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Les mélodies du coeur [Ft. Sendai Ryo]


Mar 1 Mai 2018 - 1:04
Il y a des choses plus difficiles à vivre. D'autres plus difficiles à assumer. Sortant de la prison suite à une conversation difficile avec sa meilleure amie, la seule réellement sincère et ce, au cours des quinze dernières années, la jeune Zetsu avait besoin de se changer les idées et de s'occuper l'esprit. Portant sur ses épaules le poids qui pesait déjà sur celles de la Hyûga depuis des années, elle était partagée entre l'idée de partager son trouble ou préserver ceux que la principale concernée lui avait demandé de protéger. Elle avait ce qu'il lui fallait pour la faire sortir de cette prison, de sa foutue cellule, voir même l'amener hors d'Iwa dans l'espoir qu'elle vive une vie différente, peut-être même plus heureuse. Mais elle se connaissait, tout comme elle connaissait la fidélité sans faille qu'elle avait pour l'idiote. Elle ne la trahirait pas, peu importe ce qui lui en coûtait.

Depuis son retour d'Hi, cette mission étant devenue massacre, elle passait très peu de temps au domaine de son clan. À quoi bon ? Ce n'était pas comme si quiconque lui portait une réelle attention. Depuis cette époque où elle avait été torturée par son père, souffrant de ses ambitions à lui, elle rasait les murs, silencieuse, passant presque inaperçu. Et alors qu'elle avait été motivée d'un jour changer son clan, pour que nul n'ait à souffrir comme elle l'avait fait à un temps pas si éloigné que celui-ci, l'amertume commençait à la gagner alors qu'elle réalisait qu'il n'y avait pas que son clan de pourri jusqu'à la moelle. Le monde tout entier l'était.

Et donc, elle avait quitté son bureau adjacent à celui du Borukan, celui qu'elle occupait en tant qu'assistante de l'ombre, pour faire un passage rapide chez elle. Très rapide. Déposant ses armes, elle attrapa sa guitare et repartit presque aussitôt. Cette guitare possédait une place particulière dans son coeur. Aussi banale était-elle, il s'agissait d'une attention qu'elle n'était pas prête d'oublier, marquant une rencontre qui avait plus changé sa vie qu'elle l'aurait cru au tout début, lorsqu'il l'avait arrêté au détour d'une rue, croyant avoir à faire à Sanadare. Elle s'était rapidement déplacée jusqu'à un lieu plus reculé du village, loin de toute habitation, situé au-delà un chemin entre deux hautes parois rocheuses.

Besoin d'un peu de solitude, cet endroit lui semblait tout désigné. S'asseyant à même le sol, elle vint passer un bandeau dans ses cheveux courts pour les dégager de devant ses yeux, son bandeau orné de l'emblème Iwajin. Calant sa guitare contre elle, ses doigts vinrent lentement effleurer les cordes de l'instrument, faisant ainsi chanter ce dernier de quelques notes ne racontant aucune histoire. Elle connaissait quelques airs que lui avait appris l'Hayai alors qu'ils étaient tous deux passablement éméchés.
Se laissant alors tenter par un air plus mélancolique, elle exprimait au travers son instrument les sentiments que son coeur éprouvait, ce mauvais pressentiment qu'elle ne saurait expliquer. Elle avait quitté sa meilleure amie sur de biens étranges paroles et... Elle en vint à se demander, bercée par le son de sa guitare, s'il s'agissait des derniers mots qu'elle lui adresserait.
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Mar 1 Mai 2018 - 1:52
La vie n'a pas toujours était souriante au jeune Sendai, l'obligeant à mûrir plus vite que ce qui était sensé se passer. Seulement, il n'avait pas encore totalement mûri, n'étant pas encore à son "sommet", et son surmenage a était remarqué par certains. Missions après missions, son corps ainsi que son esprit allaient lâcher s'il continuait comme ça. Mais ce n'est pas comme si la vie lui avait laissé le choix. Il devait devenir plus fort pour contrôler son destin et ne plus avoir à vivre de déception. Pour quelqu'un d'aussi jeune que lui, pourchasser le pouvoir à ce point et négliger la vie qu'une personne de son âge devait avoir pouvait être en soit une tragédie. Mais il ne s'en plaignait pas, et si ce n'était pas pour certaines personnes qui lui interdisaient de prendre des missions pendant un certain temps pour se reposer, il serait sûrement déjà reparti d'Iwa pour continuer d'autres missions.

Il errait dans la ville, du moins dans les coins les moins peuplés d'Iwa. Il n'aimait pas la population trop abondante. Ou plutôt, il n'était pas adapté à autant de population, c'était comme si quelque chose le gênait dans autant de gens. Il préférait rester un peu isolé et au calme, c'était son truc à lui. De toute façon, n'était-il pas sensé se reposer ? Comment se reposer face à autant de bruits ? Mission impossible. C'était bien plus tranquille dans les forêts auxquelles il avait tant l'habitude. Donc il marchait dans des allées, encore et encore, jusqu'à se perdre, se perdre aussi bien dans ce dédale que dans ses pensées.

C'était une mélodie qui le fit sortir de ses pensées. Il marchait silencieusement vers l'endroit d'où venait cette musique, marchant d'une façon étrange mais non gênante, cette marche rendant même le son de ses pas devenir inaudible, comme s'il était un fantôme. Il n'arrivait pas loin de cette personne, se positionnant sur un petit rocher au sommet arrondi afin de s'asseoir dessus en écoutant la mélodie de la jeune femme. C'était sobre, trop sobre, ce n'était pas comme ça qu'on jouait d'un instrument, c'était ce qu'il avait l'habitude d'entendre de par sa mère adoptive. Et la différence entre quelqu'un qui joue vraiment, et quelqu'un qui ne fait que gratter les cordes.

Le jeune homme adorné d'un masque noir ne laissant voir que ses yeux gris, vitreux et limpide, regardait attentivement la jeune femme qui ne semblait pas l'avoir remarqué. De ses habits noirs, il n'y a que deux contrastes: ses yeux gris, et sa longue chevelure grise plus longue que celle d'une majorité de femmes. Même sa carrure avait une légère touche féminine, difficile de dire si l'androgyne était homme ou femme. Mais qu'importe, il se concentrait plus quand la femme changeait de mélodie, utilisant un ton plus mélancolique. Une vraie mélodie, utilisant les sentiments. Ryo avait du mal à comprendre de "jouer avec les sentiments" pour un instrument, mais il trouvait cependant ça beau.

Il ne voulait pas l'interrompre, du moins pas pour l'instant, il attendait patiemment jusqu'à être prit dans le rythme, sortant doucement une flûte de l'intérieur de sa manche gauche, flûte tout à faite normale. Il décalait légèrement son masque sur le côté, laissant le détour d'un visage masculin mais enfantin visible légèrement. Il posait ses deux lèvres sur la flûte, laissant une mélodie s'en échapper pour accompagner la guitare. C'était une mélodie qui portait la mélancolie avec une légère trace de ténacité. C'était une histoire à elle seule, l'histoire tragique d'un jeune homme qui ne se laissait pas chavirer par les vagues que le destin lui réservait. Ses yeux fermés, il restait concentrer pour finir cette musique. Une fois finit, il posait sa flûte sur ses genoux, rouvrant ses yeux pour regarder la jeune femme.

"-J'espère que je ne dérange pas. Je m'appelle Ryo. Enchanté."

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Mar 1 Mai 2018 - 12:46
Assise contre le sol, tenant presque avec tendresse son instrument, elle effleura les cordes de ce dernier dans un air qui n’avait rien de joyeux. Un mal-être qu’elle peinait à exprimer, ce sentiment qui l’envahissait sans qu’elle ne le comprenne nécessairement. Sa meilleure amie… Quelque chose allait lui arriver, c’était l’idée qu’elle avait et qui ne la quittait pas, venant ainsi perturber son esprit déjà en pagaille. Les jours s’enchaînaient sans qu’elle ne les voit réellement, sa dernière rencontre avec la Hyûga ayant été la goutte qui avait fait déborder le vas, venant fracturer cette innocence qu’elle avait réussi à garder jusqu’à maintenant, peu importe ce qu’elle avait vécu jusqu’ici. Sanadare, de ses mots, de son histoire, était venue affaiblir tout ce qu’elle avait tenté de reconstruire toute ces années, avant d’infliger un dernier coup qui avait brisé quelque chose en elle. Quelque chose qu’elle ne parviendrait jamais à réparer. Son coeur saignait de traumas qu’elle ne pouvait guérir, son esprit s’emportant dans des sujets qu’elle ne voulait même plus suivre. Elle tentait de se faire taire elle-même de cette mélodie qu’elle s’imposait, comme si la musique parviendrait à enterrer les cris de son coeur.

Quelque chose attira son attention, un son différent qui pourtant accompagnait à merveille le son de sa propre guitare. Plutôt que de s’y attarder pour l’instant, elle se laissa bercer par cette douce musique composée à deux, cette mélodie qui venait de prendre une teinte différente. Le désespoir d’un accompagné de la détermination de l’autre. Ces promesses qu’elle avait fait à sa meilleure amie, saurait-elle les tenir ? Malgré tout ce que cela lui en coûtait, le mal qu’elle ressentait jusqu’au plus profond de son être, elle le savait que sa fidélité était telle que jamais elle n’irait contre elle. Voilà ce qui allait mener à leur perte, qu’elle le veuille ou non.

Sa main quitta finalement les cordes de son instrument, ses prunelles azurées se levant pour chercher le nouvel arrivant. Celui-ci se présenta de lui-même, l’amenant ainsi à rapidement identifier sa position pour poser son regard sur lui. Elle n’était pas quelqu’un de particulièrement sociable, ni même très à l’aise auprès d’autrui. Si elle avait fait des efforts, depuis sa sortie de l’académie, ne serait-ce que pour atteindre cet idéal kunoichi qu’elle s’était créée dans sa tête… Souhaitait-elle seulement continuer d’avancer dans cette direction ? Être kunoichi, était-ce accepter sans rien dire le massacre d’innocents ? Mener des guerres futiles qui ne feraient qu’amener toujours plus de sang ? Toutefois, elle ne pouvait tout de même pas le chasser. Elle lui adressa donc l’esquisse d’un sourire, tentant de venir camoufler cette ombre dans son regard.

- Zetsu Eiko, enchantée.

Si son nom avait longtemps ignoré de tous, héritière d’un clan qui n’avait pourtant jamais sorti des remparts de son domaine, désormais, elle l’était un peu plus auprès des autres shinobis, voir même au sein du village. Désormais chûnin, elle avait sauvé l’ombre du village à Hi, lorsque la situation avait dérapé, ayant menacé la vie de tous ceux présents pour soutenir Araho Daiki, elle était aussi son assistante. La seule, maintenant que Sanadare était derrière les barreaux.

- Non, tu ne me déranges pas. J’essaie seulement de me tenir loin de là où il y a foule.

Pouvait-on lui en vouloir pour ce désir de tranquillité ? Elle passait ses journées dans son bureau, qu’elle en soit à mettre des dossiers à jour ou encore en entretien avec ceux qui auraient préféré s’entretenir avec le Borukan. Dommage que le temps soit souvent à manquer et donc, de ce fait, ce dernier ne pouvait accorder son attention à tous ceux la réclamant. Elle s’occupait parfois de tâches bien ingrates de ceux la regardant de haut, mécontents que d’avoir affaire à elle plutôt qu’au Kage. Et pourtant, savaient-ils seulement qu’elle était celle s’occupant de leur dossier ?

- Et toi ? On est quand même assez loin du centre du village…

Dans un lieu un peu isolé, même. Assez pour qu’elle puisse espérer souffler un peu, tout comme jouer de son instrument sans être embêter par quiconque. Du moins, en règle générale. Quoique, peut-être cherchait-il la même chose qu’elle, seulement un peu de silence loin de la cacophonie présente au sein du village ?

