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Making our bones [Ft. Bakuhatsu Haise]


Sam 12 Mai 2018 - 1:52
Les choses étaient particulières. Différentes, aussi. Elle qui avait passé sa vie dans la sécurité de sa tour d'ivoire se voyait désormais confrontée à une réalité qu'elle ne connaissait pas. Elle avait troqué l'hostilité de sa famille pour celle de son environnement, se trouvant en territoire inconnu alors que ses origines pouvaient lui porter préjudices si cela venait à se savoir. Ceux avec qui elle faisait actuellement équipe, les membres de l'Hinoishi, savaient d'où elle venait, quant aux autres... Elle n'était qu'une demoiselle parmi tant d'autres, désormais présente pour venir en aide à ce pays ayant bien trop longtemps été ravagé par la guerre, sous le joug de dirigeants qui, malgré leurs belles paroles, semblaient décider à amener le pays vers le bas.

Parlant de l'organisation qu'elle avait rejoint... Fondée même ? Elle n'en était pas certaine, elle n'avait pas non plus posé de questions à ce sujet. Il s'agissait de l'idée de l'Hayai, cependant, il n'était pas faux qu'elle était de ceux aidant à mettre en place ladite organisation tout en faisant entendre leur nom auprès du peuple. Au final, ce n'était que des détails qui lui importaient peu. Assise contre un arbre, elle avait attrapé l'une des nombreuses missives qu'avait reçu l'Hinoishi, une demande d'aide d'un petit village se trouvant aux alentours de Yûgure. Elle souhaitait s'impliquer, aider à faire la différence. Mais surtout, elle souhaitait prendre des initiatives. Elle ne connaissait pas spécialement ses collègues, si ce n'était que son ancien sensei, et elle savait qu'elle se devait de remédier à la situation.

C'était toutefois plus difficile à faire qu'à dire. Elle n'était pas douée avec les autres, pas plus était-elle à l'aise. D'une nature plus réservée et discrète, les derniers événements survenus dans sa vie l'avaient amené à se refermer d'autant plus sur elle-même. Elle ne se sentait pas bien, chose qui était sûrement évident aux yeux de tous. Elle avait l'impression d'être une boule d'émotions qui ne demandaient qu'à exploser, le coeur étreint d'une douleur qu,elle ne pouvait soulager. Mais elle se devait de faire des efforts. Elle n'allait pas pouvoir se contenter de toujours se cacher derrière Taishi. Ce serait idiot. Pathétique aussi. Prenant donc son courage à deux mains, elle prit la décision d'aller proposer à l'un des membres du groupe de l'accompagner, membre qui serait autre personne que l'Hayai.

Il était tout simplement hors de question qu'elle demande à Aimi. Hors de question. Et donc, par conséquent, elle n'approchait pas non plus son chien de poche, craignant presque se retrouver avec de la bave sur ses vêtements. De ce même fait, elle préférait éviter son apprenti, bien qu'elle ne pouvait nier qu'un utilisateur des arcanes médicinales pouvaient être utiles. Bon, elles n'étaient pas nécessaire pour ce que la missive leur demandait de faire, et donc, par conséquent, elle n'était pas obligée de marcher sur sa fierté aujourd'hui. Son choix s'était donc naturellement posé sur le Bakuhatsu... Un nom qu'elle connaissait. Sans le connaître lui, personnellement, à son esprit la visage d'une jeune femme de quelques années son aînée, qui l'avait impressionné par le calme qu'elle détenait tout en affichant une bonté semblant non feinte. Elle n'avait pas eu le loisir de spécialement connaître Yon, mais quelque chose lui disait qu'elle aurait bien aimer avoir une femme comme elle dans son entourage.

Peut-être ne se serait pas sentie si... Seule. Et sûrement aurait-elle été un meilleur exemple que l'idiote. Une amie plus fiable. Une présence plus rassurante. Décidément, pour le peu de décisions qu'elle avait elle-même prise dans sa vie, ces dernières s'avéraient... Problématiques. Comme son choix de fréquentation.

- Bakuhatsu Haise, c'est bien ça ? Je suis Zetsu Eiko.

