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Une sensei dans le doute [ PV S. Nobusuke ]


Ven 8 Juin 2018 - 23:45

Assise sur la terrasse du restaurant j’avais croisé les jambes, la table que je nous avais réservée donnait sur une vue panoramique d’une partie du village en contrebas. Un verre d’eau à moitié vide ornait ma table au côté du dossier de l’étudiant qui m’avait été attribué. Ayant repris le flambeau de l’équipe numéro un, j’espérais de tout cœur faire mieux, beaucoup mieux que l’ancien sensei qui la « dirigeait » si l’on puis dire… que devait-il d’ailleurs... ?
L’équipe était loin d’être complète, elle ne comprenait pour le moment qu’un seul étudiant, tout nouvellement diplômé de l’académie en tant que Genin Satetsu Nobusuke… Soucieuse de bien faire les choses j’avais demandé son dossier et en avait pris connaissance la veille, malgré un comportement… des plus atypiques ? Jamais n’avait été relevé à son égard un quelconque blâme pour insubordination ; mais… là n’était point le souci… * Sur quoi suis-je encore tombée…* Son dossier, son histoire et ses différents antécédents… de tous les étudiants récemment diplômé j’étais probablement tombé sur l’un des pires éléments qui soit ; mais aussi l’un des meilleurs, fonction du point de vue.

- Itagami … san ? fit une petite voix féminine à mes côtés, me tirant des lignes que je parcourais avec certaines inquiétudes. Avant toute chose… encore merci pour votre association avec père ! fit la jeune fille en baissant frénétiquement la tête.
Qui était-ce donc ? La fameuse serveuse de ce restaurant familial repéré quelque mois auparavant.
Les quelques déjeuners que j’y avais pris avaient fini par me convaincre non seulement du goût, mais des émotions que transportait leur savoir-faire.
C’était une petite roulotte à l’époque, tout du moins jusqu’à ce que je leur fasse une proposition qu’ils ne pouvaient refuser. Présentement la roulotte s’était transformée en un petit restaurant accueillait plus de monde, bénéficiait d’une meilleure publicité et surtout d’un emplacement des plus intéressant… Cet endroit qui j’espérais continuerais de progresser ainsi se faisait une petite réputation de zone paisible et plaisante.

- Vous ne commandez rien ? Fit-elle dans une petite courbette, avant de s’éclipser le sourire aux lèvres en entendant que j’attendais mon premier étudiant.

Seule à nouveau, je rouvris le dossier, me replongeant dans la tragédie qu’avait été la vie de ce jeune homme. Fronçant les sourcils mon regard s’attarda un moment sur sa photo, me demandant ce qu’il serait devenu si les choses avaient été différentes, si cet incident n’avait jamais eu lieu, si son kekkai ne s’était pas manifesté d’une manière aussi… problématique.
Qu’est-ce que ça avait pu être pour un enfant que de vivre avec cette idée en tête ? Bien entendu j’avais du mal à m’imaginer à la place de ses parents, me sachant moi-même particulièrement féroce lorsque les choses tournaient autour de Kuu chan, je préférai éviter de me projeter dans l’état mental de ses parents… mais lui… qu’avait-il vécu en voyant leur regard s’emplir de ressentit et remord à chaque fois qu’il les voyait…

* Tu m’étonnes qu’il ait fini par se trouver des exutoires particuliers… Jouant avec le stylo entre mes doigts, plus silencieuse, plus concentrée j’y voyais autre chose que le bestiau enragé que tous décrivaient… Son kekkai était une chose, tout comme ses notes étrangement supérieures à la moyenne en étaient d’autres, certes… mais ce passif pouvait mener à quelque chose de… bien plus authentique que pourrait le croire certain.

Stylo entre les lèvres, les yeux courant dans les dernières lignes du document, une question suivait mon affirmation ; étais-je la bonne personne pour le mener comme il se devait ? Pour ne pas juste le laisser se noyer dans cette rage méritée en vers le monde, mais pouvoir l’amener à en faire quelque chose…
S’était le premier étudiant qui m’était confié et j’avais déjà des doutes quant à mes capacités à le barrer vers les mers où il pourrait pleinement déployer son talent… du moins, sans trop l’en dévier… non, sans moi-même dévier de ma route actuelle… C’est au milieu de cet océan de remises en question qu’il apparut au coin de mon regard.

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Dernière édition par Metaru Itagami le Sam 9 Juin 2018 - 7:21, édité 1 fois
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Sam 9 Juin 2018 - 1:55

Crick.

C'était le bruit des jointures de ses doigts lorsqu'il avait mis le premier dehors.

S'il n'avait pas pour habitude d'être en proie au doute et à l'anxiété, Nobusuke savait parfois faire un écart à ses usages pour laisser la tempête d'intrigues faire le plein de questions sous sa boîte crânienne. Par chance, son esprit dissipé pouvait être attiré par toutes sortes de petits détails insignifiants qui le sortaient de ses pensées mais, aussi navrant qu'il se le disait, la réalité le rattrapait trop vite et remettre les deux pieds sur terre l'embourbait inéluctablement dans les sables mouvants de son tracas.

