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Fii et ses ténèbres (PV Yuki Kaya)


Mer 30 Mai 2018 - 20:08
Fii, un hameau qui vous veut du bien
Compétition hors-normes !!
•••

Ainsi, je tenais précieusement comme un enfant de cinq ans et son paquet de cartes Pokémon, le papier sur lequel figurait mon autorisation de quitter le village. Signé de la main d'une certaine Yuki Kaya, la missive donnait les instructions suivantes : se rendre dans le village de Fii pour le 25, à deux jours de marche de Kiri, et l'y attendre afin de la rencontrer dans l'auberge du patelin. Aucun motif ne figurait sur l'autorisation, mais en tout cas, j'étais très heureux de quitter le village. Cela n'était pas arrivé depuis que j'avais été enlevé par les Hoshokushas, avec ma camarade Kirijine Shizuna Kaguya. Tel un adolescent ayant son autorisation parentale pour vadrouiller jusqu'à minuit, je confiai le précieux document aux gardiens de la porte du village. Elles s'ouvrirent, et dévoilèrent l'énorme marécage qui encerclait notre lieu de vie, tel un rempart. J'étais libre !

Nul doute que l'auteure du document était une Kunoichi digne de ce nom ! Les ninjas pouvant autoriser les Genins à quitter le village n'étaient pas légions, et son nom de clan, à savoir Yuki, m'indiquait clairement qu'elle avait une place à part à Kirigakure no Sato. J'avais déjà rencontré une Kaguya, et c'était désormais le tour des Yuki. Les manipulateurs du Hyôton n'étaient pas inconnus pour moi. Du temps où j'avais été mercenaire sur ce fichu archipel, et que le village n'avait même pas encore été créé, il m'avait été donné de voir en pleine action ces faiseurs de glace. Et la blessure sur mon scrotum causée par un de ces shinobis me démangeait encore. Le voyage, comme convenu dura deux petits jours, ce qui réveilla en moi mon passé de bandit et de mercenaire non-initié au Ninjutsu. Puis ensuite j'avais été formé, et l'ère du village et du syndicalisme avait commencé. Mon combat pour les RTT continuait toujours. Au terme de cette randonnée, j'arrivai enfin à Fii, un coquet petit hameau rustique.

Je fus stupéfait de voir qu'aucun villageois n'était là pour accueillir la Carpe Ombrageuse de Kirigakure no Sato. Certes, ma renommée était internationale, mais j'avais peine à croire que ma réputation avait été incapable de faire une percée à seulement deux jours de Kiri. C'est alors que j'entendis des clameurs s'élever au loin. Ces dernières à une espèce de fête pour le moins étrange. Agglutinés le long de barrières qui longeaient une piste de course, ils encourageaient de futurs concurrents qui se mettaient en place. Intrigué par la manifestation je me glissai parmi la foule, surprenant certains supporters vociférer des cris de ralliement dos à la piste. Ce qui était plutôt étrange si l'on voulait s'adresser aux athlètes. En tout cas il s'agissait d'une course. Un peu plus loin, étaient disposées des dizaines de tentes. Là aussi c'était bizarre. Et plus encore, tout le monde tenait une canne. Même les enfants. Afin d'en savoir plus, j'interpellai un villageois.

— Holà l'ami ! C'est une course ?
— Ouh, vous n'êtes pas d'ici, vous.
— Vous avez l'oeil !
— Au contraire, ah ah ! C'est la première fois que vous venez à Fii, j'en suis certain.
— Vous êtes un voyant, ou quoi ?
— Si c'était le cas, vous ne m'auriez pas dit que j'ai « l'oeil » ! Hé hé … Voyez-vous, Fii est un village particulier puisque tout le monde naît aveugle. Un mystère de la nature. J'ai deviné que vous étiez étranger, car je ne reconnais pas votre voix, et les voyageurs sont rarissimes. Bref, je suppose que je dois répondre à vos interrogations.
— Tout le public est aveugle ?
— Bien entendu. Même les concurrents le sont. Vous assistez au triathlon annuel du village. Une compétition de trois épreuves ! La première c'est la course, vient ensuite la pêche, et pour finir le tir à l'arc. Cet événement sportif s'étend sur plusieurs jours, ou plusieurs semaines, selon les années. Car comme nos sportifs sont atteints de cécité, il se peut qu'ils ne trouvent jamais la ligne d'arrivée, n'arrivent pas à mener leur barque à l'eau pour la pêche, ni à mettre la main sur leur arc ! Alors potentiellement, chaque épreuve peut durer des jours. Dans ces cas-là, c'est le dernier debout qui gagne.
— Ah oui, ça explique mieux la présence des tentes.
— Et oui.
— J'aimerais participer.
— AH AH AH AH ! Vous êtes certain ? Ce ne sont pas des amateurs ! Ces gars-là s'entraînent toute l'année pour le triathlon annuel.
— Mh … Je pense que j'ai mes chances, honnêtement.
— Eh bien, vous risquez l'humiliation, mais faites comme vous voulez.


