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Hand of Doom ▬ Solo


Lun 4 Juin 2018 - 11:56
Lieu : Pays de la Terre.
An : Aux alentours de 200.

. : Hand of Doom : .


Derrière quelques bocaux de verre, la lécheuse divisée en deux d’un serpent emprisonné se colla contre la paroi, sa prison. Pauvre créature de la nature qui n’en demandait pas tant, une vie basée exclusivement sur la digestion, la gourmandise, l’apparence et l’instinct de la chasse. Un brin contemplatif dans l’iris de l’oeil dilaté par obscures mélanges de plantes et de solutions hydrauliques, les bras croisés sur le rebord du meuble, la tête posé sur ce dernier, tu regardes. Ne quittant nullement le reptile albinos ; obturant ton champ de vision. Mais quel champ de vision ! Dans cette petite bicoque d’un coin perdu surplombant les quelques montagnes d’un pays rocheux, les éminents crocs des montagnes servant de protection naturelle à toute exposition humaine. Sensée, du monde.

Les démons hurlent et une déflagration sonore arrive à te faire sortir de ta torpeur contemplative dans un grognement animalier. Il était une fois, un âpre monstre qui vivait dans les endroits les plus reculés du Pays de la Terre. On raconte que, une fois la nuit tombée et que la Lune danse de façon pleine dans les cieux nuageux, l’immonde créature sort de son sommeil éternel et visite l’ensemble des villages aux alentours… Et notamment celui d’Iwa. Car la chimère méphistophélique, incapable de se contrôler lors des nuitées éclairées par l’astre lunaire, mange. Elle se baffre, ingurgitant des êtres purs ; à l’innocence première et à l’épiderme aussi tendre qu’un veau d’abattoir. Certains anciens narrent la description de ce monstre telle une multiplicité de filaments corbeaux, similaire à des crotales du Pays du Vent, vifs, agressifs, tueurs d’humain. Une Méduse des temps modernes au sourire carnassier et à la langue coupée en deux.
Croqueur d’enfants.

Le repas geint ; allons s’occuper de lui. 

Et après avoir tapoter de quelques ongles longs et crasseux sur la paroi du cylindre invisible, ne perturbant aucunement le naja terrestre, ton enveloppe corporelle se releva tant bien que mal. Titubant dans une vision trouble et acerbe d’une seule envie, se nourrir, tu gagnas le centre de la pièce. Nourrir ton Dieu. Il était temps pour le démiurge Jashin d’être enfin apaisé le temps d’une nuit battante, pluvieuse, sa colère s’abattant avec hargne et violence sur les pics des collines et le point zéro des sommets. Tonnerre et miséricorde Dieu ! Oh oui, mangeons et régalons nous de la chaire ! Dansons dans les flaques sanguines et observons notre reflet dans les entrailles de la bête ! Découvrons notre avenir, foie dilaté et estomac Pythien ; diseur de bonne aventure !

Tu sautillas d’impatience à cette idée, un léger rire cristallin de folie s’échappa de ta gorge asséchée avant de sortir de la pièce principale, tournant sur la gauche vers un antique escalier de fortune, bois miteux craquant sous le poids des horreurs teintant les murs de la cahute. Un pas. Un cri. Deux pas. Deux cris. Trois pas. Trois cris. Le scélérat des comptines pour enfants se rapproche, allant clore cette histoire farfelue digne des esprits les plus créatifs de notre temps. L’escalier s’arrêtait sur une lourde porte, fermée à double tour. Une clé rouillée autour de ton cou, cette dernière se balança nonchalamment avant d’être insérée dans la serrure, grinçante. Au fur et à mesure que les tours de la clé passait, l’appétence du jabot s’agrandissait.