Crack.

C'est le bruit que faisaient ses doigts chaque fois que, surpris, il se laissait conquérir par une involontaire crispation en se prenant à considérer qu'il démarrait sa nouvelle vie. Qui sait si cela présageait le pire ou le meilleur ? Sans doute que, d'une certaine manière, il devrait à nouveau faire ses preuves, et qu'il s'obligerait bon gré mal gré à sortir de sa zone de confort pour faire la démonstration de son ardeur et de son opiniâtreté.

Son pas déroulait presque paisiblement sur les avenues qui le traînaient vers ce premier rendez-vous en direction de l'inconnu. Si d'aventures les sensei choisissaient des lieux typiques pour faire la rencontre de la bleusaille qui, téméraire, venait rencontrer ses idoles, il s'avérait que pour son cas le choix avait quelque chose d'insolite. Tout de suite, en apprenant qu'il commencerait par un restaurant, son imagination fit un bond vers la perspective d'avoir affaire à un vieux pourri sénile gloutonnant avachi sur des années d'expérience justifiant la déchéance de l'homme devant le poids de l'âge et, surtout, devant le poids de sa propre bedaine. Puis, magistrale, cette même imagination divergea vers l'idée qu'un protagoniste de cette corpulence est susceptible, une fois le ventre ouvert, de déverser des litres d'entrailles, de graisse et de flotte. Vision macabre d'une hypothèse d'assassinat prémédité.

Ô douce mort qu'il inventait déjà au sensei qui lui déplairait, avec la certitude pourtant de ne pas pouvoir rendre ce rêve réalité.

C'est donc vers une foule de possibles qu'il continuait de marcher, jusqu'à parvenir à l'endroit-clé de sa destinée. Le restaurant répandant ses tables et ses chaises jusqu'au dehors avec une terrasse des plus sympathiques au coeur de laquelle devait sans doute se trouver l'immonde et abjecte personnage qu'il s'était auto-désigné. En abordant l'endroit, il s'arrêta net. Il avait une façon si particulière de se tenir qu'il en était intriguant : Nobusuke avait la fâcheuse habitude de garder une immobilité parfaite lorsqu'il s'arrêtait. Le mot "net", dans ces circonstances, prenait le manteau de la démesure : plus rien chez lui ne bougeait, ni ses yeux, ni ses bras, ni ses jambes. Il était comme un fauve prêt à bondir. Comme un forcené prêt à étriper quelqu'un et c'est précisément ce qu'il faisait à l'intérieur de son âme.

Metaru...

Fit-il dans un soupir. C'est en tout et pour tout la seule chose qu'il savait de son sensei. Un membre issu du clan Metaru. C'était presque parfait par rapport au pouvoir qu'il possédait en lui : le métal ferait la rencontre du fer et le fer, celle du métal. Probablement qu'il pourrait envisager certaines passerelles en observant son maître, du fait que vraisemblablement, bien que différents, ces deux héritages se ressemblent. Pour autant, cela ne lui apprenait qui était la personne désignée et il comprît bientôt qu'en l'absence de soutien, il ne saurait pas trouver l'objet de sa quête.

Ainsi, ses yeux roulèrent jusque sur le serveuse. Toujours immobile, il la guetta un long moment, attendant qu'elle réagisse. Son allure flippante ne tarda pas à alerter la toute indiquée et elle avala les quelques mètres qui la séparaient de lui, posant cette question fatidique :

Bonjour, que puis-je pour vous ?

Il continua de la fixer comme s'il allait se jeter sur elle. La seconde qui passa parût comme un long moment de silence et pourtant, il n'y avait aucune animosité dans la quidam : juste un potentiel de sociopathe en sommeil. Il rompît cette intrigue en un mot :

Metaru.
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Dim 10 Juin 2018 - 13:57

Dans cet environnement visiblement trop clair pour son style, je l’avais vu arriver d’assez loin, vêtu de noir se déplaçant tel un corps à moitié animé, le jeune shinobi ne manqua pas de faire tache dans le décor. Après tout s’était peut être ce qu’il désirait, se faire remarquer pour mieux inscrire dans ses alentour ses intentions ; intentions qui pour le coup… me paraissaient difficiles à lire.
Ses dossiers le décrivaient comme étant glauque, amenant une atmosphère difficile à tenir ; « l’air autour de lui semble lui-même être en proie à la tension qu’il apporte… » Avais-je lu dans l’un des documents à son égard. Ceci dit, qu’importait les mots qu’importait les dires et éventuels descriptifs, il n’y avait pas à dire, ce jeune homme était encore loin devant tout ça…

