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Le fracas de deux lames [Ft. Ryoko Goten]


Mar 15 Mai 2018 - 14:45
La règle voulait qu’ils ne quittent jamais seuls. Et pourtant, voilà qu’elle n’avait pas écouté cette règle, pourtant bien simple. Elle avait besoin d’un peu de temps avec elle-même. Elle n’était pas à l’aise avec les étrangers, les nouvelles personnes. Et elle ne pouvait pas se cacher derrière Taishi indéfiniment. Sans compter qu’elle ne comptait pas l’embêter de ses états d’âme de jeune demoiselle au coeur brisé qui affrontait difficilement la mort de la seule personne ayant été importante dans sa vie. Elle s’était donc éloignée du campement, pour s’enfoncer dans la dense forêt qui occupait beaucoup de territoire au sein du pays du feu. Elle avait tout de même pris ses précautions. Avant de quitter, elle avait croisé Aimi, avec qui elle entretenait une relation assez difficile, et ce, malgré le fait qu’elles se battaient désormais pour la même cause. Et, à défaut de l’apprécier, elle avait tout de même confiance en elle. Elle lui demanda donc simplement d’aviser Taishi si jamais elle n’était pas de retour dans six heures. D’ici là, elle avait besoin de temps seule.

Après un long moment de marche, presque une heure même, elle se retrouva dans une petite clairière. Le soleil s’était couché à l’horizon et elle avait dû amener avec elle une lumière pour y voir quelque chose. Lumière qu’elle accrocha à un arbre, éclairant ainsi l’endroit où elle se trouvait. Vêtue assez simplement, à savoir d’un short court et d’un débardeur, elle avait ses deux épées accrochées à sa taille. La seule chose qu’elle avait tenu à amener avec elle d’Iwa, ne serait-ce que parce qu’ils avaient appartenu à sa défunte mère. Elle retira le bandeau qui recouvrait son oeil blessé, le laissant au pied d’un arbre, tout comme elle laissa tomber sa ceinture, se contentant de tenir ses armes dans ses mains. Ses cheveux pâles, encore trop courts pour qu’elle puisse les attacher, encadraient son fin visage, certaines mèches tombant devant son regard.

Soupirant, elle commença doucement, d’un enchaînement calculé contre un arbre qui n’avait rien demandé. Elle frappait avec le plat de la lame, ne souhaitant pas non plus venir endommager la forêt, ce qui aurait été fort dommage. Elle s’entraîna un bon moment, augmentant en intensité plus le temps passait. Elle n’aurait su dire combien de temps exactement s’était passé, toutefois, elle ne ralentissait pas la cadence. Elle avait encore beaucoup à faire pour gagner en puissance, une idée qui avait pourtant cette mauvaise habitude de la rendre malade. Au final, elle n’était pas si différente d’eux, des Zetsu. Ce clan qu’elle avait rejeté de tout son être, et ce, pendant de longues années. Ces gens qu’elle haïssait, pour tout ce qu’ils avaient fait, mais surtout, tout ce qu’ils n’avaient pas fait. Ils étaient constamment en quête de puissance, être fort n’étant pas une option et si elle avait tenté de rejeter leur enseignement le plus longtemps possible.

Au final, elle aussi, elle avait besoin d’être forte, ce qui en venait bien souvent à lui donner la nausée. Être fort. Ce qu’elle avait pu détester ces deux petits mots, prononcés par un père qui avait tenté de la tuer à l’aubee de ses seize ans.

Concentrée sur ce qu’elle faisait, cela ne l’empêchait pas que de rester attentive à son environnement. Assez pour percevoir du bruit dans les branches qui l’entouraient. Une présence qui se rapprochait. Calmant ainsi son jeu de lame, elle jeta un regard tout autour d’elle, sa poitrine se soulevant rapidement tandis que son souffle était court. Finalement, un nouveau bruit lui permettant d’avoir une petite idée de où pouvait se trouver le nouveau venu.

- Qui est là ?

Question peut-être un peu stupide et pas nécessaire dans une telle situation, toutefois, elle avait cru bon de l’adresser en levant l’une de ses lames vers là où elle croyait l’homme. Dawn, une lame d’un blanc immaculé, dont la faible lueur éclairant l’endroit se reflétait dessus.

- Je ne te recommande pas de tenter de jouer au plus malin.

Si ses paroles semblaient menaçantes, son ton gardait une certaine douceur propre à elle-même, bien qu’il y avait aussi quelque chose de glacial. Elle n’était pas fan des étrangers, pas plus des nouvelles rencontrent. Et ce, quand bien même ces dernières ponctuaient son quotidien, maintenant qu’elle était en territoire inconnu.

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Mer 16 Mai 2018 - 17:18
Le pays du feu est tout de même le pays le plus pitoyable de tout le continent si vous voulez mon avis. Cette bande d'imbéciles avaient tout pour devenir la plus grande puissance du Yuukan, ils avaient le territoire le plus grand, remplis de forêts verdoyantes et de terres plus que fertiles. Ce pays avait sans aucun doute les meilleures cartes en main pour devenir une Economie florissante. Pour aller encore plus loin c'était dans ce pays, de part sa taille que le plus grand nombre de puissant clan ninjas reconnus à travers tout le Yuukan. C'était à se demander si c'est imbéciles faisaient exprès sérieusement, aujourd'hui ils ont quoi ? Des ruines à Shitô, des attentats à Yugure... Et aucune réelle armée. Capable de se faire balayer en un seul instant par n'importe lequel des autres villages ninjas. Enfin si ce pays n'avait pas été contrôlé par une organisation terroriste. Si l'histoire s'écrit par des êtres quelques part là haut, alors celui qui à faite celle du pays du feu devait être bourré ce con.  C'est pas possible de voir cet endroit tellement en proie à la pauvreté quand on voit tout ce que ce pays a à offrir.  Et puis moi je m'en tape en fait, c'est juste triste de voir tout ces habitants galérer comme des chiens juste parce que les sphères dirigeantes ne savent pas diriger correctement.

J'étais passé plusieurs fois dans ce pays et aujourd'hui j'y retourne en compagnie de Shigure, Yoshitsune et un autre mec chelou. Aujourd'hui nous étions arrêtés dans une petite bourgade à l'orée des bois, un endroit plutôt tranquille et apaisant. Il nous fallait prendre une pause et je vous avoue que moi, marcher des heures sans même parler une fois était agaçant.  C'est pourquoi je leur avait fausser compagnie une après-midi. De toute façon ils n'avaient pas à râler aucun d'eux n'est mon père que je sache. J'avais donc pris la direction des bois, emportant toujours mon sabre car nous ne sommes jamais à l'abri d'un imprévu. Je me baladais tranquillement en respirant l'air pur et cette sensation de légèreté. Le soleil traversant les feuillages me caressait légèrement le visage, j'avais l'impression de ne jamais être seul. Arrivé près d'un ruisseau je constatais que ce bois avait tout ce qu'il fallait pour être heureux, un peu d'eau fraîche et de verdure que prodiguait la nature. De toute façon il fallait se satisfaire du nécessaire dans ce pays. Ce n'est qu'au bout de longue heures de marches, alors que le soleil commençait à tomber que je me disait qu'il était peut être temps que je retourne au campement. 

