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L'attachement est une forme de masochisme [Ft. Akahoshi Hisao]


Jeu 26 Avr 2018 - 1:56
La jeune demoiselle avait demandé à son sensei de passer chez elle. En rentrant du complexe scientifique, elle s'était arrangée pour déposer une note sur sa porte compte tenu qu'il n'était pas présent avant de rentrer chez elle. Si elle aurait pu l'attendre chez lui ou l'inviter quelque part en ville, le sujet qu'elle souhaitait aborder avec ce dernier et son implication rendait son appartement comme le lieu de rencontre idéal. Et puis, Raizen ne serait pas là, lui laissant donc tout le loisir de discuter tranquillement avec son aîné.

Ces derniers temps, le Meikyû n'était pas souvent présent à l'appartement, disparaissant elle ne savait où. Ou plutôt, elle le savait, sans pour autant lui en faire part. Sûrement sous-estimait-il ses talents en sensorialité. Elle n'avait seulement pas vu l'intérêt de lui en parler, s'il avait besoin de discuter, il savait où la trouver, et ce, quand bien même n'était-elle pas la personne la plus empathique qui existait. Elle s'améliorait, ces derniers temps, semblant reprendre contact avec son humanité, quelque chose qu'elle avait étouffé bien des années plus tôt, faisant ainsi taire tout ce qui avait trait à ses émotions et ses sentiments. À son plus grand dam, peu à peu, ces derniers semblaient vouloir revenir, éveillant des choses en elle qu'elle se refusait de voir en face.

Parlant de son idiot de colocataire... Leur colocation avait à nouveau pris un ton un peu plus particulier depuis que Sayo s'était réinventée décoratrice d'intérieure lorsqu'ils étaient tous deux partis en mission importante. Si elle avait remis sa chambre en ordre, chassant le trop de couleur pour quelque chose de plus sobre, tous deux n'avaient pas vu l'intérêt que de racheter un lit pour le jeune homme. Et donc, de ce fait, tous deux partageaient la chambre d'Asami tandis que celle du Meikyû avait désormais une nouvelle fonction : celle d'entrepôt. S'il s'était permis d'envahir sa chambre, elle avait désigné la sienne pour accueillir les divers matériaux et pièces d'équipements pour ses marionnettes.

Finalement, quelques temps plus tard, des coups se firent entendre à la porte. S'y rendant d'une démarche de plus en plus solide de jour en jour, elle l'ouvrit sur un homme qu'elle connaissait bien, à savoir son sensei, à qui elle adressa un large sourire.

- Entre Hisao, je peux te servir quelque chose ?

Du thé, du café, du saké, de l'eau... Elle avait à peu près tout. Sans être sale, l'appartement était toutefois en désordre. Dans le salon s'entassait nombreux livres (sujets d'études de Raizen) tout comme quelques plans et dessins qui étaient accrochés au mur. Des idées de techniques, des applications de fuijutsu, les designs de ses marionnettes, qu'ils affichaient pour soit se donner plus d'idées ou tout simplement commenter sur les idées de l'autre. La cuisine, elle, toutefois, était bien rangée, la vaisselle impeccable et tout à sa place. Quant au laboratoire... Il était dans un même état que le salon, seules les ingrédients et les projets en cours bien préservés.

- Ne porte pas attention au décor... Avec tout ce qu'il s'est passé ces derniers temps, dans un peu tous les pays, avec Raizen, nous avons décidé de ne pas rester inactif.

Elle eut un léger rire. Ayant été forcée de rester chez elle dans la mesure du possible pour se rétablir de ses blessures, elle n'était pas restée les bras croisés à ne rien faire. Elle avait beaucoup de difficulté à se ménager, ce que déplorait son coéquipier, toutefois, l'inactivité avait menacé de la rendre folle.

- Contente de voir que tu as répondu si vite à mon invitation.