Déterminé à remporter les trois épreuves, je m'inscrivis in extremis à ce triathlon quelques minutes avant le départ de la course. Ainsi, je me retrouvai sur la ligne de départ, au milieu d'un troupeau d'aveugles. Bon nombre d'entre eux n'étaient même pas tournés en direction de la ligne d'arrivée. Certains étaient déterminés à courir à gauche, à droite, ou carrément derrière. Mais rares étaient ceux qui se préparaient à courir dans la bonne direction : à savoir devant. Lorsqu l'arbitre abaissa le drapeau pour le top départ, les supporters rugirent pour indiquer aux athlètes que la course venait de commencer. Ce fut la cohue. Les coureurs se marchaient dessus, se fonçaient dedans les uns les autres, tandis que d'autres se cognaient contre les poteaux décoratifs, et d'autres passaient par-dessus les barrières qui contenaient le public. Quant à moi, je marchai tranquillement vers la fin de l'épreuve, constatant qu'aucun participant ne s'était mis en course dans le bon sens. Trente secondes plus tard, j'appuyai sur le klaxon de la ligne d'arrivée. Lorsque le « pouêêêêêt » eut retenti, l'arbitre hurla :

— Fin de l'épreuve ! Fiiiiiiin !! Qui c'est qu'a gagné ?
— Euh, moi. Momonga Zhou.
— Momonga Zhou remporte la première épreuve ! Et ce, dans un temps record jamais enregistré à Fii ! Mais quel est son secret ??


La seconde épreuve fut beaucoup plus dangereuse que la première pour les fiinois, puisque l'on dénombra pas moins de trois noyés, et deux portés disparus qui avaient dû se faire emporter par le courant du fleuve à bord de leurs barques sans s'en rendre compte. Les plus chanceux étaient encore sur la terre ferme à tâtonner pour trouver leur moyen de transport maritime. Pour ma part, j'avais déjà pêché un énorme poisson-chat. Je retrouvai la terre ferme, puis appuyai encore sur le klaxon de fin d'épreuve.

— Fin de l'épreuve !! s'égosilla l'arbitre. Qui c'est ?
— Encore moi …
— Momonga Zhou !! Incroyable ! Nouveau record ! S'agit-il véritablement d'un simple humain ?


L'ultime épreuve fut une hécatombe. Vingt-deux blessés dont quatorze du public, ainsi que douze morts. Là les concurrents tiraient tout bonnement dans toutes les directions possibles, sans se soucier si quelqu'un se trouvait dans la trajectoire de leurs flèches meurtrières. Pour le ninja que j'étais, après trois essai, il n'était pas difficile de toucher le milieu de la cible. L'avant-dernier tir aurait pu être le bon si seulement deux participants ne s'étaient pas battus à côté de moi pour décider du propriétaire de l'arc sur lequel ils avaient posé la main tous les deux dessus. Une fois ma besogne accomplie, j'appuyai sur le klaxon. L'arbitre aboya de nouveau :

— L'épreuve est terminée !! Qui est l'heureux vainqueur ?
— Encore moi … J'ai touché le centre de la cible …
— Inimaginable !! Comment un débutant peut-il accomplir de telles prouesses ? Momonga Zhou sacré champion du triathlon de Fii pour cette année ! Et trois records incroyables en poche ! Je n'en reviens pas, et vous non plus cher public ! Hissons-le sur nos épaules, et amenons au centre du village pour célébrer sa victoire !


Les villageois s'emparèrent d'un tout autre athlète, le portèrent sur leurs épaules, et le brandirent tel un étendard en scandant mon nom. Puis, la masse s'éparpilla plus ou moins dans toutes les directions, ne sachant probablement plus où ils se trouvaient. En tout cas, j'étais de nouveau seul sur le lieu de la dernière épreuve. A part les quelques derniers sportifs qui erraient en agitant leurs bras devant eux, c'est ce que je croyais ...



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Ven 1 Juin 2018 - 11:06

Avec les récents événements, Kaya n’avait pas eu tellement le temps de s’occuper des nouvelles recrues. En tant que Jonin du village de Kiri, elle se devait de connaître un minimum ses effectifs, ou au moins les éléments prometteurs. Entre l’arrivée des Hyosas, ses tâches administratives, et la gestion du clan Yuki, elle n’avait pas beaucoup de temps libre. Mais récemment, elle arrivait à se libérer un petit peu plus. On lui avait parlé d’un certain genin du village dénommé Zhou. Notamment lors d’un rapport de mission fait par Eyana, et cela lui mit la puce à l’oreille.

