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Leçon I : Hypocrisie et mensonges [Ft. Ikeda Sazuka]

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Dim 29 Avr 2018 - 17:06
Elle partait bientôt pour une nouvelle mission. Au moins était-elle rassurée de voir qu’elle se portait mieux. Son genou était parfaitement rétabli et les pigments de sa peau avaient retrouvé une allure normale, à la hauteur de sa poitrine, sans compter l’absence de douleur qui était rassurante. Il ne manquait plus qu’à son bras de se rétablir, ce qui semblait passablement plus difficile. Elle avait nettement perdu en dextérité et motricité et donc, de ce fait, avait de la difficulté à faire ce qu’elle faisait pourtant avec aisance avant. Recommençant peu à peu ses expériences en laboratoire, elle se devait de faire attention, ne serait-ce que parce qu’il lui arrivait encore de malencontreusement faire tomber quelque chose, sa main n’ayant pas la force de fournir un effort constant.

De cette mission, elle venait d’apprendre ceux qui l’accompagneraient. Aami Shôran. Elle ne savait pas ce qu’elle pensait quant à ça. Particulièrement égoïste, la nature de la relation qu’elle entretenait avec le jeune homme allait peut-être amener des situations qu’elle n’était pas certaine de vouloir faire face. Après, ils étaient tous les deux shinobis, elle chûnin, lui jônin… Sûrement sauraient-ils faire leur par des choses, mettre la mission avant tout était leur priorité. Quant à la troisième personne pour cette mission, il s’agissait d’Ikeda Sazuka. Là encore, la Tadaoki était partagée. La franchise de cette dernière avait réussi à l’ébranler. Assez pour venir remonter à son esprit nombreuses choses qu’elle souhaitait oublier. Étouffer. Faire taire de toutes ses forces. De ce fait… Émotionnellement, elle n’était pas certaine de comment vivrait-elle le tout. La seule chose la rassurant étant qu’ils étaient shinobis. Ils avaient un rôle à jouer. Une mission à mener à bien. Là n’était pas la place d’états d’âme et de discussion profonde.

Misant donc tout sur cela pour s’assurer de ne pas laisser ce qu’elle commençait à entrevoir, au travers ses masques qui se fissuraient, prendre le dessus sur sa personne, elle avait invité l’Ikeda, la veille, au complexe scientifique, que de passer chez elle lorsqu’elle aurait le temps. Ce n’est pas comme si elle ne connaissait pas l’endroit, elle savait qu’elle était venue y voir Raizen. Elle allait seulement devoir s’assurer que la conversation ne devienne pas trop personnelle, pas à son sujet du moins. Plus le temps avançait et plus elle se sentait fragile, et ce, malgré sa confiance retrouvée d’une santé qui se portait mieux.

Ayant tentée de faire un rapide ménage de son appartement, elle avait bien vite abandonner. Les murs du salon étaient tapissés de croquis divers, tant de sceaux de fuinjutsu que de prototypes de marionnettes. Quelques jutsus s’y trouvaient aussi, alors que son colocataire et elle-même semblaient être sur cette quête de puissance, tous deux cherchant à constamment dépasser leurs limites. Des livres se trouvaient aussi ici et là, concernant divers sujets. Quant à ses marionnettes… La majorité se trouvait dans la chambre de Raizen, ou, tout du moins, de ce qu’il en restait, alors que la disparition de son lit, bien évidemment par la faute de la Nara, avait relégué cette salle, pour l’instant, à là où elle entreposait ses projets en cours, ses armes et divers mécanismes sur lesquels elle travaillait.

Quelques coups se firent entendre et elle alla donc ouvrir, se doutant bien de qui se trouvait derrière la porte. Offrant un large sourire à la femme, elle l’invita à l’intérieur de l’appartement qui avait réellement besoin d’un peu d’ordre, ce qui ne semblait pas être la priorité des deux résidents. Elle qui était pourtant si organisée… Elle n’avait pas le temps pour ces choses, pour l’instant.

- Salut. J’imagine que je n’ai pas besoin de te faire visiter ?

Sous-entendant que l’homme l’avait déjà fait la première fois où elle était venue. Que ce soit le cas ou pas, elle n’en savait pas grand chose, mais bon. Se dirigeant vers la cuisine, elle offrit à son invitée quelque chose à boire ou encore à manger, ce qui lui ferait plaisir. De quoi détendre l’atmosphère avant de passer aux choses sérieuses. À savoir que cette franchise de l’Ikeda était problématique, et que pour ses états d’âme qu’elle reléguait au second plan. Pour une mission aussi délicate que celle qu’elles allaient entreprendre, mieux valait lui enseigner un truc ou deux quant à l’art du mensonge.
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Dim 29 Avr 2018 - 19:03



Le briefing avait été clair, notre départ en mission était acté. D’abord surprise qu’ils aient pensé à moi pour y participer, je comprenais maintenant, après y avoir un peu réfléchi, l’intérêt probable que je pouvais apporter à notre groupe composé que de personnes que je connaissais. Ce qui était en soi un bon point, déjà. Je me demandais seulement… Comment cela allait se passer ? J’étais maintenant capable de garder un secret… Mais mentir, car il était bien question de ça, raconter des bobards tout au long de notre séjour à Mizu ; je ne savais pas…

Je m’étais creusée la tête un moment pour essayer de remédier à ce problème là, mais je devais avouer que mentir m’était d’une complexité bien plus élevé que le reste. L’honnêteté était l’une des bases que j’étais, même de ce que j’avais toujours été. Par naïveté, par principe… Peu importait. Le problème était bien là, peu de temps avant notre départ, et je ne voulais pas mettre en péril mes deux équipiers par mon manque de… « professionnalisme » ? C’était certainement dans ces moments-là que je regrettais la Suzrui, elle aurait su, elle. Elle savait que j’avais ce problème de sur-franchise.

Depuis cet entretien avec le conseil et Reiko, nouvellement Raïkage ; j’avais croisé Asami à de nombreuses reprises mais nous n’avions jamais eu le temps de nous concerter vis-à-vis de ce que nous allions devoir faire. Alors lorsqu’elle me convia à la rejoindre chez elle, enfin, à la demeure « Raizami » comme je l’appelais, je fus en quelques sortes soulagées. Je pourrais au moins lui faire part de ce « petit » soucis qui paraissait à bien des égards être un noble trait mais qui pour ce genre de travail se révélait être un handicape monstrueux.

Il était vrai mon travail dans l’aile médicale du complexe, à l’institut puis mon apprentissage du fuinjutsu et les préparatifs de mission… Le temps libre se faisait rare.
Mais dès que j’eus le temps, je m’étais rendue chez elle, frappant les mêmes deux coups que d’habitude et la Tadaoki apparut, sourire aux lèvres. Avais-je besoin qu’elle me fasse visiter ? Non, pas vraiment. Même si je n’avais jamais vu que leur cuisine en fait, puis tous les entrainements que j’avais suivi avec Raizen s’étaient déroulés ailleurs qu’ici. Mais, cela ne me dérangeait pas, de toute façon.

-Bonjour Asami. Non, ça ira. Je n’ai pas besoin de connaître toute votre maison… La cuisine est bien suffisante. Lui souris-je.

J’aurais pu simplement me limiter au début de ma réponse, mais… Non c’était maladif, je ne pouvais pas laisser sous-entendre que c’était le cas, alors que non. Il me fallait la vérité, c’était sans doute même plus pour moi… que pour les autres. Que la vérité puisse être dérangeante ou mal venue ? Je n’en avais pas vraiment conscience…
Bon bien sûr, je n’avais pas fait attention au désordre régnant ici… C’était sûr que cela dénotait énormément avec mon propre appartement… Mais ce n’était pas important. Tant qu’ils s’y retrouvaient.

-Ah… Je te l’avais dit, du repos, et les choses rentreraient dans l’ordre plus rapidement.

Même si je n’étais pas persuadée qu’elle soit restée tranquille, tout le temps…



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Dim 29 Avr 2018 - 21:49
Invitant la demoiselle à entrer dans l’appartement, elle se servit à elle-même un verre d’eau tout en offrant la même chose à son invitée. Un doux sourire flottant sur ses lèvres, elle ne put qu’hocher de la tête quant au repos qui lui avait été suggéré. Elle avait été sage, ces derniers temps. De toute façon, il y en avait tellement qu’elle devait voir au sujet de l’Institut, des dossiers et des documents à vérifier, tout en supervisant certaines expériences et repassant derrière nombreux protocoles… Disons qu’elle n’avait pas beaucoup bougé, cependant, son cerveau ne s’était pas spécialement reposé. C’était mieux que rien du tout, assez du moins pour que son corps se remette des mauvaises expériences. Quant à sa tête… Plus elle avançait et plus elle se contentait d’étouffer de plus en plus ce qui pouvait potentiellement venir perturber son esprit.

- Oui, on peut dire ça comme ça.

L’air de dire qu’elle allait bien, elle avait seulement encore un peu à faire sur ce sujet-là pour être au top de sa forme. Qu’une question de temps que disaient les médecins. Au final, elle le savait, qu’ils ne savaient pas trop ce qu’il se passait. Une blessure d’apparence bénigne qui avait pourtant été observé par des médecins comme Sazuka. Une blessure que le chakra ne parvenait pas à guérir. Son système nerveux avait été affecté, mais jusqu’à quel point ?

Elle l’ignorait et préférait ne pas trop s’attarder sur la question. Là n’était pas le moment d’être démoralisée à ce sujet-là. Il y avait encore tant à faire, cette mission à laquelle elle se devait aussi de participer, de quoi observer ses compétences dans l’idée de rejoindre une organisation où sa subtilité serait son plus grand atout… Il y avait vraiment beaucoup à faire. Et terriblement peu de temps.

- Par contre, cette fois-ci, on ne s’en tiendra pas à la cuisine. Je crois que le laboratoire serait plus propice.

L’invitant donc à la suivre, elle traversa son appartement, passant devant la porte fermée de la chambre de Raizen tout en jetant un coup d’oeil dans la sienne qu’elle partageait désormais avec le Meikyû avant de pousser la porte donnant dans son laboratoire, une salle qu’elle avait exigé en quittant la demeure familiale. Une salle assez grande où se trouvait de l’équipement digne du village où ils se trouvaient. Au top de la technologie, la salle était un peu plus en ordre que d’ordinaire. Du moins… Toutes les expériences étaient classées, numérotées et placées dans des zones propices à ce qu’elle testait. Plusieurs livres se trouvaient ouverts sur le grand bureau, toutefois, la bibliothèque était en ordre. Quant au reste… Tout portait à croire qu’elle passait beaucoup de temps ici.

- Bienvenue où je m’isole la majorité du temps.

Rigolant doucement, elle alla s’asseoir sur sa grande chaise, désignant l’autre à son invitée. Il s’agissait d’un endroit où elle avait accueilli très peu de personne. À ce jour, seul Raizen y était permis sans même y être invité. De toute façon, même si elle en avait voulu autrement, cela ne l’avait pas empêché que de s’introduire par effraction chez elle, lors de leur toute première rencontre.

Les choses avaient bien changé depuis.

- Enthousiaste à l’idée d’aller effectuer une mission en territoire ennemi ?

Pour sa part, elle se devait d’admettre qu’elle l’était. Et ce, quand bien même est-ce que cela devait signifier se trouver particulièrement loin du village, et donc de certaines personnes, pendant un certain temps. Peut-être aurait-elle le temps d’encore plus écraser tout ce qu’elle assumait mal, ou plutôt, se refusait totalement d’assumer.

- Tu en penses quoi, de ton affectation à cette mission ?

Autant avoir l’avis de la demoiselle avant d’en venir à l’une des raisons de sa présence ici. Elle aurait droit à un cours avec l’une des plus grandes hypocrites de ce village.
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Lun 30 Avr 2018 - 0:49



Verre d’eau en main j’avais acquiescé d’un mouvement de la tête prête à suivre la Tadaoki. Si la cuisine ne suffisait pas à ce qu’elle avait projeté de faire… Je lui faisais confiance, elle savait mieux que moi. Et je fus étonnée de découvrir, après avoir traversé un court couloir, un laboratoire. Je n’avais pas vraiment prêté attention à ce qu’il y avait dans cette pièce que nous avions dépassée, une chambre sans doute… Enfin, une pièce nettement moins intéressante que celle-ci de toute façon. Cet endroit ressemblait fort aux labos de l’institut. Si j’avais été un peu plus matérialiste, j’aurais surement été jalouse, mais ça allait en fait. J’étais contente qu’Asami ait un lieu comme celui-ci pour travailler en paix et ne pas être forcée de se confronter à certaines personnes… Un peu comme moi avec la bibliothèque… Sauf que je n’avais de bibliothèque privée… hum…

-Ah… hum… Merci ? Me demandais-je plus qu’à elle.

J’observais autour de moi, le laboratoire, ses appareils scientifiques, ses livres… Les livres. Là, je pouvais être jalouse. Elle en avait carrément plus que moi… et moi… j’étais privée de bibliothèque. Je pris alors place auprès de la jeune femme, face à elle ; me demandait la raison exacte de ma venue ici. Discuter ne me dérangeait pas mais… cela sortait de l’ordinaire un peu. Cet endroit où s’isolait… et souvent en plus ? Même si je m’étais ouverte aux autres, plus qu’avant en tout cas, cela n’avait pas changé mon appréciation des foules, des endroits trop fréquentés et en plus de cela je préférais bien plus être seule. Une habitude sans doute de Tetsu certainement. Cela ne faisait pas suffisamment longtemps que je vivais à Kumo pour effacer toutes ces années chaotiques.

-Enthousiaste ? avais-je repris. Je ne sais pas… Hm… Mais je suis contente qu’on me fasse assez confiance pour… participer à cette opération.

