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User de ses attributs: tu l'as, ou tu ne l'as pas (Ft Asami)


Jeu 17 Mai 2018 - 4:48
Gueule de bois. C’est la première fois que ça t’arrive et tu ne te sens pas très bien. Tu es toujours aussi déprimée, d’ailleurs, encore plus maintenant que tu n’as plus cette substance qui engourdissait un peu le tout. Tu peux même affirmer que c’est pire car en plus d’avoir mal à l’intérieur, tu as l’impression d’avoir pris un terrible coup de vieux. Tu te lèves, en mauvais état, et tu lances un regard au miroir. Tu as l’air d’une vraie merde, tu dois l’avouer, sans parler des immenses cernes sous tes yeux et de tes lèvres sèches.

Tu manges un morceau, l’estomac encore trop noué, te lave le visage, enfile des vêtements propres, et sors de la maison en ignorant les questions de ta mère, qui est très au courant que tu es rentrée chez toi complètement bourrée la veille. Tu as refusé de lui dire pourquoi, prétextant une soirée entre amis. En vérité, tu n’as pas vraiment d’amis. Tu passes ton temps à étudier et t’entraîner, mais tes parents ne savent pas trop ce que tu fais de ton temps libre à l’extérieur. Pour l’instant, tu es sauve et tu as un alibi.

Tu sais où tu t’en vas, même si tu traînes un peu du pied. Au bout d’un moment, tu arrives devant le bâtiment où ta cousine, cette chère Asami, habite. Tu n’as pas annoncé ta venue comme à l’habitude. Tu sais que ta présence soudaine ne risque pas de lui faire plaisir mais au fond, tu t’en fiche un peu. En ce moment, tu te fiches pas mal de tout. Tu dois parler de certaines choses et tu sais qu’Asami est la seule personne qui soit peut-être un peu plus experte en la matière. Ou pas. En fait, tu n’en sais trop rien mais depuis longtemps, elle semble être la figure de la femme forte qui ne se laisse pas mener par les hommes. Tu aimerais arriver à faire pareil un jour, ça, c’est certain.

Tu cognes à la porte, mais il n’y a pas de réponse. Il est encore tôt, mais pas trop pour que l’heure de ta venue soit inacceptable. Tu regardes autours de toi et fini par tourner la poignée qui, à ta surprise, cède facilement. Rapidement, tu pousses la porte, jetant un œil à l’intérieur. Bon bien, tant qu’à être rendue là, aussi bien entrer. Tu refermes la porte derrière toi et retire tes chaussures pour ensuite faire quelques pas dans l’appartement, comme une voleuse.

- ASAMI-CHAN! C’est moooi, ta cousine favorite. La porte était déverrouillée alors j’ai pris ça comme une invitation à entrer! Où tu es? Je dois te parler c’est urgent!
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Jeu 17 Mai 2018 - 5:12
Cette nuit-là, elle avait bien dormi. Mieux qu’à son habitude, son sommeil se faisant aussi léger que difficile depuis qu’elle était rentrée du pays du feu. N’étant définitivement pas au top de sa forme, son inactivité en venait presque à la rendre folle et jouait donc aussi sur la qualité de son sommeil. Et si elle connaissait la raison pour laquelle elle avait bien dormis, elle se refusait d’y voir quelconque corrélation, ne serait-ce que parce qu’il s’agissait d’un sujet délicat concernant des choses qu’elle n’assumait pas. Lâche ? Tout à fait. Les choses étaient compliquées et l’étaient de plus en plus, alors qu’elle se voyait lentement mais sûrement devoir faire face à son humanité qu’elle avait pourtant enterré il y avait déjà de cela de nombreuses années.

Il s’était réveillé avant elle, comme bien souvent. Ouvrant seulement un oeil, elle l’avait observé quitté le lit, sûrement pour un entraînement quelconque, comme il le faisait bien souvent. Il était rare qu’il prenne la peine de rentrer, surtout lorsque c’était pour partir si tôt, toutefois, il avait sûrement dû vouloir apprécier la nouvelle décoration de sa chambre, cadeau de sa meilleure amie. Lui envoyant un vague signe de main, elle se retourna dans le lit désormais vide pour poursuivre son sommeil, encore une heure ou deux. De toute façon, il y avait fort à parier que si elle s’était levée pour se mettre de suite au travail, il en aurait profité pour lui rappeler qu’officiellement, d’après les médecins de Kumo, elle devait encore se reposer. Même qu’elle avait été disputée par ces derniers alors qu’il était évident qu’elle ne prenait pas sa condition au sérieux et qu’elle ne se ménageait pas assez.

À moitié endormie, elle entendit la porte de son appartement s’ouvrir à nouveau. Suspectant un retour de son colocataire, il avait sûrement oublié quelque chose, ce ne fut cependant pas sa voix qu’elle entendit au travers l’appartement.

Sa cousine.

Elle soupira, clignant quelques fois des yeux en se redressant dans son lit. Elle ne s’était pas attendue à la voir ici, encore moi qu’elle entre dans son appartement sans prévenir. Sûrement Raizen qui avait oublié de verrouiller la porte en sortant. S’extirpant dès lors de son lit, elle attrapa la première chose qui lui tomba sous la main et l’enfila, ne serait-ce que pour faire preuve d’un minimum de décence. N’étant pas particulièrement pudique, d’ordinaire, elle se contentait généralement de peu de vêtements, surtout considérant la relation qu’elle entretenait avec son coéquipier, toutefois, elle allait faire un effort. Ce fut donc un chandail trop grand pour elle qu’elle se retrouva à porter… Shôran ? Raizen ? Elle n’aurait su dire, ce dernier étant d’un noir bien banal. Cela ne changeait pas grand chose au final.

Sortant de sa chambre, elle se dirigea vers le salon, ce dernier passablement en désordre tandis que ni elle, ni lui, n’avaient vraiment arrêter en ce qui concernait leur sujet d’études respectifs. Nombreux croquis étaient mêmes affichés sur les murs tandis que des livres ornaient la petite table face au sofa. Ce n’était pas sale, seulement… En désordre.

- Bon matin Kiyoko.

Elle passa une main dans sa crinière sombre, dégageant ainsi quelques mèches de devant son visage, baillant discrètement en s’assurant de garder une main devant sa bouche.

- Urgent ? Que se passe-t-il ?

Arquant un sourcil, elle l’observa d’un regard curieux, l’air de se demander ce qui amenait sa cousine à débarquer ainsi chez elle sans avertir.

- Je te sers un café ? Tu as une sale tête.

Rien de bien méchant, qu’une constatation de celle qui savait reconnaître une belle gueule de bois lorsqu’elle en voyait une.
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Jeu 17 Mai 2018 - 7:16
Ah! Voilà qu’Asami sort de ce que tu crois être sa chambre, les cheveux en bataille et vêtue uniquement d’un morceau de vêtement. Tes yeux se posent furtivement sur sa poitrine, définitivement plus développée que la tienne. Tu détournes les yeux en soupirant. Tu chasses la pensée qui t’indique que tu es fort probablement jalouse, tentant de la remplacer par une réflexion qui assume qu’avoir une plus petite poitrine la rend aussi beaucoup moins encombrante et lourde durant les combats. En vérité, tu es vraiment jalouse et tu ne fais que te mentir à toi-même. Tu te sens un peu mal de l’avoir réveillée mais bon, tu es là et il est trop tard pour reculer. Tu regardes autours, trouvant un petit coin dans le bordel pour te laisser choir en soupirant bruyamment.