Lorsque la porte s’ouvrit lourdement, un énième et dernier cri de désespoir gagna tes oreilles percées. Tu secouas de gauche à droite la tête, cela ne te plaisait pas du tout. Le problème de la viande stressée. Sous l’effet de la couardise et de l’effroi : le muscle se raidit, devenant moins tendre sous la dent. Une crainte pour le gourmet, une ignominie pour Jashin ! Comme deux entités opposés, vous vous teniez à l’opposée de la pièce. Une pièce neutre, au bois gonflée par le sang de porc et d’humain. Au milieu, incrusté à même le sol on retrouvait l’imminent cercle accompagné de son triangle renversé, le ruisseau de bois boursouflé donnait à ce signe religieux une allure pittoresque. Des cierges à la cire jaunie et coulante venant frapper de leurs flammes amusées le visage de la victime, jeune, belle, délicieuse. Celui du bourreau restant dans la pénombre, tes deux pupilles andrinoples comme un chien d’Inuzuka, prêt à fendre sur sa victime tandis que les encens sacrificiels parfumait la viande de Beurre d’Iris, Hélichrysum et de Musc.

À table.
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Dim 10 Juin 2018 - 16:03
. : Hand of Doom : .


Carnage sombre, les pupilles excitées d’un homme fou se mêlaient au sanglotement serré d’une créature en détresse. Être seul face à la mort était une expérience maudite que quiconque, qu’importe son statut et sa bonne étoile ne pouvait apprécier. Le ricanement particulier, ce ricanement maudit au travers les âges, s’émissant peu à peu dans son crâne jusqu’en défaire les neurones. Ce point de non retour disponible à quiconque se retrouve dans un antre de la terreur, et surtout le tien, faisait rire le barbare. C’était peine perdu pour un mortel humain, le hachoir bien plus résistant que quiconque coupait au travers le gras et le muscle comme dans le plus clarifié beurre. Mais pour l’instant, tu ne bougeais pas, préférant perdre ton temps dans quelques ombres folles de ton côté de la pièce. Il y avait jubilation. Il y avait allégresse et hilarité alors que tes pensées mentales s’évadèrent peu à peu dans des cieux sanguins, ceux de la Dimension Jashin ; là où pluie fraiche équivaut au sang de porc.

Et le sang devait couler.
Manger, grandir, se repentir des douze cercles. Le grignotage entre les repas était une interdiction donnée aux enfants. Mais point d’interdiction entre les fous, les dents jaunies par le manque d’entretien brillaient sous une flamme brève, dansante comme une robe d’un démon à queue donnait à l’ambiance de ce sous sol un goût que tu imaginais raffiné. Encore une fois, tu sautillas sur place, rigolant, humiliant ta victime quelconque, gauche et droite, haut et bas, ta crinière ivoire sortant de son enveloppe corbeau pour parvenir au plus proche de l’épiderme salé. Haleine de hyène fétide, tongue split se posant contre une joue gonflée, peu fraiche et suffocante, vache humaine attachée pour le bon plaisir de Monsieur. Oui, le goût que tu avais récupéré au creux de cette pommette indiquait une bonne viande à venir. Mais le stress était toujours présent. L’angoisse et la tristesse rendait donc bien et bel la viande dure comme la roche. Ton estomac se tordu, suite à cette terrible révélation. L’estomac doit bien manger. L’estomac doit bien digérer. Repas. Sacré. Respect. Encens.
Viande.
Carnage.

Tu veux jouer à un jeu ? 

Un cri pour simple réponse.
Scène stéréotypé d’une mauvaise histoire orale au coin du feu, tu fis apparaitre comme par magie un jeu de carte divinatoire. Un jeu que tu avais obtenu des Démons Majeurs durant l’une de ces infernales nuitées au parfum d’épices. Un jeu qui, apparemment, avait la capacité de définir l’avenir en fonction des cartes qui apparaissaient sur le terrain. Chaque carte représentait un démon existant avec un trait, une capacité, une essence particulière. Mais surtout qui apportait un message bien précis avec lui. À chaque fois qu’un maudit était ajouté, la brume mentale disparaissait, laissant t’entrevoir l’avenir. Comme une illumination divine. Comme un coup du sort, une repentance que tu subissais mais qui au fond de toi, te réjouissais. Deku ; l’Inutile de sa nomination. Contrevérité, tromperie, charlatan ! Basé sur une logique dure et froide, ton nom sera sanctifié ! Des temples sont à ton égérie et à celui de Jashin !

