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Les ordres de la Reine [Ft. Meikyû Raizen]

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Sam 19 Mai 2018 - 6:46
Aujourd’hui était une excellente journée pour elle et certainement une terrible journée pour celui qui allait pouvoir profiter de sa compagnie. Il était encore tôt, le soleil s’étant à peine levé alors qu’elle, de son côté, elle était parfaitement réveillée. Elle dormait peu, et ce, quand bien même pouvait-elle passer des heures entières à se prélasser dans son lit, flemmarde comme elle l’était par moment. Or, aujourd’hui était différent alors qu’elle comptait bien profiter de chaque heure qu’offrait la journée. Et ce, tout en imposant sa présence auprès d’un jeune homme qui, pauvre de lui, n’était sûrement pas prêt à la journée qu’elle comptait lui faire passer. Oh, elle n’avait pas d’idées précises, n’étant pas de celles à arriver avec un plan détaillé, toutefois, elle savait sa présence parfois pénible, notamment si tôt le matin et surtout si imposée pour de nombreuses heures.

Arrivée à destination, elle se retrouva donc à devoir faire face à une porte. Rien de bien embêtant pour elle qui fit glisser quelques uns de ses insectes sous elle, venant ainsi la déverrouiller, ni vu ni connu. Un large sourire sur les lèvres, elle tourna la poignée, espérant sincèrement ne pas se retrouver nez à nez avec sa colocataire. A priori, elle n’était pas présente, toutefois, pouvait-elle réellement faire confiance en ses petits talents en sensorialité ? Oui, sûrement, assez du moins pour constater qu’il était seul.

Poussant la porte, elle entra en silence dans l’appartement n’étant pas le sien, observant les alentours pour apprendre à connaître son environnement. Quelques livres ici et là, des dessins et schémas affichés sur les murs au salon, le tout semblait propre bien que légèrement désordonné. Quoique, elle ne pouvait pas dire grand chose à ce sujet, son appartement possédant un ordre que nul ne saurait comprendre, pas même elle. C’était, du moins, ainsi qu’elle présentait les choses tandis qu’en réalité, il y avait tout simplement un peu tout et n’importe quoi qui se trouvait un peu n’importe où. Mais elle s’y retrouvait, en quelque sorte, même si cela nécessitait l’aide de ses insectes et de retourner son appartement au grand complet.

- Bon, j’pense qu’tu dors encore, vu l’heure…

Elle avait lancé sa phrase dans le vide, assez fortement dans l’appartement, espérant ainsi le réveiller. Elle s’avança encore de quelques pas, se laissant choir sur le sofa, posant ses pieds sur la table basse se trouvant devant elle. Si elle n’avait aucune gêne, elle avait tout de même laissé ses bottes à l’entrée, de quoi éviter qu’on l’accuse de quoique ce soit. Vêtue assez simplement, elle arborait des shorts assez courtes et un débardeur, ni plus ni moins, la chaleur du printemps se rapprochant de l’été se faisant de plus en plus sentir. Ses longues mèches pâles encadraient son fin visage, n’ayant pas pris la peine de les attacher, alors qu’un large sourire venait éclairer ses traits.

Laissant une certaine quantité d’insectes s’échapper de son corps, ces derniers se dirigèrent dans l’appartement pour aller retrouver la seule autre personne en ces lieux à l’heure actuelle. Il ne fut donc pas bien difficile pour eux de se retrouver dans la chambre de l’homme, laissant ainsi entendre un bourdonnement sonore des plus désagréables, douce musique pour bien se réveiller.

- Non mais sérieux, va falloir qu’tu t’réveilles. La journée est encore jeune et j’compte en profiter au maximum. Après tout, j’ai décidé qu’c’était aujourd’hui qu’tu étais mon esclave pour la journée !

Elle s’adressait encore dans le vide, s’assurant toutefois que sa voix soit assez forte pour porter jusqu’à lui. Normalement, grâce aux insectes, il devait déjà être réveillé, ne serait-ce que par le bruit sourd qu’ils faisaient tout autour de lui, s’étant subitement arrêtés lorsque la reine avait parlé pour finalement reprendre leur activité, comme pour faire comprendre au Meikyû qu’il serait mal vu de faire attendre son altesse.
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Sam 19 Mai 2018 - 23:11


Ayant remeublé sa chambre récemment, Raizen s’était assuré de se réapproprier sa chambre après le geste de Sayo. Les intentions étaient bonnes, mais pour une question de liberté et pour éviter les questions des nombreux visiteurs, il s’était contenté de faire un grand ménage, brisant ainsi la tentative de transformer sa chambre en entrepôt. Avec Asami, la chance de perdre son emplacement s’il n’était pas occupé était trop élevée. Disons si on veut que cette femme était du genre à vouloir contrôler tout. Tout comme ses poisons, elle se faufilait même dans les endroits où il y avait le moins de place pour venir forcer sa zone de confort.

Ainsi, Raizen avait indirectement lutté contre de tels comportements, reprenant ainsi un parfait contrôle de la situation. Par chance ou plutôt malchance, Kaede était entré dans l’appartement à son insu. Comment avait-elle trouvé l’adresse, il ne le savait guère ? Or, il fut surpris d’entendre quelques bourdonnements si bien qu’il tourna sur lui-même pour se libérer d’un tel supplice avant de remarquer que le bruit continuait toujours. Le son devenait même de plus en plus désagréable, comme s’il était destiné à sa propre personne.

Étant du genre à dormir de manière assez dure, il était généralement difficile de le réveiller. Du moins, ça, c’était avant de vivre avec Asami. Or, en prenant conscience que la femme était possiblement venue tenter une autre expérience à son insu, Raizen se réveilla comme s’il venait de faire un cauchemar, se redressant promptement en reprenant son souffle qui était saccadé. Dès lors, il remarqua la présence de Kaede, ce qui le força à afficher un sourire. Que faisait-elle là et comment était-elle entrée ? Est-ce que Asami l’avait laissé entrer ? Il en doutait fortement. Du genre jalouse, elle l’aurait probablement laissé paître à l’extérieur avant de venir réveiller Raizen à l’aide d’un couteau pour lui dire qu’il avait de la visite. Avalant sa salive en pensant à cela, il regarda de droite à gauche afin de voir si quelqu’un d’autre y était. Rien n’a signalé pour le moment.

-Quoi ? Esclave pour la journée...

Passant sa main dans sa chevelure, il bâilla légèrement afin de se redresser.

-Comment es-tu entrée et as-tu trouvé mon appartement ?

Se rendant compte qu’il y avait une centaine d’insectes dans sa chambre, il se contenta de soupirer en se disant qu’elle avait probablement demandé à un d’entre eux de le suivre ou de retrouver son chakra, comme la dernière fois.

Se levant ainsi pour aller laver son visage et se rebrosser les dents, il se présenta dans le salon en essuyant son visage à l’aide d’une serviette. Le tout fut exécuté de manière assez rapide, voire même express. Après tout, des insectes semblaient s’être liés d’amitié avec lui, se positionnant ainsi sur son corps de manière stratégique. Or, alors qu’il pensait s’être fait de nouveaux fanatiques, ceux-ci le piquaient, tentant de lui faire comprendre de se dépêcher. Réalisant ainsi qu’il était indirectement condamné à faire vite, il vint rejoindre Kaede dans le salon.

-Qu’est que tu veux dire par ...

Se souvenant qu’il avait indirectement perdu le combat, il soupira légèrement avant de rire légèrement.

-Moi qui pensais que ça s’était terminé en match nul.

La fixant alors qu’il était maintenant rassuré qu’Asami n’était pas présente, il poursuivit lentement.

-Je m’attendais à recevoir une lettre de la cour royale, mais pas des serviteurs en direct dans ma chambre.

Laissant un léger sourire flirter sur ses lèvres alors qu’il était clair qu’elle viendrait le surprendre au moment où il s’en attendait le moins, le jeune Meikyû conçut un clone qu’il envoya dans la cuisine pour prendre deux verres d’eau et du sucre. Après tout, les insectes étaient connus pour aimer le sucre non ? amenant ainsi le tout au salon, il fit disparaître l’énergumène électrique.

-Et ça commence quand exactement ?

Demandant indirectement quels étaient les plans, il était curieux de voir ce qu’elle allait lui demander. Après tout, il ne s’était jamais attendu à perdre un tel combat pour commencer. Bien que ça s’était passé de manière lâche, il devait admettre qu’elle l’avait bien eu.

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Sam 19 Mai 2018 - 23:36
Attendant patiemment dans le salon, son rire se fit entendre au travers l’appartement du jeune homme. Il semblait surpris de son apparition et cela était suffisant pour l’amuser, ce qu’elle laissa bien évidemment paraître, nullement gênée de se moquer gentiment de lui. Toutefois, avant de répondre, elle attendit qu’il apparaisse finalement dans son champ de vision, une serviette dans les mains. Répondant à son commentaire sur le combat, elle lui adressa un large sourire qui voulait tout dire sans qu’elle n’ait besoin d’ajouter quoique ce soit. Puis, elle se contenta d’hocher doucement de la tête, les pieds toujours sur la table basse, ayant attrapé le verre d’eau lui étant tendu.

- Peu importe comment tu l’vois, match nul ou si j’ai gagné, ça r’vient au même.

Elle prit une gorgée d’eau, lui laissant le loisir de réfléchir à ce qu’elle venait de dire.

- J’t’ai raconté c’que tu voulais savoir, non ? Du coup, voilà, qu’t’ais été l’seul à perdre ou qu’on ait tous les deux perdus, il n’en reste pas moins qu’tu as dit qu’tu allais faire tout c’que j’voulais, et ce, pour une journée entière.

Fière de son coup, son sourire était large et son regard pétillant, bien digne de la petite personne pleine de vie qu’elle était. Ses insectes revinrent tranquillement vers elle, se posant sur sa peau avant de reprendre place à l’intérieur de son corps, ce dernier étant devenu leur nid à peine avait-elle pris son premier souffle. Ils faisaient parti de sa vie depuis aussi longtemps qu’elle se souvenait et elle ne se voyait pas vivre sans eux. Ils lui offraient une perception du monde que nul ne pouvait comprendre, si ce n’était qu’un autre Aburame, une vision bien différente que ceux n’étant seulement en mesure de voir ce qu’ils avaient devant eux. Sûrement était-ce aussi pour cela qu’elle avait cette habitude de considérer toutes les options tout autour d’elle plutôt que de se contenter d’aller en ligne droite. Sa vision était beaucoup plus large que cela.

- Pour répondre à tes premières questions, la réponse est bien simple. Mes insectes, tout simplement. Tu s’rais étonné d’savoir tout c’qu’ils peuvent faire.