C'est alors que sur le chemin du retour, tandis que la lumière commençait à manquer, j'aperçu une lanterne à quelques dizaines de mètres. Je décidais donc de m'approchait en sa direction : c'était une femme qui était en train de s'entraîner au sabre. Une découverte plutôt intéressante quand on sait que je suis en quête d’expérience dans l'art du Kenjutsu. Je l'observait depuis un arbre s’entraîner et c'est plutôt rapidement qu'elle ressentie ma présence. Pointant un sabre en ma direction elle me demander qui pouvait être là... Elle était aveugle ? Très certainement, sinon elle n'aurait jamais pu reconnaître qu'on étaient de parfait inconnu l'un pour l'autre. C'est femme était très étrange, elle était en train de me menacer avec un ton plus que doux. Comment elle voulait être crédible comme ça ? 

"Hey Ray Charles ! Dejà tu va commencer par te détendre..."


Je descendait de mon perchoir et m'approcha d'elle, assez pour dévier son sabre avec mon bras sans montrer d'agressivité.  

"Et puis si tu veux me menacer, essaye d'être plus convaincante dans la voix c'est pas top là."


D'un geste très rapide je dégainait mon sabre de mon fourreau et le glissa contre son cou avant de le retirer avant qu'elle ne réagisse. Aucun animosité n'était perceptible, tout simplement parce que je n'en ai aucune. 

"Genre comme ça tu aurais été plus credible tu vois ? Sinon c'est quoi ton nom, ce n'est pas tout les jours que l'on croise des épéistes aveugles alors je souhaite me souvenir de ton nom."
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Mer 16 Mai 2018 - 21:02
La lame levée vers un homme qu’elle ne voyait toujours pas dans l’obscurité, elle attendit patiemment qu’il daigne se montrer à elle. Comme de fait, il se rapprocha, lui permettant ainsi d’avoir une idée de qui venait l’embêter dans son entraînement. Il ne s’agissait pas d’un membre d’Hinoishi, ce qui la rassurait à quelque part. Elle l’aurait mal vécu si l’un d’eux avait décidé de la suivre, l’aurait peut-être même vu comme une insulte. Après, il était évident qu’elle se devrait peut-être de craindre cette apparition, ne serait-ce que parce qu’elle ne le connaissait pas et parce qu’elle avait aucune idée de ce qu’il lui voulait. Peut-être lui voulait-il du mal ? Ce n’était pas à exclure. Et si elle-même avait confiance en ses capacités, cela n’empêchait pas le fait qu’il pouvait en posséder des toutes aussi puissantes.

Ce qui l’empêchait de se sentir menacée, à l’heure actuelle, était l’absence de crainte qu’elle avait vis-à-vis de la mort. Déjà que sa vie n’avait jamais réellement voulu dire grand chose, alors qu’elle-même avait longuement souhaité que la mort vienne faire taire tout ce qu’elle vivait, les choses n’avaient, au final, jamais réellement changées. Si elle tentait de s’en remettre, ce n’était pas aussi évident qu’elle aurait pu le croire. La mort de sa meilleure amie avait laissé un vide dans sa personne, un froid qui l’envahissait et dont elle ne pouvait rien faire contre. Quant à des objectifs… Longtemps, elle avait souhaité survivre pour s’opposer à son clan. Toutefois, ayant désormais quitté Iwa pour ne jamais y revenir… Que lui restait-il ? Les ambitions d’Hinoishi, ce désir de faire la différence autour d’elle, pour ce pays ravagé par la guerre depuis beaucoup trop d’années. Était-ce toutefois assez pour l’amener à apprécier la vie, assez pour l’amener à s’accrocher à ce qu’il lui restait ?

Que lui restait-il exactement ?

- Plus convaincante, sûrement, oui. Mais l’idée n’était pas non plus de t’agresser, ni même que tu te sentes forcé d’en faire de même.

Elle n’avait pas cillé lorsque la lame du sabre lui était passé près de la gorge. Pour sa part, elle tenait encore ses deux épées, une dans chaque main, l’une d’un blanc immaculé tandis que la seconde était d’un noir si profond qu’elle semblait se fondre dans l’obscurité.

- Aveugle, non. Malvoyante d’un oeil, c’est effectivement le cas.

Elle haussa des épaules. Une blessure qu’elle portait depuis un peu plus de trois ans. Un éclat de colère de son père, elle avait bien manqué de perdre son oeil. Elle aurait fait la paire, avec sa meilleure amie, bien que leur situation était bien différente. Au final, elle avait été soigné de justesse par une médecin pratiquant l’iroujutsu, le même qui l’avait sauvé d’une mort pourtant certaine. Son oeil avait mis du temps à s’en remettre et, encore aujourd’hui, elle en éprouvait des difficultés. Mais c’était déjà bien, elle n’était pas borgne.

- Si le fait que je ne sois pas aveugle ne te déçoit pas trop et que tu as toujours envie de te souvenir de mon nom, c’est Aimi.

Préférant ne pas se présenter sous son vrai nom, ne serait-ce que parce que cela pourrait être risqué, elle s’était dit que la bonne poire de leur groupe ne verrait aucun inconvénient à ce qu’elle lui emprunte son nom pour quelques instants. Le clan Zetsu était étroitement lié à Iwa et quant à son prénom… S’il n’était pas connu en dehors du village, les iwajins, pour la majorité, savaient qui elle était, ne serait-ce que pour la position qu’elle avait longuement occupé auprès du Tsuchikage. Sa désertion étant récente, elle se devait de rester sur ses gardes.

- Et toi, quel est ton nom ? Je t’avouerais qu’il est rare de trouver quelqu’un qui ose placer une arme sous ma gorge tout en étant dénué d’animosité.

Répondant sur un ton semblable au sien, en ce qui concernait la répartie, elle avait appris de la meilleure. Au final, l’idiote vivait encore un peu au travers elle, ne serait-ce que pour l’influence qu’elle avait eu sur la gamine perdue qu’elle était depuis toujours.

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Sam 19 Mai 2018 - 2:09
La lame toujours tendu vers moi, cette femme m'expliqua qu'elle ne voulait pas forcément m'agresser en disant de tels mots, personnellement moi je ne m'était pas senti offusqué... Mais j'imaginais la résultat si cette elle était tombé sur l'autre taré qui veut se battre pour tout et n'importe quoi. J'avais bien l'impression que cette femme avait des problèmes en ce qui concerne les relations avec les êtres humains. Je n'avais jamais vu quelqu'un me parler avec un ton qui contrastait à ce point avec ses mots. Décidément ce voyage m'avait permis de découvrir de nouvelles personnalités, enfin pour le moment je nous ne sommes qu'à la première étapes, nous ne nous connaissions pas encore. D'ailleurs en y repensant elle pouvait penser pareil de moi qui lui avait passé un sabre sous la gorge alors que je ne lui voulait aucun mal. J'était un cas moi aussi haha ! Enfin bon ce n'était pas comme si je l'avais fait avec beaucoup de conviction il était facile de ressentir les pulsions meurtrières chez les gens et dans mon cas il n'y en avait aucune. 

