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Le fracas de deux lames [Ft. Ryoko Goten]


Mar 15 Mai 2018 - 14:45
La règle voulait qu’ils ne quittent jamais seuls. Et pourtant, voilà qu’elle n’avait pas écouté cette règle, pourtant bien simple. Elle avait besoin d’un peu de temps avec elle-même. Elle n’était pas à l’aise avec les étrangers, les nouvelles personnes. Et elle ne pouvait pas se cacher derrière Taishi indéfiniment. Sans compter qu’elle ne comptait pas l’embêter de ses états d’âme de jeune demoiselle au coeur brisé qui affrontait difficilement la mort de la seule personne ayant été importante dans sa vie. Elle s’était donc éloignée du campement, pour s’enfoncer dans la dense forêt qui occupait beaucoup de territoire au sein du pays du feu. Elle avait tout de même pris ses précautions. Avant de quitter, elle avait croisé Aimi, avec qui elle entretenait une relation assez difficile, et ce, malgré le fait qu’elles se battaient désormais pour la même cause. Et, à défaut de l’apprécier, elle avait tout de même confiance en elle. Elle lui demanda donc simplement d’aviser Taishi si jamais elle n’était pas de retour dans six heures. D’ici là, elle avait besoin de temps seule.

Après un long moment de marche, presque une heure même, elle se retrouva dans une petite clairière. Le soleil s’était couché à l’horizon et elle avait dû amener avec elle une lumière pour y voir quelque chose. Lumière qu’elle accrocha à un arbre, éclairant ainsi l’endroit où elle se trouvait. Vêtue assez simplement, à savoir d’un short court et d’un débardeur, elle avait ses deux épées accrochées à sa taille. La seule chose qu’elle avait tenu à amener avec elle d’Iwa, ne serait-ce que parce qu’ils avaient appartenu à sa défunte mère. Elle retira le bandeau qui recouvrait son oeil blessé, le laissant au pied d’un arbre, tout comme elle laissa tomber sa ceinture, se contentant de tenir ses armes dans ses mains. Ses cheveux pâles, encore trop courts pour qu’elle puisse les attacher, encadraient son fin visage, certaines mèches tombant devant son regard.

Soupirant, elle commença doucement, d’un enchaînement calculé contre un arbre qui n’avait rien demandé. Elle frappait avec le plat de la lame, ne souhaitant pas non plus venir endommager la forêt, ce qui aurait été fort dommage. Elle s’entraîna un bon moment, augmentant en intensité plus le temps passait. Elle n’aurait su dire combien de temps exactement s’était passé, toutefois, elle ne ralentissait pas la cadence. Elle avait encore beaucoup à faire pour gagner en puissance, une idée qui avait pourtant cette mauvaise habitude de la rendre malade. Au final, elle n’était pas si différente d’eux, des Zetsu. Ce clan qu’elle avait rejeté de tout son être, et ce, pendant de longues années. Ces gens qu’elle haïssait, pour tout ce qu’ils avaient fait, mais surtout, tout ce qu’ils n’avaient pas fait. Ils étaient constamment en quête de puissance, être fort n’étant pas une option et si elle avait tenté de rejeter leur enseignement le plus longtemps possible.

Au final, elle aussi, elle avait besoin d’être forte, ce qui en venait bien souvent à lui donner la nausée. Être fort. Ce qu’elle avait pu détester ces deux petits mots, prononcés par un père qui avait tenté de la tuer à l’aubee de ses seize ans.

Concentrée sur ce qu’elle faisait, cela ne l’empêchait pas que de rester attentive à son environnement. Assez pour percevoir du bruit dans les branches qui l’entouraient. Une présence qui se rapprochait. Calmant ainsi son jeu de lame, elle jeta un regard tout autour d’elle, sa poitrine se soulevant rapidement tandis que son souffle était court. Finalement, un nouveau bruit lui permettant d’avoir une petite idée de où pouvait se trouver le nouveau venu.

- Qui est là ?

