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L'Étincelle de l'Hinoishi [Membres]


Sam 5 Mai 2018 - 3:00
Hayai Taishi soupira, s’appuyant dans son coussin. Il se sentait fatigué, mais pourtant plus en paix que jamais. Il avait l’impression d’avoir enfin trouvé une voie qu’il pouvait emprunter sans hésitation, comme si la course de vie avait pris bien des chemins tortueux dans les dernières années. On ne pourrait jamais comparer sa vie d’avant à celle d’hier, et encore moins aujourd’hui. Ou soirée plutôt, vu la nuit qui prenait son dû. Ses mains effleuraient les cordes de sa petite guitare.

Il était dans une clairière au plein cœur de la forêt de Konoha. Pas n’importe quelle clairière non plus. C’était ici, il y a quelques années, que l’imbécile avait été trouvée, à moitié morte et tout aussi débile. Et il y a quelques jours, là où on avait confirmé sa vraie mort, la dernière dans son parcours d’idiote, un vrai chaos du début à la fin. L’espace avait un peu changé, une plateforme de bois avait été installée sur le sol, un labeur qui lui avait pris plusieurs jours. Sur la structure qui agissait comme un plancher, une table à peine au-dessus du sol et des coussins autour, une tradition de son clan nomade. Tout ça n’était pas uniquement esthétique. Des sceaux placés dans les matériaux permettaient à Taishi de déplacer ce petit « QG » un peu partout, rapidement et efficacement.

Parlant du clan, les Hayai avait rapidement plié bagages. Même Taishi n’était pas certain de la localisation de sa famille. Il avait cru à un moment qu’il serait banni ou excommunié après avoir failli à son devoir antérieur – servir Iwa afin de maintenir le clan en emploi de celui-ci – mais son vieux mentor, Kaa, s’était contenté de lui mettre la main sur l’épaule avec un sourire avant d’ordonner à tout le monde de plier bagage. Taishi était resté perplexe.

Ce soir était spécial parce que c’était un pas en avant, mais aussi le seuil qui empêcherait le retour en arrière. Taishi n’était pas certain d’être à la mesure de ce qu’il allait tenter, mais n’oubliait pas qu’il n’était plus seul. En vérité, bien plus de gens sympathisants à sa cause se présentaient qu’il ne l’aurait pensé. Son regard se posa sur Kurai Aimi. Il devait beaucoup à cette femme et son réseau de contacts important. Elle avait d’ailleurs beaucoup plus d’affinités avec les gens, même si elle prétendait être là uniquement pour le gain monétaire. Elle l’aurait, mais il y avait bien plus à la clé et c’était peut-être ce qui l’avait vraiment amenée ici, ce soir.

Pas loin d’elle se tenait Koko. Taishi n’était pas certains des motivations ayant amené son ancienne et brève élève à abandonner son village pour lui et son plan idiot. Il avait d’ailleurs pensé un moment qu’elle puisse être un espion d’Akimoto. Mais ça semblait improbable, le Tsuchikage n’ayant même pas tenté de le retrouver. L’ancien Jônin se demandait si ses propres conseils n’avaient pas menées à sa propre perte. N’avait-il pas encouragé le géant orange à être impitoyable et décisif ? Certes, mais pas au point d’agir par la violence pour la seule raison que c’est une possibilité… Il suspectait que le Tsuchikage espère encore son retour. Comme Tengu, il avait bénéficié d’une marge de manœuvre qu’aucun autre shinobi d’Iwa ne pouvait se prétendre. S’il retournait au village, ce soir, demain ou dans une semaine, personne ne poserait de question sinon le Kage en personne. Malgré cela, Taishi n’avait aucun doute que son temps en tant qu’Iwajin était terminé. Cette certitude était née au moment où le feu avait dévoré sa maison et celle de l’imbécile. Il appartenait à ce feu désormais.

Il y avait plusieurs autres personnes que Taishi connaissait moins, mais qui avaient la confiance d’Aimi, ce qui lui suffisait. Pas qu’il soit inquiet outre-mesure, son projet avait l’avantage de ne vraiment nuire qu’à un nombre restreint d’individus sur le territoire, et peu d’entre eux étaient de vraies menaces. Certes, il pouvait penser à deux ou trois problèmes, mais… L’Hayai fit signe à Glouba qui opina de la tête, écriant le signal de début de la rencontre.

« GOBBLE GOBBLE GOBBLE GBLGBLGBLGLBGLGLBGBL ! »

Après un son si majestueux qui imposa le silence, Taishi se releva, faisant face au groupe.

« Bienvenue à tous, et merci d’être ici, surtout dans un délai si restreint. Je suis Hayai Taishi. »

Son regard se profila dans le petit groupe.

« J’avoue ne pas vraiment être un bon donneur de discours, alors j’irai directement au but. Nous avons ici des gens de toutes origines, de tout âge et d’expériences variées. Ce que nous avons en commun, c’est l’intérêt de faire du pays du Feu un meilleur endroit pour ses habitants, pour toutes sortes de raisons. Certains sont là pour l’aspect monétaire, d’autres ont vécu la guerre civile. Je pense que certains sont même des anciens membres du Soshikidan, je pense ? »

Il hocha de la tête.

« Je n’ai pas l’intention de juger quiconque sur ses intentions. Ce que nous allons entreprendre ne nécessite pas les actions du passé mais bien celles que nous prendrons dans le futur. La seule chose qui vous sera requise ici, ce sera votre loyauté non pas envers moi ou même le groupe, mais simplement envers la cause. Si quelqu’un a un problème avec quelqu’un d’autre ici… Je m’en fiche pas mal, honnêtement. Arrangez-vous. »

Il se rassied.

« Voilà, je pense que c’était plutôt cool comme introduction, non ? Je ne veux pas rallonger ce truc plus que nécessaire, mais j’aimerais si tout le monde prenait une minute pour se présenter, question de savoir à qui on a affaire. Votre nom ou surnom, vos origines, et pourquoi vous êtes là, du moins comment. Ensuite nous parlerons de cette initiative qui nous unira à partir de maintenant. »




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Sam 5 Mai 2018 - 4:02

La voilà rendue guide forestière...

Aimi souriait, pourtant son envie de grincer des dents était grande. En effet, si le Hayai l'avait convaincue de fusionner avec lui, pour monter un groupe hein, Aimi restait sur quelques réserves quant aux raisons l'ayant poussé à accepter et même recommander l'action qu'il préparait. De son bord, les acolytes étaient A-DO-RA-BLES, de vraies crèmes. Ce que lui ramenait le Hayai était un dindon et une miss snob de première classe... Pour avoir rencontré Eiko malgré elle, Aimi savait qu'elles ne seraient pas les meilleures amies du monde, d'une part par le caractère de la Zetsu, mais d'une autre parce qu'elle soutenait le brun et donc par extension, l'imbécile de Glouba. Pas fiable donc...

Mais... Mais !

-Alors toi... Tu ne manques pas de toupet, pas plus que paie pour attendre. Marmonnait-elle en approchant d'un individu en particulier.

Il était parti avec la totalité des gains de leur dernier contrat, sans rien lui dire, comme ça, envolé ! Après toutes leurs années ensembles alors qu'il avait même encore son plumage d’oisillon ! Ingrat. Son premier bonjour s'adressait au volatile qui venait de glouglouter, sans s'attendre à la surprise que lui avait réservée Taishi visiblement. L'avait-il prévenu qu'il avait retrouvé la vieille connaissance qui voulait le déplumer pour le rôtir ?

Certainement pas, Aimi s'était bien gardé du détail pour pouvoir avoir une occasion dans ce genre-là. Pourtant, le moment ne se prêtait pas aux débordements, à la place, elle fusillait du regard le dindon qui glouglouterait amer désormais. Ohh celui-là il allait l'entendre ! Parce que c'était principalement à cause de lui qu'Aimi était ici. Pour Glouba qu'elle avait approché Taishi et de fil en aiguille, il l'avait séduite avec ses idées de protecteurs d'Hi. Aimi pouvait se reconnaître dans bien des descriptions, il était vrai qu'elle avait soutenu bec et ongle que sans pactole à la clé, elle ne voudrait rien savoir de l'affaire. Mais c'était comme quand elle disait qu'à partir de maintenant elle ferait payer ses soins... Cela n'arrivait jamais. Certains disaient qu'elle était neuneu, d'autres qu'elle avait bon coeur. Même Aimi n'aurait su dire où la vérité se situait, c'était un peu des deux ?

Le discours fut bref et concis, à l'image des capacités que lui avait montré le Hayai, mais l'attention de la Kurai se dirigeait davantage sur la construction pour le moins rudimentaire. Pourquoi cet endroit ? Et c'était quoi ce truc immonde ? Beaucoup de questions qu'elle n'avait pas vraiment envie de poser tout de suite, mais s'il croyait qu'elle ferait le voyage jusque là à chaque fois, il se mettait le doigt dans l'oeil. Son sourcil s'arquait devant le commentaire sur les problèmes, Aimi ne pouvait pas s'empêcher de fixer Glouba, puis Eiko, les deux qui lui poseraient problème à coup sûr. Arrangez-vous hein ? Elle lui rappellerait à l'occasion s'il venait se plaindre... Mais là l'heure était aux présentations, aussi Aimi, fut aussi brève et concise que celui qui l'avait convié.