Il avait eu le loisir d’en voir beaucoup, lors de leur entraînement, et pourtant, les possibilités étaient infinies. Ils étaient une entité à part entière, cohabitant avec elle, ce qui l’amenait à pouvoir faire à peu près tout et n’importe quoi, tout ce qui traversait son esprit pour tout dire. Et elle n’avait pas une imagination tranquille, au contraire, bien souvent assaillie de toutes sortes d’idées.

- Alors, pour commencer cette splendide journée qu’tu t’retrouves forcé à passer en ma compagnie, j’me suis dit qu’j’pourrais évaluer tes talents d’cuisinier alors qu’j’ai pas encore pris l’temps d’manger aujourd’hui.

Plongeant ses prunelles azurées dans son regard, elle ne le mettait pas au défi, pas alors qu’elle le savait qu’il n’avait d’autres choix que de se plier aux règles de ce jeu qu’il avait lui-même amené. S’il n’avait pas déclaré qu’il ferait tout ce qu’elle voulait pour une journée en cas d’échec, elle n’en serait pas là aujourd’hui, à l’observer en lui adressant un sourire en coin.

- Puis j’avais envie d’te voir. Donc une lettre m’aurait pas donné l’opportunité d’passer un peu d’temps avec toi.

Toujours très honnête, tant vis-à-vis d’elle-même qu’avec les autres, elle se contenta d’un clin d’oeil, toujours accompagné de son sourire narquois.
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Dim 20 Mai 2018 - 1:14


Se contenant d’un sourire tout aussi taquin, Raizen avait commencé par être assez étonné par ses talents de négociatrices. Elle semblait avoir même été en mesure de le convaincre, chose qui était rare. Se demandant ce qu’elle voulait pour commencer la journée, il ne fut pas surpris qu’elle fasse mention de la nourriture. Après tout, après l’épisode de la crème glacée, il avait compris qu’elle parlait bien souvent avec son estomac, signe pertinent qu’il y avait presque que cela qui comptait réellement. À croire que c’était peut-être même son point faible, chose que Raizen comptait utiliser à son avantage. Après tout, s’il arrivait à la nourrir au point où elle finisse trop remplie et fasse une sieste, peut-être finirait-il par s’en sortir sans avoir trop de choses à faire.

Or, sa seconde réponse vint le surprendre, lui étira ainsi quelques rougeurs aux joues. Ne pouvant s’empêcher de lui retourner son sourire, pour une raison claire, il était touché par cette preuve d’affection assez fluide. Le tout eut un impact suffisant pour qu’il se lève et vienne caresser délicatement la joue de sa reine d’une journée ou plutôt d’un début de matinée. Malgré sa douce attention, il comptait tout de même utiliser le meilleur de ses habiletés pour l’envoyer au pays des rêves et s’en sortir.

Se dirigeant finalement dans la cuisine vers laquelle il l’invita sans lui demander son avis en venant la prendre dans ses bras pour l’y amener, le jeune Meikyû la déposa soigneusement sur une chaise confortable dans un atterrissage en douceur. Ne se préoccupant même pas du fait qu’il était en sous-vêtements, il attrapa simplement un bandeau pour retenir ses cheveux et un tablier pour éviter de se salir. Lavant habilement ses mains, il sortit tous les éléments nécessaires à la préparation du plat qu’il allait mettre au point.

-On mangera dans le salon si tu veux, je t’amène ici que pour que tu puisses assister au spectacle.

Lui envoyant un sourire confiant, il ne lui demandait même pas ce qu’elle voulait cuisiner. Après tout elle n’avait qu’à être plus précise dans ses consignes. De toute manière, il savait qu’elle allait aimer. Après tout, c’était son plat dont il était le plus fier. Originaire de Kaze, ce mets était assez peu connu si ce n’était des Kazejin. Ainsi, il comptait la surprendre en employant un registre d’aliments qu’elle ne connaissait pas vraiment.

Se concentrant ainsi sur la cuisine, il prit plusieurs ingrédients, dont un œuf, de la viande émincée, du riz blanc, de la laitue, des tomates, des avocats et une vinaigrette. Préparant ainsi habilement le plat et exécutant chacune des étapes sans hésitation, on pouvait clairement voir qu’il était dans sa zone de confort. Étant habitué à cuisiner pour lui-même et pour sa colocataire, il travaillait sur son plat avec attention en espérant qu’elle ne lui dise pas d’une seconde à l’autre qu’elle n’avait plus faim. Ne s’en faisant pas, il se disait que les arômes qu’elle allait percevoir risquaient de piquer sa curiosité et de la surprendre.

En attendant que le tout soit totalement prêt, il avait sorti deux longs plateaux sur lesquels il déposa un bol. Par la suite, il compléta le plateau en y ajoutant de nombreux éléments intéressants et nutritifs comme des fruits et un verre d’orange fraichement pressée grâce à son sceau de guerre.

-Je doute que ton estomac soit prêt pour cela...

Le plat commençait de plus en plus à prendre forme et risquait bientôt d’être prêt à être servi...


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Dim 20 Mai 2018 - 2:05
Forcée à devoir quitter le salon pour se rendre à la cuisine, elle vint entourer son cou de ses bras pour s’assurer de ne pas tomber alors que son rire emplissait de nouveau la pièce. Bonne vivante, elle rigolait bien souvent pour pas grand chose, ce que ceux la côtoyant pouvaient remarquer assez rapidement. Elle se laissa ainsi porter, balançant doucement ses jambes dans le vide, avant de finalement se retrouver déposer sur une chaise de la cuisine. Son regard s’attarda donc sur celui qui se voyait forcé d’être son esclave pour la journée, un sourire amusé flottant sur ses lèvres. Elle en profita pour détailler le tatouage qu’il portait dans son dos, laissant entendre un léger rire.

- T’sais, t’étais pas obligé d’faire semblant d’t’habiller.

Joueuse, comme à son habitude, son ton avait quelque chose de légèrement plus provoquant qu’à son habitude, quand bien même gardait-elle cette touche d’innocence pouvant parfois être assez déstabilisante. Elle jouait toujours sur cette fine ligne, se paroles venant toutefois détonner de l’image qu’elle renvoyait.

- J’veux dire, s’tu voulais qu’j’profite du spectacle…

Une moue se dessina finalement sur ses fins traits, quand bien même ne se départissait-elle pas de son sourire, signe évident qu’elle ne faisait que jouer, comme bien souvent. Attendant qu’il lui jette un regard, elle lui adressa un clin d’oeil, haussant des épaules avant de se caler sur sa chaise, attendant patiemment que le déjeuner arrive. Elle commençait à avoir faim, après tout, elle avait décidé de passer outre son premier repas de la journée pour se diriger immédiatement ici, bien décidée à ne pas le laisser tranquille un seul instant, et ce, jusqu’à ce que cette journée se termine, ce qui n’était pas prêt d’arriver.

À quelques reprises, elle avait tenté de jeter des coups d’oeil à ce qu’il faisait, curieuse des effluves qui lui parvenaient. Généralement pas bien difficile en ce qui concernait la nourriture, elle se devait d’admettre que ce qu’il lui préparait ne sentait pas mauvais. Le goût serait-il aussi bon ? Elle ne pourrait dire, toutefois, pour l’instant, le tout semblait très plaisant.

- T’as pas envie d’v’nir vivre chez moi ? J’me réveillerais bien chaque matin avec ça comme odeur… Puis bon, si y’a l’spectacle qui vient avec.

Il ne faisait aucun doute quant au fait que Kaede était de bonne humeur aujourd’hui, ne serait-ce de par la façon dont elle se laissait tenter à taquiner le Meikyû. Elle attendit qu’il prépare les plateaux, observant avec intérêt ce qu’il faisait, avant que le tout ne soit déposé devant elle. Elle avait décidé de rester ici, après tout, même chez elle elle faisait effort pour manger dans la cuisine, histoire de ne pas oublier tout et n’importe quoi un peu n’importe où. Ce qu’elle faisait beaucoup trop souvent.

Silencieuse, elle inspecta tout ce qui se trouvait devant elle, tant le plat que les fruits et le jus. Elle semblait presque sérieuse, pour ces quelques instants, avant d’afficher un large sourire et d’attraper les baguettes qui se trouvaient sur le bord de son plateau.

- Ça à l’air génial.

Un sincère compliment, tandis qu’elle attendit que lui aussi soit assis avant d’entamer son déjeuner, en profitant pour confirmer sa première impression, quant au fait qu’elle était satisfaite de ce qu’il venait de lui cuisiner.

- C’pas un truc commun d’ici, hein ?

La nourriture étant une véritable passion pour la jeune femme, elle avait pris un grand plaisir à découvrir ce que Kumo avait à offrir, en ce qui concernait la culture culinaire de la place. Toutefois, ce qu’elle avait sous les yeux ne goûtaient pas ce à quoi elle s’était habituée depuis qu’elle était ici. Et ce n’était définitivement pas quelque chose de commun à Hi.

- Kaze ?

Autant essayer de deviner, il lui avait fait part venir du pays du désert après tout.
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Lun 21 Mai 2018 - 3:23


Souriant face à tous les commentaires de la jeune femme, Raizen ne pouvait s’empêcher de se dire qu’elle était drôlement taquine. Après tout, ce n’était pas tous les jours qu’il avait droit à des compliments de la sorte. Le tout d’une fluidité quasi naturelle, Raizen comprenait qu’il avait réussi à piquer sa curiosité. Après tout, si elle était une experte pour susciter l’intérêt, il était lui aussi un expert dans les moindres taquineries qu’il pouvait faire. Par contre, de tous les trucs qu’il aurait pu dire, il ne s’attendait pas à ce qu’elle l’invite directement chez elle.

Ne pouvant ainsi s’empêcher d’échapper un rire, il se retourna vers elle en embrassant du regard le sien. Une complicité particulière existait entre les deux éléments qui se complaisaient dans cette dynamique de bien-être qui respirait le bonheur à plein nez. Raizen n’était pas du genre à faire ce genre de plats chaque jour, mais l’idée de venir la réveiller chaque matin avec des plats de la sorte lui étira un délicat sourire. Elle était bel et bien une princesse. Allant au-delà de leurs jeux respectifs, ce qu’elle demandait était digne d’un membre de la royauté, ni plus ni moins.

-C’est exact, c’est une des spécialités de Kaze no Kuni. Un plat que j’ai appris à faire depuis ma tendre enfance.

Laissant un léger rire s’échapper de ses lèvres alors qu’il enlevait le bandeau qui retenait ses cheveux, le jeune Meikyû décida de s’asseoir devant elle, comme dans un tête-à-tête. Or, contrairement à elle, il ne s’apprêtait pas à manger. Il ne faisait que la regarder, se demandant comment elle allait réagir à sa première bouchée. Disons ainsi que c’était un plat assez explosif. Dès la première bouchée, une dose importante d’arôme et de saveur risquait de pénétrer son corps, faisant vivre à son palet un tout nouveau cycle de saveur. Son but n’était pas de l’impressionné, loin de là. Cuisiner n’était pas forcément son activité favorite, mais il savait le faire mieux que la personne avec qui il vivait. Disons simplement que Raizen considérait la nutrition comme un élément clé dans sa vie. Tout comme toute chose faisait partie d’une balance bien précise, il se devait d’avoir un régime balancé et le tout passait par une connaissance importante de la cuisine et de ce qu’il préparait.