Question peut-être un peu stupide et pas nécessaire dans une telle situation, toutefois, elle avait cru bon de l’adresser en levant l’une de ses lames vers là où elle croyait l’homme. Dawn, une lame d’un blanc immaculé, dont la faible lueur éclairant l’endroit se reflétait dessus.

- Je ne te recommande pas de tenter de jouer au plus malin.

Si ses paroles semblaient menaçantes, son ton gardait une certaine douceur propre à elle-même, bien qu’il y avait aussi quelque chose de glacial. Elle n’était pas fan des étrangers, pas plus des nouvelles rencontrent. Et ce, quand bien même ces dernières ponctuaient son quotidien, maintenant qu’elle était en territoire inconnu.

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How should this story end ?
I'm standing alone in this world that keeps on changing, but hiding away, my true self is fading. The loneliness that wraps around keeps deepening until I drown. Fond memories we used to share pierce me 'til I no longer care. I cannot run, I cannot hide, I cannot think, I cannot find, I cannot move, I cannot leave you.
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Mer 16 Mai 2018 - 17:18
Le pays du feu est tout de même le pays le plus pitoyable de tout le continent si vous voulez mon avis. Cette bande d'imbéciles avaient tout pour devenir la plus grande puissance du Yuukan, ils avaient le territoire le plus grand, remplis de forêts verdoyantes et de terres plus que fertiles. Ce pays avait sans aucun doute les meilleures cartes en main pour devenir une Economie florissante. Pour aller encore plus loin c'était dans ce pays, de part sa taille que le plus grand nombre de puissant clan ninjas reconnus à travers tout le Yuukan. C'était à se demander si c'est imbéciles faisaient exprès sérieusement, aujourd'hui ils ont quoi ? Des ruines à Shitô, des attentats à Yugure... Et aucune réelle armée. Capable de se faire balayer en un seul instant par n'importe lequel des autres villages ninjas. Enfin si ce pays n'avait pas été contrôlé par une organisation terroriste. Si l'histoire s'écrit par des êtres quelques part là haut, alors celui qui à faite celle du pays du feu devait être bourré ce con.  C'est pas possible de voir cet endroit tellement en proie à la pauvreté quand on voit tout ce que ce pays a à offrir.  Et puis moi je m'en tape en fait, c'est juste triste de voir tout ces habitants galérer comme des chiens juste parce que les sphères dirigeantes ne savent pas diriger correctement.

J'étais passé plusieurs fois dans ce pays et aujourd'hui j'y retourne en compagnie de Shigure, Yoshitsune et un autre mec chelou. Aujourd'hui nous étions arrêtés dans une petite bourgade à l'orée des bois, un endroit plutôt tranquille et apaisant. Il nous fallait prendre une pause et je vous avoue que moi, marcher des heures sans même parler une fois était agaçant.  C'est pourquoi je leur avait fausser compagnie une après-midi. De toute façon ils n'avaient pas à râler aucun d'eux n'est mon père que je sache. J'avais donc pris la direction des bois, emportant toujours mon sabre car nous ne sommes jamais à l'abri d'un imprévu. Je me baladais tranquillement en respirant l'air pur et cette sensation de légèreté. Le soleil traversant les feuillages me caressait légèrement le visage, j'avais l'impression de ne jamais être seul. Arrivé près d'un ruisseau je constatais que ce bois avait tout ce qu'il fallait pour être heureux, un peu d'eau fraîche et de verdure que prodiguait la nature. De toute façon il fallait se satisfaire du nécessaire dans ce pays. Ce n'est qu'au bout de longue heures de marches, alors que le soleil commençait à tomber que je me disait qu'il était peut être temps que je retourne au campement. 