Sa voix était timide, bien que présentant une certaine assurance, alors qu'elle venait d'apparaître non loin de l'homme qui s'entraînait. Elle arborait une tenue aux couleurs de l'organisation, à savoir des pantalons noirs et un débardeur vert, avec une pochette de même teinte accrochée à sa cuisse. À sa taille se trouvait ses deux épées, seul memento qu'elle avait de sa défunte mère, l'une des lames d'un blanc ivoire tandis que la seconde était d'un noir profond.

- Si jamais tu n'as rien de prévu... Pour peut-être les prochains jours, à voir, nous avons une missive demandant notre aide, dans un village un peu plus au sud de la capitale.

Elle tendit le rouleau au jeune homme en esquissant un doux sourire. Son oeil droit était recouvert d'un bandeau sombre, ne serait-ce que pour le préserver. Cela faisait désormais trois ans qu'elle éprouvait parfois certaines difficultés avec son oeil, ce dernier se fatiguant rapidement et sa vision devenant ainsi plus trouble. Pour l'instant, alors qu'elle n'avait pas besoin d'être en forme optimale, elle se préservait du mieux qu'elle le pouvait. Quant à ce qu'il leur était demandé de faire... Le village où ils se rendaient s'étaient fait entendre comme supportant l'arrivé du nouveau Daimyo, Araho Daiki, ce qui leur avait valu quelques attaques répétées de quelques fanatiques de l'organisation désormais démantelée, à savoir le Soshikidan. La dernière attaque fut cependant plus violente tandis que le petit village fermier furent victimes de prises d'otages, nombreux hommes et femmes ayant été amené là où ils suspectaient les bandits avoir élu domiciles. Ils ne possédaient cependant pas la force nécessaire pour aller sauver les leurs, ce qui expliquaient leur appel à l'aide.

Quelque chose qui s'annonçait possiblement dangereux alors que nul ne savait réellement sur quoi allaient-ils tombés et ce qu'ils se retrouveraient à faire réellement.

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Dim 13 Mai 2018 - 19:16


Revêtant sa veste après un court entrainement matinal, Haise tentait du mieux qu’il le pouvait d’améliorer ses capacités destructrices. Ce n’était pas la chose la plus facile, mais il devait s’améliorer afin d’être utile pour l’équipe quand viendrait le moment. Il était un fervent fanatique de l’idée qu’une explosion bien placée pouvait avoir pour impact de changer une situation de A à Z. Il suffisait d’avoir le bon synchronisme, le bon impact et le tour était joué. Ainsi, l’ancien du Soshikidan s’adonnait à des entrainements routiniers qui lui permettraient d’être plus efficace lorsque viendrait une situation problématique. Il n’y avait pas si longtemps, il n’avait pas été en mesure de protéger ce qui lui était précieux. Donc, au lieu de se morfondre à l’idée de ne pas avoir réussi, il comptait s’inspirer de ses émotions pour canaliser son énergie là où ça comptait vraiment.

Fixant le haut de ses vêtements avant de se pencher pour asperger son visage d’eau, dès qu’il se retourna, il fut contraint de croiser le regard de Eiko. Il ne s’attendait pas à la voir, ni à ce qu’elle lui parle de si tôt ni même qu’elle sourit. Semblait-il qu’elle était beaucoup plus sympathique qu’elle ne l’avait semblé lors de la première réunion générale ?

-Re-Salut.

Prenant soigneusement la missive pour la lire, il arqua un sourcil avant d’afficher un sourire des plus transparent.

-Je suis partant, mais deux secondes, je veux lire le contenu.

Accepter sans en lire le contenu était typiquement digne de Haise. Après tout, il était du genre à s’automotiver sans forcément avoir lu le contenu de la mission. C’était dans sa nature d’être prêt à tout moment. Or, ce qui avait vraiment capté son attention était la présence du Soshikidan dans le document. Ainsi, par chance, la mission était importante et risquait de lui permettre d’aider les villageois, chose qui allait vraiment bien avec son caractère et son passé.

-Je suis content de voir que tu sembles moins frustrée et coincée qu’à notre première rencontre.