Récemment, des éclaireurs avaient découvert un petit hameau habité par des gens bien étranges. A vrai dire, ce petit village était déjà connu, sur les cartes, mais il avait rarement été visité, et ses riverains étaient inconnus. Ce rapport faisait état d’une population étrange, et potentiellement dangereuse. Pas foncièrement méchante, mais dangereuse à cause de leur maladresse. De plus, certains rituels qu’ils avaient semblaient étranges, et le rapport questionnait la possibilité d’un culte religieux étrange, ou de pratiques clairement sectaires.

Bien que potentiellement dangereux, ces personnes n’étaient pas des ninjas, et donc il n’y avait pas besoin de faire de grande mission officielle de rang supérieur pour aller enquêter. Il suffisait d’aller jeter un œil et analyser la chose, et pour cela, elle décida d’emmener avec elle ce fameux Zhou. Une autorisation de sortir du village et un point de rendez-vous donné plus tard, la voilà en route pour rejoindre Fii, le hameau qui faisant tant parler. Comme à son habitude, Kaya n’était pas du genre frileuse, s’habillant d’un pantalon blanc assez moulant, de bottines de la même couleur et d’un bustier assez échancré. Seule une petite cape en fourrure blanche couvrait ses épaules le soir, tandis que ses yeux d’un bleu glacial paraissaient bien clairs dans l’obscurité de la nuit.

Une fois sur place, un peu avant son genin normalement, elle décida de rester discrète, restant à distance pour observer ces habitants. Certains se prenaient des murs en pleine tête, d’autres se percutaient, et certains même semblaient complètement perdus. Kaya se demandait bien dans quel village de fous elle avait pu atterrir. Le plus amusant restait tout de même les constructions, qui étaient pour la plupart incomplètes, ou complètement ratées. Une porte de travers, une fenêtre ajourée, ou un mur tout sauf droit… Un véritable sketch. Après moult observations, elle se demandait si ce village confectionnait son propre alcool, ce qui expliquerait la maladresse ambiante, ou si tous les habitants avaient des problèmes sensoriaux.
C’est en sortant de sa cachette et en passant devant un homme qui ne la remarqua même pas qu’elle comprit. Aveugles, tous. Pas un regard posé sur elle. Un véritable enfer pour cette jeune femme qui était souvent regardée, et qui aimait plutôt ça. Mais soudainement, elle remarqua un attroupement de personnes se rendant au centre du village – pour ceux ne s’égarant pas complètement. Suivant le mouvement, elle assista donc à cette fameux compétition sportive, avec comme grande star son Genin. Mais que faisait-il-la ?! Elle avait peur que toute leur couverture ne tombe à l’eau. Un peu énervée par cette initiative dans un premier temps, puis amusé par la tournure des événements, Kaya se plaça en simple spectateur, et attendit le triomphe de Zhou, vainqueur sans grandes difficulté. Cependant, elle fut pour le moins choquée par les noyades et autres morts suite à l’épreuve de tir à l’arc, durant laquelle elle prit soin de se mettre à l’abri.

Le mauvais vainqueur pris par la foule, il restait Zhou au milieu, l’air un peu ahuri, alors que tout le monde se dispersait. Kaya s’approcha alors, bien face à lui, en applaudissant lentement, de façon très sarcastique.

« Toutes mes félicitations, champion… »

Sa voix douce, mais pourtant très froide, arrivait probablement pour la première fois aux oreilles du genin, duquel elle continua de s’approcher avant de lui faire un signe de la main un peu plus formel pour le saluer.

« Kaya, enchantée. J’espère que vous ne comptiez pas être très discret. Enfin, le pire c’est que ça n’a même pas l’air de les avoir choqués… »

Soudain, elle entendit un petit sifflement arriver à sa droite, et la jolie blonde exécuta quelques très rapides mudras pour faire apparaître un mur de glace sur le côté des deux ninjas de Kiri, dans lequel se planta une flèche d’un participant qui n’avait visiblement pas compris que l’épreuve était finie.