* Il a l’air complètement désaxé…*



Pensais-je le regard rivé sur lui, ce qui me surprit toute fois était ma réaction vis-à-vis de ce que je voyais. Il m’avait fallu voir mon reflet dans un verre pour me rendre compte que je souriais au malaise qu’il imposait ; un sourire qui ne s’étalait sur mes lèvres qu’en de rares occasions, un sourire que je me refusais à montrer au commun des mortels…


Planté au milieu des tables extérieures du restaurant tel un piquet, il était aussi mobile qu’un cadavre… c’est en le contemplant de la sorte que je me rendais compte de mes intentions. Je ne voulais pas de cette vie pour Kuu chan, je ne voulais pas la voir se détériorer ainsi ; ma petite puce était le rayon de soleil qui m’avait permis de voir le bout du tunnel et elle se devait de rester mon phare… Mais lui… en lui je revoyais les plus atteints de mes fidèles, les plus dérangés de la secte que fut une époque je dirigeais. Fut une époque ? Oui, cela faisait un petit bout de temps que je m’étais consacré aux arts Shinobi, délaissant un peu le petit groupe Jashiniste que j’avais monté çà et là, créant des liens en utilisant le bouche-à-oreille pour rester une communauté réduite, mais particulièrement soudée…

* Omoshiroi …*



Pensai-je enfin, amusée à l’idée d’avoir une occasion de pouvoir façonner pareille personne… Quittant lentement ma chaise alors que la serveuse semblait avoir le plus grand mal du monde à se décider à répondre à ce semblant de cadavre j’approchai lentement, cherchant à me reprendre, cherchant à éradiquer ces anciennes émotions refaisant surface tandis que je m’approchais. En quelques secondes je les avais rejoints, un fin sourire sur les lèvres alors que tapotant doucement l’épaule de ma contractante, je lui permettais de prendre congé.

– C’est mon invité Sarya chan, ne t’inquiète pas, tu peux t’occuper des autres clients. Fis-je d’un air chaleureux à celle-ci qui nous quitta sans demander on reste.

- Nobusuke… je suis Metaru Itagami ta nouvelle sensei, je t’attendais. Fis-je accueillante. Mettant une main derrière son dos l’autre orienté vers la table que j’occupais à l’instant. Évitant de le toucher pour ne point violer son espace vital, ce genre de détails pouvant à bien des égards se monter importants dans ces genres de cas, je l’invitai à me rejoindre au dit endroit.

Mes félicitations quant à l’acquisition de ton diplôme de Genin, tu rentres dès maintenant dans la vie active du village en tant que Shinobi de Kumo Gakure. Fis-je à la recherche de la manière dont j’allais l’aborder. J’ai été chargée de poursuivre ta formation et… je finis par marquer une courte pause, aussi bien dans ces blabla que dans ma route vers la table à laquelle je voulais que nous déjeunions. Bha… je suis sure que tu n’as pas besoin de ce discourt pompeux et inutile, tes notes montrent bel et bien ce que tu vaux.
Récupérant ma chaise en l’incitant à s’assoir en face de moi, je l’observai en silence, tachant d’éviter de sourire ou montrer cet enthousiasme obscur que j’avais réussi à réduire au silence. Je suppose que tu n’es pas du genre à beaucoup parler alors je vais te faciliter les choses. fis-je calmement en montrant toujours ce fin sourire. Il y a bon nombre de types de Shinobis, chacun ayant sa place dans la hiérarchie militaire du village… seulement la plupart est dans la garde, les plus indécis se sont retrouvés à patrouiller dans le village ou à faire de petites missions sécuritaires autour de Kumo gakure qui est déjà bien gardé. Continuai-je en jetant mon regard dans la vue en contre bas donnant aussi bien sur des montagnes que quelque activité du Kumo en contrebas, activités où l’on décelait certains de ces chunins chargés de la sécurité

- … Je ne veux pas de cet avenir pour toi… ce serait un gâchis sans nom… Fis-je en portant le regard sur lui. Tu as un potentiel bien au-delà de ceci… n’écoutant plus vraiment la sensei que je m’étais préparée à être ou la voix de la raison qui s’était d’ailleurs tue, épousant pleinement celle qui s’éveillait après une longue torpeur.

les voies que tu peux emprunter sont nombreuses, mais tu ne t’épanouiras correctement que sur celle qui te sied le plus… Fis-je en posant le menton sur mes doigts croisés :
Alors… Nobusuke kun, réponds-moi sans détour ; quelles sont tes passions… ? Car c’est au travers de celles-ci que nous tracerons ta voie.

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Lun 11 Juin 2018 - 20:27

La serveuse fut rapidement balayée par l'intrusion d'une femme jeune et pimpante au physique aguicheur tout à fait dans les tons de Nobusuke. Exactement le genre de profil qu'il imaginait dans ses fantasmes les plus défendus. Mais la manière dont elle l'aborda éclipsa totalement les songes dans lesquels il avait failli s'évader. Metaru Itagami. Ce ne serait donc pas un mais une sensei. Cela ne lui déplaisait pas. A vrai dire, il se souciait peu du genre. Il s'attarda sur ses yeux de cristal, comme s'il était envoûté par eux : il se demanda dans quelle mesure cette ravissante femme pouvait devenir une guerrière de métal. Invraisemblable. Et pourtant.

