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Eisei-nin et médecine ? (Myoga Kiyoko)


Mer 9 Mai 2018 - 19:28



Cela faisait quelques jours que nous étions revenus de notre expédition vers la tristement –plus ou moins- célèbre « Forêt Foudroyée », une aventure non sans risque qui m’avait permis de récupérer des plantes entrant dans la confection de certains « médicaments ». J’avais pu au cours de cette promenade santé apercevoir chez celle qui m’avait accompagnée un indéniable potentiel. Tout au moins je l’espérais. J’avais observé son comportement, avais écouté ce qu’elle voulait faire ; j’estimais qu’elle était digne de recevoir mon aide. Je n’avais jamais enseigné à personne auparavant et ne connaissais pas vraiment mes capacités dans ce domaine. Néanmoins, j’avais pu observer Raizen, ou Asami et bien d’autres s’étant adonnés à cet exercice et avais su en tirer un enseignement. Ou plutôt une méthodologie, puis finalement transmettre un savoir n’était qu’une question de logique et de volonté.

Depuis peu j’avais décidé –si on pouvait le dire ainsi- de devenir une meilleure Kumojin, mais aussi une meilleure personne. Ô je n’avais pas laissé de côté mes projets, bien sûr que non, je les approchais seulement d’une façon différente, diamétralement, qu’avant. Ces changements qui s’étaient opérés dans mon esprit, dans ma façon de voir les choses… Je les devais à Kumo et ses habitants, alors quoi de plus normal que de vouloir rendre la pareille. J’étais devenue la « Gardienne » de Reiko, enfin, sa docteure personnelle ; et devenais peu à peu celle du village, de ses habitants. Si évidemment j’accordais plus de temps à la Metaru, je ne laissais mon travail en standby, très loin de là ; mais il faudrait bientôt d’autres personnes capables de prendre la relève ; le temps n’était malheureusement pas extensible. C’était aussi pour ça que cette jeune femme, Kiyoko, semblait avoir obtenu plutôt facilement ma confiance, en partie.

Ce fut donc dans cette optique que je m’étais levée ce matin, prévenant et le directeur du complexe et mes collègues que mon emploi du temps allait probablement changer dans les prochaines semaines. Ne demandant jamais aucuns services, quasiment aucune aide ; on n’y trouva rien à redire. Bien sûr, Kiyoko avait aussi été prévenue de notre rencontre, quelques jours avant, ce n’était donc pas vraiment une surprise, après ce que je lui avais proposé, elle devait s’y attendre ; je supposais. Elle savait pourquoi nous nous voyions ce jour-ci. Et de celui-ci découleraient sans doute de nombreuses autres journées d’enseignement, d’entrainement ; si bien sûr sa motivation restait intacte. Je lui avais donc dit de me rejoindre chez moi, lui ayant griffonné un petit plan pour se repérer. Mon appartement n’était très compliqué à trouver de toute façon… A plus ou moins cinq minutes du complexe et de la bibliothèque, au bord de la falaise.

Elle pouvait se venir à l’heure qu’elle voulait, j’étais présente quasiment toute la journée, travaillant de chez en l’attendant ; et comme je levais assez tôt… Donc, après m’être débarrassée de toute les banalités –douche, mangé etc- j’avais ouverts un livre et lu jusqu’à ce que ne résonne dans le petit appartement très austère –sans décoration, très basique- la porte en bois sombre.

-Bonjour Kiyoko. Souris-je. Vas-y, entres. Lui dis-je en tirant une chaise. Café ? Lui demandais-je en m’en servant un nouveau, l’énième de la matinée, déjà. J’ai quelques questions à te poser avant toute chose. Ajoutais-je pensive. Toujours motivée ? J’aimerai savoir ce que tu veux faire exactement, pratiquer l’Iroujutsu seul, ou la médecine aussi ?

