Soutenez le forum !
1234
Partagez | 

Le soin du hamster enragé [Pv Yuki Seiko]


Sam 12 Mai 2018 - 19:15
La Ninja médecin venait juste de quitter ma chambre et je me sentais encore toute fébrile de sa présence. Je secouais la tête d’avoir été autant déboussolée. Surtout que c’était une femme et que même, les garçons n’avaient jamais créé ce genre de sentiment chez moi. Je restais dans mon lit, un peu perplexe alors que l’infirmière pénétrait ma chambre quelques minutes plus tard pour procéder au retrait de mes bandages. Je la constatais sans un mot alors que son contact me laissait complètement de marbre contrairement à la femme précédente. Avais-je été victime d’un Genjutsu ou d’un quelconque jutsu de charme ? Pendant que je me laissais faire avec le personnel médical, tellement absorbée par mes pensées, je réalisais qu’une partie de moi avait juste envie de fuir cette Kunoichi et l’autre de simplement lui courir après et essayer de la revoir au plus vite. De toute manière, elle voulait que je lui montre mes progrès avec le rouleau qu’elle m’avait passé non ?

« Il va falloir vous laver Anaï-Dono. »

Interpelée par la remarque de l’infirmière, je remarquais en effet mon corps enduit de différent baume qui continuait de me sembler extrêmement lourd. Semblable à comme s’il était courbaturé de toute part. Avec mon métabolisme rapide, ce n’était plus que l’affaire de quelques jours ce qui m’aurait normalement cloué au lit presque un mois sans l’intervention de la Ninja Médecin. Je me levais avec l’aide de l’infirmière et lâchait un râle de soulagement en sentant mes pieds se poser de nouveau par terre. Je marchais sans grosse difficulté, c’était appréciable. J’avais rarement eu l’occasion d’utiliser en combat jusqu’à cinq portes, je voyais maintenant le contrecoup sur une utilisation maintenue. L’infirmière allait me chercher serviette et savon alors qu’une aide-soignante entrait dans la pièce pour s’occuper de mon camarade de chambrée qui hurlait à la mort comme d’habitude, elle le sortait apparemment, vu l’heure, c’était sûrement pour le repas.

« Je vais pouvoir m’en occuper toute seule merci. »

Je fis signe à l’infirmière de ne pas m’accompagner dans la salle de bain alors qu’elle me remettait les ustensiles qu’elle était partie cherchée. Elle me demanda trois fois la confirmation et je m’inclinais malgré la douleur à chaque fois en la remerciant. Elle était particulièrement agréable et serviable mais c’était vrai, je me sentais suffisamment en forme pour prendre ma douche seule. Je laissais tomber mes vêtements à terre juste après avoir verrouillé la porte et posait la serviette sur un étendoir prévu pour avant de commencer à me rincer le corps des diverses substances qui le recouvrait. Les mouvements étaient difficiles et lourd mais cela me conférait l’étrange sensation d’être en vie. Après tout, quoi de mieux que la douleur pour se le rappeler ?

Après m’être bien savonnée et gratter les derniers restent des baumes, j’allais prendre la serviette pour me ressuyer et me sécher la chevelure noire de jais tout en me constatant dans un large miroir présent dans la salle de bain. J’avais un peu maigri… Je crois. J’allais devoir reprendre le sport et bien manger à l’hôpital même si c’était absolument infecte et loin de mon confort à la maison. Après m’être examinée sous tous les angles et tirait un peu sur le peu de peau que j’avais sur les os, j’allais renfiler une tenue hospitalière propre avant de sortir.

