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[Aventures de Benten] - Je rencontre trois admirateurs


Mar 27 Juin 2017 - 0:07
« Politique : La nullité des candidats Mizukage inspire au Daimyo des Brumes de s'en débarrasser lors d'un bain de sang » - « Météorologie : Prévoir une matinée brumeuse, une après-midi pluvieuse et une soirée arrosée » - « Bourse : Le brigandage n’est plus une activité sûre ; diversifiez vos sources de revenus » - « UNE DE LA SEMAINE : Un sabreur retrouvé tranché en deux dans un terrain militaire. Son bâton a survécu » - « Anecdote : On recherche toujours un jeune fugueur à mèche rouge du clan Yuki, échappé suite à une dispute avec un parent. Si vous l’identifiez, tendre un miroir et amadouer l’adolescent avec son propre reflet ».

Benten laissait traîner ses yeux sur les pages du Kunaï émoussé comme pour vérifier que son nom ne figurait pas en caractères rouges dans la rubrique des accusations, voyant dans la blancheur unie des organes de presse un tombeau ouvert et menaçant au bord duquel tremblait sa réputation. Aussi s’imposait-elle la lecture matinale des quelques grands titres du pays des Brumes, angoissée à l’idée que la disparition d’un garçonnet fût associée à ses recherches médicales, ou que quelque survivant de la répression, animé par un sentiment vengeur, n’eût révélé son passé sanglant dans le grand banditisme.

Et pourtant la minute d’ascèse qu’elle s’infligeait sous l’œil vigilant de l’aube ne suffisait jamais à refréner les passions intellectuelles et morbides qui l’animaient – et la vieillarde aussitôt son journal chiffonné quittait ses appartements lors d’une de ces ballades faussement errantes durant lesquelles ses yeux, qui avaient parcouru le siècle, se refermaient comme les serres d’un aigle sur les jeunes visages des passants. Ô combien de garçonnets aurait-elle agrippé de suite du temps si regretté où les brigands régnaient sur les Brumes, et Benten sur les brigands ! du temps où Kiri n’avait pas ses mille yeux vigilants et toujours ouverts sur les moindres actions de ses shinobis ! Mais désormais soumise à la loi commune des Yuki et des Kaguya, Benten voyait ses recherches scientifiques interrompues.

Une seule solution : obtenir les secrets de leurs jeunes corps « un morceau après l’autre ». Avec amabilité. Et sans tuer. Tant pis pour la lenteur. Multiplier la matière première. Approcher un gosse, lui tirer une mèche. Exemple parmi d’autres.

Benten pourchassait donc un garçonnet.

Il avait les mollets ronds comme des brioches sorties du four, un petit fessier fendu comme un cœur, des chevilles d’ivoire et scintillantes comme des bâtonnets de sucre – il marchait à quelques mètres de Benten, et elle salivait ; les bandelettes humides de sa bouche entrouverte glissaient de ses lèvres décharnées ; il semblait que la kunoichi avançait, traînée par sa cible, et les deux s'engouffrèrent dans la meilleure glacerie du village (un commerce Yuki). Le gosse prit une table éloignée. Benten prit la table voisine, et offrit au garçonnet de payer sa note : J’insiste, j’ai mes habitudes ici. En passant, elle jeta à Gattsu quelques ryos, pensant qu’il était un serveur. Son attention était ailleurs ; elle ne quittait pas des yeux l’objet de ses désirs :

« OOOOOOOHOUIWOUIOOOOOH… Il ne doit pas dépasser les dix ans… à peine pubère… ses lèvres roses ! elles doivent avoir le goût des sucreries qu’il dévore par paquet à son jeune âge… je me sens tirée dans le bas du corps par une ancre qui m’éveille à des sentiments que je pensais oubliés… et la part inactive de mon corps, pourtant endormie à jamais, me brûle comme une braise qu’agite un vent inattendu… S’il emprunte une ruelle à sa sortie, je jure devant toutes les divinités marines et sous-marines : nos langues n’en feront qu’une, nos corps se serreront comme un nœud, je laisserai mes mains parcourir les vallons de ses hanches cambrées, et nous connaîtrons l’un l’autre le parfum de nos sorbets… »

Mais une main saisit l’épaule de Benten : l’une de ses connaissances l’arrêta net, prise qu’elle était dans l’élan de sa passion ; puis un murmure rauque parvint à ses oreilles : « Izumi Suiatsu. Dix-huit ans ». Alors, Benten sentit sa poitrine plonger au rythme d’une fréquence cardiaque normale. L’écume qui lui moussait aux lèvres et aux cuisses cessa de glisser ; elle se figea un moment, déçue – et, tandis qu’elle ordonnait à l'homme de quitter les lieux avec la colère que lui inspirait la nouvelle, les glaces arrivèrent. Benten tourna alors la tête vers son voisin, hélas, majeur :

« Dégage ».
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Mar 27 Juin 2017 - 12:39
Assez amusant pour le souligner, notre récit ne prendra pas place dans une taverne, peut-être sonnons-nous le glas d’une tradition trop usée pour supporter une fois encore les violences de quelques soiffards en manque de virilité. Ouat de feuque, Narrateur ? J’suis dans la rue, puis t’façon moi ça me fait rien l’alcool donc voilà, quoi. Et il est vrai que la constitution de Suiatsu ne permettait pas au poison de prendre effet, devenait-il à la limite plus acide. De même qu’il est vrai que l’assimilateur se trouvait à cet instant perdu dans le marasme humain qu’il méprisait tant.