Lui redonnant la missive en lui offrant un sourire, Haise vint promptement s’étirer avant de prendre sa ceinture en cuir qu’il attacha autour de sa taille. Celle-ci contenait le nécessaire pour la mission. Arborant lui aussi des habits verdâtres, tous deux portaient des vêtements représentant bel et bien leur nouveau groupe.

-Tu devrais sourire plus souvent, ça te va bien.

Faisant preuve d’une transparence inégalée, Haise n’avait rien à cacher si ce n’était de son envie imminente de partir, chose qu’il manifesta en entamant la route sans attendre qu’Eiko le suive ou pas. Après tout, il connaissait la direction et savait très bien qu’elle finirait par le suivre.

-D’ailleurs, je pense t’avoir déjà croisé à Iwa...

Passant sa main dans sa chevelure bleutée, il s’attendait à une réponse.

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Lun 14 Mai 2018 - 2:43
Lui tendant ainsi la missive, elle attendit patiemment qu’il prenne connaissance de ce qu’ils comptaient faire pour venir en aide au pays du feu. Le Soshikidan s’en était pris à un village, et, la dernière fois, avait fait une prise d’otage dont ils ne pouvaient régler eux-même la situation. Bon, il ne s’agissait pas du Soshikidan eux-même, l’organisation ayant connu une fin assez abrupte lorsque les villages cachés étaient venus s’assurer de mettre ladite organisation en déroute, toutefois, ce n’était pas pour autant que cette dernière ne vivait plus dans le coeur des gens, ces derniers portant des idéaux qui avaient su se montrer presque nobles. De ce fait, ces derniers s’opposaient au nouveau règne, tout comme accusaient l’Araho d’avoir usurper sa place, d’avoir été en complot avec Iwa quant au meurtre de l’ancien Daimyo, Nara Alderan.

Silencieuse, esquissant toujours ce sourire qui vint illuminer ces traits, une expression qu’elle n’adressait que trop peu souvent, se voulant généralement assez distante et réservée, elle vint arquer un sourcil à la première remarque du Bakuhatsu.

Sérieusement ?

Si elle ne pouvait nier qu’elle pouvait sembler en apparence peu sympathique, après tout, elle était naturellement difficile d’approche, elle n’était pas certaine si elle se devait de passer outre, après tout, il n’avait pas tort, ou encore si elle devait s’en insulter. Finalement, elle haussa des épaules, secouant légèrement la tête de droite à gauche, laissant même entendre un léger rire. Un tel commentaire aurait été bien digne de Sanadare, pour lui faire comprendre qu’elle faisait peut-être un peu trop souvent la gueule. Méfiante envers les autres et très peu à l’aise avec des inconnus, elle se devait toutefois de faire un effort, ne serait-ce que parce qu’elle ne pouvait pas se contenter de traîner derrière Taishi, et ce, continuellement. Avec un peu de bonne volonté, peut-être pourrait-elle arriver à avoir une quelconque relation avec le jeune homme se trouvant devant elle, ou, tout du moins, autre chose que l’hostilité qu’elle avait vis-à-vis de la médecin de leur petite organisation.

À nouveau au point de départ, se sentant comme le jour où elle s’était finalement sortie de son mutisme et où elle s’était décidée d’être un minimum plus sociable, elle se devait de recommencer à zéro, avec de nouvelles personnes, loin de la sécurité dont elle était habituée. Un nouveau travail sur elle-même, alors qu’en plus des fantômes de son passé qui se faisaient parfois écrasant, elle se voyait vivre de ce vide qu’avait laissé la mort de sa meilleure amie.

Le compliment la fit rougir (imbécile), la forçant momentanément dans un silence presque troublé, avant qu’elle ne s’active et s’empresse de le suivre, alors qu’il était hors de question qu’elle se fasse devancer. Avec l’Hayai, elle avait étudié longuement la géographie du pays du feu et elle avait désormais une bonne idée quant à où comptait-elle se rendre, et ce, en compagnie de l’homme qui devait faire une bonne tête de plus qu’elle en plus d’être deux fois large comme elle. Là où elle était petite et menue, lui semblait grand et robuste. Ne lui ayant pas porté plus d’attention qu’il le fallait jusqu’à maintenant, elle était curieuse quant à son style de combat.