La premier contact fut paisible, un peu comme lorsqu'il avait mis les pieds chez son psychologue la première fois. Il entrait dans une nouvelle vie comme on enfonce ses pattes dans des pantoufles et, mis en confiance par Itagami, il s'installa sur la chaise lorsqu'il fut invité à le faire, le coeur gonflé d'orgueil sitôt qu'elle le félicita pour avoir réussi son examen de Genin.

Mais il ne pipa mot. Ses yeux curieux continuaient de scruter ceux de la Metaru comme un cadavre réanimé fixant le néant. Il était comme une coquille vide en apparence, et pourtant une immense joie brûlait à l'intérieur de lui.

Puis on attaqua le côté plus sérieux de l'affaire, sans détours. Manifestement, Itagami était pleine d'ambition pour le Satetsu, et même trop : sans le connaître, elle lui estimait déjà un destin des plus glorieux. Etait-elle assez naïve pour croire que Nobusuke pouvait se projeter aussi loin ?

Probablement pas.

Probablement que c'était un test. Par des questions détournés, elle interrogeait très certainement le fond de l'être de celui qui lui faisait face et qui prétendait pouvoir ouvrir les bras à son enseignement. Mais était-il seulement capable de vibrer à la même intensité qu'elle ?

Tourment.

Les questions s'enchaînèrent dans son esprit et il avait l'impression d'avoir la tête si lourde qu'il l'inclina sur le côté droit.

Ses passions ? Le sang, la violence, la mort, la douleur. Mais comment lui faire part de tout cela sans éveiller ses soupçons ? Il n'en avait aucune idée. Son psychologue l'avait mis en garde : sois correct, réponds droitement et sans paraître loufoque. Mais c'était pour lui un effort considérable et, aussi volontaire qu'il l'était, il se doutait bien qu'il se trahirait lui-même à un moment ou un autre.

Un long silence sépara la question de la réponse. Ses yeux roulèrent vers les autres tables, comme s'ils cherchaient secours sur la terrasse du restaurant. Il se laissa distraire. Au point d'en oublier la question de sa sensei.

Il ne répondît pas. En fait, il ne savait pas quoi répondre.

Il fut soudain attiré par une guêpe. L'insecte décrivait des courbes dans les airs en bourdonnant, presque hostile à la présence des êtres humains sur ce territoire.

Mmh...

Ses yeux épousèrent les courbes de cette guêpe aussi longtemps qu'Itagami attendît pour relancer le débat.

Tourment.

C'est un peu le mot qui planait au-dessus de ce premier échange.
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Mar 19 Juin 2018 - 18:09

Intriguée j’observais, patiente et silencieuse j’attendais une réponse du jeune Satetsu, au cours de ses réflexions il finit enfin par montrer signe de vie, inclinant la tête sur le côté alors qu’il cherchait une réponse adéquate à la question que je venais de lui poser. J’avais posé le menton dans le creux de ma main et le coude de celle-ci sur la table, attendant patiemment qu’il réagisse.
Je devais dire que son comportement relatait tout à fait les dires à son sujet ; perturbant. C’était bel et bien le mot, un sourire sur les lèvres je l’imitai, inclinant à mon tour la tête sur le côté, cherchant à voir mieux que ce regard sans âme avec lequel il m’avait précédemment scruté. Mais j’avais plutôt l’impression de m’enfoncer toujours plus profondément dans l’obscurité d’une forêt épaisse par une nuit sans lune. Plus j’essayais, plus me semblait s’épaissir cette obscurité… ceci dit, il y avait bien, cette… lueur quelque part ; ce n’était pas tant celle liée à l’espoir ou toute autre forme de véritable attente positive, non… quelque chose de plus… spécial, de plus… sinistre.

Mon sourire s’élargissant, je remarquais avec une pointe de frayeur l’effet qu’avait le jeune shinobi su moi. Il réveillait de par sa simple présence des sensations grisantes que j’aurais préféré noyer, une part de ma personne que j’avais préféré éviter ; Kuu chan m’y avait bien aidé et Hisao remplissait actuellemnt parfaitement ce rôle. Ceci dit, en quoi serait-ce dangereux de me laisser happer présentement ? Maintenant que je me connaissais mieux me maitrisait mieux… ne serait-ce pas une magnifique expérience ?
J’eu un faible rire en réalisant que Nobusuke n’était plus vraiment là, plutôt qu’il chassait du regard une créature pouvant elle aussi se montrer assassine. Oui, ayant lu son dossier j’attendais une réponse peut conventionnelle, mais à le voir présentement, je devais me rendre à l’évidence. Nous ne nous connaissions pas, il n’y avait absolument aucun lien entre nous deux, alors pourquoi irait-il me raconter ses désirs les plus personnels, surtout dans son cas... les plus morbides.

