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Marchands d'art [Chôkoku Tensai]


Lun 26 Juin 2017 - 17:57

Saru marchait d'un pas assuré dans les rues du village. Il avait une destination précise, tout autant en tout cas que l'objectif qui le pressait dans cette direction. Un léger sourire flottait sur ses lèvres, qui l'accompagnait toujours lorsqu'il était chargé d'une mission. Il aimait le poids des responsabilités, quand il restait supportable, mais plus encore il aimait se montrer utile. Dans sa main, il tenait serré un parchemin roulé sur lequel était inscrit son ordre de mission, en quelque sorte. Sans s'en rendre compte, il accélérait le pas, poussé par les élans de l'impatience.

Il avait été missionné par un couple de vieux shinobis, depuis longtemps déjà retraités, du clan Borukan. Ceux-ci étaient l'objet d'une forme d'admiration parmi toutes les jeunes pousses du clan. L'homme, Takanobu, était réputé pour avoir été parmi les plus grands chasseurs de brigands à l'époque où les Borukan purifiaient encore les territoires de Tsuchi no Kuni. Son épouse, Retsu, n'était pas en reste non plus quant à sa réputation. Elle était connue pour ses habilités médicales, et la rumeur courrait parmi les plus jeunes qu'elle avait été, fut un temps, une redoutable guerrière qu'on disait à l'épreuve des coups et des blessures. Maintenant retirés de la vie active, ces deux vieillards souhaitaient embellir leur demeure, bâtie par le clan lors de la rénovation d'Iwa, et l'enrichissant de quelques pièces d'art. Or, à qui de mieux commander de tels objets à Iwa qu'aux Chôkoku ?

C'était vers le quartier dans lequel étaient principalement rassemblés les membres de cette illustre lignée que Saru se dirigeait. Il n'y allait que rarement, à des occasions comme celle-ci, mais se plaisait toujours à plonger dans le monde raffiné de ces sculpteurs d'exception. Qu'importe leur style de prédilection, ils arrivaient toujours à rendre un bloc de pierre redoutable de beauté. Il n'était pas étonnant que leur réputation s'étende dans tout le pays, et certainement au-delà de ses frontières. Saru n'aurait pas été étonné de constater que les Chôkoku exportaient leurs ouvrages vers l'étranger. Tout comme la force des Borukan, leur savoir-faire leur venait de leurs ancêtres et leur était transmis par le sang. Comme si la tradition dictait leur vie.

Le couple de vieillards avait indiqué à Saru un bâtiment très précis. C'était au Chôkoku l'habitant, et uniquement à lui, que le jeune Borukan devrait avoir affaire. Visiblement, ses créations précédentes avaient suffisamment tapé dans l'oeil des commanditaires pour qu'ils souhaitent s'approprier une oeuvre de cet artiste-là. Saru suivit à la lettre les instructions qu'on lui avait données -et qu'il avait pris le soin de noter sur un bout de papier- et ne tarda pas à se retrouver devant une maison à l'allure tout à fait normale, au milieu de toutes les autres habitations des Chôkoku.

"Bon ... Allons-y."

Il frappa trois coups suffisamment sonores à la porte pour être assuré d'être entendu à l'intérieur, et attendit qu'on lui réponde. Il était un peu nerveux, sans vraiment savoir pourquoi. Sans doute était-ce le fait d'être entouré par une sorte d'aura propre aux Chôkoku qui l'oppressait un peu. Comme s'il se sentait discriminé en sa qualité de Borukan, au milieu de tant d'effluves créatrices.

On ne tarda pas à lui ouvrir la porte. Aussitôt, il se présenta, lui et l'objet de sa requête:

"Bien le bonjour ! Je suis Borukan Saru, et je suis le porteur d'une commande de la part de Borukan Takanobu et de son épouse, Retsu. Je ... Je peux entrer ?"


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Mar 27 Juin 2017 - 3:35
Tensai était un créateur à l'âme inépuisable et aux œuvres irréelles. Il aimait exposer ses œuvres un peu partout en ville comme celle-ci était sienne. Pourtant il n'avait pas tord les bâtisseurs du village caché de la roche n'étaient d'autres qu'une combinaison subtile des trois clans dominants. L'art explosif des Chôkoku avaient ouvert le champ des possibles en creusent dans les montagnes. Les Borukan aplanissaient les terrains et les Hyuga en utilisant leur visions avaient permis de connaître les emplacements où l'on pouvait creuser la roche. Bien sûr il y avait eu des différents surtout vers la fin des constructions les Chôkoku furent les plus touchés par l'absence de tact et de reconnaissance des deux autres. Donc notre jeune artiste exposait où cela lui chantait sans prendre compte des quartiers attribués aux autres clans ou certaines règles d'exposition de son clan. Bien qu'il ne faisait cela avec aucune envie pécuniaire c'était un créateur avant tout avec ce besoin de primordiale de reconnaissance. Tensai savait parfaitement ce qu'il plaisait à chacun des clans car selon lui l'Art peut toucher tout le monde le savant comme l’analphabète. Récemment il s'était lancé le paris d'émouvoir le peuple du magna les Borukan. Il avait exposé quelques créations devant le quartier mère du clan Borukan. Peu de temps après il s'était fait dégager comme une brindille bien qu'outré par le comportement des gardes il savait qu'il n'avait pas le droit. Cependant il avait eu ce qu'il cherchait de la reconnaissance et de la visibilité son ego avait pu entendre quelques douces paroles à son égard.