C'est alors que sur le chemin du retour, tandis que la lumière commençait à manquer, j'aperçu une lanterne à quelques dizaines de mètres. Je décidais donc de m'approchait en sa direction : c'était une femme qui était en train de s'entraîner au sabre. Une découverte plutôt intéressante quand on sait que je suis en quête d’expérience dans l'art du Kenjutsu. Je l'observait depuis un arbre s’entraîner et c'est plutôt rapidement qu'elle ressentie ma présence. Pointant un sabre en ma direction elle me demander qui pouvait être là... Elle était aveugle ? Très certainement, sinon elle n'aurait jamais pu reconnaître qu'on étaient de parfait inconnu l'un pour l'autre. C'est femme était très étrange, elle était en train de me menacer avec un ton plus que doux. Comment elle voulait être crédible comme ça ? 

"Hey Ray Charles ! Dejà tu va commencer par te détendre..."


Je descendait de mon perchoir et m'approcha d'elle, assez pour dévier son sabre avec mon bras sans montrer d'agressivité.  

"Et puis si tu veux me menacer, essaye d'être plus convaincante dans la voix c'est pas top là."


D'un geste très rapide je dégainait mon sabre de mon fourreau et le glissa contre son cou avant de le retirer avant qu'elle ne réagisse. Aucun animosité n'était perceptible, tout simplement parce que je n'en ai aucune. 

"Genre comme ça tu aurais été plus credible tu vois ? Sinon c'est quoi ton nom, ce n'est pas tout les jours que l'on croise des épéistes aveugles alors je souhaite me souvenir de ton nom."
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Mer 16 Mai 2018 - 21:02
La lame levée vers un homme qu’elle ne voyait toujours pas dans l’obscurité, elle attendit patiemment qu’il daigne se montrer à elle. Comme de fait, il se rapprocha, lui permettant ainsi d’avoir une idée de qui venait l’embêter dans son entraînement. Il ne s’agissait pas d’un membre d’Hinoishi, ce qui la rassurait à quelque part. Elle l’aurait mal vécu si l’un d’eux avait décidé de la suivre, l’aurait peut-être même vu comme une insulte. Après, il était évident qu’elle se devrait peut-être de craindre cette apparition, ne serait-ce que parce qu’elle ne le connaissait pas et parce qu’elle avait aucune idée de ce qu’il lui voulait. Peut-être lui voulait-il du mal ? Ce n’était pas à exclure. Et si elle-même avait confiance en ses capacités, cela n’empêchait pas le fait qu’il pouvait en posséder des toutes aussi puissantes.

Ce qui l’empêchait de se sentir menacée, à l’heure actuelle, était l’absence de crainte qu’elle avait vis-à-vis de la mort. Déjà que sa vie n’avait jamais réellement voulu dire grand chose, alors qu’elle-même avait longuement souhaité que la mort vienne faire taire tout ce qu’elle vivait, les choses n’avaient, au final, jamais réellement changées. Si elle tentait de s’en remettre, ce n’était pas aussi évident qu’elle aurait pu le croire. La mort de sa meilleure amie avait laissé un vide dans sa personne, un froid qui l’envahissait et dont elle ne pouvait rien faire contre. Quant à des objectifs… Longtemps, elle avait souhaité survivre pour s’opposer à son clan. Toutefois, ayant désormais quitté Iwa pour ne jamais y revenir… Que lui restait-il ? Les ambitions d’Hinoishi, ce désir de faire la différence autour d’elle, pour ce pays ravagé par la guerre depuis beaucoup trop d’années. Était-ce toutefois assez pour l’amener à apprécier la vie, assez pour l’amener à s’accrocher à ce qu’il lui restait ?

Que lui restait-il exactement ?

- Plus convaincante, sûrement, oui. Mais l’idée n’était pas non plus de t’agresser, ni même que tu te sentes forcé d’en faire de même.

Elle n’avait pas cillé lorsque la lame du sabre lui était passé près de la gorge. Pour sa part, elle tenait encore ses deux épées, une dans chaque main, l’une d’un blanc immaculé tandis que la seconde était d’un noir si profond qu’elle semblait se fondre dans l’obscurité.

- Aveugle, non. Malvoyante d’un oeil, c’est effectivement le cas.

