.


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Ven 11 Mai 2018 - 10:31
Nous étions toujours plantés là, devant ces immenses montagnes. Je me demandais toujours qu’est-ce qu’elles peuvent bien protéger, car dans mon esprit il n’y avait nul doute quant à la raison de leur existences. Je me disais que les montagnes emmagasinaient les âmes de ceux qui souhaitaient protéger quelque chose de toute leur force, leur volonté et leur courage auraient pu se matérialisé en cette densité rocheuse se transformant en barrière infranchissable capable de séparer les pays entre eux et modifier l’aspect d’une région. Elles représentaient aussi un objectif à franchir, un obstacle insurmontable pour ceux qui n’avaient pas la détermination nécessaire. Il était aussi possible de lier ces prodiges de la nature avec nos sentiments et dès lors elles deviennent un symbole pour les êtres liés, immuable, aussi puissant que la nature. Les voir en face de moi, me faisait prendre conscience que j’étais tout petit face à l’immensité de la nature et qu’il devait y avoir tant de chose à voir autour du globe. Cela me rappelait aussi qu’il fallait bien que je m’arme afin de pouvoir traverser la montagne et qu’aujourd’hui la force seule ne suffirait pas. Il était temps pour moi de grandir et de m’élever vers de nouvelles sphères, avoir la force d’accepter mon destin.

Je ne pus m’empêcher de froncer les sourcils au moment où Yoshi affubla mes amis d’un nom plus que dégradant, serrant fort la poignée de mon épée je résistais à l’envie de laver leur honneur. La main tremblante je retenais mon sabre avec l’autre et finit par le planter au sol, appuyant dessus avec mes deux mains. Je ne pouvais m’empêcher de ressentir de la colère quant à ses dires, mais je ne pouvais m’empêcher d’éprouver un peu de peine pour cet homme à qui mon village lui avait pris ses proches. C’étaient les aléas de la guerre, cela faisait partie des risques et nul ne devrait être blâmé, chaque affrontement possède son lot de mort. La mort était arbitraire et objective, elle prend avec elle sans regarder l’origine ni l’histoire de la personne. Son choix est absolu et nul ne devrait avoir à redire quelque chose, nous pouvons éprouver de la peine, de la colère ou de la rancœur. Cependant qui pourrait blâmer la mort d’avoir fait son travail ?

« Ce sont les aléas de la guerre, tu ne devrais pas en vouloir à ceux qui les ont tué. La guerre se déroule entre des gens qui se connaissent et se fait par ceux qui ne se connaissent pas. »

Soufflant un bon coup, je ne pus m’empêcher d’être surpris par la vivacité d’esprit de cet homme. Voyant mon épée il fit directement le lien avec les 7 Spadassins de la brume, mais il tira des conclusions bien trop vite en disant que j’étais originaire de ses contrées.

« Tu as donc de bon yeux, effectivement cette lame fait désormais partie du Trésor des 7 Spadassins de la Brume. Cependant je ne suis pas originaire de cette région, j’ai été accueilli par ce village. »

Je retirais ma lame du sol et la rangea dans son fourreau avant de me retourner face à Yoshitsune.

« Je peux moi aussi reprocher beaucoup de choses au Dirigeant Iwajins et notamment à, je suppose ton défunt frère Nagamasa Chogen qui en ayant accepté les fugitifs Yuki et Hoshino à mis le feu au poudre. Cependant ces choses font parties du passé et il faut en prendre exemple pour ne plus répéter ce genre d’erreur. »
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Ven 11 Mai 2018 - 15:01


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Au delà des montagnes

Yoshitsune &
Ryôko Goten
Un soupçon d’amertume le traverse sans pour autant qu’il n’en soit esclave. Les remords et les regrets qu’il pouvait bien ressentir sont passées depuis bien longtemps. Il écoutait les attraits du jeune homme visiblement pas si étranger que cela à la Brume Sanglante. Il en savourait la moindre élucubrations, quand bien lugubres puissent elles être ; comme curieux d’en apprendre plus sur cette culture barbare et vil qu’il prônait ô combien.

