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Comme chien et chat | Eiko


Mar 8 Mai 2018 - 23:20



Comme chien et chat - Ft. Zetsu Eiko

En enfilant le manteau léger du nouveau groupe qu'elle avait rejoint, la Kurai restait perplexe sur les raisons qui l'avaient poussé non seulement à accepter, mais aussi à autant s'investir. Il était vrai que pour le moment cela ne changeait pas grand-chose dans sa vie, elle oeuvrait toujours à aider ou soigner des Hijins, mais maintenant, elle avait plus de bras pour le faire. Enfin, sur le papier du moins en théorie, ce jour-là était le moment parfait pour vérifier cela. Momo' et son disciple étaient partis faire des provisions, les deux autres se tapaient encore sur le nez surement et le Hayai avait un entrainement intensif pour ses mouvements de bassin. Il restait elle... Eiko. Cette dernière même qu'elle plaignait au plus haut point aujourd'hui, surtout après avoir découvert Taishi en pleine activité avec une Hijins, qui avouons le avait de sacrés arguments, mais quand même. Ce sale type. Dire qu'à la base Aimi était venu le chercher lui en le traquant par son chakra pour lui proposer une escapade dans un village clé pour se faire connaitre. Il n'était plus question qu'elle le traîne où que ce soit. Lui et Glouba faisaient la paire. C'était donc face à la jeune Zetsu qu'elle s'était retrouvée, elle innocente qui s'entrainait avec ses jouets tranchants, pendant que son gus faisait les jolis coeurs.

-Je dois me rendre dans un village un peu plus au nord, il demande l'assistance qu'un irou. Est-ce que cela suffirait à attirer son attention ? Tout le monde semble occuper, certains pour des faits plus... Concrets que d'autres. Tu n'es pas avec Taishi aujourd'hui ? Je vous croyais inséparables...

Glissait-elle non pas innocemment, elle ne pouvait pas lui dire d'ambler qu'il était en train de la tromper, puisqu'à son sens c'était comme ça que la Kurai le percevait, n'ayant rien compris des arrangements de cette étrange équipe. Même si on les lui expliquait, elle ne comprendrait pas... Mais malgré la relation tendue avec la Zetsu, elle avait de la peine de la voir bafouer -à son sens- comme ça. Ah sacré Aimi, elle venait d'un univers plus traditionnel, loin des grandes villes et nouvelles moeurs, les schémas classiques, elle ne connaissait que ça.

-Enfin tant mieux, j'ai besoin d'une partenaire et tu es la seule disponible visiblement, tu veux bien m'aider à sécuriser le village de Katoma. Il a récemment été pillé et en grande partie détruit... Ils ont tu le nom sur leur lettre, mais j'ai ma petite idée sur la question...

Un haussement d'épaules plus tard, elle rajoutait en appuyant sur le fait qu'elles étaient maintenant dans la même équipe pour la simple raison que...

-Tant que Glouba ne m’aura pas remboursé, il faudra me supporter, fais-toi une raison, je sais bien que tu te passerais de moi.

C'était que ça se lisait sur sa face depuis l'instant où Taishi l'avait introduite, sans parler de leur rencontre devant la tombe de son amie. Aimi avait une dent contre les Iwajins, c'était un fait, même s'ils avaient déserté et Eiko avait une dent contre Aimi parce que... parce que quoi déjà ? Est-ce devant la tombe de la Hyûga qu'elle l'avait rebuté à ce point ? Ou alors ses petites vieilles affinités avec le Hayai... Un petit sourire naissait sur son visage, ça serait bien la première fois, d'autant qu'il n'y avait aucune raison, mais... elle ne pouvait pas s'empêcher d'embrasser le foyer avec un commentaire taquin.

-Tu ne serais pas un petit peu jalouse à cause de Taishi des fois hum ? Oh comme c'est mignon. Mais je n’y peux rien s'il tient tant que ça à me garder !

Plus son carnet de contacts et ses talents d'irou en vrai, mais était-elle obligé de le lui préciser ? Allez, c'était de bonne guerre vu toutes les remarques que la Zetsu lui avait jetées à la face depuis l'annonce de leur collaboration. Deux harpies désormais, bien qu'au début, la Kurai semblait ne faire qu'ignorer les pics... Une période révolue il semblerait ou alors, elle ne piquait pas devant témoins elle...

-Si tu souriais un peu plus et que t'étais moins chiante...

Elle ne finissait pas sa phrase tout en jetant son sac sur son épaule et ouvrant la marche...

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Sam 12 Mai 2018 - 14:04
Ses armes en main, la jeune Zetsu s’entraînait inlassablement depuis qu’elle était arrivée ici aux côtés de son ancien sensei, et ce, pour plusieurs raisons. Il s’agissait de l’une des seules activités qui lui permettait de se vider la tête, de faire taire cet amalgame d’émotions qui menaçaient de la submerger. Et puis, que pouvait-elle bien faire d’autres ? Elle n’avait pas amené grand chose, en quittant le domaine Zetsu pour un horizon lui étant toujours inconnu. Elle avait embarqué quelques vêtements, une énorme quantité d’argent et voilà qu’elle était partie. Pour l’argent, elle s’était bien gardée de le dire à quiconque. Est-ce que l’Hayai s’en doutait ? Sûrement, oui. Après tout, n’était-elle pas l’héritière d’un riche clan ? À défaut d’avoir de livres pour se perdre dans l’imaginaire, elle s’entraînait. Elle faisait taire sa tête et son coeur, cette douleur lancinante qu’elle ressentait encore, ce vide qui s’était installé chez elle. Elle avait froid. Pourtant, la température était assez clémente.

