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Chap I : Reprendre depuis le début ; Ft. Nora


Mer 9 Mai 2018 - 20:42
- « Vous arrivez à quelque chose, Raikage-sama ? »

- « Quedal… »


Blasé de la vie. Ma face affichait une mine complètement dépitée alors que j’étais assis devant une multitude de rouleaux que j’avais chouré ou plutôt emprunté à mon clan ! Privilège d’ancien chef des Metaru oblige ! Les instructions et différentes indications devant moi étaient loin d’être du charabia, mais je n’arrivais plus à les mettre en pratique. Pourtant, ce n’était pas le chakra qui manquait. J’en avais à revendre ! Ma réserve était toujours aussi colossale ! Je pouvais également la convertir en eau et en foudre, mais pour ce qui était du métal pur, je n’y arrivais pas. Et pourtant, c’était pas faute d’essayer depuis des jours maintenant ! J’eus un profond soupir qui traduisait mes états d’âmes avant de m’adosser au tronc de l’arbre sous lequel j’étais. La jeune femme à mes côtés se mit à se foutre gentiment de ma gueule avant de poser à mes côtés un plateau sur lequel elle m’avait concocté un bon bouillon de porc dans lequel baignaient des nouilles. Le bonheur ! L’avantage aussi d’avoir une bonne renommée ! Du fric, j’en avais, mais maintenant que le kinton me faisait défaut, je ne pouvais plus créer des ryos en métal. Mes fonds allaient donc devoir servir. Bien la première fois que j’étais un riche lambda.

Triste hein ?

- « Ça ira ! J’ai foi en vous, hihihi ! »

- « Oh ! Tu m'en vois ravi, très chère ! »


J’eus un sourire d’abruti devant son minois d’ange. Matez moi son corps ! Parfait ! Donc libidineux à souhait et pas qu’un peu ! Et dire qu’elle n’avait seulement que 17 ans ! Je n’osais même pas imaginer ce que ça allait donner à 20 piges ! C’est sous ces pensées perverses dignes du nouveau vagabond que j’étais que j’avais entamé mon plat avec bon cœur ! C’était bon ! Copieux ! Si bien que j’eus les larmes aux yeux devant tant de raffinerie dans un seul plat ! Et dire que la ville de Matshu avait ce don ! Si je l’avais vite su, j’aurai surement voyagé plus souvent dans le coin rien que pour me péter la panse ! Une pensée rigolote qui rythma mon repas qui ne dura finalement que cinq petites minutes avant que je ne demande du rab ! Amusée par mon appétit d’ogre, la jeune Hana -C’était le prénom de la belle adolescente- se hâta à son échoppe familiale avant de me ramener non pas un bol mais deux que je terrassai à vitesse grand V ! Et une trentaine de minutes plus tard, on pouvait toujours me voir contre l’arbre qui m’abritait avec un ventre rond et un air d’imbécile heureux. A bien des égards, j’aurai pu me contenter de baisser les bras et de vivre une vie paisible, mais l’acte de cet homme au chapeau me hantait. Qui serait sa prochaine victime ?!

A cet instant précis, ma gueule reprit un air sombre. Mon âme de guerrier ne pouvait pas se complaire dans l’oisiveté. J’avais laissé une tâche ingrate à ma sœur, mais j’avais implicitement promis aux miens de revenir à Kumo pour leur prêter main forte quand le besoin se ferait sentir. La réplique de Daiki et de ce mystérieux hatman ne saurai trop tarder. Je n’avais donc pas vraiment le temps de faire du tourisme. Il me fallait tout d’abord continuer. Continuer à réapprendre tous ces rouleaux. Retrouver la sensation du métal et modifier mon chakra pour qu’il reprenne sa nature première. J’étais conscient qu’on pouvait s’approprier des kekkai gekkai non héréditaires, mais pour mon cas, c’était autre chose ; et c’était bien ce fait qui me préoccupait. Malgré ma légèreté et la tranquillité que je pouvais généralement afficher auprès des villageois de cette ville de pêcheurs, l’angoisse était omniprésente et le simple fait de vivre sans pouvoir manipuler le kinton me rendrait certainement malade. Peut-être viendrais-je à me suicider ? Non… Il ne fallait pas penser de la sorte ! Je remuai ma tête dans tous les sens et me claquai les joues à plusieurs reprises avant d’afficher à nouveau un sourire sous un ton à la fois sérieux et déterminé !