* J’ai bel et bien essayé de bruler les étapes…* pensai-je en me redressant sur ma chaise, prenant une position un peu plus décontractée pour me préparer à le faire émerger.

- Nobusuke Kun ?... Hai… Fis-je en lui tendant le menu de la maison lorsque je recanalisai son attention. Tu peux commander ce que tu veux, ne regarde pas les prix, c’est moi qui offre et c’est en partie mon restaurant. Continuai-je avec un sourire.

Certes s’était là encore une manière de voir comment il interagissait avec l’extérieur, comment présentement il vivait dans la communauté, mais aussi parce que je comprenais le pourquoi de ses hésitations. C’était une question de confiance, une confiance qui bien entendu ne pouvait être placée en n’importe qui, ceci était vrai aussi bien pour lui que pour le reste du monde.

- Oublions ceci pour quelque temps, pour le moment, pour aujourd’hui, ce n’est qu’une prise de contact. Fis-je en attendant un peu qu’il se décide. Nous aurons tout le temps d’apprendre à nous connaitre au fil des missions et du temps que l’on passera en équipe. faisant signe à la serveuse pour qu’elle vienne prendre nos commandes, j’eus finalement l’idée de lui proposer ceci :

- Bha tiens ! Tu dois être fatigué d’entre les gens te demander si ça va etc etc… alors qu’en serait-il si pour une fois tu posais les questions ? Fis-je toujours souriante, espérant cette fois-ci qu’il n’aurait pas à trop se triturer les méninges pour répondre. Je ferais mon possible pour répondre… tant que tu ne vas pas trop loin. poursuivis-je d’un petit rire.

- Alors, que veux-tu savoir sur ta sensei ? En tout cas, sois sure d’une chose, je ne te mentirais pas.



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Sam 23 Juin 2018 - 11:43

La voix de sa sensei le rappela à l'ordre. Elle lui rappelait toutes ces fois où sa mère le sollicitait pour lui éviter les accidents. Fais attention à toi, Nobusuke. Ne mange pas cette chose. Ne monte pas sur la table. Repose ce couteau. Depuis qu'il avait écrabouillé le crâne de sa jeune soeur, le petit détraqué avait besoin plus que quiconque d'être surveillé de près. Le choc psychologique qui avait suivi cet involontaire homicide avait comme lobotomisé l'esprit du jeune homme, au point de faire de ce garçon une créature immorale et inattentive.

C'est un peu ce qui se présentait face à la Metaru. Son malaise avait tout lieu d'être, puisqu'il n'était pas évident d'aborder consciencieusement l'esprit si divagant d'un garçon envahi par les démons de sa propre enfance.

Pour autant, son numéro suscita l'intérêt du genin au plus haut point. S'il avait l'habitude d'être lui-même sujet à différentes thérapies, il n'avait jamais eu le loisir d'échanger son siège avec son confident. Subitement, ses yeux commencèrent à grossir et sur son visage se manifesta son vrai lui : la douce inattention de l'enfance laissa sa place aux intentions les plus malveillantes du monstre qui sommeillait en lui. Un sourire se déclina sur son visage tandis que, comme pour faire écho à la proposition qui lui avait été faite, il glissa son doigt sur une ligne de la carte du restaurant.

Puis-je prendre du jus de tomate, sensei ?

Elle avait touché le quidam. Il commençait à se dévoilant, faisant une croix sur le silence qui s'était voulu salutaire pour la suite de cet entretien. Sa personnalité se manifesterait probablement petit à petit. Le choix du jus de tomate n'avait rien d'un hasard : la couleur du liquide lui rappelait celle du sang.

Alors que la commande était en route, il s'enquit de profiter de la chance qui lui avait été offerte.

Je vous remercie, sensei, de m'offrir la possibilité d'en savoir un peu plus sur vous.

Sa langue passa sur ses lèvres. Il se délectait déjà de cette chance.

Attendez que je réfléchisse...

Il posa son doigt sur sa bouche, levant les yeux au ciel, l'air songeur.

Avez-vous déjà tué quelqu'un ?

Ses deux mains se posèrent sur la table tandis qu'il commençait à se soulever de sa chaise, et déjà son visage se maquillait d'un sourire ?

Ou aidé quelqu'un à tuer quelqu'un ?

Il s'avança un peu plus vers elle, visiblement intéressé par la réponse qui allait être donné. Mais il ne lui laissa pas le temps de répondre.

Ou torturé quelqu'un ?