-Mais bon, avant de m’inviter à venir vivre chez toi, tu devrais plutôt goûter, peut-être que tu n’aimeras pas ça.

Lui faisant une légère grimace en prenant ses baguettes, il attendit qu’elle porte la première bouchée à ses lèvres avant de l’accompagner. Or, il s’arrêta tout d’un coup, décidant de venir s’asseoir à côté d’elle. Transportant son assiette avec lui, il s’excusa de ses manières en se prêtant au jeu.

-Excusez mes manières...

Prenant soigneusement ses baguettes, il prit une portion équilibrée qui risquait de faire honneur à son plat avant de l’amener doucement aux lèvres de celle-ci. Nourrir autrui n’était pas dans son habitude, mais pour une raison inconnue, il en avait envie.

-Tu aimerais te réveiller et être nourrie comme ça ?

Finalisant son geste, il attendait de voir sa réaction avec impatience...

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Lun 21 Mai 2018 - 4:57
L’observant prendre place face à elle, elle se décida à goûter le repas. C’était, du moins, la première idée, jusqu’à ce qu’elle réalise qu’il ne semblait pas prêt à manger. Arquant un sourcil, elle le dévisagea tandis qu’il semblait faire du de même. Attendait-il réaction de sa part ? Cette idée lui arracha un sourire tandis qu’il était bien vrai que le plat semblait très bien, et ce, quand bien même ne l’avait-elle pas encore essayer. Une spécialité kazejin, comme elle avait cru le deviner, ce qui rendait le repas d’autant plus intéressant. Si elle en avait raconté beaucoup sur sa vie, l’inverse n’était pas tout à fait vrai et le jeune homme du désert représentait encore pour elle un mystère, et ce, sous bien des facettes.

Se demandant ce qu’il préparait, elle était curieuse quant au pourquoi il quittait sa place en face d’elle pour venir finalement à ses côtés. Ce fut donc un regard confus qu’elle lui adressa, lui demandant silencieusement où voulait-il en venir. Elle se doutait que la suite ne saurait tarder, et donc, elle attendit patiemment, le laissant lui retirer ses baguettes des mains pour venir se servir à même son bol. La suite la fit rire plus qu’elle ne l’aurait dû, lui qui maintenant tenait devant ses yeux les baguettes qu’elle tenait quelques instants plus tôt avec ce qui semblait être un agréable mélange de tout ce que ce repas avait à offrir. Sa question était d’autant plus amusante, l’amenant à rouler des yeux en laissant entendre un nouveau rire.

- J’pense qu’tu réalises pas à quel point j’étais sérieuse dans mon offre.

Plongeant son regard dans le sien, elle approcha son visage des baguettes pour prendre ce qu’il lui présentait, le tout avec un sourire agréable sur les lèvres. Il était rare qu’elle soit de mauvaise humeur et il lui était presque impossible de ne pas sourire alors qu’elle était en présence du Meikyû. Il était quelqu’un d’assez particulier, tant dans sa façon d’être que de se comporter, alors qu’il était rare pour elle de rencontrer des gens capable de tenir son rythme devenant rapidement étourdissant. Et lui, il l’affrontait, se permettant même de s’imposer, ce qui donnait une toute autre dimension à leur relation qu’elle ne pouvait qu’apprécier.

- Et maintenant j’ai toutes les raisons d’vouloir qu’tu viennes m’réveiller.

Sur une note peut-être plus énigmatique, elle haussa simplement des épaules. Il savait plus que très bien cuisiner, assez pour qu’elle en soit impressionnée. Elle-même n’était pas mauvaise, toutefois, elle n’avait décidément pas ce niveau, ni même la patience pour faire quelque chose d’aussi élaborer.

Finalement, elle leva une main pour venir reprendre ses baguettes dans sa petite main, affichant toujours ce sourire joueur bien propre à elle, tandis qu’elle jouait sur cette fine ligne entre le sérieux et les taquineries, ne laissant jamais réellement le loisir au jeune homme de savoir où elle se situait.

- S’tu permets, j’n’ai pas non plus envie qu’on passe trois heures à manger. Surtout qu’bon, si on s’souvient d’l’épisode d’la crème glacée, t’es pas l’meilleur pour ça.

Lui adressant un clin d’oeil, elle vint passer sa langue sur sa lèvre inférieure, venant ainsi récupérer quelconque vinaigrette qui aurait pu s’y retrouver, ne le quittant pas des yeux une seule fois. Puis, elle se retourna finalement vers son propre repas, l’entamant avec appétit alors que le véritable estomac sur patte qu’elle était se trouvait plus que satisfaite de son idée à faire cuisiner Raizen pour elle en cette belle journée de printemps. D’un vague geste de ses baguettes, elle désigna le plat de l’homme à ses côtés.

- Aller, mange, avant qu’ce soit froid.

Rigolant doucement, elle se pencha toutefois vers lui, venant attraper de la nourriture de son plat, reproduisant ainsi les mêmes gestes qu’il avait eu en venant présenter le tout face à lui, devant ses lèvres, toujours aussi amusée. Elle aimait cette certaine complicité qu’elle avait avec lui, cette ambiance légère et sans prise de tête qu’il y avait dès lors était-elle avec lui. Il était d’agréable compagnie, cela ne faisait aucun doute.

- Sauf s’tu préfères comme ça ?

Parce que la reine pouvait se montrer aimable, voir même serviable, avec ses fidèles sujets.
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Lun 21 Mai 2018 - 6:07

Alors qu’il lui faisait goûter son repas, Raizen ne put s’empêcher de sourire et de rire en l’entendant réitérer son désir qu’il vienne vivre avec elle. Était-elle sérieuse ? Il n’en était pas certain. Or, une chose était certaine, Kaede agissait très souvent sur un coup de tête ce qui indiquait clairement qu’elle le pensait vraiment sur le moment. Ainsi, s’il oubliait cette offre, peut-être ne se présenterait-elle pas à nouveau, chose qu’étrangement, Raizen se donnait la peine de considérer. Après tout, il aimait suffisamment le temps qu’il passait avec celle-ci pour se dire que ça pourrait être une belle expérience. Le Meikyû étant un amateur concret de l’expérience et des découvertes, il n’avait pas du tout peur du renouveau, au contraire, il le cherchait. Après tout, leur dynamique était si unique et agréable que le tout pouvait avoir un bon résultat.

Or, pour le moment, il préférait mettre cette pensée de côté pour venir grimacer face à la réplique que venait de lui accorder la princesse d’une journée. Quelques secondes après cette remarque comique, elle vint lui rendre la pareille, chose auquel Raizen ne s’attendait pas. Sur le coup, il plongea ses iris dans ceux de Kaede et ne put s’empêcher de rougir. Il était rare qu’il ressente une gêne quelconque, mais elle venait indirectement de le prendre au dépourvu. Affichant ainsi un regard joueur et taquin comme lui seul pouvait le faire, il vint prendre la bouchée en ne délaissant aucunement du regard Kaede, comme quoi la royauté pouvait faire plaisir à ses serviteurs de temps à autre. Savourant ainsi ce moment, Raizen ne la quittait pas des yeux, imitant sans s’en rendre compte son comportement. Venant ainsi saisir un morceau de riz dans le coin de sa lèvre, il eut un léger rire avant d’ajouter quelques faits intéressants.

-Comme quoi même la royauté s’amuse à bien traiter les serviteurs.

Lui faisant un clin d’œil alors qu’il s’amusait à jouer avec les mots, il opta pour un air encore plus joueur et taquin qu’accoutumé.

-J’ai vraiment l’impression que tu fais tout ton possible pour me convaincre...

Ne la délaissant pas du regard, il tentait de voir à travers son expression ce qu’elle en dirait. Cependant, la connaissant, il savait déjà qu’elle était plus que partante. Après tout, il avait affaire avec Kaede et personne d’autres.

-Ça fonctionne comment si on veut faire une période d’essai et quelles seront mes obligations... à moins que ce soit un ordre?

Raizen savait pertinemment qu’elle n’avait aucune règle pour sa propre personne. Or, qu’en serait-il de lui? Peut-être allait-elle lui imposer d’autres règles. Il n’en était pas certain, mais il était excessivement curieux de découvrir ce qu’elle lui réservait. Si elle voulait qu’il fasse autre chose, il préférait prendre les devants.

-Parce que tu sais, je peux faire autre chose que juste venir te réveiller.

Laissant un sourire joueur flirter sur son visage alors que ses yeux se baladaient lentement dans ceux de Kaede, son message avait beau être indirect, il était pourtant plein de taquineries. C’était digne de leur interaction et de ce que tous deux cultivaient depuis le début.

Reportant ainsi son attention sur son plat pour y prendre une autre bouchée, il s’amusait à attendre la réaction de Kaede. Mangeant pour ne pas qu’elle lui rappelle qu’ils n’avaient pas 3 h, Raizen comptait s’assurer de lui montrer qu’ils avaient toutefois 2 heures 59 minutes.

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Lun 21 Mai 2018 - 6:26
Attendant réaction de sa part tandis qu’elle tenait les baguettes face à son visage, elle se surprit à penser que le rouge était une couleur qui lui allait bien. Satisfaite de l’avoir pris au dépourvu, elle affichait un large sourire qui reflétait exactement sa façon d’être et de penser à l’heure actuelle. Elle se demanda aussi vaguement si elle l’avait gêné, une idée qui se trouvait amusante tandis qu’il lui avait toujours semblé être quelqu’un de prêt à toute éventualité, un peu comme elle, à des niveaux différents. Ils étaient tout aussi différents qu’ils se ressemblaient, et il s’agissait sûrement de ce qui plaisait le plus à la demoiselle à ses côtés. Cette ressemblance qui apportait un ton particulier à leur relation alors que leurs différences s’assuraient de garder le tout divertissant tout en amenant sa part de mystère qui leur plaisait à tous les deux.

Être assis étant quelque chose de particulièrement difficile pour la boule d’énergie qu’elle était, elle attrapa son propre plat d’une main, ses baguettes dans l’autre, pour se lever et manger en faisant ce qui semblait être les cent pas. Non pas ne souhaitait-elle pas en profiter, toutefois, il n’était pas rare de la voir manger en faisant autre chose. En réalité, il était même rare qu’elle prenne la peine de s’asseoir confortablement pour se nourrir, ne serait que parce que son corps comme son esprit ne savait pas prendre quelques instants pour s’arrêter. Elle vint donc finalement s’appuyer sur le bord de la table, faisant désormais face au Meikyû, un sourire énigmatique sur les lèvres à ses questions.