La femme su lire en moi et n'avait pas réagis quand je lui ait fait passé ma lame sur son cou, elle avait fait preuve d'une sérénité presque déconcertante. Comme si elle avait totalement confiance en moi, ou peut être qu'elle n'avait pas peur de mourir ? La deuxième option était bien la plus triste et pourtant c'était la plus probable des deux éventualités. C'était triste de se dire qu'à son âge cette femme n'avait plus aucune raison de vivre, encore pire, plus aucune envie de vivre. Non, non... Je dois me faire des idées elle avait sûrement d'autres raison. Etant plus proche d'elle je pouvais enfin l'observer et discerner son visage : cette femme avait un visage plutôt agréable à regarde malgré ce bandeau qui le couvrait, sa chevelure blanche lui donnait un air plutôt innocent cela collait parfaitement à sa voix. En baissant le regard je n'osait pas poser mon regard très longtemps sur ses formes en marque de respect et m'attarda plus sur ce qu'elle avait dans chacune de ses mains. Deux lames bien originale qui me faisaient pensé à ce qu'il pouvait se trouver dans l'archipel du pays de l'eau. J'eu rapidement l'hypothèse que cette femme était une déserteuse du clan des sabreurs. Je devais découvrir vite si c'était bel et bien le cas. 

Alors qu'elle me répondait en me signifiant qu'elle n'était pas vraiment aveugle, je ne put m'empêcher de rougir quelques instant en repensant au fait que je l'avais "reluquer". Tournant ma tête quelques seconde pour reprendre mon souffle j'e l'écoutait me donner son prénom : Aimi. Je ne me souvenais pas du nom de Aimi parmi les anciens sabreurs. Elle me demanda mon nom en retour, c'était plutôt logique, j'aurais même du me présenter en premier. Je n'avais pas encore eu le temps d'apprendre les bonnes manières, mais ça viendra forcément.

"Désolé je ne me suis pas présenté ! Je me nomme Goten ! Dis moi ce sont de bien jolies lames que tu possède et ce que je pourrais les voir un instant ?" 

Je comprendrais bien évidemment si elle refuse de me les montrer, mais c'était le moyen le plus simple de vérifier si ses lames étaient juste d'une qualité autre où elle avait ce petit plus que possédaient toutes les autres lames de la brumes.
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Sam 19 Mai 2018 - 22:53
Ce n’était pas rare que les regards des autres s’attardent sur elle. Y pouvait-elle réellement quelque chose ? Non, pas vraiment. D’ordinaire, elle portait des vêtements assez épais ou encore le manteau aux couleurs de l’Hinoishi. Or, seule en forêt, elle ne s’était pas attendue à tomber sur autrui. Plutôt que relever, préférant éviter de mettre quiconque dans l’embarras, elle ignora superbement, comme elle le faisait bien souvent. À ses yeux, la beauté avait quelque chose de superficiel, quelque chose sur laquelle elle ne s’attardait pas spécialement non plus. Éphémère et subjectif, elle n’y voyait là qu’artifice ne signifiant absolument rien quant à qui et comment était une personne. La preuve. Elle était petite, frôlant tout juste le mètre soixante-cinq, pas tout à fait même, et était de stature assez frêle, semblant presque fragile. Et pourtant, il n’en était rien, elle qui pouvait se montrer coriace adversaire avec une force et une endurance assez surprenante pour tous ne la connaissant pas.

Légèrement méfiante, elle ne le lâcha pas des yeux. Goten donc. Mentait-il comme elle ? Elle n’aurait su le dire, elle n’était pas douée dans ce genre de chose. Si réellement elle l’était, sa meilleure amie n’aurait pas eu le loisir de la mener par le bout du nez de la sorte, et ce, pendant tant de temps. Si elle était douée à déceler le mensonge, sûrement n’en serait-elle pas là aujourd’hui, trahie par tous ceux qui avaient compter à ses yeux, bernée encore et encore tandis que son innocence avait eu quelque chose autrefois d’assez adorable, désormais brisée et éclatée en morceau face à une cruelle réalité dont elle n’était pas certaine de vouloir faire face.

- J’imagine, oui.

Était-ce une bonne idée de laisser ses armes dans les mains d’un inconnu ? Non, peut-être pas, toutefois, elle était tout aussi dangereuse à mains nues, voir même plus. De ce fait, elle fit pivoter les lames vers elle, tendant le pommeau de chacune d’entre elle au jeune homme lui faisant face.

- Elles n’ont rien de vraiment particulier, si ce n’est qu’une valeur sentimentale.

Les lâchant une fois il les tenait, elle ne le lâchait toutefois pas des yeux. À quelque part, elles étaient tout ce qu’elle possédait qui avait encore une certaine valeur à son coeur. Les seules choses dont elle ne souhaitait pas se départir. De bien tristes souvenirs les accompagnaient, mais il s’agissait d’un héritage qu’elle ne voulait pas voir partir. Un héritage dont elle ne pouvait vivre sans, à ce stade-ci de sa vie où plus rien n’avait d’importance.

- Elles appartenaient à ma mère, qui est décédée avant que je ne sois en âge de réellement me souvenir d’elle… On me les a donné il y a de cela trois ans. Depuis, j’essaie d’apprendre à les manier, par moi-même, comme il n’y a pas vraiment d’épéiste dans ma famille.

Elle se retrouva à parler bien plus qu’elle ne l’avait prévu, ce qui lui arrivait souvent ces derniers temps. À croire que prendre autant de distance avec l’endroit où se trouvait tous ses mauvais souvenirs lui avait fait du bien, plus qu’elle ne l’aurait cru. Levant une main, elle vint retirer son bandeau, lui permettant ainsi d’observer autour d’elle de ses deux yeux. Malgré la clarté de ses prunelles, son regard était sombre, habité d’une ombre qu’elle ne parvenait pas à chasser. On lui avait toutefois appris que son bandeau lui donnait un air distant, chose qu’elle essayait d’éviter. Car malgré toute sa maladresse en terme de relations sociales, elle essayait encore tant bien que mal de faire des efforts. Même si c’était avec un inconnu au milieu de la forêt.