Je n’étais pas enthousiaste ni déçue ni en colère, en revanche oui, savoir qu’ils avaient suffisamment confiance en moi pour me demander de me joindre à une équipe pour me rendre dans un pays hostile en quête d’informations et de « contacts » sur place ; oui, me rendait plutôt joyeuse. Bien sûr, je prenais très au sérieux tout ce qui nous avait été demandé et allais faire mon maximum et même me dépasser pour y parvenir. J’étais persuadée que cela marquerait un tournant dans ma vie ou au moins dans ma façon de voir les choses.

-Et bien… Je pris une profonde respiration… Assez surprenant, d’abord mais logique, ensuite. Je ne doute pas que je sois prête pour ce genre de mission, que mes compétences et mes connaissances seront utiles ; mais… comment dire… Je réfléchis un instant. Ma franchise risque de nous poser problème… Lorsque je mens, ça se voit, si tu veux. Donc, je dis toujours la vérité…

Je savais que cela pouvait paraître étrange. Enormément de personnes mentaient tous les jours, à tout le monde et pour des raisons plus ou moins valables. Moi je ne mentais jamais quitte à être brutale ou dévoiler certaines informations sur moi-même, sur mon passé. En fait, je ne pensais probablement pas aux conséquences, pas toujours.

-Pourtant… Enfin, je ne sais pas mentir. Soupirais-je. C’est un fait. Mais… être honnête est une marque de confiance… donc…

D’ailleurs à cet instant, si elle me posait des questions bien précises, elle pourrait apprendre… Enfin, voilà.


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Lun 30 Avr 2018 - 12:51
Cet endroit… Elle venait souvent s’y isoler, encore plus ces temps-ci. C’était particulier, à vrai dire. Elle-même peinait à se comprendre dans tout ce qu’elle vivait. Sûrement serait-ce plus facile si elle se décidait à s’observer dans un miroir, analyser le reflet qui s’y trouvait, tentant de reconnaître ce visage qui n’était pas le sien. Ou, plutôt, qui était effectivement le sien, celui qu’elle avait caché sous de nombreux masques toute sa vie. Cependant, c’était beaucoup lui demander. Beaucoup plus que ce qu’elle pouvait faire à l’heure actuelle. Alors elle reléguait ses questions à l’arrière plan, tentant de les oublier, de passer à autre chose.

Faire face à la vérité était quelque chose qu’elle n’avait jamais fait et elle craignait ce qu’elle y rencontrerait. Elle en était venue à craindre ce visage qui était pourtant le sien, ne serait-ce que parce qu’elle n’avait jamais été tout particulièrement à l’aise vis-à-vis de l’inconnu. Encore moins lorsque celui-ci impliquait qu’elle renoue avec son humanité, quelque chose qu’elle ne se serait jamais vu faire, et pourtant, voilà où elle en était aujourd’hui.

La confiance. Elle s’était sentie un peu pareil, dans le bureau de la Metaru, lorsqu’elle lui avait annoncé qu’elle prendrait part à cette mission et que sa présence était non négociable. Elle avait un talent pour la subtilité et voilà ce qu’elle semblait vouloir mettre à l’épreuve. Une unité de renseignements et d’assassinats… Cette seule pensée lui étira un sourire alors qu’elle était convaincue qu’elle saurait s’y sentir à sa place. Elle était douée pour obtenir de l’information, et pas que grâce à une manipulation développée au fil des années. Sans compter que ses méthodes étaient subtiles et la mort qu’elle amenait ne laissait aucune trace quant à son auteur.

- Effectivement, je vois le soucis… Qui en est bien malheureusement un, dans une situation comme celle-ci, notamment parce que tout se jouera sur notre subtilité. Il est impératif que nul ne sache qui nous sommes, là-bas, sans quoi toute la mission pourrait être compromise.

Elle allait devoir montrer une facette de sa personne… Elle n’était plus à ça près, au final. Même Reiko savait pour son hypocrisie qu’elle passait sous de nombreux masques. Elle aurait pu lui mentir, à elle aussi, cependant, alors qu’elle lui avait demandé une réponse franche et honnête, elle avait vu mieux dans la situation que de tout lui dire. De quoi qui l’aiderait sûrement, à l’avenir, à ce que l’actuelle Raikage ne doute pas trop d’elle, en sachant à quoi s’en tenir.

- Il va être important, presque vital même, que tu apprennes à dissimuler la vérité et à raconter quelque chose qui n’en pas nécessairement vrai.

Inspirant profondément, elle fit tourner l’eau dans son verre en l’observant un moment, semblant réfléchir à quelque chose. Leur mission risquait d’être plus difficile que prévu si Sazuka se décidait d’avouer qui étaient-ils au premier s’intéressant de trop près à ce qu’ils allaient faire.

- Je veux que là, maintenant, tu me racontes une histoire. Raconte-moi qui est Sazuka, en faisant toutefois bien attention à ce que ce soit un mensonge.

Mieux valait commencer quelque part, doucement, voir à quelle vitesse son imagination pouvait travailler et la subtilité qu’elle avait ce faisant.

Le processus menaçait d’être long, cependant, elle était chanceuse. La marionnettiste était quelqu’un de patient. Sûrement n'était-elle pas douée pour enseigner aux autres, ayant quelques lacunes en ce qui concernait la pédagogie. Toutefois, la manipulation et le mensonge, voilà un domaine dans lequel elle excellait. Peut-être parviendrait-elle à inculquer un peu de son savoir chez celle qui était trop franche pour son propre bien.
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Lun 30 Avr 2018 - 17:32



Asami venait donc de confirmer mes craintes. Cette qualité qui était à la fois un défaut, et encombrant qui plus est compte tenu de ce qu’on me demandait de faire. La vie de kunoichi –ou de shinobi- n’était visiblement pas de tout repos, et encore moins facile. Je comprenais maintenant que la raison de ma venue ici était, vraisemblablement, de me permettre d’acquérir les compétences nécessaires pour cette mission de haut vol, et ce malgré le peu de temps qu’il nous restait. Heureusement j’apprenais vite, mais serait suffisant pour faire de moi le parfait agent double ? Nous verrions bien où tout ceci allait me mener, mais de toute évidence je me devais de réussir, là encore, au risque de perdre cette précieuse confiance que me prêtait maintenant une bonne partie du village.

C’était assez ironique en y repensant, pour moi qui avait dû décider de l’aptitude à combattre de nombreux Kumojin s’étant joint aux opérations menées quelques semaines auparavant. Aujourd’hui, c’était de ma propre aptitude dont il était question, au final. Un défi, un challenge que j’acceptais avec joie, au final. Si la Tadaoki pouvait m’aider à amoindrir cette faiblesse… Enfin, ce n’était même une question d’atténuer quoi que ce soit. Finalement il ne s’agissait que de me rendre plus forte et de me permettre de distinguer les moments où la vérité était possible, et ceux où il valait mieux… mentir. Entre ce que ce m’avaient dit Reiko et Raizen, j’avais déjà commencé ce travail à vrai dire, un peu maladroitement ceci-dit lorsque je repensais à mes échanges avec le Meikyu.

Du coup, je ne m’offusquais pas un instant qu’elle souligne ce « pire défaut » du ninja. Au contraire même, donc. Néanmoins, si tout se déroulait comme elle l’avait prévu, je commençais déjà à me demander si j’allais pouvoir la remercier de m’avoir enseigné la malhonnêteté ? C’était un débat que je pourrais me tenir par la suite. J’aurais bien le temps une fois que je serai le navire nous menant vers le pays le plus corrompu du Yuukan. Après Tetsu. A ces paroles, je n’avais fait qu’acquiescer. Asami était dans le monde des shinobi depuis bien plus longtemps que moi, elle avait après tout davantage d’expérience et de ce fait… Je ne pouvais qu’apprendre. Cela ferait il de moi un meilleur élément ? Ce que nous nous apprêtions à faire laissait naître dans mon esprit une multitude de questions.

-Hm… Réfléchis-je.

Inventer une histoire ? je n’étais pas bonne pour ça et cela m’avait d’ailleurs posé des problèmes dans mon apprentissage du fuinjutsu… Ce que je pouvais faire, au mieux, était de me baser sur des romans que j’avais lu, ou même les histoires personnelles des nombreuses rencontres que j’avais pu faire à Tetsu. Est-ce que cela serait crédible ? Je n’en savais rien, je pouvais quand même m’y essayer. La première qui me vint fut celle de Zhou le mercenaire. Je ne savais pas grand-chose de lui, à part qu’il était un mercenaire, assez sympathique, plutôt compétent mais surtout très lâche. Je ne pensais pas que son histoire remplisse tous les critères nécessaires, lesquels je ne connaissais pas… Hum… Cet exercice était… difficile. Les ninjas devaient ils toujours mentir et inventer des histoires comme celle-ci ?

-Hm… Je viens de Tetsu, j’ai longtemps été mercenaire, j’ai travaillé pour la pègre de Tetsu et j’ai éliminé Balto l’Apocalyptique, un membre du dojo du « Hokuto de… cuisine »… Notre affrontement a causé la destruction du château Gonza, de la famille Gonza; une mafia locale. Ainsi que la mort de ses occupants. Je suis l'unique survivante, Gonza Sazuka...

Gonza Sazuka... je me retins de rire...

Ouais, non… C’était vraiment trop compliqué, ce que j’étais en train de raconter n’était en fait que la vérité, tout ça, je l’avais fait… Mais, peut-être que, comme Asami ne le savait pas, il était impossible d’en distinguer le vrai du faux… Puisque tout était vrai ? Enfin, je ne savais même si cette courtes histoire correspondait à ce que la Tadaoki attendait… Alors, je gardais le silence attendant le verdict de la jeune femme.




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Mar 1 Mai 2018 - 12:25
Elle manquait définitivement de ce quelque chose qui aurait fait de cet enseignement quelque chose de plus facile. N’ayant toujours vécu que pour elle-même, enseigner à d’autres était une tâche difficile qu’elle n’était pas certaine de réussir. Cependant, il s’agissait aussi d’un apprentissage pour elle-même. De par ses nouvelles responsabilités au complexe scientifique, elle se devait d’apprendre à assister les autres dans leur développement, qu’il soit sur le plan professionnel ou encore sur celui plus personnel. Quelque chose qui serait assez particulier pour celle qui possédait un désintérêt assez particulier vis-à-vis de tous, ou presque. Il y avait bien quelques personnes à être parvenu à se saisir de son attention plus qu’une fraction de seconde avant que la lassitude suivre. Or, hormis ces quelques personnes… Elle n’en avait strictement rien à faire de ces autres. Mais voilà, elle se devait de faire un effort, elle aussi, pour cette confiance qu’ils mettaient en elle et toutes ces découvertes qu’elle pourrait faire en acceptant ces nouvelles responsabilités.

Assise dans sa chaise, les jambes croisées et les bras posés sur ses cuisses, elle écoutait attentivement ce qu’avait à dire son aînée, ce mensonge qu’elle lui avait demandé de raconter. Sans composer de mudras, son chakra vint toutefois se mêler à son écoute, observant chaque variation chez son interlocutrice, qu’il s’agisse dans son chakra, dans les battements de son coeur ou toute autre réaction propre à la personne qui mentait. Et force fut de constater que ce n’était pas le cas, ce qui amena la Tadaoki à arquer un sourcil.

Un tel récit était vrai ? Et bien, l’Ikeda (Gonza ?) possédait une histoire riche en information. Toutefois, là n’était pas l’exercice de la journée. Elle soupira, secouant doucement la tête de droite à gauche, non sans offrir un doux sourire agréable à la demoiselle. Elle ne souhaitait pas non plus la démotiver, elles avaient déjà tant de travail à faire. Or, elle se devait de changer de tactique. Se levant donc, elle s’approcha de son interlocutrice, se tenant droit devant elle, sourire aux lèvres, les bras croisés sous sa poitrine, la dévisageant calmement.

- Bon, laisse tomber, on va y aller avec ce qu’il nous intéresse réellement, d’accord ? Non pas que ton histoire ne m’intéresse pas, bien au contraire, mais ce que l’on veut, c’est que tu mentes, alors…

Réfléchissant quelques instants supplémentaires, elle inspira profondément, cherchant les mots pour exprimer ce qu’elle voulait dire, une consigne qui, elle l’espérait, serait bien comprise par celle qui ne savait définitivement pas mentir. Une bien belle qualité que la manipulatrice ne comprenait pas.

- Je suis une kunoichi de Kiri et je t’attrape sur le territoire de Mizu, à savoir mon territoire donc.

Tendant la main, elle attrapa un couteau qui se trouvait sur son plan de travail, l’amenant doucement vers la gorge de l’Ikeda, son regard se montrant plus menaçant. Autant jouer le jeu jusqu’au bout. Et puis, prétendre n’était plus quelque chose de difficile pour elle, qui se glissa dans la peau de ce personnage qu’elle incarnait et qui menaçait désormais la médecin.

- Qui es-tu et que viens-tu faire en ces terres ?