Je pouvais voir qu’ils avaient ramener mon camarade de chambre, deux personnels de la sécurité de l’hôpital le maintenait de force sur son lit pour l’attacher alors qu’il hurlait à la mort qu’il allait leur arracher la veine cave. Depuis le début que je suis ici, je leur dis que ce mec est cinglé. Ils ne veulent pas m’écouter. J’allais déposer la serviette mouillée et l’habit sale dans le panier prévu pour et une des aides-soignantes passant dans le couloir se dirigeait vers moi, le sourire aux lèvres. Da sa voix tendre, elle m’interpella :

« Avez-vous mangé Anaï-Sama ? Si ce n’est pas le cas, il est l’heure du deuxième service. »

J’allais dire que j’avais déjà mangé pour esquiver la nourriture infâme de l’hopital, mais je me rappelais la scène dans la salle de bain et fit signe de la tête que non avant de le lui préciser à l’oral, d’une voix calme aussi malgré l’homme hurlant toujours à la mort dans le fond.

« Non… Je vous avoue avoir plutôt faim d’ailleurs. »

Elle me sourit et en profitait pour récupérer ce que je venais de déposer dans le panier entre ses bras.

« Eh bien venez avec moi, je suis sûre que vous profiterez du calme également. »

Je lui aurais bien rendu le sourire par pure politesse mais il ne vint pas. Mon regard et mon expression restant parfaitement impassible, je me contentais de la suivre dans les couloirs en entendant le cri de l’homme dément s’effacer progressivement.

Je pénétrais dans le réfectoire l’air blasée, le menu du jour était un curry de riz avec des rognons accompagné de la classique soupe miso et de divers légumes. Ça pourrait sembler appétissant, sauf qu’on était à l’hôpital de Kiri et je prenais un plateau en sentant mon désir de manger s’évanouir au fur et à mesure de ma route vers le service. L’air toujours impassible, je me fis servir assez rapidement, la plupart ayant mangé durant le premier service, la salle était peu remplie, et j’allais ensuite me coller sur la table la plus proche en ayant au passage récupéré un dessert à l’aspect plus que suspect.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2994-eyana-anai-la-combattante http://www.ascentofshinobi.com/t3004-les-equipes

Lun 14 Mai 2018 - 0:30
Un hamster ?
Quelques jours passèrent après le réveil de Seiko, toujours prostrée dans son lit pour divers examens sur son état de santé. La jeune femme fulminait de cette inactivité peu coutumière qui lui donnait l'impression de dépérir sur place. Elle qui à l'accoutumé, vivait plus d'entraînements, de méditations ainsi que de lecture. Le personnel soignant était optimiste sur son diagnostic, la blessure s'était résorbée efficacement sans laisser de séquelles particulières. Elle n'aurait pas pu s'imaginer une autre vie que celle de Kunoichi, après toute sa jeunesse n'avait été formatée que de cette unique manière. Enfin cela et celle d'être une épouse convenable. Chose qu'elle avait toujours rejeté avec une véhémence particulière. Détournant son regard azur sur sa table de chevet, elle ne pouvait s'empêcher d'avoir un pincement au coeur. Trônant tel un trophée macabre, le bandeau de sa défunte élève, une épreuve qu'elle avait du subir bien malgré elle. Cette vision n'avait guère pu aider la jeune femme à trouver du réconfort dans son rétablissement.

Pourtant, elle devait porter ce lourd fardeau pour honorer sa mémoire. Soupirante, elle trouvait néanmoins une épaule sur laquelle s'appuyer en la personne de Tsunechika. Même si l'attitude de cet homme avec lequel elle partageait une histoire tumultueuse n'était pas ce qu'elle appréciait le plus. Il avait au moins le mérite d'être à l'écoute et de savoir la réconforter. Affublée d'un kimono à la blancheur égalant sa longue chevelure, la chuunin décidait qu'il était temps de chasser cette morosité qui l'accablait. Quittant sa chambre avec l'approbation d'une infirmière qui se trouvait là, elle se dirigeait alors vers la partie verdoyante du bâtiment sanitaire. Une cour qui laissait place à un jardin ou d'autres résidents venaient se ressourcer. Se trouvant un coin d'herbe plus isolé que les autres, avant de se placer en tailleur. Prenant une grande inspiration et fermant les yeux elle se laissait aller ensuite à une introspection profonde.