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Mar 1 Mai 2018 - 17:28
Face à cette personne dont il ne connaissait rien, il restait calme, remettant correctement son masque comme pour se "cacher" derrière. Cependant, ses yeux la scrutait, et difficile d'échapper à son regard. C'était comme si elle se forçait à sourire, du moins pas un sourire sincère. Et quelque chose le dérangeait en la regardant, c'était comme regarder une personne tomber dans le désespoir petit à petit, qui s'accrochait encore faiblement. C'était comme ça qu'il interprétait l'ombre dans le regard de la femme, et ça l'intriguait de plus en plus. Qu'elle était son histoire pour en arriver là ? Qu'est-ce qu'elle a du affronter ? Le jeune Sendai ne savait rien de tout ça, et sa curiosité le piquait de plus en plus, bien qu'il s'empêchait de demander car ils ne se connaissaient de nul part, et demander ce genre de choses directement pouvait être perçu comme malpoli par certaines personnes. Il se retenait donc pour l'instant.

Seulement, "Zetsu Eiko", un nom qui ne lui disait absolument rien. Car pour Ryo, même s'il gardait une vision grande du monde, il ne s'intéressait absolument pas aux dirigeants des villages cachés ou des pays, ne connaissant que brièvement leur noms. Après tout, dans sa vision, il y aurait un jour où il se tiendrait au dessus du monde entier, donc pourquoi devrait-il connaître leur noms ? C'était comme une perte de temps pour la personne ambitieuse qu'il était. Mais ce qui l'amusait presque et aurait pu lui faire esquisser le semblant d'un sourire fut le fait qu'elle aussi cherchait à échapper à la foule du village. C'était une coïncidence assez amusante pour lui, après tout, la plupart des personnes préféraient rester dans la lumière plutôt que caché dans l'ombre.

"-Je préfère le calme qu'aux foules. Je ne suis pas habitué à tout ça."

La voix étouffée par son masque donnait cette fois une sensation étrange à ses premières paroles qui étaient clairement masculines. Il posait son regard sur le ciel en relevant son visage, réfléchissant à certaines choses rapidement. Lui qui ne parlait que si c'était totalement nécessaire avait reçu quelques changements depuis son arrivée au village, il parlait de plus en plus. Il en venait même à se demander si c'était un changement négatif ou positif pour la personne qu'il était, toujours discret. Il reposait son regard limpide sur Eiko, ses yeux limpides regardant fixement les siens comme s'il cherchait des réponses à sa curiosité à travers son regard, comme s'il essayait de déchiffrer quelle personne elle était réellement. Mais c'était plus dur à faire qu'à dire, il ne remarquait que cette ombre qu'une personne ayant déjà vécu ça pouvait remarquer, qui, couplait à l'air mélancolique ne pointait qu'à une chose certaine.

"-Tu n'as pas l'air d'aller bien. Si je peux me permettre, c'est comme un désespoir, peut-être moins fort pour l'instant cependant. Je me demande quelle est la cause ?"

Sa curiosité avait eu le dessus. Il avait vu des personnes de plus en plus différentes depuis être venu dans ce village. Des personnes joyeuses, fières, arrogantes, mais tout pointait vers une seule chose: le village était lumineux, et la très grande majorité était heureuse malgré quelques petites tristesses par-ci par-là. Mais cette femme était assez différente d'après le Sendai, c'était pour ça qu'il restait assis là, légèrement en hauteur par rapport à elle qui était sur le sol, la scrutant comme pour l'étudier. Le fait qu'ils n'étaient que deux était un paradis pour lui, il n'y avait pas de bruits parasites. Uniquement le son de leur voix et leur présences. Tout ce qui était parfait pour le jeune homme qui préférait l'ombre à la lumière. Cependant, il ne laissait même pas le temps de répondre à la jeune femme, essayant de directement tenter quelque chose en devinant.

"-Si je peux me permettre, je dirais que le résultat de ce qui s'est passé t'as fait chavirer sur tes convictions. Et que la décision que tu atteindras aujourd'hui te fera sûrement prendre un autre chemin ?"

Sa voix n'était pas convaincue, car malgré le fait qu'il soit très ingénieux, il n'était pas omniscient. Il ne faisait que mettre les pièces du puzzle ensemble, utilisant son expérience passée pour tenter de la comprendre de plus en plus. Après tout, malgré que ce ne soit que la première fois qu'ils se soient rencontrés, c'était bien l'ombre dans son regard qui avait attirer le jeune homme.

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Sam 5 Mai 2018 - 7:50
Est-ce que son mal-être était si évident ? Oui, sûrement. Elle ne faisait même pas l’effort de la cacher. À quoi cela servirait ? Elle avait toujours été sage. Discrète. Silencieuse. Personne ne portait attention à elle. Ou alors peut-être était-ce elle qui était beaucoup trop détachée pour réaliser les regards que l’on portait sur elle ? Ce n’était pas impossible. Elle avait passé son adolescence enfermée dans sa propre tête, se refusant de parler, coupée du monde extérieur, n’en pouvant plus d’endurer ce qu’on lui faisait subir. Et alors que la réalité du monde la rattrapait, ce sentiment de dégoût qui montait en elle, lui donnant la nausée, elle n’avait qu’une envie, retourner à cette façon qu’elle avait eu de vivre sans réellement vivre. Cependant, les choses n’étaient pas aussi faciles. Elle avait des obligations maintenant. Il y avait des gens qui comptaient sur elle. L’ombre du village. Les shinobis. Le village.

Elle avait envie de vomir, frappée de sa propre détresse qu’elle peinait à accepter. Ses mains tremblaient légèrement, se reportant sur sa guitare pour tenter de les calmer. Son regard était fuyant, comme si les paroles de l’inconnu l’incommodaient. Ce qui n’était pas faux. Pourquoi lui portait-il une attention quelconque ? Assez, du moins, pour remarquer l’absence d’éclat de son regard, cet ombre qui l’envahissait. Elle n’aimait pas l’attention. Une raison supplémentaire du pourquoi elle fuyait les foules. On la réclamait tellement souvent dans une journée, des rapports, des documents, des rencontres… Et si elle avait longtemps été tranquille, entre les murs de son domaine, c’était de moins en moins le cas. Il n’y avait nul part où elle était tranquille. Nul part autre ici. Et non pas qu’elle se sentait dérangée, après tout, le jeune garçon n’avait rien fait de mal… Elle n’était tout simplement pas à l’aise avec autrui, hors du cadre professionnel. Encore moins lorsque cette personne relevait avec une facilité déconcertante l’abysse dans lequel elle se sentait s’enfoncer.

- Mes convictions… En ais-je seulement déjà eu ?

Sa voix était faible, comme si elle avait peiné à articuler ces quelques mots. Ses bonnes vieilles habitudes. Ne plus parler. Se taire pour fuir la réalité. Elle l’avait fait tellement longtemps… Et elle ne pouvait plus se le permettre. Elle s’efforçait de parler, quand bien même était-ce difficile.

Quant à ses convictions… Il y avait des rêves d’enfants, naïfs, digne d’une innocence qu’elle avait vu se briser. Un désir de paix, loin de toute cette violence et ces horreurs qu’elle avait pu voir. Pire, vivre aussi. Cette torture dont elle avait été victime. Son père qui avait même tenté de la tuer. Un soupire s’échappa de ses lèvres. Des rêves faciles, qui ne voulaient pourtant rien dire. Avait-elle seulement fait quelque chose dans cette direction ? Non. Jamais. Beaucoup trop faible pour ça. S’opposer aux autres, jamais avait-elle réussi à le faire. Sa vie avait toujours été guidée par le désir d’autrui, des décisions qui n’étaient pas les siennes. Et elle n’avait toujours qu’accepter sans rien dire.

- Je pense seulement que… Des choses se sont produites, des choses que j’ai vu, des choses que j’ai fait et qui sont difficiles à accepter.

Elle inspira profondément. Puis soupira. Un profond soupire.

- J’ai mis ma meilleure amie en prison. Je suis celle qui avait toutes les preuves pour l’inculper. La seule qui a eu une importance dans ma vie. Mais le pire dans cette histoire… Elle n’a pas sa place, là-bas. Un sacrifice pour le bien d’autrui. Elle pour la vie de plusieurs autres.

Elle avait conscience que ce n’était pas clair, ce qu’elle disait. Un discours abstrait, ne faisant presque aucun sens. Toujours de cette même voix faible.

- Je suis désolée.

Elle esquissa un sourire.

- Tu n’as pas à écouter tout ça.

Distraitement, elle vint gratter sa guitare, une mélodie presque silencieuse qui hurlait le mal que son coeur vivait. Une mélodie triste. Terrible même. Une descente dans un abysse qu’elle n’était plus en mesure de contrôler.

Ce n’était plus une option, mais bel et bien une fatalité.

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Sam 5 Mai 2018 - 17:02
Son regard, ses actions, son expression .. Tout faisait croire à Ryo qu'elle allait de moins en moins bien. Après tout, comment pourrait-elle aller bien ? Sa petite histoire avec sa meilleure amie, des choses qu'elle a pu voir, faire ou entendue. Mais Ryo ne pouvait pas sentir de tristesse face à cette personne, il ne ressentait que de la pitié en la voyant comme ça. Il revoyait celui qu'il était avant cet accident fatidique qui l'a changé, un regard rempli d'un désespoir rarement vu. Il secouait calmement sa tête, l'écoutant jusqu'au bout sans en rajouter. Elle finissait même par s'excuser, chose qui était étrange voir inacceptable pour Ryo, après tout il était celui qui a lancé ce sujet, s'il ne voulait pas écouter cette histoire, il n'aurait rien demandé au départ. S'il ne voulait pas avoir quelque chose à faire avec cette personne, il ne l'aurait pas interrompue au début. Pourquoi faire après tout ? Mais il s'était installé ici, donc il irait jusqu'au bout dans cette histoire, c'était le devoir qu'il s'était donné. C'était donc sur la mélodie presque silencieuse qu'il parlait d'une voix calme.

"-La vie n'offre de cadeaux à personne, même aux plus grands génies. Ce n'est que des défis qu'elle nous envoie, un après l'autre, et nos choix influeront sur le résultat de ceux-ci. Seulement, tu as deux choix la plupart du temps, continuer à suivre le courant que le destin t'oblige à suivre. Ou alors devenir assez fort pour créer ta propre destinée. Personnellement, j'ai choisi la deuxième."

C'était des mots qu'il ne connaissait que trop bien, quand il allait mal, entre les insultes sur son statut c'était des mots qu'on lui racontait, des mots que des personnes ne comprenant pas sa souffrance lui avaient dit. Des mots qu'il détestait entendre encore plus que de recevoir des coups. Qui aimerait être jugé après tout ? Personne. C'était pour ça qu'il enlevait calmement son masque, le posant sur ses côtés, sur le caillou. C'était la première personne qui a vu son vrai visage, depuis cet incident il y a quelques années. Même lui ne sait pas pourquoi il a fait ça, sûrement à cause de l'atmosphère et du lien qu'il ressentait en voyant ce désespoir qu'il ne connaissait que trop bien. Un visage enfant mais portant des traces de maturité et de masculinité, une expression de fierté sur son visage calme.

"-Je n'ai jamais connu mes parents, et je n'ai jamais pu aller dans un orphelinat. Je devais dormir dans les rues la nuit, manger des restes ou même du pain moisi. Jamais une trace de douceur ou de chaleur ne m'a était montré. Et même une fois que j'ai étais adopté, en moins d'un an le village où j'étais s'est fait rasé par des bandits. Pas la grande joie, hein ? Mais si c'était arrivé, c'était ma faute. Pour une seule raison: je suis faible. Dis-moi, si j'étais la personne la plus forte dans ce monde, qui aurait osé attaquer ce village ? Qui aurait osait m'insulter ou me cracher dessus quand j'étais jeune ? C'est pour ça que j'ai décidé de changer. Mais j'ai du faire ça seul, toi cependant, j'imagine que tu as d'autres personnes qui tiennent à toi et à qui tu tiens. Tu n'es pas seule comparé à certains."