Dominant le luminescence trop épaisse pour lui, la voix de l’individu se faisait plus intéressé et apportait une touche de familiarité dans cet univers un peu hostile tandis qu’il aborde le sujet compliqué de feu son frère, Chogen. Yoshitsune était beaucoup plus mystérieux que ne l’eut été ce dernier : là où lui ne voyait de l'océan sombre dans lequel il avait plongé que ses aspects les plus terrifiants, le bushido s’offrait le droit de le consoler en lui rappelant qu'il n'était pas encore un initié de ce monde secret, mais qu'il progressait tout doucement à son rythme.


« Il est vrai que mon petit frère n’était qu’un idiot trop imbu de sa personne, dieu lui en pardonne. Toutefois lui et moi ne partagions pas les mêmes idéologies à ce sujet, j’ai toujours été l'instigateur de plus sombre desseins du moins concernant les Hoshinos. » rétorque-t-il.

Et tandis que les sons gagnait en profondeur à la faveur de la nuit, les ombres s'allongeaient, la lumière qui le privait de toute vue, tout ceci lui laisse une agréable sensation de sérénité.


« Et bien je présume, Gamin. Quoique laisse-moi te traiter avec respect. Quand bien même seul le temps serait capable de répondre avec efficacité à la moindre de tes reflexions. D’où te viens une telle idéologie ? » inspirant simplement une légère bouffée d'air. « Car pour ma part Goten-kun, si tu permets que je te nomme ainsi. Et s’il est important que notre conversation se poursuive, tu dois savoir qu’il a longtemps été question pour moi de raser le village de Kirigakure no Sato. Et encore aujourd’hui, demeure des bribes de cette ignominie en mon sein. » clame t-il sereinement.


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Dernière édition par Nagamasa Yoshitsune le Dim 13 Mai 2018 - 23:24, édité 1 fois
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Dim 13 Mai 2018 - 12:29
La guerre, c'est toujours un ultime recours, c'est toujours un constat d'échec, c'est toujours la pire des solutions, parce qu'elle amène la mort et la misère. C’est quelque chose que je me suis toujours dis cependant la réalité était tout autre, les hommes ne se battent pas pour la liberté mais pour le plaisir. Beaucoup d’entre nous recourent à la force afin de prouver sa supériorité, sous couvert d’héroïsme ou de protectionnisme. L’être humain est belliqueux de nature et cherche sans arrêt à asseoir sa suprématie sur toute autre entité, semant la division, le trouble et la discorde parmi ses propres rangs. « On ne construit pas la paix sans faire la guerre. » Ce mensonge que l’homme a inventé afin de se déculpabiliser d’ôter la vie de ses semblables. Je suis conscient que moi-même j’use du combat pour assouvir mes ambitions, défendre l’honneur des Spadassins de Kiri, Affiner mon Kenjutsu… Toutes ses choses ne servent que des desseins tâchés de sang et le jour où j’ai décidé d’embrasser cette vie, je n’avais pas réellement conscience de telles choses. Cependant aujourd’hui mon choix a été fait et je ne compte pas revenir en arrière, il m’était impossible de m’arrêter là. Il fallait que je voie ce qu’il se cache derrière cette montagne. Cependant je devrais des aujourd’hui apprendre à discerner les situations et agir avec violence seulement quand cela est nécessaire.
J’écoutais Yoshitsune parler de son frère et des Hoshinos… Sans même m’en rendre compte le temps passait plutôt vite et l’astre solaire allait devoir laisser place à son opposé de toujours. La lumière perdait du terrain petit à petit tandis que les ombres prenaient leurs places, les lucioles se mettaient à briller c’était un spectacle des plus apaisant en effet. Je ne pouvais m’empêcher de me sortir protéger dans ce genre d’endroit, un peu comme si je m’étais extirpé des flots du temps pour prendre une pause. Le chef du clan des samouraïs Nagamasa, enchaina tout d’abord par un sobriquet que je n’appréciais guère, mais ce rattrapa en me témoignant (enfin) une sorte de marque de respect. Certes j’étais très jeune, on pouvait me qualifier de gamin, mais j’ai toujours vécu dans un monde d’adulte et j’ai beaucoup plus d’expérience qu’il ne peut le croire. C’était d’ailleurs peut-être la source de mon idéologie, je pris quelques instants de pause afin de réfléchir à la question de Yoshitsune. Le laissant terminé son discours, je ne pus m’empêcher de lâcher un petit sourire en coin en entendant qu’il avait eu par le passé l’objectif de détruire le village de la Brume.