C’est simple, voici un jeu de 32 cartes. Chaque carte est unique est représente une Divinité dont le nom doit être respecté et adulé. Le temps d’une divinisation dure le temps de cinq tirages, c’est ce qu’on nomme le tirage en croix. Chaque partie peut définir ton passé, ton présent, ton futur. Et une fois que les 5 cartes sont tirées… La partie est terminée. 
Un large sourire épais se dessina alors sur ton visage.
Es-espèce de… Fou. 
Je suis simplement messager du Dieu de la Destruction. 

Tu commenças le mélange des cartes, t’asseyant en face de ton goret, les jambes croisées. La douce viande étant attachée par des lourdes chaines épaisses et métalliques, les mains de la victime contre le mur rocailleux. Jambes contre sol, tête baissé et corps tremblant. Voilà qui était sans danger. Dans cette situation, l’homme lambda penserait au noeud coulant. Mais l’impossibilité faisait que, tu te régalais allègrement. Mentalement.
Bientôt physiquement.

On commence ? 
Tes mains se stoppèrent.
Tes ongles tintèrent.
Brûlant d’impatience.



Dernière édition par Ryūuketsū no Deku le Dim 1 Juil 2018 - 14:43, édité 2 fois
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Dim 17 Juin 2018 - 23:56
. : Hand of Doom : .


Croire véritablement qu’un démon avait offert un jeu épais de morceaux de carton. Entre artisanat et folie d’un homme aux crocs ensanglantées, la vérité semblait être de plus en plus floue. Il fallait se permettre d’être illuminé pour croire en ces atouts uniques. C’était finalement ton cas, tu croyais en tes bonnes étoiles, en tes Dieux maudits et au pouvoir de la viande crue sous la dent.

Faire la fête aux gens, toujours en feintant dans une ivresse sans fin. En parlant d’ivresse ! Quelle somptueuse pensée ! La bête gorgée d’alcool sera détendue ! En espérant que cette dernière ne vomisse point et soit encore plus nerveuse qu’elle ne l’était déjà… Voilà un pari qui devenait intéressant. Un quitte ou double qui risquait de te mettre, dans les deux cas, des idées bien noires dans le crâne. La gloutonnerie par l’ivresse et la chance ! Humilité et sens du sacrifice, un vrai tortionnaire modèle. À une certaine époque, si un gibet humain de cette carrure, amusement durant une nuitée assurée ! En tant qu’ancien ninja et tortionnaire au nom d’Iwa, tu avais l’habitude académique de faire du mal aux gens. D’abord par nécessité, pas crainte que le village ne subisse une attaque militaire, puis peu à peu, pour le plaisir malsain, tumeur anonyme verrouillant ton sort comme une douleur indolore. Encore, encore plus fort. Toujours plus. Le vaisseau sanguin éclaté de la sclérotique dominée par la peur donnait plus de joie à Maitre.

La vie que tu as choisi n’est peut-être pas la bonne.
La bouteille d’alcool subtilisée d’un coin sombre de la pièce, poussière et toile d’araignée contre un verre verdâtre. Saisissant d’une main les lèvres séchées du butin : voici le moment du gavage d’oie ! Bois et sois heureuse de voir tes derniers instants plongeant dans un trou noir béant ! Une gorgée, puis deux, trois, quatre ! Une cinquième pour la route… Et à ton tour ! Le liquide ambrée brûlant le gosier du tueur, chaire de poule et yeux ouvert à l’extase ! La bouteille fut posée dans un mouvement violent contre le sol, une vague d’alcool s’échappant de cette dernière. Il était maintenant temps de jouer avec les démons au sein de l’arène des carcans du Destin. Comme un tic, tu mélangeas une seconde fois ; nerveusement. Au même moment, l’agneau posa un oeil faible sur ta carcasse et certainement, la seule chose qu’elle put y voir ne fut qu’une seule chose.
Ta faim.