Son expression ne trahissait pas ce qu'il ressentait dans son cœur, après tout cet évènement était le pire pour une personne aussi jeune que lui. Les flammes qui brûlaient encore vivement à ce moment étaient encore vives dans sa mémoire, une des pires mémoires que de voir un village dans lequel il a vécu brûler entièrement. C'était la première fois, et sûrement la dernière, qu'il raconterait cette histoire. Il ne l'avait raconté seulement parce qu'il était attiré par ces yeux remplis de désespoir. Quand lui les avait, il n'avait personne pour le sauver de cette fausse, il devait en sortir lui-même, il devait se battre seul et devait survivre. Sa voix devenait faible en baissant ses yeux sur sa flûte qu'il agrippait avec soin.

"-Depuis ce temps il n'y a que deux choses qui continuent à me faire avancer. La haine que je ressens pour ces bandits et tous les grands pouvoir de Tsuchi qui n'ont pas pu les arrêter. Et une musique dont je me souviens."


Ses yeux, avec sa tête légèrement blessée, montraient pour la première fois une autre émotion que le calme qui lui était si caractéristique. C'était comme si un brasier éternel brûlait dans ses yeux, qui ne s'éteindrait jamais. Son esprit combattif, il voulait les tuer jusqu'au dernier, les obliger à prendre conscience de qui il était. Il calmait ses émotions, posant ses lèvres contre sa flûte doucement, soufflant dedans en jouant avec ses doigts sur les trous, pour en laisser une mélodie s'en échapper. On aurait pu penser à une mélodie joyeuse, pleine de vie, car après tout il avait dit que c'était une qui le fait avancer.

Mais c'était tout le contraire. Une mélodie triste, mélancolique, qui manque la chaleur qu'il a ressenti pour la première fois de par ses parents adoptifs. Une mélodie contenant toutes les émotions négatives qu'il ressentait, une musique qui lui faisait rappeler ce moment de pur douleur qui lui a brisé le cœur et a détruit le peu d'innocence qu'il avait encore. Cette mélodie pouvait facilement refaire penser à un moment de tristesse qu'une personne pouvait ressentir, mais c'était en se rappelant et en surmontant tout ça que Ryo a pu avancer à chaque moment difficile de sa vie. C'était seulement une fois qu'il avait fini cette mélodie qu'il reparlait.

"-Si tu la veux, je t'offre ce son. Sinon, ce n'est pas grave."


Il finissait par montrer un très léger sourire en relevant son visage vers le ciel. Soupirant calmement le souffle qu'il retenait dans ses poumons, son calme revenant en même temps que son visage inexpressif.

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Jeu 10 Mai 2018 - 0:03
Prendre en main sa propre destinée… Un autre homme lui avait tenu propos similaire, son sensei en réalité, une fois, elle en était convaincue. Apprendre à connaître qui était-elle, non pas en tant que kunoichi d’Iwa ni même en tant que Zetsu. Seulement Eiko. Qui était Eiko ? Une réponse qu’elle ne pouvait parvenir à obtenir pour l’instant. Sa vie n’était qu’une suite de choix n’étant pas les siens, qu’elle avait accepté sans jamais dire quoique ce soit. On lui avait imposé une vision, un mode de vie, des idées de grands qu’elle ne comprenait pas. Devenir shinobi n’avait même pas été son idée. Ni son envie. Elle était l’héritière du clan, elle se devait donc de le représenter dans ce monde qu’elle peinait à comprendre, à saisir.

Elle se devait d’être forte.

Ce mot lui donnait la nausée. Il ne s’agissait pas d’une option. Cela ne l’avait jamais été. C’était ce que son père lui répétait, jour après jour, alors qu’il glissait sa main contre sa joue. Il faisait cela pour elle. Pour qu’elle soit forte. Une fière représentante du clan. L’une des plus jeunes à connaître l’éveil du Kekkei Genkai. Il lui disait aussi qu’il l’aimait, qu’il faisait cela pour elle. Qu’il était triste, que cela lui faisait mal, d’avoir à agir de la sorte. Que s’il y avait une façon différente de faire les choses, il le ferait. Toutefois, il y était contraint. Pouvait-elle seulement comprendre la douleur que lui ressentait, d’agir ainsi vis-à-vis de son propre enfant ? C’était les mots qu’elle entendait, encore et encore, tandis qu’il posait son regard acier sur elle, son visage encadré de mèches rousses. De belles paroles s’insinuant sournoisement dans sa tête, dans son esprit. Et elle, elle l’écoutait, silencieusement, tremblant sous ce délicat contact contre sa joue. D’un instant à l’autre, l’histoire se répéterait, elle le savait, le sentait. Il l’aimait qu’il disait. Au début, elle avait cru que cela marquerait la fin. Qu’il l’aimait assez pour cesser de lui imposer cela. Puis elle avait compris.

Ce n’était pas elle qu’il aimait. C’était tout ce qu’elle aurait pu représenter. Sa fille. L’héritière de son sang, celle qui mènerait loin le clan. Ce qu’il la voyait devenir, dans quelques années. Et pour ce faire, il se devait de la former comme il l’entendait. Alors il fermait les yeux, semblant vouloir se soustraire du regard de celle qui levait vers lui un regard suppliant, sa voix depuis longtemps enterrée. Puis la douleur. Une douleur lancinante qui lui traversait le corps, l’amenant presque immédiatement au sol. Une douleur qui ne laissait aucune marque sur son corps alors qu’il ne faisait que convaincre son cerveau d’influx nerveux bien manipulé. Encore et encore. Jour après jour.

- Je suis désolée d’apprendre tout cela. J’imagine que ce n’a pas dû être évident… Toutefois, je te trouve bien arrogant, dans ce que tu dis.

Ses prunelles tirant vers le gris semblaient tempêtes à l’heure actuelle, tant d’émotions qu’elle étouffait depuis tellement longtemps. Son histoire était triste, ponctuée de morts injustes et de sorts terribles. Sûrement n’avait-elle rien connu de similaire, cependant… Elle était en mesure de comprendre sa solitude. Plus qu’en mesure, même, de savoir ce que c’était que de vivre seule.

La grande différence entre eux deux était qu’il avait été fort. Il avait décidé d’avancer, animé par la haine, sûrement une envie de vengeance. Quant à elle… Elle n’était pas forte. Elle n’avait rien de quelqu’un de fort. Elle s’isolait dans son esprit, se coupait du monde dès que les choses devenaient trop… Trop. Et puis, si elle était elle aussi animée de sentiments négatifs, de haine et de rage, comment pouvait-elle les exprimer ? Lui pouvait diriger toute sa rage envers ces bandits ayant marqué la fin d’une vie qu’il aurait pu apprécier. Elle… Le principal coupable de son état se trouvait six pieds sous terre, exécuté le jour suivant celui où elle avait cru y laisser la peau, son épée lui traversant l’abdomen. Pouvait-elle réellement haïr un mort ? Et, si tel était le cas, qu’est-ce que cela pourrait bien changer ?

Encore une fois, sans lui avoir demander son avis, on lui avait retiré le droit de se venger. Un choix à nouveau imposé.

- La solitude… C’est tout ce que j’ai jamais connu.

Pourquoi parlait-elle ? Elle se sentait craquer. Elle avait l’impression de se briser. Un besoin de se confier…? Depuis quand ? Nul n’avait jamais su cette histoire, si ce n’était que son ancien sensei et sa meilleure amie. Mais lui… À quelque part, elle lui en voulait peut-être, pour ces propos qu’il avait tenu.

- Je te laisse imaginer combien seul tu pourrais te sentir si ton propre père en venait à enfoncer une épée dans ton abdomen, le tout en te susurrant à l’oreille combien il t’aimait, qu’il ne faisait ça que pour ton bien…

Elle inspira profondément.

- Combien seul tu pourrais te sentir alors que tout ton clan, ou presque, assiste à cette scène sans que personne n’ose rien dire. Que, comme toutes les années précédentes, ils assistent à ta douleur, insensible à ces regards désespérés que tu leur lances.

Les Zetsu. Eux, elle pouvait les haïr. Et elle le faisait avec une passion féroce. À la différence de sa meilleure amie qu’elle n’avait jamais été assez forte pour s’opposer à sa propre famille.

- Ma meilleure amie a disparu pendant six ans. Six longues années. Elle est revenue avec une histoire tout aussi injuste, aveugle qui plus est, victime d’une injustice qu’elle n’aurait jamais dû connaître. Et aujourd’hui, alors qu’elle n’a toujours été que mon seul pilier, malgré son absence s’étant fait ressentir… J’ai dû l’enfermer. Plus qu’enfermer ma meilleure amie, j’ai moi-même détruit la seule chose à laquelle je m’accrochais désespérément depuis des années.

Son regard se posa sur sa guitare.

- Dire qu’à une époque, j’avais même fini par apprivoiser cette solitude…

Puis Sanadare était revenue. Elle était allée à l’Académie. Elle avait rencontré des gens. Des personnes qu’elle tenait loin d’elle, imposant une distance se voulant sécuritaire pour son propre bien. Mais, peu à peu, elle en avait accepté quelques uns dans sa vie. Et aujourd’hui…

De retour à la solitude. Plus grande et plus forte encore. Et beaucoup plus terrifiante.

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Jeu 10 Mai 2018 - 0:59
Il l'écoutait calmement en la regardant. Une histoire tragique, triste, quelqu'un qui a connu la solitude depuis qu'elle était petite. Mais seulement, un rictus apparu sur le visage de Ryo une fois avoir entendu qu'il parlait avec arrogance ? Il se connaissait. Il ne se trouvait pas arrogant. Seulement trop fier peut-être. Ouais, il était vraiment fier. Après tout, il se savait être un génie, il réussissait presque tout ce qu'il entreprenait, il était fier de ce qu'il faisait, mais n'en était pas arrogant. Mais la personne en face de lui, Eiko, l'avait perçue comme ça. Il était assez déçu à vrai dire qu'elle le prenne comme ça, lui qui était dépourvu de malice envers elle, et bien au contraire, qui l'appréciait. Mais ça s'arrêtait à là. Il l'appréciait. Elle se plaignait, se demandant presque pourquoi elle avait droit à une telle vie, mais elle ne se battait pas pour récupérer ce qui lui revenait. Elle se laissait faire. C'était assez décevant pour Ryo, il attendait tellement d'elle, il voulait la voir grandir encore plus .. Assez ironique venant de quelqu'un de plus jeune qu'elle, cependant.

Il rangeait sa flûte dans sa manche. Peut-être qu'au final elle ne méritait pas le dernier morceau qu'il lui a joué. Sûrement pas même. Il n'aimait pas ce genre de personnes, s'abandonnant à leur sort comme si c'était normal, n'osant même pas lever le petit doigt face au destin. Mais il le savait, tout le monde n'avait pas assez de force, qui serait capable de se relever quand le monde les oblige à baisser la tête ? Peu de gens. Et elle n'avait pas l'air d'en faire partie. C'était comme si un déclic se produisait dans le corps de Ryo, un sceau gelé sur son cœur brûlant d'enthousiasme. Peut-être qu'elle aurait pu être plus forte avec un peu plus de temps ? Si sa meilleure amie n'avait pas été tuée ? Mais le monde est cruel, il le savait, et il n'y a pas de "si". Ça s'est produit, point final. Quel tragédie qu'une personne doive subir ça et ne bronche même pas. Il se relevait calmement de son petit rocher, s'avançait vers elle à petit pas calme et réguliers. Il s'arrêtait face à elle, se mettant accroupi pour arriver face à face, posant calmement sa main contre sa joue, souriant grandement. Il souriait calmement et grandement, tellement grandement que ses yeux devenaient presque des demi-cercles. Il paraissait même un peu "mignon" comparé à son comportement habituel. Mais à la place d'une voix chaleureuse, c'était une voix glaciale qui sortait du fond de sa gorge.

"-Je ne comprends vraiment. Tu as subie tout ça, et pourtant tu t'obstines à garder la tête baissée. Tu me dis que tu as de la haine envers ces personnes mais tu ne fais rien ? Pourquoi ça ? Parce que tu as peur de la loi ? Du village ? Ce genre de choses ne sont que des liens qui t'empêchent d'avancer. Si tu ne peux pas avancer, tu subiras ces comportements toute ta vie."