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Dim 20 Mai 2018 - 16:39
J'était vraiment mal à l'aise, elle m'avait vu la regarder... Pour qui je vais passer maintenant ? Je ne l'avais pas du tout regarder de façon lubrique, mais maintenant qu'allait t'elle penser de moi ? Une super première impression que je lui avait fait. Soit, c'est fait c'est fait... Cette petite femme dénommé Aimi me semblait être quelqu'un de plutôt innocent, presque fragile à vrai dire. Innocente et pourtant elle semblait renfermer une étrange force, c'était mon impression. Peut être que je me trompais, je ne suis pas mentaliste après tout. Tout ce que je voyais  c'était qu'elle possédait deux jolies épées. Cette demoiselle me regardais avec méfiance, avait-elle des choses à se reprocher ? Cependant elle décida tout de même de me donner ses lames. Attrapant ses sabres je reculais d'un pas afin de les faire virevolter, ces derniers étaient plutôt légers et agréable à manier. C'étaient des lames de très bonne fractures, comme je n'en voyait que rarement. Je m'arrêtais d'un seul coup de les faire bouger et fermant les yeux, j'essayait de sonder cette lame afin d'en déduire ses propriétés. Il était possible pour un bon sabreur de se lier avec n'importe qu'elle épée et d'en tirer un maximum de ses capacités, cependant il semblait ne rien avoir à tirer de cette arme. Je fut plutôt déçu, ou rassuré en fait. Je me disais que je n'aurais pas besoin d'affronter cette femme. Je n'avais vraiment pas envie de rependre le sang en ces terres et savoir que ses sabres ne faisaient pas parties intégrante du trésors des sabreurs me soulageais. 

"La valeur sentimentale est quelque chose de particulier. Tu ne devrais pas la sous-estimer." 

C'est lames étaient un héritages de sa mère, quelque chose d'extrêmement important en soit. Ses racines étaient quelque chose d'essentiel pour comprendre quel sens on veux donner à sa vie. C'est quelque chose qu'il ne faut pas négliger. J'était triste pour cette femme de savoir qu'elle n'avait pas connu sa mère, tout le monde devrait avoir le droit à connaitre toute sa famille. Je ne savais pas vraiment pourquoi elle me racontait tout cela, mais de toute manière j'était un inconnu et je n'allais sûrement pas la revoir de si tôt. Elle pouvait tout me dire je n'allais avoir aucune incidence dans sa vie et je n'ai aucun intérêt à me servir de ses informations. Discuter avec elle était sûrement la chose la plus intéressante que j'avais à faire dans les environs. De plus la soleil tombant, les lucioles commençaient à faire leur apparitions dans la forêt, rendant l'atmosphère plus reposante. Retirant son bandeau elle me faisait voir ses cicatrices et son regard sombre. Cette femme devait avoir un vécu très sombre, j'en avais presque des frissons. 

"Tu te débrouille bien à l'épée ? Sache que je ne suis pas trop mauvais aussi."
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Lun 21 Mai 2018 - 4:23
La jeune demoiselle esquissa un sourire, ne pouvant qu’approuver les propos de l’homme. Alors que son clan se spécialisait au combat à mains nues, ne serait-ce que pour faciliter le contrôle sur le système nerveux d’autrui, elle avait pris la décision d’apprendre seule à se battre à l’épée, pour ainsi pouvoir tenter de faire vivre sa mère à travers elle, quand bien même ne l’avait-elle jamais connu. C’était aussi ce qu’elle tentait de faire, avec Sanadare, de la faire vivre au travers elle, aussi différente était-elle de sa personne. Elle essayait surtout de tirer un peu de force auprès de celle qui avait été sa meilleure amie, présente dans sa vie depuis qu’elles étaient toutes les deux enfants. Aussi particulière avait-elle pu être, Sanadare avait surtout été beaucoup de chose qu’elle-même était incapable d’être.

- Bien ? C’est vite dit, pas spécialement…

Elle était de nature assez humble, mais surtout, à toujours douter d’elle et de ses compétences. Ayant été élevée en se faisant continuellement répéter qu’elle n’était pas assez bien, pas assez forte et pas assez tout, elle était venue à le penser au quotidien. Que peu importe les efforts qu’elle fournissait, elle ne serait jamais assez de toute façon. Kunoichi accomplie ? Elle avait été bien loin de l’être, quand bien même lui avait-on donné le grade de chûnin. Elle doutait encore l’avoir mérité, et ce, quand bien même avait-elle supposément fait beaucoup pour le village, au cours de ces derniers mois.

- Je me débrouille, je pense. Sans plus.

Ce n’était pas exactement vrai, mais elle avait tout de même de la difficulté à voir les choses autrement. Parce qu’il y en avait nécessairement des meilleurs qu’elle. Parce que, de toute façon, elle était bien loin du niveau qu’elle souhaitait avoir. Et puis, lui-même se disait être pas trop mal.

- Tu dois toutefois être bien meilleur.

Toujours ce faible sourire sur les lèvres, comme si faire plus allait faire craquer son visage. Elle était d’une nature assez froide et réservée, ne se laissant que très rarement, pour ne pas dire jamais, approcher par les autres. De ce fait, ses traits étaient souvent assez figés, bien qu’elle faisait des efforts à l’heure actuelle, pour se montrer peut-être un peu plus sympathique avec cet inconnu qu’elle rencontrait au milieu d’une forêt quelconque du pays du feu.

- Ton sabre a quelque chose de particulier ?

Elle ne s’imaginait rien, si ce n’était qu’elle savait que les grands épéistes avaient bien souvent une relation assez particulière avec leurs armes.

- Si tu veux savoir… Elles se nomment Dawn et Dusk. Parce qu’il y aura toujours un levé de soleil pour succéder aux ténèbres mais il ne faut pas oublier qu’elles suivront toujours de très près.

Elle eut un léger rire, partagée entre l’amusement et l’autodérision. Est-ce qu’elle verrait un jour le soleil se lever ? Sans être dramatique, elle se le demandait, tandis qu’à chaque fois qu’elle avait cru voir les lueurs du soleil, les ténèbres étaient venus lui rappeler qu’elle ne s’en sortirait pas aussi facilement. Une lame aussi claire que le jour, la seconde aussi sombre que la nuit, c’était ainsi que les avait appelé sa mère.

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Mar 29 Mai 2018 - 11:16
Cette Aimi… Chaque seconde que je passait avec elle me faisait me sentir de plus en triste, c’était comme cette demoiselle attirait tout le malheur du monde sur elle. C’était assez gênant comme sensation à vrai dire. Je ne m’étais jamais senti comme ça de toute ma vie, je ne savais pas pourquoi mais j’avais de la peine pour cette femme. Alors qu’en vérité je ne savais rien de sa vie et qu’elle pouvait tout aussi bien être rempli de moment joyeux. C’est juste qu’en voyant ses expressions j’arrivais à ressentir de la fragilité et sa voix… J’avais l’impression qu’elle était au bord du craquage, je devais faire attention à ce que j’allais dire à présent. On avait tous notre passé, toutes ses épreuves nous ont forgé et nous on permis d’évoluer. Refouler tous ces événements n’était pas la bonne solution, on ne pouvait pas avancer correctement en traînant ce genre de poids toute sa vie.

“Tu ne devrais pas parler comme ça de toi ! J’en suis sur que tu es plus forte que tu le prétend.”