- « J’aime plutôt ce regard ! »

- « Vraiment… ? »


Hana qui m’avait observé tout le long se mit elle aussi à sourire avant de se redresser. Elle savait que j’avais à faire et qu’il fallait que je me concentre, ce pourquoi elle se retira avec son plateau chargé de mes bols vides. Quant à moi, j’avais recommencé à éplucher les différents documents à proximité. La brise maritime s’élevait peu, ce pourquoi je pouvais me permettre d’être posé à même l’herbe, sous un arbre perché sur une colline. Colline verdoyante qui donnait une très belle vue sur la mer d’ailleurs. Un panorama très beau et presque idyllique quelque part. Ce constat me fit penser à ma belle qui devait se faire du sang d’encre à Kumo, mais je n’avais pas eu le choix. Elle était plus en sécurité à Kumo qu’à mes côtés. Sans mon kinton, je ne pouvais que me défendre moi. Moi et pas les autres. Déprimant ! Comme d’habitude, j’eus un soupir et je refis de l’ordre dans mes pensées, avant de recommencer à relire et revoir les parchemins Metaru sous toutes leurs coutures. J’avais également une copie du fameux recueil juste au cas où. Mais alors que j’allais pleinement m’investir dans mon apprentissage jusqu’à tard dans la nuit, je sentis un chakra. Une présence qui dénotait des autres. Trop familière aussi. Un peu trop d’ailleurs…

- « Nooooon... »
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Ven 11 Mai 2018 - 21:56
Kumo était derrière elle. Pour le moment, bien sûr ! Tant qu’elle n’aurait pas retrouvé l’objet de ses convoitises, il était hors de question pour elle d’envisager le moindre retour dans sa richissime demeure. Pour Nora, il s’agissait là d’un bond dans le passé. Retour à son ancienne vie nomade où les marches étaient interminables et où la faim ne pouvait être pleinement satisfaite. Alors que cette errance semblait enterrée depuis un long moment, on pourrait pu croire qu’elle aurait voulu fuir cette vie austère et rigoureuse. Mais, elle ne l’avait jamais détesté, cette vie frivole dénuée d’obligations positionnelles. Au contraire, elle avait toujours regretté cette époque où les paysages se muaient inlassablement devant ses yeux curieux. Chaque jour était une fresque nouvelle égayée par une nature tantôt docile, tantôt farouche.
Elle s’étonnait d’ailleurs d’avoir jouée les casanières tant de temps. Kaminari regorgeait en effet, de paysages fantastiques. Loin de l’urbanisme de la grande capitale de la foudre, des petits villages à l’architecture traditionnelle persistaient. La ville de Matshu reflétait parfaitement ce constat. Dans une dimension démographique moindre, elle prospérait de son commerce et de ses différentes cultures. Bordées par un accueillant bois, les modestes bâtisses dégageaient cette délectable odeur de simplicité et d’authenticité… Un panorama qu’elle aurait souhaité découvrir plus tôt. De ce fait, l’ex-moniale déplora logiquement son récent immobilisme.