Il prenait un souffle calme, retirant sa main de sa joue, restant cependant à sa hauteur en étant accroupi. Avec le même sourire et le même visage, mais avec le même ton glacial.

"-Tu te plains d'avoir était battue, d'avoir était presque tuée ? Dans certaines villes, des enfants n'ont ni parents, ni familles, ni nourritures. Ils sont battus à mort s'ils se font attraper voler. Ce n'est pas leur choix non plus, c'est imposé sur eux, mais ils ne se plaignent pas et survivent de leur mieux. Ils feront tout pour changer leur vie."


Il se relevait calmement, étirant doucement son corps avant de retourner à quelques pas sur son rocher. Il la regardait cette fois-ci d'un air calme, il ne souriait plus. Il ne pouvait plus faussement sourire. Comment sourire face à une personne pour laquelle il se sentait proche, pour au final être déçu ?

"-Si j'avais était à ta place, j'aurais déjà détruit ce clan. Si j'avais était à ta place, j'aurais tué mon père de mes propres mains. Si j'avais était à ta place .. Cependant je ne le suis pas, donc mes paroles te paraissent arrogantes. Mais je ne le suis pas. Tu dois sûrement penser que je suis fort pour avoir surmonté mon passé ?"


A ces mots, il explosait de rire. Un rire avec lequel il se moquait d'elle .. comme il se moquait de lui.

"-Je suis faible. Très faible. Nous avons seulement marché des chemins différents malgré le point de départ qui est presque identique."

Sa voix se finissait presque dans un murmure quasiment inaudible.

"-Aaah, si seulement tu aurais était plus forte mentalement, tu aurais était tellement plus belle."

Elle l'aurait sûrement entendu, après tout ce n'était pas des dizaines de mètres qui les séparaient, mais seulement quelques mètres. Mais ses paroles qui pouvaient porter à confusion n'avaient aucune connotation romantique. Il ne parlait que de la beauté de la vie elle-même, si elle se serait montrée forte, il l'aurait sûrement aidé dès qu'elle aurait besoin d'aide, même si elle ne lui aurait rien demandé. Après tout, il avait ce sentiment qu'ils étaient si proches, ce désespoir .. Mais ce lien semblait devenir de plus en plus mince. Il le ressentait, mais bien moins qu'avant. Aaaah, si seulement .. Mais dans la vie, il n'y a pas de si.

"-Malgré tout ça, je n'arrive même pas à te juger ou à être réellement déçu. Eh, j'suis encore tout aussi pathétique moi. Enfin bon, je peux comprendre que ta vie a dû être triste, mais si tu ne vois que le mauvais côté, tu te noieras dans le désespoir. N'oublie pas ce mauvais côté, mais n'oublie pas non plus le bon côté, et les bonnes choses et rencontres que tu as pu avoir .. Même si certaines rencontres ont pu disparaître."

Il attrapait calmement son masque, recouvrant son visage de ce dernier, ne voulant pas garder son visage à l'air frais plus longtemps, ça le démangeait presque que de le montrer ne serait-ce que quelques secondes en plus. Si elle voulait le voir, elle l'avait déjà assez vu.

"-Si jamais tu as besoin d'aide dans le futur, peu importe la chose, fais-le moi savoir, même sans savoir la raison je t'aiderais .. Si jamais j'ai le temps."

Il paraissait sûr de lui, non pas qu'elle accepte, mais qu'il serait capable d'accomplir la chose. C'était une confiance qu'il avait maintenant jusque dans les os. C'était une confiance absolue en ses propres capacités après tout. Il n'avait peur de rien. Le pire qu'on pourrait lui enlever était sa vie, mais il n'avait pas peur de la mort, alors pourquoi aurait-il peur de quelque chose ?

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Jeu 10 Mai 2018 - 2:19
D’abord la terreur. Un sentiment qui s’empara d’elle alors que le jeune garçon s’était accroupi devant elle. Ce n’était pas lui qu’elle craignait, mais ce contact qui ravivait en elle des souvenirs qu’elle n’arrivait pas à oublier, une partie de sa vie qui refusait de rester enterrer. Son souffle s’étouffa dans sa gorge, l’air lui manquait, tandis que les mots lui parvenaient sans pour autant tout à fait faire de sens. Bien qu’au final, ils firent trop de sens, ou, tout du moins, assez pour allumer cette flamme en elle.

La flamme de la rage, ce sentiment qui l’habitait et qu’elle n’arrivait pas à exprimer. Ce sentiment qu’elle étouffait à défaut de savoir où le diriger. Mais alors qu’il la martelait de paroles qui faisaient du sens, elle ne pouvait que se sentir mortifier de ce qu’il disait. Elle était faible. Terriblement faible. Et si elle avait été plus forte, peut-être rien qu’un peu, peut-être en aurait-elle pas été là. Elle avait envie de lui hurler au visage qu’il ne comprenait rien, qu’il ne pouvait pas comprendre. Gamine capricieuse qu’elle était, elle ne comprenait rien. Ou du moins, pas tout. Elle se sentait agressée. Elle était en colère. Pour qui se prenait-il, d’affirmer ainsi des choses dont il ne savait rien, prétendant qu’à sa place, il aurait fait mieux ? Vraiment ? Elle se sentait bouillir, son sang ne faisant qu’un tour. La tempête de son regard devint violente, dangereuse, alors que la flamme qu’il avait allumé venait la consumer d’un sentiment pur qu’elle avait essayé tant bien que mal d’enterrer toutes ces années.

C’est plus fort qu’elle. Plus rapide. Elle s’était levée, avait carrément bondit sur ses pieds même, déposant à peine sa guitare à côté d’elle. À une vitesse beaucoup plus rapide que la normale, elle s’était rapprochée de lui, son regard aussi froid que brûlant, un cataclysme qui se produisait en elle. Aussi calme pouvait-elle paraître, elle n’était au final qu’une gamine brisée qui réagissait à ses premiers instincts.

Chûnin ? La bonne blague. Elle ne méritait pas ce titre. Qu’avait-elle fait ? Sauver le Tsuchikage ? C’était à peu près tout. Était-elle réellement de confiance ? Elle ne le croyait pas. Pas alors que son poing fusait en direction du minois du garçon, plus qu’elle de sûrement quelques années, l’envoyant rapidement, beaucoup trop rapidement même, au sol.

- Enfoiré. Tu veux bien me dire tu te prends pour qui ?! Tu parles comme si tu connaissais tout sur tout. Comme s’il n’y avait que ta vision qui était la bonne. Ce que tu as appris et connu ne regarde que toi. Ne concerne que toi. N’essaie pas de croire que cela s’applique à toutes les situations.

Son souffle était court alors qu’elle était tremblante de rage. Elle s’approcha de lui, à pas léger, toujours aussi menaçante, l’attrapant alors par le collet pour le soulever du sol, le remettre sur ses jambes, approchant son visage du sien. Elle avait envie de le cogner, encore. L’étouffer dans ses propres jugements, lui faire ravaler tout ce qu’il avait dit. Et elle pleurait. Pleurait d’une rage qu’elle ne contrôlait plus, de ce sentiment violent qu’il l’habitait. Il n’avait pas tort. Elle était faible. Une gamine capricieuse qui n’acceptait pas qu’on lui dise non sans pour autant tenter quoique ce soit pour s’opposer à sa situation.

Elle était faible. Tellement faible. Poupée de porcelaine brisée…

- Tu aurais été moi tu aurais fait tout ça. Félicitation, connard. Car tu ne l’es pas.

Des paroles crachées avec une haine non dissimulée.

- Parce que ces enfants ont endurer sans rien dire, je devrais faire de même ? Parce qu’ils se sont battus, ce devrait être pareil dans mon cas ? Parce qu’eux ont connu pire, ce que j’ai connu est risible ? J’ignorais que la souffrance était quelque chose qui se comparait.

Elle le tenait fermement, sur le point d’abattre à nouveau son poing contre son visage dont elle ne pouvait pas voir la marque qu’elle lui avait sûrement laissé. Un peu plus et elle le paralysait, le forçait à être privé de tous ses sens ou elle ne savait quoi.

Lui engourdir la langue.

Tiens, peut-être se la fermerait-il.

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Jeu 10 Mai 2018 - 3:06
Il n'avait eu que le temps de se relever, de marcher quelques pas avant de sentir comme un .. "danger" dans son dos. Et à peine retourné, un point avait volé vers son visage alors qu'il voyait noir et retombait lourdement au sol. Les dégâts n'étaient pas élevés, il était bien solide ! Mais trop léger et avait facilement volé. Et une fois qu'il revoyait quelque chose, il était attrapé par le col face à la personne qui essayait de lui gueuler dessus, de lui dire qu'il avait tort à sa manière. Mais il le voyait dans les yeux, elle n'était pas calme, elle était chamboulée par ses paroles, peut-être qu'elle a sentie une trace de vrai dans une de ses phrases, ou que ce n'était que de la rage face à la personne qu'il était. Sa main avait bougé légèrement, comme si elle avait eu un spasme pendant une seconde. Il ne lui fallait que ça pour la blesser. Mais seulement, elle commençait à pleurer. Il était assez confus .. Pourquoi pleurer alors qu'elle était celui qui s'est fait frapper ? C'était réellement gênant pour lui, bien que son expression restait calme en la regardant. Il était clair que s'il n'avait pas vu ses larmes, il l'aurait frapper pour se venger. Mais les larmes qui coulaient de sa joue servaient de douche froide sur son esprit.

Il posait sa main sur la sienne, l'enlevant calmement de son col avant de le resserrer pour le remettre calmement, pour la regarder de son air calme -voir sans émotions- directement dans les yeux. Il parlait d'une voix calme en frottant légèrement sa joue frappée par la femme.

"-Et c'est en me frappant que tu comptes régler tes problèmes ? Et tu pleures comme une enfant face à ça ? Sérieusement, je pensais pas ça de toi. Au final, je me dis qu'on est de moins en moins pareil. Au final, la seule chose qui m'attire encore chez toi, c'est ce que je vois dans tes yeux."


Il venait à lever sa main, histoire de la frapper au visage d'un revers simple du dos de sa main. Il n'avait pas une puissance physique énorme, et malgré la douleur qui pouvait rester pendant quelques minutes, il n'y aurait pas de marques évidentes. Après tout, il n'était pas très doué en ce qui concernait les arts au corps-à-corps. Il continuait à lui parler après ça, comme si tout était normal.

"-Je voulais te faire voir la réalité plutôt que tu ne restes enfermée dans ta propre bulle et ne profite de rien, mais je me fais remercier en me faisant frapper. Soit. C'est pas le genre de chose que j'apprécie, mais si tu n'assumes même pas le fait d'être faible, tu ne seras jamais forte. Rentre-toi ça dans le crâne au lieu de pleurer."

Malgré l'expression calme et neutre qu'il gardait sur son visage, on pouvait sentir dans sa voix qu'il était agité. Une pointe de colère mélangée à de l'agitation pure, son poing tremblait presque tellement il se retenait de la frapper ou de la blesser trop à cause des larmes qu'il avait vu. De son point de vue, elle ne voulait pas voir la réalité en face mais voulait justement l'éviter.

"-Le jour où tu verras la réalité en face et que t'arrêteras de la fuir comme une lâche, envoie-moi une lettre, hmf."

Il croisait ses bras sur son torse en la regardant, lâchant ses mots presque sous la colère en la regardant, ses sourcils étant devenus légèrement froncés sur son visage enfantin. Il en était même devenu tellement énervé qu'il avait oublié la sensation désagréable de ne pas avoir son masque sur le visage pour se cacher du monde extérieur.