J’avais l’impression que cette fille n’avait aucune confiance en elle, cela était très dur d’avancer dans la vie sans ça. J'espère pour elle qu’elle avait des amis sur qui elle pourrait se reposer quand elle aura besoin de soutiens. De mon côté j’avais envie de l’aider, je ne la connaissait pas beaucoup, mais je me disais qu’aider son prochain était la meilleure manière de s’élever vers de nouveau sommet. De devenir un meilleur homme et peut être que j’arrivais à comprendre ce que veut dire être quelqu’un de bien. C’était une notion bien étrange que je trouvais bien arbitraire, qui pouvait être capable de juger les actes d’un autres ? Qui avait le droit de dire que les actes d’une autre personne était bien ou mal ? C’était de là que partait toute les notions de haine, de vengeance et de rancoeur ou de confiance en soi.

“ On ne saura jamais avant d’avoir comparé nos talent n’est-ce pas ?”

Toujours avec ce faible sourire au lèvre, cette fille était un personnage très intriguant. C’était la première fois que je me retrouvais aussi empathique pour quelqu’un, depuis les évènements de Kiri je m’étais vraiment attendri à ce que je vois. Esquissant un sourire je la regardais dans les yeux quand elle me demande si mon sabre avait quelque chose de spécial. Non, je n’allais bien évidemment pas lui montrer les capacités spéciales de mon sabre, mais ce sabre était beaucoup plus pour moi qu’un des artefacts de la Brume. Ce sabre représentait la promesse que j’avais faite à ma famille et le symbole qui me rattache à eux. Ce sabre est mon unique compagnon qui m’a toujours suivi depuis ma terre natale et qui me suivra jusqu’à ce que je décide de retourner au mien.

“J’accorde beaucoup d’importance à se sabre en effet. Il représente pas mal de chose pour moi.”

Ces deux sabres nommés Dawn et Dusk, elle avait choisi ces deux noms afin de se rappeler qu’il y avait toujours une part d’ombre proche de la lumière et vice versa, ou peut être qu’elle voulait dire qu’il y avait toujours des bon moments après les mauvais et réciproquement.. Enfin bref c’était quelque chose que je trouvais vachement profond, cette fille était vachement spéciale.

“C’est toi qui à choisi le nom de tes lames Aimi ?”
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Jeu 31 Mai 2018 - 5:03
Un rouge délicat vint colorer ses joues au compliment, bien qu’elle doutait qu’il soit plus là pour réconforter, ne serait-ce que parce qu’il n’avait aucune idée de son niveau d’escrime. Sauf s’il l’observait depuis un moment ? Ce n’était pas à exclure. Ayant repris ses armes, elle les observait, comme elle le faisait bien souvent, tentant de s’imaginer sa mère les maniant. On lui avait souvent dit qu’elle lui ressemblait. Après tout, son père étant grand, massif et roux (non ce n’était pas son ancien Kage), pour sa part elle était petite et menue, semblant presque fragile, les cheveux d’un blanc immaculé et les prunelles d’un bleu clair, bien que souvent assombri, ces derniers temps.

Son sabre était aussi important pour lui. C’était le cas de beaucoup d’épéiste, dont l’arme devenait bien souvent une extension d’eux-même. Elle-même voyait les choses ainsi, alors qu’elle les maniait avec un naturel certain, quand bien même se disait-elle médiocre. Ils étaient une extension de son corps, une partie d’elle-même dont elle refusait de se séparer. À défaut de faire confiance à autrui, trop souvent blessée pour se voir tromper de la sorte de nouveau, elle avait confiance en ces armes, ou plus précisément en ses propres capacités.

- Non, hélas. C’est ma mère qui leur a donné ce nom. Elle était redoutable, de ce que j’en sais. Elle n’a jamais réussi à éveiller les techniques de notre clan, toutefois, elle savait se faire respecter.

Souriant doucement en évoquant des souvenirs qu’on lui avait raconté de cette femme droite et forte, elle en oublia quelques instants son environnement, là où elle était, les derniers moments de sa vie qui faisait désormais d’elle une personne recherchée, sûrement morte ou vive, par le village caché de la roche. Évoquant ainsi sa famille comme un clan plutôt que quelques humbles travaillant, tout en suggérant qu’elle possédait un Kekkei Genkai, elle venait de donner des indices comme quoi était-elle sûrement kunoichi. Bon, a priori, ce ne devait pas être trop mal, rien à l’heure actuelle ne pouvait donner d’indice comme quoi elle venait tout juste de déserter le village où elle avait grandi.

- Il a un nom ton sabre ?

Curieuse, elle semble un peu à l’aise, comme si parler lui faisait du bien. Parler avec quelqu’un qui n’avait aucun a priori et qui ne la connaissait nullement. Au final, si elle n’aimait pas les inconnus, que ce dernier ne sache absolument rien d’elle, pas même son nom… Personne pour la juger sur qui elle était, sur ce qu’elle avait fait, et surtout, tout ce qu’elle n’avait pas fait.

- Et sinon, tu veux qu’on compare ?

Question lancée comme cela, de celle qui s’était retournée vers lui, un sabre dans chaque main. Elle semblait calme, ce qui était rare, voir même un peu faux, de par la tempête qui s’agitait dans son regard, des émotions qu’elle s’assurait d’étouffer. Se rappeler sa mère lui rappelait nécessairement son clan. Et tout ce que cela pouvait impliqué, tout ce qui avait marqué sa vie jusqu’ici, l’horreur qui l’avait forgé au rythme de la violence.

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Sam 2 Juin 2018 - 3:04
L’astre du jour laissait progressivement place à ce que certains pouvait définir comme son éternelle rivale, d’autre la qualifiait plus comme son amour inatteignable. L’atmosphère relaxante de la journée laissait place à une ambiance réveillant notre sensitivité. Cette petite clairière était maintenant éclairée par de nombreuses lucioles qui flottaient autour des deux inconnus et la pleine lune visible faisait de cette clairière un lieu plutôt agréable. D’après les légendes les clairs de lune avait un pouvoir sur les esprits et les âmes. C’était un moment où les songes s’envolaient, traversant le voile de l’esprit pour prendre place dans le monde des vivants. Cette lune qui n’était visible que rarement avait le pouvoir de permettre aux gens de ne faire qu’un avec leur souvenir et de mieux comprendre leurs sentiments. Je me disais que j’arrivais peut être à comprendre cette femme et pourquoi pas faire en sorte qu’elle se sente mieux avec elle-même après notre rencontre ? Alala… J’étais vraiment devenu quelqu’un de bien moi, peut être que j’étais vraiment en train de devenir mature qui sait.