Abattant une énième fois l’une de ses épées sur un arbre, son regard fut attiré par la silhouette qui venait de se dessiner à ses côtés. Aimi. Soupirant, elle coupa court dans son entraînement, venant ranger ses épées pour se tourner totalement vers elle. Elle portait un bandeau venant lui recouvrir un oeil, celui qu’elle avait manqué de perdre le jour où son père avait tenté de la tuer. Normalement, elle voyait bien, cependant, il se fatiguait vite et c’était d’autant plus le cas dernièrement. Le stress des derniers jours, le manque de sommeil et l’épuisement dont elle était victime n’aidait en rien. De ce fait, elle préférait lui éviter de travailler inutilement, sans quoi sa vision devenait rapidement trouble. S’appuyant contre l’arbre qu’elle avait torturé quelques instants plus tôt, elle écouta tranquillement ce qu’avait à lui dire la Kurai, roulant des yeux à certains de ses commentaires.

Taishi et elle, inséparables ? Ce n’était pas tout à fait le cas… Elle ne pouvait cependant pas lui dire qu’il s’agissait seulement d’elle-même et son incapacité à aller vers les autres. D’une nature assez réservée et méfiante, elle n’était simplement pas à l’aise auprès d’étrangers. Et, ici, il n’y avait que ça, dans un décor qu’elle ne connaissait pas, se voulant presque hostile.

- Si ce n’est qu’une question d’argent, tu n’avais qu’à te le dire. Tu demandes combien pour disparaître de nos vies ?

La question était sérieuse tandis que son unique oeil visible s’était posé sur elle, reflétant le froid glacial qui l’habitait en cet instant même. Pourquoi ne l’aimait-elle pas ? C’était la question qu’elle se posait, souvent même, lorsque son regard tombait sur la femme. À quelque part, elle le savait, pourquoi n’arrivait-elle pas à la supporter. Simplement parce qu’elle était tout ce qu’elle n’avait jamais réussi à être. Elle en avait rencontré plusieurs, des personnes comme cela, et à chaque fois, ces dernières ne faisaient que lui rappeler à quel point était-elle faible. À quel point n’arrivait-elle à rien. Là où elle s’était enfoncée dans un abysse dont elle n’arrivait plus à se sortir, ces personnes s’en sortaient et avançaient, le tout armé d’une joie de vivre qu’elle n’avait plus. Qu’elle n’arrivait plus à avoir.

Était-ce de la jalousie ? Tout à fait. Cependant, elle semblait se méprendre sur la source de cette dernière, ce qui lui arracha un rire moqueur. Que croyait-elle faire ? La provoquer sur quelque chose d’aussi absurde ?

- Aucune chance. Puis après, si je me fis à ce qu’il a tendance à vouloir garder près de lui… Si j’étais toi, je ne le prendrais pas comme un compliment. Sana était très jolie, je ne peux le nier. Mais niveau caractère…

Un nouveau rire. La Hyûga avait été terrible, sur tous les points. Mais il avait voulu la garder. Tout comme elle-même en réalité. Elle avait tant tenu à cette idiote, lui portant un amour démesuré qui, elle le savait, et ce, depuis le début, pouvait se montrer dangereux. Désormais, elle ne pouvait qu’en souffrir ne silence, de tout ce qu’elle avait apporté avec elle dans sa tombe.

- Katoma ? Je ne connais pas beaucoup les environs, donc je n’ai qu’à te suivre j’imagine ?

Elle se détacha donc de l’arbre pour se rapprocher de son aînée.

- Sauf si tu étais venue ici dans la seule idée de m’annoncer que tu n’étais qu’une idiote parmis tant d’autres à avoir obtenu une, ou plusieurs, nuit en compagnie de Taishi ?

Elle arqua un sourcil. Ce jeu-là se jouait à deux et la jeune Zetsu avait appris de la meilleure, en ce qui concernait de venir planter un couteau là où ça pouvait faire mal. Elle vint même taper dans ses mains deux ou trois fois, de lents applaudissements ironiques.

- Tu verras que ce n’est pas quelque chose dont on se vante. On peut apprécier le moment, oui, mais de là à s’en vanter… Pour peu que tu sois jolie, monsieur ne fait pas son difficile.

Elle haussa simplement des épaules. Elle le savait qu’elle aussi n’était qu’une parmis tant d’autres. Pire encore, elle avait été complètement saoule lors de leur première soirée passé ensemble. Cependant, cela ne semblait pas l’embêter, pas autant que cela l’aurait sûrement dû. À une époque, peut-être bien qu’elle en aurait été embêtée, voir même insultée. Mais maintenant… Était-ce ce froid qui l’empêchait de bien observer cette situation dans laquelle elle était ? Ou alors savait-elle seulement qu’il était ainsi ? Dans tous les cas… Au final, elle ne faisait que profiter tout en apprenant à ses côtés, bonne élève qu’elle était, sans pour autant se soucier où est-ce que cela allait la mener. Sûrement portait-elle beaucoup trop de confiance en cet homme qu’elle avait accepté de suivre, et ce, sans même se poser de questions, vers un avenir semblant incertain.

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I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
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Lun 14 Mai 2018 - 22:43
La réponse au sujet de l'argent se faisait au tac au tac, évidemment...