La froideur autour de la jeune femme se faisait plus intense, une marque de fabrique de la Yuki que beaucoup qui l'ont côtoyé connaissaient. Après plus d'une heure de méditation, un autre membre du service de santé finit par venir prévenir la jeune femme que le repas était servi. S'exécutant et retournant dans le bâtiment, la blanche Yuki tendit l'oreille pour entendre des beuglements lointains. Sûrement un homme souffrant se disait-elle. Le réfectoire ne semblait pas avoir beaucoup de succès, mais qu'importe, bien que le désir de satiété n'était pas très présent, la chuunin, après avoir pris un plateau cherchait une table de libre. Finalement, elle apercevait une jeune femme, visiblement une genin qu'elle avait croisé une fois lors d'un rapport de mission. N'ayant pas pour habitude de s'entourer de présence humaine, Seiko se décidait d'aller saluer cette personne, sans doute pour combler son excès de solitude qui malgré tout lui pesait, même si elle ne voulait pas se l'admettre.

- Bonjour, Eyana c'est ça ? Que fais-tu donc ici si ce n'est pas indiscret ? Puis-je me joindre à toi ?

Décidément, cela semblait ne pas être ses propres mots qui sortaient de sa bouche. Bien que la Yuki ne manquait pas de manières, tant de familiarités la laissait perplexe. Pourtant, une personne lui avait dit un jour que le fait d'être trop protocolaire avait tendance à créer une barrière entre les gens. Puisse-telle avoir raison.
Codage par Libella sur Graphiorum

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2044-un-clan-divise-reroll-otsuka-ayame-terminee

Lun 14 Mai 2018 - 23:03
Une voix venait me tirer de mes pensées alors que je me jetais sans grand intérêt sur mon repas. Une femme qui connaissait mon nom et que j’étais certains d’avoir déjà vu quelque part. Elle était une adulte dans la fleur de l’âge, aux cheveux absolument magnifiques. De quoi me rendre jalouse surtout que je n’avais dernièrement pas pu appliquer ma solution à la noix de coco pour leur donner l’éclat à la couleur noir de jais. Je restais quelques secondes à l’admirer, surtout sa chevelure avant de retourner le regard vers mon plateau avant de répondre d’une voix basse.

« Oui c’est moi-même. Installez-vous je vous en prie. »

Je la regardais brièvement s’installer alors que je m’attaquais à la nourriture en coupure avant de répondre à sa prochaine question. J’essayais d’adopter la meilleure étiquette de repas possible en sa compagnie. J’étais convaincue qu’elle était une officielle du village, elle en avait l’apparence et c’est ce que mes souvenirs me murmuraient. Gardant l’air neutre et impassible, la perçant de mon regard bleu glace, je lui répondais d’une voix douce mais autoritaire.

« J’ai été blessée suite à un entraînement Shinja, un chercheur du village. On a un peu trop dépassé nos limites et en même temps les limites d’un entraînement. »

J’allais baisser un peu les yeux vers mon repas pour en reprendre quelques bouchées, laissant un léger blanc s’installer. J’essayais intérieurement de me rappeler d’où je connaissais cette femme. Pendant ce temps, un homme hurlait au personnel médical que la nourriture était absolument infecte, il avait raison, et voulait quelque chose d’autre. L’aide-soignante lui répondit que tous le monde mangeait ce qui était ici, même les médecins. J’avais de sérieux doutes à ce sujet, je ne voyais pas comment quelqu’un aurait pu manger quelque chose d’aussi infâme tous les jours de sa vie. Ça suffisait à rendre le métier en lui-même invivable à mon sens. On ne s’habitue jamais à l’odeur de la merde, donc sûrement pas à son goût.

Finissant ma bouchée malgré moi pour me remplir l’estomac, j’allais replonger mon regard dans la femme qui me faisait face et essayait de paraître un peu plus sympathique en lui en adoptant un air un peu moins neutre. Nous étions en dehors du cadre professionnel après tout. Je pris ma voix douce, retirant le côté autoritaire.