-Je saute mon tour, vous me connaissez déjà tous et mes raisons aussi, je les ai exposées à celui qui m'a enrôlé et ceux que j'ai recrutés à mon tour.

Puis qu'Eiko et Glouba soient mis au parfum ou pas, elle s'en foutait royalement. Esprit d'équipe hein... oui, mais sélectif visiblement... Le stratagème lui permettait aussi de ne pas dévoiler son plaidoyé devant le brun qui n'avait pas besoin d'en savoir trop sur ses méthodes...

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Sam 5 Mai 2018 - 14:38
Silencieuse. Elle était bien silencieuse, ces derniers temps. Une vieille habitude. Se taire lorsqu’elle cherchait à fuir la réalité. Quelque chose clochait, chez elle. Son regard vite, sombre, qu’elle posait sur les autres sans même daigner répondre. Elle se protégeait, en quelque sorte, comme elle l’avait longuement fait par le passé. Bien que cette fois-ci, elle savait pertinemment qu’elle ne pouvait pas se contenter de se buter dans un mutisme forcé. Ce serait idiote. Immature même. Et puis, n’ayant désormais que très peu de personne sur qui compter, en territoire inconnu pouvant se montrer hostile, elle était bien loin de la sécurité que lui avait offert sa haute tour devenue prison. Et donc, au final, elle se contentait d’être le plus silencieuse possible, tentant lentement mais sûrement de se remettre sur pied.

Que faisait-elle ici ? La question valait la peine de se poser. Dire qu’elle avait pris le temps de longuement y réfléchir serait mentir. Peut-être sa décision avait-elle été précipitée et d’un manque flagrant de maturité. Sûrement oui. Elle avait eu ce besoin de fuir, de quitter le village où elle avait grandi. Plus rien ne la rattachait là-bas, la seule qui comptait réellement ayant été tuée en prison. Assassinée. Et personne n’allait faire quoique ce soit. Après tout, pourquoi s’en soucier ? Bon débarras que devaient se dire nombreuses personnes. Ses poings se serrèrent rien qu’à cette idée qui lui donnait la nausée. Et donc, au final, elle était ici, ayant suivi l’homme qui avait brièvement été son sensei avant qu’ils ne quittent tous les deux les rangs iwajin. Et elle l’avait écouté, longuement, concernant son projet. Venir en aide à Hi, malheureux pays ravagé depuis trop longtemps par la guerre.

Pouvait-elle réellement prendre part au projet ? Ne s’était-elle pas trouvée dans le palais seigneurial, du côté des villages cachés, lorsque tout avait éclaté ? Un massacre qui lui donnait encore des cauchemars. Impuissante, elle n’avait rien pu faire. Elle avait tenté de se donner du courage, pour au final se retrouver blessée sans n’avoir rien pu faire. Était-ce alors hypocrite de désormais affirmer vouloir défendre ceux qu’elle avait abandonné une fois ? Sûrement, oui. Mais c’était toujours mieux que de ne rien faire. Sans compter qu’il s’agissait peut-être bien du premier geste concret qu’elle faisait vis-à-vis de son désir de paix, rêve innocent d’un monde utopique. Elle qui l’avait toujours souhaité en étant toujours trop lâche pour s’opposer, dire ou faire quoique ce soit, il s’agissait-là d’un bon début. Oui, sûrement…

Autour de la table, elle se trouvait aux côtés de Taishi, le regard passant calmement sur tous ceux aussi présents. Des gens qu’elle ne connaissait pas. Elle n’aimait pas les inconnus. Elle n’avait jamais réellement été à l’aise avec les autres. Semblerait-il qu’elle allait devoir s’y faire. Elle saurait sûrement faire sa part des choses, ou enfin, en partie… Son regard s’arrêta sur celui de l’autre femme du groupe. Une demoiselle qu’elle avait eu le loisir (ou le malheur ?) de rencontrer, alors qu’elle allait se recueillir près de sa défunte meilleure amie.

- Semblerait-il que la politesse n’est pas donnée à tous. Ou alors est-il seulement que tu ne sais pas ce qu’est l’esprit d’équipe ?

Un ton agacé, presque agressif, alors que ses prunelles azurées étaient devenues tempêtes, tirant désormais vers un gris orageux.

- Zetsu Eiko, anciennement l’élève de Taishi, si l’on peut réellement dire ça du peu de temps que ce fut le cas… Quant à ma présence ici… Les choses sont trop compliquées pour être brièvement expliquées, mais je pense pouvoir dire que j’ai les intérêts du pays à coeur, tout comme un désir de paix durable.

Sa voix était cassée, comme si parler lui était difficile. Ce n’était pas faux. À chaque mot, elle se voyait combattre de vieilles habitudes, notamment celle de s’enfermer quelque part dans son esprit pour ne pas avoir à confronter le monde autour d’elle. Elle soupira, son regard s’attardant un peu sur tous et chacun, alors que son agacement devint lassitude. Taishi voulait réellement travailler avec elle ? Semblerait-il alors qu’elle n’aurait d’autres choix que de la tolérer… Et ce, quand bien même que l’idée de l’abandonner derrière ne lui faisait ni chaud ni froid. Bon, elle ne se devait pas de penser ainsi, ils travaillaient tous ensemble, dans un but commun. Il ne s’agissait pas de loyauté envers eux mais bien envers la cause.

La jeune Zetsu saurait faire sa part des choses. Du moins, c’était ce qu’elle croyait. Dépendamment de comment cette dernière agissait. Et peut-être bien de comment fatiguée se retrouvait-elle...

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I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
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Sam 5 Mai 2018 - 15:56
Donc : une tenue de combat avec un long manteau et en majorité vert feuille, le tout de forte bonne qualité, c'est bon. J'ai même eu l'audace et l'ouverture d'esprit de retirer les marques de croc de mon clan pour les remplacer par le symbole du Hinoishi sur mes deux joues... Si ce n'est pas faire patte blanche, je ne sais pas ce qu'il faut faire. Je veux rester avec ma maîtresse, mais plus que tout, je suis sur le pied de guerre, enfin façon de dire.

"C'est peut-être prématuré, mais... Je veux vraiment montrer ma volonté de participer à cela."

Fébrile, enthousiaste, plus que jamais même. Aimi m'avait expliqué le pourquoi du comment et plus que jamais je n’avais bu ses paroles. Notre rencontre était due au destin et je le savais, mais je n'aurais jamais imaginé que les dieux ait poussé ne chemin aussi loin. J'aime mon pays, j'aime sa population et pouvoir être un rouage, aussi faible et fragile soit il pour aider celui-ci est un honneur et un privilège. Même sans tout ça, j'aurais suivi ma maîtresse, mais le fait que je sois et me sente impliqué dans cette démarche est un plus n'est-ce pas ?

Je suis Aimi plus par politesse qu'autre chose, aucun d'eux n'a pensais à cacher leurs odeurs que je suis avec une facilité déconcertante. En même temps, une dinde au milieu d'une forêt ça laisse une trace très reconnaissable... Rokurô me suis, il est détendu et partage ma joie par notre lien si spécial, en fait on frétille comme deux chiots jouant dans la forêt plus que l'on ressemble à des ninjas c'est certain.

Je retrouve un minimum de sérieux à l'approche du lieu de rendez-vous. Une fois approché celui qui est assurément notre chef de meute, notre posture à moi et mon ninken sont clairs : Tête, oreille et queue basse pour mon compagnon canin, mains tendues en avant et paume dans sa direction. Ce sont des signes forts à qui sait les décoder, j'accepte sa supériorité et montre que je n'ai pas d'attention belliqueuse.

Mon regard se tourne vers Taichi le temps de l'observer, mais à aucun moment je ne me permets de croiser son regard, ça serait impolie et un signe de dominance ce qui n'est absolument pas ce que je souhaite ou même montre naturellement à son égard. C'est pour les mêmes raisons que l'on ne s'est pas permis de marquer ce territoire... On a quand même pris nos précautions aux abords de la zone, on n'est plus des petits et ça serait humiliant de nous oublier devant notre chef parce que notre vessie et trop pleine.

Le chef prend la parole, explique ce qu'il a dire et s'installe en nous laissant nous présenter. Je me lève, moi et mon cher Ninken nous approchons de lui et allons faire la même chose qu'a Aimi la toute premiere fois. S'ils nous acceptent, alors il va devoir aussi le faire avec nos petites particularités... Je mets un genou à terne face à lui et Rokurô s'assois, je lui prends une main et lui lape délicatement pendant que mon compagnon animal fait de même... Je ne vais pas insister, vous avez compris, encore une marque de respect et de dominance vers le maître de notre meute.