Je tire la première carte. 
Geste vif.
Le Numéro 27 ! Kaph, démon mineur du Contenant ! Il est souvent représenté avec une coupelle ou les paumes des mains jointes. Son rôle est de récolter le sang des ennemis pour les grands du Monde ! Il désigne généralement une personne ayant subi une vie de servitude. Une servitude exemplaire cela dit, sûrement esclave d’une grande famille, peut-être ? 
Hm… Ce que tu racontes… N’a aucun… Sens.
Les ignorants ignorent qu’ils ignorent. 

Les cicatrices de ton corps se défirent peu à peu, suintant sous un pus jaunâtre, mêlant sang et maladie. Tels des vers vivants, les épaisses masses noires s’agglutinèrent avec lenteur contre le corps de ta pâture. La peau céda sous le frottement irrégulier de ces rats tentaculaires, délivrant âpres blessures et cris affolés. Te mordant la lèvre inférieure, l’iris s’affola sous un battement vif d’impatience. Tandis que les entailles se faisaient plus profondes, tu posas la carte au sol face à toi. Il ne fallait pas attendre, le jeu devait continuer !
Nouvelle carte.

Oh… Le numéro 03 ! Petite chanceuse…! 
Monstre ! 
Ebron, l’intermédiaire de la Trinité. Il est la confirmation de ton rôle important ! Un rôle… Essentiel, même. Ebron, de nature divine, se sert de ses deux ailes pour communiquer au plus vite les informations entre les saints cieux et les divins souterrains enflammés. Esclave, grande que voici ! Peut-être une gouvernante ? 

Le mouton devenait intéressant ! Et l’alcool, pour l’instant, n’avait pas encore manifesté ses effets. Tant mieux, c’était toujours plus intéressant de jouer à deux plutôt qu’en solitaire. Il arrivait souvent que la viande tombe dans l’oubli avant la fin de la partie. Ils t’abandonnent, sans honneur du combat. Tu semblais croire que la partie n’allait pas se conclure de suite ! Tant mieux, tant mieux, les Pervers divins allaient être bien heureux ! Récompense à la clé, bonne soirée lorsque ventre plein.

Ahaha ! Ouiiiii. 
Fou.
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Mar 19 Juin 2018 - 9:42
. : Hand of Doom : .


Il serait idiot de croire que l’homme que tu étais fut dans cette transe acerbe depuis le commencement de sa vitalité. Un besoin de consommation illégale pour une consolation face à la vie réelle et dans quelques temps, cela sera encore pire. Prendre quelques années pour désertion n’était pas grand chose à tes yeux et aux yeux de ton miséricorde Dieu, cela valait amplement le coup. Fut un temps où Deku - aka ta personne - était un Ninja exemplaire. Certes, d’un tempérament particulier mais qui portait fièrement son bandeau d’Iwa le village caché de la roche. Le travail demandait de se salir les mains et tu le faisais volontiers pour le bien de ta métropole rocheuse. Torturant sous les agonies, loin des règles primaires de la société, là où la lumière vacillante d’un néon cassé ne signifie qu’une seule chose : Que personne n’était capable.
De résister.

La pratique de la torture et de l’univers qui gravite autour n’est pas un champ des possibles que quiconque à la possibilité de connaitre mais surtout, d’en avoir la maitrise. Croire que cette capacité et cette affectation ne demande que de taper sur les prisonniers serait une âpre stupidité. De nombreux paramètres devaient être pris en compte, la médecine, la santé psychologique du séquestré, sa résistance à la douleur mais aussi à la peur. Son histoire, son passé, son présent et son futur comme tu le faisais présentement. Pensum militaire qui demandait d’avoir les mains irascibles, le regard mort et la bouche cousue pour quelques broutilles. Considération morte des habitants alors que certains se demandaient ce que ce guerrier faisait de son temps, ne quittant que très rarement le village, alors affecté à un baraquement spécialisé.