« J’ai touché quelque choooose !!! C’est la cible ?! »

Un autre sifflement, plus proche, arrivant par derrière. Si elle s’écartait, c’était headshot pour Zhou. Elle ne savait pas comment étaient ses réflexes, et pour ne prendre aucun risque, elle n’avait qu’une solution : se jeter sur lui pour tomber à terre et éviter cette nouvelle flèche perdue. Ses mains posées sur le haut de son torse, elle l’emporta donc au sol et tomba sur lui, avant de voir la flèche passer en sifflant au-dessus de leurs têtes. S’il ne connaissait pas Kaya, voilà que le jeune Genin la connaissait bien mieux. Allongée sur lui, la situation était bien cocasse, peut-être plaisante, qui sait, mais assez étrange pour deux personnes se connaissant à peine.

« Ehm… Désolée, mais je n’avais pas d’autre solution. Ce sont des fous dangereux ! Il faut absolument se mettre à l’abri… »

Dit-elle avant de se relever, et de se diriger vers un bout de maisonnette qui allait leur servir de bouclier. Elle lui fit signe de la suivre, et attendait qu’il revienne pour reprendre la parole, et s’il n’était pas rapide, alors elle hausserait le ton pour qu’il l’entende.

« Nous sommes là pour ob-ser-ver. Rien de plus pour le moment. Ils sont tous aveugles, c’est bien cela ? J’ai entendu parler d’une sorte de culte religieux étrange… Vous avez vu quelque chose à ce propos ? »

Lui demande-t-elle, restant sur ses gardes, car le danger est omniprésent, et pourtant imprévisible…


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Sam 2 Juin 2018 - 12:24
Rencontre avec Yuki Kaya
La Dame de Glace
•••

Quelqu'un semblait m'observer, et l'impression que j'avais se confirma. Une jeune femme pour le moins magnifique, et aux formes généreuses se mit à applaudir de façon ironique, en félicitant le champion que j'étais. Il était clair que je n'avais aucun mérite en ce qui concernait ces prétendues épreuves, puisque j'avais toutes mes capacités oculaires. En tout cas la femme, qui était habillée avec légèreté, ce qui révélait ses atouts loin d'être négligeable, se rapprocha, tout en se présentant. Elle ne donna que son prénom : Kaya. Autrement dit, il devait s'agit de la Jonin que je devais rencontrer dans ce hameau farfelu. Elle lança une pique au sujet de ma discrétion mais bon. Il était vrai que j'avais agi comme un bleu sur ce sujet. Soudain, une flèche se planta dans un mur de glace que ma supérieure venait de faire apparaître. Elle était donc bien une Yuki, dont les talents faisaient la fierté de Kiri. Visiblement, en plus d'être aveugles, certains athlètes étaient également sourd au point de ne pas avoir entendu la fin du triathlon. Un nouveau projectile fonça sur nous. La jeune Jonin plongea en avant, me plaqua au sol. La tête enfouie entre ses deux seins, le sang m'était vite monté à la tête.

— Ehm… Désolée, mais je n’avais pas d’autre solution. Ce sont des fous dangereux ! Il faut absolument se mettre à l’abri…
— Mf.


Elle se releva et m'incita à la suivre. Décidément, cette kunoichi était d'une autre galaxie. Mais notre différence d'âge était trop importante pour envisager quoi que ce soit, elle était trop jeune pour moi. Certes elle m'avait dans la peau, mais pour me séduire, il fallait user de stratagèmes plus fins. J'étais un romantique après tout. Une fois protégés par l'architecture, Yuki Kaya me demanda si j'avais eu vent d'un quelconque culte religieux dans Fii. Je secouai la tête nonchalamment.

— Non, rien à ce sujet. Je suis arrivé pile poil au début des épreuves de ce triathlon mortifère. Et même s'ils sont aveugles, je pense qu'une infiltration ici ne serait pas du tout facile. Comme vous le savez, les gens atteints de cécité ont leurs autres sens extrêmement développé. Je ne serais pas surpris qu'ils aient déjà compris qu'il n'y pas qu'un seul étranger dans Fii en ce moment.

Avant de poursuivre, je fouillai dans une de mes poches de pantalon, et en extirpai un espèce de petit carnet abîmé. C'était mon livret d'évaluation ninja, que j'avais obtenu après avoir intégré le village, il y avait quelques années.

— Voici mon livret scolaire de ninja. Même si ça n'a rien de scolaire, j'aime bien l'appeler ainsi. Et j'ai oublié de me présenter comme il se doit. Momonga Zhou, 34 ans, Genin de Kiri, mais vous me connaissez sûrement sous ce nom là : la Carpe Ombrageuse de Kirigakure no Satô ! J'ai déjà accompli une mission de rang E vous savez, elle consistait à faire le ménage dans l'appartement de Mme Dos Santos pendant qu'elle faisait ses courses. J'ai failli y laisser la vie.