- Oui. Les Zetsu sont un clan d’Iwa, dont je suis l’héritière. Ou, enfin, était j’imagine, à ce stade-ci, alors que je ne compte pas rentrer.

Elle parlait de sa désertion avec un naturel qui l’étonnait elle-même. Marchant à ses côtés, elle avait légèrement tourné vers lui son visage, l’observant de son seul oeil visible.

- J’y étais jusqu’à tout récemment… Chûnin, assistante du Kage même. J’étais l’élève de Taishi, du temps où nous étions tous les deux là-bas. Il était jônin. Lorsqu’il a eu l’idée de partir, de tout quitter pour venir ici, il me l’a proposé. N’ayant plus grand chose qui me rattachait là-bas, j’ai dis oui.

Bon, la situation était beaucoup plus compliquée que celle-là et il manquait de nombreux détails l’ayant mené à prendre cette décision, toutefois, le minimum y était. Elle avait envoyé dernièrement une lettre à Akimoto, relatant tout ce que Sanadare avait été, mais surtout, tout ce qu’elle avait fait, non pas pour elle mais pour tous ceux qui suivraient.

- Et toi ? Bakuhatsu, c’est bel et bien un clan d’Iwa, non ?

Autant lui renvoyer la même question. Après tout, s’il avait dit l’avoir vu là-bas, c’était qu’il avait lui aussi dû s’y trouver, à un certain moment.

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Mar 15 Mai 2018 - 6:05


Alors que Haise marchait, il était beaucoup trop concentré sur le chemin pour se retourner et remarquer qu’elle avait rougi à ses paroles. Tout ce qu’il savait c’est qu’un petit rire venait de trahir le mutisme sous lequel il avait considéré d’un premier abord la jeune femme. Finalement, elle n’était peut-être pas si sérieuse qu’elle en avait l’air. Après tout, elle possédait peut-être un visage naturellement méprisant. À force de pratiquer, cette coutume était rendue monnaie courante dans l’ADN de plusieurs personnes. Il n’avait qu’à penser à certains Chokoku pour s’imaginer que cette gêne devait être dominante dans les leurs. Malgré tout, Haise ne s’en souciait pas, sachant pertinemment qu’on ne décidait pas dans quelle famille on naissait. C’est pertinemment pour cette raison qu’il ignora le fait qu’elle mentionna sur le clan Zetsu. Il en avait brièvement entendu parler, mais ne s’y était pas forcément attardé. Ce qui l’intéressait lui, c’était sa relation avec chacun des membres de l’équipe. Cette facette était la plus importante pour l’homme impulsif qui vivait par l’esprit et la cohésion de la communauté. Autrement, il ne pouvait qu’en être le premier à ressentir les conséquences.

-L’élève de Taishi uh... ?

Faisant mine de réfléchir, il regardait de droite à gauche pour s’assurer qu’il suivait bel et bien le bon trajet. Étrangement, il ne portait pas vraiment attention à la femme aux traits fins, préférant se concentrer sur le fait d’arrivé à destination. Or, ce ne fut que lorsqu’ils commencèrent à emprunter un sentier qu’il connaissait bien qu’il osa interagir de manière plus intéressante avec celle-ci. Tournant sa tête pour la regarder pendant un moment, il eut un léger sourire en coin avant de faire preuve de philosophie.

-Pas grand-chose qui te rattachait là-bas ou plutôt pas grand-chose qui te rattache tout court ?

Ne comprenant pas forcément le sens de sa propre question, il se contenta de lui faire un clin d’œil alors qu’il venait de poser la question de manière totalement innocente. Malgré tout, sa phrase pouvait être aisément interprétée de multiples manières, chose dont il ne se préoccupait pas vraiment. La preuve, il venait de poursuivre sur une autre lignée sans forcément attendre de réponse conséquente de sa part.

-Mais oui, les Bakuhatsu sont les cousins des Chokoku, un des clans importants d’Iwa. Généralement, peu de gens nous connaissent et lorsqu’ils pensent nous connaître, ils nous confondent avec nos cousins qui sont considérés comme la version améliorée des barbares que nous sommes.