Elle aurait tout le temps de se morfondre plus tard. Quand bien même aurait-elle souhaité visiter de long en large la ville et ses alentours, le temps ne jouait pas en sa faveur. D’après ses calculs, elle devait peut-être avoir un jour de retard par rapport à sa cible. Les pertes de temps inutiles étaient donc à éviter… Surtout qu’elle semblait toucher au but ! D’après les informations qu’elle avait pu recueillir, tout portait à croire que sa proie avait posé ses valises ici ! Elle ignorait encore la raison pour laquelle la cible avait fait une halte ici, mais le plus important était de la retrouver. Toutes ses interrogations seraient résolues après…
Mais avant de poursuivre les recherches dans cette ville… il était temps de manger. Carburer le ventre vide était tout sauf une bonne idée. Nora était déterminée à le retrouver et non désespérée. Ses réflexions pointues l’aideraient à le pister efficacement tout en effectuant un nombre de pauses optimales. En marge de la ville, à l’orée d’une forêt transpercée de lueurs solaires, la demoiselle s’installa donc sur le banc d’une échoppe. L’arôme gouteux que dégageait leur cuisine l’avait convaincu de s’asseoir ici plutôt que chez la concurrence. Elle n’attendit d’ailleurs pas longtemps avant de pouvoir prendre commande auprès d’une ravissante mère de famille :

« Avez-vous choisi, mademoiselle ? »
quémanda avec bienveillance, une femme courtoise vêtue d’un kimono.

« Je prendrais cinq brochettes de dangos, s’il-vous-plaît ! » répondit-elle chaleureusement confortée par la convivialité de son hôte.

Pendant de longues minutes, la vagabonde oublia la quête sempiternelle dans laquelle elle s’était lancée. Seul le goût exquis de son repas trottait dans sa caboche. Elle, qui pour une fois ne cuisinait pas son propre repas, était prise d’une certaine impatience. Chaque minute à attendre son repas la fit abondamment saliver. Après tout, les dangos étaient son péché mignon. Péché mignon qu’elle avait de maintes fois engloutie pendant son vieux périple de sept ans. Elle avait donc hâte d’en savourer de nouveaux provenant d’une échoppe qu’elle n’avait jamais visité autrefois. Perchée dans ses songes, Nora ne remarqua même pas le retour rapide de l’hôte, armé de son plat favori :

« Bon appétit » prévint soudain la même femme dans la même ponctualité que tout à l’heure.

Exquises ! Sans même les manger, Nora était victime d’un orgasme. Ses narines frétillaient de joie sous l’odeur sucrée des douceurs commandées. Elle se sentait triste de dénaturer de telles œuvres d’arts, mais tôt ou tard, elle allait devoir les manger. Traitant ledit plat comme un trésor inestimable, elle s’abreuva plusieurs minutes de ce trésor avec sa vue et son odorat. Enfin, elle prit délicatement une brochette (celle la plus à gauche) et disposa la tige de bois près de sa bouche haletante. Sur le point de croquer goulument ce bijou culinaire, une scène anodine l’alerta et stoppa net son geste désiré…
Une jeune demoiselle émergea de la chatoyante forêt, un plateau à la main et se dirigea familièrement vers l’échoppe. Probablement une serveuse ici ! Sur ce plateau de cuisine, dominaient deux bols vides suffisamment larges pour nourrir toute une famille. Voilà un couple bien gourmand, s’était-elle dit en voyant les monstruosités en observant les coupelles ou alors peut-être que… Dans une stupéfaction pas possible, elle se leva soudainement, quittant son mets et courut. A toute vitesse. Alors que les sentiers se divisaient inlassablement entre les arbres, l’ex-moniale tenta de retracer le chemin qu’avait pris cette très jeune serveuse dans la forêt. Nora n’était même pas sûre que ses suppositions étaient avérées, mais elle voulait y croire. Elle se disait déterminée à le trouver, mais peut-être semblait-elle un peu désespérée…

Comme quoi, le désespoir pouvait être une force ! Menée jusqu’à une petite clairière par cette force, elle l’avait trouvé à plusieurs pas de sa position. La fatigue créée par sa course l’empêchait de décrypter la face de sa proie, mais elle était juste heureuse. Heureuse de l’avoir enfin trouvée. Une pause lui ferait le plus grand bien, mais avant de s'approcher, elle voulait absolument avoir une discussion avec lui. Mais par où commencer ? Il y avait tant à dire ! Tant à raconter ! Tant à critiquer… Pour l’heure, le plus simple à dire était :

« On dirait bien que je t’ai trouvé… Shuu ! » le souffle encore un peu saccadé, son visage demeura euphorique et fier de sa recherche aboutie.
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Lun 14 Mai 2018 - 22:43
La question n’était pas « pourquoi ». Mais bel et bien…