" À combien tu évalues mon départ Eiko ? Offre et je disposerais ! "

Règle de base pour toujours plus raflée. Si elle lui donnait un magot, grande chance que la Kurai salue sagement le Hayai et lui demande de dégager de sa zone d'action. Pas sûr qu'il l'entendrait d'une bonne oreille... Après tout lui même l'avait acheté par l'argent pour s'offrir son expertise et profiter de sa bonne réputation dans la région pour s'implanter. À ce moment-là, le dégout pour les iwajins que ressentait Aimi s'intensifiait. Enfants pourris gâtés, avaient-ils eu un jour eu à courir après cedit argent qu'ils pouvaient se permettre de jeter au nez des autres pour tout acheter. Elle commençait à croire que c'était une mentalité d'Iwa leur façon de faire. Le tout lui faisait secouer la tête, elles n'étaient pas à la fin de leurs salutations singulières.

"Oui, je confirme, tu as un caractère de merde, il aime ça payer les filles pour leurs services. Comme moi, comme toi. "


Son sourire s'étirait, sous-entendu à peine dissimulé, quelque part, elle se fauchait aussi au passage, mais Aimi avait un bon sens de l'autodérision et si elle le faisait elle-même, elle coupait la tentative à la partie adverse de lui mettre dans la face, aux vues de sa réponse suivante en plus...

" Ce n'est pas grave, ça prend du temps de se repérer dans notre grande forêt, je vais faire le guide. Quant à Taishi, tu te méprends, il a payé en nature faute d'avoir un portefeuille assez garni pour mes services à l'époque où je travaillais encore avec Glouba. Je suis définitivement trop brave, regarde où ça me mène, marcher avec toi... entre autres. "

Elle lui tirait littéralement la langue, clin d'oeil, avant de tourner les talons et ouvrir la marche, pourtant pas décider à lacer le bon bout qu'elle tenait, à savoir être capable d'avoir une discussion avec ce tombeau de Zetsu ambulant. Depuis l'épisode de la tombe, la plupart du temps Eiko la snobait et l'éviter. Au début, Aimi avait bien voulu croire à un hasard, mais finalement... Elle n'était pas crédule à ce point.

" Tu ne le satisfais peut-être pas assez... j'ai des pilules pour le castrer si tu veux le dresser un peu et d'autres qui à l'inverse..."

Elle se retournait vers elle, deux doigts tenaient son menton, elle avait l'air de réfléchir sérieusement, son sourcil s'arquait et la Kurai déclarait avec fermeté :

" Au moins on est d'accord sur le fait que même toi, tu mériterais mieux que ça. Surtout maintenant qu'on l'appelle l'éclair vert..."

Son ricanement portait loin, mauvaise langue, avec elle en tout cas il avait fait preuve d'endurance, mais d'aucun tact. À dire vrai, la Kurai regrettait son moment de faiblesse où le saké avait fait chauffer ses joues et ses neurones. Maudit opportuniste. Un jour elle lui ferait payer ça, mais pour le moment, elles avaient mieux à faire.

" Par contre, je vais me permettre de te reprendre, il n'est pas difficile tout court dès que tu fais partie de la gent féminine. Regarde, il y a bien toi dans son tableau de chasse."

Ou l'idiote dont elle faisait un portrait à la fois aimant et pourtant désastreux. On aurait dit que cette fille avait tous les défauts du monde, mais ces deux imbéciles l'adoraient. Ce qui laissait encore plus perplexe la Kurai. Au final, ils s'étaient bien trouvé, aussi allumés l'un que l'autre. Aimi n'était pas une pro de la chicane, mais son expérience au pensionnat de l'académie lui avait appris quelques ficelles pour agacer une fille. Le ton était donc donné pour leur trajet, plus léger qu'il n'y paraissait, du moins du côté de la Kurai qui s'amusait plus de la situation qu'elle ne cherchait à l'envenimer. Après tout, elles en avaient des kilomètres à faire, autant rester occupées, d'autant plus que les nerfs les gardaient assez en forme pour ne pas faire de pause ou encore voir le temps passé. Arrivées au village, le duo était bien obligé de se calmer un peu, tout d'abord à la vue du décor qui ne s'y prêtait plus...

" Mais qu'est-ce qui s'est passé ici...? "


Cela avait l'air pire que prévu et il ne fallait pas longtemps pour que les deux femmes soient encerclées et écroulés sous les demandes. Quelques mudras et trois irous de plus, clones de la Kurai apparaissaient à ses cotés.

" Tu as quelques notions de premiers soins ou autre Eiko ? "

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Mar 15 Mai 2018 - 13:28
Agacée, elle se décida de la laisser parler et d’ignorer superbement. Après tout, n’était-ce pas ce qu’elle avait fait de nombreuses années ? Elle avait passé des années au sein de son domaine familial à supporter critiques et autres commentaires désobligeants sans jamais chercher à y répondre. Au final, qu’elle raconte ce qu’elle veut, cela ne l’importait que très peu. Ou, du moins, c’était ce qu’elle voulait se convaincre, tandis qu’elle se sentait bouillir de l’intérieur. Il en fallait généralement très peu pour la jeune Zetsu pour qu’elle s’emporte. Ayant étouffée toutes ces années des sentiments négatifs qu’elle se refusait d’exprimer, ces derniers en profitaient de son trouble de ces derniers temps pour se manifester de plus en plus violemment. Elle était sujette à quelques crises qu’elle tentait de vivre seule alors que sa propre personne semblait se rebeller contre elle-même. Une situation des plus dérangeantes qui la mettait bien souvent dans tous ses états.

