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[Mission libre C] Aide Humanitaire à Tokanaba [A. Kaede]

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Lun 14 Mai 2018 - 0:21
Spoiler:
 





C’était exactement ce que j’avais dit aux autorités de Tokanaba lors que j’avais mis un terme à la déchéance de Yuko. Que les ninjas de Kumo leur viendraient en aide pour reconstruire et stabiliser la situation. Et donc, quelques jours après, le village avait reçu une demande d’aide, comme prévu… Evidemment, comme je m’étais portée garante du village en leur affirmant tout ceci…

Bien, je m’étais portée volontaire. Ô certaines bonnes âmes m’avaient dissuadé de le faire afin de ne pas revivre ce qui s’était passé cette nuit-là… Et je les remerciais de leur bienveillance ; mais je savais parfaitement ce que j’avais à faire. Puis, je ne voyais pas ce qui pourrait me perturber dans tout ceci… Accomplir mon devoir de Kumojin et de Kunoichi devait il me… perturber ?

Il était tout de même assez ironique de voir qu’une personne ayant une telle capacité à pouvoir construire des choses aussi bien artistiques que fonctionnelles avait pu provoquer un tel chaos… Même si sa mort avait été nécessaire pour la pérennité du village et la sécurité de la nation ; je ne pouvais m’empêcher de pencher que sa disparation restait néanmoins une grande perte.

C’était même plutôt triste si je croyais les raisons de sa motivation. Malheureusement… Sans être une prison, le village shinobi de Kaminari n’était pas non plus un moulin. C’était un endroit sensible regorgeant d’un nombre importe de secrets, d’informations ou plus généralement de savoir. Un lieu qu’il nous fallait préserver du mieux que nous pouvions pour que rien n’arrive… Que ses habitants soient en sécurité.

Malgré tout, il y avait toujours certains impondérables, des données que nous ne pouvions anticiper… comme une désertion. Bien que la Mori fut… je l’avais remarqué, psychologiquement instable.

Enfin, pour venir en aide aux rescapés de cette ville du sud et les soutenir dans la traversée de cette épreuve, je fus accompagnée de la petite Aburame que j’avais déjà rencontré quelques fois et avec laquelle j’avais partagé un repas, d’ailleurs.

-Bonjour Kaede. Lui adressais-je alors que je m’approchais d’elle à quelques mètres de l’arche grise, entrée de Kumo. Si on se met en route maintenant, on y sera peut-être avant la fin de la journée. T’es prête ?

Nous avaient précédé deux convois de matériaux et autres produits spécifiques, durant la journée précédente, escortés chacun de quelques ninjas et autres experts de la construction. Avec un peu de chance ils seraient déjà sur place lors de notre arrivée.

Notre présence sur place serait surtout d’ordre, à priori, psychologique plus que matériel. Ô bien je n’hésiterai pas à mettre la main à la patte pour prouver au bon peuple de Kaminari que nous autres de Kumo étions toujours des personnes responsables et, surtout, à leur service. Et, puisque nous avions failli à notre devoir de protection… Enfin, moi, surtout…



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Lun 14 Mai 2018 - 2:27
Une mission ! Elle ne pouvait qu’être enthousiaste à cette idée, ne serait-ce que parce que cela laissait entendre que le village avait un minimum de confiance en elle. Ce fut donc débordante de bonne humeur qu’elle quitta son domicile pour rejoindre l’Arche Grise. Elle avait opté pour une tenue aussi pratique que confortable, à savoir des short alors qu’une pochette était attachée à sa cuisse. Elle portait des bottes parfaites pour la marche et avait opté pour un haut dévoilant son ventre, bien que la résille vint s’assurer de le recouvrir ainsi en partie. Plus elle avait de peau de dévoiler et plus il lui était aisé de faire appel à ses insectes. Ce n’était donc pas que par envie de se montrer indécente, il y avait bel et bien une question de pratique à son accoutrement. Quant à ses cheveux, elle les avait tressé, comme à son habitude, laissant ainsi sa tresse se mouvoir dans son dos.

Arrivée la première, elle adressa un large sourire motivé à celle qui vint rapidement la rejoindre, sa partenaire pour la mission. Peut-être ne devait-elle pas se montrer d’aussi bonne humeur sachant que leur mission consistait à venir en aide à un village ayant récemment été victime d’une attaque pour le moins assez violente de la part d’une kunoichi ayant tenté de déserter, désormais morte. Un frisson lui avait parcouru le dos en apprenant cette nouvelle, ne pouvant s’empêcher de penser à l’organisation qu’elle-même avait déserté, à savoir le Soshikidan. La raison principale pour laquelle elle avait quitté le pays du feu, à savoir qu’elle savait qu’elle y aurait risqué sa vie, à trop traîner dans les environs.

Et si le Soshikidan était désormais anéanti, elle ne doutait pas un seul instant que certains fanatiques s’y trouvaient encore. Certes était-elle désormais d’apparence différente et elle n’avait jamais donné son véritable nom, toutefois, mieux valait se montrer prudente. Et puis, au final, elle s’y plaisait ici, alors qu’elle avait eu le loisir de rencontrer nombreuses personnes qu’elle considérait plus qu’intéressantes. L’Ikeda faisait bien évidemment partie de ces personnes qu’elle appréciait.

- Yup, bien évidemment. T’peux compter sur moi. Puis j’espère qu’on y s’ra avant la fin d’la journée, j’ai un bon rythme d’marche.

Si son aînée avait mentionné qu’elles y seraient peut-être, voilà qu’elle voyait désormais le tout comme un défi à relever. Elle n’avait donc plus le choix, elles se devaient d’y être avant la fin de la journée. L’Aburame était capable de beaucoup lorsque mise au défi, son esprit compétitif se voulant assez présent, ce qui n’était pas étonnant considérant sa personnalité somme toute assez… Explosive.

- Alors, vite fait, si j’ai bien compris… L’village a connu un truc pas trop cool, et nous, on va offrir soutien ? En plus, t’sais quoi ? J’suis super douée avec les enfants ! Ou, ‘fin, ils m’apprécient bien… J’pense qu’j’ai d’la facilité à communiquer avec eux.

Était-ce surprenant, compte tenu de la personne qu’elle était ? Aucunement. Mais il fallait bien miser sur ses atouts et celui-ci en serait un, dans une telle mission, où elle allait devoir s’assurer, en plus de ses autres tâches, que les enfants n’en ressortent pas avec des séquelles.

Et puis, à quelque part, elle était peut-être la mieux placée pour les soutenirs. Fille du feu, son enfance avait été frappé par la violence de la guerre civile ayant fait rage au sein du pays. Elle connaissait l’horreur, tout comme elle avait vu des choses terribles déjà très jeune. Alors sûrement pouvait-elle apporter sérieusement quelque chose aux jeunes de ce pays, du point de vue de celle ayant connue situation similaire, à plusieurs reprises, par le passé. Elle avait le regard de celle qui avait connu un sort semblable.
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Lun 14 Mai 2018 - 3:31




J’étais dans le fond plutôt contente de me rendre dans cette ville avec une personne de confiance, cela me changerait de la dernière fois. Malgré l’enthousiasme qui aurait dû être contagieux de Kaede, refaire ce chemin une seconde fois si peu de temps après les évènements plus ou moins connus me laissait une désagréable, comme l’impression que cela allait se reproduire. Cette Yuko avait réussi à ébranler une partie de la confiance que j’avais jusque lors accepté de donner aux Kumojin. Bien évidemment, cette jeune femme était perturbée, plus que l’Aburame, et quelques signes avant-coureurs m’avaient la puce à l’oreille comme à celle de ce jônin qui l’avait assigné à mes côtés, pour une mission que j’aurais pu réaliser seule. J’avais compris la manipulation dont j’avais été victime, autant que feu Mori Yuko. Cela avait-il été un genre de test ? Je ne savais pas vraiment…

-Ça fera au moins une alors… Lui avais-je répondu sans exprimer grand-chose. Je n’avais pas spécialement d’affinités avec les enfants, ne savais pas les gérer ni les cerner, encore moins que leurs homologues adultes. Puis… Enfin, je n’étais pas la plus recommandée pour ces derniers. Je ne pense que je leur d’une grande aide, aux victimes. Parce que j’avais une vision trop objective dans ce genre de situation, je ne voyais que l’aspect médical des choses sans forcément toujours me soucier des états psychologiques. J’essayais, mais… Cela avait un peu de mal à « venir ». Hum… Si tu vois des comportements qui sortent de l’ordinaire une fois sur place, que ce soit chez les enfants ou les adultes… N’hésites pas à me le dire. Même si je n’étais pas la meilleure des psys, je savais reconnaître certains symptômes des troubles liés à ce genre de traumatisme. J’en étais le parfait exemple. Manque d’émotions, insensibilité… par exemple.

Ainsi nous marchâmes une bonne partie de la journée en toute tranquillité, tout au moins dans les apparences. J’étais presque tout de la longue plongée dans mes pensées me remémorant avec la plus grande exactitude tout ce qui avait pu se passer cette nuit-là. Je me souvenais de tout. Oh, je n’étais pas traumatisée, j’avais déjà éliminé, comme bon nombre de Kumojin et autres shinobi ; plusieurs menaces ; j’y étais habituée maintenant, malheureusement. Mais je devais avouer que cela faisait assez longtemps que je n’avais pas ôté une vie. Je m’étais faite à cette vie de médecin consacrée à prendre soin des autres sans m’occuper de moi, de mes projets. Ouais, ce qui s’était produit avec elle… était un teste, j’en avais maintenant l’assurance. Enfin, que je réfléchisse ne nous avait pas non plus empêché d’échanger quelques mots, de temps à autre mais il était vrai que j’étais restée plutôt silencieuse.

-J’y pense… je ne t’ai toujours pas invité, au restaurant. Oui, je n’avais pas oublié, mais avais dû penser à tout un tas de choses depuis notre dernière vraie rencontre. Oh et, une fois qu’on sera là-bas, il faudra que je récupère un autre… colis. Je n’ai pas pu le prendre la dernière fois. Soupirais-je. Evidemment étant donné de ce qui s’était passé… Entre cet affrontement et l’étant dans lequel j’en étais ressortie… Le matériel destiné à l’institut était donc resté à Tokanaba et attendait toujours d’être récupéré. Nous allions donc avoir pas mal d’occupation une fois sur place.



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Lun 14 Mai 2018 - 6:18
Il s’agissait d’une mission en tout point désigné pour la personne qu’était Kaede, aussi surprenant que cela pouvait sembler aux premiers abords. Certes très énergique et bien souvent difficile à suivre, elle n’en restait pas moins de quelqu’un de terriblement empathique qui laissait bien souvent ses émotions dicter sa façon de faire, de penser et d’agir. De ce fait, elle pouvait établir des connections avec autrui à un niveau beaucoup plus profond, se montrant présente pour ces derniers, offrant une épaule solide où s’appuyer et une oreille pour écouter, en plus de faire preuve de compassion.

Elle se devait seulement de faire sa part des choses, peut-être présenter un côté un peu plus posé de sa personne, ce qui était possible. Après tout, anciennement membre du Soshikidan, elle n’y avait pas été en tant que jeune hyperactive qu’elle était pourtant au quotidien. Lorsque la situation le demandait, notamment lorsqu’il s’agissait de mission, elle savait se montrer plus professionnelle, plus calme aussi. Une facette de sa personne qu’elle n’affichait presque jamais, préférant de loin son côté beaucoup plus dynamique, ne serait-ce que parce qu’elle aimait bien vivre comme elle l’entendait sans se soucier de rien ni personne. Or, pour cette fois-ci, alors qu’elle accompagnait l’Ikeda hors du village, elle ferait sa part des choses, acceptait d’endosser son rôle de jeune kunoichi compétente qui souhaitait faire le bien autour d’elle.

- Ehhh, ok pour l’colis j’imagine. Pour l’resto, t’inquiète, on s’fait ça en rentrant, ok ? Ou, une fois qu’tout est fait, t’peux p’t’être m’inviter à Tokanaba ? J’dois t’avouer vraiment pas connaître l’pays d’la foudre, puis t’sais j’suis vraiment pas difficile, niveau bouffe, donc bon, tout m’va, vraiment.

Un large sourire sur les lèvres, elle poursuivit sa route presque silencieuse, s’adressant de temps à autre à Sazuka, des questions ici et là, un peu de discussion. Le reste de temps, elle faisait sortir ses insectes de son corps, les observait se promener tout autour d’elle, volant dans le ciel ici et là, communiquant avec elle diverses pensées et informations. Son cerveau assimilait une grande quantité d’informations, et ce, en très peu de temps, comme à peu près toujours. Cela expliquait sûrement beaucoup de son caractère et sa façon d’être.

Une fois étaient-elles arrivées au village de Tokanaba, ce fut un triste décor qui les accueilli. Bâtiments et fermes avaient été endommagés, même détruits pour plusieurs. Il y a eu des morts, des civils et des animaux, tout comme nombreux blessés. Une ombre passa dans le regard de la jeune Aburame, qui ne pouvait que revoir ce que son pays d’origine avait été, à une époque.

L’arrivée des deux kunoichi attira l’attention et, rapidement, un homme vint se présenter à eux. Il semblait en plus ou moins bon état, si ce n’était qu’il avait un peu de difficulté à marcher. Or, d’un premier coup d’oeil, cela ne semblait pas être dû à l’attaque ayant eu lieu ici mais bel et bien de sa forme physique en péril alors que la vieillesse se dessinait sur ses traits. Il s’arrêta face aux deux femmes, les observant de haut en bas, avant de froncer les sourcils.