« Appelle-moi comme tu veux… Sauf gamin ce n’est pas très agréable à entendre surtout que tu n’es pas si vieux que ça toi. » Soufflant un grand coup je m’apprêtais à enchainer sur des choses plus sérieuse.

« Tu vois, j’ai été livré à moi-même très jeune dans un continent que je ne connaissais pas. J’ai très rapidement compris qu’il fallait savoir se défendre pour survivre lorsqu’on est qu’un jeune garçon, cependant je me suis toujours demandé pourquoi il fallait se battre. J’ai été forcé de devenir un guerrier, mais j’ai fait le choix d’être un ninja. J’ai accepté de servir une cause et de mourir si il le fallait, de votre côté vous avez fait la même chose. J’ai vu bon nombre de ninja mourir afin que les habitants du pays de l’eau puissent vivre en toute sérénité. »

Je pris une gourde remplie de sake et deux bols afin de les remplir de cet alcool de riz. J’en proposais un à Yoshitsune et posait le seconde devant moi.

« En choisissant la vengeance tu réfute le choix qu’a fait ton frère et ton ami d’être des ninjas et tu déshonorerais leur mémoire, enfin ce n’est que mon avis. Je ne t’en veux pas d’avoir pensé du mal du village et je propose même cette coupe de saké. Je n’ai aucune intention hostile envers toi, mais si tu attaques le village je serais bien là pour te barrer la route. Quand on choisit de vivre dans la violence, il faut accepter de croiser la mort. Cependant je m’efforce d’acquérir la sagesse qui me fait défaut et c’est bien pour cela que la philosophie des samouraïs pourrait sûrement m’inspirer. Dompter ses sentiments et quelque chose de bien difficile… Du moment où l’on est lié à quelque chose. »
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Ven 25 Mai 2018 - 22:44


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Au delà des montagnes

Yoshitsune &
Ryôko Goten
En réalité, la vie semble faite de bien plus de mystères qu’on puisse le croire. Et yoshitsune ne sera sans doute pas d’avis à nous contredire tant cette discussion l’intrigue. Ce gamin, Goten car à l’entendre fabuler, il sait qu’il ne connaît la guerre que d’aventure et lecture ; jamais n’en a t-il réellement été acteur. Du moins là encore ne s’agit-il peut-être que d’une pensée légère, dépliée bien trop hâtivement. Mais, son regard en dit long. Il semble encore plein d’espoir quant à la position des shinobis dans celui-ci. Yoshitsune serait homme ayant perdu foi en une humanité qu’il veut sauver à l’inverse de Goten, qui serait un homme enclin à en révéler les bons côtés en dépit de tout.

Il s’agissait là d’une méthode pour le moins orthodoxe, du moins au yeux du leader samouraï. Lui n’avait jamais cru possible une telle pensée. Et quand bien même Yoshitsune maudit la brume sanglante et le moindre de ses habitants, il sent assez fort pour accepter de se prêter à cette discussion avec le jeune homme. Prêt à laisser leur deux raisonnements se confronter, et se juger l’un l’autre.

Et ainsi Yoshitsune l’écoute ; constate depuis ses élucubrations qu’il parle vraiment comme les livres – qu’il pense comme quelqu’un qui embrasse le destin – et le temps ainsi se leste d’une apesanteur d’épitaphe – comment est-ce seulement possible – se demande l’Enfant du Fer – de confondre ainsi sa page dans la plus simple étendue de la réalité, est-ce que tous les shinobis de Kiri ont une telle facilité à se saigner en épigraphe sans en craindre l’éclaboussure suspecte – ça le dépasse – de très haut, de très loin

Alors puis dos à dos avec l’ombre la fuite pèse soudainement sur ses épaules comme un présage omis
ne persiste que ce goût d’inachèvement austère, tout juste signé d’un revers intouchable à la plume impatiente.