Ça me semblait être un bon début…



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Lun 14 Mai 2018 - 4:48
La demoiselle aux cheveux mauves se sentait particulièrement excitée ce matin-là. Suite à l’excursion avec Sazuka qui avait, malheureusement, un peu tournée au vinaigre, cette dernière avait proposé à Kiyoko de la prendre sous son aile pour l’aider à apprendre l’iroujutsu. C’était, pour l’apprentie, un vrai honneur qu’elle puisse être considérée comme ayant assez de potentiel. Il faut croire qu’elle avait réussis à faire ses preuves dans la forêt, alors que le duo avait dû faire face à la foudre, la pluie torrentielle et un animal enragé.

La proposition pour une rencontre, quelques jours plus tôt, l’avait surprise mais voilà que le jour arrivait enfin, elle se sentait particulièrement confiance et de bonne humeur. Levée tôt, fidèle à ses nouvelles (et anciennes) habitudes, elle ne perdit pas de temps pour sortir de chez elle et se mettre en route. Trouver l’habitation de Sazuka ne fût pas une tâche ardue, considérant que Kiyoko avait passé des années à parcourir les mêmes rues sans jamais pouvoir en sortir.

L’air frais lui fit du bien et c’est après avoir pris une grande inspiration qu’elle cogna à la porte de son nouveau mentor, qui l’informa rapidement qu’elle pouvait entrer. La jeune femme jeta un coup d’œil furtif autours d’elle en refermant la porte, remarquant l’atmosphère un peu impersonnelle des lieux. D’une certaine façon, ça ne l’étonnait pas trop. Son esprit se dirigea rapidement ailleurs alors qu’elle posait son derrière sur une chaise, refusant gentiment le café offert. Elle n’avait jamais particulièrement apprécié cette boisson et ne voyait pas les bienfaits d’en consommer.

- J’aimerais pratiquer la médecine aussi. Je veux pouvoir être efficace et aider le plus de gens possible lorsque je serai en mesure de maîtriser l’iroujutsu. Je sais que j’ai encore un long chemin à faire, mais c’est mon but ultime.

À bien y réfléchir, tu songes aussi aux poisons, que ta cousine Asami est en train de t’apprendre. Du moins, elle le faisait jusqu’à récemment. Depuis son retour, elle n’est plus vraiment la même, si bien que tu n’as pas osé imposer ta présence. Même si elle t’apprend quelques petits trucs ici et là, tu ne peux pas dire que votre relation soit exceptionnelle. Elle a toujours été un peu houleuse car tu sais très bien que tu lui tombe un peu sur le système. Bref, tu aimerais bien maîtriser aussi les poisons, un jour. Tu veux particulièrement aider mais tu as aussi besoin d’être utile au niveau de l’offensive, alors si tu pouvais réussir à atteindre tes adversaires sans pour autant les toucher…

- J’aimerais aussi arriver à mélanger l’iroujutsu avec le suiton, que je maîtrise déjà bien. Je crois que ça pourrais être utile… Mais je sais que ce n’est pas pour tout de suite, je dois apprendre les bases et faire preuve de patience.
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Lun 14 Mai 2018 - 18:30



Cela pouvait paraître à beaucoup assez logique de pratiquer à la fois la médecine et l’Iroujutsu ; mais cela ne l’était pas du tout. Il y avait un pas entre être un vrai médecin, et un Eisei-nin. Tous les médecins sensibles au chakra pouvaient devenir Eisei-nin, mais l’inverse n’était pas forcément vrai. Le premier pouvait soigner plus ou moins tous les maux en fonction de son degré de connaissance, et surtout comprenait ce qu’il soignait, l’importance d’une blessure, les enjeux, les risques etc… Quant au second, il soignait, c’était à peu près tout. Il lui suffisait de maitriser un chakra spécifique, de doser précisément son énergie, de s’exercer régulièrement et… le tour était plus moins joué ; mais si cet art, l’Irou, demandait une patience conséquente et un contrôle presque parfait de son chakra.