Une fois fait, je mets ma main sur le coeur, baisse la tête et retourne m'installer. Même si je porte deux flammes sur les joues plutôt que les crocs rouges de mon clan, entre le chien ninja qui m'accompagne, mes mimiques et mes yeux je pense que ce n'est pas dur de deviner de quels clans je suis.

"Je suis Inuzuka Momohime. Je suis la chienne de Kurai Aimi et lui appartiendrai jusqu'à mon dernier souffle, par une dette héritée de mon ancêtre. Mais je ne suis pas ici par devoir, enfin ci, mais pas envers elle. J'aime mon pays, j'aime encore plus son peuple et l'idée de lui être utile ne saurait être plus douce à mon coeur. Je suis ici pour protéger et servir, pas un seigneur, mais notre peuple."

Puis je laisse la parole aux autres, toujours le regard vers le bas et avec tout ce qui y est associé pour me montrer la plus pacifique, ouverte et servile possible. Posture que j'ai de manière plus naturelle que l'on pourrait le croire, surtout grâce ou à cause de la présence de ma maîtresse. Enfin bon, je bats métaphoriquement de la queue avec un air enjoué alors que Rokurô lui ne cache pas du tout.

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Sam 12 Mai 2018 - 18:13


Certains étaient réunis par l’influence d’Aimi tandis que d’autres avaient suivi le brun, deux des piliers qui semblaient indirectement prendre la charge parmi le groupe. Écoutant attentivement l’introduction du brun qu’il entendait pour la toute première fois, Haise était relativement concentré par ce moment clé. Buvant chacune de ses paroles comme si c’était une boisson, il prenait son temps de déguster et de savourer le tout afin de savoir s’il allait en demander plus ou le recracher directement. Ainsi, l’introduction fut excessivement brève, mais concise. Après tout, il ne servait à rien de déblatérer des propos sans fin. De ce fait, il aimait le fait que la loyauté de chacun des membres était associé à la cause et non aux individus. Ne les connaissant pas assez pour pouvoir leur donner toute sa confiance, Haise demeurait méfiant surtout que l’organisation était complètement différente à l’interne comparé aux autres organisations qu’il connaissait.


S’en suivit ensuite de l’introduction des autres sur lequel Haise gardait sa concentration. Étant totalement transparent sur son faciès, il laissait aisément voir que la courte prise de parole d’Aimi le faisait rire. Il savait pertinemment les raisons pour lesquelles elle était là. Du moins, il savait ce qu’elle lui avait dit ce qui n’était pas un nombre élevé d’information. Malgré tout, il avait étrangement confiance en cette femme qui inspirait une aura de confiance.

Malgré tout, cette sensation ne semblait pas faire l’unanimité. Haise semblait déjà voir une certaine tension se créer alors que la seconde femme vint se présenter de manière brutale. Laissant un léger sourire franchir ses lippes, Haise s’amusait à regard Aimi, puis la Zetsu. S’amusant à le faire de manière répétée, il observait à tour de rôle les expressions de chacune d’entre elles. Pourquoi se détestait-elle autant ? Cette histoire risquait d’être intéressante et Haise comptait suivre cela de prêt. Il n’était pas du genre à aimer la discorde. Malgré tout, il savait que les rivalités permettaient la naissance de belles chimies cachées. C’est d’ailleurs à ce moment qu’il crut reconnaître quelques traits de la Zetsu. L’avait-il déjà croisé à Iwa?

Puis, alors qu’il pensait avoir tout vu, il fut contraint d’arquer un sourcil lorsqu’un membre vint se présenter comme étant la chienne de Aimi. Sur le coup, Haise se retint de rire bruyamment, chose qui ne fut probablement pas subtile jusqu’à ce qu’il rigole légèrement. Fixant Aimi, on pouvait clairement y lire dans ses iris une interrogation des plus normales : Que lui avait-elle fait pour avoir un chien de poche aussi docile ?

Soupirant face aux explications qui finirent par rendre la situation moins pire qu’elle ne l’avait paru, Haise fit mine d’être sérieux avant de prendre un ton plus important. Or, dès lors, son regard plat et non impressionné se transforma presqu’en brasier ardent.

- Yo! Je suis Bakuhatsu Haise, ancien membre d’Iwa et du Soshikidan. On s’est fait avoir par un l’organisation et j’ai décidé de déserter, encore. Comme on dit, jamais deux sans trois.

Marquant une pause, il venait de se mélanger et de se tromper d’expression.

-Euh, je voulais dire, un c’est bien, mais deux c’est mieux!

Passant sa main dans sa chevelure en rougissant, il était quelque peu gêné de s’être trompé de manière si évidente. Par contre, il poursuivait comme si de rien était avec le sourire.

-J’ai rejoint l’organisation par Aimi et mon but est de briser les fondements inégaux sur lesquels la société réside pour aider le peuple et instaurer un mode de vie beaucoup plus sain.

Marquant un sourire fier, il baladait ses iris alors qu’il se demandait ce que tout cela allait donner. Disaient-ils tous des paroles en l’air? Il n’en avait que faire. Au plus profond de lui-même, il avait hâte de voir si cette union plus ou moins improvisée provoquerait quelque chose de beaucoup plus grand qu’il ne l’avait envisagé.

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Mer 16 Mai 2018 - 2:46
Daiki avait encore du mal à accepter la triste réalité des choses. Quelques jours plus tôt, il était rentré au bercail, pour la première fois en onze ans. Plein d'espoirs, ses illusions n'avaient pas tenu coup face à la dure réalité. Heureusement pour lui, alors qu'il était au plus bas, songeant même à rebrousser chemin et abandonner définitivement tout espoir pour sa terre natale, le jeune Sarutobi avait retrouvé une silhouette familière dans tout ce chaos ; Kurai Aimi. La jeune femme l'avait aidé par le passé, il y a tant d'années, en soignant son frère et en leur indiquant la route de l'Académie...Et aujourd'hui encore, elle avait été ce qui sauva Daiki de la déroute. Peut-être était-il naïf de croire ainsi en elle, mais ce qu'elle lui avait raconté lui avait donné espoir, aussi faible la lueur pouvait-elle être...Encore sous le choc, Daiki n'avait pas tout compris à son discours, mais celle qui devint rapidement sa sensei lui avait parlé d'un petit groupe d'individus disparates, des âmes perdues à la recherche d'un but, bientôt unies par un désir commun de changer les manières de faire et de sauver ce pays des mauvaises influences. N'ayant rien à perdre, le jeune singe s'était laissé convaincre. Ayant toujours un deuil à faire, il lui avait promis de la rejoindre au lieu de rendez-vous au moment venu pour rencontrer les autres.

C'est ainsi que Daiki avait quitté la capitale plutôt dans la journée, pour s'enfoncer dans la dense forêt hijin pour voyager jusqu'à une petite clairière en plein cœur des bois. Pourquoi cet endroit plutôt qu'un autre? Le jeune irou ne pouvait pas prétendre savoir, pour lui, cette réunion aurait aussi bien pu se dérouler dans la première taverne du coin...Anxieux, il avait voyagé toute l'après-midi avec l'appréhension de cette rencontre. À plusieurs moments, chaque fois qu'il regardait au-dessus de son épaule pour s'assurer que personne ne le suivait, il avait pensé rebrousser chemin. Ferait-il vraiment une différence dans un tel groupe? Lui qui n'avait rien connu du monde, rien d'autre que les pages des bouquins que ses mentors lui avaient donné à lire sa courte enfance durant.