Le voici, le vrai héros ! Celui des guerres souterraines, des demi-mots et des non-dits ! Mais pas aux yeux de tous. Dans les longues nuitées blanches que tu passais dans les diverses bibliothèques du village, tu avais pu recueillir des informations importantes notamment sur des sujets tels que la justification de la violence dans les pays exotiques ; les traditions de clans mineurs, de religions éteintes ou encore bien de sectes interdites. Iwa fut le terreau de la hargne, de cette mouche qui déstabilise le Ninja dans son combat, qui pénètre sous sa paupière on ne sait comment, ses ailes vrombissantes arrachant le bord ciliaire. Finalement, la mouche avait déposé des oeufs, et de ces derniers avaient éclos la folie d’un homme, la déchéance d’un militaire et la fin d’une lucidité complète.

Embrasser un idéal.
Similaire à un lithopédion, comme une horreur de la vie tu grimpais dans les pays neutres, te nourrissant de la misère plasmique, en attendant ton heure. En attendant le jour béni. En attendant les gens qui feront les Choses. Car tu ne faisais rien depuis bien trop longtemps, hormis survivre aux quelques primes légères sur ton crâne. Hormis faire croire que tu étais un taré possédé par quelconques démons fantomatiques à la logorrhée. Et la viande que tu avais en face de toi le comprenait bien, n’ayant rien quémandé hormis une traversée du pays de la Roche calme et paisible. Mais le flair guerrier avait décidé d’en faire autrement. Il y avait pas de honte à devoir se nourrir, qu’importe la viande, qu’importe le goût, qu’importe l’envie, qu’importe la demande, c’était la loi du plus fort qui régnait. Et aujourd’hui, le plus fort c’était toi entre l’agneau et le loup.

Se battre contre un civil n’avait rien d’exceptionnel, loin de là et tu le savais bien. Branleur de première, recherchant la simplicité et la facilité pour le moment. Comme ses fichues vautours de Kaze No Kuni tournoyant autour de votre tête lorsque le soleil est au plus haut, attendant votre trépas par la chaleur. Tu mangeais les miettes, voilà la vérité ! Il y avait aucun mérite à faire cela surtout en tant qu’ancien ninja officiel. Il fallait que tu justifies cette fainéantise auprès de ton Dieu, pourquoi ne pas se battre loyalement, pourquoi être malhonnête et vicieux ? L’attaque frontale, premiere consigne du raisin coulant !

Tandis que la matière filière noiraude gangrena peu à peu la peau de la novice, le sang suintant des plaies venaient s’écouler contre les tranchées creusées à même le bois, remplissant peu à peu le symbole de la religion Jashin d’un rouge boueux et sombre. Sacrifice et gloutonnerie !

Continuons… Avec la troisième carte ! 
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Mar 26 Juin 2018 - 22:27
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Comme un messager bravant les descendes des damnés, la situation présente surpassait tous les autres récits. Toutes les autres écritures pour enfants, bambins et chérubins impliquant un voyage dangereux au coeur du mal. Le plus objectivement du monde, le rituel Jashiniste que tu avais mis au point se passait comme sur des roues de charriote. Grand bien que voici ! Tu pouvais entendre les échos des rires glauques des Archidémons au creux d’une série de grottes immergées. Comme une existence sombre, ils attendent. Ils attendent patiemment. Des images frappantes pour punir les non croyants. Oui, l’estomac allait être rempli ce soir. Oui, le serviteur que tu étais servait parfaitement son Dieu et ses subalternes. Les Lamentations sont peut-être un lieu de punition, mais pour l’instant, le seul endroit innommable se trouvait sur ces plaines rocheuses de Tsuchi No Kuni.

Au sous-sol.
De ta maison.

Bylith, le numéro 14 ! Il est un demi-Dieu, plus exactement celui du bougonnement. Il possède un frère, Demi-Dieu lui-aussi de… Mais je m’égare ! Revenons à Bylith ! Que ton nom maudit soit élever aux sein des cercles des limbes ! Sanctifie son nom, viande !  
Crè… Crève.  