- Uhm… Bah, la solitude c’chiant par moment, puis j’t’aime bien, alors ce s’rait d’faire une pierre deux coups.

Le tout dit avec un naturel presque déconcertant, elle vint rencontrer son regard, s’amusant des réactions qu’il pouvait avoir. Si elle était imprévisible, lui aussi pouvait se montrer surprenant, ce qui ne pouvait qu’ajouter à l’intérêt qu’elle lui portait. Elle était sincère lorsqu’elle disait qu’elle l’aimait bien, après tout, elle ne lui aurait pas raconter toute son histoire, ou presque, si tel n’avait pas été le cas.

- Période d’essaie ? Vraiment ?

Son sourire était amusé.

- Ça enlèverait tout l’charme d’une décision spontanée.

Et elle ne pouvait pas être plus fidèle à elle-même qu’avec cette réponse. Agissant bien souvent sur des coups de tête, pour ne pas dire toujours, elle ne faisait qu’exprimer ce qui lui traversait l’esprit sur le moment même. Rien, ou presque, n’était prévu avec elle, se montrant tout aussi surprenante que la vie pouvait l’être avec elle. Elle vivait au jour le jour, sans prise de tête, ne faisant qu’accueillir ce qui se présentait à elle pour en s’assurant d’être toujours le plus honnête vis-à-vis d’elle-même.

- Quant à tes obligations et c’que tu devrais faire… J’pense qu’tu connais d’jà la réponse.

Se détachant de la table alors qu’elle avait continué de manger tranquillement son repas, elle vint se rapprocher de lui, se positionnant dans son dos. Elle vint ainsi se pencher vers lui, approchant ses lèvres de son oreille, un sourire en coin sur les lèvres qu’il ne pouvait pas voir à l’heure actuelle.

- Surprends-moi.

Laissant passer entre ses lèvres un léger rire, elle se redressa, venant toutefois tapoter sa tête du revers de ses baguettes.

- Mais pour ça, va falloir qu’y’aille moins d’trucs qui s’passent là-dedans.

Faisant référence au fait qu’il réfléchissait trop, elle revint se placer face à lui, toujours debout, l’observant tout en lui adressant son éternel sourire narquois, mangeant tranquillement ce qu’il avait eu l’amabilité (bien que sous un ordre) de lui cuisiner. Apprendre à gérer la jeune Aburame était aussi tenter de saisir toutes les nuances de sa personnalité, qui, pourtant, s’expliquaient assez simplement. Si elle était loin d’être stupide, réfléchir n’était pas une activité à laquelle elle s’adonnait régulièrement.


Dernière édition par Aburame Kaede le Lun 21 Mai 2018 - 18:16, édité 1 fois
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Lun 21 Mai 2018 - 17:15


Alors que Raizen s’attendait à rencontrer ses qualités en négociations, il fut contraint d’obtenir une réponse qui en tout point était typique de Kaede. Souriant, il devait admettre que tout cela n’était pas forcément facile à gérer. Il ne s’attendait pas à ce que Kaede lui dise ouvertement ce que ça impliquait. Or, la voir jouer à ce point ne le laissait pas indifférent. Au contraire, Raizen ne pouvait s’empêcher d’étirer un long sourire alors qu’elle lui faisait comprendre qu’il devait cesser de réfléchir et se laisser aller. En quelque sorte, Kaede tentait de le faire pencher dans son jeu, un endroit où la réflexion n’avait pas lieu d’être. Aussi tentante soit la situation, Raizen avait toutefois quelques réserves. Sachant pertinemment que ça voulait possiblement dire qu’il aurait possiblement plus de difficulté à gérer les conséquences de ses actes, il comptait lui donner une réponse.

Or, à la dernière seconde, elle vint porter ses lèvres tout proche de son oreille pour venir lui murmurer quelques paroles qui créèrent une puissante vague de frisson dans tout son corps. Sur le coup, il ne put s’empêcher de se mordre la lèvre alors qu’il n’avait qu’une seule envie : sauter à pieds joints dans ce mystère. Quel qu’il soit, il ne voulait pas le laisser tomber, loin de là. Il voulait découvrir cette curiosité qui le frappait de manière beaucoup plus intense qu’accoutumée. Pour une fois, Raizen n’entendait pas rire. Au contraire, il avait l’impression que réfléchir ne ferait que le retenir.

C’est donc ainsi qu’il vint croiser de nouveau le regard de Kaede. Presque aussitôt, il répondit à sa question préalable.

-Dans ce cas, j’accepte ta proposition.

En aucun cas elle n’avait réellement répondu à sa question initiale. Pourtant, il voulait se laisser aller. Pour une fois, sa raison n’allait pas dicter ses actes, mais bien la spontanéité que pouvait cacher le mystère. En agissant le plus tôt possible et de la manière la plus spontanée, il allait pouvoir saisir le mystère à son paroxysme, là où il était justement le plus intéressant à découvrir, ni plus, ni moins.

-Quant à ce qui se passe dans ma tête...

Lui souriant alors qu’il affichait soudainement un air mystérieux, Raizen déposa son plat avant de s’approcher lentement de celle-ci. Glissant délicatement sa main dans la sienne, il porta soigneusement ses lèvres à son oreille avant de lui retourner la pareille. Venant lui murmurer quelques paroles, il n’hésita aucunement à mordre légèrement son lobe d’oreille de manière calculée et soigneuse.

-Qui sait si je sais réellement ce que je devrais faire. Par moment, il m’arrive de n’en faire qu’à ma tête...

Relâchant ainsi ce contact de manière brève, Raizen lui offrit un rapide clin d’œil avant de venir déposer son tablier là où il l’avait pris. Revenant s’asseoir, il continuait de manger sans pour autant quitter Kaede du regard, en espérant qu’elle ne soit pas trop déconcentrée par l’étendue des tatouages qui arboraient son corps.

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Lun 21 Mai 2018 - 18:46
S’il fallait qu’elle tienne un compte de toutes les fois où le Meikyû l’avait surpris, elle se doutait que, bien rapidement, elle aurait besoin de plus d’une main pour tenir le compte. Elle lui adressa donc un regard aussi surpris et perplexe alors qu’il acceptait la proposition. Si elle, elle avait été parfaitement sérieuse en l’invitant chez elle, elle ne s’était jamais attendu à ce qu’il réponde par l’affirmative. Après tout, de ce qu’elle avait compris, il vivait ici avec sa coéquipière, une femme qu’elle avait croisé à quelques reprises sans pour autant réellement s’attarder à lui faire la discussion. Était-elle si désagréable comme colocataire ou était-ce l’inconnu qui baignait chacune des paroles de l’Aburame qui avait tenté le jeune homme ? À quelque part, connaissant sa curiosité insatiable, la seconde option lui semblait être la bonne.

En le voyant s’approcher, elle nota quelque part dans son esprit qu’il était assez prompt à réagir à la provocation. Non pas en avait-elle douté, toutefois, elle en avait actuellement la preuve. Sa main venant prendre la sienne, elle le laissa s’approcher d’autant plus, son souffle venant caresser sa peau tandis que ses dents se firent sentir contre son oreille. Sans trop qu’elle ne s’explique pourquoi, elle-même étant du genre à franchir des limites dans la seule idée de s’amuser, son visage vint prendre une teinte plus colorée, le rouge s’y installant. Elle laissa échapper un rire, partagé entre l’amusement et une certaine timidité, bien que franchement étonnée de sa réaction. Finalement, elle était plus amusée qu’autre chose, son regard toujours posé sur lui, derivant plus que légèrement alors qu’il affichait sans gêne les nombreux tatouages qui se trouvaient sur son corps. Décidément un spectacle qu’elle pourrait longuement apprécier.

Elle n’était pas quelqu’un de timide, ni même connaissant la gêne, du moins, en règle générale, et pourtant, il était à nouveau venu la déstabiliser quelques instants. La dynamique qu’il y avait entre eux deux était intéressante et elle ne pouvait qu’en vouloir plus, ne serait-ce parce qu’elle se demandait où est-ce que cela pourrait bien les mener.

- En faire qu’à ta tête hein ? Et t’es sûr d’pouvoir assumer les conséquences d’tes actes et d’tes décisions ?

Bien qu’un ton légèrement moqueur, sa question était sincère. Si elle, elle parvenait à faire preuve d’un aussi grand laissé-allé, cela lui venait surtout de l’absence d’inquiétude qu’elle avait vis-à-vis des conséquences. Peu importe ce qu’il arriverait, elle était prête à l’assumer. Était-ce bien son cas à lui ? Car si aussi intéressant cela pouvait être, de ne plus réfléchir à rien, certaines personnes n’y parvenaient tout simplement pas, l’inquiétude gagnant bien souvent le meilleur d’eux-mêmes.

Terminant son plat, elle revint vers la table, prenant place sur la chaise aux côtés du Meikyû, attrapant ainsi quelques fruits dans son assiette.

- Et sinon, j’me d’mandais.

Elle levant une main, la posant délicatement contre son bras, détaillant du bout des doigts le tatouage qui descendait le long de celui-ci en partant par son épaule.

- T’penses que j’peux en avoir un semblable ?

Un rire s’échappa de ses lèvres tandis qu’elle relevait son regard azuré vers lui, un doux sourire sur les lèvres, la curiosité venant briller dans son regard pétillant.

- ‘Fin, pas pareil, mais c’classe quand même.

Quoique ça, elle n’avait pas nécessairement eu besoin de le dire de vive voix, le regard qu’elle avait posé sur lui un peu plus tôt semblait vouloir dire la même chose. Et s’il n’avait pas voulu qu’elle regarde, et bien, il n’avait qu’à plus se couvrir, elle ne faisait que profiter de ce que la vie avait à offrir. Après tout, la jeune demoiselle n’était pas connue pour faire preuve de retenue, en faisant bien souvent seulement à sa tête.
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Mar 22 Mai 2018 - 14:48



Souriant alors que le commentaire de Kaede était en tout point pertinent, celle-ci venait de soulever le fait qu’elle vivait sans regret et que ce n’était pas forcément son cas. Or, il ne put s’empêcher de se dire qu’elle avait raison tout comme elle avait tort. En réalité, Raizen vivait des expériences et de nombreuses tentatives qui caractérisaient sa vie, son apprentissage, ses échecs et ses réussites. Ainsi, il n’avait pas peur de conséquences dans la mesure où elle serait constructive pour sa propre personne. C’était l’essentiel et il n’avait pas vraiment besoin d’y penser pour savoir que les répercussions n’en seraient que positives, que les conséquences soient négatives ou positives. Cette manière de penser pouvait paraître drôlement optimiste. Toutefois, elle lui allait bien sachant qu’il préférait voir des possibilités d’amélioration plutôt que des échecs. En d’autres mots, échouer était une nouvelle chance de réussir. Cette philosophie l’avait amené loin et peut-être qu’il ne serait pas en train d’affronter celle-ci du regard s’il n’avait pas suivi cette ligne directrice. Ainsi, il était plus qu’heureux que ce soit le cas.