Une question somme toute légitime pour quelconque shinobi rencontrant inconnu possiblement louche trop près du village qu’il cherchait à protéger. La lame toujours près de sa gorge, menaçant ainsi de pouvoir mettre fin à ses jours au cas où mauvaise réponse il y aurait, elle attendait patiemment de voir l’histoire que lui raconterait l’Ikeda, en espérant qu’il ne s’agisse pas simplement de la vérité quant à ce qui allait les amener là-bas. Sans quoi, l’échec de leur mission était garantie.
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Mar 1 Mai 2018 - 19:06



Ce que je venais de raconter n’avait pas eu l’air de convaincre Asami, ce qui la fit changer d’approche assez rapidement. Pourtant tout ce que j’avais raconté n’était pas entière vrai… Je n’étais pas une Gonza, loin de là. Pour le reste… Même si c’était vrai, il me semblait que ce fut réellement compliqué à vérifier. Cela dit… Si je rencontrais quelqu’un de Tetsu, cela pourrait certainement poser des problèmes. Sans y être la plus connue des personnes, mon visage était apparu à de nombreuses reprises sur des affiches émises par les autorités, et une fois même en première page d’un célèbre journal. Enfin, pour revenir à la situation…

Et bien c’était ça, me mettre en situation face à un danger. Je comprenais la manœuvre, mais je ne voyais pas pourquoi je devais lui mentir, elle savait déjà qui j’étais non ? Han… mais oui. Je venais de comprendre, et cette fois-ci pour de vrai. Je lui répondis alors aussitôt que son couteau s’était placé sous ma gorge –d’ailleurs à une époque je l’aurais retourné contre mon agresseur… Heureusement que j’étais maintenant une Kumojin que j’avais plein conscience que tout n’était pas systématiquement une agression-, j’aimais bien ce jeu…

-Gonza Tsuzuramaru, je viens de Tetsu, j’ai des affaires à régler avec le dirigeant d’une ville portuaire au nord du territoire. Dis-je avec le plus grand des calmes –agitant un papier imaginaire qui aurait pu être une autorisation-…, comme je l’aurais fait lorsque je vivais à Tetsu, à peu de chose près qu’au pays du fer, je n’avais jamais eu recours au mensonge. La plupart du temps les gens ne posaient pas suffisamment de question pour me mettre en péril, et ma vérité, s’il le fallait, pouvait omettre certains importants sans pour autant paraître en dénaturer le fond, qui n’était que vérité.

A contrario, il était vrai qu’avec les personnes que je considérais comme « amies », je ne me permettais aucune falsification d’informations, je me montrais toujours honnête, entière avec les autres. Finalement, le nœud de l’affaire était là ; je le comprenais, la confiance. Une composante qui prenait de plus en plus d’importance dans mes relations aux autres. Ainsi, j’avais le droit de mentir aux personnes en lesquelles je n’avais pas confiance… Sans que cela fasse de moi une hypocrite. Enfin, dans ce cas-ci, je ne savais si j’avais été convaincante, ou pas. Ce n’était pas non plus comme si je n’avais rien préparé pour notre mission. Il ne s’agissait donc là ni plus moins que d’un gros « ajustement ».

Si je n’étais peut-être pas entièrement crédible du fait de mon apparence et l’absence de mes accessoires, en revanche, elle ; la Tadaoki… Semblait nager dans cet univers, celui des faux-semblants, des jeux de rôles ; avec une aisance déconcertante. Réellement. Lorsqu’elle s’était saisie de la lame et avait prononcé ses premiers mots, j’avais presque cru, si je ne la connaissais pas un peu, qu’elle était un agent double ayant profité d’un lien tissé entre nous pour me piéger, et, pourquoi pas ; m’assassiner. Priver un village ninja d’un de ses médecins les plus compétents, aurait été une bonne affaire. Donc, toujours quelques années auparavant ; je n’aurais pas compris la subtilité de ce jeu de rôle et m’en serai peut-être prise à elle. Signe que j’avais vraiment changé.

-Il nous faudra des laisser passer... Dis-je pensive. Un Suzuri pourrait éventuellement nous arranger ça… Ou alors… on devra se le procurer sur place… J’étais évidemment sortie du jeu de rôle mais n’attendais que la jeune femme pour m’y remettre. Nous avions tout de même un certain travail à faire sur ma « personne ». Et après j’aurais aussi quelques interrogations à élucider.

Je ne m’étais jamais faite passer pour une autre personne que moi, mais découvrir cet aspect des choses, du mensonge qui m’avait toujours révulsé, avait quelque chose d’assez grisant dans le fond. Ô, je n’en ferai pas pour autant le commerce, car je n’aurais jamais un niveau d’hypocrisie suffisamment élevé, ni même d’arrière-pensées ou de plan préparé dix tours à l’avance… Mias si je pouvais paraître crédible, tirer quelques enseignements de cette jeune femme qui m’avait déjà apporté beaucoup malgré elle, vraisemblablement… Alors, je devais le faire.



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Mer 2 Mai 2018 - 7:27
Il lui était particulier de se dire qu’à l’heure actuelle, elle tentait d’inculquer un savoir assez peu orthodoxe à une femme faisant preuve d’une honnêteté déconcertante. Devait-elle se sentir coupable que de venir souiller cet esprit qui, si elle se doutait ne pas être dénué de sombres secrets, faisait preuve d’une certaine innocence évidente. C’était, du moins, ainsi qu’elle percevait l’Ikeda, dont le mensonge ne faisait pas parti de ses pratiques courantes. Se doutait-elle seulement de l’hypocrisie dont faisait preuve la marionnettiste ? Elle en doutait fortement. Très peu savait pour ce jeu qu’elle jouait, ces masques qu’elle affichait à la face du monde sans même ressentir une once de culpabilité. Ou, enfin… Non, elle ne s’en sentait nullement coupable. Il était tout simplement hors de question qu’elle commence à avoir quelconque états d’âme à vingt-trois ans, approchant du vingt-quatre.

Se remettre en question n’était pas quelque chose qu’elle faisait et elle se refusait de la faire. Elle avait toujours bien vécu avec sa façon de faire, ne s’étant jamais souciée de ceux qu’elle pouvait blesser sur son passage. Après tout, pourquoi devrait-elle se préoccuper d’autrui ? Terriblement égoïste, elle réalisait toutefois, lentement mais sûrement, que les choses n’étaient pas si simples. Qu’elles n’avaient jamais été si simple. Et il lui avait fallu un abruti pour réaliser, lentement mais sûrement, qu’elle était peut-être plus que tous ces masques qu’elle arborait dans la simple idée que de faire tourner le monde entier dans sa paume.

Pourquoi cela ? Même elle, elle en avait oublié la raison, au fil des années. Ou plutôt… Il ne s’agissait que d’un réel plaisir qu’elle avait de se savoir en contrôle, et ce, d’absolument tout. Elle contrôlait sa vie, mais aussi celle des autres, ce monde dans lequel elle évoluait n’était qu’une scène exprimant son génie créatif, ce divertissement qu’elle cherchait pour venir chasser l’ennuie du quotidien. Il y avait quelque chose d’exaltant dans ce pouvoir qu’elle détenait, une réelle satisfaction que de se savoir au-dessus, par des mots bien trouvés et des sourires agréables. Or, derrière cette image forte et imposante de celle qui dominait, elle s’y était perdue, confondant mensonges et réalité, ses masques se superposant pour ensuite se briser, lui donnant une illusion de contrôle tandis qu’elle commençait peu à peu à s’effondrer, l’essence même de son être ayant été ébranlé.

- Oui, effectivement, il faudra se trouver des papiers et une histoire. Quelque chose de construit et de solide, qui ne nous lierait aucunement à Kumo. Ce serait de s’assurer de l’échec de la mission si quelqu’un réalise que nous sommes affiliés avec le village ennemi.

Elle avait dégagé son couteau de sa gorge, déjà plus convaincue de ce mensonge qu’elle avait adressé avec grand calme. Son sourire s’était étiré, une lueur particulière dans son regard que l’Ikeda ne pourrait sûrement pas identifier. Quelque chose d’un peu plus malsain, qui la ramenait à ses bases, ses bonnes vieilles habitudes, ce jeu d’acteur auquel elle excellait.

- On ne dirait pas comme ça, mais tu es une naturelle.

Était-ce réellement un compliment que d’adresser qu’elle savait mentir, et ce, de façon naturelle ? Elle n’en était pas certaine. Peut-être était-elle même un peu jalouse, de ce talent enfoui, alors qu’il lui avait fallu un certain temps avant que son jeu devienne convaincant. Prétendre était désormais une seconde nature, mentir lui étant aussi facile que respirer, toutefois, ce n’avait pas toujours été le cas. S’appuyant contre son plan de travail, elle déposa l’arme à ses côtés.

- Je me demandais, qu’est-ce qui t’empêche de mentir ?

Autant pouvaient-elles s’entraîner, autant les mots prononcés par la médecin l’avaient été avec une conviction déroutante pour quelqu’un se targuant de ne pas être en mesure de mentir, une qualité comme un défaut, dépendamment des situations. Alors autant s’attaquer à l’essence même du problème. En l’identifiant, il lui serait peut-être possible de venir déconstruire le tout pour reconstruire autour.

Cette idée lui arracha un sourire presque lasse. Et dire qu’elle en venait à penser comme lui.
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Mer 2 Mai 2018 - 15:28



Vue l’importance de cette mission, nous ne devions rien laisser au hasard, qu’il s’agisse de nos couvertures, de ma capacité à mentir ou même de notre possibilité à circuler sur le territoire de l’eau sans être arrêté et interrogé à chaque coin de rues. La Tadaoki avait, semblait-il, eu la même réflexion que moi à ce sujet ; signe que nous étions selon toute apparence sur la même longueur d’onde. J’acquiesçai donc à sa remarque me paraissant des plus logiques.

-J'ai travaillé un peu sur cette histoire… Enfin, ce n’est pas une histoire à vrai dire, pas totalement. Avais-je souris. Heureusement mon passé riche en aventures me permettait de piocher dans une véritable mine d’histoires plutôt crédibles. Cette femme dont je parlais… Aucun Mizujin, ou Kirijin ne pouvait la connaître, je l’avais rencontrée dans un coin si mal famé de Tetsu, dans une de ses nombreuses petites villes corrompues par la pègre locale, les Gonza, qu’il me semblait impossible qu’un étranger qui plus est shinobi ait pu un jour la croiser. A cette époque, et sans doute encore aujourd’hui, les shinobi n’étaient pas spécialement bien accueillis en territoire du fer… Je me souvenais encore de notre rencontre, comme si c’était hier… Mais, c’était une autre histoire.

Ayant vécu cette « histoire », ayant connu cette personne ; il m’était donc assez facile de me l’approprier sans avoir à mentir sur toute la ligne. Le seul mensonge existant dans cette phrase étant que je n’étais pas elle… Et que son nom de famille n’était pas « Gonza ». Pour le reste, étant donné son « métier », on pouvait tout à fait parler « d’affaire ». Enfin, je ne m’étais pas attendue, de cette supercherie que j’avais raconté, à ce que la jeune femme me trouve « naturelle ». Ce n’était pas la première que j’entendais ce… compliment, ou je sus trop ce que c’était… J’étais même plutôt surprise d’entendre ces mots dans la bouche d’Asami.

-Une naturelle ? Demandais-je alors que déjà la marionnettiste s’interrogeait sur les raisons de mon honnêteté, de ma franchise. Il y avait à cette question, à priori, plusieurs réponses. Je pris un moment, le temps d’y réfléchir, d’en chercher le pourquoi. J’avais déjà un début de réponse à lui apporter et sans doute qu’au fil de mes explications je trouverai encore d’autres éléments expliquant ce trait de caractère qui définissait en grande partie ce que j’étais. Ce fut en fait la première fois qu’on me demandait ça… Une question aussi unique qu’intrigante.

-Par principe je suppose ? Haussais-je les épaules avant de reprendre. Pour avancer avec une personne j’ai besoin de lui faire confiance, et qu’elle me fasse confiance. En disant la vérité je crée ce lien et l’entretiens… C’était un bon début, mais loin d’être complet. Si la laborantine voulait comprendre, il lui faudrait sans doute davantage qu’un principe et une lubie. A vrai dire, je n’ai jamais eu besoin de mentir, à quiconque. C’est aussi un moyen de tester les… intentions d’une personne. Je n’étais pas une bonne analyste du comportement humain, mais les réactions découlant de mes révélations me montraient rapidement à qui j’avais affaire. Une personne réfléchie tentant de passer au-dessus d'une vérité crue, ou une autre bornée à une idéologie commune, inculquée par les carcans moribonds d’une société décadente ? Et tout cela revenait à un sujet : la confiance. Je ne pouvais pas faire confiance à l’un, et l’autre m’inspirait davantage… C’était ainsi que je fonctionnais. La vérité… elle me permet d’apercevoir en qui je peux avoir confiance, et en qui je ne peux pas. Ajoutais-je.

Complexe personne qu’était l’Ikeda. Sous son apparente candeur elle employait des moyens pour évaluer le potentiel dangerosité d’une personne plus ou moins « orthodoxes », qui pouvaient en froisser plus d’un s’ils venaient à le comprendre. Et là, Sazuka venait simplement de dévoiler son mécanisme de défense à cette Kumojin en laquelle elle avait pleinement confiance malgré son manque d’informations à son sujet. Son point faible, au-delà de ce besoin de vérité, était bien ce goût prononcé pour la gente féminine. Une femme, même étrangère, inconnue ; pouvait tirer beaucoup de l’Eisei-nin, en s’y prenant bien. La Tadaoki s’y prenait-elle bien ? Rien n’était moins sûr.

Je continuais donc mon explication, car oui, elle n’était pas finie. Ce rejet du mensonge, plus que mon incapacité à le pratiquer –car c’était bien cela, je ne voulais pas mentir, aussi- était aussi dû à une partie de mon passé, bien qu’il fût lointain il m’avait marqué et de plus en plus avec les années qui suivirent ce jour particulier de mon enfance. Une chose dont je n’avais pas parlé depuis… Non, dont je n’avais en fait jamais parlé, tout au moins pas que je me souvienne, et je me souvenais de tout, malheureusement. Alors, avant de continuer, levant la main pour marquer une légère pause dans notre discussion, je sortis de ma sacoche, celle-là même qui ne me quittait que rarement ; ce petit flacon orangé-transparent contenant un peu moins d’une dizaine de pilules translucides. J’en avalais une –que j’avais « proposée » à Asami lorsqu’elle était en moins bon état- et repris. Il valait mieux prévenir que guérir.

-Lorsque j’étais plus jeune, bien plus jeune même ; on m’a appris que mes parents m’avaient abandonné. Qu’ils n’étaient que des junkies alcooliques… pourquoi pas… cela doit arriver à d’autres personnes que moi, je suppose. Haussais-je les épaules. Mais, savais-tu que les enfants issus d’une mère et d’un père comme « ça » développaient des tares génétiques, des malformations, des maladies graves et tout un tas d’autres complication aussi longues que le bras ? Alors, soit je jouis d’une chance phénoménale, soit… c’était un mensonge. Dis-je avec un air sombre. C’était peut-être aussi, donc, l’une des raisons de cette pathologie que j’avais développée : le désir de vérité et l’aversion pour le mensonge. Enfin, je ne dis pas ça pour t’apitoyer. C’est une vieille histoire, maintenant. Haussais-je à nouveau les épaules. C’était aussi la principale raison pour laquelle je n’aimais ni Tetsu, ni ses guerriers. Ma famille d’adoption –l’institut Samouraï- ne s’était probablement pas imaginée que je deviendrai médecin et encore moins que je m’intéresserai à quasiment tous les types de médecines, et que je finirai par comprendre qu'on m'avait menti...

-Mais je comprends l’intérêt que les gens peuvent avoir au mensonge… C’est un moyen facile d’arriver à ses fins. Sauf que… si on ment aux personnes auxquelles on tient, avec lesquelles on a un lien de confiance… On risque de perdre bien plus, que ce qu’on avait à gagner… En mentant. Mais bon, là c’est pour la bonne cause, donc je devrais y arriver. Souris-je. Mais je crois sincèrement... qu'il faut faire la différence.



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Jeu 3 Mai 2018 - 22:15
Elle laissa parler son interlocutrice sans l'interrompre, curieuse quant à sa réponse concernant son honnêteté frappante. Pour celle qui mentait depuis toujours, ou presque, elle y voyait quelque chose de curieux quant à ceux qui ne semblaient pas vouloir se laisser tenter par le faux, cette voix de la facilité qu'était prétendre pour obtenir ce qu'elle voulait. Du moins, c'était facile, jusqu'à s'y perdre. La Tadaoki était une naturelle dans le domaine, restant toujours assez proche de la réalité pour ne pas éveiller les soupçons ni s'emmêler les pinceaux. Elle se devait de rester crédible et servir la même salade à tous, sans quoi les choses risquaient de se compliquer. Déjà l'étaient-elles de plus en plus... Avec Raizen qui avait su venir ébranler jusqu'à l'essence même de sa personne, Sayo qui en savait trop depuis toujours et désormais Reiko, leur Raikage, à qui elle avait été terriblement honnête, aussi surprenant que cela pouvait sembler. Elle lui avait tout dit, ou presque, sur sa façon de voir la vie, de se jouer des autres, d'obtenir la confiance d'autrui avec des beaux sourires et des paroles bien trouvées. Qu'un jeu qui la distrayait. L'idée n'avait jamais réellement été d'accéder à plus, elle savait se démarquer de ses compétences. Certes, les relations offraient un coup de pouce non négligeable, mais, au final, tout ceci n'était qu'un jeu qui chassait l'ennui qu'elle sentait s'insinuer en elle. Un quotidien qu'elle rejetait de tout son être, cette routine qu'elle ne supportait pas.

La confiance était quelque chose d'intéressant et semblait être ce qui motivait l'Ikeda à suivre cette route dite vertueuse. Quelque chose qu'elle cherchait à obtenir, et ce de tous, ne serait-ce que parce qu'il lui était tellement plus aisé d'abuser des autres lorsqu'ils lui faisaient confiance. Elle pouvait comprendre où voulait en venir la médecin, ne serait-ce que parce... Non, elle ne faisait définitivement pas pareil, des méthodes complètement différentes où les gens n'avaient pas confiance en elle en tant que personne, mais bien en l'un de ces masques qu'elle affichait aux yeux de tous. Est-ce que cela changeait réellement quelque chose ? Pour ses objectifs, son désir de divertissement, non, le résultat était le même. Et puis, de ce jeu qu'elle jouait depuis des années, nul n'avait réussi à la percer à jour.

Sauf dernièrement. Un danger s'était ajouté à l'équation. Faiblissait-elle ? Ce serait ironique, alors qu'elle ne faisait que gagner en puissance de façon exponentielle.

Une triste histoire basée sur du mensonge, une raison supplémentaire quant à son honnêteté frappante. Des parents supposés drogués, au final, cela ne semblait pas être le cas. Elle-même n'avait rien à dire, sur sa vie, ce qui marquait son histoire tranquille. Des parents présents, aimants, qui s'étaient assurés d'élever leur petite demoiselle dans le respect et la compassion. Quelque chose s'était donc mal passé, dans sa tête, pour en devenir cette femme parfois cruelle qui n'éprouvait ni compassion, ni remord. Si seulement ils savaient ce qu,elle était devenue, à l'insu de tous...

- Tu n'as jamais réussi à obtenir la vérité, quant à ce qu'il s'est réellement passé, les concernant ?

Arquant un sourcil, elle se demandait si elle avait même cherché à apprendre la vérité entourant sa propre histoire. La suite de ses propos eurent toutefois une saveur particulière pour la marionnettiste. Mentir à ceux à qui elle tenait. Avait-elle seulement de ces personnes dans sa vie ? Bien malheureusement oui. Elle le savait pertinemment, qu'ils existaient, la narguaient, lui rappelaient à quel point elle n'était pas aussi insensible qu'elle l'aurait cru. Des nouvelles rencontres, des gens intéressants, des histoires qui se racontaient... Mais le pire, dans tout cela, ce n'était certainement pas ces gens à qui elle mentait, à des degrés différents, sur des sujets différents.

Le pire était sûrement ce reflet qu'elle se refusait d'affronter, ces sentiments et émotions qu'elle étouffait, tous ces mensonges qu'elle se disait à elle-même, se convaincant de ce qui l'arrangeait plutôt que d'admettre ce qui l'embêtait. Ces mensonges qui lui feraient sûrement mal le jour où elle ne serait plus en mesure de se convaincre, bien plus mal que ce sentiment de contentement qui l'habitait temporairement tandis qu'elle se refusait d'y faire face. Un trouble évident passa dans son regard, secouant cette flamme qui l'illuminait, de quoi indiquer qu'elle avait été plus touchée par ces mots qu'elle l'aurait voulu.

- C'est exactement ça. Ces gens ne seront pas des amis, potentiellement des alliés temporaires, mais il ne faut pas oublier qu'ils sont l'ennemis. Je te comprends de vouloir être sincère avec ceux qui te sont proches, c'est la meilleure chose à faire...

Hypocrite. C'était beau, de bien belles paroles qui s'échappaient des lèvres d'une vipère.

- Après tout, c'est ce qui crée des relations solides, permet de se reposer sur d’autres, de se savoir supporter aussi. Je ne pense pas que l’humain est fait pour vivre seul et, au final, tout en revient à cette confiant dont tu parles. Et tu sais, cette confiance va dans les deux sens. Si ces gens peuvent se reposer sur toi, compter sur toi, l’inverse est vrai aussi. Mais ça, je pense te l’avoir déjà dit.

Elle rigola doucement, affichant un sourire venant écraser ce trouble qui montait en elle, sensation désagréable qu’elle peinait à faire taire. Sazuka avait cette mauvaise habitude que d’éveiller des choses en elle qu’elle préférait ignorer.

- Mais je me demande… De quelle différence parles-tu ?

Elle n’était pas sûre quant à avoir suivi la femme sur cette dernière phrase. Entre ceux en qui elle se devait d’être honnête et ceux auprès de qui pouvait-elle se montrer hypocrite ?


Dernière édition par Tadaoki Asami le Ven 4 Mai 2018 - 1:25, édité 1 fois
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Ven 4 Mai 2018 - 1:23



Dire la vérité et vouloir l’obtenir était deux choses très différentes. Mes principes me poussaient à ne pas mentir, ou éviter de le faire ; et ma curiosité m’obligeait à vouloir découvrir ce qui était vrai, ce qui ne l’était pas chez mes interlocuteurs. Je l’avais fait avec Raizen, Reiko, Yuko… et tant d’autres… Mais, ce genre de vérité… Etait bien différente. Elle me concernait directement, et j’avais appris que certaines d’entre elles n’étaient pas bonnes à connaître. Parfois rester dans l’inconnu, dans cette obscurité pouvait apporter plus de bien que de mal. Mes parents… Même si je savais qu’il n’y avait qu’un mince fond de vérité dans tout ce qui m’avait été dit à leur sujet, jamais je n’avais voulu en savoir plus. Je préférais simplement me dire qu’ils n’étaient pas ces abjects personnes, comme on avait voulu me faire croire. Savoir ce qui était vrai… quant à eux, quant à mon enfance ; qu’est-ce que cela aurait changé ? Aurais-je éprouvé moins de rancœur pour mon pays natal ? Pour ses habitants ? Pas sûre.

-Hum… non. Enfin, je n’ai jamais essayé de savoir. Etre sûre qu’ils n’étaient pas comme on me les a décrits ; m’a toujours suffi. Cela n’aurait pas changé grand-chose… Dans le fond. Expliquais-je rapidement, sans vraiment exprimer la moindre émotion, à la manipulatrice de pantins. Qu’aurais-je pu faire d’autre à l’orée de mes dix ans contre ces allégations ? Rien, absolument rien. Je n’étais pas à l’époque aussi… « Consciente des choses » et « érudite » que maintenant, ou même que quelques années plus tôt. Et j’arrivais à vivre avec ça sans trop de problème à priori. Enfin, à vivre. Jusque récemment… Cela aurait été un mensonge, très probablement. Cette histoire n’était qu’une des nombreuses explications de cet étrange capacité que j’avais acquis à l’enfance. Et restait la vérité. Encore une fois. Je ne pouvais simplement pas mentir aux personnes que j’appréciais et détenaient déjà une partie de ma confiance. Asami était de ceux-là. Quant aux autre, ils n’étaient pas en reste non plus mais jouissait parfois d’une « réalité un peu biaisée ». C’était encore plus difficile à expliquer, et si rare que… Bon.

-La meilleure chose à faire… Je n’étais pas persuadée de ça même si j’essayais de l’être le plus souvent possible. C’était un principe en acier trempé que j’appliquais en permanence mais il ne me rendait pas non plus aveugle à ce qu’il pouvait engendrer. L’affaire Akina m’avait très clairement ouvert les yeux quant aux ravages qu’il pouvait causer et ce malgré une volonté toute à fait inverse. Alors je me contentais de ne plus trop en dire, ou d’en dire moins, de ne pas tout révéler ; sans être sûre que les destinataires soient parfaitement prêts. Enfin, tout ceci pour dire que je prêtais une nouvelle attention, une nouvelle dimension quant à ce que les autres pouvaient ressentir. Ô, nous ne parlions pas encore d'empathie, mais cela s’en rapprochait un peu plus à chaque fois que j’évitais de blesser une personne. Mais elle, La Tadaoki… Asami… Tout ce que je pouvais lui dire semblait… sans la laisser de marbre ; ne pas vraiment l’atteindre. Elle était toujours à l’écoute, s’intéressait toujours à ce que je lui disais ; répondait à chacune de mes phrases. C’était…

En général les personnes, sans être complètement indifférentes, ne s’intéressaient pas à… tout… Comme ça.

-Ce n’est pas vraiment pour me reposer sur les autres, ou l’inverse. Mais pour…. Compter sur eux… Savoir que quelqu’un en qui j’ai vraiment confiance sera présente en cas de problème, pourra m’apporter son aide comme je me dévouerai pour elle. Dis-je plutôt pensive en réalisant ce très léger lapsus que je venais de faire. Si je n’avais pas rencontré le Nidaime, je serai probablement toujours très seule. Haussais-je les épaules. Ah, la différence entre… les personnes dignes et celles qui ne le sont pas. Souris-je alors en observant la jeune femme. Je suis une Kumojin, ma loyauté n’ira donc pas à l’ennemi. Mais, je garde bien en tête ce que tu m’as dit… Je dois rendre mes mensonges plus convaincants, moins… détectables… Parce que là, ce que je t'ai dit; en tant que "Gonza Tsuzuramaru"... Ce n'était pas complètement... faux...

Ah oui ! Mes interrogations !

-Pourquoi est-ce que tu mens ? M’interrogeais-je… Enfin, je veux dire, t’as l’air plutôt à l’aise… pour te glisser dans la peau d’une autre… Comment fais-tu ?


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Sam 5 Mai 2018 - 7:42
Portant toujours attention à ce que disait son interlocutrice, son regard était doux, attentif, lui offrant un sourire agréable. Sazuka semblait avoir évolué beaucoup, depuis qu’elle était arrivée au village. Elle ne reconnaissait même plus celle plus distante qu’elle avait rencontré à la bibliothèque. Elle pouvait aussi affirmer telles choses par les conversations qu’elle avait avec la médecin, ce qu’elle-même dévoilait sur sa personne. À croire que la vie en communauté changeait réellement les autres. Elle-même en était possiblement victime, de son soudain intérêt pour autre que sa propre petite personne. Des changements qui s’opéraient en elle et qu’elle se refusait de voir. Elle refusait même d’y accorder quelconque attention, pour ne pas admettre qu’ils existaient. Elle était lâche et elle le savait. Il était seulement beaucoup plus simple de se mentir à soi-même.

La question la pris de court et elle lui offrit donc un regard interloqué. Elle ne pouvait quand même pas avoir vu dans son jeu, si ? Elle chassa rapidement cette idée. Pour une femme qui semblait baser toutes ses relations sur la confiance qu’elle portait à autrui, elle ne serait pas là à dévoiler de sa personne si elle n’avait aucune confiance en elle. Ce qui serait le cas si elle apprenait à quel point se jouait-elle des autres et ce sans aucun remord. Elle étira ensuite un sourire, quelque chose de malsain, son regard soudainement plus froid. Elle était douée, son visage aisément malléable pour celle qui avait longuement et attentivement étudié les réactions humaines.

- Comment je fais ? Pourquoi suis-je si à l’aise ? Parce que mentir m’est aussi facile que respirer, me jouer des autres un passe-temps que je dois admettre bien divertissant…

Faisant tourner son couteau dans sa main, elle observait toujours la médecin, beaucoup plus menaçante qu’elle l’était depuis le début avec elle. Son regard était plus sombre, une lueur particulière l’illuminant. Son ton aussi avait changé. Il était caressant, mais avec cette touche malsaine qui se faisait entendre. Où voulait-elle en venir ? Que faisait-elle exactement ? Elle jouait de la réaction qu’elle provoquait chez les autres, s’amusant de ce qu’elle observait chez eux.

- Savais-tu que les humains sont des êtres tellement intéressants…

Un rire. Un rire mauvais. Quelques instants supplémentaires avant que son rire devienne plus doux, son regard reprenant cette flamme chaleureuse. Elle déposa à nouveau le couteau qu’elle avait repris entre ses doigts pour souligner la menace qu’elle avait été, quelques instants seulement.

Finalement, la demoiselle semblait être redevenue elle-même, respirant la bienveillance, comme toujours. Elle passa une main dans sa tignasse sombre, les ramenant derrière ses épaules.

- Plus sérieusement… Il y a des choses dont je ne peux pas nécessairement te parler, des choses que seuls plus hauts gradés connaissent. Un peu comme l’Institut.

L’organisation se trouvant dans les sous-sols du Complexe Scientifique. Organisation qu’elle-même avait rejoint, bien que dans une branche différente. Cela lui faisait presque bizarre que de se savoir hiérarchiquement supérieure à son aînée au sein de ladite organisation.

- Mais je me spécialise en infiltration, espionnage et renseignement. Mes techniques sont, pour la majorité, concentrées dans l’art de la subtilité. Cela va donc de pair avec le mensonge. Prétendre être une autre personne pour soutirer le plus d’information possible.

Elle haussa finalement les épaules.

- Mais tu n’as rien à craindre. Je suis née ici du temps que le village s’appelait toujours Shitaderu. Je suis kumojin et fidèle à ce dernier. Je n’ai donc aucun intérêt à trahir ceux qui comptent sur moi et sur qui je peux compter.

Elle avait cherché à être rassurante, soulignant que, comme elle, sa loyauté était au village et donc, malgré tout ce qu’elle était en mesure de faire, elle ne le ferait jamais pour nuir à ce dernier et ses citoyens. Ni les shinobis non plus. C’était, du moins, ce qu’elle prétendait, avec un semblant de sincérité déconcertante.

- Je n’ai jamais été très forte. Physiquement du moins. Quant à l’usage de mon chakra… Il m’a fallu longtemps avant de trouver ma voie et même encore, j’ai place à l’amélioration. J’ai donc voulu me rendre utile d’une autre manière. Dans la discrétion, j’ai trouvé ce à quoi j’étais douée. Les poisons se sont donc imposés. Subtile mais fatal.

Qu’une question de logique. Reconnaître ses faiblesses pour en devenir meilleur. C’était ce qu’avait fait la Tadaoki, notamment avec ses poisons. Ramener ses ennemis à son niveau pour mieux les écraser.
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Dim 6 Mai 2018 - 17:01




Ce n’était pas exactement la réponse que j’attendais, mais au moins elle eut le mérite d’être franche, je lui devais au moins ça. J’écoutais sa réponse, observais son comportement. Quelque chose semblait avoir changé, et je me demandais alors si j’avais affaire à la même Asami. Ce changement même léger parvenait à me troubler et ouvrir la porte à de nouvelles question. Même si elle affirmait que je n’avais rien à craindre, quelque chose d’assez malsain m’empêchait de… S’était-elle jouée de moi tout ce temps, se faisant passer pour une personne attentive à l’écoute dans l’espoir d’en savoir plus ? De détenir des informations à mon sujet ? Et même si ce n’était pas le cas, cela pouvait me poser un problème, comment pouvais-je faire à confiance à une personne qui semblait finalement être mon total opposé ? Cette question que je lui avais posée me semblait maintenant être une erreur.

-Je suppose… oui. C’est pour ça que tu t’intéresses aux autres ? Pour avoir des informations ? Toutes les vérités n’étaient pas bonnes à entendre et celle-ci me laissait perplexe…. Et pour la première fois j’avais un peu de mal rebondir, à répondre. Que pouvais-je lui répondre maintenant que je savais quel « hobby » elle avait. Enfin, même si je n’approuvais pas, je ne pouvais pas non lui jeter la pierre… Je supposais que chacun avait des affinités plus ou moins fortes avec différents domaines… Si le mien était la vérité… Le sien était le subterfuge.

-Je n’ai rien à craindre… Soupirais-je. Je voulais la croire mais avec tout ce qu’elle venait de dévoiler, je ne pouvais simplement pas. Cela contrastait trop avec cette personne, celle qui avait écouté mes états d’âme, qui m’avait conseillé, qui m’était parue si… avenante. Etait-ce bien Asami que j’avais eu face à moi ou une diversion ? Malgré cette confiance que je lui avais prêtée, le doute s’installait. Sazuka avait été naïve voire même un peu crédule face à cette jeune femme dont elle ne connaissait en fait quasiment rien si ce n’était sa citoyenneté et quelques-uns de ses centres d’intérêts. Au début, j’avais crus avoir trouvé quelqu’un d’assez similaire à ce que j’étais, mais je m’étais fourvoyée… Cela m’apprendrait… Enfin, maintenant, rien ne remettait directement en cause ma confiance en elle, mais j’allais être plus vigilante.

Pour se préserver des usurpateurs et autres manipulateurs, j’avais compris qu’il fallait avoir recours au mensonge, soi-même, même si cette idée me déplaisait. Alors, je devais savoir.

-Donc, je peux te faire confiance ? Elle pouvait aussi bien mentir, je ne pouvais être sûre de rien avec elle, maintenant… C’était une forme de déception qui m’imprégna peu à peu. Malgré tout le respect que je portais à chacun, cette liberté d’agir selon leurs propres souhaites que je leur octroyais, cette façon d’être… me déplaisait fortement. Mais je gardais le silence à ce sujet, je n’allais pas la juger… Si elle voulait vivre ainsi… Enfin, je comprends pourquoi t’as été affectées à cette mission… Haussais-je les épaules. Ils auraient dû sélectionner quelqu’un d’autre à ma place. Je n'ai pasvos « talents » et vos « facilités » pour ce genre de travail. De toute évidence. J’en ferai part au conseil. Soupirais-je. Non, cela me mettait mal à l’aise, pour le coup, de devoir travailler avec ces personnes vivant dans le mensonge et s’en servant contre les autees.

Entre ennemis et alliés, avec le mensonge, la frontière était parfois mince… Peut-être un peu trop pour moi. Je devais prendre surement prendre mes distances.



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Lun 7 Mai 2018 - 23:02
Bien évidemment qu’elle avait des doutes. Elle ne pouvait tout de même pas le lui reprocher, pas alors qu’elle venait de faire une démonstration claire de l’aisance qu’elle avait de se glisser dans la peau d’autrui. Prétendre était un art qu’elle connaissait par coeur et qui lui permettait d’afficher différents visages comme bon lui semblait. L’actuelle Raikage savait qu’elle avait un penchant un peu plus… Désagréable, aux yeux des autres, à savoir qu’elle aimait tout particulièrement se jouer d’eux, et ce, sans jamais faire preuve de remord. Or, quant aux autres… La situation se voulait de plus en plus compliquée et la Tadaoki commençait à avoir de plus en plus de difficulté à gérer tout cela. Si elle avait consenti à lui dire la vérité, ce n’était que parce qu’il s’agissait de la meilleure chose à faire, dans son cas, pour accéder à plus. Elle avait eu des doutes, la concernant, et elle ne pouvait se permettre ces derniers.

Alors que Sazuka… Elle avait des doutes et elle pouvait les tolérer. Assez pour venir la rassurer, comme elle le faisait avec ceux qui pouvaient peut-être s’imaginer autre chose de la jeune demoiselle agréable qu’elle était. Elle pouvait régler cette situation, avec du temps et les bons mots. Elle n’était ni la première, ni la dernière. Et puis, à quelque part, elle avait besoin de la confiance de l’Ikeda. Une confiance différente que celle lui étant accordée par la Metaru, cela était bien vrai, dont pourquoi les tactiques étaient-elles différentes.

- Oui, tu peux me faire confiance. Comme je te l’ai dis, loin de moi l’idée de nuire à quiconque du village. Encore moins à mes amis.

Elle avait insisté sur ce mot qui désignait la relation qu’elle avait avec Sazuka, ou celle qu’elle croyait avoir, dépendamment de la réaction de cette dernière.

- Je ne m’intéresse pas aux autres pour avoir des informations. Ou, enfin, pas ici, pas avec ceux que j’apprécie et encore moins avec ceux à qui je tiens. Il y a une différence entre la personne que je suis, au quotidien, avec mon entourage et la kunoichi que je suis.

Elle soupira, l’air blessée des paroles qu’avait tenu la médecin, comme si elle vivait mal ces doutes qu’elle avait, remettant ainsi en question la relation qu’elles avaient depuis leur première encore. Elle comprenait ses doutes et, bien malheureusement pour elle, ils étaient légitimes. Cependant, elle était quelqu’un d’intéressante et pouvant être d’une certaine utilité, sans compter son projet de résurrection qui plaisait à la scientifique qu’elle était. Et donc, de ce fait, elle ne comptait pas la laisser partir de si tôt. Ce serait beaucoup trop dommage.

- Je suis avant tout une femme avec des émotions, des sentiments, des amis, des gens que j’apprécie, certains qui sont importants pour moi. Ce n’est pas parce que mes compétences tournent autour de l’infiltration, l’art de la subtilité, que tu dois douter de moi. Je comprendrais si tel est le cas… Mais ces compétences n’existent que pour servir Kumo du meilleur de mes capacités.

Un nouveau soupire. Est-ce que cela suffirait à rassurer la femme qui se trouvait face à elle ? Elle ne saurait le dire. Une chose était sûre, elle semblait peinée, affectée par les propos de cette dernière, et ce, malgré le sourire qui flottait doucement sur ses lèvres.

- Si tu as aussi été sélectionnée pour la mission, c’est qu’ils ont confiance en toi. Ne questionne pas leurs décisions et essaie de leur montrer qu’ils ont eu raison de le faire.

Il ne s’agissait aucunement d’une critique, mais bien de quelque chose cherchant à venir réconforter tandis qu’elle semblait douter de la pertinence de sa présence. Certes, sa franchise pouvait être problématique, toutefois, si elle se contentait de déformer la vérité et s’assurait de ne rien dire concernant leurs liens avec le village, sûrement s’en tireraient-ils bien.
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Mar 8 Mai 2018 - 16:25



J’essayais de faire abstraction de ce principe –ou de cette lubie- qui avait forgé ma personnalité pièce par pièce, mais il avait la peau si dure, il était si tenace et si encré dans ma façon de voir les choses, dans mon raisonnement que j’éprouvais d’immenses difficultés à le combattre. J’avais envie de faire confiance aux personnes qui m’entouraient, à ceux que j’estimais être mes amis et lorsque j’avais l’impression d’y être, c’était autre chose qui remettait tout en cause. Ma volonté à vouloir changer les choses, que je n’avais acquise et développée que depuis peu, ne semblait pas suffisante. J’avais constamment besoin de me rassurer, d’être sûre de la sincérité des autres. J’étais très clairement dépendante de ça, et cela compliquait indéniablement tout. De mes relations les plus basiques aux plus complexes… C’était une forme de paranoïa, sans doute un peu moins invasive et visible, mais existant bel et bien.

Il était sans doute incompréhensible pour bien des personnes et pour moi-même d’ailleurs, que je puisse constamment, de cette façon quasi maladive et parfaitement involontaire ; tout remettre en cause, douter des choses les plus simples ; comme d’une amitié, d’une passion, d’une relation. Aah oui… Je n’étais clairement pas une personne facile à vivre, et encore moins à comprendre ; j’en pâtissais et c de façon plus ou moins directe… Me rendant compte que je blessais, malmenais ou décourageais ceux se frottant à moi. Bien, cela ne venait bien sûr pas de nulle part, tous les maux du monde ont une origine, quelle qu’elle soit.

-Vraiment… Je m’excuse. Lui avais-je répondu en m’inclinant légèrement. Et je m’en étais rendue compte une nouvelle fois. Si je t'ai blessée. Je me demandais comment les autres pouvaient avoir confiance en moi, à terme, si je remettais toujours en doute la leur, de confiance ? Je dois avoir un… problème avec ça. Rigolais-je légèrement. Un problème que j’avais avec la perception de l’essence des autres. Nous étions définis par nos actes, marquant l’histoire de notre existence. J’avais tué par « profit », j’étais donc une meurtrière, par mon existence et dans mon essence. Si Asami manipulait les gens pour les amener là où elle voulait, cela faisait d’elle une manipulatrice, le mensonge faisait partie de son essence, c’est ce qu’elle était, comme le meurtre pour ma propre essence. Je n’aimais pas porter de jugement, ni juger les actes des autres ayant pris conscience de mes propres atrocités ; mais force était d’accepter que nous étions tous soumis à jugement, quel qu’il soit.

Alors, en sachant cela, en analysant une personne de la sorte, la « définissant » par ses actes, en mettant son essence en corrélation avec mes principes… Pouvais-je lui faire confiance ? Non. Mais, son essence n’était pas constituée que de cela, d’autres « choses » y étaient gravées, que nous en soupçonnions l’existence, ou pas. Je disais la vérité, ne mentais qu’en cas de nécessité, voulais maintenant aider les autres, les protéger… Tout ceci était dans mon essence. Alors elle, Asami, qu’était-elle d’autre, à part ce que j’en avais vu ? Mais je voulais. Je voulais lui faire confiance.

-Nous avons donc le même but… Répondis-je un peu plus souriante, visiblement moins inquiète. Ouais… t’as raison, évidemment… Soupirais-je. Ils me faisaient confiance, autant que je le pouvais de mon côté… Tout remettre en doute, en question… Cette sale partie de scientifique en moi… Tout n’était qu’une question de confiance. Pour tout, avec tout le monde, et surtout pour moi. J’allais donc me donner les moyens de ne trahir aucune d’entre elles –les confiances- et de renforcer les autres. Ok. On doit se remettre au travail alors. Affirmais-je avec une nouvelle détermination.
-Je vais t’expliquer ce que j’ai prévu. Tu vas en apprendre davantage sur moi, je n’ai pas un passé très… Haussais-je les épaules.

Je ne savais pas encore si ce que j’allais lui raconter, lui dévoiler, lui confier… Enfin, peu importait… Serait long ou pas…

-Bon, pour ma couverture à Mizu, je vais emprunter le prénom et l’apparence d’une geisha que j’ai rencontrée à Tetsu -Tsuzuramaru-, et le nom d’une ancienne famille de la pègre du nord du pays ; les Gonza. Hum… Je n’ai ni travaillé pour eux, et ne suis pas non plus une de leur descendante. En revanche leur disparition m’est plus ou moins imputable. Haussais-je encore les épaules, ils l’avaient bien cherché. Je fis un signe et me transformai en cette jeune femme avec laquelle j’avais partagé une nuit, à cette époque. Personne ne la reconnaîtra… J’ai fréquenté des endroits assez malfamés… dans mon pays « natal ». Enfin, je les ai choisis, car ces informations sont… invérifiables. Mais ils ont existé, je me souviens parfaitement d’eux. Et dans les moindres détails, de leurs mimiques, leur gestuelle en passant par certains détails que peu de personnes pouvaient connaître. Mais, je ne connais pas bien Mizu… J’ai seulement entendu dire que c’était un pays… un peu comme Tetsu. Dis-je avec dépit.

Mais se fier aux rumeurs, à ce qu’on entendait… N’était peut-être pas la plus judicieuse des choses à faire.

-Il faudra qu’on coordonne nos versions… Avec Shôran aussi. D’ailleurs… Cela ne pose pas de problème que vous soyez… Avais-je ajouté en fixant la jeune femme.


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Sam 12 Mai 2018 - 1:19
- Ce n’est rien, vraiment.

Bien qu’elle semblait toujours affectée des propos qu’elle lui avait tenu, notamment en remettant ainsi en doute la sincérité qu’elle avait pourtant (presque) au sujet de leur relation, elle agita la main d’un signe semblant balayer ses excuses, tentant ainsi de la rassurer. Elle n’avait pas à s’excuser pour si peu, après tout, elle pouvait comprendre. C’était aussi ce qu’elle s’empressa d’ajouter, pour ainsi exprimer son point de vue et, pourquoi pas, lui faire comprendre comment voyait-elle le monde.

- C’est toujours un peu la même chose, surtout avec mes collègues. Dès qu’ils comprennent qui je suis, lorsque j’enfile mon bandeau kumojin, ils s’en viennent à remettre en question chacun de mes faits et gestes.

Elle soupire, semblant surtout lassée par ce fait, comme si réellement affectée par le fait qu’elle ne pouvait pas entretenir de relation stable avec autrui parce qu’ils se montraient immédiatement méfiants dès lors faisait-elle usage de ses talents d’actrice, étalant ainsi face aux yeux de tous que prétendre lui était d’une facilité presque déconcertante pour ceux qui ne l’avaient toujours connue que comme une agréable jeune femme.

- J’imagine que je n’y peux rien, au final, à ce sujet. Je ne peux bien malheureusement pas décider comment les autres me perçoivent. J’espère seulement que tu sauras mettre tout ça de côté, parce que je t’apprécie sincèrement, Sazuka. Et je te fais confiance. Et je t’avouerais que j’en serais triste si tu en venais à t’éloigner.

Parce qu’elle tenait à ce qu’elles avaient, cette relation ayant pris naissance dans ce qui semblait être un intérêt commun. Finalement, elle se décida de passer à autre chose. Elle se demandait seulement si elle viendrait éveiller une facette plus émotive de son interlocutrice. Après tout, elle se montrait compréhensive, ce n’était pas la première fois qu’elle faisait face à ce genre de réaction. Elle était simplement lasse de se retrouver avec toujours les mêmes discours, les mêmes regards méfiants.

Curieuse quant à ce qui allait suivre, concernant son histoire, ce rôle qu’elle allait devoir prendre en terres hostiles, son sourire s’étira face à la crédibilité de ce qu’elle racontait. Au final, peut-être que cela se trouverait à être plus aisé que prévu… Un peu plus et elle pourrait presque s’y plaire. Elle croyait ce qu’elle avait dit, en la désignant comme une naturelle. Elle n’avait besoin que de passer outre quelques valeurs morales et elle pourrait ainsi en impressionner plus d’un.

- Je vois que les nouvelles vont vites.

Un rire s’échappa de ses lèvres. Elle suspectait que Raizen était derrière cela. Pourquoi toutefois cela était-il venu sur le sujet ? Un frisson lui parcourut le dos, la terreur traversant son regard quelques instants avant de disparaître. Il ne pouvait tout de même pas l’avoir trahi… Si ? Non pas sur cette histoire, mais bien sur toute la manipulation dont elle pouvait faire preuve, ces masques qu’elle affichait aux yeux de tous.

- Il n’y aura aucun problème à ce niveau-là. Nous sommes tous deux shinobis de Kumo et nous savons ce que ça veut dire. Le bien de la mission passera toujours avant nos sentiments. Il te tiendrait le même discour.

Un tendre sourire vint étirer ses lèvres tandis qu’elle parlait de Shôran, adoptant dès lors cette allure d’amoureuse transit vis-à-vis de l’homme ayant conquis son coeur.

- Nous savons ce que nous avons à faire.

Une bien triste réalité d’un couple shinobi, où le village passait avant eux et leurs émotions. Autrement dit, elle n’aurait aucun problème à l’abandonner si cela pouvait leur éviter de mettre à mal leur mission. Bon, il était vrai que ses sentiments n’étaient pas sincères, et donc, de ce fait, l’abandonner était d’autant plus facile, toutefois, elle ne doutait pas un seul instant qu’il n’hésiterait pas à faire de même.

- J’aime bien ta couverture. Au final, je n’ai pas eu à t’apprendre grand chose. N’hésites simplement pas à adapter la vérité pour qu’elle corresponde à ce dont tu as besoin.

Aussi simple que cela.
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Dim 13 Mai 2018 - 3:20




Se rendre compte qu’être spécialisée dans ce domaine si particulier qu’était le « renseignement » pouvait impliquer des relations plus ou moins compliquées avec ceux l’entourant me semblait être d’une grande « sagesse ». Si elle ne mentait que dans son travail comme j’allais le faire pour cette mission qui nous attendait, alors effectivement, lui parler, la fréquenter ne devrait poser absolument aucun problème. Et j’espérais intimement, même inconsciemment ne pas un jour tomber dénue en apprenant une autre vérité. A force de me parler, de me côtoyer… Toutes ces personnes que j’avais découverts ces derniers mois devaient avoir compris comment je fonctionnais. Oui, un intime espoir m’habitait quant aux relations que je pouvais entamer et entretenir, celui de ne pas avoir à revivre cette soirée où j’avais senti le sol se dérober sous mes pieds. Ma réactions face à la trahison, aussi infime était-elle, aussi ridicule pouvait-elle être, m’effrayait un peu.

-Si tu es sincère… C’est tout ce qui compte alors… Lui souris-je. Sincérité, confiance… Tout dépendait de leur degré finalement, et je le savais parfaitement. Mon problème primordial étant que ma tolérance se situait à peu près au niveau de la mer. Et qu’une chose banale, que n’importe qui pouvait comprendre à défaut de pardonner ; m’échappait. J’essayais d’effectuer un travail sur moi-même quant à tout ça, mais cela m’était d’un compliqué… Et en ce moment j’avais un besoin de facilité presque étouffant. Je n’avais qu’à repenser à Yuko, à sa mort. Dès lors que j’eusse compris son dessein, je n’avais plus eu qu’une idée en tête : la voir enterrée… Je ne savais pas si c’était une maladie ou façon de voir le monde biaisé par mes trop nombreuses années d’errance au pays du fer, plus ou moins traquée par des autorités despotiques. Encore une autre question que me posai alors que la Tadaoki poursuivait…

-Ah… Je ne sais pas si elles vont vites… Moi et ma compréhension des expressions et autres second degré… Ah.. C’est Raizen ! M’exclamais-je. Il m’apprend le funjutsu… Et, je ne sais plus comment on en est venu à parler de ça… Haussais-je les épaules. Finalement, mentir n’était pas si compliqué que ça, je n’avais eu qu’à prendre exemple sur la brillante interprétation d’un Kirijin que m’avait offert Asami. Enfin, de là à dire que je mentais bien… Je ne pouvais pas vraiment l’affirmer, effectivement, je me souvenais de notre conversation dans les moindres détails… Mais bon, je suis contente pour toi. Souris-je. C’est effectivement bien de pouvoir compter sur quelqu’un… Enfin, sur quelqu’un de plus « proche ». De plus intime même. Quelqu’un avec qui partager sans craindre le regard, ses peines et ses craintes. Enfin, je ne savais pas non plus… Je ne faisais que supposer. Il avait l’air d’être… sympathique ? Je ne l’avais rencontré que deux fois au total. Une fois lorsque j’étais arrivée à Kumo, et la seconde lors de ce briefing…

-Oh… Non… non non. Ton aide est bien plus… précieuse que ça ! Ce qui était vrai. Les gens ne s’imaginaient pas quels combats, quelles guerres se passaient dans mon esprit alors qu’ils me parlaient. Enfin, ils avaient sans doute aussi leurs propres conflits intérieurs… Mais j’étais tellement consciente des énormes lacunes que j’abritais qu’à chaque fois que leurs mots semblaient apporter un élément de réponse ou de résolutions à ce que je pensais, ce que j’endurais… j’apprenais. Simplement. Sur moi, et sur eux. Sans le vouloir, et sans non plus le redouter ; ils faisaient de moi une meilleure personne, et possiblement une meilleure Kunoichi, aussi. Je vous dois vraiment beaucoup, que ce soit à toi, Raizen, Reiko et les autres… vraiment. Souris-je largement.



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Lun 14 Mai 2018 - 1:23
En bonne hypocrite qu’elle était, ce fut un tendre sourire qui vint se dessiner sur ses lèvres alors que le sujet de son petit ami était abordé. Elle était amoureuse, de ce qu’elle disait, de cet homme qui faisait désormais parti de sa vie. Il avait pris beaucoup d’importance en très peu de temps, encore une fois, de ce qu’elle disait, ayant même tenu des propos semblables au principal intéressé. À ce jour, il y avait seulement deux personnes connaissant la supercherie. Sa meilleure amie, ne serait-ce que parce qu’elle la connaissait par coeur et que lui mentir lui était de plus en plus difficile. Quant à la seconde personne, il s’agissait bien évidemment de son colocataire. Après tout, difficile de faire autrement sachant la relation qu’elle entretenait et combien de fois pouvaient-ils terminer dans un même lit. Il aurait été impossible que de tenter de le convaincre de la pseudo-sincérité de ses sentiments alors qu’il la connaissait sûrement un peu trop pour son propre bien à elle.

- Oui… Il peut sembler froid aux premiers abords, mais c’est qu’il est timide.

Elle eut un petit rire, de celle qui, décidément, ne semblait que voir que lui. Presque attendrie, même, ce qui n’était pas faux. Plus d’une fois l’idée qu’il était adorable lui avait effleuré l’esprit. Un peu moins maintenant alors qu’il semblait avoir pris en maturité, toutefois, elle avait assez rapidement réussi à revoir le jeune homme qui avait attiré son attention lors de leur première rencontre, dont les joues se coloraient encore de rouge et dont la certaine gêne dont il pouvait faire preuve avait quelque chose d’attachant.

- Mais tu as raison, cela fait du bien de pouvoir compter ainsi sur quelqu’un… C’est aussi plus difficile à vivre, je dois admettre, compte tenu de notre mode de vie. Je ne peux m’empêcher d’être inquiète à son sujet. Toutefois, je ne pense pas que je ferais les choses différemments.

Parce qu’elle tenait à lui, tout simplement, de ce qu’elle racontait, de ce qu’elle affichait lorsqu’elle était avec lui. Ils ne se cachaient pas, n’hésitant même pas quant à sortir de chez lui main dans la main. Après tout, pourquoi le devraient-ils ? Certes cela imposait à la Tadaoki de se tenir désormais tranquille, sachant qu’elle ne pouvait plus réellement user de ses charmes pour obtenir ce qu’elle voulait, sans quoi cela pourrait mettre à mal la relation qu’elle entretenait avec le nécromancien. Or, elle possédait plus d’un tour dans son sac, elle se devait tout simplement de faire attention quant aux relations qu’elle entretenait avec les autres. Tout comme elle devait faire attention à la façon dont elle se comportait avec son coéquipier.