Il s'était approché d'elle comme s'il voulait lui dire un secret. Il était excité. Son imagination débordait d'images gores et sanglantes. La Metaru serait-elle sur la même longueur d'onde ?
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Sam 30 Juin 2018 - 13:33

L’espace d’un instant, je comptais vraiment faire de cet entretien une simple prise de contact, qu’il sache à quoi je ressemble, que je sache plus ou moins comment réagir avec lui, même superficiellement… mais, je ne m’attendais pas à ce que cette proposition soit pour lui une si belle occasion de m’accorder sa confiance. Quoi que non, ce n’était pas le cas, s’était sa curiosité qui parlait, curiosité qu’il n’avait probablement jamais eu à prendre en compte dans ses tentatives délimitations de contact avec le monde extérieur.
Sa demande de jus de Tomate, plutôt de quelque chose d’aussi saint pour un garçon de son âge m’intrigua l’espace d’un instant avant que je ne finisse par faire le rapprochement concernant aussi bien sa personnalité que la manière dont il devait percevoir les choses.

La jeune serveuse s’était rapidement éclipsée après avoir pris la commande de mon protégé, il faut dire que son intérêt soudain et l’expression qu’il affichait présentement n’arrangeait pas vraiment son apparence déjà un peu glauque. M’assurant qu’elle était bel et bien en route, je reposai sur lui un regard intéressé, regardé accompagné du sourire qui quelques instants plus tôt m’avait quitté :

- Ho mais je t’en prie… fais-toi plaisir ! Avais-je répondu à ses remerciements vis-à-vis de ma proposition et je le découvrais enfin, mon élève, le véritable Satetsu Nobusuke derrière ce fragile masque social qu’il avait conçu. Mais une chose m’apparaissait comme certaine … nos sourires… à bien des égards… se ressemblaient beaucoup.

Mais Il allait falloir que l’on travaille ceci, la vie en communauté était importante s’il voulait pouvoir se fondre dans la masse ; une capacité pratiquement vitale pour un Shinobi. Je ne répondis pas tout de suite, le laissant quelque temps suspendu à mes lèvres étirées en un sourire. Ceci dit c’était pour une bonne raison, notre jeune civile revenait avec sa boisson écarlate et les amuse-gueules que j’avais demandés. Calmement je lui avais discrètement fait signe de s’assoir, accompagnant ce signe d’un autre pour lui faire comprendre de prendre son mal en patience. :

- Je vais suivre mon invité sur les fruits et légumes donc… tu pourrais nous faire deux cocktails « Fraise pastèque » s’il te plaît ? Fis-je à la jeune femme enfin rassurée d’avoir une commande ordinaire. frais, avec du sucre et sans alcool. Continuai-je en adressant un clin d’œil à Nobusuke. Je sais que tu as déjà une boisson, mais, j’aimerais au moins te faire gouter ça… j’ai un petit faible pour le sucre… murmurai-je à l’attention des deux alors que celle-ci s’en allait avec le sourire. Et un peu plus de fraise s’ilte plait, j’apprécie leur gout !

- Bien, elle va être occupée quelque temps… Repris-je en posant de regard sur lui m’approchant un peu pour l’imiter en posant le menton sur mes doigts joints. Il faut faire attention à tes expressions Nobusuke Kun… si elles transparaissent trop… les gens commencent à avoir des doutes. Fis-je sur le timbre d’une petite leçon, dirigeant le regard vers la serveuse s’éloignant…

-… Et oui Nobu Kun… j’ai déjà tué des gens… Répondis-je enfin, lui servant pour la première fois depuis cet entretien le sourire sadique qu’il m’arrivait parfois d’offrir à mes victimes dont l’heure était venue. Dans ce genre de situation il ya quelque chose qui revient souvent… ceux qui implorent pour leur vie et ceux qui font la forte tête. Poursuivis-je en plongeant mon regard dans le sien. Ceux-là sont intéressants vois-tu… parce qu’ils ont forcément quelque chose à cacher… donc… Changeant de position, posant simplement ma tête dans une main en posant l’autre sur la table... Il faut leur tirer les vers du nez…, et puisque les Shinobis et les brigands sont généralement préparés à ceci… on peut s’amuser un certain temps avec eux avant qu’il ne nous donne une réponse. Fis-je en prenant un petit lot de cacahuètes grillées entre les doigts.
- Parce que oui, tout être humain a une limite… certains parlent après que l’on leur ait arraché les ongles… d’autres après que l’on leur ait enlevé la peau du dos… certain… après que l’on leur ait brisé quelques Os… Continuai-je en écrasant une des cacahuètes du bout du doigt sur la table… me remémorant un des interrogatoires que j’avais faits avec les quelques Jashinistes en qui j’avais toute confiance. Plus l’individu est résistant… plus l’on peut se montrer… créatif Fis-je en mangeant enfin mes hors-d’œuvre. Puis une fois que tu as tes informations … la manière dont tu disposes de ou des individus ne dépend que de toi. Fis-je en me servant dans le petit bol d’amuse-gueule.

