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Tournoi de Shogi [Suijin]

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Mer 9 Mai 2018 - 12:18
Le Shogi, voilà mon occupation d’entre deux missions de la journée. Un jeu de stratégie dont j’ai dû lire le livre de règles facilement trois fois pour arrêter de juste me perdre dans les concepts de base. Un jeu de stratégie simulant une bataille avec énormément de nuances. J’étais dans un petit bar du centre-ville de Kiri qui proposait régulièrement des tournois. C’était le deuxième de la sorte que je faisais et je m’en étais mieux sortie que la première fois pour le moment. J’en étais au troisième match, ayant réussi au cours de la matinée à éliminer deux de mes adversaires. Il était à peu près l’heure de manger et j’avais commandé quelques gyoza et des morceaux de volailles pour me sustenter.

Il faisait particulièrement bon aujourd’hui sur Mizu no Kuni et j’avais enfilé un crop top noir sans manche, laissant apparaître mon tatouage sur mon côté gauche. Un symbole ésotérique avec plusieurs branches pointues noir également. Un short gris clair venait nuancer la couleur sombre du haut de mon corps. Ne sortant pas désarmée non plus, un daisho était visible adossé contre mon siège tout comme un tanto accroché dans mon dos. Et une sacoche à outil ninja sur ma cuisse gauche. Mais le tout était dans des tons qui m’habillait plutôt que faire tâche. Mon bandeau de Ninja de Kiri était accroché à mon bras gauche et visible. Mon maquillage était celui de tous les jours, un de far à paupière et d’eyeliner sur mon regard bleu glace avec un léger contouring pour faire ressortir de manière plus forte mon regard.

Sur mon siège, j’avais les genoux contre la poitrine alors que je voyais mon repas arriver, mon regard était complètement neutre. Je remerciais le serveur et entendait l’annonce que mon prochain match allait commencer maintenant qu’un de mes adversaires avait également fini. Je prenais un premier gyoza et le gober nonchalamment en remettant en place les pièces sur la table de jeu. J’avais juste envie de me remettre à jouer au plus vite pour casser l’ennui de la journée. Si je me faisais éliminer, je pourrais sûrement ensuite aller profiter un peu du soleil au bord de l’eau.
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Mer 9 Mai 2018 - 15:57







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Je n’étais pas un adepte du Shogi, cependant pour sœurette il en était tout autrement. Depuis notre plus tendre enfance, elle me forçait à jouer à ce jeu reposant sur la stratégie, alors que je préférais la pratique et que de surcroît je détestait perdre. Il fallait avouer que la bougresse était plus doué que moi dans ce genre de confrontation amicale nécessitant calme et réflexion. Choses qui n’étaient pas mon point fort. De facto, croire que les reflets jumelés étaient en tout point sur la même longueur d’onde s’avérait mal avisé. Encore une croyance commune complètement biaisée et ayant le don de m'exaspérer.

Étant encore peu coutumier des lieux ou même des événements locaux de la Brume Sanglante, j’avais vaguement entendu parler de cet endroit du centre-ville où se déroulait régulièrement des tournois de Shogi. Je n’étais pas particulièrement intéressé, jusqu’à ce que j’apprenne que ces événements offraient une récompense pécuniaire très alléchante. Avec le maigre solde de Genin dont je pouvais me targuer, il aurait été idiot de ne pas tenter sa chance. Peut être même que le miroir avait eu vent de ces événements et serait présent à cette confrontation des esprits. En tout cas, j’osais espérer ne pas tomber face à elle ou même l’y croiser. Cela ne m’aurait apporté que des ennuis et des remarques comme quoi il était cocasse que je participe à ce genre d’activité, alors que je lui prônais ne pas apprécier ce jeu au calme malicieusement infernal.

Un temps radieux prenait place à l’orée de la Brume. L’hiver était si loin et plus les jours passaient paisiblement, plus le climat devenait chaleureux et appréciable. L’été arrivait à grand pas, ce qui ne manquait pas d’être plaisant. Une saison où malheureusement, arborer un de ces manteaux dissimulant son équipement, adoré de tout Shinobi, tenait de l’impensable. Je revêtait donc une tenue plus légère, oubliant cette veste longue que je portais la plupart du temps. Ce qui exposait bien plus cette épée qui ne me quittait jamais, de par ma spécialisation dans les arts du Kenjutsu. Mon bandeau frappé des armoiries du Village Caché recouvrait mon front, bien qu’il m'arrivait parfois de porter ce dernier d’autres façons. Il ne fallait pas chercher une logique particulière ou autre. Cette position signifiait simplement que je m'attendais à être confronté à une terrible bataille. Le Shogi se révélait une guerre plus implacable et terrifiante qu’il n’y paraissait, sous ses airs de simple passe temps innocent.

D’ailleurs, cela faisait plus de deux heures que j’affrontais mon second adversaire dans une querelle dantesque, mais silencieuse, pour poursuivre l'ascension vers le titre de champion du tournoi se déroulant aujourd’hui. Fort heureusement, ma sœur ne semblait pas présente parmi la foule de participants, mais l’adversaire  du moment était tout aussi redoutable que celle-ci. Mais le pire, c’est ce regard goguenard et ne manquant point d’hostilité qui prenait place en face de moi. Ce putain de regard à la con. Je devais me contenir pour ne pas balancer en l’air cette table nous séparant et où la quintessence de la bataille faisait rage, afin de lui crever ses yeux en enfonçant mes pouces au plus profond de ces globes viciés. Le regard d’un hérétique, pour sûr. Mais je savais me maîtriser et ne pas céder à la tentation, qui pourtant était grande. Evidemment, il s'agissait d'une manœuvre pour me déconcentrer, ou encore me faire disqualifier. La ruse était finaude, mais je n'étais pas né de la dernière pluie. La lutte était si serrée que je n’aurais même pas le temps de prendre le moindre rafraîchissement ou me restaurer avant de poursuivre sur le troisième duel se présentant à l'horizon. Erreur de mon adversaire, m’extirpant un sourire sardonique, avant que je ne l’achève du coup de grâce.

" ... "

Le manant se met à s’écrier violemment en se rendant compte de son erreur, d’un cris de surprise abominable et strident, avant de s’effondrer au sol en s'apitoyant sur lui même. Autant vous dire que je me serais bien passé de cette réaction ne faisant qu’attirer tous les regards sur lui, ainsi que pour le coup moi-même. Enfin, au moins je m’étais débarrassé de cet énergumène particulièrement horripilant de par cet air prétentieux et suffisant. J'étais même légèrement satisfait qu'il soit brisé psychologiquement.

Pas le temps de souffler que le nouvel adversaire semblait se présenter à la table. Il s’agissait d’une jeune femme, arborant fièrement sa vocation de Kunoichi et se dirigeant en ma direction, où le freluquet commençant à violemment s’agiter dans le vide se voyait rapidement maîtrisé par les employés du bar, l'invitant à se retirer sans faire d’histoire.





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Dernière édition par Shiranui Suijin le Jeu 10 Mai 2018 - 5:40, édité 1 fois
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Jeu 10 Mai 2018 - 1:12
Mon adversaire du troisième duel venait de faire tomber dans une myriade de pleurs son adversaire précédent. Un rictus me fit lever un sourcil en direction de cette scène plus que pathétique alors que je m’enfilais un second gyoza en voyant le Ninja de la brume se positionner face à moi. Il avait l’air d’un autre adepte du Kenjutsu, nous étions décidemment très nombreux à apprécier les armes blanches à Kiri. C’était sûrement traditionnel cela dit. Le plateau de jeu était prêt et en place face à lui. Je le saluais d’un signe de tête en effectuant le premier mouvement. Machouillant mon gyoza, je lui fis signe en direction du Sake et de la nourriture. D’une voix douce, je l’invitais.

« Prenez-en si vous voulez. »

Les coups allaient pour s’enchaîner. Je gardais ma position improbable en rabattant cependant une cuisse sous la table. La calme semblait se répandre dans la pièce alors que l’homme avait arrêter de pleurer et que visiblement toutes les parties avaient reprises. Seule une petite musique douce à base d’instrument à vent pouvait se faire entendre et détendre l’atmosphère. Une grande porte barrait le son de l’extérieur et faisait que chaque entrée dans le bar était remarquée par les brouhahas de dehors qui redevenait audible. Nous n’étions plus que huit joueurs en lice et j’allais appliquer contre le nouvel arrivant exactement la même stratégie que j’avais utilisé contre les autres. Une ultra aggressive.

Sacrifier des pièces dans le seul but d’en promouvoir une autre, perdre cinq soldats pour une pièce importante adverse. Le Shogi avait ce côté guerrier où il fallait emmener l’ennemi dans des pièges même si cela mettait en péril notre propre sécurité. Qui ose gagne est une belle devise que je m’efforçais d’appliquer. Car lorsque l’on tente, on prend le risque d’échouer certes, mais aussi de réussir alors que celui qui ne tente rien ne réussira jamais.

J’y allais sans retenue sur le Sake et la nourriture, pas de quoi être ivre, mais je me faisais plaisir, savourant ces quelques dons de la vie. Il fallait aussi mettre mon adversaire à l’aise afin qu’il se détende et perde en concentration sur la partie. Je ne lui adressais aucun regard, mais je commençais au fur et à mesure de la partie à prendre des postures attirantes, jouant avec la forme de mon ventre nu et de mes cuisses visibles. L’idée était que lui me regarde et se perde là-dedans en essayant de capter mon regard. Technique purement féminine qui joue complètement sur la frustration des hommes à s’obséder à obtenir ce qu’ils voulaient. Et puis, c’était une manière de compenser mon manque de talent au Shogi.
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Jeu 10 Mai 2018 - 5:17







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L'hurluberlu qui venait de perdre contre moi devait être bien désespéré pour se montrer aussi… grotesque, sans éprouver la moindre honte que de s’afficher publiquement de la sorte devant une foule conséquente de spectateurs et autres participants concourants encore pour le titre. Certains avaient même du mal à conserver leur contenance, laissant échapper des petits rires étouffés dénotant que le spectacle offert à leurs yeux incrédules était risible. Je restais de marbre, cachant mon désarroi quand à cette situation extrêmement déplaisante. Je ne savais pas vraiment pourquoi cela me dérangeait en un sens. Le pire dans tout ça, c’était que je ne pouvait me prétendre expert dans ce jeu, tout comme le larmoyant personnage qui affichait auparavant cet air moqueur m'horripilant tant. J’éprouvais un certain contentement de le voir ainsi abdiquer en tombant dans le désespoir, mais surtout la déchéance, après avoir péché par orgueil de façon bien mal avisée. Bien que pour le coup, cela tenait plutôt d’une stratégie tentant de me provoquer afin de me de pousser pernicieusement à commettre une faute. Cependant, je n’étais pas si candide pour que cela fusse le cas. Au moins, son cas était réglé et cela marquait une nouvelle étape me rapprochant un peu plus de mon but. J’étais impressionné moi-même d’être arrivé si loin lors de cette compétition, car tout pouvait basculer bien vite sur une seule erreur ou  un simple manque d’attention. Moi, qui préférait sans conteste la pratique, semblait pourtant me prendre à ce jeu stratégique reposant sur la pensée.

Après que le calme soit revenu, je pouvais me concentrer totalement sur la jeune Kunoichi qui se présentait comme future adversaire. Cette dernière s’installa à la table de jeu, où les pièces furent préalablement remises en position initiale afin de préparer la future bataille qui allait prendre vie en ce troisième tour débutant incessamment sous peu entre les huit joueurs survivants. Je la saluais de même, d’un léger signe de tête, avant de me remettre dans une position plus apte à l’affrontement qui allait découler entre nous. La Kirijine avait eu le temps de prendre de quoi se restaurer. Amenant avec elle quelques victuailles qu’elle disposait délicatement près d'elle, non loin du plateau où les pièces de Shogi n’attendaient plus qu’à combattre afin de s’entre-dévorer. Elle commençait même les hostilités, tout en avalant un Gyoza avec une élégante innocence. N’ayant pas eu l’occasion de profiter d’une pause, j’étais un peu jaloux de son festin, ce qu'elle semblait avoir remarqué. Cela était évident que je n'avais pas eu l’occasion de me restauré, ayant fini dans un duel se prolongeant un peu trop et à la fin particulièrement remarquée. Néanmoins, contre toute attente, elle m’invitait à me servir dans ses nombreux délices qu’elle s'apprêtait à savourer lors de la partie. J’hésitais une seconde, la regardant afin de m'assurer qu'elle venait bien de me proposer délicate attention, bien qu'inexpliquée ne nous connaissant pas le moins du monde, avant d’accepter poliment son geste. Je ne comptais pas profiter d’elle, me servant avec parcimonie, comptant bien sûr la rétribuer amplement pour cette mystérieuse générosité, dès que j’en aurais l’occasion à la fin du tournoi.

" Merci. "

C’est avec une harmonie toute particulière que les premiers échanges commencent à virevolter, à l’orée d’une symphonie ne manquant pas de lyrisme et de douceur, baignant les lieux d’une atmosphère veloutée. La demoiselle semblait particulièrement audacieuse, se concentrant uniquement sur l’attaque. Un choix que le Sabreur approuvait, la meilleure défense étant l’attaque. Il ne comptait pas se faire dominer aussi facilement, désirant voir le talent de la Kunoichi portant le même bandeau que lui. Il ne doutait pas que toute femme pouvait incarner une farouche adversaire. Après tout, sa Sensei était la Cheffe de la Confrérie, certainement la personne la plus puissante de Kirigakure no Sato, alors qu'elle était physiquement aussi frêle et douce qu'une fleur. Les apparences en ce mondes se révélaient bien souvent trompeuses.

Il fallait avouer que la jeune femme était agressive et avait du mordant dans sa manière de jouer, mais faisait montre d’une grande féminité dans sa gestuelle et sa présence. Je prenais une coupe de saké, avant d'agir à mon tour sur le champ de bataille, tout en risquant un regard en direction de la concurrente arborant une position mettant particulièrement en valeur son physique délicieusement galbé. Peut-être une erreur de ma part, mais je n’était pas du genre à saigner du nez pour un peu de peau exposée, même avec volupté. Je pouvais apprécier un court instant la vue de ce ventre nu et exposé de manière suave, ainsi que ces jambes envoûtantes à un point paraissant indécent. La Kunoichi était excessivement belle, profitant de son charme naturel en prenant des postures subtiles de manière innocente et ingénue, mais terriblement suggestives, pouvant envoûter aisément la majorité de la gente masculine en une seule seconde. Je devais avouer que ce genre de tactique était bien plus plaisante que celle de mon précédent opposant. Cependant, elle était aussi d’une efficacité toute autre, en plus d'une dangerosité sans limite. Se perdre dans la contemplation de la beauté était bien plus pernicieux que de céder à la voie primordiale de la destruction. Gagner face à la sirène s’avérerait donc diablement difficile, sans compter qu’elle était bien plus douée que le faiblard de tantôt ayant tout de même réussi à me donner bien trop facilement du fil à retordre. Le constat était fait, pourtant, le Shiranui ne comptait pas abdiquer. Si elle voulait le vaincre, il faudrait qu’elle lui passe sur le corps -en tout bien tout honneur-, avant d’arriver à la prochaine manche du tournoi. L'affrontement n'était pas que sur le plateau de jeu, mais bel et bien psychologique, voire même au delà... Tous les coups étaient permis, ou presque...

Terminant ma coupe de Saké, gracieusement offerte par ma rivale, je continuais donc la partie sans -trop- me perdre, faisant montre de combativité, redoublant les assauts tout en résistant aux moult pièges de bois ou de chair se présentant face à moi. Nous étions dans une situation où la partie se déroulait avec rapidité, ainsi qu'une intensité palpable, mais présentant une eurythmie irréelle. Finalement, une opportunité intéressante apparue, me permettant un mouvement risqué, mais ne manquant pas d’une audace certaine et pouvant porter le déroulement de l'affrontement à un paroxysme inescomptable. Je bougeais donc mon Roi d’argent à la place escomptée, avant de poser mon regard vers ma compatriote de la Brume, examinant sa réaction en restant de marbre. C’était là où tout se jouait si je voulais cerner en profondeur la Kunoichi, ou du moins tenter de le faire. Comment allait-elle réagir face à cette excitante invitation de poursuivre la bataille dans une divine allégresse ataraxique ?

" ... "






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Jeu 10 Mai 2018 - 12:59
Je vis mon nouvel adversaire se servir avec parcimonie dans ce que je lui ai proposé. Ce qui était bien entendu une histoire de bienséance. Il est parfaitement normal lorsque l’on pioche dans la nourriture d’autrui, surtout lorsqu’on ne la connait pas de faire parfaitement attention à nos manières. Je vis qu’il semblait se fondre dans le jeu avec la même tactique que moi. L’intensité réveillait mon appétit et je ne me gênais pas pour me servir, repartant avec un peu de saké pour réveiller (ou endormir au choix) un peu plus mon instinct et éviter de me perdre dans la réflexion inutile. Les pièces perdaient la vie les unes après les autres dans une danse macabre faites de bois et de mouvement de doigts. Mes lanciers appliquaient une pression autour de mes fous tout en leur laissant le champ libre ce qui laissaient ces dernières très peu sensibles aux attaques sans passer d’abord sur un lancier pour ensuite se sacrifier sur le fou. Inexorablement, je créais une ligne de front à l’avancée apparemment inarrêtable et se dirigeant droit vers une promotion qui pourrait changer l’issue de la partie.

Je voyais que mon adversaire perdait autant son regard sur la nourriture, la table de jeu et les courbes de mon corps. Ma stratégie était vraisemblablement efficace mais je ne lançais aucun coup d’œil direct dans sa direction. Simulant une indifférence des plus insupportable pour n’importe quel homme ayant du désir (ou au moins de l’intérêt) pour moi. Contrairement à d’autres Kunoichi, je n’étais pas une femme frêle et fragile. Je n’avais certes que très peu de graisse, cela se voyait d’ailleurs à ma poitrine très modeste, mais mes muscles étaient saillants, mes abdominaux en partie visible selon ma posture et je faisais facilement dix kilos de plus que la plupart des Kunoichi de ma taille pour une quantité de graisse inférieure. J’étais d’ailleurs plutôt grande, mesurant un peu plus d’un mètre soixante-dix.