Le pire dans tout cela ? Elle était complètement sincère.
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Jeu 10 Mai 2018 - 1:04
Les nuages se déplaçaient lentement dans les airs, redessinant à chaque instant un décor à la fois familier et en même temps inconnu. Le village portait bien son nom, à tel point que mon œil prenait toujours un moment pour scruter le ciel.

- Oh, veuillez m’excuser. Je ne regardais pas.

Mon épaule légèrement en arrière, je venais d’être bousculé. Je déposais un œil interrogatif sur un homme qui devait faire au moins le double de mon âge avant d’hausser les épaules. Pas la peine de quoi s’emmerder avec des excuses, on est dans la rue, personne ne regardait où il marchait, c’est bon. Ca arrivait. Je reprenais mollement ma route, faisant toutefois de longues enjambées pour rentrer le plus rapidement possible chez moi.

Mais bien sûr, arrachant - un sourire frustré aux lèvres – une note qui trainait sur ma porte, je soupirais en constatant que ma journée était loin d’être terminée. Heureusement, le nom d’Asami me fit relativiser. Ca aurait pu être bien pire, à tel point que j’aurais pu ignorer totalement ce qui pouvait être écrit sur ce bout de papier.

Enfin. Je tournais talon et me dirigeais aussitôt vers la demeure que Raizen partageait avec la Tadaoki. Ce n’était pas excessivement loin, et, s’il était utile de le rappeler, mon rythme de marche me permettait de me déplacer rapidement d’un point A à un point B. Je toquais trois fois à la porte, avec la même rigueur que d’habitude, puis afficha un sourire certes discret, mais sincère à la marionnettiste.

- Oi. Tu me proposes même à boire ? Quelle hospitalité. Je franchissais le seuil de la porte en soufflant du nez avec amusement. Du café ne me ferait pas de mal, merci.

Le regard vagabond, je sillonnais cet appartement qui m’était encore inconnu avec un regard à la fois perplexe, intrigué et réjoui. Il était intéressant de voir que ces deux-là, malgré une complicité floue et un caractère bien à eux, savaient se montrer très sérieux et imaginatifs dans leurs démarches.

- C’est ce que je vois. Mais si ça peut te rassurer, c’est la même chose de mon côté. Je suis un peu débordé avec toutes leurs conneries administratives et emmerdantes, mais bon, j’essaie aussi de pas rester inactif.

Faisant les cent pas pendant que je parlais, je m’approchais finalement d’Asami, ne sachant pas exactement si elle voulait qu’on s’asseye, qu’on aille dans une pièce en particulier ou qu’on reste debout. Donc pour le moment, je me tenais à ses côtés, épaule appuyé contre un mur.

- C’est normal. Et puis, on peut pas dire qu’on a eu beaucoup de temps à se concentrer. Nous deux et l’équipe, d’ailleurs. M’enfin, me voilà. Alors, tu avais besoin de moi pour quelque chose ? Ou c’était juste pour tenter de me servir du thé dans l’espoir que la tasse se brise – encore ?

Je lui affichais un sourire taquin et ''nostalgique'' avant de reprendre un peu mon sérieux, bien que mon visage restait relativement jovial.

- Donc ? Oh, et comment ça va, d’ailleurs ? Tu te remets de tes blessures ?

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Sam 12 Mai 2018 - 1:17
La jeune femme considérait avoir une relation particulière avec l'homme qui venait d'entrer dans son appartement, ou, tout du moins différente de celle qu'aurait pu avoir un simple sensei et son élève. Cela avait sûrement à voir avec leur rencontre ponctuée d'événements improbables tandis qu'elle l'avait aidé à fuir les shinobis chargés de le récupérer, tout ça parce qu'il s'était enfui de l'hôpital. Une soirée haute en couleur qu'elle avait su apprécier et puis, elle ne pouvait pas vraiment lui en vouloir, ne serait-ce que parce qu'elle comprenait désormais exactement comment s'était-il senti. Il était possible qu'elle-même se soit échappée de sa chambre d'hôpital pour rejoindre les étages souterrains du Complexe Scientifique, étages inconnus de tous si ce n'était que ceux membres de l'Institut. Un endroit où les médecins ne pouvaient la retrouver, ne serait-ce que parce qu'ils ignoraient tout de l'endroit. Certes avait-elle eu droit à des remontrances de la part de ses collègues, mais c'était toujours mieux que de broyer du noir dans une salle trop blanche. L'ironie.