Voici ce qu'on pouvait lire sur la dernière page de mon livret :

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Momonga Zhou

Année d'intégration à Kirigakure no Sato : 199

Age : 32 ans au moment de l'intégration.

Formation : Sous la responsabilité d'un shinobi du non de Dodori Sakumo

Taille : 1m75
Poids : 76 kilos
Grade : Genin

Palmarès (mis à jour en 201) :
Mission de rang S : 0
Mission de rang A: 0
Mission de rang B : 0
Mission de rang C : 0
Mission de rand D : 0
Mission de rang E (apparemment ça existe, l'intéressé insiste) : 1

Compétences :
Fuinjutsu : 0/20, aucun talent
Genjutsu : 15/20, talent remarquable
Ninjutsu : 0/20, aucun talent
Taijutsu : 8/20, bases solides, dignes d'un guerrier lambda.

Remarque générale : Momonga Zhou est un ninja excentrique, et peu impliqué dans le développement du village. Selon ses dires seuls les « RTT » l'intéressent, le jury ignore ce dont il s'agit. Ses compétences correspondent néanmoins à celles d'un Genin accompli, même si ses points forts convergent uniquement dans le Genjutsu et le maniement sommaire des armes tranchantes, en particulier le ninjato. Le jury recommande la méfiance au sujet de l'immaturité flagrante de Momonga Zhou. La commission enquête également sur cette histoire de mission de rang E au sein de l'administration du Kage.


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Lun 4 Juin 2018 - 16:24

Ce moment de gêne était fini, et les voici maintenant à l’abri des projectiles dangereux de ce village habités de personnes ayant perdu certains de leur sens. Enfin, la dame de glace restait tout de même sur ses gardes, car ici il fallait s’attendre à toutes les extravagances, et surtout aux plus dangereuses. Lui en tout cas n’avait pas attendu pour répondre à sa question, et cela fut plutôt agréablement reçu par la blonde. D’ailleurs, malgré sa couverture plus qu’hasardeuse, il avait eu le temps de récupérer et d’analyser quelques informations tout à fait intéressantes.

Pas de culte religieux à priori, mais juste des habitants aveugles, qui auraient, selon lui, des sens aiguisés tels que l’odorat grâce à l’absence de la vue. C’était plutôt logique, mais elle fut dès alors surprise de ne pas avoir été interpellée en arrivant au village. Peut-être que la foule qu’il se concentrait autour de la compétition avaient noyée son empreinte olfactive dans la masse. Surtout que Kaya était plutôt du style à se parfumer, plutôt que de garder une odeur « naturelle ». Elle prend une pause montrant sa réflexion, posant son index sur sa mâchoire en détournant légèrement le regard, puis lui répond brièvement alors qu’il cherchait dans ses poches.

« Je vois… C’est plausible… »

Dit-elle juste avant de le voir sortir un petit carnet qui n’était pas de première jeunesse. Dès alors, elle hausse un sourcil, un peu étonnée de le voir lui montrer ce petit livre qui était en réalité un livret scolaire. La belle blonde manqua de perdre son sérieux un instant, tant elle trouvait cela ridicule. Il se trimballait vraiment avec toutes ses notes sur lui, depuis sa tendre enfance ?! Enfin, plus logique, il se présenta, et rappela ainsi indirectement à Kaya qu’elle ne lui avait donné que son prénom. Elle avait tendance à croire que tout le monde la connaissait désormais, surtout avec les récentes affaires liées aux Hyosa, son nom avait été pas mal cité.

Enfin, lui était un Genin de Kiri, rien de bien surprenant étant donné que Kaya lui avait rempli son autorisation de quitter le village avec toutes ces informations. Cependant, elle n’avait pas entendu parler de cette fameuse carpe ombrageuse de Kirigakure no Satô. Devait-elle mentir, ou simplement ignorer cette petite remarque pour ne pas le blesser ? Et puis cette mission de rang E ?! De son vivant, elle n’avait jamais connu de tel rang, mais elle était plus jeune que lui alors peut-être s’agissait-il d’une ancienne mission… ?

« Une mission de rang E, vraiment ? Je ne savais pas que ça existait, pour être honnête… Et puis, il me semble aussi que vous avez participé à l’enquête concernant un pervers voleur de pâté. Eyana est déjà venue me faire son rapport. Cette histoire avait vraiment l’air compliquée… »

Lui lance-t-elle, comme pour avoir son ressenti par rapport à cette affaire, tandis qu’elle prend le carnet dans ses mains afin de le survoler, puis de s’attarder un peu sur le résumé situé en dernière page. Un utilisateur de Genjutsu, donc. Il irait bien avec Madoka, il a l’air d’être à peu près dans le même état d’esprit, toutes proportions gardées évidemment. Et puis cette histoire de RTT, elle n’en avait jamais entendu parler non plus. Enfin, ce n’était pas le sujet d’aujourd’hui, à priori.