Me pensant gagnante avec ma (mes ?) stratégie imparable, je commençais à prendre confiance, ce qui m’amena bien entendu à l’erreur. Tout comme moi, mon adversaire était parfaitement silencieux, sa seule manière de communiquer étant son regard et les mouvements de ses pièces sur la table. Les risques étaient pris des deux côtés mais j’avais le sentiment d’avoir dominé ce début de partie jusqu’à ce mouvement complètement improbable de son roi d’argent mais qui avait un sens car il m’obligeait à sacrifier si je voulais pouvoir agir. De plus, il aurait été impossible de ne pas admettre que cela me mettait un sacré coup à la fierté car mes mouvements montraient ma confiance inébranlable dans ma tactique jusqu’ici. Et si justement c’était uniquement un piège visant à me faire jouer sur ma confiance en moi ? Et si… Trop tard, mes doigts avaient bougé d’eux même et je jouais à l’égo, venant punir son mouvement probablement pour m’enfermer dans une stratégie qu’il avait préétabli jusqu’ici mais je devais laver mon honneur dans l’instant même si cela impliquait de perdre la partie derrière. Mon visage était toujours bien entendu parfaitement impassible et rien ne laisser douter sur mes pensées hormis le déplacement des pièces de bois.

Alors que je comprenais que la partie venait de se jouer là-dessus pour ma pomme, la porte d’entrée du bar fut ouverte par un groupe d’hommes. Au nombre de huit, ils rentraient comme s’ils étaient chez eux. Certains étaient couvert de cicatrices, d’autres de tatouages mais tous étaient particulièrement costaud. Pas l’un d’entre eux faisaient moins du mètre quatre-vingts. Tous les regards de la pièce se tournèrent vers eux. Et ils se dirigèrent directement vers le tenancier du bar. D’une voix grave, celui qui semblait être le chef, un type au style douteux portant un pourpoint bleu et un visage couvert de cicatrice tel Frankenstein pris la parole.

« Bah alors Casimir-kun, on ne paye pas sa protection ? On va devoir dégager tout tes clients et prendre leur argent de poche. »

Et les types commencèrent à retourner les tables une par une et attraper les clients pour les dépouiller. Des cris commencèrent à se faire entendre dans la pièce qui baignait auparavant dans un calme des plus total où on aurait entendu une mouche voler. Un homme, massif portant une multitude de tatouage de gangs sur ses bras nus s’approcha de la table des deux Kirijins pour la retourner. Au moment même où il s’abaissa, son expression s’arrêta net alors qu’un Wakizashi lui traversait la gorge jusqu’au sommet du crâne sans que le brigand n’émettent le moindre son car les cordes vocales avaient été sectionnées au passage. J’effectuais un mouvement rotatif de mon arme pour la ressortir sur le côté droit, sectionnant la carotide totalement, laissant le corps de l’homme s’étaler sur la table de jeu et commencer à noyer les pièces dans un liquide écarlate.

Gardant le Wakizashi en main droite et dégainant mon Katana adossait sur le côté de ma main gauche, j’avais les pupilles qui commençait à s’écarquiller. Ma réaction avait été plus qu’excessive mais je n’en avais rien à foutre. L’appel de la bataille était présent et j’allais foncer tête baissée contre ce groupe de demeuré.
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Ven 11 Mai 2018 - 5:31







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Il s’agissait d’un moment important qui se jouait, autant dans le déroulement de la partie, qu’au niveau des stratégies entreprises par les deux joueurs. La mienne était simple, qu’importe l’opposant, tout simplement gagner en suivant les préceptes de la Voie de la Destruction. En somme, la plus primordiale qui puisse exister, bien que mal avisée pour ce genre d’activité reposant davantage sur la sagacité de l’esprit et la ruse, que la brutalité sanguinaire dans son plus simple appareil. Je n’y pouvait rien, c’était dans ma nature. Malgré les apparences, j’étais un peu sauvage. Mais pouvait-on me jeter la pierre ? En tout cas, la Kunoichi que j’affrontais était fine stratège comparé à moi. La malicieuse usait de stratégies particulièrement rusées, certaines que je ne soupçonnais même pas, m’étant déjà fait inexorablement happé vivant par celles-ci. Redoutable, tout simplement. La formation de ses pièces paraissait solide et n’offrait que peu de solution pour venir arrêter sa marche vers la victoire sans se faire mettre en charpie. Mais le combat était loin d’être terminé, ne faisant même que commencer. Le savoureux saké, si gentiment offert, avait tout d’un doux poison. Je n’avais rien remarqué, considérant ce geste comme tout à fait amical et bien intentionné. La vipère faisait montre d’un talent hors-pair et ne révélait en rien sa renardise qui passait pour innocence digne d’un agneau venant de naître. Elle savait attiser la curiosité et la tentation, mettant en valeur ce corps si finement musclé, sans perdre la moindre sensualité féminine, si ce n’était même le contraire en la mettant savamment en exergue. Suijin était intéressé par le corps de la jeune femme qui prouvait qu’elle peaufinait les arts du Taijutsu avec un grand intérêt, tout comme lui. Il était indubitable que la joueuse de Shogi devait être une partenaire (d'entraînement) particulièrement fougueuse et endurante, possédant une grande souplesse et des mouvements s’avérant dangereux (voir mortels). Cela semblait logique, quand on contemplait l’équipement (en armes (aussi)) qu’arborait fièrement la demoiselle. Après tout, ce qui nous ressemble nous attire, comme l’avait si bien dit un vieil érudit s’étant retiré du monde moderne pour une île de solitude de l’Archipel, afin de méditer sur le sens de l'existence et trouver l’illumination. Enfin, Suijin appréciait ce qu’il voyait, mais gardait un air neutre en n’insistant pas (du moins, pas trop) sur la peau qui s’offrait en contemplation sous son nez, préférant tenter de capter un regard de son adversaire, mais celle-ci l’ignorait en ne dirigeant pas une seule seconde les yeux vers sa personne. Cela était particulièrement irritant, du moins ça l’était devenu à force que la partie se déroulait. Si au début il ne s’en offusquait guère, c’était bel et bien afin qu’elle pose les yeux sur lui, qu’il avait entrepris cette manœuvre insensée dans la confrontation des pièces de bois. Le plus drôle, c'était que son précédent adversaire, il désirait intérieurement lui crever les yeux, alors que contre la nouvelle opposante, il en était tout autrement. habituellement, la gente féminine n'était pas de marbre en présence du bel étalon Shiranui, étant même plutôt réceptives à ce corps musclé, mais svelte. Les demoiselles appréciaient en général que l'assiette soit bien garnie, ce qui était le cas avec le jeune homme. Un beau morceau, si on peut se permettre l'expression. Personne n'appréciait les régimes, cela était légitime.

Autant avouer que la situation était au grand désavantage du Shinobi, même si la querelle ne semblait pas si désespérée dans ses débuts. Si la demoiselle arrivait à promouvoir ses pièces, tandis que ses autres stratégies avaient déjà réussies à frapper discrètement l’opposant de plein fouet, commençant même à porter leurs fruits, les jeux étaient faits. Suijin avait fait un mouvement particulièrement audacieux, afin de mieux cerner son opposante, tout en redistribuant un peu les cartes. Elle n’affichait aucune réaction, restant imperturbable dans le moindre de ses traits. Cependant, sa réponse sur le champ de Bataille, bien que silencieuse, démontra qu’elle ne manquait pas d’une fierté certaine. Cela était bon à savoir, mais malheureusement, son indifférence à mon égard se poursuivait. Aucun regard venant à ma rencontre, preuve qu’elle était rusée et disposait d’une maîtrise de soi exemplaire, ou bien que j'étais particulièrement déplaisant à ses yeux. Avoir une adversaire avec un tel tempérament s’avérait appréciable, ne faisant que me faire sombrer un peu plus en me prenant au jeu, alors que ce dernier ne m’inspirait pas du tout en tant normal. Ou peut être que ce n’était pas tant ces simples pièces de bois sculptées se livrant bataille qui éveillait mon intérêt. Je n’avais pas l’occasion d’y réfléchir, qu’un soudain bruit me tira de mes pensées.

La porte du bar s’ouvrit avec fracas, marquant l’entrée en scène de solides gaillards -particulièrement costauds- semblant peu fréquentables. Les regards de tous les spectateurs et autres clients se tournèrent en conséquence vers eux, un silence abyssal prenant place. Plus aucun son de bois venant sèchement frapper les plateaux ne se fit. L’un des malandrins, arborant des cicatrices de toutes parts, se dirigea avec goguenarderie vers le tenancier du bar, lui adressant alors quelques mots ne laissant présager que du pire en ce qui concernait la raison de leur petite visite de courtoisie fort déplaisante. C’était là l’occasion de faire parler l’acier. Opportunité que j’accueillais toujours à bras ouverts, bien que cela puisse être plus sage de faire montre du contraire. Mais que voulez-vous ?

Les collègues du Balafré commençaient alors à agir, semant la pagaille dans l’établissement s’en prenant aux bons et honnêtes citoyens venus se détendre innocemment dans le Sanctuaire du Shogi. Les hurlements de terreurs déchiraient alors le calme des lieux, contrastant nettement avec la douce musique qui s'y érigeait il n’y avait pas si longtemps. Un colosse d’au moins deux mètres (ou presque) arrivait en direction de la table où les deux Genins se livraient tantôt bataille. Je portais la main vers mon arme de prédilection, afin de l’accueillir chaleureusement, attendant le moment où la table voltigerait dans les cieux pour corriger le forcené, mais ma compatriote fut plus rapide. Égorgeant d’une manière subtile, mais surtout mortelle, le vil criminel qui s’affala lourdement sur la table de jeux. Le Shogi n’avait jamais été aussi Sanglant que ce jour, dans tous les sens du terme. Je portais un bref instant mon regard sur la Kunoichi, qui semblait ne pas faire dans la demi-mesure, lorsque l’occasion de s’amuser un peu se présentait. Au moins, nous avions indéniablement ça en commun. En plus d’un certain penchant pour le maniement des armes.

Je dégainais alors ma lame, me levant tout en adoptant un posture plus combative. Même dans cette situation, une sorte de rivalité persistait entre les deux combattants de la Brume. La Kirijine avait réussi à faire couler le premier sang, ce qui m’avait un peu agacé, mais j’étais beau joueur, ne lui en voulant pas le moins du monde. Il y avait assez de proies pour satisfaire la soif de sang de deux prédateurs ayant les crocs. Parfois, il fallait savoir partager, tout comme la demoiselle le fit précédement en m’offrant quelques mets lui appartenant de droit, alors que la nourriture était sacrée. Le soucis, c’est que je partais une fois de plus désavantagé dans le nombre de trophée à obtenir pour marquer une victoire dans cette échauffourée. Mais était-il vraiment important de compter ? Pas vraiment, le principal était de sauver les pauvres civils qui risquaient de se faire violenter et détrousser par ces brutes infâmes extrêmement malveillantes.

Examinant la situation, j’apercevais l’un des énergumènes non loin, en train de s’en prendre à l’une des serveuses du bar. Il plaquait la pauvre dame sur l’une des tables, appuyant sa main sur sa nuque en lui écrasant violemment le visage sur le plateau de Shogi, la cambrant dans une position fallacieuse. Usant de son autre paluche baladeuse afin de déchirer les vêtements de sa victime pour la dénuder, alors que celle-ci tentait de se débattre tout en appelant à l’aide, le détraqué souriait à pleines dents.

Prenant avec vélocité mon point d’appui au plis vite, je m’élançais alors tel le zéphyr afin de secourir l’employée de l’établissement étant en difficulté face au gredin. Armant ma frappe en prenant un élan considérable, je n’hésitais pas une seconde à agir. J’esquissais un mouvement ample et puissant, afin de terrasser le sacripant en une fois. Arrivant à portée, je pivotait alors le bassin tout en ramenant mon bras avec force afin de relâcher une bonne puissance dans ma frappe de tranche prenant un mouvement circulaire qui frappait en hauteur en direction de la tête de la cible. Cela manquait un peu d’élégance et de subtilité, mais j’étais impulsif et une femme était en danger imminent. Le bruit de l'attaque fendit l’air, le métal tranchant comme dans du beurre la chair et les cervicales faisant obstacle. le visage se tournait au même instant vers moi, affichant une surprise éhontée, pour ne pas dire un air ahuris. Ne comprenant que trop tard que son trépas était venu, le malandrin était déjà mort, mais il ne le savait pas encore. Quelques gouttes carmines commencèrent à apparaître en formant un étrange collier autour du coup du pervers, puis un abondant jaillissement de sang se produisit, tandis que la tête glissait peu à peu de son socle, avant de tomber lourdement, puis rouler sur la table où la serveuse était encore penchée. Je levais alors mon pied afin de pousser le corps massif du décapité d’une légère poussée, afin qu’il ne s’affale pas sur la femme encore sous le choc pour se rendre compte qu’elle était déjà sauvée du traitement que le sacripant lui réservait. S’affalant sans une once de grâce, le corps vint s'aplatir comme une crêpe sur le sol. Un geyser de sang pulsant de manière rythmique du cou amputé net.

Ne perdant pas un instant, j’e voulais enchaîner dans la foulée, mais avec l'agitation, je devais revoir la situation présente, cherchant alors la position d'un autre de ces hommes sévissant dans la pièce, quand un cri abominable se démarquait particulièrement du vacarme déjà outrancier, s’érigeant d’une voix gutturale et particulièrement grave. Le hurlement attirait  mon attention, me faisant porter mon regard vers l'origine de celui-ci.

“ NOOOOOOOOON !!! ANIKI !!! “
 
Il s'agissait du Balafré qui avait précédemment parlé au dénommé Casimir -le patron des lieux-, qui hurlait en ayant assisté à la scène de décapitation qui venait de prendre place. Apparemment, feu l’agresseur de la serveuse était le grand frère du dirigeant de l'opération visant à extorquer de l'argent en bande organisée. 

Je tendais alors le bras, pointant de ma lame en direction du vil bandit, en affichant un air inquisiteur, le défiant avec implexe.

" Tu vas bientôt le rejoindre. "

Le sacripant se rua sur le pauvre Casimir en l’attrapant par le col et en le faisant passer par dessus le comptoir comme un vulgaire pantin désarticulé. Sortant une petite lame et la plaçant sous la gorge de son prisonnier, il souriait alors d'un air malfaisant. Ses sbires firent de même, imitant cette réaction avec un léger temps de retard le temps que cela monte au cerveau, chacun prenant un des civils qui tentaient de fuir ou se recroquevillaient dans un coin du bar.

“ Arrêtez enfoirés !!! Ou je fais un sourire d’une oreille à l’autre à ce vieux Casimir-kun. “

L’un des sbires s’écriait alors en s’adressant au porteur de cicatrice.

“ Des Shinobis !? “

Apparemment, les hors-la-loi ne s’attendaient pas à la présence inopinée de Genin dans le bar. Ils avaient péchés par orgueil et avaient manqués de prudence. Cependant, ils avaient quelques otages. il était risqué de tenter de tenter quelque chose à cette distance. Le temps que Suijin sorte une arme de jet ou fonce vers les malandrins pour les neutraliser (surtout sans blesser un innocent), il serait trop tard. En tout cas, il ne disposait pas de compétences lui permettant de résoudre la situation sans que Casimir ou un autre n’ait amplement le temps d’être égorgé.

Ricanant d’un rire perfide et sardonique, le preneur d’otage en chef toisa les deux jeunes gens à tour de rôle. Le lâche se moquait de ceux tentant de sauver les honnêtes citoyens ou de profiter du plaisir d’un bon combat, voire les deux. 

J’étais énervé, mais je ne pouvais rien faire à part arrêter ma lame encore si assoiffée que la pauvre me susurrait à l’oreille qu’elle voulait encore du sang.

La situation était grave.

“ BOUGEZ PAS !!! Saletés de Shinobi… Comment travailler si nous vous avons toujours dans les pattes… “

Véhéments et courroucés de croiser les vaillants défenseurs de la veuve et de l’orphelin, les hommes restants semblaient hésitant entre se venger ou bien se retirer.

“ On devrait se retirer… Mama nous avait prévenu de ne pas trop attirer l’attention des Shinobi. “

“ Ils ont refroidis Aniki et des nôtres… Mais on a promis a Mama de lui ramener le pactole… Sans ces deux là tout aurait été parfait... Casimir devait ouvrir le coffre-fort et nous filer la récompense du tournoi... 100 000 Ryôs...  Les Coupes-Gorges ne reculent jamais ! “ 

Voilà qui marquait une impasse. Je portais mon regard vers la Kunoichi, cherchant à savoir ce qu’elle comptait faire, espérant qu’elle ait une botte secrète ou un truc du genre nous permettant de résoudre le problème. Mais cela était trop risqué, je le savais bien. Il fallait attendre que l’occasion d’en finir se présente d'elle-même, si elle le faisait, ou bien laisser agir les vils criminels.

Mais le pire dans toute cette histoire, ce n'était que le sommet de l'iceberg. Le fameux gentleman cambrioleur -n’étant point une légende- avait déjà frappé, au nez et à la barbe de tous, sans que personne ne s’en rende compte. Dérobant ainsi la fabuleuse récompense du Tournoi de Shogi convoité de tous, ce qui n’arrangerait alors pas la situation, ni personne d'ailleurs. Mais pour l’instant, le problème n’était pas de retrouver le voleur, mais plutôt de s’occuper de dangereux membres du gang des Coupes-Gorges ayant pris des otages.