Or, elle se devait de rester calme. Quand bien même avait-elle l’envie de venir abattre son poing dans le visage de l’imbécile qu’elle se retrouvait à côtoyer. Cruellement humaine, elle possédait nombreux défauts qui se voulaient exacerber, ces derniers temps, par un évident manque de repos tout comme un amalgame de situations qui s’étaient enchaînées sans qu’elle ne comprenne trop ce qu’il s’était passé. Ses dernières semaines avaient été hautes en couleur et vives en émotions, ce qui était particulièrement difficile à vivre pour celle qui peinait à se remettre sur pied. Malgré tous les efforts qu’elle avait fait par le passé, réparer la poupée brisée qu’elle avait si longtemps été, elle s’était à nouveau écrasée sur le sol, se devant désormais de tout recommencer du début.

À la différence que cette fois-ci, Sanadare ne serait pas là. Non, à sa place, elle avait une autre imbécile qui n’avait rien de son charme ni de son caractère particulier. De ces personnes trop… Trop tout. Aimi était beaucoup trop agréable, beaucoup trop ouverte aux autres aussi, sans compter qu’elle possédait une générosité assez impressionnante tout comme une certaine empathie. Aimi était une fille bien, sous toutes les coutures, en plus d’être terriblement jolie. Elle était, au final, tout ce que la Zetsu avait tenté d’être, au cours des derniers mois, ce à quoi elle avait misérablement échoué. Là où elle aspirait à la paix sans pour autant avoir eu la force de faire quoique ce soit en ce sens, la Kurai agissait pour que sa vision se réalise. Ce n’était pas tant la femme qu’elle haïssait, mais bel et bien ce qu’elle pouvait voir chez elle, tout ce qu’elle-même n’était pas.

- Ça fait pas un peu salope, que d’accepter les paiements en nature ? S’il fallait que tous tes clients te passent sur le corps… Quoique bon, si tu aimes ça, où suis-je pour juger, hein ?

Elle haussa des épaules, seul commentaire qu’elle s’était permise de passer, ne serait-ce que pour possiblement tenter de la faire taire. Elle appréciait Taishi, c’était un fait, cependant, qu’il fasse bien ce qu’il veuille, elle n’était rien de bien particulier dans sa vie pour qu’elle puisse lui dire ce qu’il avait le droit ou pas le droit de faire. Non pas qu’elle cherchait à avoir une importance quelconque non plus. C’était particulier… À une autre époque, peut-être aurait-elle eu des rêves un peu innocent d’une douce romance, toutefois, force était de constater que son coeur brisé allait mettre du temps à s’en remettre.

- Pour l’offre, je verrai une fois rentrée. Avec un peu de chance, tu vas mourir ici et je n'aurai même pas besoin de faire le moindre effort.

Bon, ça c’était gratuit, et méchant, et pas tout à fait vrai. La mort, elle ne voulait plus la voir. Peu importe qui est-ce que cela pouvait concerner, elle ne voulait plus y faire face. Il y avait eu trop de morts. Tous ces innocents au palais seigneurial. Sanadare. Watari ? Avait-il survécu ? Les mots avaient franchi ses lèvres sans qu’elle n’y réfléchisse réellement, adressant ainsi toute l’aversion qu’elle avait pour tout ce qu’elle représentait.

Une fois arrivées sur place, la jeune demoiselle s’arrêta, portant un regard tout autour d’elle, choquée par ce qu’elle voyait. Ce pays ne l’avait clairement pas eu facile, ces derniers temps… Et pas que. De ce qu’elle savait, du peu que racontait les livres d’histoire, la guerre faisait aussi parti de leur quotidien.

- Pas spécialement. Je peux faire taire la douleur, m’assurer de ralentir les battements du coeur si on veut éviter qu’un blessé grave se vide de son sang… Possiblement altérer leurs sens pour les calmer temporairement, aussi.

Outre cela, elle ne pouvait pas faire grand chose.

- Des bandages, des atèles, la base que tout shinobi se doit de connaître pour des situations d’urgence.

Peut-être en aurait-elle appris plus si elle avait fait équipe avec son précédent sensei, toutefois, différentes choses les avaient amenés à devoir tirer un trait sur celle-ci. Elle avait donc les bases et de la bonne volonté. Quant au reste, elle n’aurait bien malheureusement pas le choix de laisser faire celle avec des connaissances plus poussées et des compétences précises dans le domaine.

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Mer 16 Mai 2018 - 18:59
La riposte s'en venait sans attendre, d'une façon pimentée qui paraissait un peu exagérée à la Kurai, mais pas pour autant qu'elle prendrait la mouche pour si peu. Idiote comme dirait la majorité des gens, Aimi avait sa propre perception des choses et il lui semblait plus avisé de rire aux insultes et attaques en faisant mine de ne pas les comprendre. Car clairement, elle les prenait avec légèreté, c'était tellement moins déprimant ainsi, la Kurai était quelqu'un de trop sensible, alors elle avait développé des parades capables de la tromper elle-même, c'était dire.

-Bof, y en a bien qui le font gratuitement sans raison. Son regard se faisait soutenu sur son accolyte du jour. Inutile d'épiloguer dix ans là dessus n'est ce pas ? Si bien que cela lui décrochait un sourire, alors qu'agaçante comme elle savait l'être, un doigt levé en l'air, l'irou se sentait obliger d'attiser encore plus un feu déjà bien ardent. Et l'estime de soi, tu y penses ? Un patient ne veut pas la charité la plupart du temps, c'est blessant pour l'égo, alors s'il a eu l'impression de payer sa dette tout le monde y gagne non ? Surtout que j'en ai eu pour ma consultation. Et oui, quand ils sont mignons je veux bien être ... arrangeante.