- « Comment… ? »

Comment. C’était la bonne question. Oui. Comment ? J’avais pourtant été sûr et certain de ne pas avoir laissé d’indices qui pourraient trahir ma présence dans cette partie de Kaminari. Et pourtant, l’ex-moniale était bel et bien là, présente à mes côtés. Son chakra était bien trop particulier -du moins pour moi- pour qu’il s’agisse d’un quelconque genjutsu. Par pure précaution, je me pinçai une main, mais rien à faire. J’avais en face de moi un minois essoufflé mais enchanté, mais surtout une sacrée paire de nichons qui ballotaient presque sous mes yeux. Comment ? Le mot se répétait en boucle dans mon esprit à mesure que je l’observais avec une gueule pour le moins ébahie. Avait-elle des qualités de senseur que j’ignorais ? Ou était-ce tout simplement l’intuition féminine ? L’amour, peut-être ? Cette idée, malgré mon expression encore marquée par l’étonnement me réchauffa agréablement le cœur. C’était une énième preuve de son amour pour moi. Définitivement, Nora était folle de moi. Folle au point de quitter le confort et la sécurité que lui procurait son nouveau foyer pour me rejoindre ici. Idée qui finalement me fit soupirer. Pas de dépit. Mais de résignation. Il y a des choses, mais surtout des gens contre lesquels on ne pouvait définitivement pas lutter. L’ex première dame de Kumo en faisait certainement partie.

- « Je suppose que même si je te disais de retourner à Kumo, tu dirais non, hein… ? »

On avait beau dire que j’étais un homme têtu, que Nora était pratiquement pareille. Une vraie tête de mule. Pire que moi dans un certain sens. Je me mis à gratter ma tête d’un air de gêne, avant de finir par me redresser pour m’étirer longuement. Après quoi, je lui fis face, m’avançai vers elle avant de la prendre dans mes bras pour l’étreindre affectueusement contre moi. Il n’y avait plus que ça à faire. Pouvoir l’enlacer, la câliner faisait un bien fou ! L’une de mes paluches remonta tranquillement sur sa longue chevelure que je me mis à caresser affectueusement. Quelque part, je comprendrai parfaitement un coup de gueule de sa part. Son statut et sa place dans ma vie le lui permettait. Néanmoins, fierté oblige. Je comptais immédiatement clarifier un point de manière claire et concise : « Je ne te donnerais pas plus d’explications que ce qui a été déjà dit dans la lettre. Et je ne m’excuserais pas. » La galanterie aurait voulu que je le fasse, mais galanterie et Shuuhei faisaient deux. De toute façon, la pauvre moniale y était habituée depuis le temps et ce fait ne remettait aucunement en cause l’amour véritable que je lui portais. Il faut dire que j’avais de la chance en même temps. Malgré son caractère de peste, la jeune femme était celle qu’il me fallait. Je ne doutais plus de ce fait depuis un bon nombre de mois maintenant. Si on peut dire ça comme ça.

- « D’ailleurs, je suis plutôt étonné que Reiko n’ait pas fait d’histoire à propos de ton départ… »

La présence de Nora n’était pas prévue, mais elle n’était pas non plus dérangeante. Cependant, j’aurai voulu qu’elle reste à Kumo et qu’elle profite de sa nouvelle vie de famille à sa façon. Mes revenus de kage retraité auraient également pu lui servir à alimenter les caisses de sa famille à Suna. C’était quelque chose que je lui avais également signifié dans la lettre. Mais l’héritière des Leoko était ce qu’elle était. J’eus un petit sourire amusé, avant de me pencher pour poser mes lèvres contre son front. D’un parce que j’eus l’envie soudaine de le faire et de deux parce que cette intention désamorçait toujours les éventuels conflits. Du moins avec elle. J’aurai également pu la papouiller, mais l’instant n’était pas franchement adéquat, sans compter que nous étions à l’extérieur, dans une ville relativement sage par rapport aux bas-fonds de Kumo où régnaient le vice et le stupre. Enfin… C’était un peu exagéré dis comme ça, mais les mœurs de la capitale de Kaminari étaient bien plus légères que celle dans laquelle j’avais campé pour commencer mes premiers essais et entrainements. Au bout de cette réflexion, je finis par lâcher ma future femme, avant de la contempler sous toutes ses coutures, comme si je l’avais abandonné depuis longtemps alors que la séparation n’aura duré qu’à peine plus d’un jour. Sacrée brin de femme quand même…