Étirant les épaules alors qu’il se forçait le supplice de se souvenir d’éléments ne lui faisant pas particulièrement plaisir, il reporta de nouveau son attention vers Eiko.

-Te sentais-tu suffisamment compétente pour être réellement l’héritière du clan ?

Alors que toute sa philosophie se basait entièrement sur le mérite, il désirait savoir quelle était l’importance de ce qu’elle avait prononcé. Après tout, déserter pour déserter en méritant un rôle élevé était courageux. Le faire alors que le rôle n’était pas mérité était tout simplement une décision anodine.

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Mar 15 Mai 2018 - 14:07
La question avait de quoi venir troubler la jeune demoiselle. Était-elle si facile à lire ? Oui, sûrement. Car aussi fermée pouvait-elle être, notamment en ce qui concernait les contacts avec autrui, tout son être semblait appeler à l’aide, exprimant une détresse plus qu’évidente. Sans être suicidaire, elle n’attendait toutefois plus rien de la vie. Mourir ne l’effrayait plus, bien au contraire, tandis que cette douce étreinte serait peut-être plus agréable que de fouler le sol de ce monde qui l’écoeurait. Si pendant longtemps, elle avait eu une raison de se battre et d’aller de l’avant, les choses étaient différentes aujourd’hui. Certes venait-elle de se trouver un nouvel objectif au sein de cette organisation qui était un rêve de Taishi, toutefois… Les choses étaient un peu plus compliquées que cela, de son côté. Une fois la paix faite avec ses démons du passé, elle allait assurément s’y dédier corps et âme, le tout armée d’une volonté de fer. Il y avait seulement encore beaucoup trop de chose qui pesait sur ses épaules, rampait dans son dos et la forçait à se recroqueviller sur elle-même. Un travail de longue haleine sur elle-même l’attendait. Avait-elle seulement l’énergie que de le faire ? Elle n’aurait pas le choix, si elle comptait aller de l’avant.

Sans prendre la peine de répondre, tant parce qu’elle y réfléchissait que parce qu’il ne lui en laissa pas spécialement le temps, elle porta une oreille attentive à ce qu’il lui disait. C’était bien ce qu’elle suspectait, une famille liée aux Chôkoku. Elle avait quelques mauvaises expériences avec ladite famille, ne serait-ce que les seules missions et enquêtes qu’elle avait effectué mettait de l’avant un personnage peu recommandable de la pourtant si illustre famille. Un frisson le parcourut le corps, rien de bien plaisant, alors que l’image de la cheffe de famille s’imposa à son esprit. Une bien mauvaise expérience…

- J’aurais préféré ne jamais être l’héritière du clan, en toute honnêteté.

Un soupire s’échappa de ses lèvres. Ce n’était que parce qu’elle était la fille du précédent chef du clan qu’elle s’était retrouvée à devoir traverser ce qu’elle avait vécu. Ce n’était que parce qu’il avait voulu quelqu’un de fort pour prendre sa relève qu’il avait imposé sa vision à celle qui n’avait pourtant rien demander.

Être fort. C’était quelque chose qu’on lui avait répété maintes et maintes fois. Elle devait se relever, parce qu’elle était forte. Parce qu’elle n’avait pas le choix de l’être. Les Zetsu ne l’accepteraient pas autrement. Il ne s’agissait pas d’un choix, mais bel et bien d’une obligation. Parce qu’elle était l’héritière. Parce qu’elle portait ce nom de ceux en quête de puissance.

- Si on parle de compétences, j’imagine que cela dépend des points de vue. Du leur, je ne crois pas. Je n’ai pas la même vision qu’eux de notre Kekkei Genkai. Si, de mon point de vue, j’aurais amené le clan dans une autre direction, du leur, je crois que je n’aurais fait que l’affaiblir.