« Range tes canines acérés, Chien enragé.
Il semble que tu ne m'aies pas compris. »



« En face le soleil ploie ses rayons massacrés sur toutes les horizons que le doute ne finit plus d’étirer – leur contours étendus sont la page dont l’inconsistance de la cendre et les prémices de la guerre. » dit-il en lui montrant l'horizon par delà les montagnes de neige. « En effet, j’ai erré pour percevoir de mes propres yeux la toute Vérité. Alors j’ai vu les ravages de cette Guerre persistante sur le visage d’innocents. J’ai été spectateur quand bien même acteur de cette Violence toujours grandissante.

J’ai assisté aux adieux de la Paix et à l’enterrement de la Liberté.

J’ai entendu l’écho des pleurs de l’Espérance qui, vaincu, inclinait son crâne pour que les Apparences y plantent leurs étendards trompeurs. Et désormais pas la mort de mes frères, j’ai découvert en moi la part la plus sombre de l’Humanité, prête à fondre sur les plus faibles telle un oiseau de proie, sans foi ni loi à l’image de ce Meikyu Yamamoto que je n’aurai cesse de blâmer. Pourtant je reconnais là que l’Indifférence et la Pauvreté parmi cette foule de survivants échinés qu’est cette patrie qu’est mienne. Alors que pourtant j’enrage d’avoir perdu ceux qui m’étais cher. Alors ainsi j’ai décelé, à l’endroit même où l’Angoisse et la Rage germent et étendent leur règne autocrate, une once d’Espoir, perdue entre deux orages. Je refuse de crier au mirage car je veux me croire plus fort que le Paraître. J’ai cherché plus haut et j’ai vu mieux que lui. Car je ne suis pas de ces Hommes que la Douleur terrasse. Silencieusement, avec l’aide de plusieurs ou de personne j’ai recommencé l’hymne de la vie et repris les armes au nom de ce Demain qui n’aura de cesse d’exister. Alors pour les miens, j'irai jusqu'à nier la mort. » clame t-il sereinement.

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Mer 30 Mai 2018 - 11:48
Ce Yoshitsune était un samouraï qui semblait avoir vécu beaucoup de chose par le passé, je serais incapable de vous dire quoi, mais cela était lisible sur son visage. Ayant vécu dans le plus grand clan de samouraï du pays du Fer cet homme était très éloquent et parlais dans un langage presque poétique par moment. Je ne pensais vraiment pas qu’un jour je me retrouverais à voyager en compagnie de samouraï et encore moins en compagnie de ninja d’Iwa. Cet exode me permettra non seulement d’affiner mes compétences en Kenjutsu, mais aussi de grandir humainement. Dans ce pays je me sens beaucoup plus calme qu’ailleurs, avant j’aurais déjà provoqué maintes fois la colère de cet homme qui part ailleurs est très susceptible. Aujourd’hui ce genre de passe-temps m’amuse beaucoup moins, mes pensées sont portées vers des choses plus profondes, bien plus que je l’aurais imaginé d’ailleurs. Je n’arrivais pas vraiment à comprendre les pensées de cet homme, peut être que j’étais trop jeune ou que mon esprit était trop fermé pour que nous arrivions à nous comprendre mutuellement ? Nous étions tous deux issus de milieux très différent et nos idéologies en découlent naturellement, cependant je me disais que ce n’était pas une raison pour abandonner l’idée d’une compréhension mutuelle. Jusqu’au moment où il m’affubla de nouveau d’un sobriquet encore plus déplaisant.

« Je ne suis pas ton collègue tu devrais surveiller ton langage, je fais l’effort d’être respectueux envers toi, j’apprécierais la même chose en retour. C’est toi qui ne m’as pas compris il me semble. Ou peut-être que nous nous ne sommes pas compris mutuellement. Après tout ce n’est que la première fois que nous discutions je comprendrais que nos pensées ne se rencontrent pas directement. »