- Nous avons déjà eu des matériaux et des shinobis de votre village plus tôt, pour venir nous aider. Et vous, vous êtes là pour quoi ?

La méfiance se faisait entendre dans la voix de l’homme. Le chef du village ? Peut-être bien. Après tout, il ne pouvait se montrer trop prudent, pas alors qu’il s’était agit d’une kumojin qui avait causé tant de dommages à l’endroit. Certes avait-elle tenté de fuir le village, cependant, au final, elle avait porté jusqu’à ce moment-là le bandeau représentant son appartenance au village caché des nuages.

- Moi c’est Aburame Kaede, et voici Ikeda Sazuka. Nous sommes ici pour veiller au soutien médical et moral des victimes de l’incident. Si certains sont venus dans l’idée d’aider à reconstruire, nous sommes venus nous occuper de votre peuple.

Elle fit une attention particulière à sa diction, s’assurant de parler à un rythme régulier, plus lent qu’à l’habitude pour elle, tout en lui adressant un large sourire qui semblait vouloir tout dire. Comment était-il possible de douter d’une personne aussi transparente que l’Aburame ?
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Lun 14 Mai 2018 - 17:27




Et voilà, nous y étions ; sur les lieux des méfaits de l’ex-déserteuse. En plein jour ce qu’avait subi cet endroit et ceux le peuplant revêtait un caractère plus… triste. J’avais une meilleure vision de l’étendue des dégâts. Les deux gros cratères formés aux points d’impacts du colosse de bois étaient encore plus criants de la violence de l’assaut. S’il y avait eu des victimes, peut-être avions « nous » aussi évité le pire ici. Si je ne l’avais pas arrêtée, qui pouvait dire dans quel état serait ce lieu jusqu’à notre arrivée, si paisible ? Enfin, il valait mieux ne plus trop y penser, et que je me concentre sur la nouvelle tâche qui nous avait amenées ici.

Je dû faire face, une nouvelle fois, au scepticisme des autorités locales. J’étais pourtant persuadée d’avoir effacé tous les indices de l’origine de la jeune femme, ayant récupéré chacun de ses effets personnels, soustrait son bandeau et donné une version divergeant légèrement de ce qu’il s’était véritablement produit. A savoir que leur assaillant était un ennemi de Kaminari, et pas seulement de Kumo, et encore qu’elle venait du village. Fort heureusement Kaede eut le bon réflexe en expliquant la raison de notre venue. Quant à moi… je devais remettre les choses dans l’ordre afin de sauvegarder –un minimum- l’image que nous projetions.

-Je comprends votre méfiance. Mais comme je l’ai déjà dit à vos services de sécurité ; cette attaque est un fait isolé ; malheureux… triste… Mais unique. Nous allons faire tout ce qu’il nous est possible pour sécuriser davantage la région pour éviter que cela ne se reproduise. Avais-je rétorqué assez froidement. Que cela soit de la main d’une Kumojin renégate ou d’un véritable opposant à Kaminari, le constat était le même ; qui aurait pu penser qu’une attaque viendrait de l’intérieur, par derrière ; là où les défenses de cette ville étaient les moins fournies ? Nous… Enfin, Kumo comme le seigneur du pays, devions prendre la mesure de cette tragédie et considérer sa gravité.

-Aaah… Veuillez accepter mes excuses… Soupirais-je. Me rendant compte que je n’adoptais pas le meilleur comportement pour aborder ce qu’il s’était passé ici. Comme Kaede vous l’a dit… Nous sommes ici pour apporter notre soutien. Vous serait-il possible de la conduire auprès de votre cellule psychologique ? Et… Il faudrait que je rencontre les… blessés.

L’homme plutôt âgé ne releva pas et nous fit signe de le suivre. Tout en avançant dans la rue principale portant les stigmate de cette agression nocturne ; j’observais les hommes et femmes de Tokanaba mais aussi de Kumo, à l’ouvrage. Il faudrait du temps avant d’effacer cette blessure. Et quand bien même nous y parvenions, sa cicatrice serait encore plus présente. L’acte de la Mori avait deux tranchants. Le premier avec des effets directs et évidents, et le second plus vicieux : la confiance. Regagner ou maintenir une confiance à priori assez fragile avec les populations civiles serait… encore plus ardue après tout ceci… Nous ne pouvions donc que faire de notre mieux…

A quelques pas derrière le vieil homme faisant office de « maire », je posai la main sur l’épaule de Kaede.

-N’oublies pas ce que je t’ai dit, au moindre signe anormal, tu m’appelles. Lui-dis en me séparant d’eux alors que notre guide improvisé me montrait une tente portant une croix blanche. A plus tard. Lui souris-je finalement.



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Lun 14 Mai 2018 - 18:24
Ce fut un regard lourd de sous-entendu que la jeune kunoichi adressa à sa partenaire suite au ton froid que celle-ci avait employé. Alors qu’elle avait tenté elle-même de calmer le jeu, la médecin ne lui donnait pas la tâche facile en agissant de la sorte. Bon, semblerait-il que son regard, accompagné du scepticisme de l’homme, suffirent pour lui faire comprendre qu’il y avait peut-être bien d’autres façons de s’exprimer, surtout si elles ne venaient effectivement que pour les aider.

Suivant finalement le vieil homme, semblant autorité dans ce village abîmé par la récente attaque dont il fut la victime, elle garda le silence, ce qui était assez surprenant lorsque l’on connaissait la boule d’énergie qu’était d’ordinaire la jeune Aburame. Ses pas étaient légers, son expression avenante bien qu’elle faisait preuve d’un sérieux que peu lui connaissait. Elle s’arrêta finalement dans sa marche en sentant la main de l’Ikeda contre son épaule, faisant ainsi signe au vieil homme de l’attendre. Pivotant sur ses talons, elle lui offrit un sourire tout en arquant un sourcil, l’air de lui demander si quoique ce soit clochait.

Oh, évidemment, elles n’allaient pas oeuvrer à la même place, possédant des compétences complètement différentes.

- T’inquiète pas trop, si y’a quoique ce soit, j’sais où t’trouver.

Quelques insectes s’échappèrent de ses bras sous le regard curieux des habitants qui, pour la plupart, n’avaient sûrement jamais été en contact avec un membre de son clan. Hormis Shizen, les Aburame étaient inexistants en ces terres. Ces quelques insectes vinrent rejoindre son aînée, trois ou quatre se posant sur son épaule.

- Si jamais toi t’as b’soin d’moi.

Elle se doutait qu’elle-même ne se trouverait pas trop loin. Sur un dernier sourire, elle se remit en route avec l’homme qui l’amena rapidement auprès d’un bâtiment semblant lui en bon état. Toutefois, l’intérieur était plus désolant. Quelques familles s’y trouvaient, sûrement ceux qui avaient vu leur demeure détruite lors de l’incident. Un peu plus reculé, quelques enfants, certains pleurant encore tandis que des femmes tentaient de les calmer. Elle leva un regard vers l’homme, qui se contenta d’hocher de la tête. Des orphelins…

Le coeur de la jeune demoiselle se serra à cette vision. Dans une situation comme celle-ci, elle pouvait tant vivre en tant que victime que coupable. Au sein du Soshikidan, elle avait posé des gestes dont elle était peu fière. Fille du feu, elle avait aussi vu la guerre ravager son pays, détruire des familles et laisser des enfants sans parent.

Voyant les quelques femmes débordées, elle s’approcha d’eux directement, bien que n’ignorant pas les regard dirigés vers elle. Une jeune fille, d’environ deux ans, reniflait, comme si elle tentait de retenir ses larmes. Pauvre enfant… Apprendre si jeune à avoir une emprise sur ses émotions… L’Aburame vint s’accroupir face à elle, le regard avenant, son sourire rassurant. Silencieusement, elle vint passer une main dans ses cheveux, attirant son attention. Dès lors, celle-ci vint se loger dans ses bras, comme en quête d’un peu de réconfort qu’elle lui offrit volontier. Prenant la petite dans ses bras, elle vint lui caresser la tête.

- Tu as le droit de pleurer…

Sur ses mots, elle sentit les épaules de la jeune fille se secouer.

- Moi c’est Kaede.
- Ha… Hanae.
- Enchantée, Hanae.

Son regard se dirigea sur les quelques familles qui avaient élu domicile ici en attendant d’avoir un autre endroit où vivre. Se mordillant la lèvre, la jeune genin quitta l’endroit, leur signifiant qu’elle comptait revenir, l’enfant toujours dans ses bras, celle-ci s’agrippant à elle avec force.

- Dîtes-moi…

Elle venait de s’adresser à un shinobi sur place.

- Dans tout ce que vous avez amené, y a-t-il des effets pour s’occuper du peuple ? Vêtements, couvertures, nourriture, et autre ?
- Non.

Un soupire s’échappa de ses lèvres. Bien évidemment. Elle aurait dû y penser. Elle allait devoir retourner voir Sazuka, voir ce qu’elle pouvait bien penser de tout cela. Parce qu’autant que remettre le village sur pied était la priorité, ce peuple avait besoin de réconfort.
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Lun 14 Mai 2018 - 19:01




Je ne connaissais pas l’Aburame depuis suffisamment longtemps pour m’être faite une idée de qui elle était, de quelle façon elle pensait… L’aperçu du restaurant n’avait pas été suffisant, clairement pas, car je fus surprise de la voir si… investie. Voire sensible à ce qu’il s’était produit ici, la situation dans laquelle se retrouvaient toutes ces personnes. Je n’étais pas non plus heureuse de la savoir « touchée », cela voulait dire certaines choses dont les gens ne voulaient pas parler en général. Enfin, le sujet de notre présence n’était pas celui-ci.

Les insectes de la jeune femme sur l’épaule, je m’étais rendue sous la tente médicale. Je n’avais pas imaginé un instant que les seuls deux coups qu’avait porté la Mori sur la ville avait eu cette ampleur, et avait pu causer tant de… dégâts ? Défilant au milieu d’une rangée de lit chacun occupé par une personne ayant subit la folie d’une seule et même personne, je m’étais approchée du médecin en cheffe. Il portait une blouse blanche, le seul au milieu de quelques infirmiers et infirmières. Ces derniers m’avaient d’ailleurs dévisagé, j’en reconnus certains.

-Bonjour, Ikeda Sazuka… Docteure Ikeda.
]-Hum… Je sais qui vous êtes, vous étiez lorsque tout ceci est arrivé.
-Effectivement… Avais-je soupiré. Combien de victimes à déplorer ?
-Combien de mort vous voulez dire ? Avec un ton sarcastique. Une vingtaine. Non, vingt et une exactement. Et trente-six blessés, dont dix graves. Sans compter toutes les « victimes » collatérales.
-Je vois… Je veux voir les dix dans un état grave ? Ils sont ma priorité. Affirmais-je avec autorité.

Je n’étais pas douée pour les relations humaines, mais en revanche, pour sauver des vies ; je n’avais pas mon pareil. J’avais un principe de base très précis en terme de médecine, de chirurgie et d’Iroujutsu. Les blessures par chakra devaient être guéries par le chakra, les autres par voie conventionnelle. Mais dans cette situation, je devais sans doute pouvoir faire une exception, même si j’allais devoir sacrifier une immense quantité de chakra. D’ailleurs, le médecin, bien qu’il m’ait mené à l’arrière de la tente là où se trouvaient les plus mal en point ; ne sembla pas comprendre ce que j’étais venue faire ici, même en tant que médecin.

-Vous êtes docteure… D’accord. Mais… Vous l’êtes dans quel domaine pour penser pouvoir faire quelque chose à l’état de toutes ces personnes ? Nous n’avons ni le matériel, ni les bras pour tous les… sauver. Avait-il ajouté à voix basse.
-He… Dans tous les domaines touchant à la médecine, et, je pratique l’Iroujutsu. Leurs blessures sont récentes, je peux encore les soigner avec mon chakra. Je ne pourrais pas tous leur faire bénéficier de ce traitement, pas le même jour… J’en opérerai donc certains… Je dois donc… Savoir quels sont les plus critiques…
-Hum… Vous êtes un peu… désolé de vous dire ça, mais la cause de tout ceci… Alors, faites votre possible. Avait il ajouté d’une intonation froide exprimant presque la colère en me claquant une liste contre le buste avant de quitter les lieux. La liste des cas…

Et je me retrouvais seule sous les toiles dressées au-dessus de nos têtes en guise de toit.
Je soupirai longuement en observant tous les corps inanimés mais pourtant toujours en vie… J’espérais que du côté de Kaede, tout se passait pour le mieux… Enfin, mieux qu’ici.



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Lun 14 Mai 2018 - 20:24
La première idée de la genin était d’aller rejoindre sa supérieure pour avoir son idée sur le situation dont elle s’occupait à l’heure actuelle. Toutefois, en s’éloignant tranquillement du bâtiment dont elle venait, elle s’arrêta dans sa marche. Devait-elle avoir son autorisation ? Ne pouvait-elle pas faire preuve d’initiative, sans compter que son idée ne nuirait à personne, si ce n’était que de se priver de bras supplémentaires pour vingt-quatre heures, voir un peu moins. Le soleil déclinait déjà à l’horizon, la route avait été longue, et donc, de ce fait, elle se devait d’agir. Se décidant dès lors qu’elle laisserait la médecin faire ce qu’elle savait le mieux faire : soigner les patients, pour sa part, elle s’occuperait du moral de ceux ayant perdus beaucoup.