Elle haussa des épaules. Une blessure qu’elle portait depuis un peu plus de trois ans. Un éclat de colère de son père, elle avait bien manqué de perdre son oeil. Elle aurait fait la paire, avec sa meilleure amie, bien que leur situation était bien différente. Au final, elle avait été soigné de justesse par une médecin pratiquant l’iroujutsu, le même qui l’avait sauvé d’une mort pourtant certaine. Son oeil avait mis du temps à s’en remettre et, encore aujourd’hui, elle en éprouvait des difficultés. Mais c’était déjà bien, elle n’était pas borgne.

- Si le fait que je ne sois pas aveugle ne te déçoit pas trop et que tu as toujours envie de te souvenir de mon nom, c’est Aimi.

Préférant ne pas se présenter sous son vrai nom, ne serait-ce que parce que cela pourrait être risqué, elle s’était dit que la bonne poire de leur groupe ne verrait aucun inconvénient à ce qu’elle lui emprunte son nom pour quelques instants. Le clan Zetsu était étroitement lié à Iwa et quant à son prénom… S’il n’était pas connu en dehors du village, les iwajins, pour la majorité, savaient qui elle était, ne serait-ce que pour la position qu’elle avait longuement occupé auprès du Tsuchikage. Sa désertion étant récente, elle se devait de rester sur ses gardes.

- Et toi, quel est ton nom ? Je t’avouerais qu’il est rare de trouver quelqu’un qui ose placer une arme sous ma gorge tout en étant dénué d’animosité.

Répondant sur un ton semblable au sien, en ce qui concernait la répartie, elle avait appris de la meilleure. Au final, l’idiote vivait encore un peu au travers elle, ne serait-ce que pour l’influence qu’elle avait eu sur la gamine perdue qu’elle était depuis toujours.

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Sam 19 Mai 2018 - 2:09
La lame toujours tendu vers moi, cette femme m'expliqua qu'elle ne voulait pas forcément m'agresser en disant de tels mots, personnellement moi je ne m'était pas senti offusqué... Mais j'imaginais la résultat si cette elle était tombé sur l'autre taré qui veut se battre pour tout et n'importe quoi. J'avais bien l'impression que cette femme avait des problèmes en ce qui concerne les relations avec les êtres humains. Je n'avais jamais vu quelqu'un me parler avec un ton qui contrastait à ce point avec ses mots. Décidément ce voyage m'avait permis de découvrir de nouvelles personnalités, enfin pour le moment je nous ne sommes qu'à la première étapes, nous ne nous connaissions pas encore. D'ailleurs en y repensant elle pouvait penser pareil de moi qui lui avait passé un sabre sous la gorge alors que je ne lui voulait aucun mal. J'était un cas moi aussi haha ! Enfin bon ce n'était pas comme si je l'avais fait avec beaucoup de conviction il était facile de ressentir les pulsions meurtrières chez les gens et dans mon cas il n'y en avait aucune. 

La femme su lire en moi et n'avait pas réagis quand je lui ait fait passé ma lame sur son cou, elle avait fait preuve d'une sérénité presque déconcertante. Comme si elle avait totalement confiance en moi, ou peut être qu'elle n'avait pas peur de mourir ? La deuxième option était bien la plus triste et pourtant c'était la plus probable des deux éventualités. C'était triste de se dire qu'à son âge cette femme n'avait plus aucune raison de vivre, encore pire, plus aucune envie de vivre. Non, non... Je dois me faire des idées elle avait sûrement d'autres raison. Etant plus proche d'elle je pouvais enfin l'observer et discerner son visage : cette femme avait un visage plutôt agréable à regarde malgré ce bandeau qui le couvrait, sa chevelure blanche lui donnait un air plutôt innocent cela collait parfaitement à sa voix. En baissant le regard je n'osait pas poser mon regard très longtemps sur ses formes en marque de respect et m'attarda plus sur ce qu'elle avait dans chacune de ses mains. Deux lames bien originale qui me faisaient pensé à ce qu'il pouvait se trouver dans l'archipel du pays de l'eau. J'eu rapidement l'hypothèse que cette femme était une déserteuse du clan des sabreurs. Je devais découvrir vite si c'était bel et bien le cas. 