Kiyoko partait vraisemblablement avec un avantage, savoir déjà utiliser son chakra affinitaire était un premier pas. Moi-même étais sensible au Suiton, mais contrairement à elle ne m’en était encore jamais servi, que ce soit seul ou combiné à maîtrise de l’Iroujutsu, à vrai dire, je n’avais découvert ça que très récemment. Du coup, je ne me faisais pas vraiment de soucis pour sa capacité à maîtriser le chakra dit médical. Enfin, toutes les informations qu’elle me donnait, je ne pouvais pas le cacher, me faisaient « plaisirs ».

-C’est mieux de connaître le corps, son fonctionnement. Ça rend les Eisei-nin plus… Efficaces. Cela nous rend plus performants. Et cela prouvait surtout qu’elle ne considérait pas cet art comme une fin, mais plus comme un moyen de faire ce qu’elle voulait. Venir en aide aux autres, guérir des malades, soigner les blessés… Je m’étais alors levée de ma chaise et, devant une étagère compilant plusieurs livres, plusieurs manuels ; en pris quelques-uns et le ramenai, les posant devant la jeune femme. Une grande partie de ce que doit savoir un médecin se trouve dans ces ouvrages. Bien sûr, je ne te demande pas de la connaître à la lettre ; ton expertise viendra avec la pratique.

Je pris le premier et l’ouvris à la deuxième page.

-Je suppose que tu connais déjà certaines notions, donc… Tu pourras sûrement sauter certains passages. Ce livre porte spécialement sur le système sanguin, veines, artères, propriétés du sang, composant… C’est « l’Hématologie ». Ça te permettra de comprendre comment se forme les hématomes, distinguer leur gravité… Je pris le livre suivant. Celui-ci aborde l’ostéologie. Connaître chaque os du corps humain, leurs fonctions, leur emplacement… Te permettra de soigner au mieux les fractures, cassures et autres problèmes osseux… Et enfin, celui-ci… Pour la traumatologie. Il couvre un domaine bien plus large que les autres et te permettra de mieux comprendre les causes et les conséquences de la plupart des blessures. Bon, tout ça, c’est très théorique… mais c’est la base.

Evidemment j’avais sauté beaucoup d’étapes, beaucoup d’autres bases qui entraient dans la formations d’un médecin tel que le prévoyait l’enseignement dispensé dans certaines villes ou par certains confrères, ou consœurs. Mais de ce que j’avais pu observer, la grande majorité de ces connaissances « d’entrée » - même si elles étaient intéressantes- ne servaient finalement pas à grand-chose.

-Tu viendras avec moi, à l’hôpital. Tu assimileras mieux en observant, et en pratiquant. Souris-je. C’était un long processus dans lequel venait de s’engage Kiyoko. Il fallait une certaine forme de courage pour vouloir le suivre, comme pour moi d’accepter de partager mon savoir avec quelqu’un… J’étais réellement disposée à l’aider, voire à l’accompagner. Et ces livres… N’étaient qu’une mise en bouche, qu’un petit morceau de l’iceberg que représentaient les connaissances auxquelles voulait accéder cette future Docteure.

-Bien, tout ça… Cela concerne surtout la « médecine générale ». Maintenant, parlons de l’Iroujutsu. Sais-tu comment fonctionne le chakra médical ? Une question assez anodine au premier abord, on aurait pu dire « comme le chakra affinitaire » ; ce qui n’était pas vrai. Ce chakra bien particulier ne se manifestait pas comme un élément. Il ne suffisait pas de tenir un morceau de papier pour le découvrir. Très loin de là. Ce chakra au reflet verdâtre faisait appel à quelque chose de plus profond qu’une simple sensibilité naturelle. C’était un habile mélange entre énergie spirituelle et.. ; énergie vitale.

Je ne m'attendais pas à ce qu'elle le sache, bien que... Si son intérêt pour cette capacité était si fort... Je pouvais me tromper. Mais dans un cas comme dans l'autre, cela ne changeait pas grand chose, fondamentalement.