- Ce sont… les aléas du métier. Finis-je comme si ça avait été un fardeau ; évitant d’en parler comme d’un mal ou d’un bien, me contentant simplement d’accompagner mes dires d’un sourire complice…



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Mer 25 Juil 2018 - 16:56

Délicieuse. Sa sensei était tout simplement délicieuse. Cela n'était dû tant à ses courbes où à son visage parfait ; non, c'était dans sa manière d'être, dans ses paroles macabres et excitées. Les sourires réciproques se reflétaient comme deux miroirs et il ne fallut pas longtemps à la sensei pour comprendre l'élève, ni à l'élève pour comprendre sa sensei : ils étaient sur la même longueur d'onde. Ce qui, évidemment, ne pouvait présager que le pire !

Roooh ça paraît palpitant ! Vous vous êtes amusée, donc ?! Qu'avez-vous ressenti ?

Etrangement, l'aspect macabre du quidam changea du tout au tout et il commença à se montrer beaucoup plus enfantin et insidieusement curieux. Il aurait aimé la dépecer vivante pour tout savoir d'elle et de son histoire, mais vraisemblablement l'heure n'était pas encore venue.

Pouvez-vous me raconter ? Je veux tout savoir !

Les deux cocktails fraise pastèque arrivèrent presque tout de go. Nobusuke le savoura d'abord des yeux, non sans estimer que sa sensei ne s'était pas trompée sur la couleur : bien rouge, bien vif. Au regard du contexte et des douces paroles d'Itagami, cela ne pouvait que le transporter encore plus !

Saisi par une imagination délicieuse, il semblait vivre un moment de grâce. Il n'aurait aucun mal à obéir à cette femme, aussi vrai qu'elle lui ressemblait dans le fond de son âme. Mais elle, est-ce qu'elle l'accepterait ?

C'est ce qu'il espérait. Assis face à la divine Metaru au milieu de la terrasse, il se voyait déjà dans un avenir parfait avec elle. Elle remplacerait son psychologue. Elle le comprendrait probablement mieux que lui. Et avec elle, il irait au bout du monde, vers l'apocalypse, vers la déchéance du genre mort, semant la mort et la destruction, dévorant les vivants de sa propre espèce et se délectant de leur agonie !
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Mer 29 Aoû 2018 - 14:11

*Hummm c’était donc bien le sujet qu’il fallait soulever…* Ne puis-je m’empêcher de penser en voyant enfin mon jeune étudiant réagir comme je l’attendais depuis.

Mais il était vrai que les jeunes étaient plus absorbés par les histoires que les questions barbantes ou les choix d’avenir ; simplement repenser à ma Kuu chan aurait dû être largement suffisant pour comprendre comment toucher son cœur. Présentement, ce cher Nobu était impatient, souriant, désirant de connaitre la suite de mon récit tandis que je contemplais pour la première fois un véritable sourire d’enfant ; bien que le contexte ait été… singulièrement déplacé. M’enfin, ceci n’était pas un problème, la vie l’avait façonné pour qu’il soit l’élève que j’attendais. Après tout quel jeune genin serait prêt à se lancer dans lui-même sur la voie du « récolteur d’infos » ? Sachant ce que ça impliquait, il était clair que ce n’était pas à ça qu’ils souhaiteraient être formés ; Nobusuke était donc dans son genre une perle rare.
J’entrouvris la bouche un instant avant de la refermer, reprenant un sourire plus convivial pour accueillir notre serveuse revenant avec nos commandes. Juste le temps de l’en remercier et détailler du regard Nobu qui examinait son verre j’eus un petit rire avant de lui offrir ce qu’il demandait avec tant de ferveur ; je pouvais le comprendre, ce n’était pas tous les jours que l’on tombait sur son alter ego.


- Ce que j’en ai ressenti… Un sourire malsain sur le visage, levant le regard au ciel pour me rappeler de ces sentiments et sensations qui à cet instant n’avaient suent que m’emplir de joie, m’on sourire s’élargit quelque peut lorsque remuement mes lèvres. J’ai rarement vu et ressentie chose aussi plaisante que ces moments… ces délicieux moments où ta victime pousse son premier cri… Fis-je d’un sourire un peu plus malsain… émet ses premières supplications… cherche à marchander… perd toute forme d’espoir…

Baissant vers lui un regard aussi calme que profondément dément, les yeux mi-clos, tachant de laisser redescendre quelque pas l’excitation qui montait. Cela faisait quelque temps depuis mon dernier interrogatoire, c’était donc certainement la nostalgie qui parlait. Calmement j’expliquai une de ma dernière intervention, le point au quels certains moments pouvaient être grisant, le point auquel certains individus ne comprenaient jamais que leur chair atteindrait forcément les limites du supportable… que leur esprit finissait toujours par lâcher lorsque la douleur arrivait à son paroxysme.
L’intensité des hurlements montant avec la douleur, la vitesse avec laquelle périclitait le courage lorsque la souffrance devenait maitresse… un ongle arraché, un os broyé, un membre déchiré… des moyens simples et rustiques certes, mais avec quelle lenteur devaient-ils être perpétrés pour que le corps semble souffrir éternellement de ces pertes ? Après tout le cerveau avait une tout autre perception du temps lorsqu’il savait ses chairs en souffrance. Cinq minutes en paressaient quinze, vingt minutes en paressaient soixante et etc…