« Excusez-moi, mais j’ai l’impression qu’on se connait ? Du moins, vous connaissez mon nom, mais je n’arrive pas à me souvenir de vous ? D’ailleurs, je ne vous ai pas vu récemment dans le village j’en suis sûre. Vous étiez blessée vous aussi ? Que vous est-il arrivé ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2994-eyana-anai-la-combattante http://www.ascentofshinobi.com/t3004-les-equipes

Mer 16 Mai 2018 - 1:44
Un hamster ?
Seiko affichait un sourire discret, mais sincère et prenait place aux côtés de la jeune femme. Il est clair que manger en compagnie de quelqu'un était bien plus agréable et rendait les saveurs bien moins insipide. Elle observait quelques secondes la genin de son regard bleuté avant de joindre ses mains l'une à l'autre pour remercier les instances divines de lui accorder ce repas. Depuis son arrivée a Kirigakure no sato, la Yuki avait dû apprendre à vivre plus qu'entourée de simples tuteurs et domestiques, empêtré dans une étiquette qui en soit pour elle était toute naturelle. Aujourd'hui, elle remarquait bien la nuance subtile entre l'élitisme et la simplicité et très sincèrement, elle appréciait de pouvoir parler d'une manière plus libérée. Sentant moins un poids sur ses épaules, une plus grande décontraction. Portant la nourriture à ses lèvres tout en se focalisant sur sa camarade de dégustation. Terminant sa bouchée, la chuunin pris alors la suite de la conversation.

- Mmmmh je vois, rien de trop grave j'espère ? L'entraînement est une chose importante pour être au mieux de sa forme lors des missions et l'épanouissement personnel. Nous ne sommes jamais à l'abri d'une blessure, mais visiblement je n'ai pas réellement besoin de t'expliquer cela.


Laissant apparaître un nouveau sourire sur son faciès, Seiko s'employait au difficile exercice de l'humour avant de replacer l'une des mèches de sa chevelure. Elle ne pouvait que comprendre le sentiment de dépassement de soi qu'évoquait un peu plus tôt Eyana. Visiblement trop vu son histoire houleuse, il était important de savoir contenir sa passion pour éviter l'excès de trop. Un enseignement sans doute que l'âge apprends à chacun, bien qu'elle ne se considérait pas comme une sage parmi les aînés. Une simple prise de conscience lors de ses nombreux entraînements au sabre dans une cour enfouie sous la neige, où seul se devinait les contours de l'architecture traditionnelle.

Un endroit que la Yuki avait côtoyé presque toute sa vie, qu'elle ne fût pas sa stupéfaction de découvrir ce monde. Ses souvenirs de sa demeure originelle, là elle à vu le jour était bien vague en ce temps-là. Perdue dans ses pensées et rappelée bien vite à l'ordre par les vociférations d'un homme mécontent. Elle reportait bien vite son regarde dans celui de sa consoeur alors qu'elle l'interpellait sur le fait qu'elle n'était pas certaine de reconnaître sa personne. Elle poursuivait sur la raison de la présence de la chuunin en ces lieux. Cette dernière déglutissait avant de répondre.

- Pardonne moi, Yuki Seiko, je suis une chuunin et ancienne cheffe de l'équipe numéro trois du village. Nous nous étions rencontré au détour d'un débriefing de mission commune il y a quelques mois. Rien de transcendant je le t'accorde et nous n'avions échangé que quelques mots. Je ne vais pas te tenir rigueur que tu ne te souvienne pas de mon nom. En ce qui concerne ta deuxième question, j'ai effectivement été blessée lors d'une mission, je sors d'un coma de quatre mois environ. Un choc important à l'arrière du crâne visiblement. Je me suis visiblement montrée trop imprudente. Ironisait-elle tout en s'autorisant un rire discret.