Elle s’approcha donc à nouveau du shinobi qu’elle avait croisé, qui lui lança un regard curieux, comprenant sûrement qu’elle revenait à la charge, cette fois-ci avec une demande bien particulière. Elle tenait toujours la gamine dans ses bras, dont les pleures s’étaient calmés. Elle semblait même s’être endormie, comme si elle se calmait pour la première fois depuis les événements. Un tendre sourire vint donc s’étirer sur les lèvres de la kunoichi.

- Je suis désolée, je ne me suis pas présentée plus tôt. Aburame Kaede. Comme vous tous, je suis venue ici pour aider le village.

Il arqua un sourcil, lui demandant silencieusement de poursuivre alors qu’elle semblait seulement tâter le terrain. Pour sa part, elle faisait tout de même de gros efforts, en parlant lentement et faisant même preuve d’une certaine politesse. Il n’y avait pas qu’elle qu’elle représentait à l’heure actuelle, mais bien le village dont elle affichait fièrement l’emblème.

- Avec tout ce que ce village a connu et perdu, je me demandais s’il serait possible d’envoyer quelqu’un à Kumo pour ramener des vêtements, des couvertures, peut-être quelques petits jeux et des peluches pour les enfants… Bien que la construction est importante, les faire sentir bien dans toute cette histoire est une priorité qui n’est pas à négliger.

Il semblait réfléchir, quelques instants, avant d’hocher de la tête. Décidément pas très loquace cet homme. Toutefois, il s’empressa de faire venir un homme jusqu’à lui, ce dernier prenant immédiatement la direction du village caché des nuages.

- Merci.

Désormais plus motivée dans cette histoire, tandis que son idée semblait avoir plu, elle se dirigea à nouveau vers le bâtiment où son aide avait été demandé. Arrivant aux côtés de l’homme qui les avait accueilli, elle lui fit part de ce qui devrait arriver au cours de la journée du lendemain, en ce qui concernait de quoi venir en aide aux villageois. Cette nouvelle semblait le détendre tandis qu’il affichait pour la première fois un faible sourire, ce qui vint rassurer la jeune demoiselle.

Celle-ci s’avança dans la grande salle, l’enfant toujours dans ses bras, s’asseyant au sol pour faire face aux quelques personnes présentes, tous semblant séparés par famille, tandis que des femmes s’occupaient toujours des plus jeunes.

- Je dois admettre ne pas connaître spécialement votre village ni même sa façon de faire. Mais, pour l’instant, l’important va être de se serrer les coudes.

Elle inspira profondément.

- Je m’appelle Aburame Kaede, je suis une fille du feu, pays longuement ravagé par la guerre civile. Je comprends votre mal et partage votre douleur. Toutefois, comme j’ai dis, pour le moment, ce dont vous avez tous besoin, c’est de vous ressaisir face à l’adversité. Vous êtes un peuple et ensemble, vous êtes plus forts que tout ce que la vie peut mettre sur votre chemin.

Motiver les troupes, les empêcher de broyer du noir, telle était l’objectif de la jeune demoiselle qui avait vu la guerre de ses propres yeux, tout comme les flammes ravagés des petits villages. De ses amis avaient péris, enfants d’autres clans, d’autres endroits. Si les Aburame s’étaient toujours tenus loin de tout conflit, cela ne l’empeĉhait pas que d’avoir vu toutes ces horreurs.
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Lun 14 Mai 2018 - 22:37



Je consultais la liste établie ma mon confrère qui visiblement n’avait pas daigné vouloir m’aider, sans doute accaparé par l’état de santé des autres survivants. Si j’avais su le nombre de victimes directes ou indirectes que l’attaque avait engendré, j’aurais certainement demandé l’assistance d’autres médecins, et serai sans doute venue ici avec Kiyoko, aussi. Mais voilà, j’étais seule face au produit de mon manque d’efficacité au combat et retourner à Kumo et même envoyer quelque requérir plus d’aide s’avérerait, dans ce cas-ci, parfaitement inutile voire contreproductif.

Après quelques minutes, toutes les perfusions de mes premiers patients étaient prêtes, remplies d’un mélange d’eau et d’anesthésiant qui les garderai endormis jusqu’à ce que j’en ai fini. Je n’avais aucune peine à imaginer le temps que tout ceci allait me prendre, j’étais partie pour ne pas dormir et me dévouer à cette tâche qui m’incombait plus qu’à quiconque. Assise sur une chaise à côté du premier patient, au niveau de son thorax, j’effectuais quelques signes et une large aura verdoyante émana de mon corps pour englober celui de ce malheureux homme. Trentaine, cheveux bruns, visage tuméfié et souffrant de multiples perforations.

Il avait dû être écrasé par l’immense colosse de bois, il était le cas le plus préoccupant. Sous ma main posée sur son buste je pouvais sentir au travers de sa peau les os se remettre en place, se reconstruire progressivement, son épiderme reprendre peu à peu une teinte plus vivante et après plus d’une heure installée à côté de lui ; j’eus la sensation que mon chakra avait fait effet comme je l’espérais. La concentration nécessaire au maintien de de l’aura avait fait perler sur mon visage de grosses gouttelettes de sueur, preuves de l’effort que je fournissais pour le soigner. Par chance, et parce que la nature était bien faite, rares étaient les blessures trop irréversibles pour les « adeptes » de l’Iroujutsu.

Il n’y avait que le temps qui jouait dans ces situations. En effet, plus une personne gravement blessée attendait pour recevoir des soins, qu’il issus du chakra ou de la médecine conventionnelle ; plus il avait de chance de pas pouvoir être soigné. C’était un fait commun à ces deux champs d’action. Si je pouvais empêcher la mort de s’emparer d’un corps, je ne pouvais en revanche plus rien lorsqu’elle s’y était installée durablement. Et faire comprendre ça à une personne désirant plus que tout qu’on sauve la vie d’un être lui étant cher… n’avait jamais non était mon fort. Enfin, je ne faisais jamais preuve d’une grande compassion et encore moins d’empathie. C’était sûrement pour cette raison qu’on me confiait d’annoncer aux personnes le décès de leurs parents, frères, sœurs, enfants ou amis…

User de mes compétences et abuser de mon endurance pour essayer d’alléger la peine de cet acte formait en quelques sortes ma pénitence…
Et je répétais l’expérience encore cinq fois de plus avant de comprendre qu’aller plus loin serait… une erreur. J’avais clairement, une nouvelle fois de plus, dépassé ce panneau d’avertissement signifiant que poursuivre me mènerait inévitablement à la mort. C’était comme vouloir ramener les défunts à la vie, la même sensation d’extinction.

Alors, ne pouvant plus rien ce jour pour eux, n’ayant d’ailleurs pas plus la force d’opérer… J’étais obligée de remettre la suite au lendemain.

Croisant l’autre médecin, je lui adressai quelques mots.

-Six sont hors de danger. Les quatre restants sont les « moins critiques ». Je ne peux plus rien faire, pour aujourd’hui.
-Mais vous aviez dit que…
-Je sais, mais je ne peux pas. Vous pouvez déjà annoncer aux familles de ceux-là, qu’ils vivront. Lui-dis-je en lui rendant la liste avec les noms barrés. Et, surveiller l’état des autres. Si jamais l'un d'entre eux empire, demandez à un Kumojin de me prévenir... Je devrais avoir récupéré suffisamment d'ici là...

Sans attendre d’autres réponses de sa part, j’avais quitté la tente médicale et tous ses appareils. Dehors, je me rendis compte que la nuit était déjà tombée, sans que je m’en aperçoive, et avait amené avec elle cette fraîcheur typique de Kaminari. Je pris une profonde respiration et observai un instant le ciel dégagé. Ces deux nuits étaient identiques. Puis, après un bref instant, pris la direction de là où devait se trouver Kaede. Ayant trouvé la grande, et surtout une fois qu’on me l’eut indiquée ; je restais un moment à la porte, appuyée contre son encadrement, observant les victimes, dommages collatéraux ; semblant avoir retrouvé un peu de… gaité. Enfin, quelque chose y ressemblant. Je fixais un instant l’Aburame. Effectivement, elle semblait vraiment bien s’entendre avec les enfants… Après quelques secondes passées à l’observer, je lui fis signe alors qu’elle semblait avoir remarqué ma présence.

-Je t’emmène manger quelque chose ?



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Lun 14 Mai 2018 - 23:36
Assise sur le sol, auprès de ces villageois, la jeune Aburame s’était lancée dans de longues discussions sur de nombreux sujets différents. Elle avait fait quelques jeux avec les enfants, s’était entretenue avec les adultes, avait raconté des histoires, avait aussi écouté les leurs. Il s’agissait d’un peuple riche en histoire, en vécu, du peu qu’elle venait d’en comprendre. Les gens étaient intéressants, lui partageant même différentes anecdotes, des histoires de famille. Certains en vinrent même à se remémorer des souvenirs de ceux ayant été victimes de la dernière attaque dont avait été victime le village. Il eut donc des larmes, des rires, mais, au final, pour ces quelques uns, ceux les plus touchés par les derniers événements, les choses semblaient être un peu plus légères. Quant à Hanae, elle avait refusé de la quitter, passant ainsi la journée sur ses genoux, en jouant distraitement avec ses cheveux d’un blond si pâle qu’ils tendaient vers le blanc.

C’était une grande qualité qu’elle possédait. Sa bonne humeur était contagieuse et son empathie se ressentait tout autour d’elle. Elle était quelqu’un en qui il était aisé d’avoir confiance, malgré le cruel manque de sérieux dont elle pouvait faire preuve. En ce moment même, elle fredonnait des chansons avec les plus jeunes, sous le regard attendri des plus vieux, venant ainsi temporairement chassés les nuages venus recouvrir leur vie. S’ils auraient pu en vouloir aux kumojins, alors que l’une d’entre eux était responsable de cet événement, au final, il aurait été injuste de leur jeter la pierre pour les actions isolées d’une seule qui avait décidé de déserter, si elle avait bien compris l’histoire.

À quelque part, la jeune demoiselle, qui ne saisissait pas tout à fait ce qu’était exactement un shinobi, les villages cachés et les objectifs de leur… Organisation ? Ne pouvait que se demander pourquoi n’avait-elle simplement pas pu quitter. Pourquoi s’entêter à la poursuivre et à l’arrêter ? Certes, il y avait les secrets d’états, possiblement problématiques, toutefois… Si personne ne s’était mis en travers de sa route, le ville de Tokanaba n’aurait pas connu tel désastre.

Quelques regards se tournèrent vers l’entrée du bâtiment, assez pour qu’elle-même en vienne à tourner la tête pour y voir l’Ikeda. Lui adressa un large sourire, elle tenta de se redresser, tout ça pour être arrêtée par la jeune demoiselle qu’elle avait gardé près d’elle toute la journée. Lui offrant un sourire tendre, elle plongea son regard dans le sien, caressant doucement sa petite tête et ses cheveux, gagnant un peu de temps pour trouver les bons mots. Ce n’était pas sa force, elle qui exprimait d’ordinaire tout ce qui lui traversait l’esprit, mais, pour aujourd’hui, elle avait fait des efforts et ceux-ci semblaient avoir payés.

- Il se fait tard, Hanae… Va dormir, on se revoit demain, d’accord ?
- Promis ?
- Bien sûr ma belle.

Le sourire de la petite pouvait faire fondre le coeur de n’importe qui, elle en était certaine. Se relevant finalement, elle la confia en une femme qui la remercia, ce à quoi elle répondit d’un vague geste de la main, lui signifiant de ne pas s’embarrasser avec si peu. Elle n’avait pas besoin d’être remercié, elle ne cherchait que sincèrement à les aider. Les enfants au lit, le peuple un peu plus rassuré, ou du moins, semblant moins… Déprimé, qu’un peu plus tôt, elle leur signifia qu’elle serait de retour à la première heure le lendemain matin puis quitta le bâtiment en faisant signe à Sazuka de la suivre.

- J’meurs d’faim !

Parce que les habitudes revenaient toujours très rapidement, elle laissa entendre un long soupire de celle qui, sans nécessairement être physiquement épuisée, l’était davantage mentalement.

- Donc bien évidemment qu’j’accepte l’offre. ‘Fin, si ça t’dit.

Même si elle était celle à l’avoir offert, elle souhaitait s’en assurer.

- Puis, ta journée, ça s’est passé comment ?

S’avançant dans les rues du village, elle avait tourné la tête pour observer la médecin de ses grands yeux clairs, son éternel sourire sur les lèvres.
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Mar 15 Mai 2018 - 4:18



C’était dans ces moments là que je me rendais compte que je n’étais pas tout à fait un l’équivalent d’un shinobi. Aussi solide pouvais-je être, aussi habituée à la mort et au malheur que j’étais ; ce genre de journées, leur contexte avait l’étonnant faculté de m’affecter, et bien que je l’imaginais. Peut-être était-ce pour éviter ce genre de sentiments que je m’étais si longtemps désintéressée des autres, de leur sort et que j’avais au final développé un égoïsme si prononcé. Un comportement qui au final n’était pas le mien, pas naturellement tout au moins.

Répondant à son sourire par un autre plus forcé qui ne correspondait pas à l’état psychologique dans lequel je me trouvais, je l’avais rejointe au milieu de cette longue rue.

-Éprouvante. Répondis-je en me frottant le front. Et le mot était faible. Nous avions beau être dotées de compétences exceptionnelles en comparaison de ceux n’ayant aucune sensibilité au chakra, cela n’empêchait pas qu’avant cela nous étions de simples humains avec chacun nos faiblesses et nos forces. Bien que nos forces à nous furent bien supérieures à la plupart des êtres vivants dans ce monde… Et nos faiblesses l’étaient sans doute, par conséquent, proportionnellement équivalentes. Les miennes l’étaient, en tout cas. Et toi ? Pas de problème ? Demandais-je d’une voix excessivement douce.