Nan mais c’vrai, quoi. Quand je vous dis que ces créatures défient toute loi esthétique, c’est pas des conneries ! Je sais pas ce qu’il s’est passé au cinquième, mais ‘fin j’veux dire, quand on a créé les femelles c’était juste pour le délire, hein ! Et moi, seule divinité à me retrouver catapultée ici… BAH JE SUIS DE LA FLOTTE ! Après qu’on ne s’étonne pas si j’arrive pas à rester sérieux avec eux, hein ! Nan mais faut les voir, haha. Je vous avait déjà parlé du principe d’argent ? Nan parce que si on était tombé sur un peuple de créateurs, ça se saurait ! Les gars ils sont accro à ça ! Tu m’diras on leur a imposé tellement de besoins, bouhahahahaha, on est cons !

Devrions-nous nommer l’établissement devant lequel Suiatsu se trouvait ou devrions-nous laisser aux Yuki le soin de modeler leur patrimoine ? Avec de la chance nous auront le droit à une anecdote croustillante qui égaiera encore un peu notre récit. « Chez Priape » relaterait l’hist…. Haha, Narrateur ! Nan Priape c’t’un bon. Quoiqu’il en soit, on disait que les meilleures glaces de tout Mizu, ce qui, au vu du niveau misérable de développement de l’archipel, n’était pas un exploit des plus flamboyants, étaient ici servie. N’étant pas grand amateur de nourriture mortelle et n’étant pas contraint par les vils besoins des humains, vous comprendrez que la qualité n’était pas l’argument de vente le plus éloquent à l’oreille de Suiatsu.

Ouais enfin ça y est je suis rentré. Hop, petite table au fond, loin des odeurs. Et… Oh ! Bouge ! Regardez-moi cette vieille femelle, là ! Ah oui, j’ai oublié… Dépenser de l’argent pour les autres c’est censé être bien vu. Bon, vous comprendrez qu’à la base moi j’avais pas prévu d’en donner, moi aussi je peux foutre de l’eau et de la menthe -vous comprendrez pourquoi j’ai commandé ça-, bon, moi ça fait un genre de menthe à l’eau, mais ça va, une glace c’est pas transcendant, quoi !
M’enfin, pour revenir aux femelles… Attendez, si je bois une bière, subirais-je l’effet diurétique ? Bah non, chui con. Mais attendez encore… Il me semble que nous avons mis au point un mécanisme ultra-compliqué pour permettre aux femelles de pondre d’autres humains. Comment une femelle faite comme moi pourrait-elle faire ? ‘fin j’veux dire on saigne moyen, v’voyez. Existe-t-il une femelle comme moi ? Serais-je en train de traverser une crise identitaire alors que je suis un dieu ? Mhmm…


Les glaces arrivèrent. Les hostilités commencèrent. Suiatsu, face à de trop vagues interrogations pour prêter oreille à sa bienfaitrice, se contenta d’engloutir la glace d’un coup sec. L’effet fut immédiat.

-BOUHAHAHAHAHAHA ! Il se leva sur sa chaise et posa un pied sur la table afin de se pencher sur son interlocutrice. Sa peau commençait à virer au vert. BOUHAHAHAHAHAHA ! Fermant les yeux, il fit mine de se concentrer. *Narrateur ?* Oui ? *Personne nous entend ?* A priori non. *Ce serait anti-récit de dire à truc que de toute façon je peux donner à mon corps à peu près l’âge que je veux ?* Oui, tu n’as pas entendu. *Ah. Et lui dire que je suis né aux temps immémoriaux ?* Evitons ce sujet pour le moment.
Serais-je en train de devenir un homme menthe ? Fit-il avec la plus grande candeur du monde, comme pour asseoir un peu plus son aura de dérision dans l'esprit de son "aînée".
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Jeu 29 Juin 2017 - 1:12
Benten, Arrête de chiper. Benten, Arrête de Chiper. Benten, arrête de chiper !

Que fais-tu en ce moment ? Tu te balades dans le village. Dans quel but ? Aucun. Tu te contentes de déambuler au sein de ton armure le long des rues... ton imposante carrure te fait remarquer. Tu ressens sur toi les regards qui se posent ; qu'ils soient intrigants ou encore admirateurs : Maman ! Regarde le monsieur avec la grosse armure et la grosse épée ! Tu te contentes d'arborer un léger sourire ; chose qui soit dite au passage ne te correspond pas tellement, mais paraître humble et attirant te semble être la solution à cette rage qui sommeille en toi et que tu tentes chaque jour de contrôler.