Sortant soudainement de sa réflexion soudaine, il remarqua qu’elle lui volait des fruits dans son plat sans aucune gêne, chose qui lui fit sourire assez pour qu’il le souligne.

-Avant de parler tatouage, j’aimerais mentionner que certaines personnes se sont plaintes pour moins.

Imitant la moue qu’elle avait faite lorsqu’il avait pigé dans sa crème glacée, Raizen éclata légèrement de rire avant de reporter son attention sur la suite des choses.

-Mais bon, tu me connais mieux que ça. Tu sais très bien que les conséquences ne m’effraient pas. Au contraire..., elles ne font que rendre les choses plus intéressantes.

Tirant la langue alors qu’il faisait clairement référence à quelque chose de tendancieux,il poursuivit dans cette lancée.

-C’est comme quand on te dit de ne pas faire quelque chose. D’instinct, c’est tellement tentant de penser aux conséquences, mais de croire pouvoir réussir sans se faire avoir. C’est pareil, sauf que dans mon cas, je n’ai pas peur de me faire avoir.

Marquant de nouveau une pause, il poursuivit en s’approchant de nouveau d’elle.

-Quelle serait la pire chose qui pourrait arriver de toute manière ?

Levant les épaules, son regard se posa finalement sur ses tatouages avant qu’il le reporte sur celle-ci. Sur le coup, ses iris se baladèrent sur le corps entrainé de la jeune. Profitant ainsi malgré lui de ses courbes gracieuses et attrayantes, il remarquait qu’elle n’avait aucun tatouage. Forcé de rougir malgré lui, il garda toutefois le contact visuel avec Kaede. Ne fuyant aucunement la gêne, il mettait en pratique le test d’absence de réflexion,

-Si tu veux je t’en fais un, mais faudra que tu me dises si tu veux un tatouage ou un tatouage ancestral, ce sont deux choses différentes.

Connaissant la manière de procéder pour les deux, il savait pertinemment que le processus pour obtenir un tatouage ancestral était très long. Or, il pouvait commencer une base de tatouage qui servirait plus tard de pilier et de socle pour un sceau ancestral si jamais ça l’intéressait.

-L’un n’empêche pas l’autre, mais les deux ne sont pas pareils. Ce sont justement mes tatouages qui me donnent de la surpuissance. Ensuite, je pourrais faire bien des choses ...

Lui souriant toujours, Raizen était dans un bon état d’esprit, chose qui était plus que visible dans sa manière d’être et d’agir.


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Mar 22 Mai 2018 - 16:30
Attrapant un dernier fruit dans son assiette, elle lui tira la langue, faisant preuve de beaucoup de maturité, alors qu’elle se leva à nouveau pour venir s’appuyer contre le comptoir de la cuisine, mangeant tranquillement la fraise qu’elle lui avait subtilisé. Elle qui ne possédait déjà pas beaucoup de gêne et qui préférait en faire qu’à sa tête, elle se devait d’admettre qu’il lui donnait la chance d’agir ainsi. Après tout, et ce, depuis qu’elle l’avait rencontré, il lui permettait en quelque sorte de dépasser ces fines lignes, ne serait-ce qu’en répondant à la provocation plutôt qu’en s’offusquant. Au final, quand bien même n’en avait-elle rien à faire de ce que les autres pouvaient penser d’elle, elle se devait tout de même de faire un minimum attention, ne serait-ce que parce que, maintenant qu’elle avait des responsabilités, certains excès de sa part étaient difficilement acceptables. Le Meikyû lui donnait seulement l’occasion d’être elle-même, et ce, sans retenue de sa part.

La pire chose qui pourrait arriver ? Elle haussa les épaules, l’air de dire qu’elle ne s’en souciait même pas. Les conséquences ? Elle ne connaissait pas. Souriant doucement, elle l’observa s’approcher de nouveau, s’amusant plus qu’elle ne l’aurait dû de cette situation qui, normalement, aurait sûrement dû n’être qu’un petit-déjeuner tranquille, cuisiner avec attention par son esclave de la journée.

- T’as mis deux mots dans la même phrase qui font aucun sens lorsqu’tu parles d’moi. Penser et conséquences. Quand on m’dit d’pas faire quelque chose, j’réfléchis même pas aux conséquences. J’le fais.

Un peu comme lorsqu’ils s’étaient rencontrés. Il avait insinué qu’elle ne faisait que parler, et qu’au final, agir, ce n’était pas trop dans ses cordes. C’était aussi ce qui l’avait amené à l’embrasser, cette journée-là, ne serait-ce que pour lui prouver le contraire. Elle avait cette mauvaise manie de fonctionner par défi. Ce n’était pas nécessairement par fierté mais bien plus pour le divertissement de la chose, normalement, lorsque quelqu’un sous-entendait qu’elle n’était pas en mesure de faire quelque chose, elle allait s’assurer de leur prouver qu’ils avaient tort. Elle avait rendu ses parents complètement fous avec cette façon d’être alors qu’elle avait mis sa vie en danger à plus d’une reprise.

- Par contre, va falloir qu’tu m’expliques c’quoi la différence… ‘Fin, vite fait, un tatouage bah… C’est sympa mais voilà. L’tatouage ancestral, c’est c’qui t’donne ta force, c’est ça ?

Elle s’était rapprochée de lui, tentant de se souvenir de leur entraînement. Attrapant donc son bras droit, elle observa curieusement les dessins qu’il y avait, les détaillant du bout des doigts, comme s’il y avait quelque chose à y comprendre.

- Genre, ça ?

Elle avait relevé son regard vers lui, inclinant aussi du même coup la tête pour mieux le regarder, faute à leur proximité tandis qu’il était décidément beaucoup plus grand qu’elle.

- C’devrait être interdit d’être aussi grand…

Elle avait surtout marmonner ces quelques mots, un sourire amusé sur les lèvres, alors qu’elle se devait d’admettre qu’elle-même était surtout assez petite. Elle qui avait tant espérer franchir le mètre soixante se voyait l’approcher du bout des doigts, que quelques centimètres et elle y aurait été. Elle compensait avec beaucoup de personnalité, tout simplement.

- You got me thinking, with everything you’ve been saying.

Ne le lâchant pas du regard, elle lui adressa un sourire narquois.

- I feel like you’ve been so used to teasing that it might be part of your dna to the point that you even forgot what comes after.

Reprenant des mots qu’il reconnaîtrait, elle faisait référence à tous les sous-entendus qu’il avait lancé ici et là au cours de leur discussions, le tout en se moquant légèrement de lui.
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Mer 23 Mai 2018 - 2:57


Souriant alors que celle-ci appréciait en tout point l’art de sa contrée natale, le jeune Meikyû ne pouvait s’empêcher d’être intrigué par cette curiosité sans fin. En réalité, Kaede ressemblait à sa propre personne à quelques différences prêtes, chose qu’il comptait très bien souligner à un moment ultérieur. Cependant, pour le moment, il préférait laisser le temps filer, sachant pertinemment que son heure viendrait. Du moins, c’est ce qu’il osait croire sachant qu’en réalité elle l’avait pris de court. Lui répétant ainsi une phrase qu’il avait dit ultérieurement, il ne put s’empêcher de rougir, confus de s’être fait prendre la main dans le sac.

Ne pouvant s’empêcher un léger rire coupable, il posa calmement ses iris dans les siens, calculant de quelle manière il comptait s’échapper d’une telle situation. Or, contrairement à d’habitude, il ne se laissa pas le temps de réfléchir, prononçant ainsi les premières paroles qui lui venaient à l’esprit. Si on veut, il existait un dicton dans lequel il fallait choisir la première réponse nous venant en tête lors d’une hésitation. Si on veut, Raizen le reproduisait à sa manière, dans un cas réel.

-Tu as tout à fait raison, c’est ce sceau qui me rend plus fort et c’est aussi ce sceau qui fait de moi quelqu’un d’aussi grand.

Ricanant alors qu’il l’avait aussi pris de court sur ce point, les Meikyûs étaient de natures excessivement grandes à cause de leur origine. Ne pouvant ainsi rien y faire quant à son héritage, c’était un peu une conséquence positive du code génétique dont il avait hérité, ni plus ni moins.

-C’est ça la grande différence. En fait, si toi tu as tes insectes qui abritent tout corps, moi il y a des ancêtres, mais juste leur puissance.

Moins séduisant non ? Tout comme elle, il savait ce que c’était que d’avoir des entités externes d’enfermées en soi. Le tout lui permettait ainsi une meilleure compréhension de ce qu’elle pouvait vivre avec ses insectes. Or, tout comme elle, il avait appris à vivre avec cet élément comme étant une partie intégrante de sa propre personne.

-Par contre, je dois avouer que tu m’as pris la main dans le sac.

Rougissant légèrement alors qu’il venait à son tour agripper soigneusement ses deux mains, il l’attira lentement dans sa direction, plongeant ainsi ses iris dans les siens. Arborant une profondeur digne de sa lignée, il ne put s’empêcher de lui envoyer un sourire alors qu’il s’apprêtait à user de ses privilèges.

-Est-ce que c’est mal si j’abuse de mon rôle de buntai pour te demander de fermer les yeux sur cette découverte ?

Lentement Raizen avait déjà apposé un sceau sur ses deux mains. Ainsi, il lui serait impossible de les décoller s’il décidait d’activer le tout. Or, il gardait cette surprise pour la fin alors que les symboles du sceau venaient de se tracer sur ses mains.

-En échange, je pourrais te faire un tatouage pour commencer, mais il faudra que tu sois prête à souffrir, ça fait mal.

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Mer 23 Mai 2018 - 8:41
Tous deux se voyaient donc confrontés à une situation assez semblable, sans réellement l’être. Ils étaient seulement jamais réellement seuls, elle avec ses insectes et lui avec ses ancêtres, comme il l’expliquait si bien. Était-ce au travers cette présence qu’il tirait sa force ? C’était ce qu’elle venait d’en comprendre, un procédé qui lui semblait aussi flou qu’intéressant. Il avait de nouveau piqué sa curiosité, une nouvelle facette du jeune homme qui s’ouvrait à elle et qui, au final, ne faisait qu’ajouter plus de questions. Il était en tout point intéressant et plus elle passait du temps en sa compagnie, plus elle le réalisait. Il avait ce petit quelque chose, cette façon de venir enflammer son esprit qui ne la laissait pas de marbre, venant alimenter le feu qui était l’essence même de sa personne.