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Jeu 17 Mai 2018 - 3:35
Tu bois ses paroles avec toute l’attention dont tu es capable d’avoir. C’est vrai, tu dois apprendre à bien connaître le corps humain ainsi que tous ses secrets. Tu as commencé à apprendre, tranquillement, mais tu manques terriblement d’ouvrages qui soient assez précis et complets pour vraiment t’aider. Tu la suis des yeux alors qu’elle se rend jusqu’à sa bibliothèque bien garnie et te ramène des bouquins qui sont exactement comme ceux que tu cherchais. Tes yeux brillent alors que tu zyeutes les livres, impatiente et surtout reconnaissante de pouvoir les ramener avec toi. Tu sais maintenant ce que tu comptes faire de ton temps libre, plutôt que de perdre ton temps à faire des choses inutiles.

Tu fais un signe de la tête, pour exprimer que tu comprends. Tu sais que de longues journées sont à venir et que ton apprentissage va être ardu, mais aussi que les résultats seront satisfaisants. Tu n’as pas menti lorsque tu lui as dit, lors de votre première rencontre, que tu apprenais vite. Un détail important dans l’équation, cette fois, c’est que tu es motivée. L’une de tes qualités, c’est ta volonté de fer. Bien que tu te sois laissée aller à la déprime cette dernière année, ce qui était quelque chose de très rare chez toi, tu as toujours été du genre à ne pas abandonner et à donner tout ce que tu pouvais. Tu as bien l’intention de te remettre dans cet état d’esprit afin de pouvoir avancer le plus rapidement possible.

Sa question te force à réfléchir un instant. Tu as lu sur le sujet, bien que tu ne saches pas encore utiliser le chakra médical. Tu lui explique donc rapidement que tu sais qu’il ne s’agit pas du même type de chakra et que les moyens pour apprendre à l’utiliser son différents. À part ça, tu dois lui avouer que tu manques cruellement d’information. Bien que tu adores lire des bouquins, il n’y a rien de mieux que la pratique pour vraiment assimiler quelque chose et tu n’avais personne pour t’apprendre comment faire.

- J’ai besoin qu’on m’apprenne… Pour ce genre de chose, je suis un peu plus visuelle et pratique. Pour la majorité des choses, en fait, mais apprendre dans les livres est déjà un bon début. J’ai bien hâte de commencer, et je vais essayer de lire le plus possible. Ce serais une idée de me poser des questions à l’improviste ici et là, pour voir si j’ai bien assimilé la matière et que j’arrive à m’en rappeler lorsqu’on me demande sans trop me laisser le temps de réfléchir! Après tout, éventuellement, c’est ce que je vais devoir faire. Un médecin ne peut pas toujours se mettre le nez dans les livres, surtout en période de crise. Combien de temps tu as mis à maîtriser une bonne base? Est-ce qu’il y a des exercices que je pourrai faire par moi-même pour pratiquer?

Tu es presque assise sur le bout de ta chaise, attendant une réponse avec avidité. Tu ne vas pas dire que tu n’es pas fatiguée, car ce serais mentir, mais tu as l’habitude de toute façon. Tu sais que tu fais réellement quelque chose lorsque tu reviens chez toi le soir et que tu tombes de fatigue après une journée bien chargée.
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Jeu 17 Mai 2018 - 17:35




La « multimodalité » n’était pas nécessairement une mauvaise chose, encore moins dans ces deux domaines complexes qu’étaient la médecine et l’Iroujutsu. Et ce caractère qui pouvait selon les circonstances être un handicape semblaient même très appropriés. Moi-même je l’étais, multimodale. Ce fut sans doute même ce qui m’avait permis d’atteindre ce niveau d’expertise autant dans l’un que l’autre domaine. J’avais besoin de plusieurs supports, et de méthodes assez diverses pour maîtriser quelque chose, qu’il s’agisse de ce pourquoi nous étions réunies chez moi aujourd’hui ou même la cuisine. La théorie, et la pratique. Ni plus ni moins.