Il était évident qu’il ne pouvait pas tout comprendre, ne serait-ce que parce qu’il y avait des détails qu’elle ne partageait pas. Toutefois, elle semblait beaucoup plus ouverte sur ce sujet qu’elle l’avait été au cours des dernières années. Être si loin d’eux, mais surtout, si détachée de tout ce qu’elle avait vécu à Iwa lui donnait une certaine légèreté qu’elle n’avait jamais connu. Un détachement presque réparateur qui lui permettait de plus en plus à reconnaître et accepter des événements qu’elle avait pourtant si longtemps tenté d’oublier. Un premier pas vers la guérison semblerait-il.

- Et donc, qu’est-ce qui a amené un… Barbare, dans ton genre, à être ici aujourd’hui ?

Elle s’était permise une touche d’humour, ayant rapidement compris que le jeune homme était quelqu’un au caractère assez léger. De ce fait, avec un léger sourire en coin, elle n’avait fait que reprendre les mots que lui-même avait utilisé, le tout avec une certaine douceur qui détonnait de sa froideur habituelle.

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Lun 21 Mai 2018 - 4:26


Tentant de comprendre la situation de Eiko en faisant quelques liens avec la sienne, Haise faisait clairement le lien entre sa propre situation. Or, si on veut, il utilisait les Chokoku comme exemple de membre du clan déviant au niveau de leur pratique et de leur comportement. Bien qu’il ne les aimait pas, il savait pertinemment qu’ils étaient ses cousins, qu’il le veuille ou non. Malgré tout, il s’entêtait à ne pas vouloir suivre la même voie qu’eux. Après tout, il était facile de dériver de sa pratique pour joindre la leur. Pourtant, il préférait éviter cela tout comme Eiko l’avait probablement fait avec son Kekkai Genkai. Au final, elle semblait avoir un vécu assez lourd qui expliquait son absence considérable de sourire, chose qu’il pouvait comprendre. Malgré tout, savoir que la vie continuait était un élément clé qu’il espérait pouvoir lui faire comprendre à sa manière.

-On ne choisit pas dans quelle famille nous naissons, malheureusement.

Concentré sur le chemin, on aurait dit que Haise ne se préoccupait même pas des éléments autour de lui. Au contraire, il voulait juste passer du point A au point B. Ainsi, bien qu’il parlait, il ne laissait aucunement sa concentration se dissiper, se concentrant ainsi sur le fait d’arriver à bon port.

-Par contre, on choisit ce qu’on fait de notre vie et c’est justement ce qui amène un barbare comme moi là où je suis.

Affichant un sourire presque perturbateur à la Zetsu, il se retourna avant de poursuivre son histoire.

-Si on veut, j’ai décidé que Iwa et les Chokoku ne me correspondaient pas. Pour être sincère, j’ai voulu rétablir le prestige de mon clan. Contrairement aux Chokoku qui sont presque louangés, les bakuhatsu passent souvent comme des moins que rien. Même si la société devrait être basée sur le mérite, elle ne l’est pas. Une élite restera toujours une élite si les fondations ne changent pas.

Serrant les poings en y pensant, l’homme à la chevelure bleuté ne dérougissait pas, il était toujours en colère.

-Donc, j’ai décidé de quitter parce que j’avais l’impression que ça ne changerait jamais et j’avais besoin de quelque chose de nouveau et de plus intéressant pour le style de vie que je menais.

Omettant de nombreux détails importants et clés, il n’était pas là pour raconter sa vie.

-C’est pour ça que mes cousins et moi avons rejoint le Soshikidan avant qu’on se rende compte que ça aussi c’était de la merde.

Se retournant de nouveau pour sourire à Eiko, il passa sa main dans sa propre chevelure avant d’ajouter une petite parcelle comique à cette conversation trop sérieuse.

-Comme quoi on ne choisit pas où on nait, mais au moins, on a le choix de décider où nous allons...

Puis, s’arrêtant soudainement pour la regarder, il porta sans aucune hésitation ses deux mains à son visage afin d’élargir ses joues pour y dessiner un sourire.

-et comment ?

Ricanant pour lui-même, il devait avouer qu’il ne s’attendait pas à ce qu’elle ait des joues aussi agréables.

-Donc Héritière ou pas, on s’en fou un peu. Pour moi, tu n’es qu’une femme avec des joues agréables, ni plus ni moins. Ensuite, si tu veux me raconter à quel point ta famille craint, ça me fera un plaisir de les ajouter sur ma liste à côté des Chokokus.