Forcée de se rapprocher de lui, elle le laissa attraper ses mains, ne faisant qu’incliner encore plus sa tête vers l’arrière pour ainsi pouvoir continuer de l’observer. Les choses étaient soudainement plus difficiles pour celle qui faisait une bonne tête de moins que lui, certainement plus. Toutefois, il était hors de question qu’elle le quitte du regard, si ce n’était que pour ce défi qui brillait dans ses prunelles, venant éclairer son regard azur.

Et elle avait donc eu raison, sur le fait qu’il aimait beaucoup provoqué sans pour autant réellement passé à l’acte. Là où elle avait tenté de lui prouver qu’il avait tort, la première moi, lui semblait se satisfaire dans cette idée, ce qui étira un sourire amusé sur ses lèvres. Faisant mine de réfléchir à l’homme, elle tenta de ramener ses mains vers son visage, comme pour venir soutenir son visage, soulignant ainsi la pseudo intense réflexion dans laquelle elle était. Force fut de constater que ses mains étaient à nouveau paralysé. Roulant des yeux, elle laissa passer entre ses lèvres un doux rire bien propre à elle-même.

- Évidemment…

Pourtant, elle semblait nullement agacée, voir surtout davantage amusé par tout cela.

- Mais j’me d’mandais, t’as abordé un sujet intéressant. T’sais, tes ancêtres… Quand t’fais l’amour, ça dérange pas trop les gens qu’y ait comme genre… Une autre présence avec toi ?

Elle venait complètement de repousser à un peu plus tard le sujet du tatouage. Oh, elle ne comptait pas l’oublier, plus que tentée par ce dernier, ne serait-ce que parce qu’elle était connue pour ses réactions impulsives. Toutefois, alors qu’il venait de restreindre ses mouvements, elle y voyait-là l’occasion de revenir à la charge avec des paroles qu’à nouveau il serait en mesure de reconnaître. S’il savait jouer sur les terrains dangereux, elle les connaissait par coeur.

- Ou est-ce qu’les Meikyû s’arrangent ensemble, parce que c’plus simple ?

Un sourire en coin, elle venait le provoquer sur son propre terrain de jeu, s’amusant peut-être un peu trop de la situation.

- Par exemple…

Bon, elle ne pouvait pas répéter le même geste délicat qu’il avait eu à son égard lors de leur première rencontre, ses mains étant pour le moment paralysée, mais cela ne l’empêchait pas que de faire preuve d’un peu de créativité. Elle se hissa sur le pointe des pieds, rapprochant ainsi son visage du sien, continuant de le dévisager avec ce défi dans les yeux.

- Quand quelqu’un t’approche sans avoir d’intentions hostiles, comment est-ce qu’t’es ancêtres réagissent ?

Parce qu’elle aussi était terriblement curieuse, bien qu’il s’agissait surtout de venir lui faire goûter sa propre médecine, de questions de son cru reprises par elle-même et adapté à son débit peut-être un peu trop rapide.

Elle reviendrait plus tard, sur le fait qu’il abusait de sa position, sans compter que si elle voulait un tatouage… N’était-il pas son esclave pour la journée ? Dans tous les cas, elle parviendrait à en avoir un, sa décision était prise bien que pas encore partagée. Quoique, sûrement connaissait-il déjà la réponse, ne serait-ce de par l’éclat qui avait éclairé son regard lorsqu’il lui avait proposé, tout comme ce léger haussement d’épaule alors qu’il précisait qu’il s’agissait de quelque chose de douloureux.

- Puis, sinon, m’paralyser les mains, c’fait parti d’tes abus en tant qu’buntai ? Parce qu’bon, si j’peux bien t’permettre d’abuser d’temps à autre, faudrait qu’j’sache ça m’engage à quoi.

Et pourtant, elle restait docilement face à lui, toujours ce sourire narquois sur les lèvres, le provoquant de ses prunelles céruléennes, son expression teintée de cette même innocence qui détonnait avec toute la situation actuelle. Quant à prendre des décisions sans en connaître les conséquences ? Cela aussi, c’était un peu quand ça l’arrangeait. Ou plutôt, lorsqu’elle n’y voyait pas là une énième façon de venir peut-être bousculer un peu Raizen dans ses réflexions, le tout avec son adorable sourire.
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Ven 25 Mai 2018 - 3:40


Ayant un délicat sourire face à cette question soudaine, Raizen devait avouer avoir posé la même question lorsqu’elle avait fait mention du fait que des insectes résidaient dans son corps. Si on veut, c’était la même dynamique, mais dans un contexte légèrement différent. Ainsi, il se contenta de la regarder sans forcément dérougir au niveau du regard. Au contraire, il l’affrontait, ses iris s’entrechoquant avec les siens dans un duel d’une couleur presque anormale. Forcé de constater qu’il n’avait pas le choix de répondre à une telle question, le jeune Meikyû souleva lentement la jeune femme pour qu’elle puisse s’asseoir sur ses cuisses. Faisant indirectement passer ses bras scellés autour de son cou, il descella le tout afin de faciliter la tâche. Dès lors, celle-ci était contrainte de lui faire face.

-Ça t’intrigue hein ?

Faisant clairement mention à tous les éléments qu’elle avait mentionné par le passé, le jeune homme se contentait de jouer sur une corde sensible alors que leurs visages étaient à une distance suffisamment rapprochée pour que le tout soit intense. Laissant ainsi son souffle se mêler au sien, il se contenta de venir lui chuchoter quelques paroles à l’oreille afin d’éclairer sa lanterne.

-Disons que j’ai hérité de leur force et pas particulièrement de leur esprit. Sinon, ils sont scellés et ne se manifestent que quand je le désire surtout qu’ils n’ont aucun contrôle sur ma personne.

Laissant un léger sourire balader sur ses lèvres alors qu’il comptait la laisser sur son reste après lui avoir fourni des informations plus ou moins banales, il se ravisa en se rapprochant de nouveau pour venir ajouter quelques mots.

-Ensuite... si ça se trouve, j’ai peut-être hérité de leur expérience ?

Sur le coup, il vint lentement se saisir du lobe de son oreille avant de lâcher prise, signe pertinent qu’il ne faisait qu’accélérer le moment qui s’établissait entre eux. Le Meikyû n’était pas du genre à avoir peur d’aller en terrain inconnu. Or, étrangement, il savait qu’à tout moment, la situation pouvait changer et quitter son contrôle. C’était engageant tout en étant un défi de taille qu’il se devait d’affronter seul.

-Ah et si tu cherches vraiment à savoir ce à quoi tu t’engages, je pense commencer à te connaître pour savoir que tu préfères le vivre plutôt de l’entendre.

Jouant avec son air taquin et joueur, il savait pertinemment que les paroles qu’il mentionnait étaient très impactantes. Ainsi, il s’assurait indirectement de saisir totalement son attention avec des provocations des plus entrainantes.

Passant ainsi de la parole aux actes, il laissa ses lèvres parcourir légèrement son cou, frôlant ainsi la suite des événements. Il n’attendait que de voir comment elle réagissait pour voir si elle s’emporterait dans ce mystère qu’elle semblait vouloir tant découvrir.

-Par contre, c’est à tes risques et périls...

Au moins, elle était avertie.

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Ven 25 Mai 2018 - 6:55
Se laissant porter par les événements plus qu’elle ne les dictait, elle ne s’opposa donc pas lorsqu’il vint la rapprocher de lui, venant l’asseoir sur ses cuisses, passant ainsi ses bras autour de son cou, qu’il venait de libérer pour l’occasion. Ainsi, lui assis et elle sur lui, elle pouvait l’observer un peu plus facilement, ses prunelles claires pétillant de cet éclat propre à sa personne, signe évident qu’elle s’amusait de la situation actuelle. Elle ne prenait même pas la peine de réfléchir, ne faisant que dire de vive voix tout ce qui lui traversait l’esprit, ou presque, tandis qu’il en était de même concernant sa façon d’agir. Si beaucoup aimaient envisager toutes les opportunités, pour sa part, elle prenait une direction, tout simplement, convaincue que ses pas finiraient bien par la mener quelque part.

La réponse du jeune homme était intéressante, laissant cette partie de mystère qu’elle lui reconnaissait bien. Alors, si cette dernière était bien digne de lui, ce qui lui arracha un sourire entendu, ses gestes eurent une connotation différente pour celle qui subissait volontairement ce qui lui semblait être une absence de réflexion de la part de celui décidé à tenter de voir la vie au travers un regard similaire au sien. Un frisson agréable lui parcourut donc le corps à ses lèvres sur son oreille, sa voix si proche amenant un ton différent à cette provocation qui ne la laissa pas de marbre.

Il disait commencer à la connaître. Soit. Il savait alors qu’il n’était pas au bout de ses peines. Or, c’était sous-estimé le jeune homme que de croire qu’il en resterait là, ce que vint lui rappeler ses lèvres contre sa peau, qu’elle ne devait pas non plus le prendre à la légère. Un soupire de contentement s'échappa de ses lèvres tandis que son rythme cardiaque s’accéléra, son regard venant à nouveau croiser le sien. S’il serait terriblement cliché de dire que Raizen n’était pas un homme comme les autres, elle ne pouvait désormais que l’affirmer, se voyant confronter à quelqu’un qui ne craignait pas sa façon de voir la vie, et qui était même prêt à affronter l’inconnu avec elle. Au final, aux yeux de la jeune Aburame, si elle acceptait de réfléchir quelques instants, il avait tout pour plaire. Ou, tout du moins, cette chimie qu’il y avait entre eux avait tout pour lui plaire.

Elle vint donc franchir la courte distance entre leurs visages pour venir déposer ses lèvres contre les siennes, lui offrant ainsi un baiser d’une douceur détonnant avec sa personnalité, d’une saveur beaucoup plus sucré que ce à quoi il aurait pu s’attendre. Elle était ainsi, bien que peu arrivaient à voir cette facette de sa personnalité, ayant même un côté un peu plus posé dans certaines situations. Le tout était somme toute assez lent, comme si elle cherchait à profiter du moment avant de finalement éloigner légèrement son visage.

- T’as pas tort d’dire qu’j’préfère l’vivre…

Tout portait à croire qu’elle en avait plus à dire, ce qui n’était pas faux. Elle s’était simplement de nouveau rapprochée de lui, venant articuler ses prochains mots contre ses lèvres.

- But since you’re all talk.

Elle échappa un léger rire, remettant un peu de distance pour venir le dévisager de cette lueur qui venait illuminer ses prunelles.

- J’me suis dit qu’j’avais plus d’chance d’en savoir plus en te d’mandant.

Une logique implacable de celle qui agissait comme bon lui semblait, ramenant souvent la conversation pour venir placer Raizen dans une position compromettante, reprenant ainsi ses paroles pour revenir à la charge avec une logique somme toute assez différente du commun du mortel mais Ô combien digne de sa personne.