Au final, ses convictions s'étaient montrées plus fortes que ses hésitations. À la nuit tombée, il s'était retrouvé aux portes de la clairière indiquée par sa sensei. Daiki avait resserré son écharpe verte autour de son cou avant de prendre une grande inspiration avant de nerveusement pénétrer dans l'ouverture entre les arbres. Au centre de la petite étendue gazonnée se trouvait une plateforme de bois sur laquelle reposait une table basse et quelques coussins, sans attendre il s'y dirigea pour rejoindre les autres. Le pourtour de la table était déjà bien rempli, laissant Daiki penser qu'il devait être le dernier à devoir arriver.
- Pardonnez mon retard! dit-il en s'inclinant poliment.
Prenant place sur le coussin libre à proximité de sa sensei, il jeta un rapide coup d'oeil autour de la table pour regarder les autres. Visiblement, le Sarutobi était le plus jeune du groupe et cela par plusieurs années. Outre Aimi qu'il connaissait, et la jeune femme sauvage avec son chien qu'il avait aperçu à Yugure avec Aimi, Daiki ne reconnaissait aucun des visages. La réunion ne semblait pas avoir commencé, ce qui renforça l'idée selon laquelle ils l'attendaient avant de pouvoir débuter. L'homme qui jouait de la guitare lors de son arrivée prit la parole en premier, énonçant un discours vaguement inspirant sur ce qu'il espérait construire avec ce groupuscule, piquant encore davantage la curiosité du jeune homme. Ainsi, s'agissait-il donc du fameux Taishi dont Aimi lui avait parlé, l'un des chefs de cette organisation fleurissante. L'homme demanda ainsi à tout le monde de se présenter brièvement. Le tour de la Kurai venu, Daiki esquissa un petit sourire. De par son intervention, il la reconnaissait bien...
- Oïe sensei! Faite un effort, vous ne montrez pas l'exemple. dit-il simplement à l'intention de la Kurai en soupirant.
Ainsi, l'un après l'autre, les membres du groupe se présentèrent. Quelque chose frappa cependant le jeune Sarutobi...À l'exception de l'Inuzuka, aucun d'entre eux ne semblait avoir de racine aux Pays du Feu. Pourquoi alors? Pourquoi se joindre sous l'étendard de la Volonté du Feu afin d'aider la population Hijin? Étant originaire d'ici et ayant connu les horreurs, Daiki se sentait personnellement concerné par les malheurs de son pays...mais eux, pourquoi l'étaient-ils? Avant qu'il ne puisse se poser davantage de questions, son tour vint de faire les présentations. Nerveusement, Daiki se redressa en ajustement une nouvelle fois son écharpe avant de prendre la parole.
- Je m'appelle Daiki. Et je suis un Sarutobi, le dernier si cela se trouve, je n'en sais rien...Je suis originaire d'ici, mais j'ai vécu toute ma vie en exil à cause de la guerre. J'ai décidé de rentrer quand j'ai entendu dire qu'un nouveau Seigneur allait être nommé. J'espérais trouver mon clan et la paix, mais à mon arrivée la capitale avait déjà été dévastée...
En disait-il trop? Il ne voulait pas non plus que les autres le prennent en pitié à cause de son passé. S'arrêtant quelques instants, Daiki balaya ses collègues du regard pour juger de leur réaction. Il inspira profondément avant de continuer.
- C'est Aimi-sensei qui m'a trouvé et m'a parlé de vos plans...Tout ce que je veux c'est la paix, qu'on arrête de s'entretuer. Que ma terre natale redevienne ce qu'elle était, ce dont je me souviens d'elle...
Daiki se souvint alors d'une clairière, pas vraiment différente de celle-ci, tout juste adjacente à la capitale et la demeure de son clan. Il s'y revoyait en compagnie de son frère et de ses parents, un soleil radiant au-dessus d'eux, une douce brise sur sa peau...Il ne devait avoir que trois ou quatre ans à l'époque, il ne s'agissait donc que d'un lointain souvenir dont il pouvait à peine se remémorer. C'était l'une de ses mémoires qu'il chérissait le plus, son dernier souvenir intact d'Hi no Kuni, le seul souvenir qui n'avait pas été taché par le sang de la guerre. Daiki avait toujours été un grand rêveur, ses professeurs de l'Académie lui avaient toujours reproché...Mais il ne pouvait pas s'en empêcher. Il avait grandi en exil, se nourrissant des histoires de son grand frère sur leur famille et sur la forêt de feu. Tout ce qu'il voulait, c'était pouvoir en profiter, par lui même, sans que la destruction qui menaçait son pays depuis tant d'années ne plane au-dessus de sa tête.

Terminant de parler, le Sarutobi fit un petit sourire nerveux en attendant la suite tout en glissant une main dans sa folle chevelure blanche qui battait au vent.

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Ven 18 Mai 2018 - 16:57
Taishi jeta un regard au groupe. Comme Aimi l’avait dit, il s’agissait bien d’individus issus de passés bien différents les uns les autres. La réaction de la plantureuse médecin était étonnamment la plus obtuse, d’ailleurs. L’ancien Tengu n’aurait jamais pensé que la plupart aurait des motivations éloignées de l’aspect monétaire. Cela lui donnait de l’espoir, mais la partie était loin d’être jouée et ils avaient fort à faire.

Une certaine animosité semblait exister entre Aimi et Koko, mais Taishi préféra ne pas s’en mêler. Il n’existait qu’une seule situation bien particulière où se placer entre deux femmes était positif, et ce n’était certainement pas le cas pour l’instant du moins.

« Je comprends ton commentaire Koko, mais ce n’est pas faux de dire que nous savons tous déjà qui est Aimi. Et certains d’entre nous en savent encore davantage… »

L’Izunuka lui arracha un sourire avec les motifs déjà tracés sur ses joues et ses cheveux de feu. Quelqu’un lui avait déjà vendu le logo de l’organisation au dirait, probablement Aimi. Mignonne, mais l’animal qui se baladait à ses côtés était un frein plutôt efficace aux rapprochements dépassant le cadre professionnel. À réfléchir.

« Tu auras l’occasion d’aider Hi, je peux te l’assurer. Merci d’être là. »

L’ancien membre du Soshikidan fit un jeu de mots maladroit surtout vis-à-vis son ancienne affiliation, mais Taishi en éclata de rire quand même. Comme il l’avait expliqué précédemment, il en avait peu à faire de la possible trahison ou abandon d’un ou plusieurs membres du groupe. La cause progresserait par son propre but. S’il devait le faire seul, ainsi il en serait. Le Sarutobi fut le dernier présent mais Taishi était tellement en retard lui-même, une ironie si on considère les talents particuliers de l’homme, qu’il n’en fit pas vraiment un cas. Ses intentions semblaient encore plus sincères que celles de Taishi, ce qui lui assura un certain respect.

« Les Sarutobi sont un clan célèbre pour le pays du Feu. Ta présence nous aidera sans aucun doute. Ne te laisse pas dérouter par le mal-haise créé par… Haise… Hmm… Bref. »

Il se releva en croisant les bras, un autre signe d’un gars peu habitué aux discours.

« Je pense que nous avons fait le tour. Ah, oui, évidemment, je dois mentionner la présence de Glouba Fett – en pointant le dindon affublé d’un casque-. Glouba est un chasseur de prime, vous avez peut-être entendu parler de lui. Toujours est-il que nous pouvons désormais parler de l’organisation elle-même. »

Il désigna les joues rosées de l’Inuzuka.

« Les évènements passés au palais m’ont fait réaliser plusieurs choses, si ce n’est que ce pays n’a pas une voie ferme vers l’avenir. Le chaos l’encercle, et il n’est victime que de l’ambition des autres. Une proie à la violence que les villages shinobi ont amenée. On ne peut pas vraiment blâmer que ce soit ainsi, les forces militaires ont rapidement vu bien des choses envers le pays du Feu. Un immense territoire riche en ressources, et forte d’une nombreuse population aux multiples talents. Un puissant héritage. Mais aussi une terre qui a perdu ses clans ancestraux, et qui rejette l’idée du shinobi. Une victime idéale de ceux qui ont embrassé le concept du ninja moderne depuis les 200 dernières années. Une victime du cercle de haine qui étreint le continent. »

Il ravala sa salive.

« Les shinobis se battent parce qu’ils en sont capable. Et les villages utilisent cette force pour la simple raison qu’ils la possèdent, et pas leur adversaire. À l’heure actuelle, Hi est comme l’enfant chétif qui se fait harceler par les plus grands. Je souhaite donner à ce pays les moyens de se défendre, mais ce n’est pas la terre que je souhaite protéger mais bien ses habitants. Je ne souhaite pas non plus mener ce peuple mais bien le servir. Et je souhaite dorénavant combattre par amour et non par intérêt. Notre philosophie posera la compassion comme chemin vers la fin des conflits, et vers la paix. »

Il sortit un kunai verdâtre de sa poche et le fit tourner entre ses doigts.

« Mais nous ne serons pas passifs et naïfs pour autant. Notre désir de paix sera plus féroce que les ambitions des conquérants de ce monde. Nous serons incessants, insaisissables, et sans compromis dans notre amitié envers ce territoire et ses habitants. Ce sera une voie difficile, incompréhensible pour ces individus qui servent leurs propres intérêts. Ils nous demanderons « Pourquoi ? » »

Il se pencha vers le brasier disposé au centre de la plateforme et arracha quelques étincelles en frictionnant le Kunai contre l’une des pierres du foyer. Une flamme se mit à crépiter après quelques instants, prenant rapidement en intensité.

« Nous le ferons par choix. Pour mettre fin au cycle de haine. Pour un meilleur avenir envers Hi, mais aussi le reste du monde.»

Les flammes s’élevèrent et illuminèrent la nuit.

« Une volonté de feu, pour le feu. L’Hi no Ishi. »

Il soupira, pas habitué à parler autant et presque embarrassé, lui qui préférait en général la discrétion. Néanmoins, il se sentait satisfait.