- « Mon périple risque d’être long. Tu sais ça ? »

Un foyer sans son homme n’avait peut-être pas de saveur, mais une vie stable était ce qu’il y avait de mieux pour Nora. Telle était ma perception des choses en tant que fiancé. La jeune brune avait cependant sa propre idée là-dessus puisqu’elle se tenait maintenant à mes côtés. Pour le meilleur et pour le pire. Elle aimait peut-être le faste et les Metaru dans leur ensemble, mais on ne pouvait clairement pas dire d’elle qu’elle était une grosse profiteuse matérialiste et ce malgré ses anciens défauts. J’eus un autre petit soupir lorsque mes yeux virèrent vers sa poitrine… De quoi me chagriner ! L’une de mes craintes était justement la déconcentration que sa simple présence pouvait occasionner. Son corps était scandaleusement libidineux. Et ma chair, totalement faible. Surtout quand on savait que cette femme pouvait me mener par le bout du nez juste en remuant du popotin. Je me mis à faire la tronche et à grincer des dents, les yeux toujours fixés sur sa lourde poitrine qui défiait toutes les lois de l’apesanteur. Et le pire, c’est que je les imaginais tenir encore dans vingt bonnes années, ces trucs-là. Je secouai ma tête pour m’ôter ces pensées impures de mon esprit, avant de me tourner mon visage vers les parchemins que je décortiquais à ma manière. Ne pas perdre de vue mon objectif. Il me fallait garder cet espoir pour redevenir celui que j’étais.
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Dim 20 Mai 2018 - 0:23
« Tellement long que tu n’as pas pris la peine d’indiquer une date de retour dans la lettre… » regretta-t-elle amèrement en baissant légèrement la tête.

S’il y avait bien un point particulier. Un unique point sur lequel Nora voulut lui faire part de son mécontentement, c’était bien celui-ci. La date de retour ! Ne pas savoir lorsque l’élu de son cœur reviendrait était une véritable torture. Même lorsque ce dernier s’en était allé au sommet des Kage pour discuter de l’avenir de Kumo, il avait globalement précisé la date de son retour. Or, il était nulle part écrit dans cette lettre qu’il comptait revenir, dans un mois ou dans un an. Rien. Aucune trace du jour où il accepterait enfin de profiter d’une vie tranquille avec elle. Aucune trace de ce jour où il lui mettrait enfin la bague aux doigts…
Malgré tout, le bonheur de l’avoir retrouvé prédominait sur toute autre pensée néfaste. Ses méticuleuses recherches à travers Kaminari avaient porté ses fruits. Après un jour sans s’être vus, Nora pouvait de nouveau l’admirer l’éclatante splendeur de son musculeux homme. Réconfortée par les attentions câlines de son fiancé, elle semblait totalement requinquée après sa course à travers les fougères. Maintenant qu’ils étaient réunis, Nora n’avait aucune raison de déguerpir. En effet, son but premier accompli, elle ferait maintenant le forcing pour rester avec lui et le suivre durant son long périple. Et elle avait les moyens de faire fléchir sa volonté…

« J’ai prévenu ton père de mon choix via une lettre écrite de ma plus belle plume ! » reprit-elle, sympathique. « A l’heure qu’il est, Reiko a sûrement été mise au courant… » poursuit-elle sérieusement avant de s’abandonner à de la plaisanterie. « Et je l’imagine bien vouloir m’étriper pour mon insubordination ! » termina-t-elle, le rire modeste.