Codage par Libella sur Graphiorum

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2044-un-clan-divise-reroll-otsuka-ayame-terminee

Mer 16 Mai 2018 - 14:45
Ma compagne de repas s’attaquer à sa dégustation également en commençant à me répondre. Echangeant quelques banalités que j’aurais pu trouver ennuyante mais qui était clairement les bienvenues dans l’ennui constant de la vie à l’hôpital. Peut être était-ce là la raison pour laquelle elle était venue à ma rencontre également. La femme aux cheveux sublimes était très souriante ce qui ne faisait qu’accentuer sa beauté mélodique. Non pas que les femmes m’attirent mais la féminité et la grâce confère un certain charisme hypnotique qu’elle représentait au premier regard. Je passais complètement à côté de la moindre trace d’humour de sa première phrase s’il y en avait, continuant de la fixer en m’engouffrant mon repas dans ma bouche de temps à autre.

Ma tenue était parfaitement neutre et mes cheveux pas spécialement bien ordonnés. Je la constatais depuis mon siège en écoutant le son de sa voix. Les mouvements répétés de mes baguettes en direction de ma bouche étant la seule constante avec mon visage statique. Elle se présenta ensuite sous le nom de Yuki Seiko, c’était la première représentante du clan de la glace que je rencontrais. On me méprenait souvent pour l’une d’entre elles avec mes deux prunelles bleu glaces. Nous nous étions apparemment rencontrés il y a quelques mois, mes souvenirs me faisaient cependant défaut mais par politesse, je hochais la tête dans sa direction quand elle le mentionna.

Je terminais le plat principal alors qu’elle s’attaquait à me raconter sa blessure, apparemment survenue lors d’une mission. Un coma de quatre mois était quelque chose d’important. Cela devait surtout énormément la dérouter vu le nombre d’événements qui se sont produit au cours de ces derniers dans le village. Pour une ainée comme elle, et une gradée, cela devait faire pas mal à rattraper et une certaine frustration d’avoir été tant tenue à l’écart malgré elle. Je ne ressentais pas une once de compassion pour elle car cela n’était pas dans ma nature, mais je me mettais à sa place et imaginait quelques secondes la frustration que j’aurais pu ressentir. Mon tempérament égoïste me donnait une certaine empathie dans ce genre d’instant. Lorsqu’elle eut fini de parler, j’allais lui répondre, de ma voix douce et calme.

« Le clan Yuki… La maîtrise innée de la glace c’est cela ? Cela doit être impressionnant, je n’en suis qu’aux bases du Ninjutsu et je suis en admiration devant toutes les particularités que certaines peuvent posséder. Cela me fait relativiser le niveau de puissance que je parviens à atteindre au Taijutsu. »

J’allais souffler un peu en pensant au pouvoir des portes célestes mais aussi à leur contrecoup qui était la terrible raison pour laquelle je me trouvais à l’hôpital ici maintenant. Je serrais le poing, emprise d’un sentiment de faiblesse passager en réfléchissant au peu de capacité que cela représentait. C’était dévastateur mais aussi humiliant de finir sécher de la sorte derrière. Je me devais d’apprendre mes premiers Ninjutsu au plus vite, rattraper mon retard si je voulais me démarquer encore plus envers la hiérarchie. Je redressais mon regard vers elle, la fixant avant de continuer à parler :

« Vous avez perdu vos souvenir ? Etait-ce durant l’incident au sommet des Kages ? J’avoue ne pas avoir beaucoup d’information des événements récents, j’étais dans mon entraînement et mes missions personnelles. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2994-eyana-anai-la-combattante http://www.ascentofshinobi.com/t3004-les-equipes

Mar 29 Mai 2018 - 23:19
Un hamster ?
Poursuivant alors son repas sans grande conviction, Seiko laissait sa nourriture être bien moins insipide au contact de sa camarade. Plus concentrée sur la discussion qui avait lieu que son mouvement machinale de mastication discrète. Bien que son visage reflétait plus la pureté d'une neige à peine tombée du ciel, elle pouvait sentir la douleur de sa cicatrice sur son cuir chevelu. Heureusement qu'elle n'avait pas perdu la moindre parcelle de sa crinière blafarde qu'elle chérissait tant se disait elle. Bien malgré elle, la jeune femme faisait de plus en plus preuve d'une forme d'humour personnel dans bons nombres de situations. Se référant sans doute aux personnes qu'elle avait pu côtoyer au fil de ses pérégrinations pour adapter sa manière d'appréhender les diverses conditions de l'existence. Il faut bien avouer qu'avoir vécu tant conditionnée par des préceptes d'éducations aseptisés ne l'avait pas aidé à s'adapter au monde extérieur.