«Que c'est beau ! Oh Admirable ! Quel étrange sculpture ! Ça c'est un Artiste contemporain ! »

Galvanisé par de si beaux compliments le Chôkoku n'avait qu'une seule idée en tête en faire davantage pour ces brutes épaisses qui semblaient avoir au fond une sensibilité réelle. Une fois reconduit dans ses quartiers il entreprit de faire une sculpture à la grandeur du peuple Borukan. Ces derniers ne s'étaient pas montrés avare en compliments et il comptait bien les remercier comme il se doit en leur offrant une de ses créations originales. Place à la création se disait-il tout en entrevoyant les prémices de son futur édifice. Il allait utilisé une roche volcanique pour réaliser sa création l'artiste souhaitait utiliser du minerais de Magma propre au Borukan. Délicate attention de sa part. Il lui fallu bien une journée pour conceptualiser sa nouvelle œuvre. Pour ce dernier il faut pas rigoler en Art et une œuvre prend le temps qu'il faut surtout ne pas se précipiter dans de telle situation. Un artiste n'est pas à la minute surtout qu'il peut laisser des œuvres qui traverseront les siècles. Pensa t-il.

C'était donc l'heure pour lui de mélanger son chakra au minerais de Magma avant de procréer ce qu'il était appellerait par la suite le cri du Borukan. Ce genre de création nécessite une quantité énorme de chakra et la concentration la plus totale. A cet instant précis ou tout l’œuvre allait être créer ou tout prenait forme on sonna à sa porte. Trois coups assez pour lui faire perdre un peu de sa concentration et faire à sa tache. Rendant l’œuvre complément ratée à ses yeux. Tensai hurla de rage tout en se dirigeant vers cette porte avec férocité il l'ouvrit et tomba nez à nez avec un Borukan. Quelle ironie du sort, Tensai bien que surpris n'en démordait, Sa bouche cousue aussi était en colère et s'exprimait en crachant un peu de bave sur les habilles du Borukan.

« Oh toi ! Toi ! Toi ! Comment oses-tu me perturber … Toi ! Toi !! »

Tensai ne lui laissa pas le choix et le prit directement par la main et l'emenena de force dans son atelier à n'en pas douter il était prêt à tout faire sauter dans sa furie. C'était une des choses qu'il ne permettait pas la distraction lorsqu'il travaillait l'art de la sculpture et là un illustre inconnu. Son discours lui était déjà passé par dessus la tête. Il lui montra le crime de lèse majesté qu'il venait d'accomplir essayant de l'accabler mentalement de la ruine qu'il venait de causer. Car Tensai n'avait plus qu'en un seul exemplaire le minerais de magma. Ce jeune homme à la crinière de feu devait lui rembourser un pareil trésor tant ce minerai était difficilement trouvable. Surtout peu facile d’accès désormais Tensai devait aller en chercher il eut une idée afin de se faire aider. Il prit à nouveau le Borukan par le bras et le fit reculer de quelques pas. L'artiste fit une série de mudras et conclut par le mot « kai ». Une explosion se fit ressentir et souffla dans toute la pièce balayant au passage bien d'autres œuvres que celle explosée. Exprimant parfaitement sa colère Tensai redescendu légèrement car il savait aussi qu'il avait exagéré la chose. Mais comme dit précédemment on ne rigole pas avec l'Art et le Borukan devait le comprendre tôt ou tard ce qu'était un Chôkoku. Après l'explosion terminée et la bourrasque partie il prononça ses paroles à son interlocuteur.

« Je n'écouterai pas ta requête... Même si la ville est à feu et à sang. Tu es fautif, tu viens sans connaître les mœurs et coutumes du clan. Tu détruis le travail d'une journée par ton ignorance... Tu vas devoir me mener dans le croc rocheux afin que tu puisses réparer tes méfaits. »

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«Plus un esprit est délicat, plus il découvre de beautés originales.»
Charles Baudelaire
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