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Ven 11 Mai 2018 - 15:25
La danse macabre allait pouvoir débuter. Il se trouvait là un tout autre type de danse que celui réalisé par les artistes de cabaret. Notre mode d’expression était le fer, notre peinture le sang et les cadavres étant les spectateurs ultime et unique d’une figure mortelle. L’hémoglobine était pour moi un parfum aussi unique et agréable qu’une foule en délire s’acclamant devant l’œuvre d’une célébrité. C’était dans ce moment précis que je ressentais l’appel de la bataille. Celui qui faisait que mon corps tremblait d’excitation, de peur, de haine mais aussi de tristesse. Le mélange de ces quatre émotions, surtout les trois dernières en réalité, donnait naissance à la rage. Une force infinie en découlait et je savais que je n’avais qu’à m’adonner totalement à ce sentiment pour jouir d’un plaisir plus intense que celui d’une amante qui chevauche l’homme qu’elle a désirait toute une vie.

Mon partenaire de jeu sortait son arme et un autre duel débutait entre nous. Bien plus glauque selon des points de vue civil. Heureusement pour eux, ils ne savaient pas ce qui se trottaient dans nos têtes. Les brigands étaient devenus des pièces de Shogi à capturer dans une partie probablement truquée d’avance. Il était désormais l’heure de sortir ses cartes une à une tout en dissimulant d’autres afin de prévoir le plus beau tapis possible pour pouvoir remporter cette nouvelle joute avec humilité et panache. Sur ma gauche, l’intimité d’une femme était entrain de se faire atteindre, le rôle parfait pour le chevalier blanc qu’allait devenir mon adversaire. Nous prîmes donc direction opposée sans qu’il ne s’en rend compte immédiatement, j’avais pour objectif de couper leur retraite et surtout de me faire discrète pendant que son œuvre en milieu de salle allait sans aucun doute attirer une attention des plus indésirables de mon point de vue. Il est bien plus simple de délivrer la mort dans le silence et l’ombre plutôt que de faire face à un opposant qui œuvre de manière consciente au même objectif.

Le mouvement ample de lame du joueur de Shogi allait décapiter un des extorqueurs de fond dans un mouvement net et précis. Sans aucun doute un autre talentueux sabreur de Kiri. C’était un point où le village n’avait plus à convaincre, le talent de ses membres l’arme blanche en main. Ils étaient sûrement plus nombreux que spécialistes de tout autre domaine. Comme je l’avais prédit, son œuvre fut remarquée et par le Chef de la bande par-dessus tout. Quelle chose douloureuse cela doit être de perdre un camarade. Sensation qui m’est inconnue jusqu’ici, celle de perdre une personne qui compte dans notre vie. Sûrement un mélange d’impuissance surtout dans une situation telle que celle-ci mais le pire doit être les remords qui viennent après tout cela. Concernant le balafré, cela n’allait être que de courte durée car comme l’avait si bien précisé mon collègue, il allait bientôt le rejoindre.

Dissimulée dans un coin de l’encadrure de la porte. Je vis la prise d’otage se faire en un éclair. Les types étaient plus bien coordonné et organisé. Un mouvement de ma part trop rapide aurait entraîné sans aucun doute des pertes civiles dans le lot. Je ne pense pas que j’en avais grand-chose à faire, mais pour le dossier, cela allait énormément compter. Le balafré semblait se sentir en position de domination la plus totale avec ce pauvre Casimir dans les bras, un couteau sous la gorge. Faut dire que le taulier du lieu était un type sympa et il ne méritait pas vraiment de finir suriner de la sorte dans son propre coin pour une histoire de tune. Pas plus que la serveuse qui avait été secourue méritait de se faire refaire l’entrejambe gratuitement pour un peu d’argent. Quoi que ce fût la voie de vie que certains et certaines choisissaient, grand bien leur fasse, ils gagnaient sûrement plus que moi et ma paye de Genin

Les types ne semblait pas vraiment savoir combien nous étions, fixant principalement mon adversaire de Shogi dans une situation qui était à la fois dramatique et ridicule. Je voyais le regard de l’autre Genin se posait sur moi alors que son corps tremblait de la même sensation que moi. Celle de l’envie de répandre encore et toujours plus de sang, celui de céder à la rage que j’évoquais tout à l’heure et de se confronter dans un challenge implacable de danse. Je devais réfléchir rapidement à une solution, les types semblaient ici pour l’argent mais ce n’était certainement pas à nous de céder à ce genre de chantage. Nous étions payés pour justement trouver une résolution à ce conflit en évitant la mort des civils et en neutralisant d’une quelconque manière les fauteurs de trouble. Personne qui apparemment à cause de nous ne pouvait pas « travailler » correctement.

Alors que le mot « Les coupes jarrets ne reculent jamais » retentissait. J’effectuais une mudra et racler ma gorge. Avant d’entonner un doux monologue dans leur direction, d’une intonation calme et assurée.

« Le problème mes cher, c’est que vous êtes venu dans un antre à jeu de stratégie en pensant avoir les mêmes pièces que nous sur la table. Cela est complètement sous-estimé les cartes dans la poche d’un Shinobi. Vous êtes tous depuis la décapitation de l’individu là-bas et depuis que vos regards se sont portés sur leur tête sous l’emprise d’un Genjutsu. Ceux que vous pensait porter dans vos bras avec la lame sous la gorge ne sont rien d’autres que vos propres camarades et dans la réalité, vous êtes tous sous une lame affutée, prêt à vous faire égorger. Allez-y donc, je vous invite à la faire, comme cela, nous n’auront pas à justifier pourquoi vous êtes mort, puisque vous vous êtes suicidés. »

Adoptant dans le coin de la pièce une posture sensuelle, le bassin contre le mur et la main gauche sur la hanche, la droite tenant mes armes par la garde. Je les observais un sourire séducteur aux lèvres, le genre de chose qui ne peut que déstabiliser ces personnes en quête de désir permanent et les enfoncer encore plus dans le fait de boire les paroles qui sortent de mes douces lèvres qu’ils rêveraient tous de voir se poser ailleurs pour leur plus grand plaisir. J’ajoutais, quelques secondes plus tard avec une pointe d’arrogance.

« Vous ne pouvez pas vous en vouloir. Vous avez voulu jouer, mais les dés étaient pipés depuis le début. »
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Ven 11 Mai 2018 - 20:57







::: RP ::: Tournoi de Shogi
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La situation paraissait compliquée et ne pouvant se terminer que d’une funeste manière. Fort heureusement, ma compatriote avait une manière plus subtile d’agir que la mienne, que ce soit dans le Shogi ou l’art de donner la mort. J’avais été un peu trop démonstratif, chose qui avait certainement attiré l’attention et envenimé la situation. La discrétion n’était pas mon fort, à contrario, heureusement , de la Kunoichi.

Elle s'était nimbée à l’orée des ombres pour se faufiler discrètement derrière les vils chenapans. Une manœuvre fort avisée, qui incarnait notre dernière chance face à cette pittoresque situation semblant à notre désavantage. Mais comme dans le Shogi, la donne pourrait changer à tout moment.

Je remarquais du coin de l’œil la silhouette se faufiler avec malice, comprenant qu’elle allait certainement offrir une occasion permettant d’en finir définitivement avec les gredins, si ce n’était directement les mettre hors jeu avec une technique dont seuls les shinobis pouvaient s’en targuer d’en maîtriser les insondables secrets.

Je profitais d’une astuce que j’avais apprise grâce à ma Sensei concernant les illusions. Le plus important était de se rendre compte que l’on était pris dans un Genjutsu, il suffisait alors en général de s'infliger une douleur pour en sortir. Profitant que tous les yeux soient tournés vers la belle, j’usais de ma Sanguine pour m’entailler discrètement afin de voir si elle disait vrai, mais comme je le pensais, il s’agissait d’une ruse visant à les occuper et à peut être m’offrir une occasion pour agir. La petite futée s’avérait une personne très intéressante et ses stratégies étaient inspirantes. Il fallait le reconnaître.

Finissant alors par attirer l’attention des malandrins, en effectuant un monologue annonçant qu’ils s’étaient fait avoir d’entrée de jeu, tout en adoptant une posture sensuelle , doublée d’une voix aguichante qui ne manquerait pas de caresser les fantasmes de tout mâle normalement constitué. C’était très efficace, car certains d’entre eux esquissaient un imperceptible mouvement les faisant tressaillir d’une convulsion étrange, trahissant qu’ils réagissaient vivement à cette posture séductrice, commençant inexorablement à se sentir plus à l’étroit dans leur pantalon au niveau de l’entrejambe. Une réaction naturelle et impossible à contenir, dont tout homme s’avérait prisonnier, dès lors qu’il appréciait les femmes.

“ Mais t’es qui toi !? “

“ Une Kunoichi !? On s’est fait eu !? “

“ … “ -un filet de bave aux lèvres et des yeux ronds comme des soucoupes brillants d’obscénité-

Je profitais de cette réaction qui les perturbaient pour agir. Ce moment que la Kunoichi m’avait offert était la seule fenêtre qui m’était offerte pour frapper par surprise. Leur attention était captivée par la gestuelle et les mots ensorceleurs de la nubile créature qui usait de son charme pour attirer leur attention sur elle et les perturber. Je ne pouvais pas faillir sans perdre la face, je devais donc faire tout comme elle lorsqu’elle répondait vaillamment sur mon mouvement avec le Roi d’argent.

J’avais eu le temps de repérer les divers énergumènes. Il en restait six, un peu éparpillés, mais tous hypnotisés ou hésitants sur l’histoire de Genjutsu. Heureusement, à par les otages, il n’y avait aucun obstacle et la fenêtre de tir s’avérait dégagée. Les clients restant étant couchés au sol ou transis de peur et roulés en boule dans un coin.

Je plongeais mes mains sur mon arsenal de jet, situé derrière ma taille, extirpant trois Senbon dans chacune de mes mains, puis je lançais à la volée les aiguilles de métal se dispersant en diverses trajectoires, mais chacune d’entre elle était savamment calculées. J’étais assez bon en lancers mais c’était tout de même limite de devoir toucher avec une précision chirurgicale six cibles à la fois et au même instant. Pourtant, je réussi l’épreuve, chacune des épines venant se loger dans les mains sales et immonde tenant les lames assassines menaçant d’égorger de pauvres innocent. Enfin, Pour l’un des énergumène, ce ne fut pas le cas, car ce dernier avait inconsciemment lâché son emprise sur son otage afin de porter toute son attention sur la sirène envoûtante, essayant de cacher sa honte, plaçant les deux mains devant sa braguette où sa saucisse enflait à vue d’œil. Je n’avais donc pas à me concentrer sur le fait de neutraliser l’arme, plutôt que le personnage en lui même qui ne risquait pas dans un soubresaut de blesser malencontreusement un innocent dans son chant du signe. La lance de métal pénétra son globe oculaire en profondeur jusqu’au cerveau, tuant sur le coup le colosse qui semblait le plus sensible et prude pour le coup. Il aura eu la simple erreur de vouloir cacher l’indécente réaction de son entrejambe. Ce n’était pas bien grave, car ses compagnons allaient certainement le rejoindre très vite.

Je m’élançais alors à l’assaut, en profitant que les gredins restant soient désarmés et incapacités un instant, c’était là l’occasion de rapidement en finir avec eux. 





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Ven 11 Mai 2018 - 23:27
Mon charme marchait visiblement bien. Même excessivement bien. J’étais tombé sur des handicapés ou bien je devenais vraiment bonne ? Je ne m’étais jamais considéré comme une fille excessivement séduisante. J’avais souvent difficulté sans alcool à obtenir des garçons autre chose que des regards et des sifflements. Dans mon village d’origine, il y avait quelques filles qui savaient plus se mettre en valeur que moi et qui me dénigraient donc on m’évitait au final. C’est drôle de voir que dans une ville tel que Kiri où l’apparence est l’impression que beaucoup conserveront de moi, c’était quelque chose qui me réussissait. J’avais de beaux yeux bleus certes et je prenais soin de moi, mais dans cet instant précis, je me sentais tel une succube. Est-ce que le temps et l’arrivée à l’âge adulte me favorisait ? Probablement.

Toujours est-il que le bluff n’allait durer qu’un temps à moins qu’ils se rendent maintenant mais ils s’étaient tous tourné vers moi et le coup de charme avec ma tenue d’été plus que révélatrice avait finalement terminée par achever leur attention. Mon collègue shinobi n’allait pas en attendre plus et d’un jet habile, je vis les projectiles se diriger pour neutraliser les poignets de nos adversaires et un fut même tué par un projectile en plein dans la tête. Je n’étais une utilisatrice des senbons, mais il fallait avouer qu’avec une précision efficace, ils étaient tout aussi meurtrier que d’autres armes plus imposantes.

Sans me faire pour intervenir, j’allais saisir mon Wakizashi et l’élancé estoc en avant dans le brigand le plus proche. La lame allait se figer dans sa gorge, sectionnant la carotide et les cordes vocales dans un mouvement que j’avais appris à maîtriser parfaitement. Aucun son ne sortit de sa gorge alors qu’il s’étouffait dans son propre sang. La prochaine étape du meurtre à distance silencieux parfait est normalement de réceptionner le cadavre, mais je n’avais que faire de la discrétion en ce moment précis, le geste avait été réflexe alors que j’ajustais mon Katana à l’horizontale parfaite pour préparer ma frappe de Iaijutsu. Le second adversaire le plus proche de moi allait pour sortir son arme secondaire, mais dégainant et frappant dans le même mouvement, je lui sectionnais de mon Katana l’avant-bras juste sous le coude, envoyant un projectile de chair avec une traînée de sang dans les airs. Lâchant un hurlement strident de douleur, mon adversaire allait avoir un mouvement réflexe de porter son autre main sur sa blessure béante mais je ne lui laissais pas le temps et figer l’estoc de ma lame en travers de son estomac. Le fer le transperçant de part en part jusqu’à la garde.

Un hurlement, de rage cette fois, surgissait sur ma droite et je n’avais pas le temps d’extraire ma lame de ma précédente victime. Deux des trois derniers brigands m’avaient chargé et je sortais ma dernière arme, la plus courte, mon tanto. L’agrippant fermement en main gauche, j’esquivais un premier coup destiné à me décapiter alors que le pied de mon adversaire allait s’écraser mon épaule droite. Sans émettre le moindre cri, j’allais rouler sur le côté. Le coup avait été violent et j’espérais qu’il ne m’ait pas endommagé plus que ça car on me chargeait. Le type qui avait tenté de me décapiter revenait à la charge avec un coup vertical. Me remettant sur mes pattes tel un chat, je bondis sur la droite pour esquiver le coup et saisir son poignet de la main droite et allait ficher mon tanto dans le milieu de son sternum en tirant de ma main droite sur son poignet pour le tirer vers moi et augmenter la pénétration et les dégâts de la frappe. Le coup était violent et tua l’homme sur l’instant alors que son visage affichait un mélange d’incompréhension et d’agonie pas la vitesse d’exécution. Il restait deux adversaires dont celui qui m’avait frappé, mais en redressant les yeux, je m’attendais à ce que mon compagnon de Shogi ait traité le souci.
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Sam 12 Mai 2018 - 2:04







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Heureusement que ces gaillards avaient tout dans les muscles, rien dans la caboche. C’était peut-être pour cette raison qu’ils s’adonnaient au crime au sein d’ un Village Caché, où la loi martiale et la présence de valeureux Shinobi rendaient leurs affaires criminelle assez difficile. Pour couronner le tout, ils s’avéraient être de sacrés vicelards, réagissant au quart de tour à la moindre suggestion fallacieuse. Autant vous dire qu’ils étaient con comme des manches à balais et que si la prise d’otage avait été mené par des malandrins plus futés, cela aurait donné une bien plus périlleuse situation.

Reprenant rapidement ma lame préférée en main, je fonçais à toute meringue vers le colosse le plus proche, afin de le pourfendre avant qu’il ne se remette de ses émotions (lesquelles, je vous laisse loisir d’en décider). La mystérieuse Kunoichi saurait profiter de ce moment pour agir elle aussi, j’en étais certain. Du peu que j’avais pu en déduire la concernant, elle était douée. Je n’avais pas l’occasion de voir à quel point dans cette situation où il fallait occire à nous deux les coupes-gorges restant, me focalisant sur la cible à abattre au plus vite avant de passer à la suivante et ainsi de suite. Une apnée, retenant mon souffle un court instant, tant mes muscles étaient sollicité lorsque je m’élançais vers ma proie, brandissant la vorpale vers les cieux afin de l'abattre tel le tonnerre fendant les cieux pour frapper l’Yggdrasil. Une frappe lourde et épurée fendant l’arbre me faisant face en deux part, en plein milieu. La sève écarlate gorgeant l’écorce éclata en une profusion magnifique. Jouissif, tant le coup libérait tout ma rage en un instant cathartique proche du Nirvana. La lourde lame que je maniais s'enfonçant profondément dans le sol en traversant le tatami le recouvrant  le sol, je n’y étais pas allé de main morte. Je n'étais encore qu’un Apprenti, récemment entré sous la bannière de l’Eau, alors je faisais preuve d’excès me menant à quelques erreurs malencontreuse. Et ma fougue et mes excès n’aidaient en rien à les corriger. Je m’étais entraîné bien souvent depuis ma plus tendre jeunesse dans le maniement des armes, mais les entraînements n’avaient rien à voir avec une situation réelle. Ce plaisir si délicieux de sentir sa lame trancher la chair, massacrer l’adversaire en l’oblitérant en un seul coup avec puissance. Le pied total, c’était trop bon et une fois qu’on avait goûté à cette divine ambroisie, on était damné à toujours en vouloir plus.