Dans un premier temps, cela ne l'avait pas dérangée, bien au contraire, elle trouvait même que les manières des autres étaient déplacées, inappropriées. Pourtant, bien rapidement la yuki se sentait mise de côté par la plèbe, un sentiment qui pour elle était difficile à accepter. Seiko comprenait par la suite qu'elle devait s'adapter et apprendre finalement la normalité et non appliquer son éducation stricte. Le changement avait mis un peu de temps à se faire ressentir, mais finalement, elle su s'adapter et mieux converser avec d'autres personnes. Elle était encore un peu maladroite certes, mais cela n'entamait en rien sa bonne humeur. Terminant finalement son repas avec un certain soulagement, la chuunin saisi son verre d'eau de la main avant de boire pour mieux faire passer ce goût peu ragoutant. Eyana quant à elle reprit la parole en faisant mention des origines de la trentenaire et s'attardant ensuite sur ses capacités au taijutsu.

- Je dois t'avouer que je suis également en admiration parfois devant la pureté de certaines techniques. Il faut beaucoup de temps et d'application pour réussir à parfaire son entraînement quel que soit le domaine. Visiblement, vu tes blessures et l'explication que tu as fournit auparavant, il me semble que ton niveau de taijutsu doit être relativement bon. Tu sembles y apporter beaucoup d'application et c'est une bonne chose.


Seiko affichait un sourire discret, la fixant de son regard azur, il était important de reconnaître les efforts et les qualités de chacun, surtout pour les plus jeunes. Cela les motives considérablement à progresser encore plus ce qui est un bénéfice pour toute la communauté du village. La genin poursuivait alors sur un sujet plus en rapport avec la présence de l'ancienne cheffe d'équipe en ce lieu. Elle lâchait un léger soupire en fixant son assiette l'air pensive.

Je ne me rappelle effectivement que de très peu de choses avant ce choc et ma mission était une mission dirigée contre un groupe de déserteur. Tout se déroulait bien jusqu'à la confrontation, alors que j'affrontais un de mes adversaires, je me suis fait assommée par derrière, en traître. Visiblement mes coéquipiers ont réussi à vaincre nos cibles avant de m'amener ici inconsciente. Concernant cette histoire, je suis arrivée au village peu de temps après l'affaire du sommet des Kages et j'en ai appris que le strict minimum.

La Yuki en terminant sa phrase, attardait son regard un peu plus en détail sur les blessures de Eyana, ou en tout cas, ce qu'elle pouvait en déduire et finalement s'interrogeait en affichant une petite moue pensive.

Dis-moi Eyana, quelle sorte de taijutsu tu pratiques ? Car, finalement avec ce que tu as pu me dire et tes blessures, soit votre entraînement avec ton camarade a tourné au pugilat soit tu as utilisé des techniques très avancées.


Codage par Libella sur Graphiorum

_________________


Dernière édition par Yuki Seiko le Lun 4 Juin 2018 - 0:20, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2044-un-clan-divise-reroll-otsuka-ayame-terminee

Ven 1 Juin 2018 - 3:29
Mon repas se terminait à peu près en même temps que ma comparse alors qu’elle me contait sa propre admiration de son art. J’aurais bien aimé savoir-faire de la glace. Mais c’était une capacité qui résidait dans le sang et autant que je sache, mon sang ne possédait rien de particulier hormis le fait de me permettre de manipuler le Chakra. Mais la naissance ne fait pas le génie et même sans Kekkei Gekkai, j’avais su me rendre exceptionnelle et je m’arrachais chaque jour possible à faire encore mieux. Je veux répondre positivement à la question : Est-ce qu’aujourd’hui tu as fait tout ton possible pour atteindre tes objectifs ?