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Jeu 10 Mai 2018 - 3:32
Forcée de le relâcher, ce n’était pas pour autant qu’elle se calmait. Oh non. Plus il parlait et plus elle rageait. Plus sa voix lui parvenait et plus la tempête se déchaînait dans son regard, une rage qu’elle avait rarement ressenti. Même lorsque son cousin avait tenté de lui dire ses quatre vérités, elle ne s’était pas aussi emportée. À croire que cette fois-ci, elle était dans un état encore plus fragile que la fois précédente. Ce qui n’était pas faux. Tous les derniers événements avaient mis à mal ce contrôle qu’elle avait de sa personne, faisant ressortir tout ce qu’elle avait pourtant tenté d’étouffer tout ce temps. Elle pleurait, certes. Mais ce n’était pas de tristesse, ni même de douleur. Il s’agissait de sa rage qu’elle ne contrôlait plus, qui la consumait, qui dirigeait chacune de ses pensées, chacun de ses gestes.

Il déconnait ? Il ne pouvait pas être sérieux ? Sa main contre son visage, une claque qui ne fit que résonner. Elle éclata de rire. Un rire mauvais. Un rire qui ne laissait rien présager de bon. Un rire… Elle se moquait. Elle faisait comme il avait fait. Un rire qui ne faisait aucunement du bien, ne faisant qu’entendre tout ce qu’elle peinait à exprimer avec des mots. Et il tentait de se donner le beau rôle ?

- Sérieusement, tu te prends pour qui ? Mon sauveur ? Celui qui va régler plus d’une dizaine d’années de torture, en quelques mots ? Que soudainement, je vais m’ouvrir au monde qui m’entoure, tout ça grâce à toi ?

Un rictus mauvais vint étirer ses lèvres. Il était risible, les bras croisés, son regard fier. D’une main, elle vint lui attraper la mâchoire, le ramenant vers elle en refermant sa prise. Mais, surtout, elle vint insuffler du chakra dans ce contact, venant ainsi engourdir cette partie-ci de son corps. Sûrement aurait-il ainsi plus de difficulté à débiter toutes les conneries qui s’échappaient de mes lèvres.

- Que suis-je ingrate ! Ô merci, sauveur, de cette rencontre inopinée qui, dès ce jour, changera complètement ma vie. Je vous suis redevable, de ce cadeau de la sagesse que vous m’offrez. Un éveil plus qu’attendu !

Le sarcasme dégoulinait de chacun des mots qui franchissaient ses lippes. Elle le relâcha, effectuant rapidement trois signes de ses mains. Dès lors, elle sentit du chakra parcourir tout son corps, venant contrôler ses nerfs, un à un. Une sensation qu’elle ne connaissait que trop bien.

- Si tu es pour frapper, alors tu le fais pour vrai.

Sur ses paroles, elle lui attrapa à nouveau le col de ce qu’il portait, le ramenant rapidement vers elle. Puis, elle vint abattre son front contre le sien, d’un violent coup de tête dont elle ne ressentit aucune douleur, qu’un vague étourdissement de quelques secondes. Puis, elle le relâcha, le repoussant même, cherchant à lui faire perdre l’équilibre.

Elle bouillait de rage, contrôlait à peine ce qu’elle faisait. Et s’il voulait la frapper, qu’il le fasse. Il verrait qu’elle savait en prendre beaucoup plus que ce qu’il pourrait suspecter de la faible demoiselle qu’elle était. Un esprit terriblement faible pour le corps solide qu’elle avait.


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Jeu 10 Mai 2018 - 13:28
Un sauveur ? Lui ? Plus il l'écoutait et plus un rictus amusé se formait sur ses lèvres. Il ne voulait pas vraiment la sauver, et n'était pas fait pour être un héros qui sauvait des gens, bien au contraire, il était plus utile comme une simple machine à tuer. Il s'était fait attraper et ramener devant lui, et bien qu'il voulait parler, sa mâchoire était engourdie. Il n'arrivait pas à parler et avait donc oublié cette notion. Seulement se faire attraper de la sorte alors qu'il rendait un coup par un autre .. Même pour lui, c'était trop. C'était comme si son sang devenait bouillant, une sorte de flamme brûlant dans les pupilles quand il la regardait droit dans les yeux sans chavirer. Mais il n'allait pas se laisser faire, ce n'était pas son genre après tout. Alors qu'elle tentait de le rapprocher, il posait son pied sur son torse pour se bloquer, laissant un bouclier de chakra pur être crée en face de lui qu'il descendait avec vigueur pour rencontrer le front de la jeune femme. Juste ensuite, il se laissait tomber en arrière, reprenant ses appuis assez rapidement. Il n'allait pas essayer de parler, après tout il ne comprenait pas ce qui a pu lui causer cet étourdissement. Avait-elle peut-être appuyé trop fort sur un nerf ou quelque chose comme ça ? Si c'est le cas, elle était vraiment forte physiquement bien qu'on ne dirait pas.

Il la regardait droit dans les yeux, sans baisser le regard, un air fier restant sur son visage malgré la blessure toujours légèrement apparente sur son visage suite au premier coup reçu. Comment pouvait-il baisser la tête après tout ? Ses paroles remplies de sarcasmes résonnaient une nouvelle fois dans sa tête. Il a bien était mal compris cette fois. Il ne voulait pas être un héros, il ne l'a jamais était et ne le sera juste jamais. Mais si elle le percevait comme ça, il n'en pouvait pas grand chose. Tant pis, peut-être que le début de relation qu'il voulait avoir avec elle à cause de ce qu'il avait remarqué dans ses yeux n'aura pas lieu, il n'en pouvait pas grand chose mais sa fierté l'empêchait de s'excuser, surtout qu'il ne trouvait pas avoir de raison à s'excuser ici. Et sa fierté l'empêchait de ne pas contre-attaquer à ce qu'elle lui avait fait.

Il restait calme, sa main gauche disparaissant dans sa poche afin d'insuffler son chakra dans un kunaï et son chakra s'accumulant dans sa main droite. Il la bougeait rapidement, comme s'il l'utilisait comme une épée. Et après l'avoir bougé de cette façon dans sa direction, c'était un projectile de chakra pur sous forme de demie-lune qui fonçait en sa direction. Après avoir fait ça, il ne reculait cependant pas. Il avait besoin de reculer, après tout c'était la façon dont il se battait en temps normal, prendre de la distance à ce moment. Seulement, cette fois-ci il ne pouvait pas, c'était comme si sa fierté était en jeu, il ne pouvait donc pas reculer sous peine de se dire à lui-même que ce qu'il faisait n'avait aucun sens. Donc il restait droit comme un pic en la regardant, il ne pouvait pas parler et ne pouvait donc pas exprimer ce qu'il voulait dire, mais ses yeux empli d'une flamme voulaient tout dire à sa place. Il s'en foutait totalement des blessures qui pouvaient lui arriver, mais il n'abandonnerait pas pour autant. Et c'était d'un air fier et d'une expression maintenant calme, qu'il la regardait droit dans les yeux, sans détourner le regard.



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Dim 13 Mai 2018 - 19:16
Difficile de dire ce qui traversait l’esprit de la Zetsu en ce moment même. La colère et la rage semblaient dominés chacune de ses paroles et chacun de ses gestes, abandonnant donc la raison pour réagir beaucoup plus promptement. Elle s’était confrontée à un bouclier mais ce n’était pas pour autant qu’elle comptait s’arrêter. Pourquoi se battaient-ils ? Sa faute, sûrement, à elle, qui ne savait contrôler ces émotions qui montaient en elle, explosant désormais alors que toute sa rancoeur se déversait sur le pauvre n’ayant rien demandé. Il avait seulement eu l’audace d’ouvrir sa grande gueule sur un sujet beaucoup trop sensible pour la demoiselle, qui se voyait désormais réagir au quart de tour. Peu impressionnée par l’attaque de chakra qui se dirigeait vers elle, elle esquiva le tout assez aisément, composant même quelques mudras de ses mains, venant à nouveau agir sur son système nerveux.

Tout lui semblait désormais plus clair. Plus vif même. Comme si elle percevait chacun des mouvements qu’il faisait, allant de possible attaque jusqu’à sa respiration. Parfait. C’était l’idée. Là où lui semblait vouloir reculer, elle s’élança, tentant ainsi de combler la distance entre eux deux. C’était bien au corps à corps où elle brillait le plus, ses techniques claniques se devant d’être appliquées à même son système nerveux. Elle savait tenir un combat à distance, cependant, il lui aurait fallu ses deux épées, chose qu’elle n’avait pas à l’heure actuelle, n’ayant pas spécialement prévu se retrouver à affronter un autre chûnin du village.

- Je te l’ai dit, si tu veux frapper, tu le fais pour vrai.

Pas d’aussi loin. Pas avec des petites techniques comme ça, qu’il envoyait. Du chakra pur ? Elle n’aurait pas pu le dire. Elle n’avait pas porté davantage attention à l’attaque qui s’était dirigé vers elle, se contentant de l’esquiver pour ensuite se rapprocher rapidement de lui. Sans frapper fort, elle tenta tout de même deux ou trois coups, de quoi mettre la pression, lui faire comprendre qu’elle n’était pas à prendre à la légère. Qu’il ne pourrait pas que se contenter de la faire danser à distance. Elle reviendrait inlassablement à la charge.

Dans son enchaînement de pur taijutsu, elle tenta de venir porter une main à son visage, entre les deux yeux. Elle n’avait que besoin de toucher pour venir perturber sa compréhension de l’environnement. Si elle arrivait à toucher, elle insufflerait juste assez de chakra pour que sa vision ne parvienne plus à suivre ses mouvements. C’était fourbe, elle le savait, alors que cela lui donnerait nécessairement un avantage considérable. Mais là était l’art de la Zetsu. Elle était petite et menue, et pourtant, elle était tout particulièrement rapide, sans compter que ses réflexes s’effectuaient à une vitesse incroyable.

Elle analysait l’information que son cerveau recevait à une vitesse dépassant celle de l’humain lambda. Tel était la force de ses compétences, du Kekkei Genkai qu’elle avait appris à utiliser. Toujours dans l’idée d’augmenter ses propres capacités ou encore de venir neutraliser l’ennemi. Jamais dans le but de blesser ou de tuer. Elle avait vu et vécu trop d’horreur pour accepter d’utiliser à tort ce pouvoir qui résidait dans ses petites mains.

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Lun 14 Mai 2018 - 20:17
Sa mâchoire engourdie semblait revenir à lui pendant que la femme face à lui continuait de le provoquer. Evidemment que ses attaques étaient faibles, il ne visait pas des attaques lourdes, mais des attaques capables de tuer silencieusement en frappant un point précis. A quoi bon utiliser des attaques lourdes ? Il était déjà assez restreint dans ses mouvements parce qu'il ne pouvait pas utiliser de capacités qui pourrait la tuer - du moins il ne le voulait pas. Il ne voyait pas l'intérêt. Ce n'était qu'un désaccord, il n'y avait pas un conflit duquel ils ne pouvaient se sortir. Ce n'était pas encore arrivé au point où ils se tueraient dès qu'ils se croiseraient. Elle arrivait à esquiver sa technique, ce qui ne l'étonnait même pas. Une esquive assez facile à vrai dire, mais ce n'était pas sa carte maîtresse. Il restait donc calme, la regardant venir vers lui et tenter de l'attaquer. Il n'avait que le temps de faire des mudras simples alors qu'un bouclier se créait de nouveau devant lui, bloquant les doigts de la femme alors qu'il prenait un pas en arrière. Seulement, si penser que ses mudras étaient pour son bouclier, c'était se fourvoyer. Ils étaient pour quelque chose d'autre ..

En effet, ils étaient tout simplement pour contrôler le kunaï auquel il a insufflé son chakra auparavant. Celui-ci volait de sa manche tel un missile téléguidé, contournant le bouclier qui se dissipait peu après, afin de voler comme un serpent en zigzagant pour ne viser qu'une chose: le genoux de la jeune femme. Il ne voulait pas la tuer, seulement l'incapacité le temps qu'elle se calme. Bien sûr c'était sûrement sa faute à cause de ses paroles, mais il n'avait pas le temps de penser à ça, claquant directement sa main gauche contre ses vêtements, laissant un fin film de chakra pur -d'une couleur bleu transparente- les recouvrir. Il reprenait juste ensuite un autre pas en arrière. Il était sûr de ne pas pouvoir la distance, mais un ou deux pas de plus ne feraient pas de mal après tout.