Suite à ma réponse je ne serais pas étonné que la tension monte légèrement au vu de sa légendaire susceptibilité. Soit de toute manière je me posais et écoutait ce qu’il avait à me dire. Me pointant l’horizon derrière les montagnes enneigées, Yoshitsune effectua une tirade des plus poétiques. Du Baudelaire je crois… Ou peut-être du Balzac, je ne sais plus. Enfin ce n’était pas important, le message qu’il y avait à retenir était plus important que la forme qu’il avait voulu y mettre. Je commençais vaguement à comprendre son point de vue, c’était un combat bien plus difficile que le mien à vrai dire. Il est vrai que ces affrontements n’ont apporté que peine et remords depuis le début de l’ère des villages ninjas, je ne savais pas si j’étais capable de nommé un apport positif des villages ninjas sur le grand continent. Cependant c’était bel et bien l’objectif de pousser le peuple vers de nouveau sommet, sauver le monde en soit. A mon avis c’était un objectif bien utopique, j’avais tout de même envie de savoir quel était l’objectif de l’homme en face de moi. Mais il fallait aussi que je redéfinisse les miens, depuis ce combat et cette défaite contre les Hyosas je ne savais plus vraiment ce que je voulais.

« Yoshi-san, quel est ton objectif dorénavant ? Qu’est-ce que tu as vu ? »
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Lun 9 Juil 2018 - 12:27
Le respect était-ce donc une notion qui manquait aux shinobis de la nouvelle génération, aux shinobis qui étaient graciés ? Dont la vie avait été épargnée ? Yoshitsune est encore ébahi comme impressionné par l’impétuosité dont le gamin pouvait faire preuve. Lui qui d’ordinaire, avait l’habitude d’être bien plus respecté par ses pairs ; ne voyait là qu’un manquement de plus au discernement et respect dont devait exhiber tous ninjas qui se respecte. Mais là encore il justifiait cette différence par le village d’où provenait le malotru : Kirigakure no Sato.

Yoshitsune ne redoute ainsi pas de pouvoir se contenir face à un tel individu ; mais plus de son incapacité à devenir un illustre Samouraï si ce n’est un ronin avec un tel comportement. A vrai dire il est bien trop fatigué, lésé par la vie pour émettre ce genre d’aura de questionnement. Pour sa personne, il est question de juste de l’annoncer proprement pour tourner la page (mais comme si cela suffisait quand le livre est pourri jusqu’à sa couverture). Après tout ce qui vient de Shigure n’est-il pas teinté d’un soupçon d’amertume, d’échec ?

Le respect voilà ce que devait apprendre aujourd’hui Goten. - L'air se compressa autour du Bushido. Son aura se faisant pesante, presque palpable. Il émanait de lui ce qu'un shinobi - farouche guerrier aurait pu laissé transparaître à l’encontre d’un ennemi de sa patrie. Et pour cause, une soudaine brise nocturne, tandis que ses pas foulaient la terre stérile, et que la poussière crépitaient, virevoltant à la moindre seconde.

Soudain, un chakra terrifiant mêlé à une violente bourrasque venteuse s’abattit sur toute la zone comme une chape de plomb. Un ninjas de son acabit devait forcément se sentir oppressés, à la limite du malaise. Cette débauche d’énergie était presque sans commune mesure du moins à leur niveau. S’ils avaient des doutes, ceux-ci durent s’estomper définitivement : L’homme qui leur faisait face était un monstre de puissance d’un niveau totalement différent du sien.

La panique pesait, muant l'atmosphère en chape de plomb chauffée à blanc allant alourdir les épaules déjà lourdes de responsabilités de ceux venus poser le pied en ce qu'il avait transformé en son territoire. Ce visiteur n'aurait plus d'autres choix que de ravaler l'impétueuse audace régissant sa gestuelle belliqueuse, sans quoi le mince fil de son existence n'aurait guère plus de temps que celui de tisser la partition d'un requiem. La lame de la faucheuse pressait consciencieusement leur gorge avec ferveur tant de sombres zéphyr vinrent emplir l’atmosphère.

Et ainsi l’instant est vu comme solennel avec la droiture de l’annonce sans retour que s’apprête à faire le wagashira du clan Nagamasa. Le poids des responsabilités affublant son échine, Yoshitsune laissa un mièvre sourire parcourir son faciès avant de tempérer graduellement son chakra.