- Non merci, je ne bois pas de café, mais c’est gentil. Peut-être un verre d’eau, cependant, s’il-te-plaît.

Tu es toujours polie avec ta cousine, car elle est plus âgée que toi. Votre relation est assez étrange. Tu sais qu’elle ne t’aimait pas lorsque vous étiez plus jeunes. Elle était parfois même assez méchante. Finalement, vous avez grandis et vos parents vous ont un peu imposé de passer du temps ensembles. Plutôt, ta présence lui a été imposée. Elle a fini par être plus tolérante envers toi, mais tu ne peux pas dire avec certitude qu’elle t’apprécie. Pourtant, même dans un moment pareil, où elle aurait pu te jeter dehors pour t’être introduite chez elle en la réveillant, elle t’offre un café et te demande ce qu’il se passe.

- Tu connais le type qui travaille à la boulangerie pas très loin...? Je pensais que j’étais en relation avec lui mais au final, j’étais seulement une maîtresse avec qui il couchait.

Tu ramènes tes jambes vers toi, les entourant de tes bras. C’est la première fois que tu le dis à quelqu’un de proche de toi car depuis deux ans, tu gardes ces informations pour toi. Personne n’était au courant de cette relation. Tu te doutes qu’Asami n’en a probablement pas grand-chose à faire mais le simple fait de le dire à quelqu’un de ta famille te soulage un peu.

- Et je suppose que je l’ai mal digéré et j’ai pris un coup, toute seule. Parce que je suis nulle. Parce que je pensais qu’il voulait vraiment être avec moi alors qu’au final, j’étais sûrement une distraction. J’aurais dû m’en douter quand il m’a mise de côté parce que j’allais mal. Quelle imbécile. J’aimerais arrêter de tomber aussi facilement dans le panneau… Être plus… J’en sais rien. Moins naïve. Ça me ronge. Je suis trop fragile. J’en ai assez d’être comme ça… et, pas seulement ça… Les examens, lui…

Tu soupires. Tu n’as jamais parlé des examens non plus, ou de ce qui s’est passé. Certains hauts placés doivent savoir que tu as supprimé un membre du groupe ennemi, mais il ne devait pas avoir un rôle assez important. Les autres, ceux autours de toi? Personne ne le sait. Même tes parents. Tu leur as seulement dis que tu n’étais pas prête à voir ce que tu as vu, voilà tout.

- Je dois te décourager. Tu es tellement indépendante et tout ça. Personne ne te marche dessus. Moi, c’est le contraire. Le pire, c’est que je laisse les autres le faire…
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Jeu 17 Mai 2018 - 7:44
De toute évidence, elle allait devoir afficher ce masque de la jeune femme pleine de compassion qu’elle était aux yeux de tous. Elle n’était pas spécialement heureuse d’avoir été réveillée, loin de là même, et s’il cela avait été Sayo, elle l’aurait mis à la porte sans plus de cérémonie. Toutefois, voilà qu’il s’agissait de sa cousine qui semblait avoir un cruel besoin de réconfort. Elle n’avait jamais été particulièrement proche d’elle pas plus avait-elle cherché à l’être, volontairement du moins. L’intérêt qu’elle portait aux autres était généralement assez bref, se voyant rapidement lassée de ces personnes. Quelques uns avaient réussi à capter son attention un peu plus longtemps, cependant, ils étaient très peu et, au final, voyant où cela l’avait mené, elle préférait encore jeter rapidement lorsqu’elle avait obtenu ce qu’elle voulait, le plus souvent qu’un peu de divertissement le temps de chasser l’ennui qu’amenait le quotidien.

Écoutant avec attention son histoire, elle s’était rendue en cuisine pour aller se faire un café. Sans apprécier nécessairement le goût amer du breuvage, elle sentait qu’elle allait en avoir besoin. Quant à sa cousine, elle lui servit un verre d’eau tout en attrapant un comprimé de ce que lui avait donné Sazuka, la dernière fois qu’elles s’étaient vues, ne serait-ce que parce qu’elle était elle-même victime de fréquents maux de tête. Café en main, en plus du verre et du comprimé, elle se rendit jusqu’au salon, déposant le verre d’eau devant sa cadette, déposant le médicament dans sa main.

Malgré qu’elle semblait faire plus d’une chose à la fois, pas une fois rata-t-elle quelque chose qu’elle lui disait. Souhaitant lui faire face, elle dégagea la table basse de ses nombreux livres, venant les déposer ailleurs, pour finalement s’y asseoir, les jambes élégamment croisées. Ce n’était ni la première, ni la dernière fois que quelqu’un s’y asseyait de toute façon. Son expression était soucieuse tandis que son regard se voulait rassurant. Loin de la prendre en pitié, tout chez elle semblait montrer une certaine compassion. Après tout, elle était ainsi, à l’écoute des autres, toujours là pour offrir support lorsqu’ils en avaient besoin. Cela était d’autant plus vrai pour un membre de sa famille, et ce, quand bien même débordait-elle encore et toujours de cette hypocrisie bien caractéristique à elle.

- Tu sais Kiyoko, je n’ai pas toujours été si… Indépendante, comme tu le dis. Et je suis plus vieille que toi. C’est triste, vraiment, et je suis désolée de l’apprendre, concernant ton boulanger.

À quelque part, ses pensées se dirigèrent vers Shôran. Une relation qui n’avait rien de sincère, de son côté du moins. Elle aurait presque pu se sentir coupable, s’il s’agissait réellement d’un sentiment qu’elle était en mesure de ressentir, ce qui n’était pas exactement le cas.

- Pour le coup de la cuite toute seule, c’est un peu idiot, mais on le fait tous une fois ou deux. Même moi je n’y ai pas échappé, à mon premier désastre amoureux. Je ne tente pas de discréditer ce que tu vis, loin de là même, parce qu’au final, je comprends un peu ce que tu as traversé. Je pense que ce que j’essaie de te dire c’est que… Cela fait bien malheureusement partie de la vie. Tu vas faire des rencontres agréables et d’autres beaucoup moins et c’est au travers celles-ci que tu vas te forger en tant que personne.

Un goût amer lui vint en bouche et ce n’était pas que le café. Se forger auprès des relations. Peu à peu, elle se voyait changer, et ce n’était pas pour lui faire plaisir. Des émotions nouvelles qu’elle commençait à ressentir ou encore cette vision du monde qui se voulait de plus en plus différente… Tout cela parce que quelques personnes étaient entrées dans sa vie.

- Et ne dis pas que tu me décourages, ce n’est pas le cas. On vit tous des choses différentes, à notre rythme.

Toujours d’un ton doux se voulant rassurant, de cette cousine qui souhaitait être réellement présente pour sa cadette. La bonne blague.

- Puis si tu te trouves idiote maintenant, c’est lui l’idiot. Le karma finira bien par le rattraper un jour ou l’autre. Pour ta part… Tu as simplement voulu vivre une belle histoire. La finalité en est triste, mais ce que tu as vécu, pendant, ce sont quand même des événements dont tu peux te souvenir, et quelque chose que tu peux utiliser pour apprendre.