« Si vous avez des questions, c’est le moment. Il est encore temps de partir si vous ne vous identifiez pas dans ce concept. Ensuite nous parlerons de nos objectifs et des moyens plus concrets que nous emploierons pour réaliser ce projet. »






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Ven 18 Mai 2018 - 18:16
Inutile de relever la remarque d'Eiko, d'autant plus que Taishi s'en chargerait plus tard, mais sur le coup, simplement Aimi l'avait ignoré royalement, c'était vrai après tout, même Eiko savait qui elle était, quant aux autres... Ils étaient là par son biais donc. Par contre elle passait rouge pivoine devant la présentation de Momohime. Cela commençait fort, elle lui avait pourtant dit de faire un effort là dessus. Son facepalm était immédiat et longtemps la Kurai restait cachée derrière sa propre main pour ne pas croiser les regards de ses partenaires. Momo' ne pensait pas à mal, mais quand même...

Bon, pour le coup, elle apprenait ainsi un peu plus sur le lien entre Eiko et Taishi pourquoi il tenait tant à la garder avec lui. Par contre, élève sensei jusque dans le même lit... La Kurai restait perplexe, pas vraiment le genre d'enseignement qu'elle donnerait à Daiki, ou qu'un mentor normal appliquerait, mais venant de Taishi, cela ne la surprenait nullement. Probablement même que cela avait été la méthode de sélection. Elle repensait aux capacités de la Zetsu, du peu qu'elle lui avait évoqué cette soirée de rencontre. Le lien se faisait vite dans sa tête. Ce pervers irrécupérable... Et la petite dévergondée. Ils s'étaient bien trouvés. Aussi quand son regard se portait sur son disciple, c'était avec encore plus de fierté qu'elle l'observait son prodige adoré...

Le tour de Haise lui donnait la même réaction dépitée que Momo', elle lui avait pourtant dit à lui aussi qu'elle n'avait pas parlé de ses liens avec l'organisation déchue. À croire que l'univers c'était unis contre sa bonne image. Sa tête se secouait en le fixant d'un regard plissé, jusqu'à ce qu'elle voit dans le sien qu'il se moquait d'elle pour les commentaires de son Inuzuka. Finalement, elle regarderait ses mains en écoutant la suite... Heureusement, marquant son arrivée d'un retard, Daiki sauvait un peu les meubles et l'humeur de la femme dont le fascié d'une sensei trop fière s'illuminait en sa présence. Irrécupérable je vous disais... Bon quand il la grondait, sa moue revenait, et elle lui tirait la langue avant de commenter...

-Quoi ? C'est faux ce que j'ai dit ? À quoi bon répéter ce que vous savez déjà.

Ses bras se croisaient, voilà qu'il prenait le bord de la partie adverse... Elle serrait les dents, coup bas... Cependant, en l'écoutant parler si bien comme un grand, la Kurai fondait à nouveau d'admiration pour son protégé. C'était n'importe quoi, je vous l'accorde, mais Aimi n'était plus à refaire désormais. Devant l'appui du Hayai, Aimi taquine, lançait un regard à la Zetsu un sourire en coin, pour peu un "et toc" aurait pu lui échapper... Si le sujet Glouba n'avait pas été ramené à ses souvenirs. Son regard de braise foudroyait la volaille infidèle avec qui elle n'avait pas encore échangé un seul mot, la rancoeur était tenace, pourtant, il fallait passer par-dessus tout ça, aussi Aimi tentait de le montrer le moins possible. D'autant que le discours du Hayai lui semblait particulièrement pertinent.

-Quelle sera notre position vis-à-vis du gouvernement du pays ? Nous restons des shinobis, pas pour rien que je me présente en tant que médecin et non irou. Le statut n'est pas populaire.

Elle savait bien le trouble qui frappait les têtes de ce pays, bien plus encore depuis les derniers événements, et il était important pour Aimi de comprendre la position de l'organisation vis-à-vis de tout cela. Un autre point la tourmentait, plus léger ceci dit.

-Chacun va continuer sa vie chez lui et répondre aux appels, ou tu prévois un genre de base truc du genre avec nos bénéfices... Parce qu'on s'entend le fait que pour financer nos actions, on ne pourra pas faire que du gentil bénévolat. D'expérience, c'est un idéal impossible à maintenir.

Elle était fauchée, avait du mal même à financer les médicaments et autres qui étaient la base des soins gratuits qu'elle offrait. Alors de temps en temps, Aimi était obligé de jouer le jeu, accepter des contrats hors de ses intérêts, tant qu'ils ne portaient préjudice à personne bien sûr...

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Sam 19 Mai 2018 - 18:46
Les intentions de la jeune Zetsu sont bonnes, cela ne fait aucun doute, toutefois, elle se sent de moins en moins à sa place. Le visage fermé, elle se sent acculé, encore plus lorsque Taishi la corrige pour soutenir l’imbécile qui se trouve de l’autre côté de la table. Son seul allié ici présent vient de retourner sa veste à son égard, ou, tout du moins, c’est ainsi qu’elle le ressent. Elle le dévisage donc, le regard courroucé, se sentant de moins en moins bien tandis que tous ici se présentent les uns après les autres. Elle ne les connaît pas. Elle n’a pas non plus envie de les connaître. Elle n’aime pas les inconnus, pas plus se sent-elle à l’aise à faire de nouvelles rencontres. Une belle handicapée sociale, voilà ce qu’elle était, à se renfermer sur elle-même et se refuser d’approcher quiconque. Elle avait essayé, à quelques reprises, de sortir de sa bulle et aller de l’avant. Sanadare était morte. Watari était… Était-il seulement en vie ? Peut-être plus pour longtemps, comme elle savait les forces iwajins à sa recherche. Takumi était un enfoiré qu’elle ne pouvait plus voir en peinture. Toutes les fois où elle avait tenté d’aller de l’avant, de s’ouvrir aux autres, ne lui avaient rien apporter, si ce n’était que plus de colère et de rancoeur.

Alors pourquoi ? Pour le bien de l’organisation ? Avait-elle seulement la force de s’élever pour protéger un peuple qui n’était pas le sien ? Elle n’avait même pas eu la force de protéger son propre clan, les quelques innocents étouffés par les plus tarés portant le nom Zetsu. Et l’envie ? Oui, elle était là, c’était un fait, tout comme était bien présente cette lassitude qui l’habitait, ayant suivi la colère qu’avait amené l’annonce de la mort de sa meilleure amie. Ici, elle n’avait plus rien ni personne, si ce n’était que Taishi, qui au final semblait clairement avoir une préférence. Bon, ce n’était peut-être pas le cas, mais il justifiait le caractère belliqueux de la Kurai sous prétexte que tous la connaissaient.

Tous sauf elle. À croire que ça, nul n’y portait réelle attention. Alors qu’eux se connaissaient tous, bien évidemment par le biais de celle qui se comportait comme une enfant (elle-même n’était pas mieux), pour sa part, elle se sentait exclue. Cette enfant qui restait dans son coin parce qu’elle ne comprenait pas les liens qui unissaient le groupe. Elle se referma donc davantage, le regard peu avenant, une aura presque glaciale l’entourant. Il était évident pour quiconque présent qu’elle n’aimait pas être ici. Elle se sentait nauséeuse, soudainement prise d’un violent mal de tête, comme à chaque fois où elle se sentait aussi mal. Gardant son attention sur Taishi, elle l’écoutait parler, de ces idées qu’il lui avait déjà partagé, ce projet qu’il lui avait plus ou moins vendu en l’entraînant à sa suite, loin de ce village où elle était née et qui l’avait vu grandir.

- Les finances, pour le moment, je ne pense pas que ce sera un problème.

Sa voix s’était élevée, parfaitement neutre, ne présentant ni animosité ni enthousiasme. Elle s’était à nouveau enfoncée dans cet abysse qui l’accompagnait depuis presque toujours, se protégeant en s’enfonçant dans son propre esprit. La dernière fois qu’elle l’avait fait, elle s’était butée dans un mutisme dont nul n’avait réussi à la sortir, du moins, jusqu’à ce que Sanadare revienne dans sa vie.

- Je suis… Ou plutôt était, l’héritière d’un riche clan. Disons simplement que je suis partie avec une somme assez conséquente.

Elle avait levé son regard azuré vers Aimi, haussant simplement des épaules. Elle était lasse, comme bien souvent ces derniers temps. Elle espérait sincèrement qu’en s’impliquant au sein de l’Hinoishi, elle saurait retrouver ce qui l’avait animé pendant tant d’années. À quelque part, elle combattait ce qu’elle avait toujours combattu : l’utilisation de la force à de mauvaises fins. Elle le ferait tout simplement à plus grande échelle à compter d’aujourd’hui.

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I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
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Dim 20 Mai 2018 - 11:06
Ah bien y réfléchir, je me sens un peu isolé au milieu de tous ces gens qui semblent se connaitre. En fait, même si j'en ai croisés certains par le biais de ma maîtresse, pour moi se n'était que de vagues connaissances d'Aimi et point. Mais maintenant, la donne a changé, ce ne sont plus des inconnues, ce sont mes camarades. Je peux au moins faire un pas en avant pour ne pas être qu'un simple animal de compagnie caché dans les jupes de sa propriétaire.