« Intéressant… J’espère que votre palmarès va s’étoffer un peu, et pas qu’avec des missions de rang E, hein ! »

Une petite touche d’humour afin de détendre un peu l’atmosphère, puis Kaya décida qu’il était bon de se présenter elle aussi, tout en lui redonnant son précieux carnet.

« Eh bien, je suis désolée, mais je n’ai pas mon carnet scolaire sur moi. Cependant, je peux vous dire que je suis Yuki Kaya, 21 ans, chef de ce clan fondateur de Kiri, et actuellement Jonin du village caché de la brume. Je participe donc aux divers conseils établis afin de changer les lois, ou prendre les décisions importantes du village. »

Les cinq semaines de congés payés n’étaient pas encore votées à Kiri, mais si elles devaient l’être, Kaya participerait évidemment au vote d’une telle loi. Après cette brève présentation, elle passa une main dans sa chevelure blonde afin de se recoiffer brièvement, pour ensuite jeter un œil derrière eux, pour s’assurer qu’ils n’étaient pas attaqués.

« Plus sérieusement, nous nous devons de déterminer si oui ou non ce village est une menace pour le village caché de la brume. Vu que vous n’êtes pas arrivé bien avant moi, je pense que vous n’avez rien repéré d’intéressant dans le coin… ? Il faudrait réussir à les observer un petit moment, sans risquer la mort, quitte à s’éloigner un peu. J’ai un peu peur que si nous décidons de nous approcher de la zone de remise des prix, ce soit encore le chaos… Mais il y a peut-être que la bas que nous pouvons pêcher des informations importantes. »

Elle pousse un petit soupir, et jette un coup d’œil à l’extérieur de la structure, voyant une fumée au loin, qui semblait être au centre du village.

« Bon, on va tenter de s’approcher, si jamais c’est vraiment trop dangereux, on abandonne. D’accord ? On passe par les toits, et on reste groupés, et sur nos gardes. »

Dit-elle en sortant, puis en faisant un rapide saut pour atterrir sur le toit de la maison dans laquelle ils s’étaient réfugiés… Qui n’était maintenu que par quelques planches non cloués, car les clous étaient plantés sur les tuiles, probablement à cause de leur mauvaise vision. Et Voilà que Kaya passa à travers le toit, manquant de tomber à nouveau sur le pauvre Genin, qui, bien que le précédent choc ait été amorti de la plus plaisante des manières, n’en demandait pas tant. Se rétablissant tant bien que mal avec seulement quelques griffures sur sa peau immaculée, elle ne put s’empêcher de pester contre ces villageois incapables.

« Mais c’est pas possible, tout ce qu’ils font est mauvais et dangereux ! … On passe par le sol, finalement. »

Dit-elle, avant de sortir en marchant, sans prendre un nouveau risque cette fois, tout en se dirigeant vers la place centrale, lentement, en observant chaque angle avant de progresser, de peur de recevoir une flèche perdue, ou une tuile mal attachée.


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Mar 5 Juin 2018 - 12:27
Pour le Grand Zénith !
Infiltration à Fii !
•••

Yuki Kaya ne manqua pas de se livrer à quelques commentaires à propos de mon fameux livret scolaire. Ce qui était compréhensible, car le carnet n'était pas très reluisant. Mais surtout, il était difficile de faire meilleure figure que cette femme. En effet, elle se présenta plus en détail. J'avais affaire à la seule et unique cheffe du clan Yuki. Elle était également dotée de plusieurs attributions, et était une proche du Mizukage en personne. Autrement dit, elle faisait partie de la fine fleur du village. Ce qui expliquait la manière dont elle manipulait son chakra avec tant d'habileté. Le mur de glace qu'elle avait généré en était la preuve flagrante. Sans plus attendre, la jônin donna ses instructions : glaner quelques informations sur le village, en toute sécurité, et déterminer s'il était une menace pour Kiri. Visiblement, les informations au sujet de Fii étaient alarmantes pour qu'une kunoichi du rang de Yuki Kaya s'y intéressât. Celle-ci entama une ascension sur le toit qui nous abritait. Un échec. La solidité de la construction avait été compromise depuis le début par des architectes aveugles, qui avaient fait de la maisonnette, un véritable piège sur pattes. La Yuki manqua de tomber une nouvelle fois sur moi, puis décida finalement une infiltration à même le sol.

— Oui, ce serait plus judicieux, fis-je, tout en regardant discrètement la poitrine de ma supérieure.