Alors qu'elle me répondait en me signifiant qu'elle n'était pas vraiment aveugle, je ne put m'empêcher de rougir quelques instant en repensant au fait que je l'avais "reluquer". Tournant ma tête quelques seconde pour reprendre mon souffle j'e l'écoutait me donner son prénom : Aimi. Je ne me souvenais pas du nom de Aimi parmi les anciens sabreurs. Elle me demanda mon nom en retour, c'était plutôt logique, j'aurais même du me présenter en premier. Je n'avais pas encore eu le temps d'apprendre les bonnes manières, mais ça viendra forcément.

"Désolé je ne me suis pas présenté ! Je me nomme Goten ! Dis moi ce sont de bien jolies lames que tu possède et ce que je pourrais les voir un instant ?" 

Je comprendrais bien évidemment si elle refuse de me les montrer, mais c'était le moyen le plus simple de vérifier si ses lames étaient juste d'une qualité autre où elle avait ce petit plus que possédaient toutes les autres lames de la brumes.
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Sam 19 Mai 2018 - 22:53
Ce n’était pas rare que les regards des autres s’attardent sur elle. Y pouvait-elle réellement quelque chose ? Non, pas vraiment. D’ordinaire, elle portait des vêtements assez épais ou encore le manteau aux couleurs de l’Hinoishi. Or, seule en forêt, elle ne s’était pas attendue à tomber sur autrui. Plutôt que relever, préférant éviter de mettre quiconque dans l’embarras, elle ignora superbement, comme elle le faisait bien souvent. À ses yeux, la beauté avait quelque chose de superficiel, quelque chose sur laquelle elle ne s’attardait pas spécialement non plus. Éphémère et subjectif, elle n’y voyait là qu’artifice ne signifiant absolument rien quant à qui et comment était une personne. La preuve. Elle était petite, frôlant tout juste le mètre soixante-cinq, pas tout à fait même, et était de stature assez frêle, semblant presque fragile. Et pourtant, il n’en était rien, elle qui pouvait se montrer coriace adversaire avec une force et une endurance assez surprenante pour tous ne la connaissant pas.

Légèrement méfiante, elle ne le lâcha pas des yeux. Goten donc. Mentait-il comme elle ? Elle n’aurait su le dire, elle n’était pas douée dans ce genre de chose. Si réellement elle l’était, sa meilleure amie n’aurait pas eu le loisir de la mener par le bout du nez de la sorte, et ce, pendant tant de temps. Si elle était douée à déceler le mensonge, sûrement n’en serait-elle pas là aujourd’hui, trahie par tous ceux qui avaient compter à ses yeux, bernée encore et encore tandis que son innocence avait eu quelque chose autrefois d’assez adorable, désormais brisée et éclatée en morceau face à une cruelle réalité dont elle n’était pas certaine de vouloir faire face.

- J’imagine, oui.

Était-ce une bonne idée de laisser ses armes dans les mains d’un inconnu ? Non, peut-être pas, toutefois, elle était tout aussi dangereuse à mains nues, voir même plus. De ce fait, elle fit pivoter les lames vers elle, tendant le pommeau de chacune d’entre elle au jeune homme lui faisant face.

- Elles n’ont rien de vraiment particulier, si ce n’est qu’une valeur sentimentale.

Les lâchant une fois il les tenait, elle ne le lâchait toutefois pas des yeux. À quelque part, elles étaient tout ce qu’elle possédait qui avait encore une certaine valeur à son coeur. Les seules choses dont elle ne souhaitait pas se départir. De bien tristes souvenirs les accompagnaient, mais il s’agissait d’un héritage qu’elle ne voulait pas voir partir. Un héritage dont elle ne pouvait vivre sans, à ce stade-ci de sa vie où plus rien n’avait d’importance.