Je voulais repartir à la charge immédiatement, mais mon arme était planté dans le sol un peu profondément et cette entaille que je m’étais faite à l'intérieur de la paume de ma main -grâce au pommeau légèrement effilé de ma lame en appuyant comme un sourd pour invalider l’hypothèse du probable Genjutsu- réduisit l’adhérence. Relevant mon bras, l’Excalibur était restée dans son socle, chose qui n’aurait pas survenu si je n’avais pas fait cette erreur mal avisée. Je savais que ce n’était pas l’idée du siècle à la base, mais afin de rester discret, je n’avais pas vraiment hésité. Étais je un poil masochiste ? Hum ? Cela ne vous regarde pas ! Et non pas vraiment, mais la douleur en tenant une arme en main ne me faisait pas peur, car je savais ma poigne puissante et certaine… Du moins jusqu’à maintenant…

Improvisant, ne cherchant pas à récupérer mon arme, je poursuivais en direction des manants restant. Apercevant la Kunoichi au prises avec les deux derniers forcenés. L’un d’eux arrivait vers elle, tandis qu’elle éviscérait son comparse. Je sortit un Kunai afin de le suriner dans ma charge sans préavis. Je sentais les vertèbres craquer comme des biscotte, lorsque la lame s’enfonçait profondément dans le dos du malappris. C’était un son si doux, que je me permis d’extraire la moindre note de cette mélodie, tournant l’arme d’une mouvement vif et appuyé du poignet, afin de remonter la boite à musique d’une tour de manivelle. Et le suriné se mit même à chanter un léger hymne, celui de son agonie, laissant échapper un râle funeste de douleur aux délicieux échos. Laissant le Kunai planté, j’écartait la dépouille qui tomba lourdement sur le côté, non loin de la demoiselle qui avait excellé dans les arts obscurs et avait vaillamment combattu. Une lame assassine et silencieuse qui méritait respect.

Casimir était en train de trembloter, regardant l’état de son bar où un véritable carnage avait refait la décoration. Cela était légitime. Les civils étaient pour la plupart légèrement sous le choc d’un tel déluge de violence et de sang. Kirigakure n’était pas la Brume Sanglante sans raison après tout.

Je me tournais alors vers la Kirijine qui se relevait, sans paraître hautain, mais avec une certaine admiration dans le regard. Elle s’était montrée bien meilleure que moi et sans elle, la situation aurait bien mal finie. J’avais encore beaucoup à apprendre, je devais le reconnaître malgré la fierté dont je pouvais me targuer.

" Egalité. Cependant, j’ai bien mal joué, contrairement à vous. "






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Sam 12 Mai 2018 - 16:10
Le dernier malandrin allait mordre la poussière et émettre un claquement sourd alors que son corps sans vie allait s’écraser contre le sol rétablissant un silence de mort dans la pièce. Je me redressais pleinement et constater les hommes au sol en allant leur frapper dans les parties génitales pour vérifier qu’ils étaient bien morts les égorger s’ils avaient la moindre réaction. On n’allait pas s’embêter avec des prisonniers. La salle du tournoi de Shogi ressemblait désormais à une peinture macabre d’une scène de guerre. L’escarmouche avait eu une échelle certes petite mais vu la taille du champ de bataille, cela servait à peindre une représentation efficace.

Une fois le ménage terminé, j’allais ranger mon arme et lâcher un gros soupir avant de regarder le Kirijin qui m’avait assisté, me signalant que nous étions sur une égalité en termes de nombres de personnes abattues. Mais que j’avais sauvé la mise. J’allais le regarder, un petit sourire sur les lèvres en le transperçant de mon regard bleu glace alors que mes vêtements et mon corps était maintenant tâché de sang. Je lui dis d’une voix douce et apaisante :

« Chacun a eu son rôle non ? Il n’y a pas de blessé parmi les civils et nous même, c’est ce qui compte. »

Je fis quelques pas en me dirigeant vers le bar après avoir récupéré mes différentes armes et les avoir ranger. Les civils à nos côtés n’osaient toujours pas faire le moindre mouvement, probablement terrorisé par la scène qui avait eu lieu face à eux. Même dans la brume sanglante il n’était pas commun pour les civils d’être spectateur de si prêt et je me doute que le sentiment d’insécurité allait être grandissant pendant un sacré moment pour eux même s’ils s’en sortaient indemne. A moins d’avoir un grain ou d’être formé à ce genre de situation, les chocs post-traumatiques sont souvent importants et l’instinct de survie de ces gens étant rarement sollicité, il les travaillera pendant un moment. Même certains Ninja vétéran gardent des séquelles psychologiques de leurs batailles alors qu’ils y sont préparés toute leur vie, donc de simple civil habitué à une vie calme et paisible…

Mais c’était loin d’être réellement mon souci, je n’en avais que faire des états psychologiques de ces pauvres petits être faibles et fébriles qui avaient le besoin d’être protégé de la sorte et se contentaient d’une vie tranquille. J’allais me poser sur le bar en déclarant dans la direction de mon collègue Shinobi d’une voix lasse :

« Je ne suis plus vraiment d’humeur à me faire une partie de Shogi, je vous donne la victoire si vous le désirez, je me ferais bien juste une coupe de Saké de plus. »


Faisant signe à Casimir de s’exécuter et de me servir, le sortant ainsi de sa torpeur pour qu’il aille se mettre à la tâche d’un mouvement fébrile, j’ajoutais d’une voix un peu plus enjouée en redressant mon regard vers l’épéiste :

« Au fait, moi c’est Eyana. »

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Sam 12 Mai 2018 - 19:15







::: RP ::: Tournoi de Shogi
::: PV ::: Anaï Eyana


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Really Slow Motion - Fearless




La Kunoichi avait raison, soulevant en restant quasiment imperturbable que le tout s’était bien terminé. En tout cas, s’il y avait eu des pertes civils, cela aurait été fâcheux pour notre carrière, chose qui était peu appréciable. Non pas que je me moquais du sort des civils, mais j’étais pragmatique, sachant qu’un jour ou l’autre, tout le monde finissait par rendre gorge tôt ou tard. J’étais un peu surpris de son sang froid et de ce calme imperturbable qu’elle arborait, alors que nous avions semé la mort et la destruction, même s’il s’agissait de vulgaires bandits de bas étages qui méritaient leur sort. J’étais aussi imperturbable qu’elle d’un certain point de vue, pour une raison qu’il ne valait peut être mieux pas évoquer. Les Shiranui avaient certaines particularités dont il valait peut être mieux ne  pas trop ébruiter les échos. En tout cas, pour un point de vue extérieur, nous devions paraître pour des machines froides et implacables, dépourvues du moindre sentiment. En tout cas, pour un civil n’ayant jamais été exposé à l’odeur et à la vue du sang, sous une déferlante de violence, cela devait être particulièrement perturbant. Sur ce point, j’étais un peu curieux concernant la jeune femme, car elle était vraiment douée et montrait des compétences de fin limier dans les tâches incombant aux Shinigami. Finalement, elle m’avait enfin offert un regard, même si ce ne fut point lors de la bataille contre des pièces de bois sculptées, mais plutôt celle qui nous amena à une rixe avec de vils freluquets. Un bleu rappelant la glace, mais ne manquant pas de nitescence, accompagné d’un sourire mutin. Je lui répondis en esquissant un léger rictus de mes lippes, répondant en adéquation à la malice de la mouvance de ses traits. Elle arborait joliment l’écarlate dont s’était teinté sa parure et sa peau. J’étais aussi peinturluré de sang, mais cela rendait certainement moins sexy que sur la pléiade.

" Vous avez raison. "

Je pris alors le soin d’aller récupérer mon arsenal un peu éparpillé aux quatre coins de l’antre maculée de sang et jonchés de pléthore de cadavres inertes. J’avais remarqué la manière fort douloureuse de s’assurer du décès d’un homme que la jeune femme employait. Cette technique me faisait même légèrement mal intérieurement à chaque coup castrateur qu’elle assénait sans pitié, ce qui était une chose que seul un homme pouvait comprendre par solidarité masculine. Cela me laissait songeur, en partie car cela prouvait une fois de plus que la Kunoichi était avisée et faisait preuve d’une efficacité redoutable.

Je récupérais les Senbon, les essuyant sur les vestes de ces freluquets décédés en prenant une certaine application à la tâche, histoire de bien faire les choses. Pour le Kunai, ce fut plus délicat, il était vraiment ardu de le retirer, je du donc le faire avec plus de précaution et de délicatesse. Je terminais par ma chouchoute, ma petite buveuse de sang préférée. La pauvre se sentait un peu exclue de la fête, ce qui la faisait bouder.

Une fois tout l’équipement rassemblé, je fus interpellé par ma compatriote, qui semblait vouloir subtilement arrêter ces histoires de Shogi au profit d’un rafraîchissement. Chose accueillie pour ma part avec plaisir, car au final, il n’y avait rien de mieux que de profiter d’un peu de détente après un beau combat. Enfin, beau si on pouvait oser le dire, car il fut à sens unique et à notre plus grand avantage.

"Je ne suis plus d’humeur non plus. Par contre, un verre serait le bienvenue, comme vous dites. "

Rejoignant la jeune femme pour demander la même chose au miraculé -Casimir-, qui était encore fébrile, mais s’ enquérait de servir sa bienfaitrice en essayant de se remettre de ses émotions, je découvrais alors le nom de cette dernière.

"Moi c’est Suijin. Hajimemashite. "

Le Genin se présentait à son tour, tandis que le tenancier servait les deux jeunes gens qui étaient installés au comptoir. Remplissant d’une main tremblotante les deux coupes déposées sur le bois laqué qui avait était mystérieusement épargné de la pluie sanguine qui s’était rependue aux quatre vents, mais à l’orée du Sanctuaire du Shogi et des amateurs de spiritueux.

Je prenais la coupe, avant de la porter placidement à mes lèvres et d’en prendre une longue gorgée. Reposant ensuite le lac entamé d’alcool de riz devant moi, je me tournais vers Eyana, afin de lui adresser quelques mots.

" Eyana-san, vous êtes vraiment douée. J’espère que vous m‘offrirez l’occasion d’une revanche, car vous avez gagné deux parties déjà. "

Affichant un léger sourire très aimable, le jeune homme soulignait que la victoire ne lui revenait aucunement, que ce soit dans le Shogi ou encore la confrontation plus sanglante qui eut lieux.

Casimir était tout stupéfait, essayant de garder son calme, commençant à balbutier que la situation était terrible.

“ … Non… C’est terrible… Les… ils… ils vont se venger… Je devrais peut être quitter la ville... “ -se parlant à lui même avec soliloquies éhontées-

Décidément, le tenancier ne savait pas lire l'atmosphère, dérangeant un moment propice où converser en toute quiétude avec mon homologue m'étais préférable que d'entendre ses jérémiades. Il n'avait pas la moindre correction, ce qui me gênait car j'avais envie de connaitre un peu mieux la dénommée Eyana. Entre partager un verre en charmante compagnie et un tenancier semblant dans une mauvaise passe, il existait un monde.





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Dim 13 Mai 2018 - 2:00
Il n’était pas d’humeur à reprendre le Shogi et c’était tant mieux. Je n’aurais pas cédé à un quelconque caprice, j’avais juste envie de mon verre là maintenant, pour décompresser de cet après combat qui me semblait donner un sens morose à la vie. Parce que tout n’était pas que combat, qu’il y avait des entre-deux ennuyants parfois beaucoup trop long et pas assez stressant pour que mon cerveau génère la moindre adrénaline. Putain de sensation addictive qui me rendait accro au fait de danser avec la mort alors que j’aimais pourtant énormément vivre. Mais si je n’aimais pas la vie, je suppose que la peur de la mort n’aurait pas de sens et qu’aucune adrénaline ne serait sécrétée en toute cohérence ? Quel doux parfum de paradoxe que de se frotter à ce que l’on a peur de perdre pour se sentir bien.

Le Kirijin allait ensuite se présenter, son nom était apparemment Suijin, pourquoi pas. Il allait prendre un verre avec moi et ce n’était pas pour me déplaire. Si ce dernier voulait faire connaissance outre la danse macabre que nous avions échangé ensemble, c’était possible, bien que ce fût rarement moi qui prenait la première initiative. Je le voyais venir se poser à mes côtés et lui adresser de nouveau un petit regard, le visage toujours impassible. Il y a quelques minutes, ce n’était qu’un homme de plus que j’abusais de ma tenue et de mes charmes et voilà que je me retrouvais à prendre un verre avec. Comme quoi les choses changent rapidement. La coupe de Saké face à moi, j’allais la saisir pour la porter à mes lèvres au même moment que mon compagnon de beuverie.

Il complimenta mes prouesses, sous entendant que j’avais gagné les deux parties. Je savais bien que cela n’était que flatterie et j’aurais pu esquisser un sourire si je n’étais pas profondément extrêmement triste que le combat soit déjà terminé. Calmement, je me contentais de lui répondre de ma voix douce pour lui faire remarquer.

« En réalité au Shogi, c’est vous qui auriez gagné. Je venais de faire un mouvement qui me destinait à perdre. »

Au même moment, Casimir se mettait à pleurer sur son sort et celui qu’allait lui faire subir les autres membres de la bande. Il avait probablement raison, mais dans l’instanté je n’avais que le désire de le voir fermer sa bouche pour me laisser savourer mon verre. Je lâchais un gros soupir en pointant le taulier de mon regard le plus meurtrier pour le calmer et lui faire comprendre qu’il m’agaçait alors que les doigts de ma main allaient tapoter frénétiquement sur le comptoir. Mon autre main ramenait ma coupe à mes lèvres pour me réchauffer le gosier de la substance alcoolisé.

Casimir semblait se calmer et mon regard se portait vers Suijin pour continuer la conversation dans le plus grand des calmes. Dans le fond, les joueurs de Shogi avaient commencé à presque tous quitter le bar, probablement pour aller chercher la police de la ville. Je questionnais le Kirijin d’une voix détachée, toujours aucune émotion visible.

« Je ne crois pas vous avoir déjà vu à Kiri. Vous êtes dans une équipe ? »

Je terminais mon verre et allait le retourner sur le comptoir en me tournant pour porter mon regard sur mes jambes sur lesquelles le sang des malandrins perlait par goutte en descendant le long de mes cuisses jusqu’à mes mollets comme si j’avais oublié de prendre gare d’une arrivée féminine mensuelle. J’ajoutais pour faire la conversation d’un air toujours détaché.

« Je suis en équipe avec Yui et Madoka, l’équipe 1 de Kiri, je ne sais pas si vous connaissez. »
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Dim 13 Mai 2018 - 11:20







::: RP ::: Tournoi de Shogi
::: PV ::: Anaï Eyana


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Une chaleur doucereuse s’insinuait du breuvage pourtant consommé à température ambiante. Suijin pouvait ressentir que ce saké était de qualité. Pas exceptionnelle, mais très au dessus de ce qu’il avait eu l’occasion de consommer depuis son arrivée à la Brume. Pour cause, avec une position de simple Genin, il était compliqué d’avoir des goûts de luxe. La plupart de l’argent que sa sœur et lui avaient en arrivant s’était déjà évaporé (aussi évanescent que neige au soleil). Si le jeune homme pouvait entrer au service du Village Caché, concernant son reflet la possibilité n’était pas de mise. En effet, comparée à la Kunoichi avec qui il partageait présentement un doux remontant aux saveurs fruités, ainsi qu’un peu de verve mutine, la sœurette n’était pas pléiade. Trop candide et sans réelles compétences pour accomplir les tâches incombant au monde des ombres, ses chances d’être acceptée pour se battre sous l'étendard de l’Eau avoisinaient le néant, si ce n’étaient le négatif. Il fallait donc qu’elle trouve une vocation en tant que civile, dans une ville militaire et soumise à la loi martiale. Elle n’était pas la seule à vivre comme simple habitante dans Kirigakure no Sato. Ils étaient légion, bien plus que les Shinobi qui demeuraient une minorité, même dans le Sanctuaire de la Quintessence des arcanes tenant du chimérique, véritable Shangri-La des manipulateurs de Chakra. Les jumeaux avaient donc décidés d’économiser et de garder un maximum de leurs économies (mot particulièrement détourné de la réalité, mais il s’agit d’une histoire inintéressante) pour que l’ingénue ouvre dès que possible une petite échoppe dans la ville. Cela était compliqué, mais après tout, il fallait qu’elle se trouve une vocation -comme son frère-, car elle ne pouvait continuer à buller jusqu’à la nuit des temps. Peut-être que Suijin n’aurait pas dû l’amener égoïstement avec lui jusqu’au Village Caché, mais il ne regrettait pas, car il fallait avouer que finalement, à part le travail et l'entraînement, il n’avait pas grand chose à côté. A part s’amuser de temps en temps, mais les occasions étaient rares. En tout cas, il s’était bien amusé à ce Tournoi de Shogi. Peut être pas au début, mais au milieu, puis surtout à la fin. De plus, même au delà, partager un verre avec la Kunoichi était plaisant.

Je posais le bout de mes doigts sur le bord du lac, ressentant l’éclat frissonnant de la porcelaine du Choko qui s’esquissait dans un calme paisible. Suivant un instant cette courbe sphérique en formant un arc imperceptible, je perdait un instant mon regard sur les miroitements subtils du diurne se jouant alors à la surface du nectar incolore, mais d’une saveur teintant les lippes d’une brûlure spectrale.

Le Tokkuri que tenait Casimir dans ses mains tremblotantes provoquait de tumultueux échos, bruissements aqueux aussi cristallin que le Nihonshu prisonnier de ce puits (si tarissable, mais appréciable). Le Waza-Mizu-Kome était de haut niveau, définissant la substantielle pierre angulaire de la qualité d’un alcool de riz, selon trois points de la plus haute importance, expliquant ainsi cette appellation. Le riz, l’eau et le savoir faire s’avéraient la trinité où la fusion de ces trois traits se transmutait unique nectar. Bien sûr, il y avait le pire, le meilleur, mais aussi une pléthore de nuances. En ce moment, il se demandait quelle nuance la Kunoichi incarnait dans l’alchimie des nombreuses facettes constituant autrui, mais surtout les adeptes des arts Shinobi. Elle avait le talent, le potentiel, la ruse, le charme, l’ingéniosité, l’impétuosité, la bravoure et tant d’autres qualités dont elle pouvait se targuer. Avait-elle un défaut parmi de florilège de d’attraits ? Était-il imaginable de garder uniquement trois critères, afin de sélectionner le bon Shinobi de l’ivraie ? Et si tel fusse le cas, lesquels seraient le plus pertinent ? En tout cas, Suijin se perdait dans une analogie sans fin. En ce moment, était-il important de chercher pareilles pensées, alors que Shinobis, certes, elle était, mais aussi agréable compagnie en tant que femme, elle semblait arborer les traits.