Immédiatement, les épais filaments goudronneux semblèrent se durcirent, devenant pointes et aiguilles entamant la chaire de la victime, muscles piqués au vif d’une victime innocente. Avant que ton coeur et tes veines n’explosent de rage, tes dents jaunies grincèrent d’un air revêche. Il arrivait, de temps en temps, qu’une viande soit plus robuste qu’une autre. Que son moral, malgré l’alcool ou encore bien la peur qui hantait la victime, se brise. Apparement, cela n’était toujours pas le cas. Peut-être fallait-il insister de façon plus loquace ? Tu ne pouvais t’en prendre qu’à toi-même, guerrier pieux. Malgré le sang bilieux qui s’écoulait plus aisément au sein du grand cercle et de son triangle, les bêtes sacrées n’étaient pas encore repu.

Le 14 signifie une forte personnalité, parfois colérique, parfois digne d’un tonnerre ! Voilà pourquoi tu me résistes autant, aha ! Mais cela ne continuera pas, je ne peux le permettre bien que joyeux amusement que tu me procures…  

Un gourmand.
Un meurtrier.

Tu ne te situais pas dans le domaine des prêtresses de la luxure, aujourd’hui la gloutonnerie était bien plus haute que l’envie du Deuxième Cercle. La faim avait pris le pas sur le mental et les messagers du Dieu Jashin te dictaient aveuglement que dire, que faire ! Et malgré les accords entre les Dieux, tu ne restais qu’une seule et même personne, un pion, un faible guerrier du bas peuple des mortels. Mais l’honneur était présent ! Tu étais tel un porc, une fois la paté sous la dent, se rendormant bien aise de sa situation. La bouteille brune d’alcool t’appela, nulle présentation : tu la saisis et ôta 1/4 de cette dernière. La cause était sacrée à tes yeux, tu te devais d’être en immersion entre le pandémonium et la gangrénée terre des humains. Ce mi-temps constant lorsque la vision était floue.

Tu aimes le jeu ? Il s’agit d’un jeu bien particulier, tu sais… J’aime lire entre les lignes, mais ce que j’aime le plus…  
Regard plongé dans le sien.
C’est lire dans les gens comme dans un livre ouvert.  

Un sourire maléfique orna ton visage, révélant des crocs taillées pour rompre les tissus de la chaire, l’ivoire initial cassé ; réduit à un or boueux signe d’une non occupation médicale inquiétante. La psychologie prenait une part importante au sein de ton ancien job. Comprendre le sujet, les tenants et les aboutissants d’un interrogatoire. Tu n’avais pas la possibilité de lire directement dans l’esprit des gens comme pouvait le faire le Clan Yamanaka ; alors tu utilisais ta propre méthode. Un chemin de traverse restait quand même un chemin. La réussite finale n’en devenait plus que savoureuse. Les feux s’embrasaient entre les tombes, mais tu arrivais toujours au point névralgique avant d’être englouti par tes propres flammes intérieures.

La fièvre constante avait eu raison de toi.
Les aiguilles perçantes plongeant plus profondément.
Vociférations contre Faux dieux inexistants.
Pour les païens.
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Lun 9 Juil 2018 - 11:53
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Il était temps de mettre un terme à ce manège. À ces bêtises qui grandissent au coeur de chaque personne, à ses ambitions vaines et idiotes ; il n’y avait aucun honneur à mourir dans ce genre de situation. Bien au contraire, c’était une honte pour quiconque. Les lyriques qui chanteront tes louanges, les chérubins ailés déplieront les antiques parchemins sacrés, balbutiant les quelques mots des ultimes démons. Ne faisant rien de ses dix doigts, complètement cuit pensant être un bon Roi, un mauvais vin coincé dans tes commissures ensanglantées. Tu ne vivais pas. Tu trichais. Tu trichais depuis plusieurs années, comme une mer agitée, comme une gueule d’apôtre priant les sacro-saints Dieux. Les filaments goudronneux se retirèrent finalement, révélant alors des crevasses épaisses dans le cuir de la prisonnière. Les excavations sanguines laissaient apparaitre cascade et filet d’un sombre destin. Rien ne servait de trop. De faire trop. Dans un son déchiré, l’animal apeuré sembla reprendre vaguement conscience durant quelques secondes de lucidité vaine.