Sourire en coin, elle marchait joyeuse, une humeur ne semblait pas être possible à réduire à néant, bien que l'énième remarque la faisait grimacer. Si Aimi pouvait comprendre son amertume et ses ressentiments, de là à lui souhaiter sa mort, c'était quand même abusif. Pas pour autant qu'elle en ferait un drame, mais ça serait mentir que prétendre que cela ne lui avait rien fait d'entendre cela. Elle méritait quand même bien un retour de bâton...

-Oh hum... ça serait fâcheux que je meurs sous ta protection. Un énième échec, tu t'en remettrais ?...

Une fausse moue triste sur son visage en la regardant, bon ça c'était un peu méchant aussi de sa part, mais aussi très réaliste. On ne pouvait pas tout simplement la laisser cracher son venin à tout va en espérant que ça lui passe. Parfois, il fallait combattre le mal, par le mal... Et avant qu'elles n'aient l'occasion de s'entretuer pour de bon, la réalité sur des choses bien plus importantes les avait rattrapé. La tâche dans ce village allait être collossale. A l'écoute des compétences de la Zetsu, le fascié de la Kurai s'illuminait à nouveau, finalement, elle lui serait plus utile qu'elle ne le pensait elle-même et ça serait aussi un bon exercice social pour la boudeuse de la bande.

-Rien que ça ? C'est bien plus que j'espèrais, tu ferais sûrement une bonne irou tu sais.

Il leur fallait alors bien quelques minutes pour se dégager de la masse et des demandes qui arrivaient de tous les côtés. La Kurai essayait de faire les chose dans l'ordre, d'abord, son campement de soins, ensuite l'évaluation des patients, mais avant tout, priorité sur les cas les plus urgents. C'était là où leur collaboration allait devoir entrée en jeu plus que jamais, car malgré ses clones, l'irou manquait de bras.

- On dirait un poison, ou un genre d'intoxication. Pour savoir ce que c'est je dois l'analyser... Mais les plus faibles présentent des difficultés respiratoires et certains sont déjà décédés d'arrêt fulgurant de leur cœur avant notre arrivée. Je ne peux prendre que quatre en charge en même temps, mais il y a six patients des cas plus critiques... Si je te laisse les deux plus légers, te sens-tu capable de les maintenir le temps que l'une de nous se libère ?

Mais cela ne réglerait le problème que provisoirement, tout le monde semblait malade ici, certains résistant plus que d'autres, mais tôt ou tard, les simptomes allaient s'étendre, peut-être même les deux kunoichis elles-même étaient déjà infectées. C'était déjà trop tard pour s'inquiéter de ça de toute façon. D'une part l'état de santé critique du village les affolait, mais d'une autre la présence de shinobis de leur côté les rassurait. Les premières heures étaient alors fort mouvementées et dès le premier temps mort, les deux femmes devraient bien s'attendre au moins sur un point.

-Il faut trouver la source de contagion, mais j'ai encore beaucoup à faire ici, je peux te rejoindre sous peu, de toute façon les soins ne servent à rien, c'est un empoisonnement par quelque chose qu'ils ingèrent... l'eau ? Ou de la nourriture ?

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Jeu 17 Mai 2018 - 1:42
Était bien loin la jeune gamine gentille qu’elle avait été. Celle timide et réservée, qui se cachait dans les jupes de Sanadare, cette enfant au caractère beaucoup plus explosif qui s’était décidée à la traîner partout où elle allait. Elle était loin cette époque où elle tentait de devenir une meilleure personne, une version d’elle-même dont elle pourrait être fière. Tout aussi loin semblait être ce temps où elle faisait des efforts pour devenir moins froide, moins sur le défensive, un peu plus ouverte aux autres. Elle ne semblait désormais plus qu’être un amalgame d’émotions négatives, une boule de rage et d’amertume qui crachait son venin comme bon lui semblait.

- Ma vie n’est qu’une série d’échecs. Un de plus ou de moins…

Quelle connerie. Tout chez elle était un échec. Du moins, c’était ce que dirait les Zetsu. Son ancien sensei aussi, peut-être. Le Tsuchikage ? À voir. Elle était née fille plutôt que garçon, premier échec de sa vie. Le premier qui allait marquer une suite d’événements dont elle se serait bien passée. Trop faible. Pas assez forte. Même ses vaines tentatives d’oppositions furent rapidement écrasées. De nouveaux échecs. Sa meilleure amie était partie pour revenir dans un état lamentable. Elle avait même été forcée d’enfermer ladite meilleure amie. Pour son bien, pour celui de tous. La bonne blague. Malgré la sécurité de la prison, elle y avait été assassinée. Un nouvel échec. Sa vie n’était que ça, de toute façon. Des décisions imposées par d’autres.

Elle laissa échapper un rire qui avait tout de désagréable. Peut-être était-ce pour cette raison qu’elle avait cette sensation de ne plus rien avoir à perdre. Parce qu’elle avait déjà tant perdu, du peu qu’elle avait réussi à avoir. Elle n’avait plus grand chose à perdre et plus rien ne semblait avoir d’importance.

Une fois sur place, elle énuméra les compétences qu’elle avait, qu’elle trouvait bien peu dans une situation comme celle-ci. L’endroit empestait le souffrance, voir même la mort. Une triste vision pour celle qui était venue ici dans l’idée de faire la différence, ce qu’elle comptait bien faire aujourd’hui, malgré le peu qu’elle savait faire dans le domaine. Hochant simplement de la tête, elle se dirigea vers les deux moins critiques dans ceux qui étaient tout de même considérés comme dans un état critique. Le mieux qu’elle pouvait faire, c’était venir jouer sur leur système nerveux, atténué la souffrance et les effets tout en s’assurant que le poison ou peu importe ce que s’était se répande moins rapidement dans l’organisme.