- Du café ? Vraiment ? Et j'en fais quoi, de tous ces thés que j'ai acheté en attendant impatiemment ta visite ?

Un sourire amusé vint étirer ses lèvres alors que le tout se veut taquin, sans aucune méchanceté, bien digne de l'humour qu'il a eu tout le loisir de connaître, depuis le temps. Elle l'écoute attentivement tout en préparant le café, un sourire en coin sur les lèvres alors qu'elle ne peut que l'imaginer lasser de toute la paperasse administrative.

- C'était dans l'idée, de briser ta tasse, mais comme tu n'as pas pris de thé... Une prochaine fois j'imagine.

Le tout suivit d'un haussement d'épaules, une moue se dessinant sur ses fins traits, avant que le tout ne soit brisé de son rire. Le café en main pour l'Akahoshi, elle lui fit signe de la suivre au travers l'appartement, et ce, jusqu'à son laboratoire. Ouvrant la porte, l'endroit était aussi en désordre qu'il semblait organisé. Les étagères étaient bien rangées, le tout laissant croire que la scientifique aimait savoir exactement où se trouvait chaque chose qu'elle possédait. Le plan de travail était ce qui était chargé de rouleaux ouverts, d'expériences ratées et d'éprouvettes brisées.

- Tu peux t'asseoir. Quant aux blessures... Honnêtement ? Mes côtes sont encore sensibles, mais ça va, vraiment. Le pire reste sûrement mon bras. J'ai vraiment perdu en motricité, en dextérité et en force. C'est pénible, travailler en laboratoire, lorsque tenir un instrument relève de beaucoup trop d'efforts.

Un soupire s'échappa de ses lèvres tandis qu'elle serrait et desserrait sa main blessée. Ses doigts avaient toujours cette sensation d'engourdissement, quelque chose qui manquait de la rendre folle. Mais bon, la vie continuait et elle ne pouvait pas se permettre de rester trop longtemps inactive.

- J'ai eu tout le loisir de voir ce que c'était que de devoir jumeler tâches administratives terriblement chiantes à mes propres projets. Avec mes nouvelles tâches au sein de l'Institut et, par extension, le Complexe Scientifique... Je te fais pas dire le nombre de dossiers, de documents, de rapports et autres que j'ai dû lire pour être certaine de bien comprendre mon nouveau poste, puis tous ceux que j'ai dû modifier et mettre à jour.

Tout en lui parlant, elle semblait chercher quelque chose sur son plan de travail. Son parchemin finalement en main, elle le déroula pour faire apparaître face à son sensei son armure qui semblait avoir subit bon nombre de changements. Rien qu'au premier coup d'oeil, il était possible de voir que sa forme était différente, le métal utilisé aussi, sans compter que le tout semblait nettement plus résistant.

- Osoroshi deuxième du nom. Le métal est fait pour se désintégrer, en quelque sorte, s'il est victime à une force telle qu'il devrait être brisé.

Autrement dit, elle ne risquait plus de se retrouver prisonnière de sa marionnette. Plus aisément à découvert, sûrement, mais elle ne connaîtrait pas le même sort qu'elle avait rencontré au pays du feu. De son bras valide, elle vint articuler la marionnette, dont les mouvements semblaient plus fluides.

- Tu en penses quoi ?