Elle tentait d’offrir une vision différente à sa cousine, peut-être simplement lui donner la chance de voir les choses sous un angle différent. Si l’on considérait la relation dans son ensemble, il s’agissait d’un échec. Toutefois, elle avait tout de même réussi à attirer le regard d’un homme marié, qu’il s’agisse de sa douce personnalité ou alors de son physique agréable. Et donc, de considérer la situation en décortiquant chacun des événements, peut-être était-il possible d’en tirer quelque chose.

Cette seule pensée la fit soupirer mentalement. C’était le genre de truc qu’aurait dit son abruti de coéquipier.

- Et sinon, les examens ? Tu parles de l’examen chûnin ?

Portant sa tasse à ses lèvres, elle se demandait vaguement ce qu’elle voulait dire par là. Pour sa part, à cette époque, elle n’avait même pas encore sérieusement considérée sa carrière de shinobi, préférant encore passer son ton entre la bibliothèque et le laboratoire de ses parents. Le simple désir d’aller voir d’autres horizons et de pouvoir enfin sortir des remparts du village l’avait motivé à s’y intéresser. Et, aujourd’hui, elle était chûnin, directrice de la branche scientifique de l’Institut et, depuis peu, sensei aussi. Comme quoi les choses changeaient.
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Jeu 17 Mai 2018 - 8:27
Tu écoutes Asami sans dire un mot. Tu sais qu’elle a raison, même si la maturité de ses propos te fait mal. Tu ne t’attendais pas à autre chose de sa part. Après tout, il est vrai qu’elle est plus vieille que toi, qu’elle a plus d’expérience, que tu es loin d’être la seule à passer par là et que c’est une épreuve de la vie. Tu sais tout ça mais la douleur est tout de même bien présente et continue de serrer ton cœur d’une façon qui t’empêche de l’ignorer.

Tu espères bien que le karma va le rattraper. L’espace d’un instant, tu as même été tentée de te pointer chez lui pour faire une scène et être certaine que sa femme découvre la vérité. Mais au final, qu’est-ce que ça t’aurait apporté? Probablement une satisfaction de courte durée. Tu te serais ensuite sentie coupable d’avoir fais subir ça à sa pauvre femme, qui n’a rien demandé. D’un autre côté, peut-être qu’il vaut mieux pour elle d’être avertie… Tu n’en sais rien. C’est toujours compliqué, ce genre de chose. Tu aimerais être un peu moins gentille et un peu plus sans cœur pour arriver à lui faire payer, mais ce n’est pas le cas. Quant à la leçon, la chose que tu retiens est surtout de ne plus faire confiance aussi facilement et de tout faire pour ne pas tomber dans le panneau. Peut-être que ta cousine pense que tu pourrais en tirer autre chose, ça, tu ne saurais le dire, mais c’est ce que ton cerveau décide de comprendre.

Voilà qu’elle te pose une question bien simple sur les examens, qui ne veut rien insinuer. Pourtant, tu figes, alors que tu es celle qui a vaguement introduit le sujet. Au fond, peut-être que tu as besoin d’en parler. De vider ton sac. D’avouer la vérité. Mais tu as mentionné les événements de façon banale, sans réfléchir, sans penser qu’elle pourrait possiblement se poser des questions sur le sujet. Tu sais que tu dois avoir l’air étrange, subitement, les yeux aussi ronds que des billes et la respiration presque inexistante. En fait, tu n’as pas parlé des examens depuis ton retour. Tes parents savent que c’est un sujet hors limite qu’il ne faut pas aborder avec toi. Ils ont bien essayé mais leurs tentatives ont eu pour résultat de t’auto enfermer dans ta chambre en leur disant de te laisser tranquille. Ils ont arrêté d’essayer.

- Les examens… Oui, ceux-là. Tu sais, avec l’attaque et tout… Et… J’étais là-bas pour mes examens. J’aurais dû passer, comme les autres. J’ai refusé parce que… Je suis faible. J’étais trop faible pour accepter le grade. Je ne le méritais pas. Parce que je suis trop fragile, j’ai… les nerfs trop fragiles. J’ai arrêté de m’entraîner, de faire quoi que ce soit… J’ai décidé de me donner un coup de pied dans le derrière il y a quelques mois parce que ça ne peut pas continuer…

Tu prends une grande inspiration. Parler de ces choses, c’est très difficile pour toi et tu n’as même pas encore craché le morceau, ce qui te tracasse depuis un long moment. Tu fermes les yeux en essayant de chercher le courage. Tu n’as jamais verbalisé ton geste ni expliqué les événements. Tu as en quelque sorte verrouillé le tout quelque part au fond de ta mémoire, pour tenter d’oublier. Mais la vérité, c’est que ça te ronge.

- J’ai tué un membre du Soshikidan.

C’est un peu comme si tu avais dit cette phrase dans un seul souffle, très court et rapide. Tu devrais être fière de toi, tu le sais. Mais le contexte n’a rien de très glorieux. Tu n’as pas mis fin à la vie d’une personne pour en protéger une autre.

- C’était un accident. Je me battais contre une autre personne et je commençais à avoir le dessus. Et puis ce type, il s’est interposé entre la lame et l’autre attaquant. Et c’était trop tard. Le sang s’est mit à gicler partout. Je n’étais pas prête à ça. Ni au regard qu’il a lancé à l’autre en lui disant de s’enfuir. J’aurais dû partir en me disant que j’avais fais mon boulot. Je savais qu’il allait mourir… La blessure était trop profonde et il perdait du sang beaucoup trop vite. Il m’aurait probablement fait la même chose. Mais c’est l’échange entre les deux qui était trop… humain. Je n’ai pas été capable de le supporter et ça me hante encore, et j’ai refusé le grade parce que ça fait partie du boulot et je n’ai pas été à la hauteur par la suite.

Tu n’as pas encore ouvert les yeux. Tu n’oses pas affronter le regard d’Asami. Tu ne sais pas ce que tu vas y trouver. Certainement pas de la déception à l’idée d’avoir supprimé un membre de ce groupe; tu as fait ce que tu avais à faire. Mais tu as peur d’y voir de la déception face à ce petit être faible que tu as l’impression d’être. Face à cette fille qui se dit être un shinobi mais qui a reculé dès le premier moment où elle a blessé pour tuer. Tu dois définitivement t’endurcir.
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Jeu 17 Mai 2018 - 8:52
Un nouveau sujet sensible. Toujours aussi calme, elle l’écouta, sa tasse de café à ses lèvres, les jambes croisées, venant de temps à autre dégager quelques mèches de cheveux de devant son visage. Elle n’avait jamais été très matinale, encore moins depuis ces derniers temps, où sa blessure lui minait le moral plus qu’elle n’osait l’admettre, sans compter ce repos forcé qui menaçait de la rendre folle. Elle avait horreur de se sentir ainsi, impuissante face à son propre corps alors que les tâches du quotidien se voulaient difficiles à effectuer. Sa présence était presque inutile dans un laboratoire tandis que tenir des instruments étaient difficiles, encore plus de faire preuve de précision. Elle essayait, y mettait du sien, mais les choses étaient plus lentes, ses expériences plus à risque.