Me tournant finalement vers elle, oubliant tout ça, je remarquais ce fin sourire, qui s’accompagna avec douceur de quelques paroles biens humbles. Je ne voulais pas contester ses dires, même s’ils me paraissaient flatteurs et éloignés de la réalité. En vérité, ma nature impatiente m’aurait certainement amené à faire un mouvement qui m’aurait mené à perdre. Que ce soit dans mes choix stratégiques sur le plateau, dans mon attention qui se dispersait inexorablement et peu à peu -autant sur cette provocante indifférence à mon égard, que mes yeux attirés subtilement sur la peau nue malicieusement mise en valeur avec exergue-, ou bien encore… Non, cela aurait été faux de dire qu’une ou deux coupes de Saké m’auraient enivrées jusqu’à me faire perdre, car j’étais de nature solide et tenait assez bien l’alcool, bien que n’ayant pas l’estomac plein. Je me contentais de lui sourire d’un air assez neutre, sans que cela paraisse forcé, laissant ses mots clore le débat concernant le jeu des généraux. Je préférais m'intéresser à d’autres choses plus intéressantes, surtout en la présence de la dénommée Eyana.

Je la regardait remettre à sa place le patron du bar, que je m’apprêtais à moi-même de gratifier de mon désarroi pour son manque évident de correction envers ceux ayant pris des risques pour arranger ses oignons. Enfin, cela n’était u’une excuse, car cela nous avait profité, bien que personnellement, je n’aurais pas été contre un peu plus d’action. J’étais presque certain que ma comparse n’était pas satisfaite, bien qu’elle restait insondable. Aussi calme et paisible que le courant d’une douce rivière s’écoulant depuis les temps immémoriaux. pourtant, elle pouvait monter au créneau et faire montre d’un caractère affûté et des plus mordant, à travers ce soupir, de ce regard furibond, cette mouvance effrénée de ses doigts tambourinant le comptoir d’une eurythmie singulière, faisant montre que le tenancier commençait à la déranger et qu’il valait mieux qu’il cesse de palabrer ses tourments s’il ne voulait pas l’offusquer.

Le calme revint, la douceur aussi, à l’orée de la sérénité revenant hanter le Sanctuaire alors que Casimir fit enfin preuve de contenance. La moindre des politesse, mais surtout d’esprit professionnel. D’ailleurs, les clients s’étaient éclipsés, profitant de reprendre leurs esprits, ainsi qu’un peu de courage, pour traverser le cimetière écarlate qui s’érigeait alors. Même la serveuse n’avait pas demandé son reste, ayant disparue pour certainement se remettre de ses émotion en s’isolant quelque part.

Alors que nos regards se croisaient, j’écoutais la question que la Kunoichi me posait sans once de timidité. Je comprenais qu’elle devait être plutôt à l’aise dans les échanges sociaux. Personnellement, je n’étais pas timoré avec les gens, mais mon air froid et mes paroles simples et sans détours n’étaient en général pas très bien accueillis. Je ne sais pas comment les gens peuplant la Brume Sanglante me voyaient. En tout cas je n’avais pas eu loisir de beaucoup converser avec les autochtones. De part chez nous, les Shiranui, la vie était bien plus différente qu’ici. Je devais m’adapter et peut être faire des concessions, alors que j’en faisais déjà plusieurs, en essayant de ne pas être trop… franc avec moi-même.

" Je suis arrivé il n’y a pas si longtemps à Kirigakure no Sato. J’ai encore un peu de mal à me repérer en ville ou à m'adapter avec la culture un peu différente de celle de mon île natale. Je passe la plupart de mon temps à m’entraîner ou bien au Dojo, quand je n'ai pas de mission ou de tâches à accomplir pour la Brume. "

Je regardais alors l’intérieur de la paume de ma main un court instant, pensif. Qu’est ce que ma Sensei aurait pensé si elle avait vu mon arme me glisser des doigts ? Cela n’était pas bon, j’avais encore beaucoup de progrès à faire. Eyana semblait plus jeune que moi et pourtant sa dextérité et son agilité dans le maniement des armes blanches et l’art de se battre paraissaient bien plus aiguisées que les miennes. Si ça se trouvait, elle était peut être même plus gradée ? Ou peut être avait-elle passé plus de temps à apprendre les arcanes Shinobi au village caché de la Brume ? Beaucoup de suppositions, mais j’étais curieux. Etant venu pour la voie du Sabre, je n’avais pas passé énormément de temps avec la bleusaille commençant leur apprentissage. J’avais eu quelques jours d’apprentissage sur les règles et autres bases, mais on m’avait rapidement envoyé au Dojo de la Confrérie afin de suivre le chemin d’Apprenti Sabreur. J’avais beau n’être que récemment arrivé, je me montrais déjà présomptueux, ayant commis de nombreuses bévues, qui avaient été corrigées à la volée par ma comparse. Cela était dur à admettre, mais je n’étais pas idiot au point de me voiler les la face sur ces choses là. Fort heureusement, j’apprenais vite de mes erreurs.

"Je suis apprenti, en duo avec ma Sensei pour l'instant. Je ne sais pas si elle compte prendre un autre élève. Il me semble que d’habitude, les équipes sont formées de trois à quatre membres. "

La Kunoichi terminait sa coupe, qu’elle s'apprêtait à déposer délicatement en se tournant vers le comptoir, mais elle semblait interloquée par quelque chose. Je comprenais qu’elle devait se sentir un peu… dérangée par quelque chose. Je n'étais pas moi même à mon aise, avec ma tenue recouverte de sang de félon. Autant le dire tout de suite, ma parure était certainement irrécupérable. De plus notre charmante conversation rendait le nettoyage impensable, car l'hémoglobine sécherait vite en s’incrustant dans les fibres. Tout n’était peut être pas si bon dans un déluge sanguinaire, surtout pas quand ce dernier prenait fin, laissant théâtre macabre dans son sillage ensanglanté. Fort heureusement nous n’aurions pas à nettoyer les lieux, à contrario de ce bon vieux Casimir. Je fis signe au patron du bar de me donner le pichet à saké en céramique avant qu’il ne lui glisse de sa poigne tremblotante, que je pris alors entre mes doigts vigoureux. Je resservis la jeune femme, puis moi même, avant de m’écarter un peu pour tendre la main blessée au dessus de l’évier et verser une rasade du liquide alcoolisé sur les stigmates de la paume endoloris. Un léger picotement (atroce en vérité, mais mieux vaut paraître viril et faire mine de rien) se fit sentir, mais rien d’insurmontable. Gardant ma superbe, je me tournais vers Casimir qui me regardait d’un air ahuri, mais finit par comprendre qu’il serait sans doute de bon ton de me faire parvenir séance tenante la fichue trousse de premier secours que normalement il était logique d’avoir non loin du comptoir. Un accident était si vite arrivé, même pour un barman après tout. Farfouillant un court moment, le goguenard finit par extraire un bandage et me le tendit. Je ne me fit pas prier, prenant le rouleau, passant ma main en l'enroulant du tissu. Je remarquais que la demoiselle se tournait

" Casimir-san, vous nous offrirez bien… un Junmai Daiginjō-Shu, le Komodaru. Inutile de vous fatiguer à l'ouvrir. Nous vous en débarrasserons. "

L’étrange personnage acquiesçait, ne pouvant refuser cette récompense aux deux héros ayant sauvé son cou d’un sourire des plus horrifique d’espièglerie. Finissante de nouer le ruban immaculé qui se teintait légèrement sous la lésion perlant de la rougeoyante substance vitale irriguant mes veines, je penchais ma tête en direction de la Kunoichi afin de répondre à ses mots, évoquant des noms dont je n’avais point souvenance. Je pris le lac posé devant moi afin de l’assécher d’une traite, avant de lui répondre en lui aimablement.

" Je n’ai pas eu le plaisir de rencontrer ces personnes, sinon je pense que je m’en souviendrais. Vous faites équipe avec elles depuis longtemps ? Cela me fait penser que je ne vous ai pas demandé si vous habitiez la Brume depuis ses prémisses."

J’essayais d’instaurer une conversation plaisante, sans me montrer intrusif ou trop indiscret. J’étais vraiment désireux d’en apprendre plus à ce sujet, que ce soit son expérience dans cette équipe, ou bien plus particulièrement sa personne.

Casimir revenait péniblement de la réserve, posant le baril de bois contenant le Saké demandé sur le comptoir. Je regardais ma compatriote, pensant qu’une fois que la police Shinobi serait arrivée et que nous leur aurions résumé la situation ,ils prendraient alors en charge la scène de… crime ? ou plutôt de massacre. Ce qui nous offrirait peut être l’occasion d’aller nous débarbouiller et de partager dans un lieu un peu mieux décoré une autre coupe d’ambroisie. Mais pour le moment, il ne servait à rien de se hâter, valant mieux profiter de ce bar autant que faire se peut, afin de converser en toute -quasiment- tranquillité. Un peu de détente ne faisait après tout jamais de mal.





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Dim 13 Mai 2018 - 16:15
Mon regard se perdait brièvement dans le destin funeste des hommes au sol. Il est bien curieux que d’observer la mort de si près. Tout arrive tellement vite, la mort riche en souffrance et longue n’étant souvent qu’une volonté de l’adversaire au combat. J’aurais pu me retrouver étalée à leur place, ces cons m’auraient probablement craché dessus et manifesté des tonnes d’autres irrespects comme nous le faisions là actuellement avec Suijin en nous enfilant un Saké devant leur dépouille. Ces hommes avaient vécu des années et des années, probablement plus que moi. Ils avaient dû avoir leur part de bonheur, de tristesse, une mère et un père qui les serraient contre eux. Des amants, des amis, des fous rires et des folies.

Comme des petits chatons, ils avaient dû parcourir le monde, l’explorer et de l’expériences de leurs années, ils avaient sans doute décidé d’une voie, celle du larcin, de l’extorsion visiblement qui les avaient inexorablement menés à leur fin au bout des lames de deux Kirijins. Mais tous ces moments, ces personnes avec qui ils sont noués des liens, tous le rire, l’ennui, la peur, l’amour, la haine, le remord et la honte n’avait plus aucun sens désormais qu’ils étaient là, avachi dans leur propre hémoglobine. La fierté et le nombrilisme nous avaient fait faire le procès de ces personnes sur un rapide coup d’œil, les enfermant dans des cases simples et dénuée de saveur. Sans prendre en compte la quelconque singularité des personnes, des hésitations et de la profondeur de leur lien mais aussi de leur vie dans sa globalité. Tel juges et bourreaux nous avions exécuté. Réduit en quelques secondes ce qui auraient pu en être des millions sur une décision par instinct de survie et violence rapide.

C’était un monstrueux acte que la mise à mort, personne ne pouvait se déclarer être une bonne personne après avoir tué quelqu’un. Toute vie est précieuse, quelque soit le paradoxe de celle-ci. Pourtant les animaux tuent sans se poser de question, ils n’éprouvent ni ne remord, c’est ainsi que fonctionne la nature, la survie prime et l’égoïsme aussi. L’être humain est pourtant doué de compassion, générosité et de sens du sacrifice qui sont contraire à la notion de préservation de ressources et de soi, donc non naturelle. Qui ne devrait donc pas exister ? Le meurtrier qui tue pour sa propre survie ou celui qui préserve toute vie en tout instant ? L’Homme est-il dans le devoir de transcender l’animal et la condition même de la nature pour imposer une loi autre et plus propice, celle de son « intelligence » ?

Ce qui est sûr, c’est que moi, Eyana Anaï, j’avais choisi mon camp. J’aimais la violence et je voyais mes intérêts avant toute chose. Tuer pour Kiri servait mes intérêts, mes ambitions, mes plaisirs et ma satisfaction personnelle. Je me posais bien entendu des questions métaphysiques sur toute chose mais il n’y a pas de bonne réponse sinon cela ferait longtemps que nous l’aurions tous adopté car nous restons bien qu’émotionnels, des êtres de raison. Je me contentais de servir mes plaisirs et mes désirs en cédant à une excessivité mordante. Je pouvais crever à tout moment et de ce que j’en sache, il n’y avait personne pour me juger une fois tout terminé. Les animaux auraient sinon eux aussi en première priorité d’avoir un comportement exemplaire et bon pour leur prochain si cela était dans l’intérêt de leur vie après la mort. Je ne suis pas mieux qu’un animal ? Certes, mais cela me va très bien, au moins l’insouciance et l’égoïsme me permette de vivre pleinement ma vie et je sais narcissiquement tirer une satisfaction d’aider autrui, mais c’est par phase et je ne penserais toujours et pour toujours qu’à une seule personne, moi-même.

Suijin me raconta son histoire, il habitait apparemment lui aussi depuis peu à Kiri et se concentrait sur son entraînement et ses missions. Je lui répondis rapidement que moi aussi j’avais à peu près le même mode de vie bien que j’appréciais sortir par moment. Il faisait équipe avec sa sensei, c’était apparemment un sabreur, je pense qu’il faisait mention aux légendaires épéistes de la brume ? Ou bien était-il comme moi simplement un expert en Kenjutsu ? Si c’était le cas, cela m’intéressait car j’aurais aimé à terme ne rejoindre pourquoi pas l’ordre des septs. C’était une voie naturelle pour moi fallait-il encore que je me trouve une lame qui me convienne. Mais je restais silencieuse pour le moment, ce n’était pas vraiment dans mes habitudes de toute manière de révéler de manière ouverte mes ambitions. L’humilité est souvenue bien mieux perçue et les personnes désirent ce qu’il demande plutôt que ce qu’on leur quémande. Même si savoir faire preuve de persévérance est aussi une vertu.

Je le vis nettoyer une blessure apparemment et se la soigner, j’allais me retourner pour l’observer faire. Je n’avais aucun talent en soin et je dois avouer que je ne pensais même pas être capable de faire un bandage. Cela faisait partie des choses que je devais apprendre à faire, c’était essentiel sur un champ de bataille. Il demanda ensuite après cela une bouteille de Sake, le nom me disait quelque chose mais j’étais loin d’être une experte, me contentant souvent de plutôt vider les bouteilles inconsciemment pour être ivre et me laisser aller à un comportement qui m’amuse beaucoup trop et me libère des entraves souvent un peu gênantes de ma personnalité. Il prit un verre de ce nouveau breuvage pour le vider d’une traite. Pour ma part, je comptais y aller un peu plus lentement, compte tenue que je commençais à avoir chaud et je sentais l’alcool me montait à la tête, profitant probablement de ma consommation bien trop irrégulière.

Je me demandais ce que le Sabreur donnait dans un duel, il semblait excessivement habile avec son arme et bien que je m’imposais face à presque tout mes adverses dans ce domaine, il avait tout de même mis à mort nos adversaires avec une grande facilité. Les portes célestes me conféraient un avantage indéniable dans ce domaine, mais ça relevait un peu de la tricherie. Je doute que quiconque à Kiri pouvait tenir la cadence sur uniquement le Taijutsu / Kenjutsu contre moi si j’en venais à utiliser les portes. Est-ce que Suijin me cachait d’autres techniques ? Peut être une grande capacité au Ninjutsu ou au Genjutsu ou un Kekkei Gekkai ? Hmm… Cela ne servait à rien de spéculer, je ne pouvais de toute manière tout simplement pas savoir. Il me posa une question sur les membres de mon équipe et le temps depuis lequel je séjournais à Kiri. J’allais lui répondre, après une brève petite gorgée de Saké qui était étonnamment très bon. Ma voix toujours douce alors que je constatais droit devant moi par la fenêtre les premières arrivées de la police.

« Depuis quelques missions oui, Madoka est folle et pense à une conspiration des papillons, mais ma Chef d’équipe est mignone et gentille. »

Je me redressais du comptoir en reniflant l’odeur de décomposition à base d’organes qui s’acidifient et d’hommes qui ont eu les sphincters qui se sont relâchés dans la pièce. Ça ne sentait vraiment pas bon. Mais je continuais à parler, en allant pour me diriger vers la sortie.

« Je suis arrivée il y a un peu plus d’un an pour tout dire. J’ai fait l’académie et je suis Genin depuis quelques mois. Je viens d’un petit village de Mizu no Kuni, proche de la capitale. Peu probablement que vous le connaissiez. Est-ce que cela vous dérange de sortir ? Il faudrait laisser les professionnels qui viennent d’arriver travailler et puis l’odeur de mort commence à mijoter un peu trop pour mon appréciation personnelle. »


J’aurais bien entendu profité un peu plus avec plaisir du bar, mais c’était mieux de sortir avant de se faire jeter, surtout qu’on allait probablement nous interroger une fois dehors pour savoir ce qu’était ce bordel. C’était le truc chiant avec les bains de sang en pleine ville, si on décidait de rester, c’était pour s’expliquer et faire un rapport. Mais je suppose que la coupe de Saké en valait la peine surtout que Casimir avait nos deux noms dans les inscriptions pour le tournoi, donc la moindre investigation aurait débouché sur la même situation juste un peu plus tard.
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Dim 13 Mai 2018 - 21:34







::: RP ::: Tournoi de Shogi
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Really Slow Motion - Fearless




Une certaine atmosphère galvanisante de mélancolie planait dans le théâtre où les hommes venaient de s’être fait fauchés par l’Ankou. La mort était une résultante funeste, lourde de sens, mais malheureuse réalité de l’humanité. Tout le monde finissait par passer de l’autre côté, incarnant inconnu insondable qui demeurerait mystère jusqu’au moment fatidique.

