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les fleurs du mal x naari etsuko


Jeu 7 Juin 2018 - 2:15
07 Juin 201.

Kazuma regarde les étoiles, alors que celles-ci se font timides. Même le ciel laissait couler ses larmes. Les nuages grisonnants recouvraient le Pays de la Terre, le plongeant sous une pluie fine malgré les chaudes températures. Si le pays et la ville étaient bucoliques, le Honjô avait lui une autre chose en tête.


EH OUAIS ! C'est mon anniversaire aujourd'hui ! Enfin, ça l'aurait été si je n'avais pas été assassiné il y a trois ans. Mais il n'a jamais oublié la date et a toujours déposé quelque chose sur la petite stèle qui me servait de pierre tombale. C'est ça d'être un bon gars, un jour vous mourrez et paf, on vous fait des cadeaux. Dis-moi, Ketten; ça te dérangerait qu'un jour je quitte mon rôle de narrateur ? Je ne sais pas, trouve un type qui possède la réincarnation, fais-moi revenir 24H, je ramasse tous mes cadeaux et pof je repars...

... arrête de me faire les gros yeux. Tu sais que je n'aime pas ça. D'accord, d'accord, je ne ferais rien. Je reste là. Sur mon siège. Tout seul. À cause de toi. Oui, je m'apitoie. On reprend ?

Cela faisait presque deux heures que Kazuma restait sous la pluie. S'il n'était pas dérangé par une petite brise et de fines gouttelettes, il attendait patiemment que se lève le jour et que ses rayons transpercent les brumes. La matinée annonçait l'ouverture de l'ancestrale fleuristerie d'Iwa. Cette dernière était là depuis si longtemps que c'était à se demander si le village n'avait pas été construit autour. D'ailleurs, les songes de l'Honjô furent saccadées, interrompues par l'interventions de demoiselles qui souhaitaient savoir ce qui le taraudait. Le FCIK, une fois de plus. (Si tu ne sais toujours pas ce que c'est, rends-toi → ici ←; ça indique juste que tu ne lis pas mes autres écrits. Vu le temps que j'y passe ! Bigre !)

Toujours, ses réponses étaient brèves, ses pensées étaient ailleurs. Son seul ami de fortune, le soleil, ne tarda d'ailleurs pas à faire irruption et à ses premiers éclats, le Genin s'échappa entre ruelles et faubourgs afin d'atteindre le cœur même des hauts-étals. La boutique était là, encore fermée : il était trop tôt. Alors, en l'attente d'un responsable, il s'accroupit en tailleur, avec patience. Ses envies était précises, il savait déjà ce qu'il désirait, et ornait à sa ceinture une petite bourse modeste ─ pourtant si rare, lui qui avait vécu plusieurs années sans le sou, survivant de restes et d'actes samaritains des autres villageois ─ qui ne lui permettrait pas de folies.
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Jeu 7 Juin 2018 - 21:52
Etsuko se leva aux aurores, comme toujours. Elle s'habilla, se coiffa rapidement, alla manger avec sa mère, comme toujours. Et comme toujours, elle glissa une fleur dans ses cheveux avant de descendre les escaliers de bois qui menaient à l'arrière-boutique de la fleuristerie. Elle commença alors à trier les différents pieds présents à l'arrière, coupant les fleurs fânées, séparant les abimées des parfaites. Elle prit soin des premières pour les aider à se redresser, à être présentables pour le magasin, avant de les retravailler en bouquets, prenant les moins récupérables pour aller les dresser autour du vieux fauteuil de cuir usé par le temps qui trônait au centre de la petite fleuristerie.

Elle s'occupa ensuite des pieds qui étaient disposés dans la partie présentation de la boutique, commençant par les petites étagères situées contre le mur est. Après avoir soigné les plants, les avoir arrosé, avoir enlevé les quelques pétales qui étaient trop faibles pour susbsister, elle s'occupa des fleurs du comptoir principal, longeant d'abord la partie vente puis suivant le bois massif jusqu'au mur ouest avant de longer ce dernier, pot après pot, remettant tout en état pour l'ouverture qui se ferait dans un peu moins de quatre heures. Son père n'était pas matinal, aussi n'aurait-il pas le temps de tout faire lui-même, et elle le savait. Ceci terminé, elle alla changer les fleurs présentées en vritrine, apercevant un jeune garçon qui semblait attendre de l'autre côté de la rue. Elle lui fit un sourire aimable, accompagné d'un petit signe de tête. Il semblait regarder la boutique, attendant là sans rien faire. La demoiselle aux yeux émeraude continua son travail, remarquant ainsi que le garçon ne quittait pas sa position malgré le temps peu amène.