- Après comme je le disais, il faut savoir se montrer créatif… Fis-je d’un air pensif. par exemple, écorcher la main d’un individu pour enfin la badigeonner de vinaigre… c’est une drôle de cuisine, mais crois moi… le vinaigre a un effet particulièrement intéressant sur la chair a vif. En plus de jouer le rôle de désinfectant l’on peut aisément se le procurer. Poursuivis-je en pensant rendement et dépenses. crois moi… c’est plus pénible de les maintenir en vie lorsqu’ils ont des infections… la fièvre les fait délirer et… Me rendant compte que je parlais déjà beaucoup, je finis par poser sur lui un sourire plus calme.
Fin... je ne vais pas tout te raconter quand même, il faut que tu en découvres par toi-même… fis-je en quittant finalement mon siège, ce n’était après tout qu’une prise de contact ; entament lentement le pas après avoir fini mon verre, je m’approchai de lui et lui tendis la main.

- Si bien sûr tu me trouves assez bien pour être ton professeur… fis-je en attendant qu’il se décide à la prendre : J’aurais tant de choses à t’apprendre…

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Enceinte de 4 Mois 1/2

[ Merci pour le Kit <3 ]
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Dim 2 Sep 2018 - 11:18

La complicité d'Itagami et de Nobusuke à cet instant avait quelque chose d'électrique, comme s'ils étaient attirés l'un par l'autre. Elle le voulait pour élève, il la voulait pour sensei. Dans sa façon de présenter les choses, et au regard de l'idée qu'elle se faisait de la souffrance, de la torture, de sa façon de se délecter de ces pensées sournoises, fagotées de la robe obscure d'une mort presque trop palpable pour qu'on veuille continuer à ce jeu des pulsions, il y avait une âme aussi noire que l'était la limaille de fer du jeune Satetsu, complètement obnubilé par le récit langoureux de la Metaru. Ils faisaient partie d'un monde à part, déconnecté de la réalité, dont le nectar sanguinolent les nourrissait intrinsèquement. Un nectar aussi coloré que l'était le jus fraise-pastèque dont il humecta ses lèvres comme s'il buvait le sang de sa petite soeur, celle dont il avait maladroitement écrabouillé le crâne d'un coup de marteau matérialisé par sa limaille, alors qu'elle n'avait pas encore un an, ce qui en soi était le premier facteur de son déséquilibre mental.

Le détraqué observa la souveraine Jônin, ses yeux, son sourire, ses cheveux d'or. La réponse s'imposait d'elle-même, quand bien même il n'était pas directement concentré sur le côté protocolaire de l'affaire, mais plus sur des hypothèses sanguinaires qui s'animaient en lui comme une flamme dansante. Il reposa son verre juste devant lui. Il remarqua que la position de ce dernier n'était pas tout à fait centrée. Il se pencha et s'approcha pour bien évaluer la distance qui le séparait des deux extrémités de la table. Il réajusta sa position, tout absorbé par ce travail de précision. Il était aussi méticuleux qu'il était fou.

--- J'accepte.

Lança-t-il après avoir bu les paroles d'Itagami.

--- J'ai encore beaucoup de choses à apprendre, que ce soit dans l'art du ninjutsu, ou dans celui qui nous lie désormais. Je serais votre élève. Je vous obéirais.

C'était un véritable chien d'attaque. Il était très docile, et même si ses moments d'inattention n'en faisaient pas l'être le plus fiable, il demeurait que sa parfaite dévotion en faisait un merveilleux subordonné. Déjà esclave de ses pulsions morbides, il n'avait aucun problème à être esclave de quelqu'un d'autre, aussi vrai qu'il n'avait pas souvent conscience de la réalité. Itagami venait d'obtenir les faveurs d'un ange de la mort. A présent, elle pouvait bien choisir ce qu'elle en ferait : la guiderait-elle vers le meilleur ou le pire ? Tout portait à croire qu'elle ne comptait pas se contenter du minimum, et que sous les couleurs rouges et noires de ce duo morbide se cachaient les plus terribles perspectives.

Ils discutèrent encore quelques instants, vidant peu à peu le liquide rouge qui remplissait leur verre. Ils apprirent à se connaître un peu plus, ce qui était de bon aloi compte tenu de la décision qui venait d'être prise. Lorsqu'ils se séparèrent, Nobusuke eut comme le sentiment qu'on lui arrachait une amie. Il avait trouvé quelqu'un comme lui : il ne s'en séparerait pour rien au monde !
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Une sensei dans le doute [ PV S. Nobusuke ]

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