En plus de stabiliser ceux-ci du mieux qu’elle le pouvait, elle s’occupa de le faire pour beaucoup de ceux atteints, malgré qu’ils soient en meilleur condition. Mieux valait éviter qu’ils se retrouvent avec ceux qu’ils risquaient de perdre d’un instant à l’autre. Les faisant ainsi s’asseoir, sachant qu’un ralentissement de leurs fonctions vitales allait les affaiblir, elle s’assura ainsi de garder un regard avisé tant sur eux que sur les deux patients dont elle avait la charge.

- Je vais aller te chercher un échantillon d’eau et tenter de m’informer au niveau de la nourriture. Je vais aussi tenter de savoir ce qu’il s’est passé pour qu’ils en arrivent là. Peut-être que cela nous permettra d’avoir une meilleure idée de l’histoire.

Devant un tel spectacle, elle avait mis de côté toute son animosité pour la Kurai, laissant alors parler la kunoichi qu’elle était, celle qui ne voulait, au final, que le bien de tous. Ayant été forcée de prendre soin d’elle-même depuis toujours, rapidement abandonnée par son propre clan, elle avait des bases sur le sujet sans pour autant être aussi qualifiée que celle pratiquant l’iroujutsu. Elle lui laissa donc la charge de ses deux patients, lui exprimant que pour l’instant, leurs fonctions vitales étaient à leur minimum, tout en lui soulignant que le peuple au complet fonctionnait au ralenti. Cela leur donnait ainsi plus de temps avant que le poison fasse effet tout en évitant une vague de panique.

Elle s’approcha de quelques uns qui, clairement, semblaient très peu affectés par ce qu’il y avait. S’approchant d’eux, elle se présenta comme étant celle venue les aider, avec la médecin qui s’occupait actuellement des cas les plus graves. Rien ne semblait sortir de l’ordinaire, que ce soit dans leurs habitudes alimentaires ou ce qu’ils avaient fait. Un village assez routinier en somme. Il était vrai qu’avec la fin du Soshikidan, certains tentaient encore de faire vivre l’organisation et la quête de territoire avait été lancée, faisant donc de leur territoire une cible parfaite pour les attaques. Jusqu’ici, toutefois, ils avaient toujours réussi à s’en sortir victorieux.

Différentes idées filèrent dans l’esprit de la belle aux cheveux d’argent, hochant doucement de la tête au récit dont il venait lui faire part. Elle leur suggéra d’éviter de manger ou de boire quoique ce soit pour l’instant, amena un peu d’eau et de la nourriture avec elle pour revenir vers Aimi, décidée à lui faire part de ce qu’elle venait d’apprendre, cherchant à avoir son avis sur tout cela. Après tout, elle venait du pays, sûrement en saurait-elle plus.

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Ven 18 Mai 2018 - 13:55
L'observant du coin de l'oeil, Aimi restait impressionnée par la technique dont faisait preuve la Zetsu, ses capacités étaient impressionnantes et pas qu'offensives finalement. Aussi s'étonnait-elle qu'il n'y ait pas d'irous reconnus dans cette famille, ils semblaient prédisposer à la fonction pourtant. Examinant un des patients qu'Eiko venait de soulager de sa douleur, la Kurai trouvait confirmation dans ce qu'elle pensait jusque là, elle repensait alors à ce que lui avait confié devant la tombe de la Hyûga. Ces méthodes d'éveils barbares qu'elle avait à peine avouées. Effectivement, ils n'étaient pas tournés vers l'entraide... Mais la jeune fille amère qui partageait son aventure semblait différente, bien que renfermée sur elle-même. Au final, elle avait juste besoin de prendre conscience de la personne qu'elle pouvait être, ou qu'elle était déjà quand elle ne luttait pas d'arrache-pied pour se montrer détestable.

Assurant sa fonction, Aimi restait pensive sur le sujet, peut-être un peu coupable de l'attiser, et ainsi envenimer leur relation au lieu de sympathiser, mais quelque part elle était persuadée que si elle s'était approchée avenante, Eiko l'aurait rejeté. Mieux valait une guéguerre et des propos acerbes, qu'une ignorance totale. La seule personne qui semblait sociabiliser la Zetsu était Taishi, mais pour l'avoir côtoyé, Aimi savait qu'il n'était pas le plus empathique choix possible. Pas sûr qu'il lui donne une oreille attentive ou une épaule confortable gratuitement et c'était cette spirale-là qui l'isolait au final qui la rendait ainsi. Ainsi la plaignait-elle bien plus encore qu'au premier jour de leur rencontre où elle semblait avoir une telle accumulation de malheur que ça l'avait poussé même à lui conter son histoire. Peut-être pour cela qu'elle lui en voulait particulièrement en fait... ça serait logique.

Son retour mettait fin à l'analyse de sa partenaire, pour le moment, Aimi n'avait pas de remède à son mal à elle, mais des patients sur les bras qui eux risquaient leurs vies dans l'histoire. Récupérant les échantillons, l'irou s'exerçait immédiatement à les analyser à l'aide de jutsu pour accélérer le processus, séparer ainsi toutes substances suspectes, dans le même temps, elle prêtait une oreille attentive au débriefing de sa partenaire. Sa moue affichait une grimace contrainte alors que son regard vermillon se dressait dépité vers la Zetsu.