Son souffle à elle était légèrement plus court, comme son coeur qui s’emballait. L’avait-il seulement remarqué ? Toujours très honnête vis-à-vis d’elle-même, elle s’était toujours mise en tête de vivre toutes les situations, quelle qu’elles soient, et donc, à se laisser aller ainsi à ce petit jeu qui s’était installé entre eux, où la curiosité se confrontait à un mystère que tous deux entretenaient, elle était peut-être un peu plus sensible au charme de l’enfant du désert qu’elle l’aurait cru en premier lieu, bien qu’il avait toujours eu, et ce, depuis leur première rencontre, cette étincelle qui avait attiser sa propre curiosité.

- Puis les menaces, c’bien, mais t’sais, ça en vient à perdre son charme. C’t’un peu comme crier au loup, on finit pas plus trop y croire.

Souriant doucement, elle vint hausser les épaules, l’air de rien, ses bras toujours passées autour de son cou. D’humeur taquine, comme depuis le début de la journée, elle vint doucement effleurer la peau de sa nuque du bout des doigts, s’amusant ainsi à lui rappeler qu’il avait peut-être fait une erreur en la libérant aussi vite.
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Dim 27 Mai 2018 - 23:22


Se laissant bercer par ce délicat baiser qui étrangement détonnait par rapport à la personnalité de celle-ci, le Meikyû ne put s’empêcher de se dire qu’elle était relativement plus dangereuse qu’elle ne le prétendait. S’il pensait la connaître de A à Z, elle lui montrait une nouvelle fois qu’il ne fallait pas la sous-estimer. Après tout, elle avait beau faire preuve de surdose d’énergie. Or, même dans la perte de contrôle le tout semblait en quelque sorte maîtrisé. Ce contrôle non voulu était excessivement intéressant sachant que ça créait un ensemble de sensations dignes de l’imprévisible, fait qui était pertinent et entrainant.

Le tout fut suffisant pour que même après le baiser, il continue de la fixer, plongeant ses iris dans les siens comme s’il se noyait tranquillement. Se laissant ainsi piquer par sa provocation, le jeune Meikyû vint cueillir une autre fois ses lèvres, cette fois-ci avec plus d’intensité.

Profitant ainsi du fait qu’elle avait ses mains autour de son cou, il se laissa bercer lentement par cette douce sensation qu’il venait de nouveau de réengager avant de se lever en soulevant Kaede. Gardant toujours cette étreinte entre leurs lèvres, il se fraya lentement un chemin vers une autre pièce jusqu’à ce qu’il arrive dans sa chambre. Or, tout au long du trajet, il poursuivit cette marche de manière subtile et délicate. Se saisissant ainsi de sa langue dans une danse sous laquelle tous deux vibraient au même rythme, il n’avait pas le choix de répondre à une telle provocation de la sorte. De plus, le fait d’aller dans sa chambre n’était qu’un moyen d’éviter que sa colocataire ou son élève entre sans cogner comme ils savaient si bien le faire.

Ainsi, Raizen se rendit jusqu’à son lit sur lequel il se posa en gardant Kaede sur lui. N’échangeant même pas un regard ni une parole avec celle-ci, il était dans le feu de l’action, ne répondant que par les moindres gestes qu’il pouvait faire. Ainsi, il détacha ses lèvres des siennes dans un geste lent. Puis, comme si ce n’était pas assez, il déplaça calmement la chevelure de celle-ci sur le côté avant de venir embrasser soigneusement son cou. Remontant lentement ses lèvres jusqu’à son oreille, il vint finalement murmurer quelques paroles :

-What if I don’t talk ?

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Lun 28 Mai 2018 - 2:46
Taquinant, comme à son habitude, son regard resta ancré dans le sien, affichant ce sourire en coin qu’il lui connaissait sûrement si bien, depuis le temps. Le baiser qui suivit fut plus intense que le dernier, l’amenant à glisser une main contre sa nuque, un contact un peu plus concret alors qu’elle venait l’approfondir. Suivre son instinct en ignorant tout de la situation, se laissant simplement bercer par celle-ci et tout ce qu’elle pourrait y découvrir. L’eau sur laquelle elle flottait à l’heure actuelle devint un véritable tumulte, la bousculant de droite à gauche, lui laissant simplement l’occasion d’épouser la vague si elle ne voulait pas se retrouver submerger par cette dernière. Elle ignorait où tout ça l’amènerait, mais, pour l’instant, elle ne pouvait que suivre le mouvement et la cadence imposée par l’homme sur lequel elle était actuellement assise.

Amenée hors de la cuisine sans qu’on lui demande son avis, elle ne s’opposa toutefois pas, ses lèvres toujours contre celles du jeune homme, emportée dans cette danse qui avait tout d’agréable. Elle se laissa portée, profitant du moment, venant même glisser l’une de ses mains contre sa joue, caressant doucement sa peau de son pouce. Elle possédait une douceur en tout point différente que ce que l’on pourrait suspecter d’elle et de son caractère explosif. Désormais un genou de chaque côté de son corps, elle en profita pour l’observer brièvement avant qu’il n’en vienne à s’attaquer à la peau de son cou, lui arrachant à nouveau un léger soupire tout en enflammant son visage d'une teinte rouge plus vive qu'à l'habitude.

- Doesn’t seem like something you can do.

Un petit rire s’échappa de ses lèvres à ces mots. Lui, se taire ? L’idée était marrante, toutefois, il lui semblait tout aussi volubile qu’elle, à quelques détails prêts. Elle abaissa sa tête, venant elle-même se rapprocher de son oreille, sans s’imposer, lui laissant simplement l’occasion de sentir sa présence de son souffle contre sa peau.

- You’ll always end up asking one, or two, or more questions.

Son sourire possédait une petite touche d’arrogance alors qu’elle vint lui jeter un regard entendu, venant le défier de dire le contraire.

- Puis, c’quoi, ma royale personne n’est plus en droit de marcher ?

Depuis qu’elle avait mis les pieds ici, il ne lui avait pas laisser le loisir de choisir où elle allait, ce dernier se contentant de porter sa petite personne ici et là. Un rapide coup d’oeil autour d’elle fut suffisant pour comprendre qu’elle était dans sa chambre, ce qui lui arracha un sourire amusé. Reposant son regard sur lui, ce dernier glissa rapidement vers son torse où trônait un tattoo, comme sur plusieurs parties de son corps. Allant y porter sa main, d’un geste presque distrait, elle vint le détailler de ses doigts glissant contre sa peau, soudainement intéressée.

- T’penses t’peux m’tatouer aujourd’hui ?

Ses iris vinrent se poser sur les siennes, son expression soudainement plus sérieuse, signe qu’elle ne plaisantait pas dans sa demande, une décision qu’elle venait de prendre sur un coup de tête.
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Mar 29 Mai 2018 - 2:14


Étirant un délicat sourire, il ne pouvait s’empêcher de vouloir prouver le contraire à Kaede. Comme quoi il était, comme tout le monde en mesure de se taire quand quelque chose occupait son attention de manière plus efficace et intéressante. En réalité, c’était un pari entre ce qu’il voulait recevoir et ce qu’il voulait provoquer. Impliquant toutefois les deux, le tout ne faisait que rehausser la complexité de la situation, ni plus, ni moins.

Or, comme si ce n’était pas suffisant, celle-ci revint à la charge avec une remarque qui eut pour effet de lui étirer un long sourire si ce n’est plus. Après tout, il était clair qu’il tentait désespérément de l’empêcher de marcher. On aurait presque dit que le sol était de la lave, chose qui pouvait être commune dans la maison des Borukans, mais pas dans la sienne.

Se laissant ainsi bercer par le délicat touché de celle-ci sur sa poitrine, le jeune Meikyû lâcha un délicat soupir avant de souligner à quel point elle pouvait être impatiente par moment.

-Tu me sembles bien impatiente d’avoir un tatouage

Échappant un léger rire alors qu’il revenait tout proche de son oreille, il vint lui chuchoter quelques avertissements qui avaient pour but de l’alerter de la douleur d’une telle procédure. Or, il savait pertinemment que cet avertissement aurait l’effet contraire. Pourtant, il le fit tout de même, se sécurisant ainsi des quelconques plaintes qu’elle pourrait avoir une fois la procédure entamée. Il était vrai qu’il avait beaucoup de tatouages, mais certains avaient été plus douloureux que d’autres, chose qui était souvent négligée par ceux n’ayant jamais eu à subir un tel procédé. Si on veut, la beauté avait un prix qui était bien souvent plus élevé que prévu. Quoiqu’il arrive, Raizen l’avait tout de même payé au profit de son expression, de son art, mais surtout et avant tout de son clan.

-Ça fait mal, je t’avertis d’avance.

Faisant toujours preuve de douceur, il apporta quelques précisions.

-Si tu veux, je peux utiliser le raiton ou demander à une amie de nous filer quelque chose pour t’anesthésier.

L’anesthésie lors d’un tatouage n’était pas ce qui était recommandé surtout qu’après le processus, la douleur pouvait être relativement violente. Malgré tout, Raizen savait déjà que Kaede sous-estimait le processus. Le considérant possiblement comme si ce n’était qu’une simple œuvre d’art inoffensive, il ne lui faudrait que peu de temps avant de réaliser que tout dans ce monde avait un prix. Si elle ne se concentrait jamais sur les conséquences de ses actes, avoir une aiguille qui chaque seconde se chargerait de lui rappeler son choix et sa décision risquait d’être relativement sévère, voire même dérangeant, au point qu’elle le regrette pendant chaque seconde du processus.

-Tu as une idée du tatouage que tu veux ?

Relâchant ainsi son oreille qu’il avait saisie pour imiter une délicate morsure, il plongeait lentement son regard dans le sien, attendant patiemment de voir à quel point son courage risquait de piquer en chute libre dès que le tout commencerait. En plus, comme si le destin n’était pas de son côté, il avait tout le matériel nécessaire pour le faire dès maintenant, comme quoi le destin n’était pas toujours en faveur des plus courageux.

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Mar 29 Mai 2018 - 4:27
Une moue se dessina sur le faciès de la jeune demoiselle aux paroles de l’homme avant qu’elle n’en vienne à rire doucement. Comptait-il lui faire peur ? Cela semblait effectivement être le cas. Or, elle n’était pas facilement intimidable et n’avait pas pour habitude de reculer devant le danger, bien au contraire. Écoutant donc ses paroles en restant temporairement silencieusement, sa main poursuivit sa douce caresse contre son torse, venant définir chaque trait y ayant été dessiné de façon permanente. Elle observa son propre bras, se demandant vaguement ce qu’elle souhaitait avoir comme tatouage.