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Lun 21 Mai 2018 - 16:33
L’homme à ses côtés était déstabilisant. Un instant, il s’adressait presque avec calme à elle tandis que le second, elle le voyait presque s’enflammer alors qu’un sujet délicat était abordé. Cette fois-ci, il s’agissait des Chôkoku, un clan qu’elle-même en tant qu’iwajin elle avait côtoyé, et même travaillé avec. Elle savait toutefois que, comme tous les grands clans, eux aussi avant des choses à cacher, tout comme ils avaient leurs membres peut-être un peu plus… Particuliers. Elle avait connu l’horreur du clan Hyûga, que lui avait partagé sa meilleure amie sous l’effet d’un sérum de vérité. Il y avait le clan Zetsu, très discret mais Ô combien terrible. Quant aux Borukan, autant respectait-elle Akimoto, autant était-il évident que leur tempérament de feu pouvait se montrer dangereux. Elle n’avait qu’à se souvenir des événements de Hi pour qu’elle en frissonne encore.

À quelque part, elle admirait le Bakuhatsu, bien qu’il ne s’agissait pas de quelque chose qu’elle comptait dire de vive voix. Là où lui avait décidé de prendre les choses en main et faire ce qu’il voulait pour aller là où il voulait, de son côté, elle n’avait fait qu’encaisser et subir. Ce n’était pas faute de vouloir, elle ne s’en était seulement jamais sentie capable. Jamais avant tout dernièrement avait-elle décidé d’agir par elle-même, de prendre une décision qui l’amènerait elle ne savait trop où. Elle appréciait donc cette force d’esprit, quand bien même se voyait-elle confrontée à sa propre lâcheté, alors qu’elle, elle n’avait jamais réussi à faire quoique ce soit. Peut-être qu’un jour les choses seraient différentes et qu’elle serait réellement en mesure de faire les choses seules, comme une grande, du moins, c’était ainsi que l’aurait dit Sanadare. Elle lui manquait cruellement. Elle l’avait déjà fait, avancer sans elle, toutefois, désormais, elle savait son départ définitif, chose qu’elle acceptait difficilement.

- C’est si tu as l’occasion de pouvoir faire un choix…

Elle avait marmonné cela plus pour elle-même qu’autre chose, tandis qu’on lui avait toujours retiré ce droit, prenant les décisions à sa place, faisant d’elle cette petite poupée qu’ils espéraient à l’image de leur futur chef de clan. Un soupire s’échappa de ses lèvres, son regard se portant au loin sur ce territoire qu’elle ne connaissait pas, suivant toujours Haise en direction de là où ils devaient se rendre.

Légèrement perdue dans ses pensées, elle n’avait pas réalisé qu’il s’était arrêté. Elle se figea alors qu’il lui attrapait les joues, se tendit même à ce contact. Elle n’était pas fan des contacts physiques, pas du tout même. Même s’ils étaient dénués de quelconque mauvais sentiment, elle ne pouvait qu’en revenir à cette partie de sa vie où chaque contact signifiait un nouvel épisode de torture. Sans même hésiter un seul instant, elle leva la main, lui agrippant ainsi le bras, venant ainsi y insuffler du chakra pour venir l’engourdir. Elle avait agi plus rapidement qu’elle avait réfléchi, tous ses muscles étant en alerte alors que, pourtant, ce n’avait rien d’une agression.

Naturellement sur le qui-vive, les choses devenaient de pire en pire plus le temps passait. Elle réagissait au quart de tour, ne prenant que peu souvent la peine d’analyser la situation avant que son instinct ne reprenne le dessus et mène chacun de ses gestes et de ses paroles. Finalement, elle avait peut-être un peu changer de la gamine qu’elle était. À une époque, elle aurait subi silencieusement. Désormais, elle se laissait contrôler par ses émotions, toutes plus négatives les unes que les autres, dans une tentative désespérée de ne pas s’enfoncer dans un mutisme dont elle n’aurait peut-être pas la foi d’en sortir.

- … Évite.