-Il n'y a rien là dedans ni dans l'eau ni la nourriture. Retour case départ, tu dis qu'ils n'ont rien changé de leurs habitudes ?

Elle frottait doucement son menton, cherchant un élément commun à tous les résultats de ses patients. Si elle avait relevé le même poison partout, celui que ses patchs de fuinjustsu étaient en train d'absorber, il devait bien y avoir un autre élément commun, peut-être la source de l'infection. Tout le monde était en sous-nutrition, normal, les récoltes saccagées et les stocks pillés, mais bien hydratés... Même curieusement bien vu leur taux d'alcoolémie. La dernière pensée la faisait lever les yeux vers le ciel. C'était classique, l'alcool soulageait le corps et l'esprit, elle était populaire durant les temps troubles...

-L'alcool ! Tu as trouvé de l'alcool quelque part ?!! Ils ont tous ça en commun, il faut le vérifier et trouver où ils se le procurent.

Oh ça aurait pu être aussi simple que ça, mais comme un problème ne venait jamais seul... Un des gamins qui patrouillait dans les alentours, choix curieux de sentinelle, mais qui était elle pour juger, venait de rapporter des mouvements suspects d'un groupe d'individus se rapprochant du village. Aimi échangeait un regard avec la Zetsu, il ne manquait plus que ça, mais le second petit patrouilleur lui, venait en courant en revanche donner une bonne nouvelle de la route nord. Le marchand de provisions était en vue...

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Sam 19 Mai 2018 - 18:20
Retournée auprès de la Kurai, elle laissa sa rancoeur de côté pour mener à bien ce qu’elles faisaient. Lui rapportant du même fait les informations qu’elle avait trouvé, l’alcool semblait donc être une piste probable, pour peu arrivait-elle à en trouver. Prête pour son départ, à savoir aller trouver ce qui était possiblement la source des ennuis ici, deux sentinelles, beaucoup trop jeunes pour se défendre seuls, vinrent leur annoncé du mouvement, tant venant du sud que du nord. D’un côté, des mouvements suspects, de l’autre, des provisions. Pouvaient-ils seulement faire confiance aux provisions qui approchaient ? Jetant un regard à son alliée, elle observa tout autour d’elle avant de désigner l’un des deux patrouilleurs.

- Je pense que je sais pourquoi ce sont des enfants qui patrouillent. Sûrement les seuls à ne pas avoir pris d’alcool.

Un regard tout autour d’elle, tous des adultes qui étaient victimes d’un poison, ou peu importe quoi, s’étant sûrement retrouvé dans l’alcool. Le patrouilleur qu’elle avait désigné se rapprocha d’elle, un regard curieux levé vers son visage.

- J’aurais un service à te demander. Peux-tu aller chercher des bouteilles d’alcool et les ramener ici ? Important de ne pas y toucher, d’accord ?

Il considéra la demande quelques instants avant d’hocher doucement de la tête, partant en mission qui risquait fort bien d’avancer la Kurai dans le travail qu’elle faisait. Sans prendre nécessairement prendre la tête de leur duo, elle faisait ce qui lui semblait logique et ce qui pourrait leur sauver du temps. Se retournant vers la médecin, elle s’approcha d’elle, semblant réfléchir à quelque chose.

- Il va falloir évaluer les provisions. Si quelqu’un a mis du poison dans leur alcool, rien nous indique que le marchand amène de quoi réellement les aider.

Un travail supplémentaire dont elle n’aurait sûrement pas le choix de s'acquitter, pour le bien du peuple qui semblait déjà en grande difficulté.

- Je vais aller voir la route au sud.

Ce n’était pas une suggestion mais bel et bien une affirmation. Ses deux armes à sa taille, elle retira le bandeau qui recouvrait l’un de ses yeux, venant ainsi s’assurer d’avoir une meilleure vision périphérique. Puis, sans un regard et n’attendant pas protestation, elle quitta l’endroit où se tenait Aimi pour se diriger vers la route plus au sud, écoutant les indications que lui avait donné le patrouilleur. Son regard se perdit vers l’horizon avant qu’effectivement apparaisse un petit groupe de personnes qu’elle n’était pas en mesure d’identifier pour l’instant. De passage ? Venu aider ? Ou, au contraire, venu profiter de l’affaiblissement du village pour piller et peut-être en prendre le contrôle ?

Se plaçant au milieu du chemin, la jeune demoiselle, seule, attendait patiemment. Certes était-elle arrogante, s’affichant ainsi seule devant un groupe dont elle ne connaissait rien. Et s’ils étaient shinobis ? C’était une éventualité, toutefois, elle ne s’en souciait pas spécialement. La mort n’était plus quelque chose qu’elle craignait, alors que sa vie semblait avoir perdu tout son sens. Et puis, s’ils n’étaient que brigands lambda, elle n’en ferait qu’une bouchée.

Le sang des Zetsu parcourait ses veines, cela ne faisait plus aucun doute. À une époque, elle aurait presque été choquée de se voir penser ainsi, et pourtant, à l’heure actuelle…

- Alors, une petite fille qui traîne sur les routes seule ? Tu sais ce n’est pas sécuritaire ?

Elle haussa les épaules, s’approchant même d’un pas, dévisageant celui qui venait de parler, sûrement le chef de la bande.

- Contrôle de la route, j’aurais besoin de savoir où vous vous dirigez et dans quel but ?