L’Anaï était arrivée récemment au Village Caché de la Brume, comme le Shiranui. Elle devait être arrivée quelques temps avant le Sabreur, du moins c’est ce qu’il pensa, à tort ou bien à raison. Cela n’avait pas vraiment d’importance et le jeune n’était pas pinailleur au point de connaître l’heure et le jour précis de l’arrivée de sa comparse à l’orée de la Brume Sanglante.

La dénommée Madoka semblait une personne un peu étrange, du moins c’est ce que j’en concluais en écoutant la demoiselle de répondre après avoir pris une gorgée d’un des Saké particulièrement onéreux et réservé à une clientèle de luxe. Concernant sa Chef d’équipe, qui devait donc être Yui, la Kunoichi avouait qu’elle était Moe. J’avais un peu de mal à imaginer une dirigeante d’équipe s’avérait douce et tendre avec son équipe. Personnellement, ma Sensei étant un peu sévère avec moi. Enfin, cela ne me dérangeait pas, car je voulais progresser au plus vite et enfin acquérir une de ces divinicide légendaires.

" Je n’ai pas encore eu l’occasion de faire de mission avec ma Sensei, mais j’ai vraiment hâte. "

Gardant un visage de marbre, car j’étais un peu jaloux de la chance qu’avait ma comparse. Enfin, cela ne pouvait pas vraiment être nommé -chance-, mais ce seul terme me venait à l’esprit. Je sentais en même temps une odeur désagréable s’ériger dans l’antre, celle de la mort. Je suivais naturellement la Kunoichi qui, tout comme moi, préférait sortir prendre l’air plutôt que de profiter de la fragrance mortifère qui commençait à prendre ancre et devant exultante.

Elle était donc arrivée il y a plus d’un an, venant d’un petit village tout comme moi. J’aimais cette discrétion qu’elle préservait dans sa verve. Une humilité qui était rare en ces temps troubles. Ne pas trop faire montre d’égocentrisme était une correction avisée, pour plusieurs raisons, mais tous ne le comprenaient pas.

" Je suis de votre avis, l’air frais est préférable. "

Je sentais en passant la sortie, la caresse du diurne qui menaçait d’égratigner la peau de mon visage de sa chaleureuse morsure. La légère brise marine venant de la mer me permit de reprendre mon souffle que je retenais au mieux possible lorsque je perçus les premières notes du parfum nauséabond des corps désarticulés marinent dans leur propre sang..

Deux Shinobis étaient en train de parler aux quelques clients qui s’étaient réfugiés dehors et étaient encore légèrement choqués, mais indemnes. Une femme portant une tenue officielle dénotant certainement d’un grade avoisinant celui de Kunoichi confirmée, tandis que l’homme arborait une tenue semblant bien plus rutilante, mettant en exergue une certaine importance. Je n’avais pas connaissance des diverses tenues des fameuses nouvelles divisions de la Brume, dont celle servant de Police. L’un d’eux s’approcha de nous, il s’agissait d’un homme dans la trentaine, le crâne rasé et portant ces fameuses lunettes faisant fureur sur les plages de Mizu no Kuni. Avec le Soleil et la venue de l'été, il était impensable de se balader sans ces étranges verres sombres permettant aux personnes aux yeux sensibles de mieux supporter les nitescences du globe ardent et de son zénith. Pourtant nous étions plutôt à l’abris, à l’orée de la fine brume évanescente permettant de ne pas trop souffrir de ces désagréments. En tout cas, le singulier personnage n’avait pas l’air commode et arborait de toute évidence une position de haut gradé de part son affiliation aux nouvelles forces de l’ordres instaurées par le nouveau tyran prenant place en tant que Mizukage venu des tréfonds des glaces. Il valait mieux ne pas jouer au mariole, surtout si on ne voulait pas se retrouver avec un rapport plombant sa carrière. De plus, les huit malandrins faisaient pâle figure face à ce titan de muscle saillants et outrageusement volumineux.

Sa voix gutturale et particulièrement grave semblait venir d’outre tombe, alors qu’il s'adressait à ma comparse et moi-même. Je demeurais de marbre, me plastronnant légèrement, prêt à répondre aux questions du haut gradé s’il s’adressait à moi, mais j’aurais préférait discuter plus amplement avec la Kunoichi que le mastodonte qui nous faisait alors face. Bien qu’il avait l’air d’un vaillant Shinobi, la voix plus cristalline d’Eyana s’avérait bien plus plaisante à mes oreilles, que celle du Kirijin haut-gradé. Enfin, je suppose qu’il fallait bien faire un rapport tôt ou tard, de plus, il y avait moyen que cela soit bon pour l’évaluation et notre future promotion. J’inclinais légèrement la tête en guise de salutation formelle, donnant mon attention au sieur arborant des lunettes aussi noires qu’une nuit sans lune. La femme qui l’accompagnait semblait s’occuper de prendre les dépositions des quelques clients qui restaient encore présent dans les environs.

" Longue vie au Yondaime, camarades. Nous avons été avertis par quelques civils qu’une rixe avait eu lieu. "

Nous distinguant grâce à nos magnifique Bandeaux frappés des armoiries de la Brume Sanglante, l’imposant personnage risqua un œil par la fenêtre, puis se tourna vers nous deux en nous regardant à tout de rôle, afin d’afficher un large sourire qui était un peu perturbant. Son crane luisait sous la lumière du soleil, le rendant brillant et légèrement aveuglant.

" Vous n’y êtes pas allés de main morte. C’est vous deux qui avez fait ça ? Racontez moi en détail. "

La question était inutile, vu que nous étions encore couvert du sang de ces félons que nous avions vaillamment châtiés pour leur crimes impardonnables. Le fier représentant de la justice semblait être assez heureux, bien que cela pouvait être un peu déconcertant vu son allure et la situation. Parfois, les apparences pouvaient être trompeuses, il valait donc mieux rester prudent dans notre approche avec ce singulier individu au sourire goguenard. Il sortit une plume et un carnet, les tenant dans ses mains gigantesques, prêt à prendre des notes. On ne pouvait pas savoir qui de nous deux il fixait, à cause de ces fichus yeux masqués dans les ténèbres arborées sur son nez.





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Dim 13 Mai 2018 - 22:58
L’air frais sonnait comme une bénédiction pour mon sens olfactif qui n’avait que finit par me sonner l’alarme concernant l’odeur qui devenait bien trop envahissante. Il faut dire que le post combat et l’adrénaline avait un peu inhibé les sens autres que ceux strictement nécessaire à la survie. L’air marin agressif pour la peau de Kiri venait me fouetter le visage comme une offrande alors que je le maudissais bien trop souvent d’être une obligation à devoir m’hydrater si souvent la peau de crème. Et vraiment, j’aime prendre soin de moi mais paradoxalement, j’aime simplement être belle et plaire, donc moins il y en a à faire, mieux c’est.

Les officiels étaient arrivés comme je m’en doutais, visiblement un Chûnin et un Jônin, deux membres de la brigade Kenpei. Le Jônin s’approcha de nous, visiblement l’air confiant et amusé après avoir vu nos ébats dans le bar. N’importe quelle personne appréciant particulièrement le sang aurait été amusée. Il y avait eu l’air d’avoir un gros combat à sens unique à l’intérieur et nous avions l’apparence de deux types détendus comme jamais qui prenait tranquillement un verre après avoir fait un bain de sang. Mais.. En fait c’est exactement ce que nous étions.

Je le voyais sortir un calepin et nous demander des détails sur la situation caché derrière ses lunettes de soleil. Je savais intérieurement qu’il fallait se montrer extrêmement méfiant de ces types qui avait un pouvoir exécutif sur nous. Il pouvait très clairement sur un mauvais rapport foutre notre vie en l’air. Mais il n’avait aucune raison visible de le faire de toute manière. Allant déposer mon verre sur le coin d’une fenêtre pour aller faire face à l’homme, je reprenais instantanément tout mon sérieux et me mettait immédiatement au garde à vous, malgré ma tenue civile suggestive et le fait que j’étais couverte de sang. D’une voix autoritaire, je m’exprimais :

« Anaï Eyana, Genin de l’équipe une ! Affirmatif, ces huit personnes ont voulu extorquer le commerce avec violence, nous n’avons fait que protéger les citoyens et l’intégrité de la ville. »

Me mettant peu à peu au repos après l’avoir salué, enlevant probablement d’ailleurs une épine du pied de Suijin qui n’aurait probablement pas été le plus habile à gérer ce genre de situation très formelle, j’allais ajouter pour détendre un peu l’atmosphère avec toujours autant de sérieux.

« Je pense bien entendu à faire une demande pour que leur famille nous paye la note de pressing. »

Je haussais les épaules après cette remarque, en baissant légèrement mes yeux sur ma tenue, l’air toujours impassible, remarquant que le sang avait définitivement fini par sécher. Le pressing pourrait peut-être le rattraper, avec un peu de chance. J’aimais particulièrement cette tenue et ne voulait pas la perdre. Du coin de l’œil, j’appercevais la Chûnin terminer avec la première personne qui nous montrait frénétiquement du doigt, l’air toujours apeurée. La question était de savoir si nous étions leurs héros ou leurs pires cauchemars désormais. « Heroes never lives », j’espérais donc être leur cauchemars, j’aimais trop la vie pour le contraire.
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Lun 14 Mai 2018 - 15:00







::: RP ::: Tournoi de Shogi
::: PV ::: Anaï Eyana





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Wall Market, Rocket Town




Je n'étais pas vraiment rassuré d'avoir affaire à ce genre d'énergumène. En général, les gradés s'avéraient des personnes extrêmement imbus d'elles-même. Les dents rayant le parquet, il s'agissait de personnes qu'il ne fallait pas sous estimer. Car même dans la hiérarchie de la Brume, une guerre tacite s'insinuait pernicieusement dans la Village Caché. Ma comparse réagit au quart de tour, prenant les choses en mains. Peut-elle m'avait elle sentit un peu hésitant, ce qui s'avérait véridique. De plus elle se doutait que je n'étais peut être pas encore à l'aise avec ce genre de routine, lui ayant avoué avoir un peu de mal encore à m'adapter à ma nouvelle vie de Genin. J'appréciais cette légère touche d'humour qu'elle fit, me doutant que cela était pour détendre l'atmosphère et faire montre qu'elle était une Kunoichi motivée ne perdant pas le moral après avoir dû recourir à la force pour arrêter les agissements des dangereux forcenés ayant menacé la vie d'innocents civils n'ayant rien demandé.

" Shiranui Suijin. Genin, Apprenti de la Cheffe de la Confrérie des Sabreurs. Ils ne nous ont laissé le choix de les pacifier."

" Pacifier ? Pour être pacifiés, ils ont été pacifiés, effectivement. Du très bon travail. Rompez. Je suis l'Enquêteur Kitano de la Brigade Kenpei. "

" Comme l'a si bien dit Anaï-san, il en allait de l'intégrité physique des Civils. Sans notre intervention, surtout celle de ma compatriote, ayant même risqué sa vie sans sourciller une seule seconde avec une vaillance exemplaire, je ne sais pas ce qu'il se serait passé. "

" Certes. Protéger les Civils au péril de sa propre vie est la base. Les Coupes-Gorges sont les membres d'une organisation criminelle extrêmement dangereuse. Extorsions, agressions, meurtres, viols, trafics et j'en passe. Ces malandrins sont bien mieux refroidis que bon pied bon œil. "

" Chef ! J'ai terminé de prendre les dépositions des témoins. Tous affirment que les Coupes-Gorges voulaient leur couper la Gorge, Chef ! "

" AH ! Elle est bien bonne celle-là ! "

" Merci Chef ! "

" Ça c'est drôle. Plus que votre tentative ratée d'humour, Genin Anaï. Prenez en de la graine. "

" Vous êtes trop bon, Chef ! Selon les dires du Patron du Bar, un dénommé Casimir, la récompense du Tournoi de Shogi a mystérieusement disparue. Le Voleur Masqué semble encore avoir frappé, profitant de l'agitation. Nous arrivons encore trop tard ! Mais nous les aurons, Chef ! "

" Tout à fait !  Nous arrivons encore une fois trop tard. Occupez vous de ces deux jeunes gens. Retrouvez moi au Quartier Général. Le service de nettoyage ne devrait plus tarder. Quel dommage que vous finissiez votre stage demain. Vous allez me manquer, Stagiaire Ruka-chan. A tout à l'heure "

" A vos ordres Chef ! Suivez-moi au Poste de Brigade vous deux, afin de boucler le dossier. "

J'étais impressionné par le professionnalisme hors-pair (ou presque) de ces deux Shinobi. On ressentait qu'il avaient vaillamment travaillés contre le crime et présentaient une synergie rare. Un peu similaire à ce que j'avais ressentit en massacrant... Je veux dire en châtiant les dangereux criminels menaçant la vie de bons et honnêtes citoyens. Soudain, un sourire goguenard se dessina sur le visage de la dénommée Ruka, la fameuse stagiaire effectuant quelques jours de formation au sein de l'illustre Brigade Kenpei.




♫♪ MUSICBOX ♪♫
The Shinra Company



Nous traversions une ruelle sombre et déserte, d'un pas assuré, alors que le drame se produisit. Pouffant de convulsions cathartiques, avant d'éclater en un rire sardonique glaçant l'échine, la jeune femme se tournait vers nous, esquissant alors de ses lippes espiègles un rictus dérangeant, accompagné d'une regard particulièrement goguenard.

" Alors la bleusaille, ça vous interesserait une petite mission pas piquée des hannetons ? Quelle plaie ce Kitano... Tellement ennuyant. J'ai bien cru que j'allais finir par craquer et le suriner discretos. Si c'était pas un Kirijin servant les intérêts de la Brume... Mais vous deux, vous semblez pas mauvais pour des bleusailles. Ça change de ces Genin joufflus qui gerbent leurs tripes à la moindre goutte de sang versée."

" Nani ? "

" Bah ouais mon mignon. T'as beau faire le joli cœur, j'ai compris ton petit manège. Tu te voyais déjà profiter tranquillement de ta soirée pour inviter ta copine de bleusaille à faire plus ample connaissance, comme les bleusailles que vous êtes, non ? Bah non, pas tout de suite du moins. Faut le mériter. En plus, t’arrêtes pas de la mater du coin de l’œil. Avec des jambes pareilles, pas étonnant. Mais soit plus discret. C'est vexant pour mon p'tit Kokoro de jeune fille."

" Eyana-san, cette femme semble dérangée. n'écoutez pas ces... "

" Ouais, cherche pas. Vous aurez tout le temps de vous amuser à jouer au docteur plus tard, si ça vous chante. Moi, j'm'en fous. Juste que la bleusaille de votre espèce devrait montrer plus de respect et tenir ses hormones devant une gradée. J'suis pas stagiaire, pas plus que j'veux rentrer dans la Brigade Kenpei. Je suis en mission sous couverture. Si vous êtes pas trop bêtes, vous pigez que vous avez pas intérêt à déconner avec moi. "

" Vous voulez quoi ? On a mieux à faire... "

" J'en doute pas mon mignon. Je suppose que vous avez entendu parler de Mama ? La mystérieuse mécène des Coupes-Gorges. C'est des conneries, la personne se cachant derrière ce surnom se sert en fait de ces abrutis pour détourner l'attention, afin qu'un de ses sbires puisse frapper dans l'ombre et dérober bien plus alléchant. Par exemple, la fameuse récompense du Tournoi. Tout est lié. Ma couverture tombe à l'eau bientôt, donc je dois agir et il me faut des Shinobi dans votre genre pour réussir la mission. Et toi ma belle ? Ça t’intéresse ? "

Ruka, si tel était bien son nom, se tournait vers la Genin, lui demandant si ça l’intéressait d'aider à une mission d'une importance capitale, où il y aurait certainement des affrontements bien plus dantesque que lors du Tournoi de Shogi. Suijin était perplexe, se demandant bien qui était cette greluche...





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Lun 14 Mai 2018 - 23:38
Le Shiranui allait se présenter à son tour alors que j’allais me coller à ses côtés, la main sur la hanche en constatant le Jônin, l’autre main tenant mes armes. Suijin allait rapidement nous justifier sur notre action probablement pour éviter toute remontrance. Le gradé allait ensuite se présenter sous le nom de Kitano, qui comme je me doutais faisait partie de la brigade Kenpei. Ma méfiance remonté de nouveau d’un cran. Quand je pensais à ma tenue, bordel… Quelle réputation je vais me faire à bosser dans cet accoutrement de clubeuse… Kitano allait ensuite nous présenter les gangsters que nous avions occis, apparemment des types qui ne se serait pas juste contenté de me tuer, mais qui m’aurait bien fait subir le passage de leur virilité entre mes propres cuisses avant cela. Je sentais les ennuis pondre le bout de leur nez à la simple mention qu’on les ait refroidis.

La Chûnin allait ensuite faire son rapport avec une blague très vaseuse, je ne voyais pas en quoi l’humour avait sa place ici et maintenant. Son supérieur rigola et je restais toujours de marbre l’air impassible. Ils échangèrent quelques trivialités avant qu’une chose importante me vint à l’oreille. La récompense de la partie de Shogi avait apparemment été volée durant la perturbation. Quelqu’un aurait-il donc tout planifié depuis le début ? J’haussais un sourcil à cette mention. Puis le Jônin nous ordonna de prendre congé en compagnie de la Chûnin. Une certaine Ruka.

J’allais la suivre donc en compagnie de Suijin, grattant un peu le sang sur ma cuisse qui me démangeait. J’étais juste derrière mon camarade Genin à suivre notre supérieur. C’était chiant, on aurait pu profiter de prendre un verre de plus, se débarbouiller mutuellement et profiter de cette journée de soleil au calme à discuter et s’enivrer et voilà que le travail venait nous rattraper. Ça gâchait presque tous les plans que j’aurais pu prévoir avec le jeune sabreur. Mes pensées salaces furent coupées en milieu de ruelle par le rire inexpliqué de la Chûnin. D’un réflexe, j’adoptais une attitude imperceptible qui me permettait de dégainer en un éclair mon arme pour faire face à un quelconque danger. Voilà que notre supérieur tournait dingolito à vouloir suriner le Jônin par ennui avant de complimenter nos prouesses. Je relâchais un peu ma garde. Un peu.