Ne vois pas en moi un de tes camarades de jeu, Ryoko Goten. Tu risquerais d’y laisser un membre.

Il est très semblable à Koga en ce qui concerne son désir irrépressible de reconnaissance toutefois lui et Yoshitsune ne jouait pas du tout dans la même catégorie et le Samouraï ne manquerait pas de lui rappeler si il s’évertuait à agir de la sorte.

- Enfin en ce qui concerne mon objectif... A l’image du Rikudo-Sennin Ja j’en veux aimer les hommes. J’ai pour objectif certain d’unifier les nations. Quitte à incarner cet homme dont le visage inspirera la crainte, je veux que la guerre cesse enfin. Je veux créer un monde dans lequel mon enfant pourra vivre.


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Lun 9 Juil 2018 - 21:53
L’atmosphère semblait de plus en plus pesante avec le dénommé Yoshitsune, il semblait être très attaché au valeur tel que le respect et la politesse. Des choses qui visiblement me font défaut, je déteste vraiment toutes ses règles de bienséances. Le respect se traduisait par des actes et non par des mots en mon sens, j’aurais très bien pu faire le larbin devant Yoshitsune et l’insulter comme jamais dans son dos en fait. C'était bien quelque chose qui j’étais incapable de faire dans ce monde, l’hypocrisie n’a jamais fait de quelqu’un un meilleur homme. Je ne savais pas vraiment ce que cet homme pensait de moi, mais cela n’allait pas changer grand chose pour moi en fait. Dans la vie il est inutile de compter sur l’avis des gens pour avancer sinon on ne s’en sortirais jamais, cependant il était utile de savoir comment pouvoir réagir certaines personnes et plus particulièrement celles qui pouvaient représenter un danger pour soi. L’homme en face de moi était connu pour faire parti des plus fort ninjas du Yukan donc la prudence était de mise.


J’arrivais à ressentir l’aura pesante que nous imposait Nagamasa Yoshitsune, son chakra sa faisait de plus en plus dense comme si il cherchais à m’étouffer. M’écraser en me montrant notre différence de niveau pouvait être une technique afin de calmer mes ardeurs, si seulement je m’étais enhardi à un moment. En fait j’étais tout ce qu’il y avait de plus calme et de plus neutre, il était le seul qui perdait patience entre nous. L’atmosphère était vraiment lourde, une bourrasque viens prendre le contrôle de la zone et me fit ressentir une envie de meurtre. Est-ce ce qu’il ressentait pour moi en ce moment même ? Alors le grand Yoshitsune ne serait rien plus qu’un homme à la recherche de considération ? La force semblait aller de pair avec un ego grandissant, quelque chose qui aussi ne plaît guère. J'aspirais à aider mon prochain en restant tout ce qui pouvait être de plus humble, je ne veux surtout pas m'embarrasser des manières de ceux des hautes sphères. Tirant mon col afin de respirer un tant soi peu, je ne lâchais pas Yoshitsune du regard.


“Je ne te prend pas pour un camarade de jeu. D’ailleurs je ne joue pas Yoshitsune. J’ai décidé de vivre en suivant mes propres codes, loin des règles de bienséances que vous utilisez vous ceux du continent. Il n’y a aucune forme d’irrespect ou d’envie belliqueuse dans mes paroles. Le respect se transmet par les actes et non par les mots. Enfin soit. Si il faut que je fasse un effort pour suivre vos règle sur Yukan, pourquoi ne pas essayer après tout…”  soufflais-je


J’attendais que la pression retombe petit à petit afin d’écouter parler le samourai, ses ambitions n’étaient pas des moindres. L’unification des hommes, par n’importe quel moyen. Inspirer la crainte ou l’amour lui était égal a ses yeux. Je n’étais pas vraiment d’accord avec lui, inspirer l’amour par la crainte est un sentiment complètement faux.


“Tes ambitions ne sont pas au rabais à ce que je vois. Je ne suis pas d’accord sur les moyens, mais ce sont tes choix. J’espère pour toi que tu arrivera à un résultat satisfaisant.”

Je n’avais aucune raison de lui souhaiter du malheur tant son objectif lui semblait louable.
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Au delà des montagnes... [PV : Yoshitsune]

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