-Je ne sais pas exactement combien de temps. Comme je te l’ai dit, j’ai appris seule. Mais cela fait quinze ou vingt ans que je « pratique » et aujourd’hui encore je dois avoir des choses à apprendre, plus énormément… mais… Haussant les épaules avec un sourire. Mais dans ton cas c’est différent. Apprendre d’une personne accélère grandement les choses, pour le peu qu’on s’y tienne. Et, pour commencer à maîtriser ne serait-ce que les bases de l’Iroujutsu ; il faut absolument comprendre son fonctionnement, avant de faire quoi que ce soit.Ce n’est pas comme projeté du chakra sous forme d’eau, de feu… ou ce que tu veux. C’est pour cette raison qu’il n’y a pas tant d’Eisei-nin que ça dans le Yukan, ou… pas si experts que ça, contrairement à ce qu’ils pensent… Oué, ça c’était de l’orgueil. Sans dénigrer qui que ce soit, sans s’estimer au-dessus d’eux ; elle ne s’estimait pas non plus être leur égale. Chacun avait sa méthode…

Alors, pour mieux lui expliquer, je pris un parchemin et ma plume « Suzuri » et commençais à tracer un petit schéma qui lui parlerait bien plus que mes mots. A priori ressemblant, il s’agissait d’une représentation simplifiée du corps humain, très simplifiée même. Dans lequel on pouvait comme deux circuits, l’un que j’avais annoté « Spirituelle » et l’autre « Corporelle ». Bon, avec une seule couleur ce n’était pas très visuel en fait, mais avec les explications que j’allais liées au schéma, cela aurait du sens… Je l’espérais.

-Bien, je ne sais pas si on vous apprend ça à l’école des ninjas… Je ne sais même pas s’il y en a une en fait. Dis-je pensive. Mais un shinobi dispose fondamentalement de deux énergies. Spirituelle, et Corporelle. Pour utiliser n’importe quel jutsu, un shinobi utilise son énergie spirituelle et corporelle : le chakra. Un Eisei-nin quant à lui, fait appel à une troisième énergie : l’énergie Vitale. Expliquais-je ajoutant un troisième circuit dans le corps en deux dimensions de mon exemple. Et, il allie son chakra, à cette énergie vitale pour soigner. J’avais alors rajouté des flèches qui pointaient vers un mot : Iroujutsu. La difficulté est donc de, ni sur-employer ni sous-employer l’énergie vitale. C’est un exercice… difficile. Mais, que tu maîtrises déjà ta première affinité élémentaire devrait t’aider, un peu.

Je ne savais pas pourquoi mais même moi je trouvais ça plus parlant avec des petits dessins comme ça… Bon, ça n’allait évidemment rendre la tâche plus facile, mais au moins j’avais pu lui donner quelques premiers éléments théoriques quant aux bases de l’Irou.
Et comme je sentais la question poindre…

-Il y a deux façons de procéder pour accéder à ton énergie vitale. Soit tu y es sensible naturellement et dans ce cas cela sera un peu plus simple ; soit tu ne la ressens pas, et il te faudra donc… la trouver… Dis-je vaguement. Personnellement j’y étais plus que sensible, ce qui expliquait comme dès mon plus jeune âge j’avais pu, déjà, employer cette énergie. Chaque personne dispose de cette énergie, ce n’est qu’une question de volonté et je ne doute pas de la tienne. Hum… fermes les yeux, concentres ton chakra dans une seule main, et tente de concentrer de l’énergie vitale dans l’autre main.

Et comme je lui avais dit, ce n’était vraiment pas un exercice facile, loin de là. Si elle n’y était pas sensible naturellement, il endurerait bien des échecs avant d’y parvenir… Mais ça, j’allais pouvoir m’en faire une idée très rapidement. Avant qu'elle ne s'essaye à cet exercice je lui précisais tout de même ce que j'avais oublié.