Les paroles de l'alpha de notre organisation me rassurent, non, elle me donne encore plus envie de m'investir, mais une bonne meute, c'est aussi une bonne entente donc on en revient au point précédent qui est que je devrais au moins me présenter aux membres un a un, plutôt que de faire un salut de loin, sans aller vers un respect outrageux je pense que ça ne ferait pas de mal.

Ce n'est pas que je ne m'intéresse pas à ce qui arrive et au sérieux de la situation et des échanges, mais, j'ai mes propres priorités. Rokurô reste assis, je lui demande de le faire alors que je commence par m'approche de... Gu... Gurū... Gurūba fetto ? J'ai vraiment du mal avec ce nom, enfin, rien que de l'entrainement devant un miroir ne saura pallier. Je me mets à genoux pour être à sa hauteur, le plus possible et d'une voix la plus avenante possible, en tout cas naturellement tout en conservant mes paumes en avant et vers le haut pour ne pas semble être un prédateur.

"Je vous remercie pour votre soutien et j'espère que notre coopération mutuelle sera enrichissante."

Je suis une Inuzuka, ça vous semble réellement étrange que j'accepte aussi facilement qu'un animal soit l'égal d'un Homme ? Sans parler des Kuchiyose qui le sont et même supérieur à certain shinobi. Donc oui, il a le droit aussi a son salut. Bon, pour des raisons évidentes de statue et de bonne entente, je ne vais pas le toucher, laisser mon odeur sur lui pourrait lui être néfaste et en bon animal il n'aimerait pas ça et je le sais.

Je me relève et vais voir les membres... Potentiels ? Non, mes camarades, un par un. À chaque fois le mini cérémoniel est le même. Je commence par m'approcher de la femme au bandeau, dame Eikō ? Mais ce sera globalement la même chose pour les autres, sauf maîtresse et le chef bien sûr, c'est déjà fait. Donc, regard bas et paume vers le haut, jusqu’à une distance de deux à trois pas ce qui est tout de même proche surtout pour une personne comme moi. Une révérence, plus basse que pour des personnes classiques, mais sans aller aussi bas que pour un seigneur, ce serait les insulter.

"Enchanté Zetsu-san, je suis ravie de vous connaitre et de pouvoir travailler avec vous à l'avenir."

Il y a beau avoir une certaine hostilité entre elle et ma maîtresse, il n'y en a aucune trace dans mes postures et surtout ma voix. Je reste sur le principe qu'elle est une membre comme moi, une amie indirectement et à mon sens même si je ne serais pas contre de concrétiser ce genre de lien avec les personnes autour. Mais cela ne se force pas, le temps fera ou non son oeuvre.

Puis, je tends la main vers elle, de manière suffisamment molle et non insistante pour ne pas la gêner si elle refuse un quelconque contact physique. Il ne s'agit pas de se serrer la main, enfin pas forcément, me laisser simplement la toucher ou la prendre dans la mienne suffit amplement. Un premier contact physique, un premier pas en avant que je ferais qu'avec son accord explicite ou implicite s'il n'y a pas de doute possible. J'en profite aussi pour humer l'air, la sentir et me souvenir de son odeur. Je loin si elle ne montre aucune envie que je m'approche, sinon plus proche. Cela veut dire suivant sa tolérance, à deux, trois pas, sinon au plus proche littéralement au creux de son cou sans pour autant la toucher. Peut-importe sa réaction, cela ne se conclura pas un sourire et un...

"Merci."

...sincère.

Pour les plus aventureux, ouverts d'esprit ou simplement les plus entreprenants, un coup de langue sur la main ou le visage n'est pas à exclure. En cas de geste plus qu'amical de leur part ? Je suis grande, je ne refuserai pas un baiser, une caresse sur la cuisse ou une main sur la croupe, ce n'est pas pour autant que je solliciterai ce genre faveur, mais je ne les refuserai pas non plus. Rien ne me rebutera, même le pelotage le plus outrancier et sans vergogne.

Ensuite, ce sera globalement la même chose pour Haise et Daiki. En essayant autant que possible de ne pas me montrer envahissante, mais n'hésitant pas à aller au plus proche s'ils l'acceptent. Une fois que les salutations sont faites, je retourne à ma place. Je n'ai pour le moment pas d'avis intéressant ou d'idée constructive à dire à voix haute. Pas que je n'y ai pas réfléchie, mais que l'organisation et tout cela impliquent est une idée trop fraîche dans mon esprit pour avoir de quoi y redire.

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Dim 20 Mai 2018 - 18:43


Observant le retardataire, Haise était relativement intrigué par son âge. Semblant tous être plus ou moins dans la vingtaine, ce dernier élément était assez jeune. Or, de ce qu’il comprenait, ses motifs étaient nobles d’autant plus qu’Aimi était son mentor. Souriant en observant la scène, la suite n’en fut que plus intéressante. Alors que le brun reprenait la parole, Haise commença à comprendre un peu mieux la situation. Se laissant ainsi aspirer par des propos assez éloquents pour ne pas dire inspirant, le jeune Bakuhatsu sentait la chair de poule s’emparer de ses membres. Son rythme cardiaque commença subitement à s’accélérer, signe qu’il adhérait à la vision qui était partagée.

Ce genre de discours avait généralement des effets plus ou moins perturbateurs chez le bakuhatsu. Étant par moment connu pour sa personnalité explosive, il lui arrivait de se sentir surinspiré au point de perdre la notion de tout ce qui se passe autour. Ce fut notamment le cas alors qu’il devenait soudainement prisonnier de ses pensées. Visualisant ainsi toutes les paroles de l’homme qui semblait visiblement mener la troupe, son scepticisme commençait lentement à s’égarer. Certes, il ne savait pas par quels moyens ils comptaient réaliser tout cela, mais le désir et le sentiment de donner à la population un contrôle sur leur destinée était suffisamment inspirant pour faire renaître ce sourire enflammé sur son visage.

Outre Aimi, personne n’avait la possibilité de reconnaître ce sourire dangereux, voire même malsain. Pour l’avoir eu lors de son combat contre les Chokoku, Haise était littéralement en train de bouillir intérieurement. Pourtant, il ne bougeait pas, se contentant que de sourires encore et encore. Alors que son rictus s’accentuait, les autres interagissaient entre eux, abordant des éléments tout de même importants. Ne pouvant qu’en comprendre une parcelle, ses iris restaient fixés sur la marque qu’avait faite le kunai verdâtre.

Puis d’un seul coup, il répéta les paroles de Taishi en y ajoutant quelques effets spéciaux dignes de sa capacité spéciale

-Pour le feu et pour le peuple !

Dès lors, il ne remarqua aucunement l’inuzuka qui tentait de le saluer. N’ayant aucune conscience de son environnement immédiat ni du fait qu’il risquait de faire peur aux gens, il laissa quelques explosions détonner successivement alors que son visage affichait un lot d’expression beaucoup trop réel pour qu’il ne soit pas partant. Haise venait de s’automotiver à cette quête qui au début lui avait paru abstraite. Certes, les consignes et leur moyen de fonctionner n’avaient pas encore été déterminés, mais lors de son discours, il avait cru percevoir quelque chose de différent. Étant très sensible aux émotions véhiculées, il pouvait nettement faire la différence entre l’impact des paroles de l’éclair vert et celle de celui qui l’avait recruté dans le Soshikidan. Pouvant ressentir la différence jusque dans les fibres de sa chair, il était plus que prêt à contribuer à cet objectif commun même s’il avait possiblement effrayé ses collègues.

Comme disait les bakuhatsu, pyromane un jour pyromane toujours.

-Hehe, désolé c’est sorti tout seul.

Se rendant compte qu’il venait possiblement de casser l’ambiance, Haise agissait comme s’il venait tout simplement d’éternuer, une réaction qui était incontrôlable. Par chance, il n’avait aucune question réelle sur la suite des choses. Pour avoir manqué une grande partie des interventions après s’être confiné dans ses pensées, il préférait reprendre totalement contrôle de ses moyens avant de rebondir sur quoi que ce soit mis à part un élément.

-Je connais possiblement des gens qui seraient intéressés à nous rejoindre, donc je me demande comment fonctionnerons-nous au niveau des effectifs et du recrutement. Je suppose qu’avoir un objectif ou une vision d’envergure de ce genre nous demandera pas forcément de la quantité, mais surtout de la qualité non !?

Sa question en était une sans vraiment en être une. Or, il ne pouvait s’empêcher de penser à ses cousins. S’ils étaient en vie, ils seraient définitivement partants pour les rejoindre.




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Dim 3 Juin 2018 - 0:17
Toujours installé en tailleur auprès des autres, Daiki demeura silencieux tout en les écoutant s’exprimer. Écharpe au vent, le jeune garçon se contenta d’observer d’un œil attentif ses nouveaux compères l’un après l’autre. À dire vrai, il ne se sentait pas totalement à l’haise parmi eux. Avait-il seulement la légitimité d’être présent ici? Daiki comprit rapidement que tout un chacun ici présent avait un lourd passé, de l’expérience, quelque chose qui justifiait leur noble désir de vouloir changer les choses. Mais lui? Certes Aimi l’avait invité, mais avait-il seulement le droit de se tenir ici? Soudain, le jeune Sarutobi fut épris d’une vague sensation d’angoisse et d’anxiété.