Ses mots que tu n’écoutais plus.
En la viande tu croyais,
Les humains comme une foule,
Se jetant dans tes bras.

Bienheureux comme une farandole de corps enlacés les uns aux autres, les monstres que tu abritais intérieurement commençaient à s’impatienter. Il y avait ce besoin viscérale de faire mal, pour faire mal. Cette envie malsaine et cet attachement plus que morbide à la douleur, au tourment et à l’amertume de l’affliction. Mais le temps était revenu au jeu des cartes ! Tirons donc les derniers sceaux maudits pour conclure la vitalité de cette demoiselle aux bruissements épais et aux pleurs sucrés. Remplace sang par sentiment. Que Dieu te pardonne pour tes crasses, pour ton manque de compréhension envers l’homme et sa putain de race. Une vision digne d’une noyade, comme une jungle rattrapant la vie. Une errance de quelques âmes timides, perçant dans le noir, comme ils peuvent.
Tirons la fin de vie.

Agrat ; la Déesse aux milles tourments. Le numéro 21. Cette carte signifie que ta vie fut jonchée de difficultés, de traîtrise, de malheurs, de pleurs et… De désillusions. Amicales, amoureuses, familiales. Une viande bien triste, triste sort pour sang bouillant. 
Ricanement de ta part.
Silence.

Comme à ton habitude, tes doigts crasseux déposèrent contre sol sanguin le morceau de carton. Ce jeu méphistophélique n’apportait que tristesse à leur utilisateur. Maudit jusqu’à la moelle, les maitres des séances ne pouvaient voir que les portes se cloront devant leur yeux, indestructibles sans moyen d’échange viable. Car battre les cartes sans don à fournir aux Dieux est un châtiment qui se payera de sa vie. Mais dans ces jours de taule ; mal luné ; tu offrais viande fraiche quoique résistance à Jashin. L’image saute, comme une barrière mentale, ces mots sans queue ni tête, sans logique propre. Les Historiens se pencheront, plus tard, sur les cultes migratoires des religions Sanguinistes. Ils chercheront, tenteront de comprendre, mais en vain. Sans connaitre les ultimes Arcanes, il était impossible pour ces mortels de saisir l’importance de ta mission. L’inestimable place que tu occupais dans les règles de ce monde, comme une maladie pestilentielle, fauchant dans un vent de putréfaction les âmes égarés, vaines.
Inutiles.

Face à toi, cela ne réagissait plus. Tête baissée et cheveux cachant visage. Bave liquide d’amertume et de peur. Lypémanie grinçante face à la bouteille d’alcool à moitié vide. Les quelques vêtements déchirées de la demoiselle laissaient échapper douces parcelles de peau et épiderme juteux. Il était temps d’en finir. De poser la dernière carte qui décidera de son sort. De l’offrande des Dieux, à qui partira l’épais morceau de viande. Sous un sourire méphistophélique, tu délivrais la conclusion à ta prisonnière, le scellement d’une âme.

Le numéro 32. 
Carte ton sol.
Jashin. 

La carte était teintée de noir goudronneux, aucune représentation blasphématrice. Jashin était un tout, bien trop grand pour que les âpres brebis découvrent son vrai apparence, son allure dantesque. Un vaste secret planait sur cet illustre personnage. Peu savaient, peu savent. Peu voulaient savoir pour dire vrai ; car beaucoup ignorent et ignorent qu’ils ignorent. Les faux Dieux que sont les Kage mystifient maussadement les hautes instances, les créateurs et les fou. Alors tu te lèves. Alors tu frappes. Alors tu coupes. Alors les cris deviennent la dansante des Valkyries, les pleurs deviennent mets estimables. Le sang teinte de façon conséquente le symbole ultime gravé à même le bois sur le sol. La récompense, comme une rédemption, comme une corde autour du cou, délivrant de la soutenance.

Après le Meurtre.
Le premier Croc.

Corbeaux remplacent chant des sirènes,
Goutte d’ammoniaque au coeur rempli de haine.
Le soleil se couchera dans la vallée,
Pleurante de sa terre souillée.

Citation :
Rp Terminé.
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