Je voyais Suijin s’interloquait d’une manière très amusante avant de me perdre dans les paroles de la femme qui nous balançait clairement à la face que mon camarade comptait m’embarquer dans un plan. J’étais amusée en sentant le Shiranui presque déglutir intérieurement à toutes ces mentions. Je n’aimais cependant clairement pas son ton beaucoup trop familier et cette manière de nous appeler bleusaille. Le sabreur allait essayer de se justifier en toute bienséance ce qui ne fit que manquer de m’arracher un rire. Je savais parfaitement qu’elle avait raison, mais je voulais voir où elle comptait en venir. Voilà qu’elle commençait à essayer de nous faire une remontrance en nous sortant une soi disante mission sous couverture. J’allais faire le dos droit en me collant juste à côté de Suijin pendant qu’elle continuait ses références à nos volontés de coucher ensemble.

Voilà que Ruka allait confirmer mon hypothèse en apportant le nom de « Mama » et comme quoi tout était lié entre l’extorsion et le vol de la récompense. Trop coordonné pour une simple coïncidence de toute manière. Elle me demandait allait m’en occuper m’intéressait. Evidemment que c’était le cas, cette Mama allait sans doute vouloir me faire la peau après avoir buter ses hommes et j’aimais bien dormir en tout confort sur mes deux oreilles. Voyant qu’elle attendait une réponse de ma part et que Suijin restait un peu niais après tout ça, j’allais faire un pas en avant, me postant devant le jeune homme. Une main droite sur la hanche, le postérieur sur le côté et le dos droit, ma paume gauche se posait sur la garde de mon Katana alors que mes doigts tapotaient contre cette dernière. D’un regard fugace, et l’air toujours impassible et neutre, j’allais lui dire, d’une voix autoritaire et bien loin de ma douceur habituelle, ne perdant cependant pas une certaine sensualité.

« Si tu es jalouse, tu pourrais toujours te joindre à nous cocotte. Je sais aussi bien m’occuper des entrejambes d’hommes que de femmes tu sais. »

C’était totalement faux, n’ayant jamais couché avec une femme, mais bon, j’arrivais à paraître crédible. Du même ton, je continuais.

« Tant que tu arrêtes ton attitude beaucoup trop familière qui te donne à toi la chance de te faire suriner dans cette ruelle, je consens à te filer un coup de main. Cette mama aura sûrement soif de sang pour que nous ayons tué ses poussins et la meilleure stratégie restera toujours l’attaque. Donc reste pro et calme un peu le jeu, explique-nous paisiblement ce que tu as en tête comme tu savais si bien le faire devant ton supérieur. »

Prête à faire face à la moindre agression de sa part si elle avait un sursaut d'égo, mon regard n'était clairement pas rassurant. Loin de la simple intimidation que j'avais adoptée devant Casimir, celui-ci appelait au sang, au meurtre et même à un désir de voir la Chûnin tentait cette stupidité.
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Mar 15 Mai 2018 - 22:05







::: RP ::: Tournoi de Shogi
::: PV ::: Anaï Eyana





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The Shinra Company




Je n'étais pas très à l'aise avec cette mystérieuse -Ruka-, ou quelque soit sa réelle identité. Elle s'avérait extrêmement désagréable et cette façon de nous surnommer -bleusaille- n'était pas pour me plaire. De plus, elle n’arrêtait pas de faire des sous-entendus fallacieux. La Kunoichi à la chevelure de jais et au regard azuré ne me laissait pas de marbre, indubitablement j'avais quelques regards déplacés par moment, mais il n'était pas utile de le crier sur les toits, surtout devant la concernée, que j'appréciais ces jambes même toute peinturlurée d'écarlate. J'allais passer pour un fétichiste si cela continuait... Et il y avait meilleur surnom à avoir pour un Shinobi que le Fétichiste. Un peu mal à l'aise, je portais alors ma main sur mon front, essayant de réfléchir à cette histoire, mais surtout comment la faire taire. C'est alors que l'Anaï s’avançait afin de lui dire sa manière de pensée. Ce qui ne manqua pas de me surprendre, surtout lorsque cela devint encore plus... pernicieux. Je n'étais pas timide, mais je n'étais pas du genre à parler si ouvertement de mes préférences ou à évoquer des propositions indécentes avec autant d'audace. Décidément, la Kunoichi avec qui j'avais partagé cette partie de Shogi ne cessait de me surprendre.

L'étrange femme qui nous faisait face semblait sourire en entendant ces mots, l'œil luisant de malice.

" Toi je t'aimes bien, ma belle ! On pourrait se faire ça... Surtout que tu m'as l'air d'être un bon coup et que ton copain d'bleusaille aussi. Mais tu l'as vu la première, j'voudrais pas t'voler un aussi beau morceau ou vous déranger. Eh eh eh... "

Je préférais me taire et laisser parlementer Eyana, qui semblait savoir négocier avec une diplomatie sans faille. La greluche commençait à abdiquer... plus ou moins...

L’effrontée nous regardait alors à tour de rôle, puis s'adossa au mur avec une flagrante désinvolture malgré le discours que lui tint ma comparse, lui demandant en toute politesse de faire montre de correction dans ses propos, mais surtout sa façon de s’adresser à nous. J'étais tout à fait d'accord avec elle, car même bleusaille, nous méritions d'être traités avec le respect de la personne qui nous revenait de droit.

" Écoutes ma Belle, c'est pas contre toi, mais c'est ma façon d'être. Ça m’empêche pas de rester professionnelle et de faire le taff. Bon, vous m'êtes sympathiques, c'est pour ça que je vous en parle, donc laissons les cérémonies de coté. Ruka c'est même pas mon nom et la gourgandine soumise que j'ai incarnée devant l'autre gorille a jamais existé. Et je suis autant gradé qu'lui. Bon, j'vais vous expliquer tout ça, en détail. Ce fichu Kitano est soupçonné d'avoir été corrompu par Mama, couvrant ses agissements et la renseignant. Je suis donc sous couverture afin de le surveiller, mais le bougre est doué ! Je suis certaine qu'il m'a même démasquée... Je vais donc devoir le confronter. C'est là où j'ai besoin de vous. Vous vous chargerez d'effectuer un raid sur la planque des Coupes-Gorges, pendant ce temps je serais avec crane d'œuf. Vous pigez ? Enfin, je vais vous expliquer tout ça à la planque. Vous pourrez en profiter pour vous débarbouiller. Y a plein de matos en plus. "

La femme finit par montrer la direction d'une allée assez sombre et sinueuse, se présentant dans la ruelle même, juste en face d'elle.

Je m'avancais vers elle, la toisant du regard, afin de faire montre que cela me tentait bien cette petite aventure. Cela semblait dangereux, mais ma nature aimant les risques ne pouvait qu'être interessé. De plus, je n'étais pas forcement contre cette histoire de plan à trois (dans tous les sens du terme ?), bien au contraire. Je me tournais vers la jeune femme avec qui j'avais partagé un verre il n'y a pas si longtemps, afin de lui faire part de mon avis.

" J'en suis. Qu'en dites vous, Enaya-san ? "

Je demandais l'avis de ma compatriote, qui semblait être une Kunoichi avisée, tandis que la Ruka qui n'était pas Ruka commençait à s’engouffrer dans l'allée qu'elle nous avait exposé du regard, semblant assez certaine d'elle qu'on la suive tous les deux.





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Mer 16 Mai 2018 - 13:10
Elle m’aimait bien hein ? C’était peut-être en partie réciproque, j’aimais bien les personnes de caractère de manière générale. Même si je n’aimais pas trop sa manière de m’infantiliser. Elle refusait mon avance bien entendu qui semblait la mettre un peu mal à l’aise comme je l’avais prévu. C’était aussi le but, rentrer dans sa manière d’être pour lui faire perdre en confiance et reprendre un peu le contrôle de la situation. « Ruka » allait ensuite se défendre, justifiant que c’était sa manière d’être. Nous révélant au passage qu’elle n’avait qu’un nom d’emprunt, c’était prévisible. Le Jônin de la Kenpei qu’on avait croisé était apparemment un corrompu, du moins selon la femme. Je ne m’en serais pas pris directement à la hiérarchie sans preuve accablante et autorisation. Mais elle nous proposait de plutôt s’occuper de notre côté de la bande à qui nous avions causé du tort.

C’était clairement ce pourquoi je m’étais dis que j’allais signer. Elle n’avait pas besoin de me convaincre plus longtemps pendant qu’elle prenait les risques sur son affaire d’infiltration. Enfin les risques vis-à-vis de la hiérarchie alors que nous risquerions juste de nous faire empaler sur diverses lames. Elle nous proposa de la suivre jusqu’à une planque où nous pourrions nous équiper et nous nettoyer ce qui était le bienvenu. J’allais lui répondre à elle ainsi qu’à Suijin qui sollicitait mon avis. Ma voix était douce mais toujours aussi autoritaire.

« Faisons comme cela alors. A la condition que tous les ryos saisit sur place soit séparés entre Suijin et moi. Disons que cela est notre remerciement pour le service. Nous n’allons pas le faire pour vos beaux yeux pas vrais ? Vu que vous ne voulez même pas vous joindre à nous après coup… »

La voyant commencer à s’engouffrer dans la ruelle, je me disais que si elle avait quelque chose à redire, cela serait clairement dit plus tard. J’allais donc la suivre avec mon camarade de Shogi et de massacre. Risquant un petit regard dans sa direction. Je devais lui demander ce qu’il était capable de faire hormis utiliser un sabre. Nous allions visiblement nous jeter dans la gueule du loup et ça allait être bien plus que huit adversaires pris par surprise et au dépourvu qui allait nous attendre. Tout en étant sur la trace de celle qui avait le nom de Ruka, j’allais m’adresser vers l’apprenti sabreur, d’une voix plus basse.

« Quelles sont tes compétences hormis le sabre sinon ? Tu dois bien cacher une ou deux choses dans ton attirail ? »

J’écoutais sa réponse quelle qu’elle soit. Notre voyage finit par nous mener dans une autre ruelle dissimulée et une porte dissimulée derrière des quelques poubelles et autres immondices, le genre d’endroit où même un badaud curieux n’allait pas mettre les pieds. Ruka les dégagea sans ménagement en vérifiant de ne pas être observée par d’autres personnes que nous. La porte s’ouvrit devant nous et nous pénétrâmes à l’intérieur de la bâtisse, l’un après l’autre.

L’intérieur était très modeste d’apparence mais pourtant à la pointe de la technologie, cela ressemblé clairement au repère d’un agent du renseignement. Un coup d’œil en direction de la femme et son attitude défiante me laissait penser que la chose était impossible, mais tant que ça finalement. Les forces spéciales ne sont-elles pas des regroupements d’individu à la personnalité et la force d’esprit très imposante ? Il y avait tout ce qu’il fallait en termes d’outils ninja, des matelas si le besoin était présent de crécher sur place, une sorte de cage qui pouvait sans doute servir à contenir quelqu’un et des instruments médicaux répartit à côté ainsi que divers appareils technologiques. Il y avait également tout un attirail d’instruments de repérage, c’était en ouvrant l’œil qu’on remarquait bien tous ces détails dans cette unique pièce. Une petite porte discrète devait probablement mener sur une salle de bain ou à défaut, des toilettes. J’allais faire quelques pas pour examiner un peu tous l’équipement juste des yeux en attendant les futures instructions de la femme. J’avais l’air toujours impassible et illisible. Le dos droit et la posture neutre.
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Mer 16 Mai 2018 - 20:14







::: RP ::: Tournoi de Shogi
::: PV ::: Anaï Eyana





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The Shinra Company




Je me doutais qu’Eyana ne serait pas contre cette aventure qui se profilait à l’horizon. Tout comme moi, la Kunoichi s’avérait une personne aimant livrer combat, malgré cette impassibilité la rendant mystérieusement détachée, quand bien même elle ôtait une vie. J’avais toujours un peu de mal à la cerner, mais je pensais que cela pouvait lui procurer une douce euphorie, malgré ce masque de marbre silencieux esquissant les traits que son pâle visage de porcelaine arborait tandis qu’elle apaisait sa soif de sensations fortes, sa soif de sang. Les Coupes-Gorges (quel nom !) ne resteraient certainement pas les bras croisés après qu’une bonne huitaine de leurs membres se soient fait trucider par deux Shinobi. Ce n’était qu’une question de temps avant qu’ils ne tentent de se venger. Ce genre de malfrats avaient toujours à cœur de se livrer à vendetta. Œil pour Œil, comme le voulait si bien le dicton si connu à travers le Yuukan. Avec tous les témoins ayant assistés au spectacle dans le théâtre du Shogi, nul doute de la suite évidente qui se dessinait à l’horizon. Quand bien même ces dangereux (ou pas) criminels n’étaient que des pions inconscients sur le plateau du jeu de stratégie, aisément manipulables, rapidement remplaçables, ces derniers restaient ce qu’ils étaient de leur nature même. 

La Genin acquiesçait, étant partante, mais négociant habilement une petite récompense pour les heures supplémentaires de travail venant inopinément déranger le repos des guerriers après la bataille. Un repos qui s’avérerait peut être pas si reposant, s’il n’avait pas été perturbé par une inconnue apportant les aurores d’une nouvelle danse funeste, où rivières de sang pourraient couler afin de contenter la soif à demi-étanchée, jusqu’à totale satiété. Suijin approuvait, car tout service méritait après tout rétribution. Eyana était charmante et cela aurait été avec plaisir que de passer un agréable moment en sa compagnie, de manière intime. Néanmoins, n’était-ce pas  intéressant de partager avec elle ce travail, de combattre à ses côtés, afin de mieux découvrir non pas la peau se dissimulant encore aux regards, mais contempler plus de son talent dans l’art que de donner le repos éternel. De plus, la Kunoichi ne s’envolerait pas, ni l’albe douceur qu’elle dissimulait à l’abris des regards et qui pourrait un peu plus tard être découverte, si elle le permettait. Sans compter qu’une récompense pécuniaire s'avérait toujours alléchante, surtout en tant que Genin qui se révélait incarnation d'une position bien peu rémunérée. Passer Chunin au plus vite serait au niveau financier déjà bien plus gratifiant. Ce qui serait plus rapide en effectuant ce genre d’-aide-, sortant un peu du cadre routiniers des sentiers battus. D’après ce qu’avait expliqué la greluche, la proposition était plus qu’avantageuse pour nous et le bénéfice s’avérait mutuel.

J’étais pragmatique, m'attendant toujours au pire. Cependant, il fallait savoir prendre des risques pour gagner gros. La mystérieuse Kunoichi (aussi trouble que la brume elle-même) ne répondit pas (qui ne dit mot consent, non ?), se contentant de poursuivre en direction du fameux Sanctuaire évoqué. Je me doutais que les Shinobi devaient avoir recours à ce genres d'endroits très souvent, surtout ceux se chargeant de l'espionnage ou des surveillances, mais c’était bien la première fois que j’allais constater de mes yeux à quoi ça ressemblait.

L’Anaï me posait une question en me murmurant à voix basse, afin de rester discrète. Une de celle où je ne pouvais que me montrer un peu honteux, car je ne maîtrisais pas encore le Chakra comme je le devrais. Je détournais alors légèrement la tête, quelque peu gêné, avouant alors que je n’avais quasiment rien d’autre que les lames. C’était dans ce genre de moment là, comme lorsque je fis la rencontre de ma Sensei me demandant quelles capacités ou quels domaines incarnaient mes compétences, que je ressentais une certaine gêne. J’avais encore beaucoup à apprendre. Eyana était Genin, tout comme moi, mais semblait terriblement plus douée, ce qui me perturbait un peu. On appelait peut être ça la jalousie ? Je ne sais pas trop, du moins, je n’avais connu cet étrange sentiment que depuis mon arrivée dans le Village Caché, constatant le talent dont pouvait faire montre les Kirijin dans les arts obscurs. Étrangement, j’avais un peu peur de décevoir ma Sensei, mais plus particulièrement ma compatriote envers laquelle je désirais étrangement partager des moments assez particuliers, de ceux nécessitant de la satisfaire. Pour compenser ce manque de talent dans les arts obscurs, il me paraissait indispensable de faire montre de compétences saillantes dans les suaves et intenses arcanes interdites. C’était la moindre des corrections pour ne pas perdre la face envers celle qui avait déjà gagné deux parties et n’était plus si loin de la troisième victoire consécutive.

Connaitre les compétences de ses coéquipiers, même temporaires, était tout à fait avisé. Chose indubitablement nécessaire à une bonne coopération commune pour accomplir une mission.

" Je n’ai pas encore acquis de Sabre légendaire et mes compétences en Chakra ne sont pas encore très développées… Cependant, j'ai quelques arcanes en Kenjutsu et en Taijutsu."

Suijin ne demandait pas à la Kunoichi si elledisposait d’autres tours dans sa musette que la danse des lames et sa sagacité dans l’art de combattre. Surtout pas après ces aveux lézardant la fierté du Shiranui. Il n’aimait pas perdre, quelque soit le domaine, mais savait rester humble et conscient de la réalité des choses.

Nous suivions vers les méandres obscurs notre guide, qui s’engouffrait plus profondément dans les ténèbres abyssales et désertes. Le genre d’endroit où il n’était pas rassurant de traîner et où personne ne vous entendrait crier en cas de pépin. Dégageant le passage, la Kunoichi infiltrée les invitait à pénétrer dans l’antre des secrets.

Après que l’hôte ait déverrouillé l’accès qui se révélaient sécurisé par une étrange marque, nous débouchions sur une bien étrange pièce. Sans doute un de ces fameux Fuinjutsu, dont j’avais tant entendu parler. Cela était ésotérique, un peu à la façon du tatouage arboré sur le bras de ma compatriote.