La Naari, après avoir terminé sa part de la présentation de la boutique, se retourna vers sa mère. Elle était encore en train de préparer des petits détails à l'arrière-boutique et semblait en avoir pour un petit moment avant qu'elles ne puissent toutes les deux partir à la serre pour aller s'occuper des plans en train de pousser. La jeune femme choisit alors de sortir la première de la boutique, poussant la petite porte en bois pour aller se diriger vers le garçon qui patientait là en silence, seul dans la fraîcheur matinale d'Iwa.

« Bonjour, tu veux rentrer ? Il fait froid dehors et tu sembles attendre depuis un moment. Tu veux une fleur pour quelqu'un peut être ? »

Elle lui souriait avec le même professionnalisme qu'à son habitude, les années l'ayant rodé sur ce point. Malgré sa timidité maladive, dès lors qu'elle était dans son environnement de travail, tout allait bien et elle pouvait ainsi sans la moindre hésitation ou gêne discuter à de parfaits inconnus, contrairement à son comportement habituel, comme deux facettes totalement séparées que tout oppose bien qu'elles appartiennent tout de même à la même personne. Elle s'était décalée un peu sur le côté, invitant le garçon à rentrer dans la boutique pour aller trouver ce qu'il voulait.

« Si jamais tu as des questions, n'hésite pas. Je suis là pour ça. »

Elle l'écoutait donc avec attention, attendant de découvrir ce qu'il souhaitait.
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Jeu 7 Juin 2018 - 22:19
Trente minutes. Peut-être un peu plus c'est le temps qu'avait passé Kazuma assis sur la petite bordure de terre qui servait de trottoir face à la boutique de la jeune fleuriste. Il l'avait vue, d'ailleurs, remarquant ses magnifiques yeux d'émeraude à travers une vitre inexistante tant elle était propre, dont les cheveux bruns vinrent à en couvrir la vue, alors que son regard se perdait entre cette grande fleur accrochée à ses cheveux et son adorable sourire. C'était une magnifique jeune femme, dont bien des hommes devaient s'agenouiller face à un tel charme.

Eh, c'est pas parce que Kazuma ne va pas la draguer que personne ne le peut ! Elle est mignonne, si seulement tu pouvais la faire mourir dans ton RP ce serait chouette, elle pourrait rejoindre le rang des narrateurs et là, oui là, je lui ferai-... comment ça "elle est destinée à Takumi" ? C'est pas super sympa de dire ça à un narrateur tu sais, nous sommes des gens sensibles.

Sensible. Kazuma l'est, lui aussi, même si son apparente nonchalance peut faire penser l'opposée. Malgré les rares rayons de soleil, la brume matinale et la lumière tamisée des nuages au-dessus de sa tête, il était aisé de distinguer un timide sourire qui était adressé à la fleuriste. Puis, alors qu'elle retournait vaquer à ses occupations, lui, restait là. Dans cette même position depuis bientôt une heure, assis en tailleurs, les coudes sur les genoux et les paumes sous son menton, comme pour s'empêcher de s'endormir. Il était très tôt et le Honjô n'avait que trop peu dormi, une heure, si ce n'est deux; alors lorsque la jolie brune ouvrit la porte pour s'adresser à lui, il releva haut le regard pour s'adresser à elle avec le plus grand respect du monde.

"Merci de votre hospitalité. J'espère ne pas vous faire commencer plus tôt que prévu, je n'ai pas l'habitude de dépenser mon sou pour des fleurs. C'est aussi pour cette raison que je vous ferais entièrement confiance : j'aimerais une fleur ou plusieurs, pour un ami. dit-il, avant d'enchaîner, presque mal à l'aise. Quelque chose de commun, pas trop... cher, ni rare." expliquait-il. Sa façon maladroite de se justifier quant à son achat et à son manque de moyen venait du fait que, malgré ses trois années passées dans la rue, il avait toujours eu la sensation d'être de trop lorsqu'il s'agit de dépenser sa monnaie durement gagnée. Là où des villageois peuvent dépenser des milles et des cents, Kazuma lui, peinait à offrir une pièce pour son propre intérêt ; et si jamais il réussissait à obtenir une bourse coquette, une grande partie était donnée à d'autres enfants qui, comme lui, sombrent progressivement dans le besoin.

"Je n'ai que ceci à dépenser. Je n'ai aucune idée de ce que peuvent coûter de jolies fleurs, vous pensez qu'il me restera quelque chose dans ces économies ?" demandait-il timidement, en déposant sur la table un petit sac de tissu renfermant quelques pièces dont le prix de certaines fleurs de la boutique dépassaient même ce montant total. La timidité de Kazuma faisait presque mal au cœur.
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