C’était donc la mort qui causait problème à sa cousine. Pour sa part… Elle avait une vision peut-être bien particulière sur le sujet. Ses parents étant thanatologues, elle avait été élevée auprès de cadavres et d’expériences en tout genre sur le sujet. Bon, ils étaient avant tout scientifique, étudiant comme les générations précédentes la conservation de tout ce qui était mort, qu’il s’agisse d’humains, d’animaux ou même de végétaux, toutefois, l’idée restait la même. La vie était quelque chose de fragile et la mort arrivait bien souvent de façon précipité. Encore plus pour des personnes comme eux, avec leur mode de vie. Elle se rappelait sans problème de sa discussion avec Shôran à ce sujet, les réticences qu’il avait eu quant à amener leur relation de l’avant. La peur de perdre un être cher. Jamais n’avait-elle ressenti cela, et ce, jusqu’à ce qu’elle rentre de sa mission et constate l’absence de son équipe, tant de son sensei que de son coéquipier. La peur s’était installée en elle, une crainte qui la prenait aux tripes et qui s’était emparée de son être sans qu’elle ne comprenne réellement ce qu’il se passait. L’idée de savoir Raizen et Hisao en danger lui avait été insupportable. Un pas de l’avant, l’approchant de son humanité, qu’elle avait fait bien malgré elle.

Pesant ses mots, elle soupira, esquissant alors un doux sourire. Elle ne semblait ni découragée, ni embêtée, toujours de cette compassion qui se dégageait de sa personne. Aux yeux de tous, elle avait tout d’une jeune femme respectable et agréable à côtoyer, de ces personnes que l’on voulait à ses côtés de par ce calme qu’ils projetaient tout en offrant une épaule sur laquelle s’appuyer.

- En même temps, nous sommes tous humains, dans ces… Événements-là. Nous sommes tous là, à nous battre pour nos convictions, nos villages, ce en quoi on croit. Vous, vous avez été attaqués, une embuscade menée par une organisation désormais détruite. Eux, ils se sont battus pour ce en quoi ils croyaient, à savoir l’anéantissement des villages cachés.

Elle n’avait pas été présente, mais elle connaissait les grandes lignes de l’histoire. Shôran lui en avait aussi vaguement parlé, peu avant qu’elle quitte elle-même pour le pays du feu, faisant parti de ceux envoyés pour mettre fin à l’organisation qui avait causé tant de torts aux villages cachés.

- Tuer ce n’est jamais facile. Peu importe la raison, tuer c’est se donner un droit sur la vie d’autrui. Bien souvent, il s’agit d’ordres, d’un devoir que nous avons. Tu sais, à Hi, lors de la mission… Si tu savais le nombre de civils et de soldats qui ont été massacrés là-bas…

Partageant elle aussi un sujet sensible, elle tentait de lui montrer qu’elle n’était pas la seule avec des doutes, des peurs et possiblement des regrets. Que de mensonge, bien évidemment, alors que la vie d’autrui ne lui importait aucunement, cependant, si cela pouvait l’amener ailleurs, peut-être une version un peu différente d’elle-même, comme ce qu’elle avait fait avec Sayo, autant tenter de se montrer un peu plus vulnérable.

- On nous a dit que nul ne devait sortir vivant. Un ordre direct du Kage. Nous étions nombreux shinobis et eux… Au final, ils ne faisaient que défendre leurs terres, leur pays. J’ai obéis, comme tous, parce que c’est ce que notre titre demande. Mais ce n’a pas été facile. Ce ne l’est toujours pas à vrai dire. Il y a tellement de sang qui a coulé et tout ça pour quoi ? L’arrogance et la fierté de plus haut ?

Un léger rire qui n’avait rien d’amusé vint s’échapper de ses lèvres.

- Tu as tué un membre du Soshikidan, quelqu’un s’étant enrôlé dans l’organisation en ayant très certainement conscience des conséquences qui pourraient en découler.

Elle soupira, fermant les yeux quelques instants.

- J’ai tué des innocents qui étaient présents pour supporter leur nouveau seigneur.

Elle haussa des épaules.

- Sache toutefois que ce n’est pas de la faiblesse, comment tu te sens. Certes, ce n’est peut-être pas digne de la froideur exiger aux shinobis… Mais, au final, ta compassion sera sûrement ta plus grande force. Il n’y a pas que la violence pour régler un conflit.

Elle-même le savait pertinemment. Manipulatrice née aux capacités physiques assez limitées, elle avait toujours tenté de trouver une autre façon de régler un conflit. Elle était beaucoup plus douée avec des mots que sur un champ de bataille, et ce, quand bien même pouvait-elle se montrer terriblement dangereuse avec des ninjutsu.

- Ne te dévalorise pas, Kiyoko. Il y a assez des autres qui vont le faire, autant ne pas leur faciliter la tâche, non ?

Il y en avait toujours pour critiquer, juger et pointer du doigt. Après tout, combien de fois avait-elle entendu que sa façon de se battre était fourbe, déloyale même, alors qu’elle s’armait de nombreux poisons pour venir rabaisser l’ennemi à sa hauteur ? Faible physiquement, elle avait dû trouver des alternatives pour l’emporter. Et bon, elle n’en avait strictement rien à faire de ce que les autres pensaient, mais ça, c’était un autre débat.
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Ven 18 Mai 2018 - 6:23
Encore une fois, elle a raison. Tu ne répliques pas, encaissant tout ce qu’elle te dit. De façon un peu inconsciente, tu te recroquevilles encore plus dans ton coin. Asami a définitivement plus d’expérience que toi. L’espace entre son niveau et le tient est très marqué, surtout lorsque tu constantes à quel point elle est calme et garde son sang-froid en parlant d’événements beaucoup plus difficiles que ce que tu as vécu. Tu frissonnes à l’idée de devoir anéantir des personnes innocentes, seulement parce qu’on t’en a donné l’ordre. Malheureusement, tu sais que tu n’as pas le choix. Tu t’es engagée dans cette voie et tu ne peux plus reculer.

Tu ouvres finalement les yeux, fixant un point invisible l’espace d’un instant. Tu dois te ressaisir. Étrangement, le fait d’avoir partagé ce que tu gardais pour toi depuis si longtemps te fait sentir mieux. Comme si un poids se retirait de tes épaules. Peut-être qu’au final, tu avais simplement besoin de te faire dire que tu as fais ce que tu devais faire et que ce n’était que le début. Tu t’assois, le dos droit et les jambes croisées, plantant ton regard dans celui de ta cousine, qui n’est pas encore complètement éveillée.

- Peut-être que c’est le cas, Asami. Mais si mon supérieur considère que la compassion est le chemin trop long à prendre, je n’ai pas le choix de suivre ses ordres. Je n’ai pas le loisir de choisir la compassion lorsqu’on m’impose la violence. Et c’est exactement pour cette raison que je dois briser le cycle dans lequel je suis tombée il y a un an.

Tu te lèves, faisant les cent pas dans le peu d’espace libre que tu trouves dans l’appartement encombré. Tu réfléchis à ce que tu devrais faire. Aux possibilités futures, négatives et positives, qui se présenteront (ou s’imposeront) à toi. Tu finis par t’arrêter, une expression neutre sur le visage. Tu sais ce que tu as à faire. Ça ne te fait pas vraiment plaisir, mais tu n’as pas le choix. Tu sais qu’on arrive difficilement à des résultats dans la vie sans avoir souffert ou travaillé très dur pour y accéder. Tu te tournes vers Asami, faisant quelques pas pour te planter devant elle, le regard déterminé.