La pièce était décorée comme on pouvait s'y attendre d'une planque. Un grand tableau s’érigeait, présentant divers croquis et autres informations cartographiques d'une mission encore en cours d'accomplissement. Un coin se composait d'une myriade d’équipements assez variés, allant d’armes jusqu'au tenues de combats, ainsi que d'autres joyeusetés. Le fameux matos en question, très certainement. De quoi armer jusqu’aux dents une bonne petite escouade. Il y avait même un espace torture où cinquante nuances pouvaient prendre forme. Une grande table se dressait au centre, recouverte d'une multitude de plans de la ville et autre documents. Il y avait même un espace où dormir ou bien se reposer. Une porte se dessinait dans le fond du repère, menant certainement à une salle d’eau.

Je contemplais un instant l'endroit et les installations, posant plus particulièrement mon regard sur certains détails qui ne manquaient pas de susciter mon intérêt.

" Sympa non ? Un vrai nid d’amour. Pour les Ryôs on peut s’arranger ma belle. Vous gardez le fric que vous trouverez là bas, moi j’m’en fous. Si ça vous motive, tant mieux. Je vous laisse les gains pour cette fois, si d’avenir nous retravaillons ensembles, les bleusailles. Aujourd’hui on s’occupe de la taupe et des Coupes Gorges. Mais Mama et ses Sbires, ça sera pas la même, donc je peux pas m'risquer pour la prochaine opération à travailler avec de la bleusaille qui m'aura pas prouvé que j'pouvais compter sur elle. Y a la salle de bain là derrière. Allez-vous débarbouiller et enfiler des tenues propres. Y a aussi un coin pour laver les fringues avec un super détachant spécial sang. Au fait, vous pouvez m’appeler Ichi. Je reviens plus tard, on frappera de nuit de toute façon. On aura tout le temps de préparer notre truc dans la soirée. Je serais en patrouille nocturne avec le crâne d’œuf. Faut qu’j’passe au poste ou sinon l’autre gorille va se douter de quelque chose. Vous avez des questions avant qu’j’y aille ? Y a des trucs à manger et à boire au frais, débrouillez vous. Faites le plein de force et gardez les pour la mission. Soyez sages. Eh eh..."

" Nous savons rester professionnel, ne vous en faites pas. "

Les allusions, toujours fallacieuses, étaient amusantes au début et à petites doses, mais cela devenait horripilant. Je demeurais un peu perplexe sur tout ça, mais préservait un sérieux remarquable dans mon attitude. La goguenarde se tournait alors vers Eyana, après s’être dirigée vers la sortie certainement pour s'occuper de ses affaires plus officielles, semblant désireuse de savoir si l'arrangement lui convenait.





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Jeu 24 Mai 2018 - 12:56
« Non, tout ira bien. Je n’ai pas de question, viens juste nous retrouver quand t’es prête à passer à l’action. »

Je balançais ça de ma voix douce habituelle en direction de la goguenarde. Lâchant un bref regard vers Suijin avant de me diriger vers la salle d’eau, laissant la porte entrouverte en rentrant à l’intérieur. Pénétrant dans la pièce bien plus petite et modeste que la précédente. Je constatais qu’il y avait une douche, un évier et une étagère avec diverses serviettes ainsi que ce qui s’apparentait à un radiateur. La glace au-dessus de l’évier me permis de constater à quel point j’étais recouverte de sang séché. Même mes cheveux avait pris un aspect presque fripé par le contact de la matière vitale au corps humain. J’allais chopper mon haut et le balançais sur le côté nonchalamment. Constatant ma brassière qui était préservée. D’un mouvement pas plus gracieux, je l’enlevais et me retrouvée torse nu face à ce miroir, trop petit pour que je puisse voir la partie inférieure de mon corps.

Je ne pu m’empêcher de sourire sadiquement en m’admirant nue, les bras recouverts de sang tout comme les cheveux, le torse et le ventre vide de cette hémoglobine me donnait un air affreusement stylé. Ou effrayant selon les points de vue, mais j’adorais cette vision sinistre. Un petit frisson me parcourait les cuisses et le ventre, signe d’excitation de cette vision purement narcissique. Je pensais au jeune homme présent dans la pièce d’à côté et lâché un gros soupir à mi-chemin entre la chaudasse et l’exaspération. C’était un Ninja de la Brume, il fallait que je fasse preuve de professionnalisme et puis c’était vraiment juste pour satisfaire une putain d’envie narcissique et me complaire à me dire que j’étais normale d’être excitée par cette vision. Je laissais couler un peu d’eau du robinet pour aller me l’asperger sur le visage, afin de me réveiller et de sortir toutes ces idées saugrenues.

J’enlevais par la suite mon bas et me retrouvait complètement nue, me jetant sous la douche. Le sang commençait à me gratter dès lors que l’excitation était tombée, me rappelant à quel point c’était gênant de le conserver sur ma peau. J’allais me nettoyer avec ce qui était à ma disposition, savon, shampooing aux senteurs que je trouverais le plus convenant. En l’occurrence c’était fleur de cerisier. J’eu un petit arrêt alors que le jet m’aspergeait le haut du crane. J’imaginais ma camarade goguenarde entrain de se faire un film romantique sous un cerisier et prendre une senteur pareille juste pour être séduisante. Ca ne lui allait vraiment pas mais ça suffisait à m’arracher un sourire taquin avant d’aller mettre le liquide entre mes mains et me frotter durement le corps pour enlever les tâches les plus tenaces.

« Suijin ! Tu peux me balancer des fringues dans la pièce ? A ma taille de préférence merci ! »

Ma voix surgissait de la salle d’eau dès lors que j’avais fini de me laver. J’avais en effet visiblement oublié ce détail. Elle était plutôt autoritaire et forte, afin d’être sûre qu’il m’entende bien. J’allais récupérer une serviette sur une des étagères pour me frotter le corps et me collait dans le coin de la porte afin de ne pas être visible quand il irait lancer ou poser les vêtements vers l’entrée.
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Sam 26 Mai 2018 - 7:33







::: RP ::: Tournoi de Shogi
::: PV ::: Anaï Eyana


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Really Slow Motion - Fearless


La mystérieuse Kunoichi se contentait d’esquisser un fin sourire en entendant les mots que venait de laisser choir la Genin. L’infiltrée ne devait pas aimer tergiverser plus que de raison, bien qu’elle semblât elle-même apprécier se livrer à d’effrénées soliloquies. Le genre de personne à s’écouter parler, mais lorsque venait le tour de l'interlocuteur, elle préférait sans nul doute la pertinence, plutôt que moult palabres. Un égocentrisme assez commun chez les personnes imbues d’elles-mêmes, comme bien souvent il était légion d'en trouver parmi les gradés. Suijin remarquait ces petits détails, comme tant d’autres méritant d’être soulignés silencieusement, tenus scellés dans les pensées. Tandis que l’Anaï exprimait sa réponse d’une voix douce, son regard cristallin se déposait sur le Shiranui un court instant, avant qu’il ne s’échappe (tout comme elle), en direction de la pièce incarnant son intérêt évident quant à se rafraîchir afin de se débarbouiller de sa sanglante mise en beauté. Le Genin la regardait s’engouffrer dans la salle d’eau, un peu songeur, avant de reporter son attention sur l’entrée qui se refermait derrière l’espiègle hôte de ces lieux ayant déjà disparue afin de mener ses affaires. J’étais assez méfiant vis-à-vis de cette personne, mais son histoire tenait la route. Ma compatriote semblait elle-même y croire, ce qui me rassurait en vérité. J’étais d’un pragmatisme me rendant légèrement paranoïaque, comme me le répétait si souvent ma sœur. Je devais bien avouer qu’elle avait raison et que je voyais le mal partout. Je soupirais, passant ma main sur mon front d’un geste naturel et dénotant une certaine lassitude de ce trait de caractère qui m'incarnait. Je fis quelques pas en direction de la table, observant ces plans un peu éparpillés çà et là, puis je pensais à ma rivale de Shogi. J’avais du mal à la cerner, bien plus en réalité que la goguenarde nous traitant dans chacune de ses phrases de bleusaille. Autant, je pouvais bien imaginer quel genre de personne cette dernière devait être, autant je ne savais pas vraiment que penser de celle avec qui je m’étais embarqué dans cette histoire de mission de manière si rocambolesque que cela s'avérait cocasse. Portant mes iris vers la direction où elle s’était rendue sans mot dire, je remarquais dans l'entrebâillement de la porte la silhouette de la jeune femme en train de nonchalamment se dévêtir en toute impunité. Avait-elle laissé sciemment la porte entrouverte afin de m’inviter à la rejoindre ou bien par simple inadvertance ? Où peut être que cela était plus pernicieux encore… à l’image de la tentation elle-même, malicieusement consciente de son crime. Suijin commençait à regretter ses paroles prônant le professionnalisme, à mesure que la captivante vision de ce dos (simplement nimbé d’une soyeuse cascade de jais), puis de ces demi-lunes mises à nu, s’offrait en contemplation à sa vue. Le Shiranui avait un étrange sentiment le traversant, mais n’arrivait pas à détourner les yeux. C’était un poil décontenançant, car il n’était pas timide ou particulièrement pervers, au contraire. La jeune femme éveillait quelque chose d’inhabituel en lui, contrairement à toutes celles qu’il avait connues de par le passé et jusqu'à présent. Peut-être était-ce de l’intérêt ? Une curiosité de savoir qu’elle pouvait-être le vrai visage de la demoiselle, derrière ce masque qu’elle arborait très certainement avec une telle habileté. En tout cas, c’était la première fois qu’il rencontrait une femme aussi mystérieuse à ses yeux. Cependant, il n’avait pas intimement côtoyé de Kunoichi, donc il ne pouvait pas se faire une idée si toutes les adeptes des arts obscurs s’avéraient aussi captivantes et intéressantes que paraissait l’Anaï. Cela pouvait être le cas, se laissait penser un instant le Shiranui, une fois que la vision disparut en laissant place au bruit de l’eau se faisant échos. Je tentais de me concentrer, de trouver quelque chose de constructif à faire, en attendant que ce soit à mon tour de pouvoir user du sanctuaire. J’étais en vérité pensif, car le carillon aqueux laissait voguer l’imagination vers des pensées excitantes. Imaginer la demoiselle sous la douche, toute mouillée, caressant sa peau de ses petites mains en savonnant sensuellement les moindres recoins les plus intimes de son corps, ne pouvait être que sinueuse torture pour tout homme. Suijin se laissait submerger de quelques instants d’égarements, lui-même à sa grande surprise, avant de se ressaisir en se faisant une raison. La mission était la priorité. Il n’allait pas donner crédit aux insinuations de la goguenarde en se laissant aller à ne pas maîtriser ses pulsions. Surtout que sa compatriote semblait particulièrement sérieuse lorsqu’il s’agissait du travail. Suijin aurait aimé rejoindre la demoiselle, afin de l’aider à se laver le dos, en tout bien tout honneur (bien sûr), mais cela aurait pu rapidement très mal tourner si en réalité l’Anaï n’était pas intéressée. Si d’aventure, la sirène avait laissé volontairement l’entrée de son antre ouverte, c’était sans nul doute davantage pour charmer avec subtilité, que pour déboucher sur la finalité d'être surpris dans une situation scabreuse par le retour de la gradée. Finissant par se rendre à l’évidence qu’il pensait un peu trop, le Genin finit par soupirer en se trouvant idiot lui-même d’être aussi cérébral, alors que la douce jeune femme n'avait certainement aucune arrière-pensée. Elle avait simplement oublié de fermer la porte, dans son empressement de se débarbouiller. Voilà tout. Faisant quelques pas en direction du tableau, afin de se changer les idées (pourtant plus qu’agréables), le jeune homme fut interpellé par la pléiade. Un peu surpris, le bougre n’avait pas vu le temps filer, que la jeune femme avait déjà terminée sa douche. Un peu gêné, il allait donc voir parmi les tenues afin de répondre à la requête, ne prêtant pas vraiment attention au ton très intransigeant qui fut employé. On aurait presque pu croire en assistant à la scène d’un point de vue extérieure, qu’elle le sermonnait tout en sachant avoir été reluquée à son insu par son collègue, alors que celui-ci n’y était pour rien si la porte était -malencontreusement- entrouverte par un regrettable concours de circonstances des plus heureux. Néanmoins, le Shiranui réagit instinctivement comme s’il était pris la main dans sac, se sentant inconsciemment un peu coupable d’avoir eu ces pensées alors que tout deux avaient une importante mission à préparer. S'affairant vers l’étagère où plusieurs piles de tenues s’avéraient être rangées, il se demandait alors quelle taille conviendrait le mieux à la silhouette féline de la combattante. Certainement une taille dans les plus petites à disposition, afin de bien galber le corps de la Kunoichi. Néanmoins, il fallait qu’elle soit à l’aise pour bouger et que sa souplesse puisse s’exprimer en toute liberté. Décidément, le Shiranui était dans une position très délicate. S’il choisissait trop petit, il passait pour un pervers, tandis que s’il choisissait trop grand, la jeune femme le prendrait certainement comme une insulte. C’était l’avantage d’avoir une sœur, que de savoir quelles étaient les erreurs à éviter en ce qui concernait la gent féminine. Heureusement, l’œil du jeune homme était affûté et précis (ou pas), lui permettant de voir quelle taille devrait parfaitement convenir à sa compatriote. Il prit donc la tenue adéquate, puis se dirigeait vers le temple de l’Eau, d’une manière quasiment cérémonieuse, sans être certain de son choix. Une odeur enivrante de fleur de cerisier planait dans l’air, ce qui était agréable et apprécié. Se permettant de légèrement s’avancer près de l'entrebâillement de la porte, afin de tendre la tenue à l’intérieur, le jeune homme annonçait à la demoiselle qu’il était présent.
" Eyana-san, je me permets d’arriver. J’espère ne pas m’être trompé quant à la taille. Tenez… "
Le Shiranui passait alors le bras par l’interstice, afin de donner les vêtements propres à l’ingénue se dissimulant à l'abri des regards dans un coin. Comprenant qu'elle devait être pudique, il se contentait alors de déposer avec délicatesse les affaires soigneusement pliées vers l’entrée, afin qu’elle puisse les saisir aisément sans avoir à se dévoiler dans sa tenue d’Ève. Je tournais alors le dos, afin de respecter l’intimité de ma comparse. Fixant la grande salle principale, j’attendais qu’elle termine de s’habiller et que ce soit mon tour de pénétrer la petite pièce. D’ailleurs, je réalisais qu’il était peut-être avisé de prendre une de ces tenues de rechange avant de m'engouffrer à mon tour pour prendre une douche.
" Je suppose que je peux oublier les honorifiques et vous appeler simplement par votre prénom ? Du moins, quand nous sommes seuls. "
Le Shiranui avait un peu trop l’habitude d’employer les honorifiques en toute circonstance. Sa comparse semblait moins encline à cet usage un peu trop traditionnel, mais il préférait tout de même lui demander sa permission avant de simplement avoir le privilège d’appeler la demoiselle par son prénom complètement mis à nu de toute cérémonie.



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Mer 30 Mai 2018 - 13:34
J’attendais quelques temps, en constatant que j’étais bien non visible depuis le miroir. Par reflexe, un de mes avants bras dissimulait tout de même ma maigre poitrine. Je me sentais bien idiote de me faire apporter par un presque inconnu des vêtements en étant appareillé uniquement de ma fourrure naturelle. Suijin finit par arriver et me tendre des vêtements qui semblaient être à la bonne taille. Mon poignet fut vaguement visiblement avant que ma voix un peu moins assurée se contente de lâcher :

« Merci bien ! »

J’allais rapidement commencer à enfiler la tenue propre en savourant le fait d’être de nouveau couverte et ma pudeur qui se retrouvait de nouveau comblée. Pendant ce temps, mon camarade Kirijin me demandait s’il pouvait se passer des formules de politesse après mon prénom pour quelque chose de plus informel. Mon prénom nu, en soit cela m’était complètement égale, j’oubliais très fréquemment ces fameuses formules de politesses. Je lui répondis simplement de ma voix qui avait retrouvée son empreinte naturelle, douce et assurée.

« Bien sûr que non Suijin, fait comme il te plaît. On est entre Genin. Pourquoi te sens-tu autant gêné ? Je te mets mal à l’aise ? »

J’allais sortir de ma cachette une fois vêtue en balançant mes cheveux en arrière, lui adressant mon regard dès lors que j’étais visible, lui adressant un petit clin d’œil malicieux avec un léger sourire laissant entrevoir mes dents blanches. Je me dirigeais ensuite devant la glace pour commencer à me brosser les cheveux et les égoutter avec ce que je pouvais trouver sur place. J’allais régulièrement constater le jeune homme et sa posture plus que maladroite de mon point de vue dans le miroir. M’amusant de me voir le dérouter autant. J’appréciais le brusquer un peu, mais il ne fallait pas que j’en fasse trop non plus. Si c’était drôle de le mettre mal à l’aise quelque peu, il ne fallait pas non plus qu’il perde ses moyens pour la mission et puis après tout, on nous avait sous-entendu qu’il fallait se préparer pour la mission et pas faire d’autres bêtises.

Je finissais de me coiffer les cheveux pour en faire une longue queue de cheval orientée vers le haut, retombant en cascade sur mon dos, les points de cheveux encore mouillés. Je repensais à Suijin avant de secouer la tête en pensant à ce que je m’étais toujours dis : Pour préserver ton image professionnelle, tu n’auras tes aventures qu’avec des personnes en dehors des effectifs militaires du village. Il en faisait partie et était donc par essence directe hors course.

Je sortais ensuite de la salle d’eau en faisant signe à l’apprenti sabreur qu’elle était libre, sans pouvoir m’empêcher de lui jeter un petit regard lubrique au moment où l’on se croisait. Mais qu’est-ce que je fou ? Je n’en ai pas marre deux secondes d’allumer ce pauvre jeune homme ? J’allais ensuite me diriger vers les râteliers d’équipements afin de m’armer et de m’amurer pour la mission à venir ce soir.
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Tournoi de Shogi [Suijin]

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