Lorsque tu reviens à la réalité, tu es confronté à une action bien particulière. Un jeune homme ne semblant que très peu... intelligent, poursuivi secrètement par un admirateur secret, le retour de la momie en personne. Tout-en-carton semble suivre ce jeune chenapan jusque dans la bâtisse des glaces, mais dans quel but ? Soupirant le temps d'un silence, tu les suis de toi-même en ayant du temps à gaspiller.

De suite on te salue, tu es remarqué dès ton entrée hormis par les deux énergumènes tout aussi intriguant l'un que l'autre : un endormi et une bandelette vivante. Avant même de pouvoir t'asseoir et les observer, Tout-en-Carton te jette plusieurs ryôs à la figure pensant sans doute que tu es un des serveurs de la baraque -quelle vue merdique soit dite en passant pour te confondre avec un honnête travailleur-. Tu restes calme, te contentant d'acheter les dîtes glaces afin de les amener à la table de l'homme tête en l'air et celle de Tout-en-Carton. Cependant, donnant les glaces au jeune homme, tu ne les tends aucunement à l'homme aux bandelettes, affichant un sourire sadique.

~ Désolé Ossan. Il n'y avait plus assez de Ryôs pour payer votre glace ~

Dis-tu en léchant les diverses saveurs de celle-ci lentement, alors que tu prends place légèrement plus loin, à une autre table déposant ta claymore contre ta chaise.

_________________
Shiori
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Jeu 6 Juil 2017 - 13:14
Que se passait-il exactement dans les rues de Kiri ? Installé à une table d’un commerce local, appartenant à son propre clan, le distributeur de glaces existait de très nombreuses années, et se transmettait de génération en génération. Comme une coutume au sein même du Clan. Bien qu’il détestait l’homme, et sa femme aussi médiocre que lui, il était aussi de son devoir de s’entretenir avec chaque membre, être certain qu’ils soient correctement traités et qu’ils ne manquent de rien. Aussi, avant de prendre part à quelques interrogatoires en cette matinée brumeuse, il s’était rendu là-bas, dans le bon espoir de passer avant les premiers habitués. Mais, accueilli froidement, on lui avait gentiment demandé d’attendre que l’homme soit plus disponible.

Il devait se contenir, se garder de tout commentaire, prendre son mal en patience. Il détestait attendre. Il perdait du temps, qu’il aurait pu largement mieux utiliser que pour un interrogatoire. Au lieu de cela, il se retrouvait coincé dans un lieu public, entouré d’une population qui s’amusait, qui profitait, qui préférait perdre son temps en léchant une glace plutôt que de travailler à leur propre grandeur. Ils lui faisaient pitié. Ils le dégoûtaient. Répugnants, tel était le mot qu’il aimait à utiliser pour décrire cette masse informe qui siégeait au pied des grands. Bientôt trop agacé par la vision qui s’offrait à lui, il se redressa et s’apprêtait à partir quand il vit l’entrée surprenante d’un groupe différent.

Si le premier ne retenait guère son attention, ce n’était qu’un jeune garçon sans aucun signe apparent de grandeur, il fut bientôt suivi d’un personnage qu’il reconnaissait. Benten. Une femme aux bandages recouvrant son corps, comme si elle cherchait à cacher son âge, ou sa vieillesse, ou sa laideur. Peut-être même n’était qu’un vulgaire accoutrement qui ne cachait rien, sinon une personne anodine. Peut-être tout cela n’était qu’un spectacle dont le but était principalement d’en faire davantage qu’en réalité. Un troisième homme, peu connu, entra. Rien de spectaculaire, sinon qu’il semblait reconnaître la femme. Autant dire qu’il était un potentiel personnage au sein du village.

Se contentant de se rasseoir, comme s’il ne s’était jamais levé, le Yuki se posa dans son siège, curieux de découvrir la suite des événements. Ce fut d’abord le jeune homme qui se fit remarquer, en s’exclamant, comme fier de son état, qu’il devenait « un homme-menthe », ce qui ne signifiait rien, sinon qu’il était trop stupide. Le deuxième homme, dont il ne connaissait rien, semblait plus féroce, plus désagréable que le premier, puisqu’il fit remarquer à Benten, sans que Eiichiro ne puisse l’entendre, qu’elle n’en avait pas. Etrange situation. Aussi, d’un mouvement du bras, curieux de la suite des événements, il commanda discrètement une de ces fameuses glaces. Pour autant, si sa curiosité était piquée au vif, sa patience avait atteint ses limites. Son cousin apprendrait bientôt qu’on ne faisait pas attendre un manipulateur du Hyôton qui servait dans les geôles.
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