"-Tu agis comme une enfant et te laisse prendre par tes émotions. C'est vraiment ce que tu veux ?"

Après tout, il ne se laissait pas tout le temps prendre par ses émotions lui-même, ça n'arrivait que rarement. Il fallait vraiment l'énerver, que ses nerfs soient mit à rudes épreuves. Et ce n'était pas encore totalement le cas. Pour l'instant, il voulait juste arrêter ce combat totalement ridicule à ses yeux. Il n'avait pas de sens. Du moins c'était de son point de vu. Certes, ses paroles auraient pu être blessante, mais étaient-elles vraiment si blessante ? Il n'en savait rien, mais sa fierté l'empêchait de s'excuser pour le moment.

"-Et puis dire qu'il faut vraiment y aller alors que tu ne m'as même pas vraiment touché .."

Il ne pu s'empêcher d'avoir un rictus moqueur en finissant cette phase. Après tout, elle ne l'avait touché qu'une seule fois au début en l'attaquant en traître. Enfin, "traître", même lui trouvait ça ridicule, car un assassin comme lui n'avait pas de code de conduite. C'était uniquement sa faute pour avoir relâché sa garde s'il a était touché, et absolument rien d'autre.


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Lun 14 Mai 2018 - 21:16
Une enfant. Une sale gamine capricieuse. Et le pire, c’était qu’elle le savait. Toutefois, pouvait-elle réellement y faire quelque chose ? Pas à l’heure actuelle, bien malheureusement. Il s’agissait d’un problème de la jeune demoiselle, celui de se retrouver aussi facilement dominée par ses émotions. Des émotions bien négatives, qui n’étaient pas nécessairement toutes dirigées envers son adversaire. Il avait simplement eu la mauvaise idée de venir ouvrir la boîte de Pandore et, désormais, elle se retrouvait forcée de ployer les genoux face à la force de ses propres démons, ces fantômes du passé qui l’amenaient à nouveau à se terrer quelque part dans son propre esprit, laissant ainsi sa personne être manipulée par tous sauf elle-même. En l'occurrence, cette fois-ci, il s’agissait de ses propres sentiments, de la violence de la tempête qui l’habitait, qu’elle déversait sur celui qui avait fait preuve d’une arrogance qu’elle n’avait pu supporter.

Son commentaire la fit voir rouge, alors qu’effectivement, elle n’avait pas réussi à toucher. Ce n’était pas pour autant qu’elle comptait se laisser faire aussi facilement. Évitant le kunai toujours avec une aisance déconcertante, elle s’assura de poursuivre le mouvement pour se placer dans un angle différent par rapport à l’homme, espérant passer outre son bouclier. Mettant sa main dans sa pochette, elle en sortit six senbons qu’elle électrifia pour les envoyer vers sa cible.

- Si tu te l’étais fermé aussi !

Rejeter la faute sur les autres, un autre de ses terribles défauts. Elle n’était pas parfaite, bien loin de là même. Cruellement humaine, elle se retrouvait victime de ce qu’elle-même n’assumait pas, de tout ce qu’elle vivait mal et ce qui l’atteignait encore.

- Tu te penses si grand, si fort, de parler des choses dont tu ne connais rien ? Ça te fait plaisir ? T’amuses ? Que cherches-tu à faire ?

Sa voix s’était brisée au milieu de son discour tandis qu’elle ne réfléchissait plus de façon cohérente. Elle était en tout point une Zetsu, peu importe ce qu’elle tentait de dire et de nier. Elle possédait cette même férocité qu’ils avaient, cette même propension à vouloir affirmer sa position au travers la force. Devenir plus forte. Il s’agissait tant d’une quête que quelque chose qui la terrifiait. Cela signifiait tant passer outre sa faiblesse évidente que de se plier à ces enseignements qu’elle rejetait de tout son être.

Rester faible pour ne pas leur faire plaisir ? Elle se perdait elle-même, dans le trouble de ses pensées, tout ce qui l’envahissait et la submergeait.

Sa force résidait plus elle restait proche et ce fut ce qu’elle tenta à nouveau de faire, se rapprocher, rapidement, fondant même sur lui, cherchant à le cogner, bien que pas aussi fort que l’on aurait pu s’y attendre. Elle attaquait à coups légers, mais terriblement bien placé. Cette fois-ci, ce fut un contact sur son torse qu’elle cherchait, voir même sa gorge. Il retrouvait lentement l’usage de la parole, soit alors, elle s’assurerait de venir le perturber dans ce qu’il croyait être des réflexes.

Et puis, sa réponse, à l’heure actuelle, elle n’en avait pas grand chose à faire.

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Jeu 17 Mai 2018 - 21:29
Il la regardait calmement, un regard glaçant voir apathique la fixant directement dans les yeux. Il ne la quittait pas des yeux, la scrutant constamment. Elle lui envoyait des senbons, auquel cas il utilisait des simples mudras. Suite à ceci, c'était comme si son corps était tiré par une force invisible sur le côté, esquivant facilement ces senbons, alors que venant du dos de la femme était le retour du féroce kunaï. Ce kunaï visait l'intérieur du genou de la femme, visant encore une fois à l'immobiliser et non directement la tuer comme il aurait eu l'habitude de le faire si c'était une autre personne que celle-ci. Mais sa patience se faisait de plus en plus courte.

"-Tu repousses la faute sur les autres sans assumer ta part de responsabilités dedans. Sérieusement, tu me déçois .."


Ryo ne pouvait s'empêcher de ressentir dans son cœur une sorte de déception, après tout il s'attendait tellement à mieux de cette femme. Comment ne pas s'attendre à mieux ? Il avait vu ce regard, ce regard qui l'avait attiré comme s'il plongeait dans les abysses qu'il adorait tant .. Pour se rendre compte qu'au final ce n'était qu'une blague de mauvais goût. Ce n'était pas ce qu'il voulait. Qui voudrait ce genre de choses ? Mais il n'allait pas se laisser faire pour autant, il préférerait sacrifier une partie de son chakra pour l'empêcher de le toucher encore et encore s'il le fallait. Il essayait bien sûr de la déstabiliser pour lui faire péter un câble afin de montrer une sorte de faiblesse où il pourrait frapper. Mais même sa voix se cassait encore et encore. Il devenait presque fatigué de voir ça, il avait presque pitié .. Mais bon, tant qu'elle ne se calmerait pas, il n'arrêterait pas non plus.

"-M'amuser ? Non. J'étais juste intéressé sur qui tu étais, mais au final .."

Il ne finissait pas sa phrase, mais il était facile de savoir ce à quoi il pensait. Qu'il était très déçu, ce genre de choses .. Mais quand elle s'approchait de lui pour le frapper au corps-à-corps, il ne faisait pas la même erreur qu'au début à se laisser toucher, il ne comprenait encore pas comment fonctionner sa technique. Etait-ce un poison ? Un coup trop fort qui a paralysé sa mâchoire ? Il ne comprenait pas, donc il bloquerait. Et sans aucun signe, un bouclier se dressait encore une fois face à lui pour bloquer le coup de la femme, mais cette fois-ci il ne reculait plus, car dans son dos était un gros rocher, l'ombre tombant sur lui et le sol. Il n'avait plus d'échappatoire dans son dos, il ne pouvait plus reculer, mais gardait cette tranquillité hallucinante même dans cette situation où il était clairement en désavantage.


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Sam 19 Mai 2018 - 16:41
Même elle ne comprenait plus ce qu’il lui arrivait. Elle s’était laissée emporter par cette colère noire qui grondait en elle depuis des années maintenant, s’étant laissée dominer par la rage qui la consumait toute entière, son coeur, son esprit, son corps. Tout. Elle n’arrivait plus à réfléchir de façon rationnelle, ni même arrivait-elle à comprendre pourquoi s’était-elle emportée de la sorte. Pourquoi s’en prenait-elle à un autre chûnin du village, comme ça ? Au final, à quelque part, elle le savait, elle avait sa petite idée. Ses paroles, l’arrogance dont il faisait preuve, alors qu’il parlait de force comme si ce n’était que la seule chose à laquelle elle se devait d’aspirer. Puis ce contact, léger qu’il avait eu contre sa joue, ravivant de violents souvenirs qu’elle avait pourtant tant cherché à ignorer, à étouffer.

Elle exprimait toute sa rage vis-à-vis d’un homme désormais mort, qu’elle ne pouvait haïr car il se trouvait six pieds sous terre, exécuté pour ses crimes vis-à-vis de sa fille, héritière du clan. Méritait-elle encore ce titre ? L’avait-elle seulement mérité ? Elle voyait rouge, ne comprenait plus ce qu’il se passait tout autour d’elle, si ce n’était que tout chez le jeune garçon, dans son discour, dans son regard, dans ses gestes, l’avait ramené inlassablement vers ce moment de sa vie où elle n’avait été personne, terriblement vulnérable face à un traitement qu’elle disait injuste. Et cette fois-ci, plutôt qu’encaisser, se recroqueviller sur elle-même et craindre ce qui pourrait suivre, elle s’était levée, lui avait hurlé au visage son ignorance et son arrogance.

Et pourtant, n’était-elle pas l’arrogante dans cette histoire ? Celle qui agissait en ignorant tout ? Celle qui venait de s’emporter pour des chimères qu’il avait éveillé bien malgré lui en elle. De nouveau confrontée à un bouclier, elle rageait, bouillonnait, son sang ne faisant qu’un tour dans ses veines. Un mot vint raisonner dans son esprit, plus que tous ceux articulés. Elle le décevait. Souhaitant répliquer, elle sentit toutefois quelque chose s’enfoncer derrière son genou. Bien évidemment le Kunai qu’elle avait cherché à éviter plus tôt. Si elle le sentit passé, elle n’en ressentit toutefois aucune douleur. Ce n’était qu’agaçant, ne serait-ce que parce que son genou se retrouva à fléchir, lui faisant temporairement perdre l’équilibre.

Se penchant, elle vint le retirer, du sang venant souiller sa main. Elle n’était plus à ça prêt. Toutefois, en tentant de se relever, ne serait-ce que pour envoyer un coup, force fut de constater que sa jambe ne répondait plus. Un rapide constat de son propre système nerveux vint lui confirmer qu’un nerf avait été sectionné lors de l’attaque.

Des larmes lui montèrent aux yeux tandis que ses paroles résonnaient encore dans son esprit. Il était déçu. Un rire vint s’échapper de ses lèvres, un rire qui n’avait rien de joyeux ni même d’avenant. Elle semblait désespérée, au bord du gouffre, tandis que son esprit partait à la dérive. Son regard se vidait, lentement mais sûrement, de tout ce qu’elle avait toujours connu et tout ce qu’elle avait été. Elle faiblissait à vue d’oeil, non pas physiquement mais bel et bien mentalement, son esprit se brisant sous les coups qui s’y abattait sans relâche.

- Décevoir ? Je ne fais que ça, depuis tellement d’années… Une fois de plus ou de moins, est-ce que je devrais vraiment m’en soucier ?

Elle semblait s’être calmée, la colère était retombée pour faire place à une détresse évidente de cette enfant qui avait grandi trop vite et à qui on avait tout arraché. Elle tremblait, de peur, d’effroi, de désarroi aussi. Peut-être encore un peu de rage, face à tout ce qu’elle avait été et tout ce qu’elle avait échoué à être.

- Échec et déception. Au final, j’ai fini par m’y faire.

De l'amertume, voilà ce qui était possible d’entendre dans sa voix, tandis qu’elle s’était assis au sol, face à l’homme, ne ressentant toujours pas la douleur qui, pourtant, s’annonçait être terrible, une fois aurait-elle accepté de laisser tomber sa technique.