Un sourire éclairait le visage de la scientifique, cette dernière semblant être fière de sa nouvelle création, ce qui n'était pas faux. S'appuyant contre le plan de travail, elle attendait avec une certaine impatience les commentaires qu'il aurait, sachant qu'elle avait pris en compte tout ce qu'il lui avait déjà dit sur le sujet.
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Dim 13 Mai 2018 - 12:06
- Tu penses pas que c’aurait été trop facile si je prenais à chaque fois du thé ? Je te pensais plus portée sur la découverte et le mystère que ça, Asami. Mais bon… j’apprécie l’effort, hein. Ne te méprends pas. Un discret sourire au visage, je ne manquais pas de poursuivre sur ma lancée. Vois le bon côté des choses, tu garderas toutes tes tasses intactes.

Le café en main – malheureusement trop chaud pour que je le bois, je la suivais dans ce qui semblait être le laboratoire. Une pièce plus ou moins ordonnée, si on excluait le chaos qui régnait. En même temps, pour m’être promené quelques fois dans les couloirs du Complexe scientifique, il y avait une sorte de désordre propre dans chaque pièce. Bien sûr, il était normal que le complexe soit bien plus propre que la pièce où Asami m’a amené, mais globalement, on retrouvait ce même état d’esprit.

Elle me partageait au passage un petit rapport de santé. Mon regard posé sur son bras, je grimaçais très discrètement en l’écoutant et en constatant que les dégâts étaient plus graves que je ne l’imaginais. Un soupir s’échappait même de mes poumons mais je finis par hocher la tête avec réalisme. C’était les risques d’être ninja. Avec un peu de chance, ce ne sera que temporaire. J’ai moi-même explosé plusieurs fois mon bras, après tout.

- Tu prends de l’importance au Complexe ? Même si je suis plutôt bien informé, tu ne me parles pas énormément de ta situation. Les rapports sont une chose, mais ça reste finalement assez vague et je n’ai pas vraiment ton avis là-dessus. Comment ça se passe ? Malgré la paperasse, tu t'y plais ?

Posant mon épaule sur un mur, je croisais les bras et l’observais chercher ce qui se révéla être un parchemin, et pas n’importe lequel étant donné que c’était celui d’Osoroshi, sa marionnette-armure. Je passais ma main le long de ma mâchoire puis me décollais du mur afin de m’approcher de la marionnette.

Avec l’os de mon index, je toquais quelques fois sur les jointures en métal ainsi que sur le bois, testant finement la résistance mais surtout les différences par rapport à la précédente marionnette. Toujours très silencieux, je tournais un peu autour, évaluant la construction générale et cherchant une quelconque faille. Mais rien de bien visibles pour des yeux qui n’étaient pas spécialement experts en pantins. Posant finalement mon doigt sur le métal, je fis jaillir une fine étincelle Raiton, qui ne semblait plus pénétrer aussi aisément Osoroshi. J’affichais un petit sourire et reportais mon regard sur Asami.

- Pas mal, il semble assez prometteur. C’est une bonne idée d’avoir finalement intégré un métal qui ne te transformera pas en morceau de viande découpée. Ca me rassure un peu. Tu as pu la tester sur le terrain, contre Raizen par exemple ? Ou elle n’est pas encore finalisée ?

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Lun 14 Mai 2018 - 1:36
- Ne t’inquiète pas à ce sujet-là. Je t’aurais donner une des tasses de Raizen.

Sa relation avec son coéquipier avait pas mal évolué, depuis qu’ils étaient dans la même équipe. Est-ce que leur sensei l’avait remarqué ? Peut-être bien. De presque étrangers ayant fait une connerie alors que beaucoup trop d’alcool s’était retrouvé dans leurs veines, ils étaient désormais coéquipiers et colocataires, faisant preuve d’une complicité assez particulière compte tenu de leur caractère opposé. Ce qui n’était pas pour lui déplaire, quand bien même la situation pouvait-elle se montrer terrifiante. Elle savait le Meikyû dangereux pour elle, pour tout ce qu’elle était et tout ce qu’elle avait toujours connu. Or, même Hisao était dangereux. Sans même qu’elle ne réalise réellement, il avait pris de l’importance dans sa vie, l’avait amené à concevoir les choses différemments, à même apprécier la présence d’autrui à ses côtés sans arrières-pensées si ce n’était que de profiter de ladite compagnie.