Mais alors que son esprit s’emballait, la voix du brun à la guitare s’éleva pour se faire rassurante. Calmant ainsi momentanément son esprit en déroute, Daiki se ressaisit. Il ne paraissait pas si vieux, mais pourtant son aura avait tout de celle d'un leader né. Malgré leur âge visiblement semblable, l'Hayai n'avait rien à voir avec son grand frère à lui. Non, Tenka n'avait rien d'un leader, il n'était qu'un lâche et un imbécile.
- Ma famille doit encore avoir des alliés par ici. Peut-être pourrions-nous les recontacter pour nous aider. ajouta-t-il simplement, avec une certaine timidité.
C'était là sa seule contribution au débat lancé par son nouveau chef.

S’il y a une seule chose dont Daiki se souvenait de son enfance à Hi no Kuni, c’était les histoires de sa mère, celles remontant à avant la guerre, celles où les clans du pays étaient encore unis. C’est ce qui avait fait la force remarquable du pays autrefois…Peut-être que cette union pourrait de nouveau être porteuse du renouveau du Feu…Un peuple, des clans, tous porteurs de cette volonté de changement, cette volonté inébranlable, la ténacité que les Hijins portaient en eux depuis toujours…L’Hi no Ishi…

Si son frère le surprenait à avoir de telles pensées, si pleines d'espoir et de rêve, il lui remonterait surement les oreilles. Tenka avait longtemps été un modèle pour Daiki, sa dernière attache à Hi no Kuni, mais plus le temps passa et plus le cadet se rendit compte de la désillusion de son ainé. Il n'avait jamais su ce qui avait provoqué ce changement, mais c'est ce dernier qui avait dressé un véritable rempart entre eux et qui, ultimement, l'avait poussé lui à partir de l'Académie. Chez chacune des personnes qui l'entouraient aujourd'hui, Daiki retrouvait une partie de l'étincelle qui animait autrefois son grand frère. Il y voyait l'espoir. Le renouveau. Le changement.

Replaçant son foulard une énième fois, attendant de voir comment cette réunion allait évoluer, le Sarutobi ne put s'empêcher de penser à son frère. Si seulement il avait eu la force de croire un peu plus longtemps, peut-être serait-il avec eux aujourd'hui, autour de cette table, à planifier le futur de ce pays. Un jour il lui montrerait...

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Jeu 7 Juin 2018 - 17:45
L’enthousiasme était élevé dans l’assemblée, bien plus que Taishi ne l’aurait pensé. En vérité, il avait cru un bon moment que la motivation serait purement financière, ou du moins déguisé sous ce manteau, comme la Kurai par exemple. Mais certains ici… Certains semblaient avant tout mués par un désir d’aider Hi pour de vrai. C’était réconfortant, mais aussi détonnant, la responsabilité sur ses épaules ne faisait que s’alourdir. Il tacha de ne pas le laisser paraitre, et les interventions du Bakuhatsu aidèrent en ce sens. Le dindon quant à lui fut un peu surpris des amabilités de la rousse.

« Tu vois Taishi, ça c’est le respect des ainés ! »

« Ta gueule, Glouba. »


Il se tourna vers la femme la plus « dotée » du groupe.

« Bonne question, Aimi… Notre objectif est à la fois spécifique mais aussi large, j’ai donc songé qu’une approche structuré mais adaptable était nécessaire. »

Il sortit un rouleau de parchemin d’un sac de voyage et s’approcha du centre du cercle pour le dérouler sur le sol, dévoilant une carte surdimensionnée du pays et de ses environs. Il fit signe aux autres de se rapprocher un peu pour mieux voir.

« La première phase de notre plan est de se faire connaitre – et respecté – de la population du pays. Ils sont notre unique objectif après tout. D’abord, nous rendrons services à la population à travers missions, contrats humanitaire, mercenariat, etc. Nous ne demanderons qu’une rémunération strictement limitée aux besoins de base. Comme l’a expliqué Koko, une bonne partie de nos ressources financières de base proviendra de sa famille, mais aussi des contrats réalisés par Glouba hors du pays, au début du moins. Avec l’aide du réseau de contact d’Aimi, nous allons former un réseau commercial clandestin qui permettra à la population d’avoir accès à des produits internationaux dans des délais beaucoup plus rapides que les caravanes traditionnelles. Nous ferons aussi office d’hôpital mobile. La population verra que les shinobis sont bien plus que seulement des soldats. »

Il tapota le pays du feu.

« Nous travaillerons en binômes non-permanents. Vous pouvez faire vos contrats avec n’importe qui en autant que vous ne soyez pas seuls. J’insiste sur ce point. »

Quand il fut satisfait de la compréhension des autres, il désigna le palais impérial du feu.

« La seconde phase sera de se rapprocher du gouvernement. Comprenez-moi bien que nous chercherons le respect d’Araho Daiki, mais pas son approbation. Notre groupe ne reconnaîtra pas l’autorité du gouvernement en place, mais bien son importance comme fondation de l’identité du pays. Nous ne suivrons aucun ordre ou politique de leur part, mais nous les aiderons si nécessaire pour assurer la survie de la structure en place. Cela n’a qu’un seul objectif, prévenir une nouvelle guerre civile. Nos effectifs sont limités et nous ne serions pas en mesure d’empêcher de nouvelles hostilités. »

Il désigna les pays ceinturant celui de la flamme.

« Nous serons neutres envers les villages cachés, en autant qu’ils ne nuisent pas aux intérêts de Hi. Cela va de même avec les nukenins. Tous les nukenins ayant fait du mal à Hi dans le passé seront capturés et remis aux autorités. Ceux qui feront du mal à Hi après ce soir sont à abattre à vue. Nous ne sommes pas une milice et n’avons pas de temps à perdre sur le sujet. »

Il redésigna la grande forêt.

« La troisième phase sera l’implantation d’une force shinobi permanente pour protéger Hi. Une armée capable de défendre les intérêts de la population, et de la servir telle qu’elle le mérite. Cette phase implique que nous aurons l’approbation ou du moins la neutralité du gouvernement. »

Il se gratta la tête.

« Toutes les potentielles recrues sont à amener ici pour discuter, je n’ai pas établi de vrais critères. Je pense que nous sommes d’accord que ce qui est important, c’est le désir de réaliser la cause, ni plus ni moins. »

Il se releva en soupirant avant d’aller chercher dans un autre sac une large boite de bois rectangulaire sans caractéristiques particulières.

« Je pense avoir exposé l’essentiel du plan. Comme vous le voyez, il n’y a rien à cacher. N’y voyez pas une question de confiance parce que comme j’ai dit, votre loyauté ne m’importe pas. Vous êtes ici pour Hi, pas plus et pas moins. Mais à travers cette œuvre, nous serons frères et sœurs. Je l’espère du moins. Il reste un dernier sujet à discuter, mais tout aussi important, l’aspect logistique et notre fonctionnement interne. Les couleurs, l’équipement, les trucs cools, quoi. Mais si vous avez des questions, c’est le moment. »


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Ven 8 Juin 2018 - 14:15
Si Glouba faisait sensation auprès de l'Inuzuka, la Kurai elle lui en voulait toujours assez pour l'ignorer royalement, à force de faire comme s'il n'existait pas, allait-il disparaitre ? Malgré elle lâchait un "tss" devant l'expression une plume trop ravie du dindon qui se plaisait du comportement de Momohime. Un bon dindon est un dindon farci. L'idée était notée dans un coin de sa tête pour le jour où Haise aurait à le cuisiner. Bon ok, elle avait l'air amère avec de pareilles pensées, mais elle l'était à juste titre. Non seulement ce volatile de malheur l'avait abandonné sans un mot à son sort en plein contrat pour pactiser avec Taishi. Avec des années de collaboration avec elle... Mais en plus pour donner son soutien à un village caché. Le comble. Le pompon était sûrement le fait que naïvement, elle l'avait cru en danger, kidnapper ou pire ! Et qu'elle avait rejoint Iwa en tant que shinobi pour l'aider... Avant la désillusion. Autant de points qu'elle ne lui pardonnerait jamais ! Mais au moins, la Kurai savait ce que signifiait la fidélité. Tout comme Momo' a bien y réfléchir... Par contre légitimement elle pouvait douter des ex-iwajins et même elle ferait référence au statut international de coureur -de jupons- de l'éclair vert. Mais il était beau parleur autant son discours allait le démontrer, que le "ta gueule" qui lui avait remonté un sourire jusqu'aux oreilles. Mais déjà il fallait revenir aux choses sérieuses.

-Si j'ai effectivement les commerçants en contact, je ne dispose pas des transporteurs, ni même de gens prêts à s'y risquer entre les pays par ces temps incertains. Donc nous avons le premier obstacle à ton plan. Qui se chargeait d'acheminer en un temps record comme tu dis toutes ses marchandises ?