- J’aimerais que tu m’aides à m’entraîner. Je ne suis définitivement pas de ton niveau, surtout que j’ai du mal à utiliser mes techniques. Mais j’ai besoin de quelqu’un qui va me pousser jusqu’à ma limite, jusqu’à ce que je n’aie plus le choix, sans pour autant aller jusqu’à me tuer.

Tu risques d’avoir mal, très mal même. Probablement de te retrouver avec quelques os cassés. Ce ne serais pas la première fois non plus. Tu sais qu’Asami est la meilleure personne à qui demander. Que tu sois sa cousine ne change absolument rien, tu es déjà consciente qu’elle n’aura pas de pitié. Et c’est exactement pour cette raison que tu lui demandes à elle, et pas à quelqu’un d’autre. Tant que tu ne subis aucun dommage permanent, tu es prête à tenter le coup. De plus, tu sais que tu as une personne dans ton entourage qui pourra te soigner et t’apprendre par le fait même.

- Je sais que c’est beaucoup en demander et que tu es probablement très occupée, trop pour te préoccuper de ta cousine trop collante. Mais je t’en serais vraiment reconnaissante. Puis, tu ne dois pas te faire dire si souvent qu’une personne te sera reconnaissante de la malmener. Je sais que tu n’auras aucun mal à le faire.
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Ven 18 Mai 2018 - 18:51
Au moins semblait-elle avoir compris ce que cela impliquait que d’être shinobi et être forcée à obéir aux ordres venant de plus haut. Déposant sa tasse de café désormais vide, elle se leva pour aller attraper un paquet de cigarette qu’elle avait laissé dans la bibliothèque du salon, marchant à pas lents vers la fenêtre qu’elle ouvrit, laissant ainsi un peu d’air frais entrer dans l’appartement. Les deux désormais debout, elle ne quitta pas des yeux sa cousine qui faisait les cent pas, écoutant encore et toujours ce qu’elle avait à lui dire, se demandant où mènerait ce cheminement mental qu’elle semblait effectuée. De son côté, elle avait pris un clope qu’elle avait allumé rapidement, s’appuyant contre la fenêtre et venant porter le poison à ses lèvres. Qu’il s’agisse de celui-ci ou d’un autre, au final, elle ne faisait que contaminer son organisme dans l’idée d’essayer de se détendre un peu. Sûrement aurait-elle pu demander de l’aide à Sazuka, une drogue quelconque pour venir calmer ses nerfs, cependant, cela serait mal avisé, sans compter que cela lui demanderait d’avouer plus qu’elle n’était prête à le faire.

C’était quelque chose qu’elle avait commencé il y avait peu, fumer. De quoi tenter de se détendre alors que beaucoup de responsabilités lui étaient tombées dessus en même temps, sans compter ses propres projets qu’elle souhaitait mener à terme. Quant à sa situation personnelle… Elle se sentait sur le point de craquer, tous ces changements la terrifiaient alors qu’elle était beaucoup plus à fleur de peau que ce qu’elle aurait voulu, se sentant plus vulnérable qu’elle ne l’avait jamais été. Alors elle tira une longue bouffée du poison qu’elle tenait entre ses doigts, soufflant ensuite la fumée à l’extérieur. Elle n’aurait qu’à dire qu’il s’agissait de la faute de son sensei. Après tout, pouvait-on réellement lui reprocher de prendre exemple sur lui ?

- Si je comprends bien… Tu veux t’entraîner avec moi et tu veux t’assurer que je ne te ménage pas, c’est bien ça ?

La Tadaoki lui jeta un regard perplexe, toujours appuyée contre la fenêtre, la cigarette laissant échapper une douce fumée rapidement emportée par le vent extérieur. Elle n’était pas certaine que son colocataire approuverait l’odeur que cela laisserait à l’intérieur de leur appartement, et donc, de ce fait, elle s’assurait de rester proche de la fenêtre, même que d’ordinaire, elle prenait la peine de sortir à l’extérieur, s’appuyant contre un des murs du bâtiment où se trouvait leur grand appartement.

- Je veux bien, mais ça risque de mal se finir cette histoire… Ce n’est pas parce que je suis blessée que tu as une chance, j’espère que tu le sais bien ça ?

Elle n’était ni arrogante ni même prétentieuse, il s’agissait simplement d’un fait. Elle savait sa cousine bloquée dans son apprentissage et, avec l’histoire qu’elle lui avait raconté, avait trouvé coupable quant à cette inaction dans laquelle s’était-elle enfoncée. C’était quelque chose qu’elle ne pouvait supporter, pour sa part, ce qui lui avait valu quelques critiques du médecin s’occupant de son cas, qui l’avait même menacé de la garder à l’hôpital si c’était ce qu’il lui fallait. Les menaces avaient alors fusée et, de par sa position au sein du complexe scientifique, il n’avait eu d’autres choix que d’abdiquer et retirer sa menace.

- Je dis ça pour toi, hein. Si tu ne veux pas que je sois tendre, je ne le serai pas. Par contre, va falloir t’attendre à t’en sortir avec plus que quelques coupures.

Elle désigna d’un signe de tête la main de sa cousine, cette dernière semblant blessée. Quelque chose de grave ? Elle n’avait pas porté spécialement attention à ce détail, mais cela ne semblait pas. Autrement, elle ne serait pas là à demander de se faire maltraiter par elle.

À croire que c’était de famille, ce côté masochiste...
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Ven 18 Mai 2018 - 20:12
Tu fronces les sourcils alors que l’odeur de tabac se rend jusqu’à ton nez, remarquant à ce moment la cigarette qu’Asami tient entre ses doigts. Tu es presque certaine que c’est nouveau, ça, tu ne l’as jamais vue fumer avant. Tu vas éviter de lui faire la morale. De toute façon, la connaissant, elle doit connaître les risques et choisir de les prendre quand même. Après tout, tu prends toi-même le risque de te retrouver avec quelques os cassés. Tu n’es certainement pas mieux qu’elle, d’un sens.

Tu hoches la tête, ton regard planté dans le siens. Son ton de voix et la façon dont elle te regarde te laissent croire qu’elle trouve ta demande un peu particulière. Peut-être aussi qu’elle ne s’attendait pas à ce que tu sois le genre de personne à lui demander une telle faveur. Après tout, sa force n’est un secret pour personne. Tu sais que tu vas devoir travailler très fort si tu souhaites un jour l’affronter et lui donner ne serait-ce qu’un peu de fil à retordre.

- Je suis très au courant. Même blessée, tu auras définitivement le dessus sur moi. Je n’ai pas la prétention de croire que je pourrai prendre avantage de ton état. Je suis assez humble pour savoir que je suis loin d’avoir ton niveau. C’est justement pour ça que je te demande.

Tu baisses les yeux vers ta main alors qu’elle y porte attention. Toujours entourée du bandage qui laisse un peu à désirer, tu peux aussi sentir la peau qui tire lorsque tu bouges ta main. D’un geste décidé, tu commences à défaire le bandage rapidement pour ensuite le jeter dans les poubelles. Ta paume n’est pas dans un état exemplaire, les éclats de verre ayant formés une blessure circulaire. Tu plies tes doigts plusieurs fois, soulagée d’enfin pouvoir les bouger un peu plus, et tu formes un poing. Tu ne peux pas dire que la sensation n’est pas un peu dérangeante, mais pas grand-chose comparée à ce que tu as déjà enduré.