Un rire gras s’échappa des lèvres de l’homme. Elle ne l’aimait pas. Il ne lui semblait pas être qu’un voyageur traversant les terres. Encore moins alors que deux hommes firent sortir des kunais avec lesquels ils jonglaient, comme pour se donner l’air menaçant. Pour sa part, ses deux épées étaient cachées sous un long manteau aux teintes de l’Hinoishi, un vert profond accompagné de noir. Elle ne semblait pas bien menaçante, la jeune Zetsu, avec ses cheveux immaculés et son teint de porcelaine.

- Alors, alors, c’est dommage parce que tu es mignonne…
- Quoiqu’on pourrait l’embarquer.
- C’est pas dit qu’on trouve aussi joli au village.
- Surtout vu l’état dans lequel ils doivent être… Tout leur prendre devrait être un jeu d’enfant.

Un nouveau rire. Pour avoir vu les villageois, cela ne lui faisait aucun doute quant à où se dirigeaient-ils, et ils venaient de confirmer ses doutes quant à ce qu’ils comptaient y faire.

Quant à ceux au village, le marchand arrivait finalement avec ses provisions, s’arrêtant non loin de la clinique improvisée par Aimi.

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I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
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Mar 29 Mai 2018 - 17:43
Eiko confirmait les pensées de la Kurai, pour une fois qu'elles étaient d'accord sur quelque chose. À croire que le fait de travailler pour le bien d'autrui leur faisait oublier leur diffèrent, une bonne chose non ? Laissant la Zetsu partir à ses affaires, Aimi s'exécutait à ses tâches, finissant ses patchs de soins en attendant l'arrivée du marchand qui allait passer une inspection. Pas un seul instant elle n'avait pensé à aller offrir du renfort à Eiko, déjà parce que c'était la combattante des deux et donc elle ne serait pas utile, et aussi parce qu'elle ne lui avait pas demandé de l'accompagner. Aimi savait à quel point sa présence pouvait l'incommoder, mais toutes deux devaient faire avec. Tout ça à cause de cet imbécile de Hayai. Pour en revenir à nos moutons, afin de s'assurer de sa coopération, Aimi lui montrait une bourse de ryos, pas les siens, ceux de la Zetsu qu'elle avait subtilisée pendant la cohu du déplacement de blessés; quand elle l'aidait. Quoi ? Elle n'allait pas lui voler tout de suite ! C'était juste pour appâter sa cible et aucune des deux n'avaient le temps de le demander c'est tout. Si, si...

-Je peux gouter vos alcools avant de les acheter ?

Question loin d'être anodine, le marchand lui répondait bien vite qu'il n'en avait qu'une seule sorte après s'être fait dévaliser les autres. L'histoire intéressait au plus haut point l'irou, et l'homme qui voyageait seul semblait apprécier de pouvoir faire la conversation. Aussi il lui contait qu'il avait rencontré un groupe d'hommes très généreux, non seulement il lui avait acheté tout son stock d'alcool sans discuter les prix, mais aussi revendu à une bouchée de pain le leur qu'il jugeait pas très bon. Autant dire que le marchand n'avait pas craché sur la bonne affaire et il ne fallait pas longtemps à la Kurai pour comprendre la supercherie. Sans détour, elle informait alors le recéleur que son alcool était empoisonné, tout le village était mis à mal grâce à son dernier passage de la semaine passée. Autant affirmer que le coup était prémédité, mais ce dernier ne semblait pas complice, plutôt même en panique, lui même avait fini par en boire ces derniers jours.

En échange de soins, la Kurai demandait la destruction du stock par ses soins. Bien sûr il acceptait bien vite en voyant l'état des victimes du poison, eux qu'Aimi pouvait enfin purger pour de bon, la source de contamination trouvée. Ce qui l'inquiétait bien plus était la propagation de l'alcool empoisonné. L'homme avouait en vendre à ce village et l'autre voisin à quelques kilomètres où il résidait, une citée un peu plus grande, avec de la concurrence, voilà pourquoi il se déplaçait jusque là. Autant dire que la Kurai allait devoir y faire un tour aussi, mais avant ça , elle devait subir les complaintes de l'homme dont la réputation pourrait être finie en ses temps si durs, si bien qu'elle devait promettre d'en taire l'origine...

Le temps passé, pas de retour d'Eiko, si la Kurai allait s'inquiéter, elle se ravisait de le faire en voyant les gamins tout excités qui venaient se chercher les uns les autres en riant pour reprendre la même retour que la sulfureuse Zetsu. Elle devait sûrement être en train de coller une raclée, la tête de l'irou se secouait, elle finissait son travail avant de remballer et peaufiner les soins le temps que sa partenaire revienne. Pas besoin de poser de questions, elle savait déjà quel genre de sort elle avait offert aux malotrus, laissant les villageois s'enthousiasmaient sur leur héroïne en jupe et sabres tranchants, Aimi observait la scène amusée. Aui aurait cru qu'on pouvait acclamer une iwajins. S'ils savaient. Haussement d'épaules, ni elle, ni Taishi, ni Haise ne l'étaient plus non ? Quand son numéro de scène était fini, Aimi l'informait qu'elles feraient un détour par le village voisin pour s'assurer qu'il n'y avait pas d'autres victimes du poison. Elle se doutait bien que les coupables n'étaient plus un souci pour personne, mais aucune question sur eux, ni en chemin, ni là bas ni au retour. Parfois il n'était pas bon de connaitre tous les détails. Étonnement, elles savaient collaborer la preuve... Simplement de la mauvaise foi ? Peut-être une autre expérience le leur dirait.

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Comme chien et chat | Eiko

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