L’invitant dans son laboratoire, elle aborda quelques sujets divers, tant concernant sa condition physique que son nouveau poste au sein du Complexe Scientifique, et donc, par le même fait, au sein de l’Institut. Or, ne s’attardant pas davantage sur la question, elle fit rapidement apparaître devant son sensei sa marionnette de plus de deux mètres de haut qui venait de connaître une amélioration visible, simplement dans son apparence. Elle n’avait toutefois pas eu le temps de l’essayer, ce que releva l’Akahoshi. Bien que confiante en ses capacités, c’était quelque chose sur lequel elle se devait de se pencher.

- Pas encore, non. Du moins, elle est finalisée, a priori, mais je dois encore faire quelques tests terrains. Normalement, tout devrait être bon, mais j’avais dit cela de la dernière marionnette.

Elle eut un léger rire se voulant presque timide tandis qu’elle se souvenait parfaitement bien des divers assauts dont elle avait été victime, le dernier s’étant montré tout particulièrement dangereux pour sa survie.

- Par contre, j’ai travaillé sur autre chose avec lui.

Attrapant sur son plan de travail un bracelet, elle le lança en direction de son aîné, convaincu qu’il arriverait à l’attraper. Elle avait fait quelques modifications à ce niveau, s’assurant ainsi que tout était bien calibré et ne posait donc aucun problème à celui qui se retrouverait à le porter.

- Normalement, c’est Raizen qui le porte. De mon côté, je me contente de l’activer à l’aide de mes fils de chakra, comme je le ferais pour une marionnette. Il se trouve à l’intérieur un poison que j’ai spécialement conçu pour réagir au sang de ce dernier, l’immunisant donc en parti du même coup. Son sceau de la guerre s’assure qu’il n’en vive aucun effet et puis… Il peut ainsi l’expulser de son bras à chacun de ses coups avec ce dernier.

Elle venait donc de brièvement expliquer quel était le nouveau mécanisme qu’il tenait dans ses mains, une nouvelle oeuvre de la scientifique dont elle était assez fière. Le poison s’était montré capricieux, mais elle y était parvenue suite à de longues heures et quelques nuits passées dans son laboratoire.

- Quant au Complexe Scientifique, ça va bien, vraiment. Avec mon bras, j’ai dû me tenir loin des projets qui demandaient une présence physique, ne serait-ce que parce que je n’aurais fait qu’enchaîner les erreurs. Ça m’a donc donné l’occasion de me tenir occupé tout en ayant l’impression d’être utile, toute cette paperasse. Bon, j’ai dû me familiariser avec le tout, mais Shizen m’avait déjà beaucoup montré de trucs, avant qu’on parte pour nos missions respectives.

Autrement dit, elle n’était pas spécialement dépaysée, et puis, elle se sentait utile, en quelque sorte. Certes, elle s’ennuyait des laboratoires, et de tous les projets sur lesquels elle avait travaillé, mais elle se doutait que ce n’était qu’une question de temps. Et puis, elle ne s’était pas tenue exactement sage, chez elle, travaillant sur quelques projets personnels, qu’elle présentait à l’heure actuelle à son sensei.

- Et toi, monsieur le Fukutaicho ?

Vivait-il bien avec ses nouvelles responsabilités ?
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Dim 20 Mai 2018 - 17:30
Le sourcil levé, je sortis ma main de ma poche et attrapa ce qui semblait être un bracelet, que je fis d’ailleurs pivoter dans tous les sens pour observer de plus près l’objet qu’elle avait visiblement confectionné pour Raizen. Je ne m’y connaissais malheureusement pas assez en truc scientifique mais mes yeux pouvaient au moins observés les quelques subtilités de l’objet.