- Elles appartenaient à ma mère, qui est décédée avant que je ne sois en âge de réellement me souvenir d’elle… On me les a donné il y a de cela trois ans. Depuis, j’essaie d’apprendre à les manier, par moi-même, comme il n’y a pas vraiment d’épéiste dans ma famille.

Elle se retrouva à parler bien plus qu’elle ne l’avait prévu, ce qui lui arrivait souvent ces derniers temps. À croire que prendre autant de distance avec l’endroit où se trouvait tous ses mauvais souvenirs lui avait fait du bien, plus qu’elle ne l’aurait cru. Levant une main, elle vint retirer son bandeau, lui permettant ainsi d’observer autour d’elle de ses deux yeux. Malgré la clarté de ses prunelles, son regard était sombre, habité d’une ombre qu’elle ne parvenait pas à chasser. On lui avait toutefois appris que son bandeau lui donnait un air distant, chose qu’elle essayait d’éviter. Car malgré toute sa maladresse en terme de relations sociales, elle essayait encore tant bien que mal de faire des efforts. Même si c’était avec un inconnu au milieu de la forêt.

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Hier à 16:39
J'était vraiment mal à l'aise, elle m'avait vu la regarder... Pour qui je vais passer maintenant ? Je ne l'avais pas du tout regarder de façon lubrique, mais maintenant qu'allait t'elle penser de moi ? Une super première impression que je lui avait fait. Soit, c'est fait c'est fait... Cette petite femme dénommé Aimi me semblait être quelqu'un de plutôt innocent, presque fragile à vrai dire. Innocente et pourtant elle semblait renfermer une étrange force, c'était mon impression. Peut être que je me trompais, je ne suis pas mentaliste après tout. Tout ce que je voyais  c'était qu'elle possédait deux jolies épées. Cette demoiselle me regardais avec méfiance, avait-elle des choses à se reprocher ? Cependant elle décida tout de même de me donner ses lames. Attrapant ses sabres je reculais d'un pas afin de les faire virevolter, ces derniers étaient plutôt légers et agréable à manier. C'étaient des lames de très bonne fractures, comme je n'en voyait que rarement. Je m'arrêtais d'un seul coup de les faire bouger et fermant les yeux, j'essayait de sonder cette lame afin d'en déduire ses propriétés. Il était possible pour un bon sabreur de se lier avec n'importe qu'elle épée et d'en tirer un maximum de ses capacités, cependant il semblait ne rien avoir à tirer de cette arme. Je fut plutôt déçu, ou rassuré en fait. Je me disais que je n'aurais pas besoin d'affronter cette femme. Je n'avais vraiment pas envie de rependre le sang en ces terres et savoir que ses sabres ne faisaient pas parties intégrante du trésors des sabreurs me soulageais. 

"La valeur sentimentale est quelque chose de particulier. Tu ne devrais pas la sous-estimer." 

C'est lames étaient un héritages de sa mère, quelque chose d'extrêmement important en soit. Ses racines étaient quelque chose d'essentiel pour comprendre quel sens on veux donner à sa vie. C'est quelque chose qu'il ne faut pas négliger. J'était triste pour cette femme de savoir qu'elle n'avait pas connu sa mère, tout le monde devrait avoir le droit à connaitre toute sa famille. Je ne savais pas vraiment pourquoi elle me racontait tout cela, mais de toute manière j'était un inconnu et je n'allais sûrement pas la revoir de si tôt. Elle pouvait tout me dire je n'allais avoir aucune incidence dans sa vie et je n'ai aucun intérêt à me servir de ses informations. Discuter avec elle était sûrement la chose la plus intéressante que j'avais à faire dans les environs. De plus la soleil tombant, les lucioles commençaient à faire leur apparitions dans la forêt, rendant l'atmosphère plus reposante. Retirant son bandeau elle me faisait voir ses cicatrices et son regard sombre. Cette femme devait avoir un vécu très sombre, j'en avais presque des frissons. 

"Tu te débrouille bien à l'épée ? Sache que je ne suis pas trop mauvais aussi."
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Le fracas de deux lames [Ft. Ryoko Goten]

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