Revenir sur ses pas était hors de question ! Pas une seconde, elle n’avait envisagé une telle option. Après cet acte semblable à de la désertion, Nora n’oserait pas affronter la furie de la légendaire Metaru Reiko. En fait, depuis qu’elle avait reçu la ‘’frappe atlas’’ de la Dame de Fer, il y a de cela un moment, elle avait du mal à l’approcher. Même si son envie de se rabibocher avec l’insatiable guerrière était évident, tout n’était pas aussi simple ! Et par ce choix décidé de privilégier son amour plutôt que son village de résidence, il était fort probable que sa relation avec la nouvelle Raikage ne devienne de plus en plus instable… Peut-être qu’un cadeau lui ferait joyeusement plaisir ! Partie pour voyager un bon moment, elle trouverait certainement la babiole qui saura faire fondre le cœur métallique de cette tigresse…
Fallait-il encore convaincre le mâle de ne pas la renvoyer entre les murs tristounets d’une demeure vide de sa présence ! Mais elle ne s’inquiétait pas trop pour ce détail. Avec un assaut rondement bien mené, l’être aimé céderait très certainement aux demandes de sa future dulcinée. Les angles d’attaques ne manquaient pas. Dès qu’il s’agissait de l’attendrir, la demoiselle des sables avait de la suite dans les idées. De toute façon, butée comme elle était, elle n’abandonnerait pas avant d’avoir l’accord de Shuu. Lui-même le savait pertinemment. Pour la convaincre de rentrer à Kumo afin de l’attendre bien sagement, il avait devoir mettre les bouchées doubles…

« Ma décision est prise ! Je ne rentrerais pas à Kumo… en tout cas, pas sans toi ! » lui annonça-t-elle solennellement en l’égayant d’un sourire doux. « Je ne pourrais jamais me permettre de laisser l’homme de ma vie, errer avec souffrance à travers le monde ! Jamais… Je me dois de le soutenir dans les bons comme dans les mauvais moments ! » se justifia-t-elle, le cœur brûlant de sentiments amoureux.

Loin des règles et des vociférations de la cité kumojin, Nora n’avait pas besoin d’être si cérémonieuse avec lui. Au milieu d’une forêt à la chatoyante verdure, personne hormis Shuu ne pourrait la juger. Elle pouvait donc se lâcher et lui parler à son aise, comme s’ils étaient reclus dans leur demeure luxueuse. Néanmoins, elle ne s’accorda pas ce privilège. Même s’ils n’étaient toujours pas mariés (et que l'annonce de leurs épousailles dataient d'il y a presque un an), elle voulait lui faire comprendre qu’elle était déjà prête à le suivre n’importe où. A partager les joies comme les peines avec lui ! Même la mort n’était pas une justification valable pour qu’elle souhaite se séparer de lui. Elle tenait tout simplement trop à lui et espérait que ces sentiments si utopiques soient réciproques…
Elle voulait avoir cette confirmation maintenant ! Pas demain ! Pas après l’avoir attendue un nombre incalculable de jours dans leur demeure. Cette réponse ? Nora voulait l’entendre tout de suite. Armée de ses vives convictions, elle combla la distance physique que Shuu avait initié tout à l’heure. De sa taille mannequine, elle posa ses mains sur les joues de son homme et l’incita à regarder ses yeux brûlants. Aurait-il la force de briser une résolution aussi ardente ? Pour qu’ils puissent davantage contempler la violacée scintillante de ses yeux déterminés, la vagabonde se mit sur la pointe des pieds et colla avec force son front contre celui de sa moitié. Les bras enroulés autour du coup de Shuu, sa poitrine s’était aplatie contre les pectoraux de Shuu. Ainsi, au-delà des deux obus massifs écrasés contre son torse, il pouvait entendre les battements de cœur de sa fiancée.

Un cœur qui le désirait ardemment. Un cœur qui ne supporterait pas l’absence de son grand et unique amour.

« Je t’aime Shuu… » Lui sourit-elle en le smackant brièvement.

il n’y avait rien d’autre à ajouter.
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Chap I : Reprendre depuis le début ; Ft. Nora

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