Ainsi, c’était un bracelet qui allait être utile en combat ? Le visage très neutre, j’étais au fond assez impressionné du niveau de détail que l’objet pour avoir et du nombre de paramètres pris en compte. La Tadaoki était loin d’être une mauvaise scientifique. Très loin, même. Mais rien que pour le sang de Raizen, ça veut dire que c’est un truc qui a été étudié de très près et pendant un bon moment. Pour le coup, le fait d’être colocataires a bien dû faciliter la naissance de cette idée.

- Donc tu utilises en fait Raizen comme une marionnette. En gros, hein. T’as juste pas à maintenir tes fils de chakra sur lui et il a ses propres capacités. Tu lui fais simplement don d’un poison. C’est pas con. J’espère quand même que t’es certaine qu’il craint aucun danger. J’sais pas bien comment ça fonctionne mais genre, sur le long terme par exemple.

Je haussais les épaules, l’air de dire que j’avais de toute manière confiance en elle. C’était elle la scientifique, si elle n’y avait pas encore pensé, ça allait arriver dans les prochains jours. Mais elle est assez méticuleuse pour avoir imaginé ce genre d’effet indésirable.

- Bien. Content de te savoir dans une bonne situation. Visiblement tu es moins dérangée par la paperasse que moi, mais je sais aussi que t’as hâte de reprendre de ‘’vrais’’ projets. Ne te surmène pas trop quand même. Je n’ai pas guéri de mes blessures en continuant à travailler et m'entraîner. Et je suis sérieux, ce n’est pas être faible que d’accepter de prendre du repos.

Et cette philosophie, j’y tenais pas mal. Le repos n’est qu’une pause nécessaire pour le corps. Continuer bêtement ne fait que rapprocher une inévitable complication. Pour le reste… quand même. Elle en avait pris du galon depuis notre rencontre. Je pense qu’elle a ce petit truc qui lui permet de se lier facilement avec les gens, mais y avait aussi le talent, et c’était indéniable. Mes deux élèves, en fait, étaient vraiment doués.

- Ecoute, on fait comme on peut. Ca commence déjà à faire beaucoup de responsabilités pour moi, si tu veux tout savoir. Déjà que membre du Conseil, ça me plait moyen, mais alors Fukutaicho… Tu sais bien comme je suis, j’aime pas faire le petit soldat mais je sais me contenter du minimum.

Tant que le boulot est fait, après tout…

- J’aurais bien aimé parler du prochain entraînement, mais on risque de partir en mission avant. Même pas ensemble, en plus. Décidemment, Kumo aime bien nous séparer. J'imagine qu'on a pas toujours le choix. Rien que le fait d'appartenir à différentes unités secrètes... ça fait notre force mais je commence à être fatigué de pas pouvoir vous voir sur le terrain.

Et ne pas être capable de garder un oeil sur eux...

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Lun 21 Mai 2018 - 17:34
Elle ne put contenir le sourire qui vint s’afficher sur ses lèvres, et ce, malgré tous ses efforts, alors qu’il évoquait qu’elle se servait de Raizen comme s’il était l’une de ses marionnettes. Les choses auraient été beaucoup plus simple si tel avait été effectivement le cas. Or, à bien y penser, si elle prenait un peu de recule concernant la relation qu’elle avait avec son colocataire, c’était bien elle qui tournait dans sa main et non pas l’inverse, ce qui était aussi différent que déplaisant. Et si elle comprenait les quelques doutes que pouvait avoir son sensei, pour sa part, elle avait une totale confiance en ses compétences, chose qui semblait être partagée avec son coéquipier. Autrement, sûrement ne l’aurait-il pas laissé injecter du poison dans ses veines.