Cette Aimi aussi était tout autant lié à ses sabres, malgré le fait qu’il n’avait pas de pouvoir extraordinaire. Comme quoi les sentiments que l’on accordait aux choses pouvaient rendre spécial n’importe quel objet. C’était quelque chose que nous avions en commun, notre lame nous rappelait les membres de notre famille et notre désir de leur rendre honneur. C’était la clé de ma détermination, c’était mon compagnon de route, c’était cette lame qui faisait mon identité ici. Dawn et Dusk avait reçu leur nom de la défunte mère d’Aimi. Un noble héritage quelle avait reçu, elle avait réussi à créer sa propre identité sans les forces de son clan. Cette Aimi devait donc être originaire d’une famille de ninja, c’était la conclusion que je m’étais faite. Je n’avais jamais entendu parler d’elle à Kiri, son clan ne devait donc pas faire partie du village de la Brume. J’avais aussi étudié l’histoire du pays de l’eau et la plupart des clans possédant des Kekkei Genkai avait rejoint le village, enfin elle pouvait être une exception. Le plus plausible était que cette femme faisait partie d’un clan originaire du pays du Feu où elle se situait, cependant la plupart d’entre eux avait fui en direction des villages ninjas de la Roche et de la Foudre. Il y avait plusieurs solutions possibles, elle pouvait juste être une habitante du pays du feu sachant utiliser un kekkai genkai, une kunoichi de Kiri que je ne connais pas, une kunoichi de Kumo ou d’Iwa, une ressortissante de l’académie, ou peut-être une nukenin. Enfin bref je n’étais vraiment pas sorti de l’auberge… Autant être direct et lui demander directement ?

«Ta mère devait être une personne formidable, qu’elle repose en paix. Aimi, es-tu une kunoichi ? Tu as parlé d’un clan alors je me disais que c’était possible. »

Le nom de mon sabre ? Je le dégainais rapidement et essayait de regarder mon reflet dans ce dernier. Musouken était le nom de ce sabre, cependant il ne me plaisait pas du tout. Il représentait encore l’héritage de l’aristocratie de l’archipel du Soleil. Je l’avais volé pour m’affranchir de ce système pourri, peut-être qu’il était temps de lui trouver un nouveau nom ? J’avais vécu beaucoup de chose en compagnie de cette lame noire, j’en étais la personne vivante la plus proche.

« Oui il en a un, cependant il ne me plaît pas du tout et je vais sûrement le renommer. Cette lame avait pour nom d’être la meilleure lame, un héritage d’une société abjecte. Aujourd’hui elle celle qui me guide à travers les ombres : Shirube kura »

Cette rencontre avait permis de m’affirmer, après les évènements avec les Hyosas j’avais besoin de repartir sur de nouvelles bases et c’était un bon début. M’asseyant dans l’herbe je sorti un cigare et me tourna dos à Aimi quelque instants pour ne pas la gêner. Tirant une latte je soufflais en m’amusant à faire des cercles et le tendais vers ma nouvelle rencontre du jour. Cette dernière semblait un peu plus à l’aise avec moi, peut-être un peu trop. Cette dernière me proposa de tester nos compétences aux sabres, un défi ? Il était tard, j’étais plus parti pour installer mon bivouac et profiter d’une nuit en pleine nature avant de rejoindre Yoshitsune et le reste du groupe demain. Enfin bon si elle voulait vraiment voir ce dont j’étais capable, pourquoi pas après tout.

« Il fait sombre pour ce battre tout de même… Tu me diras avec ta vision on sera presque à égalité. J’avais envie de passer la nuit dans cette clairière, tu m’aide à installer mon bivouac ? Ensuite j’allumerais ma lanterne et on pourra comparer nos compétences. Après cela tu peux rester ici si tu veux il y a largement assez de place pour deux. »

J’avais été honnête avec elle, je me sentais plutôt avec elle. J’avais l’impression qu’elle aussi était en train de changer.
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Mar 5 Juin 2018 - 5:44
Sûrement, oui, que sa mère avait été une personne formidable. Or, elle m’en saurait jamais plus, ne serait-ce que parce que désormais nukenin, elle n’aurait plus l’occasion de s’informer à ce sujet. Et puis, nul n’avait réellement voulu parler de cette femme impressionnante qu’avait été sa mère, terrassée par la maladie alors qu’elle-même était trop jeune pour se souvenir de son visage. Du moins, telle était la version qu’on lui avait donné, alors que la véritable chose avait quelque chose d’un peu plus triste, qui l’aurait sûrement amené à détester d’autant plus ce clan dont elle était issue. Mieux valait que jamais elle n’apprenne pour le meurtre de sa mère, et ce, par nul autre que la main de son cousin. Autrement, il n’était pas impossible qu’elle exige un retour à Iwa, tout ça pour venir s’assurer d’enfoncer l’une de ses épées dans le coeur de cet être abjecte qui, au final, elle n’avait jamais réellement eu le loisir d’apprendre à connaître.

Bien heureusement, elle ne le savait pas.

Prenant rapidement conscience qu’elle avait peut-être trop parlé, celle s’étant présentée sous le nom d’Aimi se retrouva donc à hocher doucement de la tête. À quoi bon mentir ? C’était presque impossible qu’il fasse le lien entre elle et Iwa, alors que plus rien ne la rattachait là-bas, sans compter que le clan dont elle était issue se voulait assez secret que ses capacités.

- Je suis effectivement une kunoichi. Ou, enfin… Dire que j’utilise du chakra serait plus juste, comme je n’appartiens à aucune institution shinobi.

Ce n’était pas faux, bien qu’elle préféra éviter les détails comme le fait que ce n’avait pas toujours été le cas et que, jusqu’à dernièrement, elle était une chûnin respectée du village caché de la roche. Elle préférait éviter que quelconque shinobi de ce village ne parvienne à la tracer elle ou encore Taishi, alors que tous deux bénificiaient d’une liberté nouvellement trouvée, loin de tout ce qu’ils avaient cherché à fuir pour construire quelque chose d’un peu plus à leur image, au sein de ce pays secoué par la guerre qui faisait ravage depuis des années.

- Tu sembles beaucoup y tenir, à cette lame.

Simple constatation accompagnée d’un sourire. Finalement, la jeune demoiselle avait déposé ses armes contre un arbre, décidée d’aider le jeune homme à monter son campement ici. Si elle se demandait vaguement ce qu’il faisait ici, moins elle posait de question à ce niveau et moins avait-elle de chance qu’il la lui retourne, et donc, elle préféra rester silencieuse à ce sujet. S’étant approchée de lui, il leur fallut quelques instants seulement avant que le bivouac soit en place et que l’endroit ait l’air d’un campement temporaire. Y passer la nuit ? Elle verrait. Elle se devait d’admettre que depuis qu’elle avait quitté sa haute tour dorée, elle avait passé tout son temps avec l’Hinoishi, ce qui pouvait être lourd pour celle avec quelques difficultés quant aux relations sociales. Les choses étaient toutefois différentes avec l’inconnu, et c’était sûrement parce que, justement, il était un inconnu sans connaissance de sa personne ni d’attente vis-à-vis d’elle. Quelque chose qui lui faisait le plus grand bien, elle qui avait toujours eu des comptes à rendre à un peu tous et n’importe qui.