Preuve qu'Aimi ne connaissait pas le clan Hayai... En même temps, elle ne négociait pas avec les communautés autonomes, mais là où on avait besoin d'elle. La suite la faisait grimacer un peu. Même si Aimi comprenait bien la logique et les intérêts, elle se sentait étrange de par son enracinement au pays du feu vis-à-vis du seigneur Daiki. Refuser un de ses ordres ? Pas sûre qu'elle s'en sentirait capable, mais pour le moment, la femme décidait de ne pas relever, trouvant quand même là l'arrogance digne des villages shinobis. Agir à leur guise, sans s'occuper des choses en place avant eux. Tout n'était pas parfait dans le gouvernement, mais jusque là, à part eux et quelques opportunistes, les shinobis s'en foutaient. Les Hyuga, Nara, Aburame et bien d'autres avaient préféré abandonner le pays, pire ils s'étaient ralliés à ceux qui aujourd'hui détruisaient sans état d'âme leur terre natale. Ne faisant ni partie d'un clan, ni ayant été une vraie shinobi digne de ce nom, la Kurai ne pouvait qu'afficher un air perplexe et songeur à ce discours-là. La notion d'abattre à vue aussi la faisait grimacer à nouveau, ce qui la ramenait à Daiki, rien n'était jamais parfait dans une structure dirigeante, la preuve. Heureusement, Aimi aimait les visions d'ensemble et elle avait fait le choix de faire confiance dans les décisions du brun, vu qu'elle n'était pas capable elle-même de les prendre. En revanche...

-Es-tu en train de nous dire que la "base" c'est un campement de coussins ?

Un de ses sourcils s'arquait, on pouvait faire plus sensationnel quand même, puis ça lui tardait la saison des pluies pour les réunions. Aimi détestait la pluie, aucune chance qu'elle s'y déplace par un temps de chien. Sans offense pour Momo' bien sûr !

-Tu restes fidèle à toi-même, un tantinet trop itinérant...

Bon elle aussi passait sa vie sur les routes et camper pour économiser ses ryos, mais au moins elle avait un point d'accroche à la clinique où elle finissait toujours par revenir. Un mal de tête commençait à s'en venir...

-Logistique ? On se joint comment, on se trouve où quand on a besoin les uns des autres ? Son nez se penchait au-dessus de toutes les babioles... Tu veux qu'on se déguise en plus ?

Elle avait presque oublié cette conversation avec lui pendant son massage, en vrai, elle ne l'écoutait pas vraiment faut croire ou alors ne l'avait pas bien pris au sérieux... Parlant de sérieux, son regard se tournait vers Daiki...

-Tu es opérationnel sur ton irou réparateur par vrai ? Quand le groupe se divise, l'idéal serait de prendre un irou dans chaque, à nous deux, on peut couvrir plus de territoire en mission. Puis Daiki est un petit prodige déjà meilleur que moi, nous sommes chanceux !

Elle était sincère, admirative de son petit protégé, peut--être pas toujours très objective, ce qui la poussait à se pencher vers le creux de l'oreille d'Haise pour lui chuchoter quelques mots...

-Et si on ramène des Chôkoku c'est pour toi ?

Difficile pour elle de retenir son petit rire, combien même elle cachait sa bouche avec sa main. Un ton plus haut cette fois pour que tous en profitent...

-Oh Momo', tu vas être capable de me laisser seule pour faire mission avec un autre ? Son regard se tournait vers Eiko, un frisson dans le dos lui prenait tant qu'on ne la laissait seule à seule avec la Zetsu...

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Jeu 5 Juil 2018 - 13:48
À bien y réfléchir, ils parlent de bien des choses, d'idée pour être utile ou apporter leurs pierres à l'édifice et... Moi dans tout ça qu'est-ce que je vais faire ? Je n'ai pas réellement de ressources à mettre en commun dans l'immédiat ou de compétence particulière qui donnerait un avantage à l'organisation. Enfin si, je suis une Inuzuka, mais niveau commercial, terrain ou autre... Je vais éviter d'impliquer le clan puisque je suis une déserteuse, mais tout de même, qu'est-ce que je fais ici ? Pas que je ne souhaite pas m'impliquer, bien au contraire, mais qu'est-ce que je peux faire pour eux ?

Difficile à dire...

Pour le moment, je vais me contenter d'être ce que je suis, la chienne de garde de ma maitresse, mais je vais devoir réfléchir plus sérieusement à la question quand même.

De toute évidence, plus la conversation avance et plus j'ai l'impression qu'on commence à la base de la base. Moi ça ne me gêne pas, au contraire je suis fière de faire partie du "noyau dur" de la graine qui je l'espère fera germer une étincelle capable de faire changer les choses. Même si cela doit être modeste, j'espère que ma contribution pourra être utile.

Dans un sens, je laisse les "grands" parler et évite d'intervenir pour rien. Mais, mon intérêt et vivement piqué quand ma maitresse me demande si je peux la laisser de son côté pour une mission.

"Bien entendu, l'intérêt du plus grand nombre prime sur l'individu."

Cette question est tout de même la douche froide, mon ton est devenu un poil plus froid et j'ai fais une grimace, traduction, oui je pourrais le faire, mais ce n'est pas forcement ce que j'ai envie dans le font. On pourrait presque parler de sacrifice en fait. Enfin, si je n'avais pas confiance dans cette meute qui semble remplie d'individu doué et valeureux la pilule ne passerait pas, mais puisque c'est le cas ici ça peut aller on va dire.

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Sam 4 Aoû 2018 - 3:27
Le silence reprit sa place et Taishi songea que la reunion avait déjà trop durée, même si sa partie préférée était enfin arrivée. Il déposa la boite sur le sol avant de l’ouvrir sans autre cérémonie. À l’intérieur de la boite était disposés en dix colonnes de dix rangées une centaine d’anneaux. Ceux-ci étaient pratiquement identiques. Il les désigna de la main.

« Chaque membre possède désormais un anneau portant un nombre entre 1 et 100. Ces anneaux ont deux propriétés qui seront utiles à nos activités. D’abord, ils servent de localisateur. À partir du moment où vous propagerez une infime quantité de chakra dans l’anneau, nous serons capable de vous localiser. Cela veut aussi dire que si vous ne souhaitez pas être repéré, il vous suffit de ne pas projeter votre chakra dans votre anneau, quel que soit la raison. Le choix sera toujours vôtre. Cet envoi de chakra est inconscient vu sa quantité presque nulle, il faudra vous concentrer momentanément pour l’arrêter. »

« La deuxième fonctionnalité est de manière plus urgente. Ces anneaux possèdent des sceaux qui me permettront de vous rejoindre pratiquement n’importe où, et je serai également à même d’amener des renforts ou d’en envoyer sans moi. Si vous deviez être pris en embuscade, il serait peut-être là votre porte de sortie. Pour signifier ce besoin, envoyez votre chakra en pulsation plutôt que continuellement. »

Il poussa la boite vers Aimi en premier.

« Prenez celui qui vous plait. Deux sont manquants vu que moi et Glouba avons déjà pris les nôtres. »

Les nombre 25 et 69 étaient manquants en effet.

« Nos couleurs seront le rouge, le vert sombre et le noir, mais n’hésitez pas à mettre des touches personnelles appartenant à vos pays ou affiliation d’origine. Hi doit célébrer la diversité de son peuple. Mimi ici présente sera la responsable pour nos approvisionnements en vivres et équipements. Tous nos achats seront produits dans le pays du Feu, évidemment. »

Alors que les anneaux circulaient, Taishi se gratta la tête. Il avait l’impression d’avoir dit l’essentiel, puis il réaliser qu’un dernier point était à souligner.

« Oh, et dernier point… J’avais presque oublié les plaintes de Mimi ici présente… Oui cet endroit est notre QG, plutôt cette installation. C’est plutôt simpliste pour le moment mais avec le temps chacun aura son propre espace, lit, etc. Mais cette « arche » comme je l’ai nommée a un caractéristique bien spécifique. »

Il apposa sa main sur le bois et laissa circuler son chakra. La structure se mit à vibrer et il y eut soudainement un éclair verdâtre d’une importante envergure visuelle. Cela ne dura qu’un court instant, mais il sembla pendant un tout aussi court moment que rien n’avait changé, ou presque. L’arbre se tenant derrière eux avait disparu, tout comme les buissons au fond de la clairière. Même le sol semblait différent. Ils n’étaient plus au même endroit.

« Cette arche est mobile. Avec le temps, nous aurons un réseau partout dans le pays. Nous serons furtifs, pratiquement impossibles à retracer, et capable d’agir partout sur le territoire. »

Il essuya la mince goutte de sueur sur son propre front. Le déplacement d’une telle envergue restait un acte assez épuisant pour l’ancien iwajin.

« Bon, si vous n’avez pas de questions, Aimi a apporté un festin d’introduction, je meurs de faim moi. »


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