- Je pense que tu me sous-estime un peu… Pas au niveau de mes techniques ou quoi que ce soit du genre, mais au niveau de ma volonté. Je suis peut-être plus fragile émotionnellement mais je sais prendre les coups. Ce ne sera pas la première fois. Je serai en mesure de te dire quand arrêter. Si jamais je perds conscience, tu peux mettre fin à l’entraînement. Tu vas probablement devoir me traîner à l’hôpital.

Tu t’étires, faisant craquer tes os. Tu n’avais pas prévu ce retournement de situation en arrivant ici ce matin. Tu voulais simplement parler de tes maux de cœur et de tes peines, et voilà que tu te prépares mentalement à avoir très mal. D’un autre côté, peut-être que le fait de souffrir physiquement va enfin atténuer cette douleur invisible que tu ressens, ou faire comprendre à ton cerveau qu’elle est minime comparée à ce que tu pourrais possiblement ressentir.
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Ven 18 Mai 2018 - 21:08
Pouvait-elle refuser ? Oui, sûrement. Après tout, elle n’avait que très peu de considération pour autrui et sa cousine ne faisait bien malheureusement pas parti de ceux qu’elle trouvait particulièrement intéressant, ces quelques personnes ayant eu droit à un intérêt plus prononcé de sa part. Toutefois, elle lui avait montré quelques petits trucs, lui ayant même appris la base des poisons, quelque chose qui passionnait la scientifique. Et donc, de ce fait, se devait-elle de continuer sur cette lancée et avoir un impact sur sa progression ? Y aurait-elle quelque chose à gagner ? Elle en doutait, mais bon, pour cette curiosité que lui arrachait cette nouvelle motivation de sa cadette, elle allait se laisser tenter. Écrasant sa cigarette après en avoir tiré une dernière bouffée, elle se détacha de la fenêtre, hochant doucement de la tête.

- D’accord. Tu as d’ici à ce que je me sois changer pour réellement comprendre ce que tu me demandes et possiblement changer d’idée.

Sur ces quelques paroles adressées avec un sourire semblant vouloir dissuader la demoiselle de se lancer dans cette direction, ne serait-ce que pour les blessures qui pourraient en résulter, elle retourna vers sa chambre pour enfiler quelque chose de plus approprié pour sortir à l’extérieur. De tous les vêtements qu’elle possédait, il n’y avait rien qui ne venait pas souligner sa fine silhouette aux courbes attrayantes, et ce, quand bien même avait-elle simplement optée pour un pantalon certes un peu serré et un débardeur, la chaleur du printemps commençant à se faire ressentir. Elle avait attaché ses cheveux en un chignon lâche, dégageant ainsi ces derniers de son fin visage.

Lui faisant signe de la suivre, elles quittèrent l’appartement du duo de l’équipe huit pour se rendre aux terrains d’entraînement du village, sa cousine semblant décidée à mener cet entraînement. Soit alors. Une fois arrivée, la marionnettiste fut rassurée de le trouver vide. Elle avait été tentée de se rendre au terrain d’entraînement de son colocataire, toutefois, elle était convaincue qu’il s’y trouvait et elle ne cherchait pas non plus à l’emmerde. Elle n’aurait qu’à s’assurer que nul ne vienne les déranger, sans quoi les choses pouvaient devenir dangereux.

Pour ce faire, elle effectua quelques mudras, ce qui eut pour effet de venir s’élever trois murs de pierre autour d’eux, légèrement arrondis, donnant ainsi une impression d’arène. La zone était vaste, permettant ainsi aux deux cousines d’avoir un réel entraînement tout en s’assurant qu’il n’y ait aucun inconscient venant se mettre en danger inutilement. Puis, sortant de sa pochette un rouleau, quelques instants plus tard se retrouvait kuchiki entre elles, sa marionnette de combat, fidèle partenaire depuis le jour où elle lui avait donné vie. C’était même sa meilleure amie qui avait trouvé son nom, tout comme elle l’avait aidé à la finaliser. Elle ne pouvait décidément pas sous-estimer le génie créatif de la jeune Nara.

- Je te laisse lancer l’offensive. Et, si tu veux un conseil, ne me ménage pas non plus.

Parce que elle, elle serait impitoyable.

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Ven 18 Mai 2018 - 22:50
Est-ce que tu regrettes ta décision? Si quelqu’un te demandait de répondre franchement, tu dirais que non. C’est d’ailleurs la pure vérité. Lorsque tu décides de faire quelque chose, tu le fais jusqu’au bout. Tu sais que tu n’as aucune chance contre Asami. Au final, tu ne cherches pas nécessairement un entraînement pour t’améliorer. Si ça avait été le cas, tu lui aurais demandé d’être plus gentille avec toi et de seulement te faire pratiquer. Le motif derrière ta demande est beaucoup plus profond et probablement difficile à comprendre mais tu sais qu’à long terme, tu ne regretteras pas les événements.

Même si tu assumes pleinement ton choix, tu avales difficilement ta salive alors que les murs apparaissent et que tu te retrouves faces à la marionnette d’Asami. Tu ne te souviens pas avoir déjà vu celle-là. Après tout, bien que certains puissent éprouver un certain plaisir à la douleur, ce n’est certainement pas ton cas. Tu es déterminée mais l’idée d’être en douleur intense ne te fait pas plaisir non plus. Tes mains sont moites, mais c’est le moment.

Tu restes plantée là un instant, réfléchissant à ce que tu pourrais faire. Tu ne sais pas ce que sa marionnette peut faire et même si tu as conscience des capacités d’Asami, tu ne sais pas à quel point elles sont puissantes. Tu n’as pas encore ce qu’il faut pour bien attaquer à distance et pour créer une ouverture jusqu’à ta cousine. Néanmoins, tu ne peux pas rester inactive trop longtemps et tu finis par t’élancer vers la marionnette, tentant de l’ébranler avec tes gouttelettes d’eau. Si elles fonctionnent bien face à un humain à la peau tendre, les effets sont assez décevants contre une structure en bois. Tu finis donc par reculer en constatant à quel point ta tentative vient d’être inutile.
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Ven 18 Mai 2018 - 23:41
Immobile, elle vient lier sa main valide à sa marionnette, cette dernière s’articulant finalement. Un cliquetis se fait entendre, plusieurs même, tandis qu’elle bouge chacune de ses pattes, semblant soudainement plus menaçante. Elle possède quelques autres marionnettes dans sa collection, mais, en ce qui concerne le combat, celle-ci reste sa préférée. Il y a aussi sa marionnette lui faisant office d’armure, toutefois, elle n’en voyait pas l’intérêt pour l’instant. Face à Hisao et Raizen, il lui était impératif de l’avoir, ces derniers étant deux brutes au corps à corps et si la douleur pouvait être agréable, l’échec n’était pas quelque chose qu’elle appréciait, sauf s’il y avait une raison derrière. Mais, face à sa cousine ? Aucunement. Non pas la sous-estimait-elle, mais il n’avait qu’à voir la faible attaque envoyée dans sa direction pour comprendre qu’elle ne faisait définitivement pas le poids.