Nous marchâmes dans les rues relativement désertes de Tokanaba en quête d’un endroit où nous pourrions nous restaurer. Avec mes nombreux allers retours ente ici et Kumo, j’avais repéré quelques endroits paraissant sympathique dont un situé à quelques rues à peine d’ici. Un restaurant, si l’on put appeler ça comme ça, constitué d’une unique et longue table constituant à la fois le comptoir bordé de tabourets. Le genre qui restait ouvert jusque très tard dans la nuit pour servir les clients de passage la nuit. Je savais qu’ici le choix de la carte n’était pas grandiose ; et était d’ailleurs affiché à l’extérieur. La base principale de ce qu’il proposait n’étaient autres que des ramens. Seuls les accompagnements différaient un peu. Bœuf, poulet, légumes.

-A cette heure-ci… Y a pas grand-chose d’autre. Lui dis-je en tirant le petit rideau qui servait à séparer « l’intérieur du restaurant » de la rue, et l’invitant à prendre s’asseoir. Je pris place à côté d’elle et aussitôt le serveur qui s’avérait être aussi le patron et le cuisinier nous demanda ce qu’on voulait. Légumes… et ramens… Répondis-je. Il prit la commande de Kaede et se mit au fourneau aussi rapidement qu’il nous avait abordé. Je soupirai longuement. J’aurais aimé t’inviter dans une autre ambiance, et un autre contexte… Lui souris-je légèrement en l’observant. Et il m’aura fallu attendre cette mission pour qu’on puisse se revoir… Soupirais-je. Et, si vous avez du saké… J’en veux bien un ou deux verres, s’il vous plaît. Adressais-je au… patron.

Je n'avais qu'une tolérance très limitée à ce genre de poison, mais au moins j'étais d'y trouver le sommeil pour mieux réattaquer le lendemain...



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Mar 15 Mai 2018 - 16:00
D’un seul coup d’oeil, il était aisé de voir que la médecin était épuisée. Beaucoup plus qu’elle-même l’était en réalité. C’était compréhensive, elle avait dû déployer beaucoup plus d’énergie qu’elle pour accomplir ce qui lui avait été demandé. De son côté… Elle s’était occupée du moral des troupes tout en s’assurant de réconforter les plus jeunes, offrant ainsi une petite pause aux adultes débordés. De quoi leur permettre de se reposer un peu, au travers tout le brouhaha. Elle espérait seulement que ce qu’elle avait demandé arrive rapidement. Parlant de cela, elle allait devoir faire part de son initiative à sa supérieure, chose qu’elle ferait une fois autour d’un bon repas. Sans l’avoir réellement remarqué, l’esprit occupé par autre chose, son estomac criait famine.

- Ça allait d’mon côté. ‘Fin, j’ai pas l’impression d’avoir fait grand chose.

Elle eut un léger rire.

- J’ai fait des tresses aux gamines, elles sont choues.

Bon, ce n’était rien de grandiose, elle se devait de l’admettre, mais elle avait aimé voir leur visage éclairé d’un sourire en ces temps sombres. Aujourd’hui, elle s’était occupée des plus jeunes et des familles. Demain, elle voulait aller voir les autres, ceux qui n’étaient plus tout à fait enfants mais pas totalement adultes. Normalement, on lui avait dit qu’ils travaillaient à aider à reconstruire ce qui avait été détruit. Elle n’avait donc pas pu aller les voir aujourd’hui, étant arrivée tout de même assez tard au village, toutefois, elle comptait bien en profiter du fait qu’elles ne partaient pas de si tôt pour s’assurer du moral de tous et chacun.

Bien contente de finalement trouver un endroit où manger, elle se contenta de dire au patron de mettre ce que bon lui semblait dans le bol, notamment pour éviter qu’il ait à jeter quelconque aliments. Elle n’était pas bien difficile, de toute façon, et elle avait terriblement faim.

- J’vais prendre du saké aussi, s’vous plait !

Un ton assez léger, ce qui contrastait avec l’ambiance générale de l’endroit. Elle n’y pouvait rien, elle était dotée naturellement de cette personnalité flamboyante et de ce regard pétillant. Les deux verres furent donc déposés devant elles tandis que l’homme, seul employé et patron de l’endroit, retournait aux repas qu’elles attendaient.

- T’inquiète, c’très bien comme ça aussi. J’comprends t’es quelqu’un d’occupé. Moi aussi, surtout qu’j’fais mes premiers pas dans l’Kyuubu, en plus qu’j’suis officiellement membre d’une équipe. Donc bon, fais-toi en pas avec si peu. J’suis bien contente qu’on ait l’loisir d’partager un repas aujourd’hui.

Elle était sincère dans ce qu’elle disait, le tout avec un doux sourire venant étirer ses lèvres.

- Quand j’ai lu l’rapport d’mission qui est tombé dans les mains du Kyuubu, puis la d’mande de mission pour c’qu’on fait maintenant, j’m’attendais pas à un truc d’cette ampleur…

Elle n’avait toujours pas conscience de l’implication qu’avait eut l’Ikeda dans toute cette histoire, ce qu’elle avait présentait seulement une kunoichi ayant décidé de fuir, et ce, de manière assez brutale.

- J’préviens, j’tiens mal l’alcool.

Accompagnant ses paroles d’un rire, elle vint porter son verre à ses lèvres, appréciant le goût du breuvage qu’elle partageait avec son aînée.
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Mar 15 Mai 2018 - 21:24



-Ah ? Ce n’est qu’une impression… Souris-je légèrement. C’est important de vérifier que les plus jeunes ne gardent pas des séquelles… C’est comme ça qu’on évite des extrémités comme Yuko… Soupirais-je. Pourtant cela ne voulait pas dire que tous ceux ayant vécu des traumatismes dans leur enfance, ou leur adolescence se transformaient systématiquement en… quelque chose de néfaste pour le reste du monde. Bien sûr je ne prenais pas en exemple, en revanche Kaede… Qui avait plausiblement vécu des événements marquants était… « tout à fait normale ». Je ne la connaissais pas non plus tant que ça pour pouvoir l’affirmer mais je pouvais affirmer que nous étions très différentes.

Je fus relativement surprise lorsque je l’entendis à son tour demander un verre de saqué. J’oubliais lorsque je la regardais qu’elle n’était plus exactement une gamine sous ses traits pourtant si juvéniles. Enfin, cela dit, elle était quand même jeune quoi qu’il en soit ; et pas beaucoup plus que moi non plus, mais disons qu’elle ne faisait pas vraiment son âge. Bref, elle avait tout à fait le droit de boire si elle le voulait, qu’elle soit résistant à l’alcool, ou pas. Personnellement je ne buvais que très rarement car comme elle je n’endurais pas tout ce qui pouvait être au-delà de zéro degrés. Et même très mal en fait. Ce fut pour cette raison que je n’avais pas encore touchée au verre que nous avait servi le patron. Fatiguée, le ventre vide…. Commencer par-là n’était pas une bonne idée.

-Bien, si tu apprécies. Souris-je en posant les yeux sur elle. C’est tout ce qui compte. Mais je tâcherai de me rattraper plus tard avec quelque chose de plus élaboré. Le Kyuubu ? Etouffais-je un léger rire. Ô je ne me moquais, mais ce travail ne me semblait pas être en adéquation avec la personnalité de l’Aburame. Bien sûr je pouvais me tromper, qui étais-je pour décider de cela ? Et, tu serais quel genre de policière ? Plutôt comme nôtre Raïkage, ou… comme… Je n’avais pas vraiment d’autre exemple qui me venait en tête ou tout au moins rien à mettre en opposition à la Metaru qui était, elle, parfaite pour cet office; entre autre. Mais c’est une bonne chose. Hochais-je de la tête comme pour confirmer ce que je venais de dire. C’était un rôle important, de maintenir l’ordre dans le village, et voire même en dehors. Je suis triste d’avoir eu à… l’arrêter… Mais si je ne l’avais pas fait, qui sait ce qu’il se serait passé. Dis-je en observant le cuisinier qui semblait vraiment absorbé par ses préparations.

Enfin, l’instant suivant il se retourna et nous présenta deux larges bols remplis à ras.

-Hum, idem, je n’endure pas bien non plus… Enfin, un verre sera suffisant pour me faire dormir… Soupirais-je.

Ainsi donc, nous pûmes manger.



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Dernière édition par Ikeda Sazuka le Mer 16 Mai 2018 - 14:36, édité 1 fois
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Mer 16 Mai 2018 - 14:27
Le nom lui disait quelque chose. Yuko… Celle derrière cet événement tragique. Pour sa part, elle se contenta d’hocher de la tête. Si sa supérieure trouvait son travail nécessaire, c’était tout ce qui comptait au final. Elle n’avait décidément pas l’impression de faire grand chose de pertinent, entre Sazuka qui soignait les blessés et autres shinobis venus aider à reconstruire le village, toutefois, elle éprouvait une certaine satisfaction de voir un sourire éclairer le village sombre des villageois. Parce qu’eux aussi avaient le droit à un peu de soleil, d’autant plus dans une situation comme celle-ci.

À peine le verre arrivé devant elle, elle en prit une gorgée, malgré la faim qui lui tiraillait le ventre et la fatigue qui commençait de plus en plus à se faire lourde sur ses frêles épaules. La journée avait été plus longue que prévue, ne serait-ce qu’avec la marche qu’elles avaient dû faire jusqu’ici et tout ce qu’elles avaient fait depuis qu’elles étaient arrivées. Parlant un peu de tout et n’importe quoi, la jeune Aburame en vint à parler de sa place au sein du Kyuubu, rigolant doucement à la réaction de son aînée. Comme la Raikage... ? Son rire se fit plus sonore alors qu’elle s’imaginait être comme la Metaru.

- Comme la Raikage ? Alors là, absolument pas.

Disons qu’elle avait eu une mauvaise expérience avec la Metaru, très mauvaise même. Oh, elle ne la détestait pas pour autant, bien au contraire, la respectant même, toutefois, elle n’avait rien, à ses yeux, d’une policière modèle et respectable. Pour l’Aburame, il lui était important de se sentir en sécurité auprès de ceux représentant la justice au sein du village, tout comme de se sentir respecté en tant que personne. La police était présente pour le peuple. L’agression dont elle avait été victime, certes, était en partie de sa faute, toutefois, elle ne comprenait pas ce qu’un caractère aussi bouillant que désagréable faisait à un grade aussi élevé alors que, très clairement, elle pouvait représenter une menace pour le peuple, à s’énerver aussi rapidement pour quelques petits détails. Elle appréhendait donc, par le même coup, ce que deviendrait le village, avec une telle personnalité à sa tête, mais pour ça, elle ne pouvait qu’attendre et espérer pour le mieux.

- J’vais essayer d’être quelqu’un d’moins menaçant, j’pense.

Un nouveau rire.

- En vrai, j’ai juste envie d’être présent pour l’peuple. D’faire quelque chose. D’être quelqu’un sur qui ils peuvent compter et m’assurer d’leur sécurité. J’sais c’que c’est qu’d’grandir dans un endroit instable, parce qu’la criminalité règne et tout. J’souhaite pas ça à personne. Et donc, si j’peux aider dans cette ordre d’idée, pour moi c’t’important.

Attrapant le bol qui venait d’être déposé devant elle, elle attrapa ses baguettes pour commencer à manger avec appétit, bien que déjà ses sens semblaient plus engourdis tandis qu’elle avait rapidement fini son verre de saké, en demandant un second au passage.

- Avec des si on r’ferait l’monde. Si t’avais rien fait, serait-elle simplement partie calmement ? Oui, p’t’être. Aurait-elle été un danger pour Kumo dans un avenir plus ou moins rapproché ? Qui sait.

Elle haussa des épaules.

- T’en fais pas. D’ce qu’j’ai compris des shinobis, tu as fais c’que tu d’vais faire.

Par la suite, la conversation fut légère, pour sa part accompagnée de trois verres de saké supplémentaire, l’amenant dès lors à avoir l’esprit plus brouillé, et, surtout, les joues teintées d’un rouge vif. Son rire était omniprésent dans toute la discussion, abandonnant les sujets sérieux pour quelque chose de plus amusant, ou, tout du moins, de moins lourds. Autant se détendre lorsqu’elles le pouvaient.

- T’sais où on dort c’soir ?

Un petit problème qu’elle soulevait tout juste alors que, pour sa part, elle n’en avait aucune idée. Se levant de son siège, elle attendit que l’Ikeda en fasse de même avant de, soudainement, venir la prendre dans ses bras, une étreinte solide, mais agréable. C’est qu’elle devenait particulièrement tactile lorsqu’il y avait de l’alcool en jeu.
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Jeu 17 Mai 2018 - 0:51




En écoutant sa réaction, je ne pus m’empêcher de relâcher un petit rire. Ce qu’elle disait se comprenait parfaitement en fait, et quoi que je partageais avec la Raikage je ne pouvais qu’acquiescer et puis cela ne correspondait peut-être pas non plus à son caractère qui était à première vue bien plus jovial que celui de la Metaru. Cette dernière ne l’était pas, clairement pas, elle était bien plus que cela à mes yeux, mais à ceux des autres, comme Kaede, c’était vraisemblablement toujours la même image qui se reflétait. En même temps, pouvait-il en être autrement ? C’était discutable, il y avait plusieurs façons d’être « un leader ». Elle, elle avait choisi l’autorité et la dissuasion. Ce n’était la meilleure, mais loin d’être la pire… Puis elle avait carrément plus d’attrait, enfin de charisme, que son prédécesseur de frère.