La conversation évoluait vers la raison de sa perte de mémoire. Cela venait apparemment suite à un affrontement avec des Nukenins, comme ceux dans le Bingo Book. Je n’en avais jamais croisé un officiel, sauf peut être celui de la ruelle avec Zhou et encore, ce n’est pas sûr… Je me demandais si ce genre d’événement pourrait m’arriver aussi ? Me faire latter la tronche de la sorte ? Il fallait que je fasse en sorte que cela n’arrive pas. Ce n’était pas moi qui serait le poids ou encore celle qui se ferait tuer bêtement. Je serais plus forte que tout cela. Je me contentais d’hocher la tête à la suite du récit de Seiko avant de l’entendre enchaîner sur les raisons de mes blessures, forcément nous allions y venir. Je savais très bien que les portes célestes étaient un concept étranger pour beaucoup de personnes et l’Ironjin que j’avais croisé m’avait même confié un parchemin pour poursuivre dans le domaine après des études qu’elle avait faite. J’allais donc répondre à la Yuki avec une voix douce et calme.

« J’utilise une forme de Taijutsu avancée basée sur le dépassement de soi. Dont l’objectif est de booster ses capacités en dépassant les limites de notre propre corps. J’utilise le Chakra lui-même à son état pur en manipulant les canaux à la manière des anciens pour briser les barrières naturelles. Les résultats sont très très impressionnants. Même au-delà de mes espérances à chaque fois que je développe un peu plus loin ma technique mais le contrecoup est cependant tout aussi puissant. Le corps a des limites naturelles pour une raison. C’est une épée à double tranchant. J’arrive cependant actuellement à atteindre une vitesse presque imperceptible pour l’œil nu et mes frappes sont assez puissante pour tuer un homme d’un seul coup. »

En faisant ma déclaration, j’allais déposer mon plateau, invitant ma camarade Shinobi à me suivre dans mon voyage vu que nous avions toutes les deux terminées notre repas respectif.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2994-eyana-anai-la-combattante http://www.ascentofshinobi.com/t3004-les-equipes

Lun 4 Juin 2018 - 10:13
Un hamster ?
La trentenaire finit par poser ses baguettes tout en ayant terminé sa phrase. Cette constatation sur les blessures de la genin lui avaient fait mûrement réfléchir sur ses éventuelles capacités. Seiko, par nature n'avait jamais jugé les gens par leurs grades, sachant pertinemment que même un genin pouvait disposer d'attributs extraordinaires. Visiblement c'était sans doute le cas de la jeune fille qui se trouvait devant elle. Il était assez facile de deviner qu'elle n'était pas de ceux qui reste en arrière, constamment à se vouloir se dépasser même si cela est au prix de sa santé. La chuunin laissait échapper un petit rire avant de fermer les yeux, se remémorant son enfance. Revoyant cette petite Yuki magnant son sabre sans cesse, prenant des coups, mais continuant sans relâche. Une rage intérieure qui la consumait, un sentiment de besoin vitale de dépassement de soit.

Quelque chose que l'on ne peut réellement expliquer avec des mots en réalité. Rouvrant les yeux, la jeune femme se prêtait donc à l'explication de son infortunée camarade de tablée. Elle l'avait suspectée sans pour autant pouvoir l'affirmer avec certitude, mais il s'agissait bien des portes célestes. Un arcane du taijutsu Goken extrêmement puissant, mais qui pousse le corps à des limites extrêmes voir dangereuses. Elle avait pu étudier cet aspect du combat au corps-à-corps dans les bouquins qu'elle épluchait lors de son temps libre. Seiko n'avait de loin pas surestimée sa petite camarade visiblement. Se levant alors avec elle pour porter son plateau jusqu'aux chariots prévu à cet effet, elle finit de rassembler ses pensées pour pouvoir lui répondre.