-Notre énergie vitale est ce qui nous maintient en vie. Comme l'énergie spirituelle et corporelle, d'ailleurs. Si tu utilises trop de cette énergie, tu en meurs. C'est une énergie assez précieuse, qu'on mêle au chakra... En théorie, on atteint les limites du chakra avant d'atteindre celles de l'énergie vitale... Et si jamais, je suis là.

Ce genre d'information qu'on ne trouvait pas dans les livres, en fait...



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Mar 29 Mai 2018 - 7:06
Tu as passé les quelques jours suivants votre rencontre à pratique les exercices et à lire le plus de pages possibles. Bien que la lecture ne soit pas bien difficile, les notions que les mots tentent d’expliquer sont parfois un peu trop complexes pour que tu sois capable de les comprendre par toi-même, sans explications. Tu prends donc des notes afin de t’assurer de bien mémoriser ce que tu comprends, mais aussi afin de te souvenir des choses que tu souhaites demander à Sazuka afin d’avoir des explications.

Le côté pratique s’est avéré être beaucoup plus ardu que l’étude des bouquins. Normalement, tu avais déjà une petite longueur d’avance, étant effectivement capable de sentir cette énergie vitale mentionnée par ton enseignante. Pourtant, tu as eu un peu de mal à parvenir à des résultats satisfaisants. Heureusement, tous tes efforts ne furent pas en vain, et c’est donc bien motivée que tu es de retour chez Sazuka, lui montrant avec fierté le fruit de ton travail. Étant beaucoup plus visuelle, il est difficile pour toi d’accomplir une tâche un peu plus floue et qui ne peut pas vraiment être montrée. Malgré tout, tu as réussi à le faire. Tu exécutes donc ce qu’elle t’a demandé de faire, concentrant le chakra dans une main et l’énergie dans l’autre. Ce n’est qu’un début mais tu es très fière et, surtout, satisfaite de tes avancements. Tu as enfin l’impression de ne plus stagner et d’aller de l’avant.

- J’arrive enfin à le faire! Je ne sais pas combien de temps cela doit prendre, normalement, mais je suis bien contente. J’ai aussi essayé d’avancer les lectures le plus possible. Pour l’instant, je me concentre beaucoup sur l’ostéologie… Pas parce que j’ai un intérêt plus particulier envers le sujet mais parce que je dois les apprendre par cœur et que ça prend plus de temps. Donc j’essaie de bien les mémoriser pour pouvoir me souvenir de tout.

Tu sors les livres qui rendent ton sac assez lourd, les déposant sur la table. Il y a de petits papiers qui sortent un peu partout, ici et là, sur lesquels on peut voir des notes et des gribouillis. C’est de cette façon que tu arrives à retrouver les informations importantes rapidement et que tu peux aussi identifier les passages plus problématiques qui requièrent des explications plus approfondies.

- J’aurais besoin d’en savoir un peu plus sur certains passages, si possible… Surtout au niveau de l’hématologie. Le concept est un peu plus flou pour moi parce que j’ai souvent besoin de voir pour mieux comprendre. Je me demandais aussi si nous allions bientôt passer à l’hôpital?

Tu ne veux pas avoir l’air d’être trop impatiente ou de presser Sazuka. Tu as simplement hâte d’apprendre autrement que dans les livres. Depuis votre excursion dans la forêt, où tu as pu voir les spécimens de plante directement, tu t’es rendue compte que tu aimes beaucoup plus te retrouver sur le terrain que de tourner des pages de bouquin et ce, même si tu as toujours aimé la lecture.
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Mer 30 Mai 2018 - 15:48




Cela faisais une petite semaine que je n’avais pas eu de nouvelles de l’apprentie eisei-nin, sans doute parce qu’elle était occupée avec les manuscrits que je lui avais donnés. Une absence qui ne me dérangeait pas à vrai dire, avec le départ en mission approchant de jours en jours j’avais dû passer un temps considérable à me préparer, à discuter des détails de l’opération avec ma future équipe. Tout devait être parfait, bien huilé ; et cela demandait une implication absolue. La preuve ultime, à mon sens, que me portait le conseil de Kumo, pour ne parler que de lui, car Reiko… Enfin, je n’étais pas persuadée qu’elle fut complétement objective dans cette décision. Ce n’était pas pour autant que je remettais en cause son choix, loin de là ; elle était forte et douter de ses décisions revenait simplement à douter de moi-même ; une chose que je ne pouvais pas accepter. Même si cette idée m’avait traversé l’esprit et que je l’avais d’ailleurs évoquée avec Asami…