Ses explications me firent comprendre la raison profonde de sa volonté à rejoindre les forces de l’ordre de Kumogakure. C’était… à la fois si touchant et généreux de sa part. Quoi qu’elle ait fait par le passé, qui l’ait mené jusqu’à Kumo en essuyant la perte de celui qu’elle aimait ; je pouvais assurément me dire qu’elle était « une bonne personne » derrière cette apparence de peste qui ma foi lui allait si bien. Et, finalement, cela collait parfaitement avec le comportement qu’elle avait adopté avec les habitants de Tokanaba. J’étais vraiment contente d’un peu mieux comprendre ceux qui m’entouraient à chaque fois que j’avais l’occasion d’apprendre d’eux. J’aurais d’ailleurs aimé avoir les mêmes motivations qu’elle pour exercer mon « métier ». Je n’étais pas médecin, initialement, pour venir en aide aux autres ; j’avais eu des desseins plus… sombres que ça. Avant.

Qu’elle soit ainsi m’avait presque fait oublié qu’elle était ce genre de personne qu’on préférait avoir en photo qu’à table. Ce qu’on appelait « une bonne fourchette », ou baguette en l’occurrence ici. Même si elle avait une façon de parler un peu spéciale, j’aimais bien l’écouter, il y avait –en tous les cas j’en avais l’impression- beaucoup de sincérité dans ses propos même si je ne pouvais m’empêcher qu’elle ne faisait en fait que me donner une « excuse ». J’étais une Kunoichi, je n’avais fait que mon travail. Oui… Mais alors pourquoi avais-je cette impression désagréable d’avoir mal agi ? J’avais compris que la Mori était une menace pour moi, et pour Kumo… Non, c’était plus compliqué que ça… Je n’avais pas pu lui faire confiance, à aucun moment. Elle m’avait menti depuis le début, dès notre première rencontre ; c’était une personne « instable ». Et maintenant, elle n’était plus.

Notre soirée, enfin, ce repas ; se déroula ensuite assez simplement. Nous ne parlâmes plus de ces événements tragiques nous contentant de discuter de sujets divers et notamment de nourriture. Ce n’était pas ma grande passion bien que j’avais un talent indéniable dans le domaine mais était en revanche celle de Kaede, et plus qu’a cuisine ; la nourriture en général. Et, alors qu’elle venait de terminer son cinquième verre, moi je n’atteignais que la fin du deuxième, et cela fut suffisant. Amplement. Pour quelqu’un qui ne tient pas bien me dis-je en continuant de l’observer, je ne l’avais en fait lâché du regard que pour boire ou manger. C’était une bonne vivante, peut-être un peu trop, ou pas. C’était dû à son triste passé, comme elle m’avait déjà expliqué lors de notre première rencontre. Enfin, plus qu’une bonne vivante pour le coup, car il me semblait qu’elle n’était plus vraiment sobre, et moi non plus d’ailleurs.

Ayant déposé le règlement sur le comptoir, je saluai le patron et me levai. Sa dernière question m’était apparue pertinente mais nous avions déjà la solution.

-Eh bien… Allais-je répondre lorsqu’à mon grand étonnement ma coéquipière eut une réaction que je n’avais pas vraiment imaginé avant l’instant T. Je n’avais aucun problème avec ce genre de contact, loin de là, encore moins avec d’autres femmes ; mais malgré cela et sans doute aussi à cause de la surprise que cela représentait, puis l’alcool… Je mis quelques secondes à réagir. Puis alors que mes mains allaient se glisser dans son dos je fus interrompue par le patron.
-Désolée mesdemoiselles, mais je dois fermer maintenant. Vous pouvez continuer dehors si vous voulez. Sourit-il avec un clin d’œil.

J’avais donc dans l’immédiat stoppé ma progression, et rejoignant l’extérieur avec l’Aburame lui répondit finalement.

-Les Kumojin… ont dressé des tentes, à l’entrée de la ville. On en a une normalement. Soupirais-je. C’est bon pour marcher ? ça va aller ?

Je commençais moi-même à ressentir les effets, ou plutôt les méfaits de l’alcool ; la vision qui se faisait moins précise, une intonation assez étrange, une légère perte de sensation dans les extrémités et les idées s’embrouillant un peu… Alors, j’avais accompagné l’Aburame jusqu’à l’entrée de Tokanaba, par là où nous étions arrivées, ce même quartier qui avait subi l’attaque. Là, il n’y avait plus personne en dehors des autres gardes Kumojin à tout au bout de la rue, chargés de la sécurité. Fort heureusement nous n’eûmes pas besoin d’aller jusqu’à, une des nombreuses tentes semblait libre, ça devait être la nôtre.

-C’est là… on y est.

Une fois à l’intérieur, je m’assis sur le bord du lit de camp et me frottai le visage comme pour en chasser cette sensation découlant directement de ces deux simples verres de Saké. Bon, je supposai de Kaede avait réussi à trouver le chemin, je l’avais pas abandonné si loin que ça, genre, dans la tente même.

Je posai mon regard sur Kaede et m’affalait sur le lit. Même avec cet alcool qui allait grandement favoriser mon sommeil, la nuit serait courte…


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Jeu 17 Mai 2018 - 1:20
À première vue, la jeune Aburame pouvait sembler être une bonne poire. Trop bonne trop conne comme certains l’avaient dit, alors que ses actions étaient motivées de quelque chose de plus grand, elle qui aidait sans jamais rien demander en retour. Et pourtant, elle était quelqu’un d’assez égoïste dans la mesure où elle ne mettrait jamais en péril son propre bonheur au profit de celui de quelqu’un d’autre. Mais si aider autrui ne lui coûtait rien mais, en plus, lui permettait d’offrir plus à cette personne… Elle se devait de le faire. Le monde serait une bien meilleure place si tous s’attardaient à construire de plus grandes tables plutôt que de plus hautes clôtures. La guerre lui laissait un goût amer dans la bouche, tout comme la misère. Laisser une tierce personne en difficulté alors qu’elle avait tout pour l’aider ? Ce n’était pas quelque chose qu’elle se voyait faire, bien au contraire même. Elle débordait d’une sincérité touchante presque naïve, et pourtant, à bien l’observer, il était aisé de voir qu’elle n’avait rien de naïf, ni même d’innocent. Une insouciance volontaire, oui, sûrement, mais elle n’était pas aussi stupide que ce que d’autres pouvaient suspecter lors de la première interaction avec elle.

Rigolant doucement, elle hocha de la tête à la question de son aînée. Marcher ? Oui, assurément c’était quelque chose qu’elle pouvait… Bon, qu’elle pouvait presque faire. Elle manqua de trébucher une ou deux fois, battant des bras dans les airs pour préserver son équilibre plus que précaire, éclatant d’un rire franc à toute les fois où cela manqua d’arriver. Au final, elles arrivèrent à bon port, une tente montée simplement pour elles. Bon, ce n’était pas tout à fait le cas, mais elle aimait bien le croire, alors que deux lits se trouvaient dans la tente. S’asseyant sur son lit, elle retira ses vêtements, gardant simplement ses sous-vêtements pour recouvrir son corps bien dessiné, aux muscles discrets mais présents, n’y voyant aucune gêne alors qu’elle n’était pas quelqu’un de spécialement pudique. Se laissant par la suite tomber sur le dos, il lui fallut quelques secondes tout au plus avant de s’endormir.

- Bonne nuit…

Ce fut tout ce qu’elle fut en mesure de prononcer avant de sombrer dans un lourd sommeil tant forcé par l’alcool que par la journée chargée qu’elle avait eu. Elle dormit comme un bébé cette nuit-là, n’ayant même pas pris la peine de se glisser sous les couvertures, un bras tombant hors de lit.

Le matin même, elle fut celle debout la première. Un regard vers l’Ikeda vint lui rappeler qu’elle ne lui avait pas fait part de son initiative. Bon, elle ferait avec, ce n’était pas comme si elle avait fait quelque chose de mal ni même de dangereux. Elle dormait peu, la jeune Aburame, ce qui pouvait être surprenant lorsque l’on considérait le débordement d’énergie dont elle faisait tout le temps preuve. Elle compensait en nourriture qu’elle s’amusait à répondre à ceux qui posaient la question. Prise d’un mal de tête désagréable, elle ne pouvait que s’en vouloir à elle-même de l’abus d’alcool de la vieille. Grognant légèrement, elle enfila des vêtements, une robe légère cintrée à la taille, bien simple, de quoi lui convenir.

- Sazuka, va falloir t’lever. On a une grosse journée encore d’vant nous.

Elle s’était rapprochée de son lit, souriant doucement, venant secouer son épaule pour la sortir de son sommeil. Bon, sûrement aurait-elle dû la laisser récupérer de sa journée d’hier, peut-être ne serait-elle pas aussi productive aujourd’hui, mais elle craignait qu’elle lui en veuille si elle l’abandonnait ainsi à dormir tandis qu’elle était déjà retournée à la tâche.

- ‘Fin, j’te laisse, moi j’vais aller voir les jeunes c’matin, m’assurer qu’ils ont à manger, puis après j’verrai. S’tu m’cherches… J’te laisse encore quelques insectes.

Elle hésita quelques instants.

- Ah, pendant qu’j’y pense !

Finalement, elle ne lui laissait clairement pas le temps de se réveiller. Se penchant vers elle, elle vint poser sa main sur son épaule, traçant des hiragana qui prirent rapidement la forme d’un sceau.

- Ç’va m’permettre d’te retrouver plus facilement dans l’village. Aller, j’file pour vrai, j’pense qu’on m’attend !

Ou pas. S’étant redressée, elle quitta ensuite la tente, plus motivée que jamais pour sa journée à venir. Comme prévu, elle passa quelque temps dans le même bâtiment que la veille, laissant la chance au peuple de se réveiller en donnant un coup de main en cuisine. De quoi faire le plus possible de ses capacités. Prévenant celles avec qui elle travaillait de ne pas avoir peur, quatre mains d’insectes se formèrent dans son dos, venant ainsi accélérer de beaucoup la cuisine et le ménage, tout comme le service. Mieux valait mettre à profit ses capacités. Certes cela risquait de lui attirer quelques regards dégoûtés, après tout, de nombreux insectes vivaient sous sa peau, toutefois, le jeu en valait la chandelle.

Quelque part dans la matinée, sa commande était arrivée et cela lui permit ainsi d’offrir de nouveaux vêtements, tout comme un peu de confort aux familles qui avaient tout perdu. Des jouets et des peluches avaient été offerts aux enfants et tous semblaient regagner une certaine joie malgré les événements. Bien rapidement, elle l’espérait, ils auraient de nouveau un toit qui était le leur. Quant aux orphelins… Une chose en son temps, il s’agissait bien malheureusement d’une triste réalité, ils étaient aussi nombreux à Kumo, enfants de parents étant morts au combat.

Il était encore tôt lorsqu’elle se dirigea vers un chantier de construction, où se trouvait quelques jeunes entre douze et dix-sept ans qui avaient décidé de mettre la main à la pâte. Les plus jeunes encore s’occupaient de ceux encore plus jeunes, de là où elle venait. Pétillante, comme à son habitude, elle vint leur porter un coup de main, s’arrêtant donc auprès d’eux pour les aider à charger un chariot de peu importe ce qu’ils avaient besoin d’apporter. Si, au départ, on lui avait envoyé un regard sceptique, au final, il s’agissait de bras de plus qu’ils ne pouvaient négligés. Pour sa part, elle s’occupait de garder un regard attentif tout autour d’elle. Et si plusieurs semblaient motivés à l’idée d’aider leur village, ce fut la vision de deux jeunes qui la frappa. Plus reculé, l’un s’était assis à l’ombre, les jambes remontés sous son menton, quant au second, il venait de jeter au sol un outil de travail en hurlant elle ne savait trop quoi avant de partir en trombe.

Ils étaient deux et tous deux demandaient son attention. Toutefois, cela venant de partir en trombe semblait vouloir sortir du village et elle l’identifia donc comme priorité. Elle ne pouvait se permettre de le perdre.
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Jeu 17 Mai 2018 - 4:13



Alors que je m’étais réinstallée plus confortablement dans le lit de camp les yeux légèrement entrouverts et la vison embrumée j’avais observée Kaede commencer à se déshabiller et m’étais retournée et m’endormis quasi instantanément. Effectivement, comme prévu, ma nuit fut calme et j’avais trouvé le sommeil très rapidement, merci le saké. Et ce fut une nuit noire, sans aucun songe. Je m’étais réveillée le lendemain matin non sans difficulté et avec l’aide de Kaede, fort heureusement d’ailleurs. Il était sûr que sa présence je n’aurais su me réveiller seule. Le temps de retrouver mes esprits et la jeune femme s’était déjà sauvée ne me laissant pour seuls compagnons que ses insectes et un… sceau. Pour me retrouver. M’ok.

Je m’étais donc levée, changée de vêtements –enfin, ma garde-robe n’était pas vraiment très… étoffée. Ou variée. – et avais pris la direction de l’hôpital improvisé après quelques étirements. J’avais réussi à oublier mes pauvres patients pendant au moins une soirée… C’était déjà ça, le seul égoïsme que je m’étais permis depuis un certain temps maintenant. Sur place il y avait toujours les mêmes personnes, les infirmières, et le médecin qui ne me portait dans son cœur. En me voyant, mon confrère m’interpella, ce qui tombait plutôt bien parce que j’avais besoin de connaître l’évolution de l’état de santé des autres derniers patients qu’il me restait à soigner. Son regard laissait deviner qu’il était surpris.