Sûrement comprendrait-il ce qu’elle avait voulu dire par là, alors que l’esquisse du sourire qu’elle avait depuis qu’elle était venue le chercher s’était transformé en une mine plus sombre. Elle était partagée entre le fait qu’elle avait horreur des contacts physiques et la culpabilité d’avoir réagi aussi promptement, de façon peut-être même un peu injuste. Quoique, il pouvait se considérer chanceux, le dernier à avoir osé agir de la sorte, elle lui avait littéralement sauté à la gorge.

Finalement, elle tendit la main, la posant contre son bras, venant resynchroniser son système nerveux, de quoi s’assurer que son bras ne reste pas engourdit trop longtemps.

- Pardon.

C’était le mieux qu’elle pouvait faire, sûrement, alors qu’elle ne voyait pas l’intérêt de s’expliquer, sûrement avait-il compris qu’elle n’appréciait pas être touché. Ce n’était pas seulement qu’elle n’aimait pas, il s’agissait d’un réflexe qui prenait naissance au plus profond de ses tripes, venant de traumatisme qu’elle tentait vainement d’oublier.

- Tu sais si on arrive bientôt ?

Froide, renfermée, elle y revenait systématiquement, dès lors sentait-elle cette boule d’émotions remonter dans sa gorge, lui donnant la nausée. Elle avait tout de même réussi à rester un minimum sous contrôle, c’était déjà ça de gagner.

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Lun 21 Mai 2018 - 17:12


Haise ne s’attendait pas à une telle réaction. À vrai dire, elle avait beau paraître grincheuse, mais en la voyant sourire, il avait cru qu’elle serait ouverte au contact physique. Or, contre toute attente, ce ne fut pas le cas. En plus, elle avait réagi de manière assez défensive, allant même jusqu’à engourdir son bras avant de le remettre à sa condition initiale.

-C’est noté.

Sur le coup, le Bakuhatsu ne put s’empêcher de froncer ses sourcils en ramenant son bras. Il n’était pas fâché, mais il n’était pas content. Disons simplement que ce n’était pas le genre de geste qui lui faisait plaisir surtout que ses intentions initiales n’avaient pas été négatives. Le pire dans tout cela ne venait pas du fait de l’avoir dérangé, mais bien de l’automatisme qui avait causé cette réaction. C’était presque trop naturel pour être réel. L’avait-elle eu difficile à Iwa ? Il n’en était pas certain, mais ils savaient faire la différence entre l’impulsivité et l’habitude, chose qui le poussa à continuer le reste du chemin en étant muet. Ne répondant à aucune de ses questions, il se contentait de marcher en ayant les sourcils froncés. Regardant de temps à autre le visage de celle-ci, on aurait dit qu’il se posait des questions, mais les gardait pour lui. En réalité, Haise n’était ni frustré, ni mécontent. Il était simplement perplexe et préférait garder le silence dans ce genre de moments. Il n’aimait pas ce qu’il ressentait ou vivait actuellement, mais il ne pouvait rien y faire. Le sentiment d’avoir perturbé autrui n’était pas vraiment agréable, chose qu’il préférait traiter à un autre moment.

Pour le moment, ils approchaient tranquillement le village, chose qu’il lui fit comprendre d’un regard furtif avant de s’approcher lentement. Regardant le territoire assez rapidement, Haise ne put s’empêcher de serrer les poings en pensant au Soshikidan. Serrant autant les poings qu’il serrait les dents, un cocktail d’émotions incontrôlable traversait ses veines, signe qu’il manquait totalement de retenue. Son impulsivité pouvait sortir à tout moment, mais il arrivait à garder le tout en joug, simplement, car il y avait des otages impliqués. Autrement, il se serait lancé tête première dans le feu de l’action.

Toujours silencieux, il n’avait aucun plan et cherchait du regard quelqu’un pouvant les informer sans qu’ils ne se compromettent vraiment. C’était leur première épreuve et le tout allait nécessiter de la coopération, chose que le Bakuhatsu ne semblait pas vraiment vouloir faire en ce moment. Après tout, il était contrarié, mais ne pouvait pas totalement lui en vouloir.

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Making our bones [Ft. Bakuhatsu Haise]

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