Ainsi, nous avançâmes telles des carpes ombrageuses, dans le labyrinthique Fii, entre ses petits édifices torsadés, tordus, aux formes étranges, et aux rues tortueuses et dénuées de logique. Il était très difficile d'avancer dans un tel environnement. L'heure avançait, et nous nous rapprochions du brouhaha de la place centrale du village, là où tous les fiinois s'étaient réunis pour célébrer ma victoire. A une bonne centaine de mètres de la place, je fis signe à Kaya de se rapprocher de moi. Il était temps de parler d'un plan d'attaque.

— Mme Yuki, c'est un peu délicat mais … J'ai remarqué que vous vous étiez parfumée. Non pas que votre parfum ne sente pas bon, d'ailleurs de temps à autres, j'aime moi aussi me parfumer. Le mien s'appelle « Fleur d'Anus » et je vous le recommande. Bref, la question n'est pas là, mais je crains que les villageois nous repèrent avec une senteur si forte que celle d'un parfum. Regardez là-bas, il y a d'autres fiinois qui n'ont pas retrouvé la place. Prenons leurs vêtements pour cacher notre odeur ! Ce ne devrait pas être difficile. Je prends celui de droite.

Ainsi, aussi discret qu'un sanglier dans le Médoc, je me faufilai en rasant les murs, vers ma future proie. Une fois à moins de deux mètres de lui, ce dernier renifla dans le vide et demanda machinalement : « Qui est là ? ». Je décidai d'agir immédiatement. Je pris mon ninjato, et avec le manche, l'assommai au niveau du crâne, et l'emportai avec moi dans un rue adjacente. Je déshabillai ma pauvre victime, et enfilai ses guenilles, qui ressemblaient davantage à des vieux ponchos délavés. Une fois en tenue, je glissai un regard vers la place centrale. Elle était bondée de fiinois, qui dansaient tout autour d'une estrade. Cette géante procession, qui ressemblait plutôt à une bousculade anarchique, se déroulait sous les yeux d'un personnage énigmatique. Ce dernier ne semblait pas être aveugle, et arborait une tenue ample et sombre, un peu comme prêtre, ou quelque chose du genre.


— Mes amis ! Le Grand Zénith renaîtra bientôt ! Et alors, la malédiction que les anciens ont lancé sur votre village, sera caduque ! Dans sa miséricorde, le Grand Zénith illuminera vos pauvres yeux qui ont été, dès la naissance, et ce depuis sept générations, privés de lumière ! Mais ensemble, cette année-ci, les Ténèbres Eternelles, s'éteindront ! Je l'ai prédit ! A présent, amenez-moi le vainqueur du triathlon !

La foule en liesse amena ce qu'elle pensait être le vrai vainqueur du triathlon. Le pauvre homme fut hissé sur l'estrade, alors qu'il protestait et qu'il affirmait n'avoir pas participé à la compétition. L'espèce de gourou, saisit le pauvre hère à la gorge, et le souleva de sa seule main. Sa force n'était pas trop commune. Rares étaient les individus à pouvoir soulever des personnes juste à la force de leur poignet. Puis, il le plaqua au sol, leva sa main en l'air. Cette dernière se gorgea d'une énergie bleutée. Je tournai la tête vers Kaya :

— Hé … C'est du chakra ça, non ?

Puis, il plaqua cette même main sur le visage de sa victime. Progressivement, en une dizaine de secondes, le corps du supposé gagnant se dessécha à vue d'oeil, jusqu'à ce qu'il devînt qu'une vieille momie rachitique et inanimée. La vie venait de le quitter. Le corps du mystique se mit à irradier de chakra, et à pulser de manière énergique. Il leva le poing en l'air.

— Pour le Grand Zénith ! Plus de … SACRIFICES !
— Nom d'une crotte !
murmurai-je.


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Mer 6 Juin 2018 - 22:18

Après ce petit incident, ils partirent vers la zone d’où émanaient toutes les sources sonores via les voies terrestres. Exit les sauts de toits en toits, car ceux-ci ne sont vraiment pas surs. En fait, rien n’est sûr dans ce village. Ni les habitants, ni tout ce qu’ils faisaient. Et encore moins ce qu’ils construisaient, donc. Finalement, après quelques minutes de marche sous haute concentration à cause des menaces courantes, ils arrivèrent au niveau de la place centrale du village, où était en train d’être amené le grand champion de l’épreuve, ou plutôt celui qu’ils pensaient l’être. Un peu avant d’être très proche de cette dernière, Zhou interpella la Jonin pour lui parler de son parfum. Habile et logique. Cependant, elle fit une moue un peu étonnée lorsqu’il lui parla de son parfum. C’était probablement une blague de mauvais goût, enfin c’est ce qu’elle espérait.