Soufflant du nez, c’est presque un rire qu’elle a, trop discret toutefois pour être entendu de sa cousine. Elle l’observe tandis que sa marionnette s’est levé sur ses pattes arrières, venant encaissée l’attaque à sa place, sa structure à peine endommagé par les gouttes venues dans sa direction.

Elle ne voulait pas être ménagée ? Soit alors. Elle espérait simplement qu’elle ne vienne pas pleurer par la suite. Auquel cas, cet entraînement n’aurait mener strictement à rien. Si vraiment elle pouvait appeler ça un entraînement, ne serait-ce que du peu qu’elle voyait, ce dernier allait être terminé dans le temps de le dire… Dire que sa cousine avait fait Shîto, un examen dont elle aurait dû s’en sortir chûnin. Il y avait des genins ayant faits cet examen qui étaient désormais jônin. À cette constatation, ses pensées se dirigèrent vers l’homme qui, officiellement, aux yeux de tous, se trouvait à être son petit ami.

Bon, certes avait-elle arrêté quelques temps de pratiquer, mais de là à en arriver là… Dans le silence de l’endroit, un bruit se fit entendre, signe qu’elle venait d’activer un mécanisme. L’un des nombreux poisons se trouvant au sein de sa marionnette.

- C’est toi qui l’a demandé après tout…

Faisant dès lors bondir sa marionnette, le corps de cette dernière s’ouvrit pour envoyer sur sa cousine une violente rafales de projectiles, tous recouvert d’un poison qui aurait tôt fait de la paralyser totalement si elle n’évitait pas l’attaque, chose qu’elle doutait possible dans son état actuel. Chacun de ses membres se verrait alors touché à plusieurs reprises d’un poison qui, sans être particulièrement douloureux, la clouerait très certainement au sol.

Se sentait-elle coupable ? Aucunement.

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Dernière édition par Tadaoki Asami le Sam 19 Mai 2018 - 0:24, édité 1 fois
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Sam 19 Mai 2018 - 0:04
La marionnette qui s’active ne te dit absolument rien qui vaille. La voir en mouvement est encore plus effrayant que d’y faire face lorsqu’elle est immobile. Bien que tu te trouves maintenant à quelques mètres de distance, tu sais déjà, en voyant la marionnette s’ouvrir, que tu es dans de beaux draps. Excellent, c’est justement ce que tu voulais. À l’approche des projectiles, tu décides d’utiliser ta technique du mur d’eau qui, bien qu’efficace dans certaines circonstances, est malheureusement d’un rang trop bas pour vraiment pouvoir ralentir les projectiles. Tu plantes donc tes pieds dans le sol, sortant un kunai qui ne te servira pas à autre chose qu’à protéger au moins ton visage. Tu ne mets pas trop de temps à comprendre non plus que ces armes ne sont pas projetées normalement, ralentissant éventuellement pour se planter quelque part ou tomber au sol. Tu n’as pas les moyens d’y échapper. Et connaissant Asami, ils te réservent sûrement une petite surprise.

Tu prends une inspiration, serrant ensuite la mâchoire alors que les premiers projectiles t’atteignent. Disons que c’est loin de faire un bien fou. Tu arrives seulement à pivoter pour qu’ils se plantent dans des endroits un peu moins dangereux pour toi, en retirant certains par le fait même. Seulement, tu ne mets pas trop de temps à te rendre compte que tes mouvements sont de plus en plus difficiles à exécuter. Ah, que tu te dis. Le poison paralysant. Tu finis par tomber au sol, en douleur, mais tu n’émets pas un son. L’eau retombe lourdement, en partie sur ta tête, nettoyant le sang qui sort de tes plaies.

Le silence règne durant un instant, alors que tu reprends ton souffle. Respirer est douloureux et tu es presque certaine d’être tombée sur quelques projectiles qui se sont enfoncés un peu plus profondément par le fait même. Mais tu ne vas pas mourir. D’un point de vu médical, tu considères les blessures comme étant superficielles. Bien que certaines soient plus profondes, ta vie n’est pas en danger et tu n’as rien de cassé. À travers les mèches trempées de tes cheveux, qui te tombent devant le visage, tu arrives à voir Asami. Un sourire se dessine sur tes lèvres.

- Je suis… beaucoup plus rouillée que je pensais. M’attaquer comme ça, ce serait signer mon arrêt de mort… Je suppose… que l’entraînement est terminé. Mais c’est insatisfaisant… Je suis déçue Asami… Un poison paralysant… chiant mais… pas vraiment douloureux… les projectiles le sont mais… j’ai eu pire. Je sais que tu as mieux… Donne-moi quelque chose de plus difficile… quelque chose qui fait mal.

Tu ouvres les yeux, tentant un léger mouvement de tête pour lui dire d’approcher. Dans cet état, tu ne peux rien faire. Ce n’est pas ce qui te dérange le plus, cependant. Malgré le danger imminent, tu n’as pas senti ce besoin pressant d’essayer d’attaquer avant de l’être. Tu n’as pas ressenti de rage. Rien. Et c’est ce que tu espérais pouvoir ressentir en prétextant avoir besoin d’un entraînement. Oh certes, tu as terriblement besoin de pratiquer, tu n’es plus que l’ombre de ce que tu as déjà été, mais ce type de combat n’est pas ce dont tu as besoin pour t’aider.
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Dim 20 Mai 2018 - 22:57
Pathétique. C’est le mot qui vint à l’esprit de la marionnettiste, voyant le faible mur d’eau s’élever, ne faisant toutefois pas long feu face à la violence de son attaque. Elle fut toutefois surprise de la voir s’adresse à elle, et ce, malgré le sang et les blessures qui la recouvraient désormais. Une résistance physique plus importante que la sienne, cela ne faisait aucun doute. Elle-même était particulièrement frêle, une fine silhouette peu entraînée aux combats au corps à corps. Elle n’avait jamais réellement non plus chercher à s’entraîner de ce côté-là, sa force résidant dans la maîtrise qu’elle avait de son chakra et du ninjutsu. Le temps de quelques secondes, un éclat vint traverser son regard, quelque chose de plus sadique, un sentiment qu’elle n’a pas souvent éprouvé ces derniers temps. Une satisfaction semblable à celle ressenti au sein du palais Seigneurial, alors que le sol était recouvert du sang d’innocent. Malgré tous ses beaux sourires et sa façon d’être avenante, elle n’en restait pas moins quelqu’un de dérangé à l’esprit quelque peu instable.

Un soupire s’échappe de ses lèvres alors qu’elle secoue doucement la tête de droite à gauche. Doucement, de sa démarche féline, elle s’approche de sa cousine, l’observant de haut. À quelques pas d’elle, il est possible de voir les blessures infligées, nombreuses, qui viennent la clouer au sol. Elle a toutefois encore l’énergie et le courage de parler.

- Tu es à terre et tu ne bouges plus. Ce serait m’acharner que de t’envoyer autre chose à la gueule.