Attentive à ce qu’il disait, elle pouvait comprendre son point de vue, tout comme trouvait-elle déplaisant l’idée de rester à ne rien faire. Elle ne pouvait pas se le permettre, pas alors que Raizen donnait son cent pourcent, voir même plus. Elle peinait déjà à suivre sa progression, il était tout simplement hors de question qu’elle se laisse ainsi dominer par lui. Elle avait beaucoup de lacunes dans son style de combat et elle ne voulait pas être un poids mort dans l’équipe. Si au départ, elle avait vu ainsi le Meikyû, force était de constater que la réalité était toute autre et qu’il savait faire preuve d’une force considérable. Certes peut-être trop téméraire pour son propre bien, mais il n’était pas non plus à sous-estimer.

- Au final, je pense que je leur ai donné plus de fil à retordre que toi à l’hôpital.

Elle eut un léger rire, lui rappelant ainsi leur première rencontre.

- Il faut bien qu’il y ait un avantage à avoir une position plus élevée au complexe scientifique.

Bon, peut-être aurait-elle pu taire cette information, mais elle savait qu’hormis un regard peut-être un peu plus sévère de la part d’Hisao, elle ne risquait pas grand chose. Lui-même s’était enfui de l’hôpital, tout ça alors qu’il était un jônin respecté dans ses fonctions.

- Ce n’est pas tant que je ne veux pas me reposer… Mais tu viens de le dire toi-même, nous allons être séparés pour différentes missions. J’imagine que tu dois savoir que Reiko m’envoie à Mizu ? Quand exactement, je ne pourrais te le dire, je ne sais pas si tu en sais plus à ce sujet ? Quoique bon, ce n’est pas si important, j’aurai sûrement toutes les informations en temps et en heure.

Elle avait surtout réfléchi à voix haute, pour ce coup-ci. Elle ignorait ce qu’il en était de Raizen ou d’Hisao, en ce qui concernait les missions, mais, pour sa part, elle savait qu’ils ne seraient pas de la partie pour celle-ci. Cela l’embêtait un peu, ne serait-ce que parce qu’au final, tous étaient membres d’unités différentes, ils avaient que très peu l’occasion d’agir ensemble, alors que, pourtant, ils s’entraînaient ensemble justement dans cette optique.

- La mission ne risque pas d’être facile et comme je la sais en lien avec l’unité d’espionnage et d’infiltration… Je n’ai pas le choix de tenter d’améliorer de façon considérable ma sensorialité. C’est de plus en plus facile, mais voilà, entre ça, mes marionnettes et mes poisons… Sans compter le Complexe Scientifique, l’institut, notre équipe, les missions...

Elle soupira. Il était évident qu’à quelque part, malgré toute la confiance qu’elle avait en elle-même, elle se sentait dépassée. Et si elle évitait de le partager à quiconque, se sentant les épaules assez solides pour le supporter, elle se retrouvait dans une situation assez particulière avec son sensei. La confiance qu’elle lui portait et le sincère respect qu’elle avait pour lui l’amenait presque à croire qu’elle pouvait se montrer plus vulnérable. Se levant, elle s’approcha de la fenêtre qu’elle ouvrit, attrapant son paquet de clopes au passage pour s’en allumer une. Une nouvelle habitude pas très saine qui lui permettait de se détendre.

- Oh, et je t’ai pas dit… Décidément, on devrait vraiment se voir plus souvent.

Un nouveau rire.

- J’ai un élève, un seul. Un nouvel arrivant au village, fraîchement genin donc. Il est marionnettiste.

De quoi ajouter des responsabilités supplémentaires sur celle qui observait avec un certain effroi les vingt-quatre petites heures qu’il y avait en une seule journée. Tirant une bouffée de sa cigarette, elle s’en voulait presque, de ces doutes qu’elle laissait paraître. Elle ne voulait pas non plus que cela vienne ralentir sa progression au sein du village alors que tout allait pour le mieux à l’heure actuelle.
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