-Vous avez une sale tête. Vous êtes sûre que ça ?
-Merci… ça va oui. L’Iroujutsu a un coût. Mais ça va. Les quatre derniers patients, où en sont-ils ?
-Et bien… trois d’entre eux sont toujours stables. Le quatrième, monsieur Ikegawa, est décédé il y a quelques heures.
-Je ne vous avais pas dit de m’appeler ? Dis-je en le fustigeant du regard.
-Cela n’aurait servi à rien… nous n’avons même pas eu le temps de vous appeler… Un caillot qui a dû remonter dans le cœur.

Je gardai le silence un moment, je me souvenais très bien du visage de cet homme, et de ses blessures aussi. En fait, le diagnostic post mortem de mon collègue était juste. Une artère avait été touchée dans sa jambe, il avait perdu beaucoup de sang ; ils l’avaient rapidement opéré pour stopper l’hémorragie, mais ça, un caillot de sang ; c’était imprévisible, malheureusement. Cela-dit, si je m’en étais occupée la veille, il aurait survécu… Mais j’avais dû faire des choix, et malheureusement il ne se trouvait pas tout en haut de la liste. Et je ne pouvais pas non plus jeter la pierre à ces médecins et infirmiers qui œuvraient maintenant depuis plusieurs jours ici.

-Il avait une femme ? Des enfants ? Où puis-je les trouver ?
-Une femme. Dans la grande salle, là où a travaillé votre collègue.
-Ok, j’irai la voir.

Avais-je soupiré. Mais chaque chose en son temps, je devais d’abord m’occuper des trois restants. Une fois qu’ils seraient tirés d’affaire, j’irai annoncer la nouvelle. Il me fallut environ… pas loin de trois heures pour soigner les trois derniers. Mon état de fatigue, ma réserve pas complétement régénérée et le « coût de l’Iroujutsu » m’avait rendu un peu moins performante que la veille, mais mes jutsu médicaux avaient quand même rempli leur fonction. Ils n’étaient donc plus que trois dans cette arrière tente, encore sous l’effet des anesthésiants et autres calmants. Les autres avaient sûrement quitté les lieux plus tôt le matin.

Retournant auprès de l’autre médecin qui s’occupait toujours des autres blessés, mais plus légers ceux-là, je l’abordais.

-Ils sont hors de danger… Soupirais-je.
-Vous avez mis plus de temps qu’hier non ?
-En effet. Dis-je simplement, sans aucun sourire. Vous avez bien averti ceux sortis qu’ils devaient se ménager ? se reposer ? venir…
-Ne vous inquiétez pas, nous connaissons les procédures.
-Bien. Ok. Je suppose que… Mme Ikegawa…
-Nous n’avons pas eu le temps… Désolé.

J’acquiesçai juste, sans aucun reproche. Je n’avais donc plus qu’à aller retrouver cette femme pour annoncer la mauvaise nouvelle. J’étais rompue à cet exercice depuis tout ce temps passé à Kumo. Puis, je reviendrais ici, m’occuper des blessés « moins graves ». Je m’étais donc rendue à la salle où j’étais venue chercher Kaede, et une fois arrivée me renseignai au près des différentes personnes afin de trouver celle que je recherchais. Après quelques minutes on me l’indiqua. Une femme plutôt à la chevelure charbonnée, le visage fermé, presque éteinte. Je m’approchais et m’inclinais légèrement face à elle.

-Ikegawa Mia ?
-Hum… oui… ?
-Je viens vous informer que…



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Dernière édition par Ikeda Sazuka le Dim 20 Mai 2018 - 1:10, édité 3 fois
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Ven 18 Mai 2018 - 15:52
Prenant la même direction que le jeune homme, nombreux insectes s’échappèrent de ses bras pour le suivre, s’assurant ainsi de ne pas le perdre de vue. Certes pouvait-elle courir rapidement, étant en excellente forme physique, toutefois, lui semblait motivé à l’idée d’aller ailleurs, partout sauf ici. Deux ou trois minutes plus tard et voilà que la jeune Aburame le retrouvait à envoyer son poing contre un arbre, exprimant ainsi sa colère de façon plutôt violente. S’arrêtant elle-même dans sa course, elle fit quelques pas dans sa direction, appuyant son épaule contre un autre arbre en le dévisageant silencieusement.

- Et ça a fait du bien ?

L’adolescent sursauta, semblant tout juste remarquer celle qui s’était approchée discrètement, ce qui était presque étonnant lorsque l’on connaissait son caractère généralement assez explosif. Il l’observa, méfiant, l’air de se demander ce qu’elle faisait là.

- T’es qui ?
- Kaede.
- Et tu fais quoi ici ?
- Là, maintenant ? Je te suivais.

Elle faisait preuve d’un calme remarque, esquissant seulement un faible sourire qui vint déstabilisé celui qui, soudainement, semblait lui aussi plus calme. Sûrement s’était-il attendu à se faire disputer par un adulte ou encore ramener à l’ordre, mais ce ne semblait pas être tout à fait le cas. De toute façon, elle n’avait rien d’une adulte responsable et elle ne pouvait pas réellement jugée. Certes s’agissait-il de raisons différentes, mais n’avait-elle pas elle aussi quitté sa famille et son clan sans un regard vers l’arrière, pire, sans rien dire ? Bon, elle doutait que ce soit réellement ce qu’il comptait faire, mais tout de même, elle éprouvait une certaine compassion pour lui, comme pour tous les habitants du village.

- Pourquoi as-tu quitté en trombe comme ça ?
- Pourquoi ?! Parce qu’ils font tous comme si de rien n’était ! Ils reconstruisent ce qui a été détruit, comme si c’était normal qu’on soit ainsi victimes de shinobis ! On devrait chercher à se venger !

Un soupire s’échappa des lèvres de l’Aburame.

- Vous venger ? Mais de quoi ?
- Des shinobis !
- Ne te trouves-tu pas injuste dans tes propos ? Parce qu’un cas isolé s’est montré agressif, il faut tous nous condamner ? N’as-tu pas remarqué tous les shinobis qui sont présents pour vous aider, racheter une erreur qui n’est pourtant pas la leur ?

Il se tut, l’observant avec une certaine méfiance, assimilant lentement les paroles sensées de la jeune femme qui n’avait toujours pas bougé, l’épaule toujours appuyée contre l’arbre.

- Tu peux en vouloir aux shinobis comme bon te semble, les considérer coupable de tout, mais n’oublie pas non plus tout ce qu’ils peuvent faire, pour aider, pour protéger. Une triste histoire, ce qu’il s’est passé, j’en conviens, mais accuser à tort et à travers ne t’amènera pas plus loin. C’est la haine qui mène les shinobis à poser de telles actions. Ne te laisse pas dévorer par celle-ci.

Elle se détacha finalement de l’arbre, lui adressant un sourire.

- Tu me sembles être un brave gars, et éventuellement un grand homme, j’en suis convaincu. Prend les bonnes décisions, et surtout, décide ce que tu veux qui mènes ta vie. Si tu choisis la haine, soit. Mais sache que c’est une route dangereuse qui, au final, ne te rendra sûrement jamais heureux.

Elle lui tourna dos, semblant prête à repartir d’où elle venait. L’idée n’était pas de le convaincre de rentrer avec elle. Certes était-il jeune, mais elle était d’avis qu’il fallait laisser aux gens, aux adolescents surtout, le loisir de prendre leurs propres décisions. Et donc, dans cette situation, elle lui avait partagé ce qu’elle avait à lui dire, il ne tenait qu’à lui de choisir ce qu’il comptait faire. Rester ici et cracher face à l’injustice du monde ou alors faire preuve d’un peu de maturité et de bonne volonté pour rentrer et ainsi aider tous ceux qui travaillaient d’arrache-pied pour le village.

- Si jamais, on ira déjeuner ensemble, demain. J’offre même !

S’il était là. Mais, à quelque part, elle en doutait même pas un seul instant. Un adolescent frustré simplement un peu perdu. Elle en avait rencontré des comme ça, sur sa route, notamment au sein du Soshikidan. Et puis, malgré son attitude, elle aussi savait faire preuve de maturité. Et là, elle avait un autre cas à gérer au village.
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Dim 20 Mai 2018 - 1:39




-… que votre mari est mort des suites de ses blessures. Lui avais-je répondu sans exprimer la moindre émotion, avec cette froideur légendaire qui m’avait valu d’être commise d’office pour annoncer les mauvaises nouvelles à l’hôpital de Kumo. Heureusement, ou… il n’y en avait pas tant que ça. Même au retour de notre mission à Hi no Kuni, Kaze & Ame, aucune victime n’avait été à déplorer, donc aucun entretien avec d’éventuels proches. J’observais la jeune femme visiblement sous le choc. Son visage se métamorphosait peu à peu, de déformant, se crispant ; ses bras s’étaient recroquevillés sur son buste, et moi je ne faisais que la regarder. Ma mort m’indifférait à un tel point… Que je ne le concevais pas moi-même. Et même si je m’ouvrais aux autres, que j’acceptais de nouveau les sentiments ; ça… mon cœur de glace face au trépas des Hommes. Ce n’était que l’ordre des choses.

Mais, et parce que j’avais appris depuis mon arrivée village caché ; je m’étais rapprochée et lui tapotai légèrement l’épaule, ce qui la poussa à se blottir contre moins pour verser ses larmes. Hm… Oui, peut-être qu’en effet c’était triste, mais ça ne changeait pas grand-chose à la situation de pleurer, pourtant. Ça… Je ne le comprenais vraiment pas. Puis, je me demandais si moi aussi, comme elle, je ressentirai cette peine si… Reiko succombait à un énième combat, ou si une personne à laquelle je m’étais attachée mourrait. Je n’en savais rien, je ne voulais pas savoir et à vrai dire cela me faisait peur. C’était sans doute aussi pour ça que j’avais autant changé, un habile et complexe mélange de tout ce que pouvait représenter les « sentiments ». Pour cette raison, alors, que je voulais protéger ces personnes de Kumo, qu’importait leurs agissements. Quitte à devoir en éliminer certains un peu trop… menaçants.

Après de longues secondes passées à lui tapoter le dos sans grande conviction, je finis par lui confier que cela irait… Je ne pouvais dire comment bien sûr, je voulais seulement qu’elle me lâche. Sans doute m’ayant vu tentant de la « réconforter » -malgré moi- une autre personne s’approcha, vraisemblablement une amie. Elle prit le relais, et, les saluant en présentant de nouveau mes condoléances, m’éloignais en relâchant un long soupir.

J’étais donc retournée à la tente médicale où il ne devait plus y avoir un seul état critique en attente. Je m’entretenais alors avec le médecin responsable des lieux.

-Vous avez besoin d’aide pour soigner les blessés plus légers ?
-Non, pas besoin, on peut s'en charger. Comment cela s’est passé avec Mme Ikegawa ?
-Plutôt bien… avais-je d’abord répondu.
-Bien ? Vous êtes sûre que…
-Non, enfin, non ; elle est triste… ça se comprend… je suppose.
-Hum… Vous n’avez pas l’air très concernée…
-Si, bien sûr que si ; mais dans notre métier, la mort est une chose assez commune… Enfin, je suppose qu’on est venu vous apporter les médicaments en provenance du complexe de Kumo ?
-Si vous le dites. M’avait-il répondu. Et, oui nous les avons. Merci. Ajouta-t-il avec un sourire feint.

J’avais alors pris congé, enfin, partie vers d’autres tâches. Il était vrai que si nous étions venus plus tôt, peut être que cette femme n’aurait pas eu à pleurer la perte de son mari. Mais ça… Nous ne le saurions jamais. En fait, j’avais rejoint la tente proche des chantiers déjà en cours depuis plusieurs jours, avant d’entamer quoi que ce soit d’autre et installée sur le bord du lit de camp je m’avais sorti de ma sacoche ma plume en bambou ainsi qu’un parchemin qui servirait de suppose au rapport que nous allions rendre à nos supérieurs, à Kumo. Bien sûr, celui-ci ne tiendrait pas sur un recto-verso mais… Ce n’était qu’un début. Alors, grattant rapidement le papier, je dressais une liste non exhaustive de ce qui se passait ici, et y ajoutais des observations notamment sur les carences médicales de cette ville.




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Lun 21 Mai 2018 - 6:07
En revenant sur ses pas, vers le village, elle s’arrêta auprès du jeune adolescent s’étant installé seul, les jambes remontées vers lui, semblant broyer du noir. Les choses n’étaient pas toujours évidentes, surtout en situation comme celle-ci. La jeune Aburame vint donc s’installer à ses côtés, le saluant doucement et attendant qu’il daigne accepter sa présence. Ils passèrent ainsi un long moment en silence, le regard rivé au loin, avant qu’il ne se décide à parler. D’une voix au début enrouée, ils discutèrent au final un long moment, elle-même en était-elle venue à le prendre dans ses bras tandis qu’il pleurait la perte d’un être cher, son père étant décédé lors de l’attaque, la destruction d’un bâtiment ayant mené à sa perte.

Empathique, elle ne pouvait que sentir son coeur se serrer à cette histoire, déplorant que des personnes si jeunes soient forcés à connaître la perte d’êtres chers. Et pourtant, elle le savait, que c’était quotidien, dans le mode de vie qu’elle avait, mais cela ne l’empêchait pas de se sentir triste vis-à-vis de la situation, tout comme de trouver injuste que telle chose se produise. Elle en voulait aussi à cette Yuko, sans qui rien de tout cela ne se serait produit. Elle se souvenait de sa propre désertion, alors qu’elle avait quitté le Soshikidan, fuyant sans jamais porter un regard vers l’arrière. Jamais se serait-elle permis telle destruction, et ce, même pour le prix de sa propre liberté.