- Oh je vois, tu veux parler des portes célestes n'est-ce pas ? Je ne suis pas une experte du combat à mains nues, je suis plus douée dans le ninjutsu et le kenjutsu, mais j'ai pu en apprendre davantage sur ton art dans mes livres. Ce n'est pas à la portée du premier venu je dois bien l'avouer, je pense que moi-même j'en serais bien incapable. Le contre-coup en revanche me semble à la hauteur d'un tel pouvoir. Tu dois te montrer tempérée dans l'utilisation de ces dernières, car si un adversaire résiste à tes attaques, tu seras totalement démunis et diminuée.

Seiko termina sa phrase, ne voulant pas passer pour une énième personne lui ayant conseillé la manière à suivre alors qu'elle le savait sans doute elle-même.

- Enfin, je me doute qu'on a du déjà te faire la leçon à ce sujet, je ne veux pas te sembler agaçante.
Codage par Libella sur Graphiorum

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2044-un-clan-divise-reroll-otsuka-ayame-terminee

Lun 4 Juin 2018 - 17:07
J’allais poser mon regard un long moment sur Seiko après sa mention des portes célestes. Ainsi elle connaissait ? C’était plutôt rare, cette capacité étant classifiée tout de même dans le Kinjutsu, j’avais dû obtenir une autorisation spéciale pour poursuivre mon étude de ces techniques. C’était cela dit ma capacité unique qui m’avait perdu de devenir une Genin du village. Une experte en Taijutsu comme ils disent. Elle allait ensuite un peu me faire la morale sur une utilisation intelligente de ces dernières afin de ne pas me blesser et me mettre en danger en combat. Je savais très bien ce qu’elle insinuait. La plupart du temps, je bouclais l’affrontement en quelques secondes après l’ouverture des portes célestes. Mais Shinja avait fait partie de ces adversaires beaucoup trop tenace qui m’avait poussé au-delà de mes limites. J’aurais pu ouvrir un nombre supérieur de portes célestes, mais ce n’était qu’un entraînement et s’il m’avait contré, les conséquences auraient été plus lourde pour moi et s’il ne m’avait pas contré, elles auraient été bien plus lourde pour lui. J’allais répondre à Seiko après qu’elle m’ait indiqué ne pas vouloir être agaçante avec sa remarque. Mon ton était sympathique malgré mon faciès toujours inexpressif.

« C’est en effet le Hachimon. Un Kinjutsu que j’ai appris avant de devenir Genin de la Brume, c’est d’ailleurs ainsi que j’ai découvert mes compétences de Shinobi. Ne t’en fais pas, tu n’es agaçante et tu as raison. En combat ma poursuite de l’objectif et de la victoire me pousse parfois à me surmener, même pour des raisons futiles. »

Je marquais une pause avant d’ajouter en baissant la tête.

« J’ai tendance à être excessive. »


Un rayon de soleil allait m’aveugler légèrement à travers la fenêtre extérieure du restaurant de l’hopital. J’allais constater la Yuki puis le beau ciel bleu que nous offrait les dieux en ce jour. Je n’avais pas envie d’interrompre cette compagnie pour retrouver un lit et un malade qui hurle. Intensifiant mon regard de quelques secondes, comme pour jauger si ce que je comptais lui proposer était une bonne idée, ou du moins une idée qui lui conviendrait, j’allais dire de ma voix douce sans son empreinte d’autorité habituelle :

« Que dirais tu d’une petite balade dans les jardins de l’hôpital ? Je n’ai pas vraiment envie de rejoindre mon lit. »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t2994-eyana-anai-la-combattante http://www.ascentofshinobi.com/t3004-les-equipes

Le soin du hamster enragé [Pv Yuki Seiko]

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de l'Eau :: Kiri, village caché de la Brume :: Hôpital général
Sauter vers: