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Impulsion [M. Itagami]


Lun 14 Mai 2018 - 1:17



Cette soirée organisée en l’honneur des ninjas revenus « victorieux » du pays du feu avait sans doute était la goutte ayant fait déborder son vase émotionnel. L’idée n’était pas très claire dans son esprit, rien n’était non plus définit à l’avance dans ce qui allait suivre. Il arrivait de temps à autre que sa fonction d’intendante l’amenait à se rendre dans villes alentours afin d’y récupérer divers ouvrages et autres gravures qui devaient trouver leur place dans la grande bibliothèque. Cet endroit était en effet celui le plus à l’abri du danger, des vols et autres détériorations alors, recevoir des missives ayant pour seul objet celui-ci n’était pas si rare.

Habituellement elle était toujours accompagnée pour ce genre de déplacement, non pas pour lui éviter de se perdre ou l’aider à transporter la marchandise –quelques livres parfois moins…- mais pour la protéger en cas de problème ; mais aujourd’hui le chuunin qui avec lequel elle partait en vadrouille n’était pas là, ou plutôt, il était malade. Ce fut donc seule avec sa missive qu’elle s’était présentée à l’arche grise. Si elle n’avait pas été une Suzuri ou encore l’intendante d’une institution telle que la bibliothèque sans doute les gardes l’auraient-ils empêché de sortir du village, pour des questions de sécurité plus qu’autre chose.

L’un d’eux s’était même proposé de l’accompagner mais quand il apprit qu’elle devait se rendre à Tokanaba…

-Eh bien… Il y a déjà une mission en cours dans ce secteur… Je pense que la région est plutôt tranquille, par là. Allé, c’est bon, vous pouvez y aller Akina-chan. Essayez de ne pas perdre de temps sur le chemin.
-Merci Hataku-san. N’hésitez pas à venir à la bibliothèque 12c4. Souriait-elle comme à son habitude.

Entre son appartenance, son travail au sein du village et le temps qu’elle avait passé à Kumo… Tous les éléments étaient réunis pour qu’on lui fasse pleinement confiance. Et Akina n’en jouait pas du tout, c’était bien pour ceci qu’elle quittait ce jour le village, récupérer une édition rare d’un ouvrage assez ancien, à Tokanaba. Ce qui allait suivre n’était ni plus ni moins qu’un triste concours de circonstances, d’idées impulsives et d’une profonde détresse.

Son pseudo périple en dehors de Kumo s’était arrêté à peu près au trois quart de son chemin, alors que le soir tombait. Elle avait décidé de s’arrêter là, de monter son camp, un petit feu au calme… Et, face aux braises et son ennui son esprit se mit route. Elle était là, dehors, seule et finalement, plus grand-chose ne la retenait là-bas, à Kumo. Il lui serait alors si simple de dévier légèrement de son itinéraire…

-Oui, je devrais peut-être faire ça… Se dit-elle avec un léger sourire attristé.



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Lun 14 Mai 2018 - 12:19

Tokanaba… il n’y avait pas à dire, même si nous avions été dépêchés ici pour une mission et non initialement pour les sauver , l’accueil que me réservaient ces villageois me faisais toujours chaud au cœur. Cela remontait à plusieurs mois déjà, bientôt une année qu’Hisao, un Ikezawa et moi-même nous y étions rendus pour fortifier les défenses du premier rempart du pays de la foudre. Le jour de notre arrivée, des vies avaient été sauvées, des individus délivrés et bien des supplices évités ; bref, nous avions défait un siège de brigands qui durait depuis visiblement plusieurs jours.
Aujourd’hui je m’y étais rendue pour une maintenance de routine ainsi qu’une livraison concernant les différentes munitions qu’ils pouvaient être amenés à utiliser. Tokanaba était probablement l’une des dernières structures militarisées à encore bénéficier d’équipement en métal Metaru ; certes la volonté de Shuuhei de ne plus voir nos métaux être utilisés contre nous avait son sens, mais pour ce qui était d’assurer la protection de kaminari no kuni, ceci me semblait être un compromis plus que valable. Le nouveau portail remplissait son rôle à merveille, les différentes fortifications et armes de défense marchaient visiblement aussi bien que je les avais imaginées. Par ailleurs venir trouver un stock conséquent d’équipement non utilisé me fit rapidement comprendre que leurs principaux assaillants, à savoir des brigands, avaient au fil du temps copris que ce qui autre fois était une cible facile leur était maintenant complètement hors d’atteinte.

Encore aujourd’hui ayant été reçue avec beaucoup d’égard, je pris le temps d’échanger quelques commodités avec la famille qui jadis m’avais soignée lors des affrontements pour reprendre le village. C’était avec du baume au cœur que j’observais la prochaine génération jouer, rire et évoluer sans plus avoir à craindre d’une fois de plus être traitée comme du bétail, ou de la marchandise.
Mes différentes taches remplies, le soleil se couchait déjà quand je quittais le village. M’étant un peu laissée emporter en frivolités avec eux, le temps avait filé comme une flèche ; les Tokanabiens m’avaient proposé de passer la nuit avec eux, mais leur hospitalité déjà trop prononcée me dérangeait un peu, alors continuer d’en abuser…

- … Ya… un jour prochain fort probablement. mes lèvres s’étaient bloquées sur ces derniers mots, ne parvenant pas à trouver de raison valable pour précipiter mon départ ; ceci dit… après un peu plus d’une heure à trimer sur le chemin du retour je me mis à regretter d’avoir décliné leur invitation.

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Il faisait nuit noire et j’étais bien consciente de ne pas avoir encore effectué ne serait-ce que la moitié du chemin, j’en avais fait tout au plus le tiers et encore s’était une vision large… mais la distance n’était pas mon ennemie… les températures chutant rapidement les nuits, pour avoir passé du temps à Iwa je pouvais affirmer avec certitude que les nôtres étaient bien plus fraiches ; certainement a cause des montagnes et de l’altitude.
Un regard vers le ciel dénué d’astres, les bras autour du corps pour me tenir au chaud, du moins à peine ? J’eus un petit rire en me remémorant mes résolutions de la matinée, l’heure à laquelle je m’en étais allé de mon lieu de mission était justement celle à laquelle j’aurais dû arriver au village, *quelle empotée…* Un nouveau soupir, ayant un peu ralentis le pas, j’avais coupé par ne zone boisée, m’écartant du chemin pour profiter d’un pesudo raccourci coupant par celle-ci.

- Sniiiif…. Je debrais beut être bonder un camp… Siiif Fis-je après un éternuement.

C’est à ce moment-là que je la perçus du coin de l’œil, la lueur orangée d’un feu de camp ! Mon cœur en manqua presque un bond ; j’y avançai à grands pas avant de me figer dans mon mouvement. Et s’il s’agissait de chasseurs… ? on avait beau être sur le territoire de la foudre, une femme seule, dehors, en pleine nuit sans lune venant demander asile auprès de leur feu… aaaaaaaTCHAAAA !!! … Sniiif… ok je devrais bouvoir les gérer… Fis-je convaincue par un nouvel éternuement avant de reprendre ma progression.

- Hum… Akina san !? Fis-je un peu incrédule en voyant la bibliothécaire broyer du noir auprès d’un feu. Un peu intriguée, mais quand même heureuse de de voir j’avançai jusqu’à elle le sourire aux lèvres avant de m’accroupir. Haaaa… tu es vrai don du ciel toi… Fis-je dans un soupir en profitant des flammes. Désolée, je peux m’imposer quelque temps ? Je rentre de Tokanaba… je sais j’aurais dû partir plutôt mais tu me connais quand quelque chose accapare mon attention… Poursuivis-je avec un petit rire gêné, les mains au-dessus des flammes, me sentant déjà bien mieux qu’il y avait quelque minute. qu’est-ce que tu fais là ? Demandai-je enfin, laissant les radiations de chaleur se répandre avec un visage perdu entre la joie d’avoir trouvé une connaissance et de la reconnaissance envers celle-ci.


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Lun 14 Mai 2018 - 15:02



Malgré le printemps, les nuits de Kaminari restaient d’une fraicheur presque mordante. Ce fut dans ces moments qu’elle comprenait l’utilité de ses pérégrinations d’enfance avec ses parents, au-delà d’aller chercher les livres et d’autres « œuvres » ; son père lui avait appris pas mal d’ « astuces » sur la « survie » en milieu naturel. Allumer un feu, monter un camp et même trouver à manger ne représentaient pour elle que des détails. Lesquels n’aidèrent évidemment pas à faire disparaître cette idée qui avait cheminé dans son esprit depuis quelques temps sans pour autant vraiment se montrer. Finalement et en dépit de sa vie très sédentaire et rangée à Kumo, elle avait dans son âme, semblait-il, quelques atouts nomades et même quelques talents « culinaires précaires ».

Fixée sur son feu, et sur cette idée qu’elle se faisait d’une vie loin de Kumo, elle agitait par moment les braises pour raviver quelques flammes pour permettre à son repas de cuire correctement. Rien de très consistant bien sûr, quelques plantes dans un peu d’eau, rien de plus. Un genre de soupe plutôt nutritives dont elle tenait le secret de l’Ikeda… Même lorsqu’il s’agissait de survie, son nom revenait toujours sur la « table ». Mais bientôt cela ne serait qu’un souvenir perdu parmi tant d’autres. Enfin, ce qui ne l’empêcha pas, pour le moment, de lâcher un long soupir en versant un peu de la mixture verdâtre dans une tasse en métal. Ca n’avait pas l’air bon, mais ça ne sentait pas mauvais et avait un goût mentholé… Cela la calerait au moins jusqu’au lendemain.

N'ayant pas grand-chose d’autre à faire, elle s’apprêtait à dormir lorsque des sons suspects attirèrent son oreille. Observant par-dessus le feu elle vit sortir de l’ombre, d’entre les arbres ; une femme qu’elle connaissait. Itagami du clan Metaru. Les Metaru… Akina ne les aimait pas spécialement. Un peu trop brutaux à son goût, pas assez réfléchis aussi. Mais bon, ils étaient là, elle devait donc faire avec, puis bon ; celle-ci ne semblait pas… Trop abrupt. Du peu qu’elle la connaissait tout au moins. Et donc, malgré son état d’esprit assez bancal pour ne pas dire perturbé ; elle l’avait tout de même accueilli avec un sourire. C’était bien le propre des humains ça, prétendre que tout allait bien pour ne pas avoir à subir des questions auxquelles ils n’avaient pas envie de répondre.

-Bonsoir... Ce que je fais ici ? Dit-elle en se grattant l’arrière du crâne. Je vais à Tokanaba… Enfin, là je vais surtout dormir avant de reprendre la route, demain. Avait-elle ajouté dans un haussement d’épaules doublé d'un baillement tout en réajustant ses lunettes. En théorie oui, elle se dirigeait vers Tokanaba mais dans la pratique… Et toi tu rentres à Kumo ? Tu m’aurais sûrement rattrapée si t’en venais. Avait-elle sourit en relâchant un léger soupir. Ça lui paraissait même évident, elle n’était pas une si bonne marcheuse et il était hors de question pour elle de courir… Alors… Un ninja plus expérimenté n’aurait eu aucun mal à combler son avance, ou son retard. Toi aussi t’étais là-bas pour « venir en aide » aux habitants ? Elle avait vu ces derniers jours plusieurs convois quitter le village accompagné de plusieurs Kumojin, il s’était produit quelque chose à Tokanaba la semaine précédente…



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Sam 19 Mai 2018 - 13:38

- Hummm, on peut dire ça… répondis-je avec un petit sourire à sa dernière question, les yeux dans les siens avant de les plonger dans ces flammes salvatrices. J’ai contribué à ériger les défenses actuelles du village… fis-je calmement. je ne m’y étais rendue que pour une petite maintenance et réapprovisionner leur stock ; rien de vient méchant. Continuai-je en levant le regard vers elle un sourire sur les lèvres.

La jeune femme n’était pas spécialement athlétique et ses lunettes semblaient à elles seules démontrer aussi bien une certaine sagesse que ses manies de lectrice chroniquée ; c’est sa petite réflexion quant au fait que je l’aurais rattrapé si je venais du village qui me poussa à la voir sous cet angle… mais si j’avais appris quelque chose durant mon cursus, c’était bien qu’il n’était jamais trop tard pour apprendre. Mon inquiétude se changea petit à petit en sourire avant que je ne m’intéresse à la casserole en fer un peu gondolée sur le feu.
Si je n’avais absolument pas les mêmes capacités qu’elle pour ce qui était de la survie, à savoir, je n’aurais probablement pas pensé à ce foyer pour le feu, ou trouver de quoi faire un… « Dîner » avec si peu de chose, j’avais confiance en mes capacités de cuisinière. Quelque peu indignée qu’elle ne se couche qu’avec ça dans le ventre, je farfouillai quelque instant dans ma sacoche avant d’en sortir de petits paquets de cookies faits avec les enfants à Tokanaba ; gardant ceux qu’eux m’avaient faits je lui tendis ceux que j’avais gardés. Ils étaient initialement prévus pour Kuu chan, mais… je voyais quelqu’un qui en avait bien plus besoin.

- Tien… et je n’accepterais pas de refus de ta part ! Fis-je un sourire sur les lèvres en agitant les petits sacs de toile devant elle jusqu’à ce qu’elle se décide.

Me reportant sur sa… soupe ? Je me servis en lui accordant un regard, histoire d’être sure d’avoir son approbation avant d’en prendre une louché dans un bol créé avec mon kekkai. Intriguée j’en bus une gorgée, manquai de grimacer suite au gout, mais n’en fit rien, sans cet arrière-gout mentholé ça aurait probablement été bien plus difficile pour mes papilles… tirant un de leur cookie en forme de lapin, un peu déformé, mais tout de même reconnaissable, j’eu un sourire amuser avant de le porter en bouche… ... … hum, comme je m’en doutais… ils ont mis trop de sucre… argumentai-je… Ne t’inquiète pas le tiens sont de moi !... ça devrait être correcte.

À mon niveau, le sucre éclipsait presque entièrement le gout de ladite soupe, mais elle restait un accompagnement intéressant ; elle était nourrissante tout du moins, mais ce n’était pas le moment de faire la difficile. Tu sais, Aki… na ? Fis-je en tentant de supprimer ces marques de politesses entre nous tu ne devrais pas être si dure en vers toi-même poursuivis-je, le regard vers le ciel sans astres. Tu sors à peine de ta bibliothèque c’est compréhensible que tu ne sois pas très sportive… pour tout te dire vu le temps que j’y ai moi-même passé, j’ai dû changer pas mal de choses dans mon style et mes habitudes. Fis-je d’un petit rire coupable, en me grattant la tête., Mais… si tu t’y mets, tu pourras combler ceci… de mon côté j’ai été bien aidée… Ha ! m’exclamais-je soudain. Je pourrais te donner un coup de main si tu veux.

Prenant une nouvelle gorgée, je laissai le diner descendre dans ma gorge alors que lentement s‘effaçait mon sourire pour une teinte un peu plus sérieuse. Je n’étais pas sans avoir remarqué les évènements de la soirée de Kaedlin, fin, j’étais allé jusqu’à apporter ma petite touche, mais s’était un sujet que je savais difficile à aborder ; ou plutôt que l’on désirait garder pour soi, à la recherche d’un réconfort, tout en étant tiraillé par les souvenirs et les moments passés avec cette personne… en broyant du noir.
Shuuhei et moi nous étions quittés sur une décision abusive de père, il y avait encore quelque temps ce souvenir me taraudait, mais… Hisao m’avait aidé à y remédier de bien des manières. Fronçant un peu le regard, je pris une bonne inspiration avant de me lancer.

- Sinon toi… ça va ? Fis-je d’une voix certes douce, mais un peu plus sérieuse ; jusqu’à quel point était-elle rongée par ceci ? Tu tiens le coup ? Affinai-je dans ma question pour lui faire comprendre qu’il ne s’agissait pas là de sa santé.

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Lun 21 Mai 2018 - 19:05



C’était à peu près ce qu’elle s’était imaginée dès qu’elle l’eut reconnu, pour quelle autre raison serait-elle là sinon ? Akina avait écouté la Metaru avec une certaine attention sans pour autant lâcher les flammes vacillantes du regard. Ce n’était pas vraiment qu’elle apportait pas d’intérêt à ce qu’elle pouvait lui raconter, mais son esprit était occupé à d’autres sujets que Tokanaba et sa tragédie. A des choses qui en comparaison étaient bien plus légères, voire futiles. Elle se contenta juste d’un hochement de tête pour lui signifier qu’elle l’avait bien écoutée.

Attirée par l’agitation dont fit preuve un bref instant la jeune femme qui lui faisait face, elle détourna le regard du feu pour voir ce qu’elle faisait. Et la vit sortir… des cookies. La Suzuri n’était pas du genre à refuser ce qu’on lui proposait pour le peu que cela ne la rebutait pas, et des gâteaux… Elle tendit donc la main pour attraper ceux qu’elle voulait lui donner. Les sortant de leur emballage, elle observait celui qu’elle tenait entre ses doigts et relâcha un profond soupir en observant son interlocutrice. Son attrait pour la nourriture s’était réellement amoindri ces derniers temps.

Observant la jeune femme goûter à la mixture, elle esquissa un faible sourire. Ce genre de trucs n’était pas fait pas fait pour tout le monde. Elle avait attendu que la Metaru y goûte avant d’elle-même en prendre une bouchée. Elle devait bien avouer que c’était meilleur que cette « soupe » très succincte qu’elle avait préparé quelques minutes plus tôt. Mais le cœur n’y était pas vraiment, aussi sympathique avait pu être cette attention de d’Itagami, et le cookie avait regagné ses congénères. Dans un autre contexte elle se serait sans montrée un peu loquace mais là…

S’allonger et fermer les yeux était en fait la seule chose qu’elle voulait. Le sommeil était le seul moment où ses pensées négatives, ses idées farfelues et ses souvenirs se taisaient, son seul instant de répit. Et, plus les jours avançaient plus elle se demandait combien de temps cela allait durer. Il était si douloureux de continuer d’éprouver de sincères sentiments pour une personne sans que la réciproque soit vraie. Ou plutôt, qu’elle ne le soit. La voir aux bras d’une autre personne, si rapidement, l’avait presque achevé, lui avait fait prendre conscience de certaines choses, entre elles.

Mais cette envie fut mise entre parenthèse par la nouvelle intervention de la Metaru. Son ton, sa question, tout cela l’intriguait. S’étant redressée elle observa la jeune femme, et l’écouta ; exprimant une certaine surprise face à ses remarques qui lui semblaient… loin d’être appropriées bien que dans le fond, et elle le savait, elle ne pensait pas à mal. Puis enfin vint le moment « compassion », le même dont elle était victime depuis qu’elle avait « participé » à cette fête organisée à Kumo. Elle soupire une nouvelle fois et retira ses lunettes pour se « pincer » l’arête du nez, dans un instant de réflexion.

-C’est très gentil de ta part… dit-elle d’une voix calme. Mais ça va très bien. Affirmait-elle avec un grand sourire. Evidemment elle masquait les apparences. Elle n’était la plus talentueuse des Kunoichi, loin de là, ni très sportive en effet ; et la majorité de ses journées, de son temps ; n’étaient consacrés qu’à la bibliothèque et aux livres ; mais elle était loin d’être ce genre de personnes capables d’avouer ses états d’âme à quiconque lui demandait et surtout ; ne voulait ni qu’on la prenne en pitié, ni remuer le couteau dans sa propre plaie. Je n’ai pas besoin qu’on m’aide, que ce soit pour ça, ou pour « m’améliorer » … De toute façon la question se posera pas plus, bientôt. Avait-elle ajouté en haussant les épaules en reportant ses iris émeraudes sur le feu. C'était un peu son life-motiv... sourire.



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Lun 21 Mai 2018 - 23:26


Hum, c’était à prévoir. J’avais été directe, bien trop directe ; me connaissant à s’était époque-là et l’état d’agitation dans lequel j’étais… j’aurais probablement sauté à la gorge d’une personne venant simplement me demander de laisser couler. J’aurais certainement vu derrière un « non ce n’est pas de la pitié… » la pire des injures, ou plutôt ma nouvelle victime. À la différence d’elle j’avais exprimé ma colère à père qui m’avait séparé de Shuu, lui avait hurlé ma haine, ma rage, mes sentiments les plus sombres, mais quand bien cela avait-il aidé… voir tous les jours le coupable de ma peine n’avait cesser de nourrir cette colère, colère que je cachais à mère derrière un sourire… voulant à tout prix paraitre forte.

- Tu as entendu par… Commençai-je après un court silence avant de me bloquer dans la continuité de ma phrase.

Avec le temps le système s’était quelque peu affaiblit et en tant que shinobi, m’étant renforcée j’avais bon espoir de pouvoir ne serait-ce qu’évoquer une petite partie de ce fâcheux passé, de ces évènements découlant de la peine de cœur que je n’avais point réussi à gérer. Fermant la bouche, contrainte par le sceau de la langue de plomb, je fermai les yeux et cherchai un temps mes mots ; les yeux dans les flammes ressassant les braises éternelles incandescentes d’une histoire enfouie :

- Tu ne veux probablement pas l’entendre, mais, j’ai déjà été dans ta situation… Fis-je après un moment. j’ai déjà traversé ces moments où le moindre objet, la moindre odeur… le moindre son suffit à déclencher un souvenir... souvenir devenant image, puis sensations et enfin douleur et amertume. Poursuivis-je en remuant un peu les braises du feu de camp à mon tour, le regard dans les flammes que je voyais bien plus grande dans un passé de moins d’une dizaine d’années.
j’ai passé mon temps à revivre nos moments, à attendre que le temps les emporte, mais… j’ai finis par flancher. Fis-je d’une voix calme, ne semblant qu’à moitié présente. On dit qu’entre l’amour et la haine il n’y a qu’un seul pas… ça ne m’à jamais paru aussi vrai qu’à cette époque… Fis-je avant de relever le visage vers elle forte d’une résolution nouvelle. Et dans cet état j’ai fait des choix… dictés par mes émotions... des choix qui jusqu’à présent me poursuivent. Fis-je en levant difficilement la main vers mon visage.

Mon bras parcourut difficilement cette distance, se bloquant à plusieurs reprises alors que j’étais assaillie de bien des douleurs. Comme je le pensais mon corps avait fini par s’habituer à sa propre prison et tant bien même opérait-elle encore, il m’était possible, en forçant un peu, d’au moins exposer celui-ci. Forcée d’utiliser de fin piques de métaux entre pouces et index pour la sortir de sa cachette, je parvins à lui tirer ma langue, fautive de ma pause forcée d’il y avait quelques instants.
Laissant le sang perlé de celle-ci, m’assurant qu’elle ait compris qu’il ne s’agissait point d’un canular, mais bien d’une conséquence restrictive de mes actes, je relâchai enfin le muscle prisonnier.

J’étais beaucoup moins calme à l’époque… bien plus impulsive. Repris-je en essuyant le sang s’écoulant des commissures de mes lèvres. Suivant mes émotions j’ai brisé des vies, suivant mes impulsions je me suis laisser emporter dans une spirale qui à fini par me valoir ceci… et bien d’autres dans son genre. Fis-je en indiquant ma bouche. Pour moi, comme pour… un être cher Fis-je en posant de nouveau le regard sur elle. Je n’aurais pas la prétention de te dire ce que tu dois faire… mais j’espère juste que la raison pour laquelle cette question ne se posera plus… ne te poussera pas sur un chemin aussi… chargé de regrets que le mien… Finis-je en baissant de nouveau le regard vers les flammes. Il y a toujours un autre chemin…


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Mar 22 Mai 2018 - 1:33



Un autre jour, peut-être dans quelques mois, ou années ; elle aurait sans doute apprécié de discuter de tout cela avec une simple connaissance, mais ce soir-ci n’était simplement pas le bon, comme ne le serait probablement le lendemain autant que la veille. Mais malgré tout, parce qu’elle était curieuse et pas méprisante ; elle resta alors silencieuse et se contente, encore, d’observer et écouter cette jeune femme qui semblait avoir vécu quelque chose de semblable à ce qu’elle avait traversé. A peu de choses prés. Forcément, les histoires des uns et des autres n’étaient jamais foncièrement les mêmes, des éléments variaient, des raisons aussi.

Tout ce qu’elle disait, Akina s’y retrouvait. Enfin, dans presque tout. Elle se rendait compte qu’elle avait ces derniers mois développé une dépendance qui lui était maintenant nuisible, provoquant un manque indéniable qui apparaissait à chaque fois que quoique ce soit l’y faisait penser. Et cette conversation ne l’aidait évidemment pas à penser à autre chose qu’à ça. Si j’étais partie de Kumo une demi-heure plus tôt… Arrivait-elle-même à penser. Son regard légèrement brillant se perdit dans les lueurs dansantes de son feu de camp jusqu’à ce qu’il soit de nouveau happé par cette Kunoichi hyper bavarde qui dans un mouvement étrangement mécanique et à l’aide d’une espèce d’aiguille métallique de sa conception…

Elle détourna le regard un instant, elle avait compris ce que c’était… Mais… En quoi cela la concernait ? Ses parents l’avaient toujours qualifié d’impulsive, parce qu’elle avait choisi d’abandonner sa carrière de shinobi au profit d’un emploi moins… compliqué, et qui la passionnait davantage encore que de battre les campagnes en quête d’aventure… Parce qu’elle ne prenait pas toujours la pleine mesure de ses actes, de leurs tenants, de leurs aboutissants… Mais qu’elle, elle porte un sceau, qu’elle soit restreinte… Laissait penser qu’elle était bien plus impulsive que la Suzuri… Enfin, son histoire lui était malgré tout inconnue… Et quand bien même.

-Je n’éprouve aucune haine, aucune rancœur… Je suis même plutôt… contente… qu’elle soit heureuse. Mais la voir… me rend… malheureuse. Avait-elle expliqué en observant malgré la pénombre le mince filet de sang qui coulait encore de ses lèvres. Fouillant dans l’une des poches de sa veste, elle y trouva un morceau de papier, un buvard provenant d’un plus grand format. Un papier qui permettait, avec une certaine dextérité, de répartir l’ancre… Enfin, il absorbait particulièrement bien les liquides.

Elle s’était alors levée et était allée s’asseoir un peu plus proche de la Metaru, suffisamment pour qu’elle puisse prendre ce papier qu’Akina lui tendait. -Tien… mets sur ta langue. Cela arrêterait rapidement le saignement et en plus la ferait arrêter de parler au moins quelques secondes. J’assume ce que j’ai fait, j’en paye le prix. Avait-elle soupiré en essuyant la naissance d’une larme. Mais je me dis que… si je m’en vais loin… que si je rencontre d’autres personnes… Alors… Je finirai par oublier. poursuivit-elle en esquissant un léger sourire empreint de tristesse… Nous sommes tous des livres...nous avons chacuns nos histoires... chacuns nos légéretés... chacuns nos gravités... et d'une manière ou d'une autre, nos histoires se poursuivent. Finit-elle en posant un bref instant son regard verdoyant sur Itagami, avant de s'allonger sur le côté, se servant de sa veste et de son bras comme d'un oreiller.





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Akina [akina] n.f - n.p : Qui ressent de la joie en toutes circonstances
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Mer 30 Mai 2018 - 14:51

Hum… je devais l’avouer, j’avais probablement trop reporté cette histoire à ma personne. Observant la jeune Suzuri dans sa réponse, je m’en rendis bel et bien compte… elle n’était pas moi ; je n’étais pas elle et contrairement à celle-ci… je doutais véritablement d’avoir eu la patience à l’époque de voir Shuu avec une autre, ne serait-ce que quelques jours après notre rupture.
Levant le regard au ciel, un air nostalgique sur le visage en tachant de me rappeler de ce phénomène, il y avait en fait des chances qu’il se soit consolé avec une autre… *… Hum… je l’aurais probablement tuée… * me surpris-je à penser, ressassant des souvenirs de l’Itagami d’il y avait un peu moins d’une dizaine d’années. *… un vrai massacre… tout du moins si Shuu lui-même ne m’en avait pas empêché Pensai-je* en baissant de nouveau le regard vers la concernée du jour, concernée qui d’ailleurs était bien plus proche que je ne l’imaginais de prime abord. Prenant place à mes côtés, elle me tendit un morceau de papier absorbant que je pris sans nouvelles interrogations…

- Ha… ! Merchi beaucoup …. Lui répondis-je en m’appliquant à l’utiliser tel qu’elle me l’avait proposé.

L’instant qui suivit, me coupant dans mon élan silencieux, elle avait repris la parole en assurant assumer ses actes, non pas à venir, mais visiblement passés… l’observant avec attention, supposant que c’était probablement la clé de voute de cette histoire, je me tue et écoutai ; écoutai avec sérieux la raison de son désir de fuite, voyant avec un certain regret celle-ci faire disparaitre une larme perlant à son regard déjà rougit par toute cette histoire… larme dont je savais être l’instigatrice à force de remuer le couteau dans la plaie, larme dont je ne voulais point voir les sœurs… larme qui accompagnait un sourire perdu entre tristesse et résignation tandis qu’elle reprenait son court argumentaire dans une comparaison qui, en d’autres circonstances, non peut importait celle-ci en fait… avait une certaine consonance poétique…
L’accompagnant dans le sourire qu’elle m’avait montré, je gardai un temps le silence, consciente de bien souvent trop l’ouvrir quand j’avais gros sur le cœur. L’observant un instant, allongée en silence, je finis par me redresser avec la ferme intention de lui renvoyer l’ascenseur. Malaxant entre mes mains mon chakra, ne petite boule de laine de métal naquit, boule qui au bout de quelques secondes avait pris la forme d’une couverture de laine. Techniquement la laine de faire démangeait un peu la peau, mais, tout ceci n’était qu’une question d’ajustements ; m’assurant qu’elle soit en tout point similaire à un duvet, j’hésitai entre la lui tendre et simplement la poser sur elle pour l’en recouvrir…

- Si tu tiens tant à partir… Commençai-je d’une petite voix, remontant la couverture jusqu’à ses épaules après m’être décidée à la lui mettre. Soit… je n’ai pas… le droit de t’en empêcher… Fis-je en baissant le regard.

Quelque part je pouvais la comprendre, le désir de s’éloigner le plus possible de cette vision n’avait rien de lâche, qui plus était, elle réussissait à passer l’éponge où moi j’aurais certainement explosé… était-ce la précédente culpabilité dans sa voix la responsable de cette résignation… ? Mais… tu sais, des gens se sont attachés à toi... des kumojins, des Tokanabiens, des Beshiens des… je me tue un instant constatant que je risquais de partir dans un listing aussi dénué d’intérêt qu’impersonnel. Je ! Me suis attachée à toi… Finis-je par murmurer avec une certaine gêne,

- S ... sans arrières pensés hein ! Ajoutai-je en détournant le regard, espérant ne pas rendre mon affirmation plus déplacée qu’elle ne le paraissait déjà. Ce… calme régnant autour de toi quand tu lis, non, cette sérénité qu’on se refuse à briser… cette habitude que tu as à remonter tes lunettes du bout de l’index… ou ce petit TIC de les relever après une heure ou deux de lecture pour te frotter les yeux… Fis-je le regard vers le sol… même si je ne t’ais pas aussi souvent adressé la parole que je l’aurais voulu, ta présence dans cette bibliothèque nous est devenue… m’est devenue naturelle… Fis-je en me redressant enfin.
- Qui va me rappeler que je dois me reposer, ou s’indigner quand je rouspéterais pour pouvoir garder un livre plus longtemps… Ou accepterais de m’accorder une heure de plus après la fermeture en échange des premières viennoiseries encore chaudes du lendemain… continuai-je avec un rire gêné.

Tien, tu m’as même inspiré à lire les chroniques de Worjan ! Fis-je en me retournant un sourire sur les lèvres à force de te voir le lire et le relire j’ai… Me figeant une fois encore, attendant un instant avant d’incliner la tête… désolé… je me suis… encore laissée emportée… gardant cette position un instant, laissant un faible blanc s’installer je finis par reprendre.


- Mais… qu’est-ce qu’une personne comme toi a bien pu faire, pour que tu acceptes cette situation… ? Fis- je la tête toujours baissée, mais un regard sérieux qu’elle ne verrait probablement pas… pourquoi dois tu le payer si cher… ? Pourquoi, devons-nous… pourquoi dois-je… le payer si cher… ? finis-je en redressant la tête.

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Jeu 31 Mai 2018 - 18:31



Ce que vivait, ce que ressentait et percevait la Suzuri était assez complexe à expliquer, et la présence d’Itagami à cet instant précis ne l’aidait pas vraiment à s’arranger avec elle-même, avec son Dasein. Elle n’aimait pas se rattacher au passé, et même si le présent avait une grande importance à ses yeux, elle se tournait toujours vers le futur. S’en aller, se projeter ailleurs lui semblait être in fine la meilleure solution. Elle, elle l’avait accepté, et même si la Metaru lui disait ne pas vouloir l’en empêcher, ses mots et sans doute plus encore ses pensées disaient l’inverse.

Sous cette couverture de laine métallique, écoutant attentivement tout ce qu’avait à dire sa compatriote ; Akina était surprise. La jeune Intendante avait une conscience très profonde de ce qu’elle était, de son rôle dans toute cette « Histoire »… Mais elle était… surprise. Que cette personne qu’elle ne connaissait qu’au travers de ses allés et retours dans la grande bibliothèque, de leurs quelques échanges ; puisse la percevoir comme autre chose qu’une simple… bibliothécaire. Que cette femme reconnue pour ses talents de Kunoichi puisse décider de la laisser partir…

-Je ne suis pas sûre de comprendre. Avait-elle dit en se retournant vers elle. Si je pars, ce sera considéré comme une désertion, quelle qu’en soit les raisons, et même si je le demande. Ce n’était ni une question de logique, ni une supposition ; c’était ainsi que fonctionnait Kumo. Si tu ne m’en « empêches » pas, tu auras… des problèmes. Avait-elle ajouté avec une pette moue. Pourquoi cela t’importe tant ? Demanda-t-elle d’une voix douce, un peu intriguée ou amusée. Je suis très attachée à Kumo et aux Kumojin, malgré tout… Mais on peut être éloigné, et proche à la fois. Sourit-elle en retirant ses lunettes.

Elle persistait donc dans cette idée d’éloignement. Mais s’éloigner ne voulait dire abandonner, ou trahir. Même si on le voulait, il était impossible de ne pas prendre part « au monde », quel que soit l’espace qui séparait les êtres de leur lieu, de celui des autres… Mais c’était un concept assez compliqué à comprendre pour la plupart des femmes et des hommes. Ce n’était pas une notion aussi concrète que dire « tu t’éloignes donc tu n’es pas proche »… Cela faisait sens, mais ce n’était en fait qu’une question de… perception.

-C’est compliqué à expliquer… et c’est de ma faute. Soupira-t-elle alors en se laissant reposer sur son dos, croisant les mains sous son crâne pour contempler les étoiles. Ha… j’ai lu son journal intime… Avoua-t-elle en sentant la culpabilité. Enfin, ce n’est pas aussi simple que ça… Avait-elle rapidement repris. Elle savait que pour beaucoup cela semblait plutôt anodin, mais derrière se cachait une raison plus profonde et bien plus grave. L’ikeda pouvait être dévouée dès lors que la confiance qu’elle partageait restait intacte.

Si cette idée de s’éloigner s’était faite une place dans son esprit, elle prenait aussi en considération tout ce qu’avait pu dire la Metaru. Son but n’était pas de faire souffrir ceux avec lesquels elle avait une relation plus ou moins proche… C’était un dilemme qu’il lui faudrait rapidement résoudre… Mais cela ne dépendait pas d’elle, à cet instant.



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Sam 2 Juin 2018 - 17:21

Elle avait raison… elle avait raison à plus d’un titre et s’en était particulièrement fâcheux. Le regard froncé dirigé vers les flammes, j’entendais encore résonner dans ma tête les conséquences de son départ. Non ce n’était pas les « problèmes » que j’encourais qui me dérangeais vraiment, plutôt le statut de déserteuse avec lequel elle allait devoir survivre… mais pendant combien de temps ? Combien de jours, ou de semaines tiendrait-elle avant de se faire appréhender ?
Posant le regard sur elle tandis que le sien était dirigé vers les nuages après qu’elle m’ait avoué la raison de sa cassure avec sa compagne, je restai un instant silencieuse, pensive, me contentant de redécouvrir celle-ci sans ses lunettes. Elle-même l’avait dit plutôt notre Suzuri n’était pas particulièrement athlétique et en tant que combattante… elle était avant tout une bibliothécaire. N’allez pas croire que cette analyse était dans le but de la dénigrer ! Non, loin de moi cette idée, non, je comparais simplement nos passifs… toutes deux de civile à soldates, toutes deux arrachées à une vie paisible pour mener la dure guerre quotidienne qu’était celle de Kunoishi… nos débuts, bien plus que ceux des autres étaient les plus difficiles ; mais ils étaient aussi la raison pour laquelle nous n’en ressortions que plus fortes !

- Tu y as donc bel et bien pensé Akina chan… Fis-je finalement d’une voix sérieuse… Tu vois juste ; je ne peux me permettre de te laisser faire ça… Continuai-je pensive tachant de percevoir son regard a la lueur des flammes. Je ne pourrais plus me regarder dans un miroir si je vois ton nom dans la rubrique nécrologie… murmurai-je lentement en posant la main sur ma poitrine. Je ne me pardonnerais jamais d’avoir laissé ceci se produire… poursuivis-je en baissant le regard.

- Reiko chan… enfin, Sandaime sama Corrigeai-je rapidement. à drastiquement durcie sa politique concernant les déserteurs… annonçai-je en marquant une petite pause.
Avec les derniers évènements et la fuite de certains d’entre eux dans ce Chaos… elle est devenue… extrêmement vindicative… Je connais ma cousine, je connais Shuu… j’étais sure que ce qu’il lui avait inculqué n’était pas des plus jovial concernant ceux désireux de se retirer ; pour sure, je n’étais moi-même pas à l’abri de leurs foudres si l’envie me prenait de quitter les nuages. M’enfin, mon cœur y était attaché pour bien des raisons, me concernant ça ne risquait donc point d‘arriver…

- Désolée, je n’ai pas été honnête avec toi… je voulais respecter ta volonté, mais… je ne peux pas me résoudre à te voir partir de cette manière. Elle était une littéraire, il ne faisait aucun doute qu’elle comprendrait que je ne présentais point là son départ de Kumo gakure… mais plutôt la fin définitive de son voyage. Tu peux me traiter d’égoïste si tu veux… en réalité je ne veux pas vraiment te… voir… partir… Achevai-je en baissant le ton de ma voix, prenant lentement conscience du fait que mes dires étaient sujets à avoir un sens plus… profond.

* Ce n’est pas ce que tu veux ? * Le regard dans les profondeurs des ténèbres, je me figeai… * après tout c’était Sazuka que tu…*

- Un problème de confiance… M’interrompis-je moi-même. Je ne voulais pas y penser, ne voulais pas l’imaginer, je n’étais pas comme ça, je n’étais plus comme ça… Préserver sa vie m’importait véritablement, sans commune mesure, sans arrière-pen… *… mais l’un n’empêche pas l’autre... non ? Au contraire même... *

Posant sur elle un regard accompagné d’un fin sourire, je finis par imiter son mouvement précédant, à savoir scruter les astres avant de reprendre : La confiance est quelque chose de sacré… elle est généralement la base d’une relation sérieuse. commençai-je. , Mais si elle en est la base, le pardon est censé être l’un de ses principes les plus absolu. Ajoutai-je presque aussi tôt en détournant de nouveau le regard.
- Nous partageons notre vie avec ceux ou celles que l’on aime, alors un secret ou deux… Poursuivis-je en baissant lentement le regard. Fin je suis mal placée pour en parler moi… ajoutai-je ironique, repensant au sceau sur ma langue. Quand bien même… n’eût été ce sceau, j’aurais probablement eu du mal à en parler… parce que j’ai honte de moi-même… plus qu’autre chose… Finis-je le regard sur une main, me remémorant les victimes de celle-ci.

- Si s’était à refaire, il n’est point certain que j’aurais fait les choses différemment… mais je… j’aimerais vraiment que la personne en qui j’ai placé ma confiance puisse me pardonner. Achevai-je avec une pensée pour Hisao… je le lui avais souvent dit et redit ; j’étais plus éligible pour ses fers qu’ils ne le seraient jamais…

Si elle n’arrive pas à te pardonner… c’est qu’elle ne mérite pas… ta dévotion. Finis-je lentement, avec une pensée pour moi-même ; sachant pertinemment à quel point aurait été explosive la réaction de Shuu si je ne lui avais avoué que maintenant que Kuu chan était sa fille.

- Si une faute ne peut être pardonnée par son élu… alors qui le fera… ? Fis-je en refermant le poing un regard un peu plus sombre égaré dans les flammes.

Quelque part, il était bien qu’elle ait assisté à l’annonce de son mariage, et qu’elle l’ai vu sous cet angle… je savais que quelque part je la montais contre lui, mais… tout était ainsi pour le mieux…

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Mar 5 Juin 2018 - 18:19



Il y avait des personnes comme Itagami qui avaient une vision très réaliste des choses de par leur passé. La Suzuri se doutait qu’elle avait dû traverser nombre d’événements de malheurs et de bonheurs qui l’avaient construites au fil des années, mais elle, la bibliothécaire ; n’avait jamais connu que ses voyages entre Shitaderu et le reste du pays, sa bibliothèque et son bref passage dans les rangs shinobi de Kumo. En fait, en dehors de ça, ses rares amourettes et la docteur… Elle n’avait rien connu, et ne savait rien d’autre que ce qu’elle avait lu. Ô elle connaissait « tout » des dangers qu’abritaient le Yuukan, des menaces pesant sur Kumo et leur pays. Elle avait aussi conscience de tout ce qui l’entourait, de ce qu’elle était, de ce qu’elle faisait. Peut-être un peu trop d’ailleurs.

Elle pouvait sentir une part d vécu dans les paroles de la Metaru, mais aussi ce qui ressemblait à de l’attachement. L’idée qu’avait Akina, qu’elle lui avait exposé sans vraiment cacher sa réalité semblait sincèrement peinait cette femme, de façon un peu trop profonde pour que cela ne soit qu’une tentative pour la convaincre de rester à Kumo. Même si elle savait parfaitement lire entre les lignes contrairement à l’Ikeda, certaines interrogations restaient en suspens dans son esprit. Elle la connaissait sans vraiment la connaître, elle n’était qu’un usager habituel de la bibliothèque, son approche n’avait toujours été que, strictement, professionnelle. Les attentions que lui avait porté Itagami durant toutes ses années, et celles qu’elle-même avait eu envers elle… N’avaient toujours été qu’un lien, s’il n’était amical, au moins cordial, voir sympathique.

Akina n’avait jamais ressenti rien d’autre pour elle que « ça ». De la sympathie, une légère affection peut-être aussi, parce qu’elle aimait lire, mais c’était tout, rien de plus. Puis… dans le fond, elle n’avait jamais apprécié les Metaru, malgré tout ce qu’ils avaient pu faire pour le village.

-Ouais… Répondit-elle avant tout. Elle y pensait même à l’instant précis où elle prononçait ces mots. Même si la désertion n’était pas ce qu’elle recherchait. La Raïkage fait ce qu’il faut… Avait-elle soupiré. Même si l’axe majeur de Kumo restait la science, elle n’oubliait pas qu’avant tout il restait une organisation militaire officielle, et plus encore depuis que le village était devenu la « capitale » de ce pays. Egoïste… Je ne pense pas, non. Tout le monde devrait pouvoir exprimer ses envies, ses choix. Continuait-elle en s’étant tournée vers la jeune femme, un air sérieux sur le visage. Je te l’ai dit, c’est plus complexe que cela en a l’air. Tu ne la connais pas aussi bien que moi. soupira-t-elle longuement en la fixant. Puis après quelques secondes elle reprit. Je ne la juge pas, comme je ne te juge pas. Nous avons tous nos raisons de faire ce que nous faisons… Ni plus ni moins. Dit-elle en haussant les épaules. Comme elle avait eu ses raisons de ne pas vouloir continuer sur la voie du shinobi…

-Ecoutes, Itagami. Je te suis vraiment très reconnaissante de ta sollicitude, vraiment. Commençait-elle en souriant légèrement, ce même sourire qu’on affichait lorsqu’on apprenait une bonne nouvelle. Mais… S’étant redressée elle cherchait les bons mots. Comment dire… Je suis « l’intendante » de la Grande Bibliothèque, et tu es une lectrice habituelle. Durant tout ce temps où nous nous sommes côtoyées ; combien de fois avons-nous… Ne serait-ce que ri ensemble ? Ou… Parlé d’autre chose que de livres ? Ou… Juste mangé quelques gâteaux ? A part ce soir, je veux dire. Te souviens-tu d’un seul jour ? D’une seule fois ? De nombreuses questions qui avaient effacé son sourire pour ne laisser apparaître que sa lassitude. Tu es quelqu’un que j’apprécie, que j’aime bien, même… malgré ta famille… Esquissât-t-elle un nouveau sourire. On ne choisissait pas sa famille et encore moins ses cousins... malheureusement. Mais le fait est, qu’à part la bibliothèque et ses livres…. Nous n’avons rien en commun. C’est la seule chose que nous partageons. Ajouta-t-elle à contrecœur avec une petite moue. Alors, tu n’as vraiment pas à t’inquiéter pour moi. Souriait-elle de nouveau. Tu dois avoir bien d’autres préoccupations que moi en ce moment. Reprit-elle en se ré-allongeant. Akina, sans tout savoir de son interlocutrice, connaissait certains aspects de sa vie...

-Mais, si ça peut te rassurer. Je ne vais pas déserter, finalement. Mon clan a déjà bien trop souffert de ce qu’a fait… « ma cousine ». Cette femme qu’elle avait pris comme exemple, à laquelle elle avait voulu vraiment ressembler pendant longtemps et l’avait… si déçue..



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Sam 9 Juin 2018 - 10:07




Suzuri et Nara, ces deux clans semblaient se différencier du commun des mortels de par leur manière particulière de voir le monde, à moins que ceci ne soit que le point de vue d’Akina qui en lui-même était… particulièrement rationnel. Je n’avais pas vraiment eu le temps de connaître celle avec qui elle partageait jadis son existence, mais de ce que j’en avais vu, la jeune fille souriante m’avait paru plus portée sur ses sentiments que la doctoresse ; comme quoi l’habit ne faisait pas le moine.
Ne pas juger pour éviter de s’enfoncer dans des préjugés, elle ne l’avait point présenté ainsi, certes, mais je le voyais de la sorte. Me rappelant de la manière dont je voyais ne serait-ce que mes cousins Metaru, c’était avec respect que je saluais sa force de caractère ; moi… j’en étais présentement incapable.

Il était une chose que j’avais souvent entendue, « si une tirade t’es dite, qu’elle soit positive ou négative et que celle-ci se ponctuait d’un “mais”… il est fort plausible que tout ce qui le précède ne soit que fioriture. » En l’entendant commencer ainsi je marquai une pause pour être sûr de ne rien manquer, me rendant bel et bien compte au fil de ses paroles que oui, même si j’essayais de me convaincre du contraire j’essayais bel et bien de rentrer dans sa vie ; de me forcer un chemin à travers des suppositions d’expériences jamais véritablement vécues.
Gardant le silence j’écoutai, serrant quelque peu les dents à l’entente de la superficialité de la relation que nous avions présentement… * C’est vrai Itagami, pourquoi elle ? * Il n’y avait nulle insulte, nulle dénigration, ni même sarcasme dans ses mots ; seulement une pointe de regret… tout du moins ce que je pris pour une pointe de regret dans cette énumération tandis que lentement s’était effacé son sourire, renaissant pour une remarque attentionnée à mon sujet avant de se noyer de nouveau dans l’énonciation de cette dure réalité.

J’avais fini par détourner le regard, me confortant dans cette idée qu’elle avait formulée, fin « idée »… affirmation qu’elle m’avait précédemment donnée. J’avais mes propres soucis, c’était un fait ; ce sceau sur ma langue me rappelait constamment que la vie de Kuu était toujours en sursis, ces différentes restrictions m’entravant étant les témoins que Kuu mise à part, mes propres chaires ne m’appartenaient plus vraiment, ou plutôt qu’elles étaient ma camisole de force. * Quand bien même Itagam… pourquoi elle ? *
- Les livres… … tu as raison… Marmonai-je le regard ailleurs, dépité et me sentant un peu idiote. Et puis, après tout elle était devenue docile… *… Vraiment ?...* elle avait bel et bien décidé de rentrer à Kumo ; nous avions donc le temps, le temps d’apprendre à nous connaitre et de… prospérer vers une éventuelle nouvelle relation… *Sérieusement ? Tu vas... *. Je lui accordai un faible sourire, les yeux fermer avant d’entamer un mouvement pour me redresser. Demain était une nouvelle journée après tout, je me devais de la laisser tranquille et plus tard… plus tard nous pourrions apprendre à nous connaitre.

*… Haha et c’est le retour de la jeune femme trop pudique qui ne veut pas s’engager dans quoi que ce soit… * Oui, il s’agissait bien de mes pensées, oui j’étais donc bien consciente de ce que je faisais. * Une lâche fuite en avant…* Bloquée dans mon mouvement, j’avais de nouveau le regard dans les flammes, luttant entre des pratiques que j’avais pris l’habitude d’utiliser pour me cacher, non, me préserver du monde, car je m’interdisais une nouvelle véritable relation, car je ne voulais en rien être vue comme une dévergondée par Shuuhei.
Mais… si j’avais assumé le fait de l’abandonner, assumé le fait de supprimer cet individu de mon entourage intime… * Pourquoi te comportes-tu encore comme une jeune pucelle ? Hum ? Itagami… Fermant les yeux un instant, je regagnai ma position précédente *Pourquoi elle… ? * tournant vers la fameuse intendante un regard nouveau :

- C’est vrai… les Metarus sont tous… spéciaux. fis-je avec un petit rire, une pensé pour Shuu, Reiko, Nué cet autre psychopathe qui n’hésitait point à proférer des menaces même à nos anciens. Mais moi je suis… M’arrêtant dans ces élucubrations, j’eu un sourire amusé : Non… en fait je suis tout aussi spéciale que le reste de ma famille… j’espère juste ne pas l’être dans le sens d’une nuisance. Fis-je en inclinant la tête un fin sourire sur le visage. *Pourquoi ?! *
Je suis consciente que le moment est mal choisis, tout comme je suis consciente qu’effectivement… je... m’étalais sur des suppositions et des faits pas véritablement existants. Fis-je avant de marquer une pause, en baissant légèrement la tête avant de redresser un regard plus assuré vers elle. Mais puisque tu as décidé de rester, nous avons donc le temps… celui d’apprendre à nous connaitre, celui de rire ensemble, celui d’apprendre les centres d’intérêt de l’une comme de l’autre, celui de te faire gouter ma cuisine… celui d’apprendre ce que nous avons en commun… Énonçai-je enfin, en colère contre moi-même pour ne pas justement m’être lancée dans ces entreprises plutôt ou pour ne pas avoir regardé la réalité en face. Enfin… si tu le souhaites… Fis-je en tachant de ne pas baisser la voix... n’arrivant toutefois pas à ne point légèrement détourner la face. J’avais les lèvres entrouvertes, tachant d’essayer de lui dire que je n’attendais pas immédiatement sa réponse ; mais après tout ce que je venais d’affirmer, ce moment mal choisit et cette situation que je n’avais en réalité jamais eu à gérer puisque j’avais toujours été l’approchée et non l’approcheuse... ces quelques mots me semblaient incroyablement difficiles à placer... car eux aussi me semblaient être une fuite en avant.

- J’ai des préoccupations… c’est un fait, on peut même dire que j’ai des problèmes. Ajoutai-je après un court blanc que je combler avant de lui laisser le temps de répliquer quoi que ce soit. * Pour… tout un tas de chose…*
Mais… ces heures passées à la biblio, cette aura que tu dégages quand tu es plongée dans ton monde et bien d’autres détails te tournant autour… ce sont tant d’éléments qui de bien des manières m’ont permis de faire le vide, de m’évader et oublier certaines de ces difficultés… et à force c’est devenu... Fermant ces lèvres bien trop bavardes un instant, je repris.

Donc oui, je vais me soucier de toi… ce, que tu le veuille ou non… Finis-je en fronçant le regard, posant sur elle un air sérieux qu’elle assimile bien que peu importait sa première réponse, ce fait restait immuable.


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Sam 9 Juin 2018 - 18:46



Et il y avait les autres comme Akina qui avaient une vision du monde un peu plus philosophique voire romancée dans certaines circonstances. Des personnes qui malgré tout ce qui pouvait leur arriver gardaient le sourire ; peut-être était-ce pour cacher leur peine ou réprimer leurs démons intérieurs, ou alors simplement parce qu’en dépit « du tout » ils demeuraient de parfaits hédonistes voulant à tout prix éviter la souffrance et ne garder que le bonheur, ne profiter que des joies que leur offrait la vie. Akina en était une, et bien plus que cela. Cette jeune femme avait toujours eu à cœur de relativiser les événements marquants de sa vie, comme elle l’avait fait avec Kaldea, et comme elle le faisait avec Szuka ; bien que cette dernière l’avait –profondément- marquée. La libraire et la docteure avaient de nombreux points communs mais aussi d’innombrables traits qui les opposaient, et pourtant…

Lorsque la Suzuri était intéressée par quelque chose ou quelqu’un, elle avait cette faculté fascinante à se rapprocher, donner de son temps et aider –ou s’aider- jusqu’à ce que « cela » lui soit dévolu, entièrement et pleinement. Une approche qu’elle n’avait pas eue avec la Metaru et que jamais elle n’avait imaginé avoir –consciemment- avec cette personne. Pour diverses raisons, bien sûr. Tout d’abord, Akina tentait de découvrir les « préférences » de sa proie, une fois comprise, elle passait à la suite. Avec l’Ikeda ne se fut pas vraiment compliqué étant donné de ses réactions avec le Raïkage Shuuhei. Ensuite, elle observait le comportement, l’attitude de celle qui se tenait face à elle –ou dans la même pièce, ou dans la bibliothèque- essayant de trouver « une faille », celle qui lui permettait une approche. Cette phase fut plus complexe avec l’Eisei-nin, celle-ci parvenait à masquer tout ce qui définissait une personne normale. Puis enfin, elle passait à l’attaque. C’était aussi simple que ça.

Une méthode de « séduction » dont la Metaru n’avait jamais été victime, en fait. Pas de la part d’Akina en tous les cas. Effectivement cette dernière avait directement remarqué ce qu’aimait Itagami, en terme « d’individus », alors, elle n’avait jamais cherché à aller plus loin ou –à tort- à approfondir leur relation, devenir un peu plus qu’une Bibliothécaire et une Kunoichi venant s’instruire régulièrement. Oui, elle avait sans doute eu tort, peut-être. Mais, au final, cela avait et allait faciliter les choses. L’écoutant toujours, couchée sur la tranche, observant ses réactions à ses propres paroles ; lesquelles la faisaient sourire ; elle se rendit compte au fils des mots qui affluaient d’entre ses lèvres que cette femme, qu’elle savait avoir le regard tourné vers la gente masculine, était en train d’utiliser le même « procédé » qu’elle. Exactement le même, cette façon dont elle avait toujours agi avec ses « conquêtes ». Réaliser qu’elle passait de la place de chasseuse à celle de proie… La fit rougir.

Akina se tourna alors de l’autre côté, très rapidement en recouvrant son visage de ses mains –ce qui était entendons le, parfaitement inutile- alors que la Metaru continuait de dévoiler ce l’animais réellement. Jusqu’à cet instant, la brunette n’avait pas vraiment prêté plus d’attention que cela à tout ce qu’elle avait pu lui dire –ô, pas qu’elle s’en fichait mais elle n’en avait rien ressorti de vraiment notable- mais maintenant… Tout s’accordait un peu mieux dans son esprit, et davantage encore lorsqu’elle comprit de qu’elle manière Itagami l’avait observé depuis… quand ? Elle n’avait jamais rien vu, cela l’étonnait, non… elle était stupéfaite. Parfois, le cœur avait des raisons très étranges. Et ses observations l’avaient… Complétement rendu aveugle. Mais à ce moment-ci, au milieu de cette forêt, cela ne changeait rien. Le « mal » avait été fait, et l’expérience d’Akina dans ce domaine allait sûrement bientôt prendre le pas sur toute autre forme de raison ou de logique.

De nouveau tournée face à la Metaru, le teint légèrement rosé, son regard verdoyant croisa le sien, semblant sévère. Akina avait bien entendu ses derniers mots. Et elle les comprenait d’une toute autre façon ; peut-être d’ailleurs était-ce la bonne ? Aussi clairvoyant pouvait être son esprit aussi confus pouvait-il se montrer, mais le pire n’était pas là ; non, i le serait lorsqu’elle se rendrait compte, une énième fois, qu’elle avait agi à cause d’un « léger » débordement d’impulsivité… Si perception de ce qui l’entourait et notamment des autres, pouvait être parfois « romancée », ce n’était pas le cas ici. Si elle avait une approche du mon dans sa globalité très philosophique, elle restait aussi une femme fortement ancrée dans la réalité, et plutôt terre-à-terre vis-à-vis de certaines circonstances. Autant que directe, et… expérimentée. Elle était une adulte assez accomplie dans l’ensemble, et aimait qu’on soit… franc avec elle, même si ce n’était clairement pas sa plus grande qualité…

-J’aimerai bien te connaître… aussi bien que tu me connais.
Avait-elle dit en se redressant. Bien qu’elle en avait appris beaucoup plus au cours de cette soirée sur cette jeune femme que durant toutes les années l’ayant précédé. On peut commencer à mieux se connaître dès maintenant ! Affirmât-elle soudainement en se levant, et allant s’installer juste à côté d’Itagami. Tu veux savoir quoi sur moi ? Lui demanda-t-elle en approchant lentement son visage. Que… Je suis attirée par les filles ? murmurât-elle à son oreille. Ou que j’aime beaucoup tout ce qui est sucré ?! Avait-elle subitement ajouté en riant légèrement. Ça… elle savait bien comment pousser les personnes dans leur retranchement, et elle n’avait aucun mal à exprimer tout ce qui pouvait lui passer par la tête, que ce soit très fin ou très crétin. Puis finalement, elle vint seulement poser sa tête sur l’épaule de la Metaru… Merci Itagami. Dit-elle avec un léger sourire, sa tête reposant toujours sur son épaule… pendant quelques secondes… quelques secondes.



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Mar 12 Juin 2018 - 10:24

Quelques secondes qui me parurent une éternité… Sentant la chaleur de la jeune femme à mon côté, les yeux écarquillés je fixais l’obscurité de la forêt s’étendant droit devant moi… une seconde… une seconde… une secon…. Accordez-moi un instant ! Qu’est-ce qui venait de se passer ? Perdue entre les battements de mon cœur se faisant assourdissant à mes oreilles, je n’entendais plus vraiment les flammes ni les bruissements de la forêt en cette nuit glaciale ; seuls les mouvements de ma compagne de cette soirée me paraissaient parfaitement perceptibles… comme si ma vision du monde en cet instant précis s’était limitée à elle.

Voyons voir, mon temps s’était arrêté lorsqu’elle avait affirmé vouloir me connaitre, où pouvais-je pensé lorsqu’elle avait accepté ma requête maladroitement amenée. Elle s’était redressée quand en proie à mes émotions je m’étais figée pour l’écouter, elle s’était approchée quand la stupeur m’avait privé de mes mouvements, précisant par la même occasion qu’elle était prête à battre le fer tant qu’il était encore chaud… qu’elle était prête à commencer à me connaitre dès maintenant.
C’étais ainsi que depuis que nos corps étaient entrés en contact, que j’avais momentanément perdu la perception du temps, n’entendant que sa voix poursuivre sur une voie que je lui avais ouverte… reprenant avec une affirmation frisant la provocation alors que nous étions si proches. Un frisson avait couru le long de mon échine alors que rapidement me parvenait son odeur… NON ! Je n’étais pas… je n’étais pas de ce bord-là, à être attirée par des senteurs, mais dans le cas présent, la sentir près de moi, sentir son corps contre le mien, sentir ce moment tel qu’il était… mon cœur battant la chamade manqua plusieurs de ses bonds tandis que mon regard s’était lentement dirigé vers la Suzuri ; vers ses cheveux, vers certaines des courbes de son être.

En temps normal je l’aurais peut-être repoussée, non pas par rejet, mais par surprise... En temps normal je me serais posé tout un tas de questions… en temps normal je me serais peut-être même indignée… … … ? Non, non en réalité je ne savais plus ce que j’aurais pu faire en d’autres circonstances. Mon bras s’était finalement refermé sur elle, agrippant son épaule pour mieux la maintenir contre moi… avant de sans un mot poser ma tête contre la sienne… en silence, sans un mot, écoutant simplement les battements d’un cœur trop excité. * Allons… ça a beau être romantique… ce n’est malheureusement…* plus assez !
Je m’étais fait de moi-même l’image d’une dragonne, je m’étais approprié l’idée de cette créature mythique, dont la force était à bien des égards reconnue. Face à une perle entre ses griffes, face à un trésor dans son antre… que ferait une dragonne ? Cela va de soi…

- Akina… Avais-je fais en redressant ma tête, avant de la serrer de nouveau contre moi.



Lorsqu’enfin à contrecœur je me sentis émerger, qu’enfin je me permis de desserrer mon étreinte… j’avais le souffle court, l’esprit presque entièrement vide alors que les yeux encore posés sur Akina, je regrettais presque mon acte. Encore une fois, j’avais probablement précipité les choses, mais… mais… C’était la seule manière que j’avais… de m’exprimer… lâchai-je finalement les yeux fermés, attendant la gifle qui allait certainement suivre.
Mais honnêtement, présentement je luttais contre une autre envie, une envie caractérisant un peu trop bien des vices que je j’avais plus ou moins réussi à étouffer toutes ces années durant… plus ou moins jusqu’à ce que quelqu’un les réveille, jusqu’à ce qu’un autre les attise… et visiblement jusqu’à ce qu’une autre les fasse évoluer…


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Sam 16 Juin 2018 - 4:39




Ce petit jeu de la proximité amusait grandement la Suzuri, celui d’apprendre à connaître ceux qu’elle croisait, aussi. Souvent celles et ceux qui enduraient ce comportement assez provocateur de cette jeune femme se refermaient comme des huitres ou alors le prenaient à la rigolade et passaient rapidement à autre chose... Elle se targuait de ne pas avoir besoin d’aide ni davantage d’attention mais se tenir ainsi aux côté de cette femme malgré ce qu’elle pouvait représenter ; la réconfortait. Quoi qu’elle en pense, ou qu’elle en dise, elle avait besoin de ce contact, de ce sentiment d’être liée d’une façon ou d’une autre à une personne. Mais elle, la Metaru, eut une réaction qu’Akina n’attendait pas vraiment, tout au moins pas aussi… subitement. Jamais auparavant personne n’avait pris, avec elle, les devants, personne n’avait jamais été l’instigateur. Mais elle, Itagami… était parvenue à la perturber alors qu’elle connaissait pourtant parfaitement cette sensation, d’être aussi proche d’une femme, ressentir cette douceur mêlée de fougue qui leur était propre.

C’était ainsi que l’espace de quelques instants la Suzuri parvenait à oublier toutes ces pensées qui occupaient et obstruaient son esprit embrouillé, qu’elle entrevoyait une autre solution, un peu comme un remède à son mal. Elle l’avait donc laissé faire, répondant aux désirs impulsifs de sa convive nocturne, l’accompagnant dans son élan jusqu’à ce qu’elle s’arrête. Désolée ? *De quoi ?* Pensa Akina. L’espace de cette courte interruption, elle fut prise d’un doute. Itagami venait elle de se rendre compte qu’elle commettait une erreur ? La Suzuri se demanda, son regard verdoyant, surpris, plongé dans le sien ; si elle n’était pas pour la blonde qu’un moyen « d’essayer, juste pour voir », un doute rapidement dissipé alors qu’elle avait repris sans lui laisser le temps de répondre. Akina aimait ça, et la Metaru semblait « emballée » parce qu’elle venait de découvrir, ce qui n’était pas pour lui déplaire, forcément. C’était cette ivresse que recherchait Akina, c’était exactement ce qu’elle voulait, ce qu’elle désirait. Rien ne lui l’impression d’être plus vivante que « ça ».

Puis elle s’interrompit en relâchant cette fois-ci son emprise. L’intendante la fixait avec intensité, la bouche légèrement entrouverte, toujours surprise de ce long échange qu’elles venaient de partager. Son cœur battant avec vigueur, elle l’écoutait, observait sa réaction ; une gêne évidente qui semblait l’animer avec force. Puis finalement alors que la jeune femme attendait le dénouement, attendait le jugement ou la sanction d’Akina, celle-ci ne fit qu’esquisser un bref sourire auquel resta aveugle la Metaru, évidemment. Elle savait exactement ce qu’elle allait dire, ce qu’elle allait faire. Elle voyait une autre de ses facettes, celle qui lui plaisait le plus sans doute, et voyait ce qu’elle pouvait représenter sous un nouveau jour. Cela correspondait parfaitement avec ce qu’elle pensait et façon dont elle voulait aborder la vie : profiter de l’instant présent. Eviter la souffrance et ne profiter que des plaisirs qu’elle –la vie- pouvait offrir. Même s’il était impossible, in-fine, de ne vivre qu’au travers du plaisir et du bonheur…




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Jeu 21 Juin 2018 - 18:43

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Mer 27 Juin 2018 - 2:42



C’était une réponse qu’Akina se devait d’obtenir d’une façon ou d’une autre, ce fut pour cette raison qu’elle lui avait posé cette question paraissant si… idiote ou tout au moins étrange. Jamais elle ne se permettait quoi que ce soit avec quiconque sans lui demander littéralement son autorisation. Une attention qu’elle avait d’ailleurs enseigné à l’Ikeda lors de leurs premiers ébats. Et même quand elle savait le champ libre, elle demandait tout de même. C’était un principe immuable qu’elle avait acquis très tôt découlant sûrement de son fond plus que bienveillant. Et Itagami, aussi sûre d’elle pouvait elle paraître, ne pouvait pas échapper à cette règle ; puis ce n’était pas comme si elle était très contraignante non plus. Cela éclaircissait tout et permettait à chacun de bien comprendre les… « enjeux » ? Un sourire gai se dessina sur son visage alors que la Metaru lui révéla avoir déjà pu observer les plaisirs auxquels pouvaient s’adonner, entre elles, des femmes. Elle ne partait pas de zéro, c’était… un bon début.

Ce n’était pas la première fois que la Suzuri pouvait admirer ces formes sensuelles qui éveillaient en elle des désirs et des émotions d’une infinie intensité, mais celles d’Itagami avaient quelque chose… de supérieur. Elle mentirait si elle affirmait n’avoir jamais au fil des journées passées à son poste à la bibliothèque, observé les formes généreuses de la Metaru. Elle ne saurait dire par contre si elle avait eu un jour avant ce soir une quelconque attirance pour elle. Sans doute que oui, mais inconsciemment. Et maintenant la Suzuri ne pouvait s’empêcher de se dire qu’elle aurait aimé mieux la « connaître » avant, encore plus. Mais… plus longue était l’attente, meilleure était la délivrance, non ? Parfois, on ne pensait pas à certaines personnes, on ne parvenait pas à les percevoir comme autre chose qu’une amie ou une connaissance, celle qu’on croisait tous les jours, puis un jour, on se rendait compte qu’il y avait un lien plus… compliqué, fort et indicible qu’on le pensait…




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Mer 11 Juil 2018 - 7:24

L’on dit souvent que la vie est un fruit, un fruit à morde à pleine dent, un fruit dont il faut profiter avant qu’il ne soit véreux. J’ai toujours trouvé cette métaphore intéressante, poétique certes, mais surtout porteuse d’un message particulièrement important. « La vie est courte, profites-en, sans limites ! ». Et c’était ce dernier point que j’exploitais, ce dernier point que j’expérimentais ce dernier point… auquel je m’étais enfin décidé à m’ouvrir qui pour le coup ne me décevais ou ne me figeait rien. Cette idée me trottait dans l’esprit depuis si longtemps déjà… non, depuis que j’en avais été témoin dans ma jeunesse ; aujourd’hui, je passais enfin le pas… avec une personne on peu plus réelle et désirable à mon regard.
Comment j’en étais venu à poser les yeux sur elle ? Exactement comme je le lui avais expliqué, à force de la croiser à la bibliothèque, lorsque je plantais, ou m’énervais sur une situation ou un problème donné, mon regard furieux était un jour tombé sur elle… le calme, la sérénité et une rare forme de paix m’avaient envahie cette fois-là. Kuu avait aussi sa manière de m’apaiser, mais… Chez Akina c’était spécial, plus mature, plus… désirable ; quelle sotte avais-je été, il me suffisait simplement de l’approcher, de l’approcher, véritablement… pour embrasser le rêve auquel j’aspirais depuis temps de temps. La découvrir… véritablement.



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Lun 23 Juil 2018 - 23:27


Je n’avais jamais pensé à elle de cette façon, pas jusqu’à ce soir et même si un tel fantasme m’avait traversé l’esprit, sans doute n’aurait-il pas été aussi… grandiose. Je n’avais non plus nourri aucun espoir, ni même aucune tentative pour l’approcher, ou m’y intéresser. Mais aujourd’hui, je devais avouer autant qu’elle que j’aurais dû. Si j’avais su. Enfin, avec des « Si » … Non, pour le moment ce qui comptait le plus était l’instant présent, se ressasser ce genre d’erreurs, avoir ce genre de regrets n’avait aucun sens, pour moi. Cela dit et même si j’éprouvais pour elle une émotion réciproque ; j’appréhendais déjà la suite, ce qui succéderait à ce que nous partagions. Si je renvoyais une image forte, à priori, je ne l’étais pas tant que ça. Même si le désarroi s’était durant un long moment inscrit sur mon visage.





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Mer 29 Aoû 2018 - 14:08

La curiosité est mère de bien des découvertes, je savais avoir déjà entendu ça quelque part. C’était une phrase presque inutile en réalité, mais le point auquel elle était évidente, le point auquel sa signification semblait un acquit était tellement grossier qu’in fine peut de personne prenaient vraiment le temps de l’appliquer. Me concernant elle n’était pas la seule maitresse de mes actes, disons plutôt qu’elle en avait été qu’une des instigatrices. Les sentiments, l’envie et pour tout dire le désir étaient ceux qui m’avaient guidé jusque-là… pour le coup, je ne le regrettais pas.
Si passer tant de temps à passer et repasser dans cette bibliothèque, l’observer et par moment me perdre dans la découverte de ses petites manies quand je bloquais sur un sujet avaient fini par faire naitre c’est intérêt, cette nuit, ce moment, cette période tant d’éléments se déroulant présentement qui ne faisait que satisfaire bien des sentiments et désirs jusqu’alors brulants d’une certaine attente.


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Impulsion [M. Itagami]

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