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Dim 20 Mai 2018 - 0:19
Elle s'était faite touchée, du sang souillait sa main. Il s'arrêtait complètement, restant à la fixer. Est-ce qu'elle allait continuer à se battre ou abandonner ? Il restait calme, la regardant calmement. Elle semblait ne plus en pouvoir, s'effondrant littéralement, lui répondant de mots qui semblaient si déplaisant à son oreille. Sa rage faisant place à quelque chose tout aussi moche .. Il se sentait encore plus mal à l'aise, non pas par une gêne, mais comme si quelque chose venait gratter son coeur. ça le démangeait. Il s'approchait donc d'elle, baissant sa garde. Si elle voulait le frapper, elle aurait réussi sans qu'il puisse esquiver .. Mais il s'en fichait. Franchement, il n'aimait pas cette situation. Il se mettait à genoux face à elle.

"-Je comprends vraiment pas. T'as finie par t'y faire ? Pourquoi ça ? J'aimerais vraiment comprendre. "


Il utilisait le gant sur sa main droite pour enlever les larmes qui se formaient à peine sur ses yeux. Cette action aurait pu être perçue comme romantique, ou quelque chose comme ça, mais son expression neutre ne pouvait même pas faire penser à ça. Il la regardait droit dans les yeux, il cherchait des réponses. Il était vrai qu'il était déçu sur celle-ci. Mais il se reposait la question: qu'attendait-il d'elle ? Comment est-ce qu'il pouvait attendre quelque chose d'elle sans la connaître ? C'était assez arrogant de sa part. Lui qui pensait ne pas l'être, il en prenait un certain coup. Il était encore bien trop immature .. Il ne pouvait s'empêcher de soupirer.

"-T'as raison, j'ai sûrement était arrogant cette fois. C'est juste que j'ai étais attiré par cette expression, par tes yeux, et je pouvais pas accepter que tu te laisses faire à ce point."

Il cherchait à l'intérieur de sa "veste", en sortant un bandage, très petit, ne pouvant couvrir qu'une petite partie du corps. C'était son dernier, et un autre coup dans son maigre porte-monnaie l'obligerait à en racheter d'autres. Il ne pouvait que soupirer une nouvelle fois à cette pensée, forçant la femme à se bouger légèrement pour se mettre assise avec ses jambes en face d'elle, appliquant le bandage sur l'entièreté du genou pour stopper le sang et empêcher une hémorragie. Il retournait son regard sur elle une nouvelle fois, directement dans les yeux.

"- Il faut te ramener à l'hôpital, accroche-toi à moi je t'y ramène."

Il tend doucement sa main vers elle pour qu'elle s'y accroche, puis si elle l'aurait attrapée, il aurait mit le bras de la femme autour de son cou pour l'aider à se lever.

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Lun 21 Mai 2018 - 0:54
Elle non plus ne comprenait pas. Pourquoi ? Pourquoi avait-elle fini par s’y faire ? Pourquoi avait-elle accepté de se laisser ainsi malmener par la vie ? Au final, elle n’avait jamais rien fait, n’avait jamais cherché à s’opposer, ne faisant qu’encaisser, encore et toujours. Elle supportait, encore et encore, la douleur, les jugements, les critiques, sans élever la voix, sans tenter de faire entendre raison à ceux qui se permettaient de toujours la ramener au plus bas. Son clan était toxique, la rejetant, elle qui pourtant n’avait jamais rien été de plus qu’une victime d’un homme ayant perdu la tête à la mort de sa femme.

Parce qu’elle était faible.
Tu es faible.

La voix de son père, résonnant dans son esprit, presque comme s’il était encore là. Elle pouvait prendre encore le voir, le sentir, ce jugement emplit de dédain pour elle qui était pourtant sa fille. Sa seule héritière. La seule portant son sang. Et il l’avait torturé, encore et encore, tenter de lui inculquer des valeurs qu’aujourd’hui elle rejetait tout en étant obligée de les accepter si elle souhaitait avancer. Sans un mot, elle écoutait le jeune garçon qu’elle avait agressé, qui n’avait rien mérité de son excès de colère lui étant venu de douloureux souvenirs qu’il était venu raviver. Toujours silencieuse, elle se laissa faire tandis qu’il venait placer un bandage autour de sa blessure. Son regard se leva finalement vers lui lorsqu’il lui demanda de s’accrocher, qu’il comptait donc l’amener jusqu’à l’hôpital. Un regard troublé, perdu, celui d’une enfant qui ne comprenait plus rien, que ce soit à la vie ou à elle-même. Elle s’était égarée, au travers tout ce qu’elle avait vécu, ses nombreuses tentatives échouées qui n’avaient fait que l’enfoncer d’autant plus.

Acceptant la main tendue, elle se releva, toujours insensible à la douleur, venant passer un bras autour du cou de celui se trouvant à être plus grand qu’elle.

Tu es pathétique.

Son regard se riva sur le sol. Elle se mordilla la lèvre inférieure, tentant de ravaler des larmes qu’elle sentait toutefois le besoin d’exprimer. Elle se sentait mal, toujours aussi nauséeuse. Son regard se porta à sa guitare. Elle viendrait la chercher plus tard. Nul ne venait jamais ici, de toute façon.

- Je suis désolée…

Sa voix n’était plus qu’un murmure. Elle était brisée, de bien des façons. Était-elle celle ayant provoqué son auto-destruction ? Elle ne saurait dire. Peut-être bien.

Si tu avais été plus forte.

Elle avait mal, et pourtant, elle s’était assurée de ne plus ressentir la douleur. Une douleur différente, qui venait la saisir aux tripes, qui la ramenait inlassablement à celle qu’elle avait été, bien des années plus tôt. Terriblement faible. Petite poupée brisée.

- Que veux-tu dire par… Ce que tu as vu dans mes yeux ?

La faiblesse.
Non.
Dégoûté par ta faiblesse.
Assez.
Il a…
ASSEZ.

Il lui était difficile pour elle d’avancer convenablement alors qu’elle menait désormais un tout autre combat, vis-à-vis de cette voix qui ne voulait plus se taire, tandis que son poing se serrait, son bras devenant soudainement tendu autour des épaules du garçon. Et pourtant, elle essayait, vraiment, tentant de garder son attention sur la réponse qui, espérait-elle, viendrait, alors que tout chez elle semblait victime d’un malaise qu’elle tentait d’ignorer.

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Lun 21 Mai 2018 - 16:24
Une fois son bras passé autour de son cou, il rabaissait la main avec laquelle il a tenu cette main, la passant autour des hanches de la jeune femme pour mieux la tenir. Et surtout, qu'il soit lui-même plus à l'aise. Il n'était pas gêné, loin de là, juste .. Rien. Il n'était rien, complètement neutre face au toucher des hanches de celle-ci. Il tournait son regard vers le sien, et voyant son regard plongé vers sa guitare il se disait qu'elle comptait sûrement beaucoup pour elle. Il marchait donc vers celle-ci pour l'attraper de sa main libre tout en marchant avec la jeune femme. Bien sûr, il n'hésitait pas à aller chercher son masque, posant la guitare quelques secondes pour habiller son visage de celui-ci.

"-Ne t'excuse pas."

Il ne donnait pas d'autre explications, mais il n'aimait pas quand les gens s'excusaient, pour lui c'était un signe de faiblesse, comme si les actions qu'elle avait choisie n'étaient pas les bons. C'était pour ça qu'il ne s'excusait jamais, sa fierté l'en empêchait. Ses décisions ne seront jamais les mauvaises, du moins, pas pour l'instant. Et peut-être pas dans le futur non plus. Il n'en savait rien, mais en était quasiment sûr. Il commençait donc à marcher d'une manière réduite comparé à d'habitude, ce qui l'agaçait forcément. Il lui posait donc la guitare contre le torse pour qu'avec son autre main elle la tienne, venant à se baisser rapidement pour attraper ses jambes d'un geste vif avec son autre bras, la portant du style "princesse" pour tout simplement pouvoir courir plus vite, après tout elle saignait et il ne fallait pas être long. Il lui répondait donc calmement, sa voix redevenant étrange à cause du masque.

"-Je sais pas, c'était le regard que j'avais quand j'étais gosse et que j'ai tout perdu. Tu m'as rappelé le "moi" d'à ce moment."

"Et je voulais t'aider" étaient les mots qui ne sortaient pas d'entre ses lèvres, les gardant pour lui. C'était donc une explication brève et qui était trop vague qu'il lui laissait. Et il ne lui fit que peu de temps pour arriver à l'hôpital avec la femme dans les bras. Il expliquait donc brièvement ce qu'elle avait, sans bien sûr dire qu'il en était le coupable -il aurait fallu être idiot pour le faire-. Surtout que s'il l'avait fait, sa place au Yamagenzô aurait pu être compromise. Il répondait donc à quelques questions, comme s'il était une connaissance ou ce genre de choses, ce à quoi il aurait répondu que oui il était une "connaissance". Et une fois qu'ils l'auraient prit avec, il aurait tout simplement attendu dans le couloir de l'hôpital, attendant des nouvelles. S'il faisait quelque chose, il le faisait jusqu'au bout, préférant donc savoir s'il n'y aurait pas de grosses séquelles à sa santé.

Il restait donc assis, sur une chaise, ses yeux sans émotions fixant le plafond alors qu'il posait une main sur son masque pour le caresser. L'attente était longue, et il en venait presque à se lever pour partir. Il détestait tellement les hôpitaux, ceux-ci lui donnant juste envie de partir loin. Cette sensation qu'il ressentait d'eux étaient comme un endroit de mort, où tous les blessés et malades se rejoignaient. Autant dire que bien qu'il ne voyait pas mal les médecins qui y travaillaient, il n'en allait pas de même pour cet endroit.

Il ne lui fallut entendre qu'un très long moment, il ne savait pas combien de minutes ou d'heures étaient passées, il savait juste que c'était un très long moment. Finalement, un médecin était venu le voir pour lui dire que c'était bon et qu'il pouvait aller dans la chambre où elle était encore s'il voulait. Ce qu'il faisait donc, rentrant sans toquer comme si c'était chez lui en refermant directement derrière lui.

"-Alors ?"

Une phrase simple était tout ce qu'il lui donnait. Il ne voulait pas se faire sentir proche, ou soucieux, car il ne l'était pas. Il voulait tout simplement savoir ce qu'elle avait, bien qu'il espérait quand même qu'elle n'ait pas de séquelles. Si elle en avait à cause de ce qu'il y avait, il se sentirait coupable et se sentirait obligé de prendre ses responsabilités. Ce n'était pas la chose qu'il voulait le plus faire cependant.

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Lun 21 Mai 2018 - 17:00
Ce même regard. Sans avoir nécessairement perdus la même chose, tous deux avaient perdu beaucoup. Pour sa part, il lui restait sa meilleure amie, enfermée dans une cellule du village pour des crimes qu’elle n’avait pas commis. Ses poings se serrèrent à cette idée alors qu’elle avait envie d’aller hurler face à l’injustice de ce monde, présenter à Akimoto tout ce qu’elle lui avait dit. Mais elle n’avait pas le droit. Pour le protéger lui, pour tous les protéger, nul ne devait savoir. Même elle en savait beaucoup trop. Elle lui avait promis, qu’elle ne dirait rien. Et contrairement à cette dernière, la Zetsu savait tenir ses promesses.

Elle n’avait pas réagi lorsqu’il l’avait pris dans ses bras, son esprit ailleurs. Comme auparavant, elle s’enfonçait dans son esprit, se protégeait en se déconnectant de la réalité. Il y avait trop de chose étant venu l’ébranler aujourd’hui. Elle resta donc silencieuse, comme à son habitude, se demandant ce qui avait motivé le garçon à l’aider. Elle avait été odieuse et injuste, lui hurlant au visage une rage dont il n’était nullement responsable. Il aurait pu la laisser là que cela aurait été bien fait pour elle. Peut-être aurait-elle appris, ainsi. Soupirant, le décor changeait autour d’eux, laissant finalement place à l’hôpital, là où elle était amenée pour sa blessure. Elle fut rapidement prise par un médecin qui l’entraîna à sa suite. Alors qu’il allait lui administrer un anesthésiant, elle leva la main en signe de protestation. Il n’avait pas besoin de gaspiller quelconque médicament pour elle, elle s’en occupait elle-même.