Elle l’écouta parler, hochant doucement de la tête, semblant rassurer que leur relation avait une certaine importance dans la vie de l’Ikeda. Autrement, les choses auraient pu être peut-être bien un peu gênantes, compte tenu tout ce qu’elles avaient déjà partagé. Elle semblait avoir réussi à s’assurer qu’elle ne se montre pas davantage méfiante envers elle, quant aux compétences qu’elle possédait. Après tout, elle disait ne les mettre qu’au service du village, ce qui n’était pas tout à fait vrai, mais bon, ça, elle n’était pas obligée de le dire à quiconque. Certains le savaient, mais mieux valait que cela ne se sache pas plus que cela. Elle avait confiance en les personnes qui connaissaient la vérité à son sujet, bien qu’elle craignait toujours que la Raikage en vienne à aborder l’hypocrisie dont elle pouvait faire preuve.

Cela pourrait mettre à mal plusieurs de ses relations. Mieux valait donc garder profil bas et s’assurer de répondre à chacune de ses demandes, tant pour bien passer auprès du village que pour s’assurer de sa propre sécurité. Les choses pouvaient rapidement devenir compliquées.

- Raizen ? Il a fait plus que t’apprendre le fuinjutsu ?

Elle eut un sourire amusé.

- Quant à Reiko… Ma foi, je dois m’avouer surprise. Non pas est-elle pas sympathique, ce n’est nullement ce que je dis, après tout, elle s’est toujours montrée assez agréable avec moi.

Bon, ce n’était pas tout à fait le cas, toutefois, concernant la réputation de la lionne de Kumo, elle pouvait assumer que ce dont elle avait eu droit était un côté plus sympathique de sa personne.

- Tu lui dois donc beaucoup ?

Sa curiosité avait été piquée, elle n’avait donc pu s’empêcher une question sur le sujet.
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Mar 15 Mai 2018 - 0:18




Froid, c’était le bon mot, mais sans doute parce que je ne m’étais pas montrée non plus très coopérative, et en fait, franchement revêche même. Mais dans le fond il ne m’était pas apparu comme quelqu’un de spécialement agressif. Il était que quelques mois plus tôt je n’avais strictement aucun intérêt pour les Kumojin en fait, si ce n’était que les maintenir en vie me rapportait quelque chose… Alors, n’étant que des parties d’un contrat… Mais aujourd’hui je devais bien admettre que ce n’était plus la question. Puis j’étais contente pour elle, si elle avait réussi à trouver quelqu’un d’assez fiable…

-Tout a une contrepartie de toute façon… Répondis-je vaguement. On peut être bien avec certaines personnes, ressentir de la joie à les voir ; mais forcément… on s’inquiète pour ces personnes, on s’interroge… Ce qui me paraissait maintenant plus que normal pour tout dire. Ces histoires n’étaient que des questions de compromis avec soi-même et plus généralement avec la vie. Des choses sur lesquelles personne ne pouvait avoir de prise sans restreindre en même temps les libertés de chacun. Il fallait composer avec, ou faire avec plutôt… Parce qu’il n’était même question de pouvoir s’en arranger, en fait. On subissait, c’était tout, rien de plus. Ce fut aussi pour cette raison que Sazuka semblait avoir changé, c’était « son » lâcher prise.

Et cela ne lui réussissait pas trop mal à priori si l’on mettait bien sûr de côté ses récents déboires sentimentaux, mais ça… des choses qui arrivaient parfois, non ?.. Pas si anodin que ça pour la jeune eisei-nin, ni même évident. Laisser le champ libre à tout ça, les émotions… les sentiments… si cela la rendait plus sympathique aux yeux des personnes, il la rendait aussi plus… sujette à m’émotivité aussi, ce qui était… normal, en théorie. Mais qui la décontenançait un peu plus à chaque fois.

-S’il m’a appris plus ? Je dirai que oui. Haussais-je les épaules. En effet, il m’avait appris que je pouvais faire confiance aux membres de la gente masculine et aussi que j’avais encore une certaine attirance pour eux pour le peu qu’ils ne correspondent aux archétypes de la société Tetsujin. Enfin, ce n’était qu’une question « d’attirance », rien d’autre ou de bien différent de ce que j’avais pu vivre avec d’autres hommes… Mais le fuinjutsu c’est déjà… vraiment bien. Souris-je.

-Haha… Je savais qu’elle n’était pas cette personne brutale que tout le monde semble vouloir absolument… prétendre… Souriais-je de nouveau. Avec moi non plus elle n’a jamais été comme ça. Continuais-je de sourire si bien que je devais vraiment suinter la joie à force… Pus il s’estompa presque totalement lorsqu’elle me posa cette question. Beaucoup ? Eh bien… oui… Comme à vous. Haussais-je les épaules. Elle m’apporte énormément, autant que ce que j’ai à lui donner… Tu sais … Enfin non, tu ne sais pas… Mais quand je l’ai rencontrée, alors que je passais du temps avec elle… Il y avait quelque chose avec elle et je n’arrivais pas à mettre le doigt dessus… Puis il y a eu Akina, et j’ai compris finalement, j’ai compris cette alchimie qu’il y avait entre nous. Terminais-je par sourire, encore. Je souriais trop… C’était pénible, un coup à chopper des crampes. Que cette époque bénie où je refusais de ressentir… me manquait. Enfin, c’est un peu étrange dit comme ça… mais bon..



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Mer 16 Mai 2018 - 4:59
L’inquiétude… Il ne s’agissait pas d’un sentiment avec lequel elle était vraiment familière. Elle faisait croire que oui, qu’elle s’inquiétait pour ces gens supposément proches d’elle, et pourtant, jamais l’avait-elle réellement ressenti. Du moins, jusqu’à tout récemment. La première concernée avait été Sayo, sa meilleure amie. Lors des événements ayant menés à l’emprisonnement de son sensei, la froide marionnettiste s’était vue s’inquiéter pour celle qui faisait partie de sa vie depuis si longtemps. C’était sans compter cette pointe de culpabilité avec laquelle elle vivait mal, ne serait-ce que parce que jamais s’était-elle sentie ainsi. Détachée de ses sentiments, elle réalisait peu à peu que les choses devenaient de plus en plus compliquées. Qu’elle commençait à retrouver son humanité qu’elle avait enterré au plus profond d’elle-même. Était venu ensuite Hisao, son sensei. Jamais aurait-elle cru s’attacher ainsi à un homme d’apparence banal et qui désormais lui apportait bien plus qu’elle l’aurait suspecter. Le dernier était sûrement celui qu’elle haïssait tout autant qu’il était important pour elle, son abruti de colocataire qu’elle avait tant envie d’étrangler que de garder près d’elle. Une situation conflictuelle digne du chaos que tous deux pouvaient représentés. Elle en était malgré elle venue à se soucier d’autrui, une situation peu facile à vivre pour elle qui se voyait désormais accablée d’une faiblesse qu’elle n’avait jamais envisagé.

Écoutant la suite de son récit, elle esquissa un sourire. Bon, peut-être n’avait-elle pas vu la facette la plus sympathique de la Metaru, ayant été menacée par cette dernière à deux reprises, toutefois, elle ne pouvait nier qu’elle avait eu droit à un côté tout de même assez appréciable de sa personne. Pas exactement comme la majorité du village la décrirait. Il y avait peut-être eu cette fois, au pays du feu, où là, elle fut carrément terrifiante.

- Akina ? Tu parles bien de celle à la bibliothèque ?

Bien qu’au final, elle n’était pas spécialement surprise d’apprendre qu’elles se connaissaient. Après tout, son interlocutrice semblait passer beaucoup de son temps à la grande bibliothèque du village, même qu’il s’agissait de l’une des principales raisons l’ayant poussé à rester ici. Sûrement qu’aujourd’hui, elle trouvait bien plus au sein du village que quelques bouquins intéressants, mais, à l’époque, c’était ce qu’elle avait compris de ce que lui avait raconté l’Ikeda.

- Quant à cette alchimie…

Elle haussa un sourcil, posant un regard curieux sur elle.

- Est-ce que Reiko serait cette personne plus… Proche ?

Elle ne faisait que reprendre ses mots, s’étant intéressée à ses paroles et sa façon de s’exprimer. Même la façon dont elle prononçait le nom de leur nouvelle raikage. Il était intéressant de la voir se développer ainsi, d’apprendre ses sentiments, de surtout apprendre à les comprendre. Elle qui, lors de leur première rencontre, semblait plus distante, ce n’était plus tout à fait le cas aujourd’hui.

Et, à quelque part, elle avait peur. Peur de ce changement qu’elle lisait en la médecin. Peur de voir un changement semblable s’opérer en elle. En viendrait-elle un jour elle-même à parler de quelqu’un avec un sourire niais sur le visage ? Est-ce que quelqu’un aurait autant d’importance dans sa vie ? S’attacherait-elle réellement ? Toutes ces questions qui lui tournaient dans la tête et qui l’effrayaient, notamment pour tout ce qu’elles impliquaient. Mieux valait ne pas trop s’y attarder, sans quoi elle sentait que les choses ne feraient qu’en devenir plus compliquées.
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Mer 16 Mai 2018 - 20:18




Y avait-il plusieurs Akina à Kumo ? Je n’en savais rien, mais si cela avait été le cas je m’en serais sans doute rendue compte avant, avec le nombre de dossiers médicaux qui me passaient entre les mains. Mais, je réalisai par cette simple question qu’en fait nous n’avions jamais tous été en présence les uns des autres en même temps. Enfin, je ne me souvenais pas qu’un jour Asami soit venue à mon appartement, ni même que nous nous soyons rencontrées tout à fait par hasard alors que j’étais au bras de la Suzuri. Ce qui était à vrai dire plutôt étonnant, mais parfois les circonstances font que… Cela-dit, ça n’avait jamais été un secret non plus. Il ne s’agissait donc là que de circonstances…

-Hum.. ; Oui Suzuri Akina. Soupirais-je instinctivement. Quelques jours avant j’aurais sans doute évité de répondre à ce genre de question encore trop affectée par ce qu’il s’était produit entre nous, mais aujourd’hui sans pour autant pouvoir dire que je n’y pensais jamais –la preuve avec cette discussion- je pouvais en parler sans trop en souffrir. Bien sûr la conversation ne devait pas tourner autour d’elle, et de moi ; puis je soupçonnais Asami d’être bien plus douée que moi pour ce qui était de lire les personnes, comme l’était d’ailleurs Akina. Elles avaient cette capacité commune à comprendre des choses sans même qu’on lui en parle. C’était un sacré talent bien qu’un peu… déroutant par moment.

Que je comprenais d’ailleurs mieux maintenant que je savais exactement dans quoi se spécialisait la Tadaoki. Il fallait être très observateur et doté d’une logique et capacité d’analyse très au-dessus de la moyenne pour travailler dans « l’espionnage ». Me rendant compte que j’avais en face de moi une experte, ou pas loin de l’être dans ce domaine si spécial ; j’eus comme l’envie de m’enfoncer au plus profond du siège que j’occupais, pour me faire plus petite et me rendre moins lisible. Car si je n’étais forcément à l’aise avec les relations sociales, j’avais compris qu’on pouvait facilement savoir ce que j’érpouvais, et en fait, ce n’était pas propre qu’à Asami… Quand je repensais à Raizen…

Et donc, que cela lui soit plus facile qu’à d’autre de pouvoir « deviner » ; tisser un lien entre tout ce que je pouvais dire avec cette honnêteté qui m’était propre voire un peu candide par moment ; ne lui posa pas davantage de problème. Quand elle évoqua donc la Metaru, reliant tout ce qu’elle avait entendu ; j’affichai un sourire figé, mêlant surprise et… gêne, oui encore celle-là, celle qui trahissait les orientations multiples de mon cœur. Puis finalement je soupirai. De toute façon, ce n’était pas plus un secret que le reste. La Raïkage n’avait visiblement aucun problème avec ce que nous partagions donc… Je pouvais en parler plutôt librement sans évidemment entrer dans les « détails ».

-Aaaah… Oui. Avais-je répondu en levant un doigt, pour une raison complètement inconnue. C’était un peu comme un demi aveu, celui dont la révélation n’avait au final que peu d’importance et qui pourtant semblait nous alléger d’un poids. Nous sommes assez semblables, et très différentes à la fois. Il y a comme une… « complémentarité ». Dis-je pensive. C’était un peu ça, le yin et yang. Si la Metaru semblait brutale et moi plutôt douce en public, en privé c’était presque l’inverse ; et évidemment la comparaison ne se limitait pas qu’à ces deux sphères de l’intime et du public. Reiko est exactement ce que j’étais il y a quelques années. Avais-je ajouté dans un haussement d’épaules. Elle est… hum… torturée et… autodestructrice. Et moi, je suis médecin. Dis-je en mimant une balance avec mes mains. Tout le monde a besoin de son… contrebalancement. Souris-je à la jeune femme avec ce regard « étincelant » que je pouvais avoir lorsque je parlais de certaines personnes.

Oui, ça puis le fait que j’avais la plus grande admiration pour cette femme, un sentiment que ne m’expliquais pas, car ses réactions au pays du feu auraient dû me faire peur. Elles auraient d’ailleurs effrayé n’importe qui d’autre.

-Enfin, assez parlé de ça. Rigolais-je nerveusement. On doit travailler davantage pour la mission ! Tu dois m’apprendre ce qui fait de toi une bonne… espionne ? En dehors de tes techniques, je veux dire. Ça ne peut pas se limiter qu’à ça quand même… Dis-je avec un peu d’étonnement.



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Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois
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Jeu 17 Mai 2018 - 2:05
Contrebalancement… Est-ce qu’elle avait une telle personne dans sa vie ? Cela méritait qu’elle se pose la question, en ce qui concernait ses relations qu’elle estimait comme plus sincères, et ce, malgré le fait qu’elle déplorait ces sentiments qu’elle ressentait.