Le soleil déclinait déjà à l’horizon quand elle quitta l’adolescent, ce dernier lui adressant même un sourire, semblant reconnaissance de sa présence. Pour elle, c’était plus qu’une mission, il s’agissait aussi bien d’un devoir que d’une envie. Elle avait envie d’être là pour ce peuple, pour ces gens qui avaient subi l’injustice des shinobis. À quelque part, elle pouvait respecter les idées et objectifs du Soshikidan, tout comme elle comprenait ce que son défunt petit-ami y avait trouvé. Cherchant à abolir les organisations shinobis, c’était des situations comme celle-ci qu’ils disaient vouloir éviter. La seule chose l’ayant dérangé, ce qui l’avait amené à quitter l’organisation, était sûrement la façon dont ils s’y prenaient. Elle souhaitait protéger les gens, non pas faire parti de ce qui lui semblait de plus en plus être une organisation terroriste. Et puis, sans Aijiro pour la retenir, elle n’avait plus rien eu à faire là-bas.

Revenant vers la tente qu’elle occupait avec Sazuka, elle fut surprise d’y retrouver, quand bien même cela n’aurait pas dû être le cas. Retirant ses chaussures, elle se laissa choir sur son lit, le regard rivé vers le sommet de leur tente, esquissant un fin sourire.

- Alors, ta journée ?

Elle laissa quelques secondes passées.

- J’ai aidé à r’construire quelques bâtiments, puis j’me suis assurée d’comment s’portait des adolescents. L’un d’eux a explosé, mais bon, au final, j’pense qu’il va rentrer. Normalement, j’lui ai donné rendez-vous d’main matin, il devrait être là.

Elle eut un léger rire, les bras étendus des deux côtés de son corps, à l’horizontal, tandis qu’elle fixait toujours au-dessus de sa tête, couchée sur le dos sur son lit.

- Les gens semblent… Aller pas trop mal. C’pas top, j’te l’accorde, mais j’pense que j’m’étais attendu à pire. J’me souviens des villages, à Hi, d’c’qui est arrivé à des gens qui étaient d’mes amis…

Laissant échapper un soupire, elle décida toutefois de se taire, ne cherchant pas à revivre ces moments difficiles tout en voulant laisser la chance à la médecin de lui partager sa journée. Encore une fois, physiquement, elle se sentait en pleine forme, mais voilà que le mental peinait à suivre. Il était épuisant de tenter de s’occuper ainsi de tous et chacun, de remonter le moral et de passer outre la négativité pour installé un peu de positivisme.
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Mar 22 Mai 2018 - 15:13




Aucune infrastructure digne de ce nom, un personnel médical plus qu’insuffisant même s’il était compétent, un problème d’approvisionnement en fournitures médicales… Voilà par quoi avais-je entamé notre rapport sur ce que nous faisions ici. Bien sûr ce ne furent pas les seules remarques que j’avais à partager et ce qui devait être un résumé de la situation se transformait rapidement en un diagnostic complet des tenants et des aboutissants de ce qui se jouait ici. Je n’oubliais évidemment pas de préciser qu’il fallait à cet endroit un vrai appui psychologique –même si Kaede faisait un travail, à mon sens, qui méritait une grande reconnaissance- et une présence Kumojin renforcée, sans venir, non plus les envahir. Après tout, les nombreuses villes, les villages et autres bourgs de Kaminari dépendaient en partie de l’action de Kumo.

Alors que j’étais sur le point de lâcher ma plume Kaede entra dans tente, je lui jetai un furtif coup d’œil alors que je finissais d’aligner quelques mots sur le parchemin, et l’écoutais en même temps. J’étais plutôt contente qu’elle puisse apporter tant d’aide aux victimes même indirectes ou collatérales que ce qui s’était produit. Puis finalement je posai ma plume et glissai la page bien remplie dans ma sacoche. Elle avait sans doute raison… Non avions évité le pire au final, les dégâts matériels et humains auraient pu être plus lourds encore. Et dans le fond, il ne s’agissait pas non plus de « la fin du monde » pour les gens d’ici, une épreuve qui n’était pas insurmontable bien que particulièrement douloureuse, je le concevais. Il fallait certainement faire la part des choses dans tout ceci…

-Tu fais un excellent travail Kaede. Souris-je faiblement. Ils s’en remettront avec le temps. Dis-je avec un peu de dépit. J’ai préconisé un renforcement de cette région, et de cette ville… dans le rapport. Lui expliquais-je rapidement en montrant vaguement ma sacoche où je venais de ranger le parchemin. J’espère qu’il sera pris en considération… par la Raïkage, et le seigneur de Kaminari.

Mais y être confrontée aussi brutalement, d’aussi près ; avoir ressenti la tristesse de cette femme malgré ma légendaire impassibilité face à ces annonces peu aisées pour le commun des mortels ; m’avait irrémédiablement affecté. Evidemment en tant que médecin, perdre un patient et me rendre compte de mon impuissance face à cette fatalité… finissait d’ébrécher cette épaisse carapace de glace qui me recouvrait depuis toujours. Elle avait subitement fondu face à tout « ça ». Pour le meilleur, et pour le pire.

-Et… j’ai perdu un patient. Avais-je ajouté avec un long et profond soupir. Je n’ai pas pu m’en occuper hier et il est mort cette nuit. Continuais-je en fixant la jeune femme allongée sur son lit, avant d’en faire de même. Je suis habituée à annoncer de mauvaises nouvelles aux proches des défunts, mais là c’était… différent. D’une voix chancelante empreinte d’une émotion palpable. Je n’imagine pas… ce que tu as dû traverser… à Hi. Terminais-je en me frottant les yeux et prenant une profonde inspiration.

Je ne m’étais toujours préoccupée que de moi, de mon bien être et les problèmes des autres ne m’avaient jamais atteint. Mon regard était toujours resté scientifique, dans la causalité et la normalité des choses. Tout n’avait toujours été finalement que l’ordre naturel des choses, sans plus. Mais, ces traits d’humanité que j’avais si longtemps refoulés, gardés enfuis sous des « principes » et d’autres « lubies », remontaient à la surface un peu plus chaque jour où j’étais confrontée à la condition humaine… Et ce qui me blessait le plus dans tout ceci, était cette compréhension des autres que j’avais acquis, ce début « d’empathie ».



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Mer 23 Mai 2018 - 8:40
Allongée sur son lit, elle en vint à se redresser pour observer son aîné, écoutant ainsi ce que cette dernière avait à lui dire. Parce qu’elle était la plus gradée, il était normal qu’elle s’occupe du du rapport concernant la mission qu’elles effectuaient. Mais plus que de l’appuie et du soutien de la part du village, ce peuple avait surtout besoin de temps pour s’en remettre et faire le deuil de ceux victimes de l’incident. La suite vint toutefois plus l’ébranler, non pas tant par l’histoire mais ce qu’elle ressentait venant de l’Ikeda. D’ordinaire assez empathique, elle se leva donc de là où elle était pour venir s’asseoir sur le lit de sa coéquipière pour la mission, qu’elle exprime, ou non, quelconque opposition. D’un naturel tactile, il lui était ainsi plus aisé de communiquer ce qu’elle voulait dire et comment elle se sentait lorsqu’elle était à proximité d’une personne.

- C’que j’ai traversé ?

Elle soupira. Elle ne parlait pas souvent de ce qu’elle avait vécu, n’en voyant pas l’intérêt. Du moins, de ce qui avait marqué sa tendre jeunesse. Quant à sa dernière année… Seul Raizen savait, pour tout ce qu’il s’était passé, tout ce qu’elle avait fait. Le Soshikidan, la mort d’Aijiro, sa fuite… Elle ignorait encore pourquoi elle lui avait tout raconté, à lui, cette histoire qui pouvait la mettre en danger si d’autres l’apprenaient. Mais, à quelque part, elle savait pouvoir lui faire confiance. Et puis, suite à sa rencontre avec Kiyoko, elle avait eu besoin d’en parler à quelqu’un, de tout ce qui en venait presque à l’étouffer.

- T’sais, presque trente ans d’guerre civile, ça marque un peuple. Même si les Aburame ont tenté d’se faire discret, d’pas trop s’en mêlé, parce que… ‘Fin, j’te cacherai pas qu’d’toute façon, les gens essaient surtout d’nous éviter… Cela n’a pas empêché qu’on en soit aussi victime, d’une façon comme d’une autre.

Elle soupira. Des amis. Des proches. De la famille. Certains ayant voulu prendre part au conflit, d’autres non. Des situations difficiles, tendues même. Et la guerre… Dire qu’elle en avait pris part, bien des années plus tard, pour des raisons totalement différentes, s’étant opposées aux forces shinobis. Le karma avait parfois un drôle d’humour.

- J’comprends qu’c’est pas évident. Mais la mort, aussi injuste elle est… Elle est là et on doit faire avec. C’est d’jà tellement exceptionnel, c’que tu es capable d’faire Sazuka. De tes mains…

Elle vint prendre ses mains dans les siennes.

- Avec tes belles p’tites mains, t’peux donner un nouveau souffle aux gens, leur donner d’l’espoir, les guérir de maux qu’ils n’auraient pas dû survivre.

Lui adressant un doux sourire, elle se veut rassurante, dans ce discour qu’elle lui tient. Est-ce que ses sentiments se rendraient jusqu’à elle ? À voir.

- Tu as r’senti la douleur d’celle qui venait d’perdre un être proche, c’bien ça ?

Comment ne pouvait-elle pas comprendre ?

- À la mort d’Aijiro, j’étais plus du tout rationnelle. Moins qu’d’habitude j’veux dire. J’étais tellement enragée, tellement en colère, contre eux, contre moi, contre le monde tout entier s’il fallait. Et j’avais tellement mal… Une douleur qu’j’comprenais même pas et qui s’soulageait pas. J’pense que, et j’dis pas ça pour diminuer c’que tu as r’senti, mais c’est tellement… Difficile à comprendre, comme sentiment, sans l’avoir soi-même vécu.

À nouveau, elle faisait preuve de cette certaine maturité que peu lui connaissait et dont tout aussi peu se doutait qu’elle puisse posséder.

- Quant Aijiro est mort, c’mon monde qui s’est écroulé et il a emporté une partie d’moi.

Malgré la triste histoire, elle arrivait à garder un faible sourire sur ses lèvres teinté de nostalgie.

- J’ai confiance en toi. Si tu as pas pu t’en occuper hier, c’est qu’les choses étaient différentes, tu d’vais t’occuper d’autres gens. Tu as très certainement pris la meilleure décision qu’tu pouvais prendre. Si ça avait pas été lui, ça aurait été un autre. La mort fait pas d’distinction, elle.

Doucement, elle caressa le dos de ses mains de ses pouces, venant réconforter celle qui semblait avoir encore un peu de difficulté avec ce débordement d’empathie dont elle avait été victime.
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Ven 25 Mai 2018 - 1:04



La guerre… le conflit… étaient terribles, j’en prenais de plus en plus conscience ; ce n’était pas qu’un moyen d’améliorer mes compétences et d’en apprendre encore et toujours plus sur le corps humain. Et, effectivement, je ne m’étais pas imaginée ce qu’avait pu vivre l’Aburame mais j’arrivais à le ressentir au travers de ses mots. Comparant ce que j’avais pu faire à sa propre histoire, je me trouvais dans le fond ; très chanceuse d’une certaine manière. Même si je déplorais aujourd’hui ce blocage que j’avais moi-même mis en place ; il m’avait permis de ne rien ressentir pendant de longues années, pour ne laisser apparaître aux yeux des autres qu’une personne froide, distante voire totalement antipathique. Mais dès que j’avais voulu comprendre cet aspect du « monde » et de ma personnalité… Cela avait été comme si… j’avais grand ouvert les vannes d’un barrage. J’étais assaillis pas des flots d’émotions et de sentiments que j’avais encore, parfois, du mal à comprendre.

L’écouter narrer cette face de son passé me laissait réaliser à quel point –malgré les nombreux savoirs que j’avais accumulés- j’étais ignorante dans le fond. A cet instant on aurait pu me placer devant un miroir et me demander ce que j’y voyais. La réponse la plus probable aurait été : l’ignorance et le narcissisme. Tout n’avait pour moi toujours tourné qu’autour de ma personne, je m’étais toujours plus ou moins fichue du reste et des autres ; j’étais la seule à m’être rendue victime de cette situation. Les excuses que je trouvais dans mon passé, dans les comportements des autres ne m’avaient pas rendu ainsi, pas complétement. Là où certains étaient animés par la vengeance, la passion, le désir et tout un tas d’autres raisons, moi je n’avais qu’un seul moteur : moi. Enfin, je n’étais plus tout à fait cette personne égocentrique et égoiste que j’avais été, même s’il en subsistait encore quelques bribes, éparses.

Tous ces changements, être confrontée à cette espèce d’incapacité à pouvoir soigner tout le monde ; avaient ébréché cette solide confiance en moi que je m’étais si longtemps construite. La perte même, d’un inconnu finalement, m’avait fait me remettre en question. Pourtant, ce n’était pas le premier mais cette fois ci… Je ne comprenais pas pourquoi. Comme le disait Kaede, j’avais dû faire des choix… C’était quelque chose… D’inévitable, donc. L’Aburame avait… comme un don pour ça, apporter du réconfort, trouver les mots pour alléger la peine de ceux qu’elle croisait malgré qu’elle fut si… énergique, pour ne dire que ça. Sous ce caractère bien trempé, je m’en rendais compte, se cachait une vraie douceur, tellement qu’elle parvint finalement à tirer un léger sourire de mon jusque-là si fermé, si grave. Elle avait réellement confiance en moi ? Je voulais la croire, elle me rendait cette part de confiance que toute cette « histoire » avait mise à mal.