Lui tournant dos, elle s’avance en sens inverse, ayant totalement confiance en ses capacités. De toute façon, sans même la voir, elle peut savoir exactement ce qu’elle fait, elles sont sur son élément à l’heure actuelle. Si elle bougeait ne serait-ce que le petit doigt, elle le saurait, de façon presque immédiate. Envoyant un coup dans le sol avec son pied, elle fait surgir une pierre sur laquelle elle s'assoit, les jambes croisées, dévisageant toujours sa cousine. Il n’y a aucune arrogance dans son regard, ne serait-ce que parce qu’elle se savait supérieure à elle, en terme de puissance.

- Relève-toi et j’aviserai. Mais pour l’instant, cela ne donnera rien de plus.

Toujours aussi calme, elle attend, patiemment, voir si elle va se relever ou, au contraire, abandonner et en finir maintenant. Elle est peut-être bien horrible comme personne, toutefois, elle n’avait aucun intérêt quant à taper quelque chose déjà au sol. Elle aimait lire la peur et l’horreur dans le regard d’autrui, voir peut-être même la colère. Serait-ce ce qu’elle serait en mesure de lire dans son regard ? Elle ne pouvait qu’attendre, de toute façon.
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Mar 29 Mai 2018 - 6:36
Douleur. Pour l’instant, c’est la seule chose qui se glisse dans ton esprit. Tu arrives à sentir parfaitement tous les endroits où ta peau a été charcutée. Dire que tu vas devoir jeter tes vêtements après cet entraînement un peu foireux. Heureusement que tu as les mêmes en plusieurs exemplaires, justement parce que tu as l’habitude de les mettre dans un tel état qu’il n’est plus possible de les réparer. Tu respires tranquillement, faisant ton mieux pour réduire la vitesse des battements de ton cœur. Tu es devenue douée en la matière, ayant une tolérance à la douleur bien plus élevée que beaucoup de personnes.

Tu lèves les yeux sans pouvoir être capable de bouger autre chose, alors que ta cousine s’approche de toi. Tu es un peu en colère. Tu lui avais dit de ne pas se retenir, à moins que tu dises clairement que tu voulais mettre fin à l’affrontement. Et voilà maintenant qu’elle refuse de faire ce que tu lui demandes. Asami s’installe, sans te quitter du regard. Plusieurs minutes passent et tu n’arrives toujours pas à bouger. Tu sais que les effets du poison vont bientôt se dissiper. La question reste donc celle-ci : vas-tu arriver à bouger malgré tes blessures, même si le poison ne fait plus effet?

Tu respires plus longtemps et tu fermes les yeux. Tu dois faire abstraction de la douleur. Tu essaies de bouger tes doigts et tu finis par y arriver au bout de quelques instants d’effort. Tu dois arriver à te mettre sur tes jambes si tu veux souffrir un peu plus et vraiment avoir l’impression que tout ça n’a pas été fait en vain. Bientôt, ton bras arrive lui aussi à bouger, et tu tâtes ton corps du bout des doigts, retirant rapidement les objets qui sont enfoncés dans ta peau et que tu arrives à saisir. La douleur est loin d’être agréable, mais loin d’être la pire aussi. De longues minutes s’écoulent avant que tu sois capable de redresser la tête, sans quitter ta cousine des yeux, fixant ton regard déterminé sur elle. Tu arrives enfin à te dresser sur tes jambes, bien droite, poussant des mèches hors de ton visage, ce qui a pour effet d’étendre du sang sur ta peau pâle. Tu lui fais un signe de tête, un sourire sur les lèvres.

- Alors… Tu vas me le montrer, ce poison? Tu sais de quel je parle… J’attends.
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Jeu 31 Mai 2018 - 5:01
Le temps passe, et passe, et rien ne change. Sa cousine est toujours au sol, paralysée par la forte dose de poison qui parcourait ses veines. Lentement mais sûrement, la Tadaoki commençait à perdre patience, lasse de cette attention qui, à ses yeux, ne mènerait nul part. Après tout, la jeune demoiselle aurait pu être forte, si ce n’était cette faiblesse évidente de son mental. Souhaitait-elle désormais y remédier ? Semblerait-il. Toutefois, elle n’avait pas spécialement envie de l’assister dans cette tâche. Elle était, après tout, rapidement ennuyée, sans compter qu’elle prenait ce qui lui tentait et l’intéressait sur le coup avant de jeter une fois la lassitude se faisant ressentir. Si certaines personnes avaient réussi à captiver son attention et ce, pour plus qu’un bref moment rapidement essuyé, ce n’était pas le cas de cette dernière. Peut-être était-ce parce qu’elle la connaissait depuis aussi longtemps, parce qu’elle était de la famille. Elle ne saurait dire. Or, quand bien même était-elle ennuyée, presque tentée de partir, son regard était toujours aussi calme, semblant presque soucieux, celui d’une kunoichi expérimentée qui prenant à coeur de développement d’autrui. Une bonne blague qui la ferait presque marrer.

Sans grande surprise, la fière jeune demoiselle se releva sur ses pieds, adressant un commentaire qui aurait fait rouler des yeux l’aînée si ce n’avait été qu’elle ne pouvait afficher totalement son vrai visage face à cette dernière. Il n’y avait que très peu de personne en qui elle avait assez confiance pour le faire, ou, plutôt, avec qui s’était-elle retrouvée à le faire contre son gré et elle n’en faisait pas partie. Pas pour l’instant. Pourquoi le ferait-elle ? Mentir était facile, prétendre lui venait avec un naturel déconcertant.

- Ce n’est même pas un entraînement Kiyoko. Tu n’es plus en état, c’est à peine si tu tiens debout.

Après tout, elle-même sensei, elle se devait de partager sa vision des choses, et aussi peut-être lui enfoncer dans la tête quelques enseignements qui pourraient potentiellement lui être utile. Elle n’avait rien de pédagogue et était bien moins bonne professeure que son colocataire, toutefois, elle se débrouillait presque. Elle avait seulement ce petit soucis avec la médiocrité et quelques difficultés quant à exprimer différemment ce qu’elle souhaitait apprendre à autrui.

- Et comme tu l’as dit, tu attends. Je ne m’acharnerai pas sur toi juste pour que tu ais mal. Si je peux comprendre où tu veux en venir, tu t’y prends mal.

Soufflant doucement, elle secoua la tête de droite à gauche.

- Ça ne servira à rien de te faire frapper continuellement, et si tu y éprouves quelconque plaisir, je ne suis pas celle à qui tu dois t’adresser.

Elle laissa passer un léger rire qui détonnait avec la situation actuelle. Elle-même ayant ses tendances (prononcées) de masochisme, alors qu’elle en redemandait encore, elle pouvait y comprendre l’attrait. Toutefois, elle était sincère (pour une fois) dans ce qu’elle venait de dire à sa cousine.

- On va t’amener au Complexe Scientifique pour tes blessures puis je vais te ramener chez toi.

Elle se leva, faisant ensuite disparaître les murs de pierre tout comme son siège improvisé.

- Pour t’endurcir, c’est dans ta tête qu’il va falloir commencer.

Venait-elle réellement de lui partager des conseils de son colocataire ? Semblerait-il. Peut-être qu’elle-même un jour se déciderait de les appliquer. Or, pour l’instant, elle n’avait pas la tête à cela, se remettant difficilement de blessures physiques qu’elle traînait depuis son retour du pays du feu.
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User de ses attributs: tu l'as, ou tu ne l'as pas (Ft Asami)

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