Avec Sayo, la situation était assez particulière. De nombreuses années, elle n’avait été qu’un projet, un désir de la marionnettiste de voir l’influence qu’elle pouvait avoir sur autrui. Quant à elle, elle avait vu son aînée comme un modèle à suivre. Toutes les deux avaient donc une relation qu’elle considérait comme différente, qui avait évolué au fil des années, devenant plus sincère mais surtout plus équitable. La Nara semblant avoir atteint l’apogée de son développement personnel présentait des traits de caractère qu’elle avait retrouvé chez sa meilleure amie, bien que les ayant remanier pour qu’ils soient les siens, faisant donc d’elle une personne à part entière légèrement calquée sur le modèle plus âgé. Possédant cette même arrogance (ce qu’elle pouvait haïr par moment) elle faisait toutefois preuve d’une franchise qu’elle-même ne connaissait pas.

Hisao, c’était difficile à dire, ne serait-ce que parce que si elle estimait sincèrement l’homme, lui ayant donné une place particulière dans sa vie, ce dernier ne connaissait pas l’étendu de la personne qu’elle était. Et donc, de ce fait, il ne pourrait jamais réellement balancé ce qu’il ne connaissait pas.

Quant à Raizen… Plutôt que de venir balancer sa personne, il la débalançait complètement. Il s’agissait d’une relation destructrice dont ils étaient tous les deux victimes, prisonniers d’une attraction qu’ils ne pouvaient expliquer. L’un en revenait toujours à l’autre, toujours dans cette quête de destruction, de voir jusqu’où pouvaient-ils aller dans ce chaos qu’ils créaient tout en tentant de s’en sortir sans trop de séquelles. Et pourtant, tous les deux s’étaient déjà brûlés sur ce brasier qu’ils ne faisaient qu’alimenter, ce qui ne les empêchait toutefois pas de poursuivre sur cette route qui mènerait tôt ou tard à leur fin s’ils n’essayaient pas de ralentir cette descente aux enfers qu’ils avaient entamer.

Elle ne possédait donc pas cette personne, a priori, supposée venir lui offrir cette balance qui manquait cruellement à sa vie. Shôran ? Il était presque triste de constater qu’il n’était qu’un pion parmi tant d’autres sur l’échiquier de sa vie. Un parmi tant d’autres, qui avait un intérêt pour l’instant, mais qui se verrait jeter une fois en serait-elle lasse. Du moins, c’était ce qu’elle se disait, à l’heure actuelle, alors que c’était ce qu’elle avait toujours fait. Toutefois, de tous ces changements s’effectuant dans sa vie, elle en venait même à reconsidérer sa relation avec le nécromancien. Tout devenait beaucoup trop compliqué…

- Ah, pour ça, c’est un travail de longue haleine tu sais… Mais je peux tenter d’expliquer, bien que je doute qu’on y arrive en si peu de temps.

Non pas doutait-elle de l’Ikeda, aucunement, toutefois, cela faisait des années qu’elle perfectionnait son art, ce qui faisait d’elle une dangereuse demoiselle alors que beaucoup lui faisaient plus confiance qu’ils ne le devraient.

- C’est plus que du mensonge lorsque vient le temps de l’infiltration. Du moins, pour le coup, je te parle d’infiltration alors que l’ennemi a conscience de ta présence. C’est d’adopter un rôle que tu seras en mesure de tenir, coûte que coûte, quitte à venir à croire ce que tu dis. C’est simplement devenir ce que l’autre a besoin que tu sois.

Elle soupira. Sûrement encore une fois s’attirerait-elle un regard méfiant tandis qu’elle exposait au grand jour ce qu’elle faisait depuis toujours, et ce, à l’insu de tous.

- Chaque parole est comptée et nécessaire. Jamais un mot ne devrait être de trop ou inutile dans ce que tu dis. Il s’agit, plus que de mentir, d’en venir à amener la conversation sur un sujet qui t’intéresse, et ce, avec subtilité. Car qui dit infiltration dit recherche d’information, toutefois, ces gens ne doivent pas savoir ce que tu recherches. Il faut donc accepter de prendre nombreux détours, passant sur des sujets sans importance pour finalement venir effleurer ce qui nous intéresse.

Un sourire vint flotter sur ses lèvres.

- Il est impératif de se montrer à l’écoute de l’autre, et non pas que ses mots mais son non verbal aussi. Ses gestes, ses regards, ses expressions, son ton… Cela te permettra de mieux cerner la personne, d’avoir une meilleure idée de l’approche que tu dois avoir. Si on veut, dans de telles situations, ta personne en elle-même n’existe plus. Tu ne deviens qu’un être qui s’adapte à toutes situations, prenant de nouvelles courbes pour t’assurer de répondre à un besoin immédiat.

Jamais aurait-elle cru tenir de telles paroles qui se voulaient terriblement près de la vérité, alors qu’elle avait toujours agi ainsi. Être ce que les autres avaient besoin qu’elle soit, tout ça pour en venir à avoir leur confiance. S’adaptant aux conversations pour ne jamais perdre la face tout en amenant les sujets qu’elle souhaitait aborder avec subtilité, menant ainsi les échanges d’une main de maître.

- C’est… Compliqué. Là où toi tu as beaucoup étudié le corps humain, moi j’ai passé des années sur leurs comportements.

Et pourtant, elle n’arrivait toujours pas à identifier ni même comprendre le sien, tout comme ses réactions qu’elle préférait encore ignorer. Il était toujours plus aisé de lire autrui, ne serait-ce que parce qu’elle n’assumait pas ce qu’elle lisait en elle-même.
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Jeu 17 Mai 2018 - 15:34




Le mot était là : subtilité. Au fur et à mesure qu’elle déroulait son discours sur l’art et la manière de paraître, je comprenais un peu mieux de quoi il était question. Sans atteindre cette extrémité, vouloir manipuler quiconque et atteindre un objectif caché ; c’était à peu de chose près ce que je faisais. La confiance et l’honnêteté étaient mes deux principes phares, ceux auxquels je n’avais jamais dérogé. Tout dépendait du point de vue, bien sûr, duquel on observait cela mais dans l’ensemble ; c’était plutôt vrai. Sauf que, si je le faisais inconsciemment, je savais que je le faisais ; arranger la vérité pour éviter de divulguer certaines informations. L’omission était-elle un mensonge ? Je n’en avais jamais eu l’impression. Mentir était une tare ne servant qu’à servir un dessein particulier et souvent néfaste alors qu’omettre n’avais qu’un seul intérêt : protéger. Me protéger, et protéger de moi ceux qui m’entouraient…

De fait, je croyais bien souvent en ce que je disais, en mes arrangements ; ce qui les rendait très… naturels, et vrais aux yeux et aux oreilles de mes interlocuteurs, la plupart du temps. Il n’y avait bien qu’une personne dans ce village qui m’avait véritablement percé à jour : Takara. Elle… Elle était douée dans ce domaine-là, presqu’autant qu’Asami, mais avait à l’instar de mon hôte cette expérience de vie qui lui permettait… d’entrevoir l’invisible. Je ne l’avais néanmoins pas cité, mais elle aussi m’avait apporté beaucoup, et sans plus que je ne pouvais encore me l’imaginer. Les gens de ce pays étaient plein de surprises… Plutôt bonne dans l’ensemble même ; ce qui dénotait profondément avec mon aversion pour tout ce qui pouvait –réellement- me surprendre. Et d’ailleurs, lors de notre dernière entrevue, j’avais fait preuve avec elle du même réalisme qu’elle s’était évertuée à employer contre moi, un juste retour des choses non ?

Enfin, même si ce n’était pas mon « activité » de prédilection et que j’y préférais même amplement la médecine et ma franchise ; je ne pouvais trouver tout ceci que très intéressant. Voire, même, enrichissant. Il fallait seulement faire attention à une chose…

-Hummm… C’est une vraie science ! M’exclamais-je. Cela ne faisait que depuis très peu de temps que j’accordais de l’importance à comprendre les autres, un apprentissage qui fut déjà assez long, et finalement douloureux en y repensant, avec lequel je n’avais pas fini d’apprendre. En fait c’était plutôt compliqué de venir à bout de ce genre d’étude. Mais… C’est sans fin… Je veux dire, on peut observer, étudier les comportements… Mais, il doit y en avoir au moins autant qu’il y a d’êtres humains. Soupirais-je en me figurant la masse de travail que cela représentait. Au moins, on ne finit jamais d’apprendre. Souris-je de nouveau. Et on découvre toujours de nouvelles choses… Ajoutais-je pensive avant de continuer. Avec la médecine, je n’apprends que rarement de nouvelles choses… Il y a des milliers d’ouvrages sur le sujet, mais tous finissent par se ressembler. Haussais-je les épaules.

Et, sans parler de fuinjutsu que découvrais ; il n’y avait dans tout ceci que l’Iroujutsu qui maintenant à niveau mon degrés de curiosité pour cette science. Le chakra permettait de nombreuses choses, de nombreuses expérimentations. C’était sans doute pour cela que j’en étais arrivée à m’intéresser d’aussi près à la mort. Enfin, c’était ce-dont je voulais me convaincre.

-Du coup, je m’intéresse à de nouvelles choses… Et donc, « ça », enfin, les comportements, les relations… C’est assez récent. Soupirais-je. J’ai aussi quelques notions en économie. Haussais-je les épaules. Cela pourra toujours nous servir. Lui souris-je.

Aaaah l'économie... Une grande histoire d'amour. Hum, non pas vraiment. Mais j'avais dû m'intéresser à deux ou trois choses dans ce domaine lors de pérégrinations au pays du fer. Commercer n'était pas une chose innée pour tout le monde, encore moins pour moi. J'avais dû redoubler de patience et d'effort pour intégrer certains concepts assez basiques. L'offre et la demande, détecter et analyser le besoin, fixer une valeur aux "choses" et enfin négocier... J'avais donc appris beaucoup en fait sur ce sujet, je savais même comment fonctionnait Tetsu, d'un point de vue purement économique, et autant dire que ce n'était pas le modèle le plus vertueux que puisse l'homme...


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Sazuka [Sazuka] n.p - n-f : Nom propre désignant l'histoire des premières fois
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Ven 18 Mai 2018 - 17:08
Une véritable science ? Oui, peut-être. Elle n’avait pas tort. Esquissant un sourire, elle hocha doucement de la tête. Elle avait passé des années à observer les autres, comprendre leur comportement et réaction et s’il y en avait autant de différentes qu’il y avait de personne, au final, il y avait des choses qui se répétaient, des situations qui faisaient réagir les autres de la même façon. Et puis, ce n’était pas nécessaire tous les comprendre que de simplement assimiler l’idée que tous étaient différents et que tous avaient des réactions pouvant parfois être assez surprenantes. Il fallait garder une ouverture d’esprit, tout comme une capacité d’adaptation hors du commun. Quelque chose qu’elle possédait, bien heureusement, lui permettant ainsi de jouer sur les mots et de mener une discussion comme bon lui semblait. Elle amenait les autres là où elle souhaitait aller, tout simplement.

- Le seul soucis, je t’avouerais, avec tout cela, c’est que cela vient nécessairement impacter mes relations avec autrui. Et je ne te parle pas de manipulation ni rien… Disons simplement que lire les autres, si je peux m’exprimer ainsi, est plus facile. Et parfois assez déroutant.

Son rire était léger, bien que ses paroles sincères. Elle avait une facilité déconcertante à comprendre les autres, dans leur comportement, leurs paroles et leur attitude. Il lui était aisé de prévoir comment les autres allaient réagir, tout comme elle arrivait bien souvent à trouver les bons mots. De ce qu’elle disait, ce n’était pa dans l’optique de manipuler ceux lui étant proches, mais seulement des connaissances acquises qu’elle se retrouvait plus ou moins volontairement à appliquer.

Bon, ce n’était pas tout à fait le cas, ne serait-ce que parce que lorsqu’elle se montrait plus honnête, abaissant ainsi barrières et masques, elle perdait rapidement le fil, n’arrivant plus à revenir à ses bonnes vieilles habitudes, se retrouvant confrontées à des situations dont elle perdait le contrôle. Mais ça, Sazuka n’avait pas besoin de le savoir, ne serait-ce que parce que, de ce qu’elle disait, à l’heure actuelle elle se montrait honnête et sincère vis-à-vis d’elle.

- Pour les notions en économie, certainement. Pour ma part, c’est vraiment le relationnel où je me sens le plus à l’aise. Discuter, négocier, m’assurer d’amener les gens à penser exactement ce que je veux qu’ils pensent… On devrait s’en sortir, tous les trois.

Son sourire était confiant. Elle se retrouvait, dans la même équipe, avec Sazuka, une irou aux nombreuses connaissances en ce qui concernaient les pays un peu plus en difficulté, du peu qu’elle savait d’elle. Quant à l’autre membre, Shôran, un jônin respecté du village qui se trouvait désormais à être son petit-ami, une personne donc, a priori, importante à sa vie.

- Mais je pense que tu as maintenant toutes les cartes en main pour qu’on mène à bien cette mission. L’important c’est de comprendre que le mensonge, bien utilisé, peut grandement aider le village. Ou, tout du moins, ne pas le mettre à risque.

Elle soupira, alors qu’elle savait qu’il s’agissait d’une voie parfois difficile, mais surtout peu recommandable, tandis que le mensonge avait aussi cette aspect de pouvoir venir briser la confiance que d’autres pouvaient avoir. Comment réagirait Sazuka si elle apprenait qu’elle n’était pas tout à fait honnête. Que ferait Shôran s’il réalisait qu’elle n’était pas aussi sincère qu’elle disait l’être ? Même Hisao… Que dirait-il s’il voyait que son élève se jouait des autres, et ce, sans aucune considération pour ces derniers ?
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Leçon I : Hypocrisie et mensonges [Ft. Ikeda Sazuka]

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