Elle ignorait combien de temps elle passa aux mains des médecins. Le nerf avait été sectionné, rien de dramatique mais les séquelles seraient présentes un certain temps, le temps que tout se replace en réalité. Ils s’occupèrent d’elle, de toute remettre en place et une fois cela fut fait, elle fut amenée à l’une des nombreuses chambres de l’hôpital. Sûrement que son oncle allait se demander où avait-elle encore disparu, elle qui passait de moins en moins de temps au sein du domaine familial. Elle ne s’y sentait pas à sa place. Elle ne l’avait jamais été en réalité.

Ce fut la surprise qui se dessina sur ses fins traits en voyant le garçon entrer dans sa chambre. Il était resté ? Elle avait du mal à le concevoir, et pourtant, il était là, devant elle. Un soupire las s’échappa de ses lèvres tandis qu’elle s’enfonçait dans les nombreux oreillers qu’elle avait dans son dos. On lui avait dit qu’elle passerait la nuit ici, que son genou serait inspecté le lendemain puis qu’elle pourrait quitter si tout allait bien. La question était bien simple, et pourquoi, il n’était pas difficile d’en comprendre le sens.

- Ça ira.

Une réponse toute aussi simple, bien que pas tout à fait honnête. Elle n’avait pas envie de l’accabler de quoique ce soit, sans compter qu’elle l’avait cherché, au final. Elle était celle lui ayant sauté à la gorge suite à un excès de rage. C’était aussi quelque chose que les médecins avaient remarqué, son taux d’adrénaline étant anormalement élevé. Ils voulaient faire plus de tests à ce sujet, ce à quoi elle avait tout simplement dit non. Peut-être avait-elle un problème plus profond que ce qu’elle s’imaginait, toutefois, il était bien plus simple de faire sans, comme elle l’avait toujours fait.

- Merci.

Elle avait relevé son regard trouble vers lui.

- Tu aurais pu me laisser là-bas, je l’aurais mérité. Alors merci. Mais tu n’as pas à t’en faire, ça… Ira.

Sa voix s’était faite plus faible. Physiquement, il n’y avait aucun doute qu’elle allait s’en sortir, elle était faite plus forte qu’il n’y paraissait. Mentalement ? Elle ignorait encore ce qu’il allait se passer et n’était sûrement pas prête pour ce qui allait suivre. Mais elle osait s’imaginer que les choses… Iraient.

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Lun 21 Mai 2018 - 20:08
Après avoir posé sa question, il s'avançait dans la pièce, tirant sur une chaise pour s'asseoir confortablement dessus. Il posait son coude sur la petite table pour soutenir son visage avec sa main en la regardant calmement. Il la laissait le remercier, et lui laisser finir de parler. Il attendait même un peu après pour finalement prendre la parole en restant à la fixer droit dans les yeux.

"-D'abord, pas besoin de me remercier, je suis celui qui t'as blessé c'est normal. Et ensuite, quand je commence quelque chose, je le fais jusqu'au bout."

Il n'était pas sûr de ce qu'il avait fait, parce qu'il n'a rien demandé aux médecins, mais il était sûr que c'était assez grave. Assez grave pour qu'elle ait perdue l'utilité d'une jambe pendant un moment. Elle n'avait juste pas l'air de vouloir le lui dire. Pourquoi ? Il n'en savait rien. Mais il pensait quand même qu'il lui restait une part de responsabilité là-dedans. C'était ses croyances qui le poussaient à croire ça. Il tapait donc du doigt sur la table pendant un court instant, réfléchissant à ce qu'il devrait faire. Il se relevait peu après pour sortir de la pièce. Il en profitait pour demander des informations sur les blessures de la femme discrètement à un médecin qui n'était pas loin. Et quelques minutes plus tard il revenait, avec du papier et un crayon. Il inscrivait donc sur le papier son adresse pour le lui donner, le posant directement sur elle.

"-C'est mon adresse. Si jamais t'as besoin d'aide, n'hésite pas à venir me le dire."

Son ton restait distant. Il paraissait même froid. Dans son comportement ou son ton, il n'y avait aucune trace de chaleur qu'il lui présentait. C'était difficile de penser qu'il tenait vraiment à l'aider à cause de la blessure qu'il lui avait infligé. Il serrait donc ses dents pendant un long moment, avant d'exprimer trois mots à contre-coeur. Il se sentait presque déchiré de l'intérieur rien que de prononcer ces mots qui étaient si durs pour lui.

"-Je suis désolé."


Une envie de vomir lui prenait presque les tripes alors que ces mots sortaient de ses lèvres. C'était la sensation qu'il avait à s'excuser. Heureusement qu'elle ne pouvait pas voir l'expression que son visage avait actuellement. Il se rasseyait donc sur la chaise calmement. Il avait dit qu'il attendrait jusqu'au bout, et c'est ce qu'il ferait. Même s'il devra forcément dormir pas loin d'ici à cause de ça. Il ne pourra donc pas rentrer chez lui, auquel cas il s'en voudrait. Non pas parce qu'il avait une conscience coupable, mais que c'est directement lié à son caractère. Comment pouvait-il aller contre la personne qu'il était ?

"-J'ai demandé à un médecin à côté. Et ça a pas l'air d'être rien, donc je pense pas que pour l'instant "ça ira". Donc je vais t'aider pendant quelques jours."

Ce n'était pas une question, mais une affirmation, une affirmation où il ne tiendrait pas "non" pour une réponse. Même si elle dirait non, il l'aiderait quand même. Elle n'avait pas le choix à son regard, il le ferait qu'elle le veuille ou non. C'était un peu comme ce qu'il pensait: le Karma. Chaque action a des conséquences. Et son action a eu une conséquence qui aurait pu la blesser à vie. Pour une kunoïchi, avoir une blessure comme ça serait vraiment grave. Donc il l'aiderait jusque là, pendant quelques jours tout au plus.

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Mar 29 Mai 2018 - 3:50
Il avait été important pour elle de le remercier. Après tout, il l’avait amené jusqu’ici, alors qu’elle était celle ayant lancé les hostilités. Elle l’avait accusé de tout et n’importe quoi, le forçant à être victime d’une colère ne lui étant pas destinée. Honteuse, elle ne fit que baisser les yeux, hochant doucement de la tête. Il lui semblait être quelqu’un de bien. Certes froid et plus distant, mais quelqu’un qui avait un bon fond, et surtout, des valeurs semblant bien ancrées en lui. Finalement, alors qu’il quittait la pièce, elle ne put que pousser un lourd soupire, observant déjà tout autour d’elle pour avoir une idée de la meilleure façon de s’enfuir de l’hôpital. Hors de question qu’elle y passe la nuit. Elle était déjà prisonnière chez elle, elle n’avait pas besoin d’avoir l’impression de l’être ailleurs.

Il revint sans qu’elle ne le remarque, plongée dans des pensées qui n’avaient rien de très joyeux. De vieux souvenirs, le visage de son père, tout ce qu’il lui avait infligé du temps où il était encore en vie. Son adresse ? Pour quoi faire ? Elle n’était pas infirme et s’en remettrait. Par conséquent, elle n’avait pas besoin qu’il s’occupe ainsi d’elle, tout comme ne comptait-elle pas se rendre chez lui si problème il y avait. Il avait déjà fait bien assez, elle n’allait pas forcé plus sur ses épaules.

- Non, ne t’excuse pas. Tu t’es défendu alors que je t’attaquais. Tu n’as rien à te reprocher.

Levant son regard vers lui, il était tout aussi torturé que vide, partagé entre ce froid qui s’insinuait en elle et ce tumulte qu’il avait réveillé. Soupirant, elle s’appuya davantage contre ses oreillers. Il était sympa, mais elle n’avait pas besoin d’aide. Non pas était-elle forte, après tout, ce serait mentir, seulement… Elle n’aimait pas qu’on s’occupe d’elle. Habituée bien jeune à devoir prendre soin d’elle-même et ne pas pouvoir compter sur les autres, elle le faisait depuis ce temps. Les autres… Les autres pouvaient la trahir, la blesser et lui faire connaître douleur qui était plus que difficile à vivre. Elle n’avait qu’à penser à Sanadare pour se souvenir Ô combien était-il difficile pour elle que de faire confiance aux autres et, lorsqu’elle le faisait… Le résultat n’était pas glorieux.

- Si bien t’en fait. Mais si c’est seulement pour te permettre de dormir sur tes deux oreilles sans sentiment de culpabilité… Sache que tu n’es pas obligé de rester. Je vais m’en sortir.

Comme à chaque fois.

La nuit tombée, il dormait sur la chaise tandis qu’elle n’avait pas fermé l’oeil. Se levant, discrètement, non sans une grimace de douleur, elle effectua quelques mudras pour venir faire taire cette dernière le temps de sortir. Un contact vif et discret sur Ryo lui permis de venir neutraliser tout son système nerveux, temporairement, qu’il ne remarque pas sa fuite.

Quittant ainsi l’hôpital sans demander son reste, elle ignorait tout de ce qui l’attendrait une fois le soleil levé. Et mieux valait qu’elle profite de cette dernière nuit d’innocence, la dernière où elle avait pu se sentir un tantinet apaisé, voir même sereine, notamment lorsqu’elle avait joué de sa guitare.

Parce que dès le lendemain, des choix allaient se faire. Des choix qu’elle n’était peut-être pas prête de faire.

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I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
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Mer 30 Mai 2018 - 19:21
Evidemment, des mots auxquels il s'attendait faisaient face. "Tu n'as pas à t'excuser" après qu'il se soit excusé. C'était quelque chose qui lui laissait un goût amer dans sa bouche. Mais il préférait ne pas revenir dessus et plutôt oublier ce qu'il venait de dire. C'était mieux d'oublier que de se rappeler ce genre de moments où il s'excuse, quelque chose qu'il a horreur de faire. Mais une chose qui était très bonne, était qu'elle s'était calmée. Très calmée. Trop calmée peut-être ? On aurait dit quelqu'un de docile. C'était quelque chose d'assez étrange sur elle qui paraissait si féroce plus tôt dans la journée. Il reposait donc son regard sur elle après avoir regardé dehors par la fenêtre quelques temps.

"-C'est pour être moral avec moi-même que je fais ça. Pas pour autre chose. Je fais ce que je veux."

Il ne parlait plus. Il restait silencieux. Après tout, il n'y avait plus grande chose à se dire. C'était même presque un silence gênant. Et ce silence pesait tellement qu'il commençait à se sentir fatigué. Fatigué à tel point qu'il commençait à s'endormir, petit à petit .. Ses paupières devenaient lourdes, et elles se fermaient alors qu'il commençait à dormir assis avec les bras croisé sur son torse. Il ne sentait même pas la main posée sur lui pour bloquer ses sens par la jeune femme. Et quelle ne fut pas sa surprise le lendemain matin, quand il se réveillait de sa chaise pour voir un lit vide et une fenêtre ouverte ? Et bien sûr il pensait qu'elle était juste partie déjeuner un peu plus loin. Mais après avoir demandé à côté, il l'avait compris; elle était partie.

Ses poings fermés, ses yeux montrant une colère réelle, il s'approchait de la fenêtre pour regarder dehors. Il se calmait juste après, mais ça ne suffisait pas. Il restait irrité. Elle était partie sans même lui dire au revoir. Il se sentait même trahi. Certes, sa relation avec elle était infime; une simple connaissance dont il appréciait la présence. Il partait donc de l'hôpital pour rentrer chez lui, toujours sous cette tension qui sortait de son corps pour être presque palpable. Il ne savait pas s'il serait capable de la revoir un jour, seul le destin le pourrait. Et forcément, il chercherait de temps en temps quelques informations à son sujet, pour savoir si elle est en vie ou ce genre de choses.

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Les mélodies du coeur [Ft. Sendai Ryo]

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