Une fois chose faite et la lanterne allumée, celle ayant retiré son bandeau pour observer de ses deux grands yeux bleus le jeune homme retourna attraper ses armes, un sourire en coin sur les lèvres. Elle ne s’était pas sentie si détendue depuis longtemps, alors qu’elle avait pour la première fois l’occasion d’oublier tout ce qui l’avait amené à déserter, toutes les horreurs qu’elle s’était vue confrontée avant de partir. Elle n’était plus rien d’autre, si c’était qu’une jeune femme au milieu de la forêt, sans histoire. Elle n’était personne. Et ce sentiment lui plaisait, dans une certaine mesure.

- Ne me dis pas qu’un peu d’obscurité t’effraie ?

Petite pique, un léger rire se fit entendre, brisant le silence de la clairière tandis qu’elle se plaçait à une certaine distance de lui, ses armes devant elle, ses prunelles azurées éclairées d’un petit air de défi. Un combat amical, rien de dangereux. De quoi lui faire oublier tout ce sang qu’elle avait vu, ce massacre dont elle avait été témoin et silencieusement cautionné. Ces traumatismes qui s’étaient douloureusement imprimés à son esprit.

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Mer 6 Juin 2018 - 2:33
Alors cette Aimi était une ancienne Kunoichi, une nukenin en somme aujourd’hui. Si elle était originaire de Kirigakure mon devoir me dirait de l’arrêter. Cependant j’avais envie de lui laisser le bénéfice du doute. Cette kunoichi n’avait sûrement plus rien à voir avec son ancien village, je décidais de ne pas chercher plus loin et me concentrer sur notre soirée. Moi même je pouvais être considéré comme un déserteur au yeux des autres ninjas de Kiri et je me doute que nombre d’entre eux me cassent du sucre sur mon dos. Qu’importe je devais me placer au dessus de tout ça pour le bien de mon village, quitte à s'attirer les foudres de tout le monde. C’était ça être un véritable ninja, endosser tout ce qui est possible pour le bonheur des autres. Devenir ce genre d’homme était mon objectif, fini l’enfant au rêves égoïste, je veux devenir un homme honorable et respectable. Que dans ma contrée natale on puisse me prendre pour exemple un jour ou l’autre. Cette femme devait aussi avoir ses rêves j’imagine, mais je ne me pense pas bien placé pour lui demander. Après tout nous ne somme que deux inconnus l’un pour l’autre.

“D’accord, si emprunter la voie du Nukenin te permet d’assouvir tes rêves. J'espère juste que tu ne regrette pas ton choix.”

Moi aussi j’avais décidé d’emprunter cette voie là. Mon épée ? C’était la chose la plus importante pour moi sur ce continent. C’était la clé de ma détermination, c’était mon compagnon de route, c’était cette lame qui faisait mon identité ici,mes pensée n’avaient pas changés. Déposant les siennes contre un arbre, Eiko c’était décider à m’aider pour mettre en place mon bivouac. Attrapant donc tout mon matériel d’installation je mettais en place mon logement de fortune. Aimi venant pour m’aider à le mettre, cela n’avait pas mis très longtemps à ce faire. Cela me rappelle les moment que je passait quand j'étais seul à voyager lors de mes 15 ans afin de rejoindre le pays de l’eau. Je me sentais enfant en cet instant.

“Cette épée représente tout ce que j’ai ici.”

Souriant à Aimi une fois le campement de fortune terminé, je dégaine mon sabre lâchant un petit rire lorsqu’elle me titilla en parlant de l’obscurité. Cette fille semblait prendre plaisir à se battre, peut être que cela l’aidait à lui vider la tête, ou peut être qu’elle voulait prouver sa supériorité. Quoi qu’il en soit, j’allais enfin pouvoir tester son talent à l’épée. Je la regardait droit dans ses yeux bleus, un regard déterminé et concentré. Je n’étais plus là pour rigoler l’espace de quelques instants, chargeant instantanément ma cible, je sentait l’herbe voler sous mes pieds.

Faisant parler ma lame, j'execute un enchaînement de mouvement plutôt brut sans délaisser la rapidité sur cette action. Ma lame se heurtait à la sienne,brisant ainsi le silence religieux qui trônait dans cette clairière faisant fuir tous les animaux qui s’étaient approché pour la lumière. Mes mouvements étaient plutôt basiques même si cela suffisait à mettre à mal un débutant. Cependant je me doutait bien qu’elle n’était pas débutante, j'adapte donc mon jeu de jambe instinctivement au sien : une botte secrète des sabreurs pour faire face à n’importe qu’elle adversaire au corps à corps. Cette Aimi possédait l’avantage d’avoir deux sabres, cependant elle ne pouvait pas mettre autant de force dedans que moi. Je la laissait peu à peu prendre du terrain afin qu’elle se libère et me montre ce qu’elle savait faire. J’aimais bien ses mouvements, me prenant au jeu, j’attendais le moment où elle pensait avoir trouver une faille pour me glisser sous ses jambes gracieusement en tentant un vulgaire coup de lame en glissade. Un coup qu’elle esquiva facilement d’un saut, nous nous retrouvions face à face à quelques mètres, d’un sourire narquois je lui renvoyait sa précédente réplique.

“Ne me dis pas que ce sont quelques coups de sabre qui m'effraient ?”
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Dim 10 Juin 2018 - 2:49
La voie du Nukenin. Avait-il compris qu’elle venait d’un village caché, dans ce qu’elle avait dit ? Peut-être bien, ce n’était pas impossible. À ces mots, son expression devint plus sombre, laissant apercevoir des doutes dans ce geste qu’elle avait posé, cette décision de quitter tout ce qu’elle avait toujours connu pour partir ailleurs vers un avenir incertain et beaucoup plus dangereux. Mais plus rien ne la rattachait à Iwa. Comme plus rien ne la rattachait ici à vrai dire. Passant outre ce détail, ne répondant rien de plus, elle était tout de même rassurée de voir qu’il ne tenterait pas de l’arrêter. L’aidant à monter son campement, une fois le tout fini et la lanterne allumée, la jeune Zetsu se retrouva avec ses armes en mains, un sourire en coin, à venir défier le jeune homme. Elle n’avait rien d’arrogant, seulement un certain amusement de celle qui aimait bien s’entraîner avec d’autres choses que des arbres. L’entraînement avait toujours été un moyen peu sain pour elle d’en venir à oublier tout ce qui la tracassait, l’amenant à s’épuiser pour finalement avoir droit à un peu de repos.

Le combat débuta, d’une rapidité qui n’avait rien d’un duel entre deux débutants. Ses coups à lui étaient solides et précis, tandis que ceux de la belle semblaient plus dansant. Elle avait toujours misé sur la vitesse plutôt que la force et cela se faisait voir dans son style de combat, ses lames venant entrechoquées celle de son adversaire du moment. Un faible sourire flottait sur ses lèvres tandis que son regard ne perdait rien du combat. Il se battait bien, et, à quelque part, elle ne pouvait que se dire qu’il était meilleur qu’elle. Il l’affrontait avec prudence, lui laissant le loisir de porter ses coups sans pourtant la craindre. Elle aurait pu se montrer plus vive et plus dangereuse, cependant, elle ne voyait pas l’intérêt que d’utiliser ses techniques claniques à l’heure actuelle.