Alors qu’elle finissait apparemment sa dernière phrase dont je n’avais de toute façon plus vraiment rien écouté dès qu’elle eut parlé de confiance, alors qu’elle tenait mes mains et continuait d’en caresser le dessus ; je ne l’avais pas quitté des yeux un seul instant, et lorsque plus aucun son ne sortit de sa bouche, je me penchai légèrement vers elle et approchant mes lèvres des siennes, lui donnai un baiser aussi délicat qu’éphémère, sans me poser la moindre question. Puis je m’étais redressée sans avoir lâché ses mains, la fixant, un léger sourire toujours dessiné sur le visage. Il n’y avait pas vraiment d’explication à ce que je venais de faire, comme je l’avais fait avec le Meikyu. Enfin… Si, ce n’étaient que ces pulsions qui m’habitaient, des envies irrépressibles, d’un instant particulier ; pulsions découlant de ces nombreuses années de répression sanglante que j’avais infligée à une partie de mon cœur et de mon âme. Toujours face à elle…

-Merci. Continuais-je de sourire. Je ne cherchais évidemment pas à justifier mon « geste » comme avec mon « professeur en fuinjutsu », j’assumais pleinement même si la Metaru ne quittait pas mon esprit. Les habitudes avaient parfois la peau très dure et je n’étais pas encore bien rôdée aux subtilités de « la société ». A Tetsu j’avais toujours agi de la sorte, mais c’était bien différent d’aujourd’hui… Malheureusement. Les motivations étaient différentes mais le résultat… restait le même, au final. Si tu me fais confiance, je te fais aussi confiance. Souriais-je toujours. Nous devrions… dormir… Soupirais-je... Je vais aider sur les chantiers à partir de demain.

Le lendemain j’étais allée, comme tous les Kumojin affectés à une mission à Tokanaba, proposer mon aide sur les différents chantiers en cours, entre les fermes, les habitations, la rue… Une aide qui ne fut évidemment pas refusée. Comme je n’avais aucunes compétences me permettant de faciliter la reconstruction, je me contentais de porter les différents matériaux… et… je n’étais pas spécialement utile dans cette activité, mais l’important était d’être présente, je supposais. Au moins, si jamais il y avait un accident ou qui que ce soit nécessitant la présence d’un médecin, d’un eisei-nin, j’étais là… Et, alors que je travaillais depuis maintenant quelques heures avec les ouvriers civils et shinobi, je me demandais où en était l’Aburame avec… ses jeunes.



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Ven 25 Mai 2018 - 5:46
Semblerait-il que les paroles de la jeune Aburame vinrent faire écho chez celle lui faisant face. Ou, tout du moins, elle semblait plus détendue, peut-être moins prise avec ces sentiments qui devaient certainement l’habiter avec une telle expérience. Ce qui vint toutefois surprendre la jeune, bien qu’elle ne se déroba pas, fut ce geste aussi bref que subtile, à savoir les lèvres de Sazuka s’appuyant contre les siennes. Elle resta silencieuse, quelques secondes, avant de rire doucement. Son rire n’avait rien de moqueur, bien au contraire, semblant surtout répondre d’une habitude chez celle qui s’exprimait bien souvent par le rire. Il n’y avait donc pas que le peuple de Tokanaba qui avait besoin de soutien psychologique et émotionnel, voilà que la médecin semblait aussi en avoir besoin. Celle l’accompagnant suggéra qu’elles devraient dormir, ce à quoi elle répondit par l’affirmative.

Or, plutôt que de se lever pour rejoindre son propre lit, elle força l’Ikeda à s’étendre et vint le faire à ses côtés, se logeant contre elle tout en la prenant dans ses bras. Elle savait que, face à la mortalité, la nuit pouvait s’avérer terrible et les cauchemars fréquents. Même elle était encore parfois aux prises de douloureux souvenirs impliquant l’homme qu’elle avait aimé et qu’elle aimait toujours, comme elle l’aimerait certainement toujours. De ce fait, plutôt que de la laisser seule avec ses pensées, elle serait avec elle, cette nuit, à la réconforter si jamais elle se voyait avoir une nuit plus agitée.

Le lendemain matin, ce fut une bonne surprise pour elle que de croiser le jeune qui avait quitté le village sous l’effet de la colère. Lui ayant promis le déjeuner, ils se rendirent donc à un petit restaurant où elle put discuter avec lui, longuement, de tout et de rien, avant qu’il ne la rassure qu’il irait aider aux reconstructions. Une bonne chose de faite. Elle repassa auprès de l’autre adolescent, qui sortait tranquillement de sa bulle, ayant même accepté d’aller donner un coup de main auprès des orphelins. Parlant d’eux, elle aussi passa du temps avec ces derniers, s’assurant aussi que les familles avaient eu ce qu’elle avait fait venir de Kumo, pour aider à leur confort et leur moral. Les choses semblaient dans un état plus aussi critique que celui dans lequel ils avaient retrouvé le village à leur arrivée.

Le reste de sa journée fut donc consacré à aider aux réparations, elle et tous les insectes qui habitaient son corps, lui offrant une force supplémentaire. En milieu de l’après-midi, accablée par la chaleur, elle ne garda qu’un haut assez court, couvrant le nécessaire mais dévoilant aussi un ventre agréablement sculpté, preuve d’un entraînement intensif à lequel elle se soumettait, chose qui pouvait sembler assez surprenante la connaissant. Il y avait aussi toutes ces cicatrices sur son dos, signe de guerre qu’elle avait mené, des blessures de champ de bataille la ramenant à une époque qui n’était pas si glorieuse que cela.

La fin de journée approchait, le soleil ayant décliné à l’horizon. Toujours légèrement vêtue, elle vint s’essuyer le front, faisant à nouveau sa tresse pour la sixième fois de la journée. Les constructions avançaient, d’ici deux ou trois jours les familles auraient de nouveau un endroit à eux. Elle ne pouvait qu’en être satisfaite. Abandonnant donc les hommes avec qui elle avait travaillé, ne remarquant même pas les regards s’étant attardés sur sa silhouette musclée, elle chercha du regard la médecin pour la retrouver à l’hôpital improvisé, comme pour veiller sur l’état des patients toujours présents.

- Sazuka !

Elle lui envoya un large signe de la main.

- C’moi qui invite ce soir. Puis, faut qu’j’te fasse un rapport détaillé d’ma journée… Cap’taine.

Elle rigola à sa propre blague, large sourire sur le visage, pétillante de sa bonne humeur habituelle.
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Sam 26 Mai 2018 - 21:30



Bien, la présence d’un médecin ne fut pas si nécessaire que ça, seuls mes bras et mon endurance avaient été utiles aux travaux que demandait tous les bâtiments endommagés. J’avais tout de même pu soigner quelques bobos ici et là, des éraflures, quelques bosses et d’autres bleus sans réelle gravité. C’était en fait la première fois que je participais à ce genre de chose, la construction, ou reconstruction plutôt ; les réparations… Un travail physique somme toute. La différence entre ce que j’étais habituée à faire et ce que nous faisions ici était immense ; je me rendais compte de l’utilité que chacun avait, quel que fusse son métier. J’étais bien loin d’être aussi qualifiée que les différents maîtres d’œuvre, c’était sûr.

Puis après plusieurs heures passées à travailler comme une ouvrière lambda, je fus informée par un gamin qu’on requérait ma présence à « l’hôpital », sans me donner davantage de détails sur ce qu’il s’y passait. Informant donc mes « collègues » je quittai ce chantier d’une petite maison qui commençait à retrouver son apparence d’antan, et me rendis là où on m’attendait, à une dizaine de minutes. Je franchis alors la toile qui servait de porte à la longue tente blanche et observais à l’intérieur. L’endroit me parut « vide », enfin, il y avait nettement moins de patients, la plupart avait dû recevoir des soins et était rentrée chez eux, sûrement. Observant l’activité qui semblait tourner au ralenti contrairement aux jours précédents, je m’étais avancée vers le « médecin en chef », enfilant au passage cette fameuse blouse blanche typique que j’affectionnais tant.

-Hum… il y a un problème ?
-Ho… Docteure. Bonjour, comment allez-vous ? Avait-il dit d’un air enjoué.
-Heu… un peu surprise. Ca va merci. Vous n’êtes pas obligé de m’appeler « docteure », Sazuka, comme tout le monde, c’est bien assez. Soupirais-je. Alors, il y a un problème ? je peux vous aider d’une façon ou d’une autre ? Lui demandais-je alors qu’en regardant autour de nous j’avais l’impression que ma présence était inutile.
-Et bien, pour tout dire, non. Avec votre aide, nous n’avons plus un seul état critique. Et grâce aux médicaments que vous avez ramené de Kumo, nous avons pu soigner ceux présentant des blessures moins graves.
-Ah, je vois… Ok. C’est… bien ? Lui avais-je répondu d’une voix un peu étonnée. Mais… enfin, s’il n’y a plus rien à faire…
-A vrai dire.. Commença-t-il avec hésitation. Je voulais vous présenter mes excuses pour mon comportement ces derniers jours. Si vous n’étiez pas venue, nous aurions eu bien plus de décès, j’en suis certain.

Et il avait raison. Je restai silencieuse un instant en pensant au taux de mortalité probable… Le calcul était très vite fait ; ils auraient essuyé à peu près quatre-vingt pour cent de perte. Néanmoins et malgré ma fâcheuse habitude à dire ce que je pensais, je préférais garder cette information pour moi. J’esquissais alors un sourire et posant ma main sur épaule lui répondis :

-Pas besoin de vous excuser. C’est… nôtre travail après tout, de soigner et sauver des gens. Je le pensais, en partie seulement. L’autre partie que je gardais aussi pour moi était bien moins sympathique, et fut une époque et je n’aurais pas ménagée cet homme de santé. J’avais compris aussi avec le temps et les différentes rencontres que j’avais faite entre ici, Tetsu Iwa et Kumo que le poids des mots pouvait être, parfois, bien trop lourd pour certaines personnes ou certaines situations. Et je ne mentais pas ; je ne faisais qu’omettre certains détails, garder pour moi ce point de vue réaliste et sans doute un peu cruel. Bien sûr, je ne lui en voulais, j’avais aussi compris sa façon de d’agir, de me percevoir. Je demanderai, à mon retour, que des infrastructures médicales soient érigées à Tokanaba ; je veux dire… de vraies installations… pas juste un petit cabinet de campagne ou une tente. Bon, je ne vous promets rien… Mais ça me semble assez…
-Judicieux ? Ce le serait. Si vous y parvenez, nous vous serions… plus que reconnaissants.
-He… Fis-je un peu gênée. Je n’allais pas tenter d’améliorer cet endroit pour en récupérer quoi que ce soit, de la gratitude ou du mérite. Je ne pensais jamais à ces choses-là… ou quasiment. Bien… Je vais m’occuper des deniers patients alors… Maintenant que je suis là, autant en profiter…
-Si vous avez le temps…

Tout était donc bien qui finissait bien, en gros. Même si je n’avais pas vraiment été affectée par ce qu’il pouvait bien penser de moi, parce qu’il me reprochait ; j’étais néanmoins très contente qu’il ait changé de comportement ; il avait vraiment l’air d’être un homme appréciable en plus… et un bon médecin même si moins que moi, cela allait sans dire. Reprendre mon activité de prédilection me convenait davantage que les travaux « publics », et cela me permettait aussi de me reposer un peu… Car même si je n’avais pas vraiment fait appel à mon chakra… Le travail manuel était aussi très… éreintant. Ici aussi, donc, l’utilité de ma présence s’avérait aussi très limitée ; je ne faisais qu’ausculter des blessures en large voie de guérison. Finalement, je ne n’avais terminé cette journée qu’en discutant avec les derniers patients, les infirmières… Ce fut une journée assez… plaisante dans le fond, dont la fin fut sonnée par le son de la voix de Kaede.

-Ah ! Kaede. Souris-je en me levant d’une chaise dans la tente, entre deux lits vides alors que je lisais, quelques secondes plutôt, les différents dossiers de tous les patients ayant transité par la « tente médicale ». Avant de la rejoindre je tournai vers mon confrère et m’inclinant le saluai. Motohiko-san, passez une bonne soirée. Il se pencha légèrement et me fit simplement signe. Alors, je disposai. J’observai la jeune femme un instant –comment n’aurais-je pas pu m’attarder l’espace d’un regard sur elle et sa… tenue- puis me rapprochai ; plus souriante qu’à l’ordinaire. A une autre époque, dans un autre contexte et sans la connaître davantage ; elle aurait sans doute subi l’un de mes assauts impulsifs. Mais aujourd’hui, je savais faire preuve d’un peu plus de contrôle et savais me restreindre, aussi.

-Si tu veux. Répondis-je simplement. Et, ouais, tu me raconteras tout ça. Lui souris-je… Travailler en plein air comme ça m’a donné vraiment faim… et j’ai besoin d’une douche… Avouais-je dans un soupir alors que nous avions déjà quitté les lieux et pris la direction d’un endroit où combler nos faims. Alors que nous approchions de notre destination, et que je l’observais, j’ajoutai : T’es vraiment… jolie… Pensais-je à voix à haute... Enfin, je veux dire, ça te va bien. Repris-en reportant mon regard sur l’enseigne du petit restaurant de quartier, le même que la dernière fois. Ça y est… nous y sommes. Dis-je avec un soupçon d’excitation. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas eu aussi faim.


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[Mission libre C] Aide Humanitaire à Tokanaba [A. Kaede]

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