Alors qu’il proposait de quoi l’aider avec la douleur, sa réaction fut prompte, sa main quittant son torse pour qu’elle en vienne à poser un doigt contre ses lèvres, le forçant plus ou moins au silence. Les sourcils légèrement froncées, elle venait le défiait du regard tandis qu’il venait de la piquer dans sa fierté parfois mal placée.

- Ça va hein, j’plus une enfant. Donc non merci pour l’raiton ou quelconque anesthésiant. J’vais faire sans.

Son ton était sans appel, presque autoritaire, alors qu’il était tout simplement hors de question qu’elle utilise quelconque artifice pour que la douleur en soit plus supportable. Hors de question. La jeune demoiselle, sous ses airs espiègles, n’en restait pas moins quelqu’un d’assez fier. Certes n’avait-elle aucun mal à admettre ses torts tout comme arrivait-elle à assumer ses lacunes. Or, s’il y avait bien quelque chose de terriblement efficace avec elle, c’était bien les défis. Impossible pour elle de ne pas les relever, il n’avait qu’à venir s’en prendre à son égo pour qu’elle réagisse au quart de tour.

- C’pas question j’te donne l’occasion d’te moquer d’moi avec ça.

Confrontant son regard, elle ne lui donnait pas le choix. Elle vivrait la douleur, peu importe ce qu’elle serait, comme tous l’avaient sûrement fait. Et puis, ce ne devait sûrement pas être si douloureux que cela, sans quoi plus personne n’aurait de tatouage.

- T’sais, j’ai connu des champs d’bataille et la guerre. C’pas une p’tite aiguille d’rien qui va avoir raison d’moi.

Un peu boudeuse, elle lui en voulait presque d’avoir ainsi remis en doute sa capacité à supporter la douleur. Lui tirant la langue, adulte mature qu’elle était, elle laissa un sourire venir prendre place sur ses lèvres, maintenant qu’elle avait exprimé son mécontentement. Levant le doigt qu’elle avait posé contre ses lèvres, elle vint glisser sa main contre son visage, caressant doucement sa peau, pour venir s’arrêter dans ses cheveux, venant ainsi jouer distraitement avec sa sombre chevelure.

- Pour l’tattoo, franchement… Aucune idée.

Son rire se fit entendre alors qu’elle savait sa réponse bien digne de la tête brûlée qu’elle était.

- J’te fais confiance. T’fais c’que t’veux, où t’veux.

Ce qui n’était pas faux. Elle avait une confiance totale en lui. Après tout, elle lui avait partagé des histoires que nul ne connaissait, des moments de sa vie dont elle n’était pas spécialement fière. Elle se pencha ensuite vers lui, jouant de ce même jeu que lui, ses lèvres venant frôler son cou avant qu’elle n’embrasse doucement sa peau. Remontant vers son oreille, elle s’y arrêta pour souffler quelques mots d’un ton léger, balançant entre le défi et cette teinte d’innocence qu’il lui connaissait si bien.

- ‘Fin, voilà. J’te donne l’droit d’faire c’que t’veux d’mon corps.

Voilà ce qu’elle disait, le tout suivi d’un clin d’oeil, tandis qu’elle était toujours assise contre lui, très certainement à sa merci. Et pourtant, elle affichait de sourire narquois, son ton balançant entre la plaisanterie et quelque chose d’un peu plus sérieux, avançant doucement sur cette fine ligne sur laquelle elle jouait beaucoup trop souvent, baignant ses propos de sous-entendus qui n’échapperaient certainement pas au jeune homme.
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Jeu 31 Mai 2018 - 3:29


Ricanant à l’idée qu’elle semblait avoir pris son avertissement comme un défi tel que prévu, Raizen se disait qu’il allait bien finir par éclater de rire en lui donner un avant-goût de ce que pouvait causer un tatouage. Après tout, l’anesthésiant semblait être soudainement hors de question, fait, qui risquait de pimenter la situation à un degré assez intéressant.

Tout de suite, il comprenait toutefois qu’elle n’était pas vraiment sérieuse dans sa moue, ce qu’il appréciait en un sens. Cette légèreté était assez entrainante, si bien qu’il se laissa bercer calmement par le délicat touché qu’elle venait d’imposer à son visage. Se laissant ainsi caresser soigneusement, il aimait drôlement trop le contact avec celle-ci pour que ce soit normal. On aurait dit que ses sens étaient attirés tel un aimant. Ce phénomène lui était inexpliqué sachant qu’il était différent d’une simple pulsion sexuelle ou autre intérêt du genre. Si on peut dire cela ainsi, on aurait dit qu’elle l’amenait aisément dans un état de bien-être, comme s’ils étaient sur la même longueur d’onde.


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Jeu 31 Mai 2018 - 5:26
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Dim 3 Juin 2018 - 18:18


Regardant Kaede, son regard se noya lentement dans le sien tandis qu’elle venait soudainement s’imposer au point de le mettre dans une position différente. La laissant ainsi venir par-dessus lui, Raizen ne pouvait s’empêcher de se dire qu’elle était pleine de surprise et intéressante à découvrir. Étape par étape, tous deux se laissaient aller. Pourtant, quelque chose semblait les retenir, les empêchant respectueusement de tout abandonner pour se lancer dans l’ivresse du moment. On aurait dit qu’ils avaient respectivement conscience de l’importance d’un tel moment. Contrairement à un moment anodin où l’impulsivité était au cœur de tout, il devait admettre que la connotation de cet instinct était différente. Contrairement à Asami, il prenait aisément conscience du fait que Kaede était différente et cherchait aussi quelque chose de différent. Autrement, elle se serait laissé aller facilement sans y penser deux fois.

Se mordant la lèvre, alors qu’il tentait de se faire inspirer par le moment, il porta lentement sa main au visage de celle-ci pour la ramener tranquillement vers lui. Lui volant un délicat baiser qui s’était fait beaucoup plus doux qu’intense, il le fit durer quelques instants. Chaque fois que leurs lèvres se séparaient, tels des aimants, il reprenait de plus belle, faisant ainsi prolonger le moment de douceur un peu plus longtemps, puis plus rien.

Se détachant de ses lèvres alors qu’il était dorénavant assis, il colla simplement son front contre le sien avant de lui offrir un délicat sourire. En même temps, ses mains s’étaient lentement aventurées sur son dos marqué de nombreuses cicatrices. Prenant le temps de suivre le chemin de son passé avec son touché délicat, il comprenait à quel point elle avait eu le passé plus difficile et étrangement tout cela l’inspirait.

-Désolé, j’avais besoin de plus d’inspiration, mais j’ai déjà une idée de ce que je vais faire et de l’endroit.

Regardant de nouveau Kaede pour l’affronter du regard, une sérénité et un hymne de plaisir se lisaient aisément dans son regard avec une légère teinte de folie.

-Je vais te faire un tatouage au niveau du dos qui donnera un sens artistique à tes cicatrices sans pour autant les voiler.

S’arrêtant, il arqua un sourcil avant d’y aller d’une brève taquinerie. Si on veut, c’était un moyen pour lui de la tester à son propre jeu.

-Si je dois être créatif, il faudra que tu me fasses confiance au point de me laisser entamer ton tatouage sans forcément savoir ce que je compte faire.

Attendant patiemment de voir sa réponse, il se demandait à quel point elle lui faisait confiance surtout qu’il avait une idée du tatouage qu’il comptait lui faire. Ensuite, si elle n’était pas satisfaite, il aurait toujours moyen de le changer surtout qu’il comptait faire le tatouage en fuinjutsu avant de vraiment le faire avec les équipements.

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Lun 4 Juin 2018 - 20:12
Elle fut ramenée vers lui, suivant son mouvement, ses lèvres rencontrant de nouveau les siennes. Quant au peu de raison qu’elle possédait ? C’était désormais une toute autre histoire tandis qu’elle se laissait aller dans la douceur du moment, ses lèvres revenant vers les siennes, son corps contre le sien, sa peau en venant à frissonner au contact. Le visage toujours aussi rouge, elle détacha ses lèvres sans pour autant s’éloigner, lui ayant repris une position assise, elle se délectant de leur proximité, levant son regard pétillant vers lui où semblait se tenir un combat entre une envie certaine de ce que lui inspirait le moment présent et des questions un peu plus sensées quant à ce qu’elle voulait réellement. Et au final, tout ce qui semblait de l’ordre de l’intimité se voyait confronté à un côté plus romantique de sa personne, qui ne se voyait pas se laisser totalement aller à ce que lui suggérait leur position actuelle. Et puis, ce serait mentir que de dire qu’elle n’avait pas de l’affection pour lui.

Elle rigola doucement avant d’hocher doucement de la tête. Son idée n’était pas mauvaise et même qu’elle y trouvait une signification peut-être plus profonde que ce qu’il avait pu s’imaginer. Laisser Raizen dessiner ce qui lui permettrait de faire une croix sur un passé tumultueux… Cela signifiait beaucoup pour elle, sans compter qu’il semblait avoir bien saisi la personne qu’elle était. Elle ne souhaitait pas l’effacer, parce que sans ces événements, elle n’en serait pas là à l’heure actuelle. Mais il venait y donner une signification toute autre, marquant ainsi une page qui tournait, et sûrement était-elle prête à l’assumer. Au final, elle était bien, ici… Au village, qu’elle parlait, non pas que assise sur lui, bien que ce n’était pas désagréable non plus.

- Cent pour cent confiance. J’veux même pas l’voir avant qu’il soit fini. Tu m’le montreras lorsqu’il s’ra sur ma peau d’façon permanente.

Le tout avec un large sourire, son regard étant déterminé. Intrépide et dynamique, le tout représentait bien sa personne, tandis qu’elle venait de prendre une décision, sur un coup de tête, dont les conséquences étaient permanentes. La chose l’embêtait nullement, sans compter qu’elle vint déposer ses lèvres contre celles du jeune homme, venant échanger un doux baiser dont sa langue vint sensuellement caresser la sienne, prolongeant le moment quelques instants avant d’éloigner légèrement son visage.

- Puis si t’as b’soin d’inspiration, t’as qu’à d’mander.

Le tout accompagné d’un clin d’oeil, affichant un sourire en coin. Elle même semblait un peu confuse, dans ce qu’elle voulait, quant à ce qui allait suivre, étant peu habituée de venir tenter d’affronter la vague plutôt que de la suivre. Une situation qui se voulait donc inhabituelle pour elle, ce qui pouvait être visible dans son regard, ou simplement dans ses gestes et ses paroles, taquinant sur un sujet ambigu tandis qu’elle avait été celle à s’éloigner.

- J’m’installe où et comment ?

Après tout, il était l’expert ici qui allait venir marquer sa peau d’encre, et ce, de façon permanente. Elle ne comptait pas voir son oeuvre avant que le travail soit terminé, ne pensant même pas un seul instant à la douleur qui allait accompagner le procédé. La belle n’avait peur de rien.
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Les ordres de la Reine [Ft. Meikyû Raizen]

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