Effectuant un bon, elle se retrouva face à lui. Son souffle était plus court, sa poitrine remontant à un rythme irrégulier sous l’effort. De la sueur perlait sur son front, qu’elle vint essuyer du revers du bras, ramenant ainsi sa pâle chevelure vers l’arrière, de quoi s’assurer que quelques mèches ne viennent pas encombrer sa vision. Son sourire s’élargit à sa provocations, son regard passant de ses propres armes à lui.

- Effectivement. J’ai pu affronter pire.

Un tumultueux passé basé sur une torture constante lui venant de son père. Elle s’élança vers lui sans plus attendre, d’un rythme encore plus cadencé, cherchant à le forcer de se donner plus dans cet affrontement, qu’il ne fasse pas que la tester. Tout en jouant de ses lames, elle vint tenter un coup dans ses jambes, qu’il esquiva sans peine, suivit d’un coup de coude à la hauteur du thorax. Ce n’était pas parce qu’elle se battait à l’épée qu’elle n’était pas en mesure de se battre à mains nues, bien au contraire, et elle le démontrait à l’heure actuelle, mêlant les deux styles de combat pour se l’approprier.

Ce fut toutefois elle qui en vint à perdre le rythme, les attaques de son adversaire venant affaiblir ses bras qui bloquaient désormais tant bien que mal ce qui s’abattait vers elle. Il avait une force supérieure à la sienne, cela ne faisait aucun doute, et sa prise sur ses épées se faisait plus fragile. Jusqu’à ce qu’un coup soit abattu sur son poignet, la forçant à lâcher la lame immaculée, qui vint tomber au sol. Attrapant le pommeau de la seconde à deux moins, elle tenta de rester dans le combat, bien que peu habituée de n’avoir qu’une seule arme en main. Au final, elle esquiva une attaque d’un large bond vers l’arrière, levant son arme en signe d’abandon, bien que son sourire n’avait pas quitté ses lèvres.

- Faut croire que l’obscurité ne t’a pas trop handicapé.

Elle rigola doucement, semblant nullement insultée. Après tout, affronter plus fort qu’elle, elle l’avait souvent fait. Sans compter qu’elle avait beaucoup de difficulté à reconnaître ses propres valeurs et son propre talent. Elle attrapa sa bouteille d’eau pour se désaltérer, la proposant à Goten, si jamais il n’avait pas la sienne.

- Tu t’entraînes depuis longtemps ?

Autant voir si elle pouvait apprendre un minimum à le reconnaître, bien qu’elle doutait le revoir, suite à cette soirée lui semblant presque irréelle.

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Jeu 21 Juin 2018 - 11:13
Le choc des lames avait bien eu lieu dans cette petit clairière de Hi no Kuni, ce n’était pas un affrontement de débutant je pouvais vous le dire. J’exécutais des mouvements plutôt basique, mais j’y mettais pas mal de force afin d’épuiser ses forces assez rapidement. Cette femme était plutôt agile, avec un style très personnel. J’avais l’impression de voir quelqu’un danser en face de moi, c’était captivant. C’était tellement captivant qu’il m’arrivait par moment de m’égarer et ainsi risquer de me prendre un mauvais coups. Attirer l’attention des gens avec ce genre de mouvement pour mieux les tromper était une bonne idée, elle avait même failli fonctionner contre moi.Il faut dire aussi que je ne suis pas un exemple en matière de concentration et d’implication dans la vie. J’ai toujours été cet abruti qui aimait se foutre dans la merde pour rien, le petit débile qui ne faisait aucun effort pour comprendre ce qu’on lui racontait. Heureusement ici le combat n’était pas réellement sérieux, nous ne nous battions pas à pleine puissance c’était certain. Après tout nous n’avions aucun intérêt, c’était même risqué d’entamer un combat de ce genre dans la nuit.

Ce joute à l’épée était agréable, nous partagions un moment assez spécial tout le deux alors que nous étions des inconnus l’un pour l’autre. J’arrivais à percevoir un faible sourire sur ses lèvres, chose que j’avais grandement apprécié. J’avais l’impression d’avoir réussi à égayé un tant soi peu son visage et c’était une première victoire pour moi. Au fur et à mesure que nous échangions des coups d’épées, mon souffle se faisait plus rapide, moins régulier. Cela semblait être de même pour mon adversaire. Chacun de mes coups semblent affaiblir ses bras, j’avais le sentiment que sa poigne était plus faible au fur et à mesure que j'attaquais. Cela voulait donc dire que ma stratégie avait plutôt bien fonctionné, cependant cette femme me montrait qu’elle était plein de ressources. Enchaînant à l’épée, elle se mit à casser la rythmique du combat avec un coup de coude dans le thorax qui, m’a foi était plutôt puissant.
Me coupant le souffle quelques instants, je devais reculer afin de ne pas perdre ce duel.Tenant sûrement d’en finir elle s’attaqua à moi avec peut être un peu trop de précipitation, je parais son attaque en frappant ses poignet avec le fourreau de ma lame. L’épée immaculé se retrouvant en l’air quelques instants avant de finir au sol.


Il ne restait plus qu’elle et son épée noire, j’avais gagné un avantage certain au niveau psychologique. Chargeant assez rapidement, je donnais un coup de taille, un coup qu’elle esquiva d’un grand bond en arrière. Suite à quoi elle abandonna le combat. Souriant à sa petit pique, je me grattais l’arrière de la tête.

“Il faut croire que oui en effet ! Toi non plus d’après ce que j’ai vu ! “

Refusant poliment son eau, je récupérais ma gourde près de mon bivouac. Je prenais au passage une serviette et un seau d’eau. Je comptais aller me laver dans le bassin de la rivière que était juste derrière, je sentais mon corps tout transpirant et mes vêtements collaient. Est-ce que je m’entrainais souvent ? Je n’arrivais même plus à dénombrer les entraînements que j’avais fait avec le professeur.

“Oui je m’entraîne plutôt souvent il faut dire ! Et toi t’entraine tu souvent ?”

M’éloignant légèrement de mon installation de fortune je lui montrait une grande serviette avec un sourire un peu gêné, en y réfléchissant ce n’était peut être pas très poli de poser ce genre de question. Enfin bon… moi et les codes de la sociologie…

“Est-ce que tu à de quoi te nettoyer ? Sinon j’ai une seconde grande serviette pour toi. Je ne compte pas rester plein de sueur plus longtemps personnellement.”

Reprenant un air plus sérieux j'observais la lune, si belle, si ronde…

“Dis moi… Est-ce que t’en crois au rêves ?”
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Le fracas de deux lames [Ft. Ryoko Goten]

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