« Ah, oui effectivement, c’est une très bonne idée… Cependant, je ne vais tout de même pas porter ces vêtements affreux… Enfin, ne vous inquiétez pas, on se donne rendez-vous dans une petite minute avec nos tenues camouflées. »

Il partait vers sa cible, et Kaya se tourna sur la gauche pour observer la sienne. Une femme habillée d’une tunique, qui semblaient perdue. La jolie blonde s’approcha, et probablement à cause de son odeur, la femme se retourna avec un air suspect. Mais il était trop tard, Kaya avait composé quelques mudras et posa sa main dont la température était descendue à une valeur extrême sur le visage de la dame, qui tomba au sol, anesthésiée par le froid. Kaya la laissa en sous-vêtements, qui étaient d’ailleurs d’une laideur sans nom, et étaient à l’envers pour le bas, et emporta sa tunique. Elle découpa avec un kunai le haut, pour faire en sorte que le tissu ne couvre pas beaucoup plus que son bustier habituel. Elle enfila ensuite ce haut ainsi que le bas de la tunique qu’elle fit tenir avec une ceinture.

Elle retourna alors vers la place centrale et retrouva vite Zhou pour se placer à ses côtés après lui avoir indiqué sa présence en posant une main sur son épaule. Son regard bleu glacial se porta alors sur l’acteur principal de cette réunion au centre du village. Sa tenue et son attitude faisait vraiment penser à un gourou de secte. Et la suite des événements ne faisait que confirmer sa pensée. En plus, il semblait puissant, de par la prise qu’il avait sur ce pauvre homme, dont il aspira tout le chakra. C’était impressionnant à voir. Kaya tourna le visage vers Zhou et hocha positivement la tête, lui confirmant qu’il s’agissait de chakra. Elle pouvait le sentir, et ce chakra était puissant…

D’ailleurs, ne s’agissant pas d’une mission officielle, elle était réellement en train d’hésiter. Intervenir pouvait être très dangereux. Elle tenait absolument à ce qu’ils restent en sécurité.

« Zhou. Surtout, ne prend aucun risque inconsidéré. Nous ne connaissons pas la force de notre opposant, et il semble plutôt sérieux… Nous devons absolument observer, et si la situation tourne au vinaigre, la fuite est à envisager. Le plus important est de faire un rapport, pas de jouer aux héros. »

Elle était un peu rabat-joie, mais il fallait qu’elle prenne ses responsabilités. Elle vit alors des gens se faire transporter vers le gourou, qui se firent tuer par ponction du chakra, à nouveau. Elle avait du mal à rester ici les bras croisés, tout de même. Voir d’innocentes personnes se faire massacrer était difficile. Mais soudain, après cinq victimes, l’homme s’arrêta et regarda la foule avec un air terrifiant. Enfin, nous pouvions le voir, mais pas eux.

« Il me faut maintenant une femme… Une femme que vos yeux aimeraient vraiment observer. Il me faut l’essence même de votre désir visuel, afin de vous rendre vos yeux, vous dont la cécité natale vous empêche d’apprécier les plaisirs simples de la vie ! Mes amis, mes serviteurs, amenez-moi le dernier ingrédient nécessaire au Grand Zénith !»

Et soudainement, à cause de son choix de découper les vêtements pour ne pas avoir l’air trop moche, une bonne partie des villageois proche des deux ninjas se retournèrent vers Kaya, dont le parfum sucré était encore perceptible pour des personnes à l’odorat entraîné. Elle n’osait pas vraiment bouger, et maîtrisait sa respiration pour ne pas qu’ils sentent son stress.

« Zhou, si ça tourne mal, tu as le droit d’agir… »

Dit-elle juste avant qu’une main se pose sur son fessier. Son parfum avait attiré un homme, qui, privé de la vue, décida de tâter le terrain pour estimer la beauté physique de la jolie blonde. Alors qu’elle allait se retourner pour le repousser, une autre main se posa sur son corps… Au niveau de sa poitrine. Cette fois, c’en était trop. Kaya composa quelques mudras et gela le sol autour d’elle. Quelques autres mudras plus tard, elle se dota de patins à glace adaptés à la surface qu’elle créait, avant d’attraper Zhou par le bras pour prendre la fuite.

« On est plus que repérés… On est clairement recherchés ! »

Dit-elle alors qu’une horde d’hommes étaient en train de les poursuivre, la plupart chutant sur la glace et glissant sur le ventre de façon misérable.

« Attrapez-la !!!! »



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Fii et ses ténèbres (PV Yuki Kaya)

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