Plongée dans les plans et autres tableaux que j’étais en train peaufiner, ne pensant à rien d’autre ; entendre frapper à ma porte me ramena subitement dans la réalité et me rappela aussi brusquement les engagements que j’avais pris auprès de la Myoga, qui d’autre qu’elle pouvait, à cette heure-ci, frapper à ma porte ? Je n’étais pas sûre qu’Asami ou Raizen savaient où je logeais, ni personne d’autre en fait que… Yuna ou… ou Akina. Quant à Reiko… Nous étions bien plus chez elle que l’inverse, donc… La déduction fut assez simple et rapidement confirmée lorsque j’ouvris la porte. L’invitant donc à rentrer, s’installer ; le temps que je range ce sur quoi j’étais en train de travailler ; et je lui accordais tout mon attention. Hochant de la tête à chacune de ses phrases, esquissant un sourire ici et là en apprenant ses progrès, je lui répondis avec cette simplicité que j’aimais ; sans jamais m’étendre trop longuement. Plus les informations étaient courtes, mieux elles restaient gravées dans la mémoire.

-Tu es donc naturellement sensible à l’énergie vitale. Cela te facilitera beaucoup les choses dans l’apprentissage de l’Iroujutsu. Souris-je un bref instant avant de reprendre sur l’autre sujet qui semblait inquiéter Kiyoko. Oui, tu peux venir avec moi quand tu le souhaites… Enfin. Si je suis disponible. Haussais-je les épaules. Oui parce que contrairement aux apparences je n’avais pas que du temps libre et même si je voulais être plus disponible cela m’était clairement impossible. J’avais de nombreuses responsabilités, aujourd’hui… Les choses avaient si rapidement évolué… Mais oui, pour ce qui est de l’ostéologie, c’est le seul moyen. Apprendre par cœur. S’exercer à reconnaître les os sur un schéma… Il n’y avait pas cinquante solutions, on ne pouvait pas se permettre d’utiliser un corps pour assimiler ce genre de savoirs. A la rigueur… Il y a peut-être un squelette d’étude, à l’hôpital. Dis-je pensive. On verra.

Quant à l’hématologie… C’était un peu plus délicat et je comprenais qu’elle éprouve un peu plus de difficultés dans ce domaine. Se contenter des shémas, des explications rébarbatives ou pompeuses –sans mauvais jeu de mots- pouvait être assez frustrant. Mais là encore, il n’y avait trente-six mille façons de comprendre les mécanismes du système sanguin, l’assimilation des principes médicamenteux par le sang, le diffusion… Ce n’était pas quelque chose qu’on pouvait vraiment observer, ni même expérimenter.

-Tu pourrais sûrement observer le fonctionnement des globules rouges… Mais, « l’hôpital » ne te permettra pas de mieux comprendre. Je peux en revanche t’expliquer ce que tu ne comprends pas. Lui proposais-je. Le plus important et d’apprendre le fonctionnement du cœur, connaître le système veineux, les principales artères… dans un premier temps. Le sang n’est qu’un moyen de transport, ce qui nous intèresse avant tout, ce sont « les routes ». Evidemment connaître le comportement du sang était important aussi, mais assez secondaire au final. Notamment pour la conception de poison… Nous, médecins et Eisei-nin, en plus de savoir élaborer des toxines, devions aussi connaître la façon dont elles affectaient le corps humains… Et souvent, le sang était la clé de cette compréhension… Une fois que tu auras assimilé toutes ces connaissances, nous pourrons approfondir ta maîtrise de l’Iroujutsu. Qu’en dis-tu ?



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