Soutenez le forum !
1234
Partagez | 

Pétard festif - Hanjo Kazuma


Sam 9 Juin 2018 - 3:12
Génial quoi, les domestiques, jamais là quand on n’en a besoin. De tous les jours de l'année ou de la semaine qu'elle aurait pu prendre, Mina s'était sentie obligée de prendre celui-là. Aujourd'hui quoi. Ce n'était pas comme si elle l'ignorait qu'en cette date maudite, il allait falloir ce farcir tous ses vieux maudits pour les marques de respect. Dans vos rêves viandes avariées ! Deux temps, trois mouvements, j'avais déjà fait le mur du domaine à l'aube, c'était même plus tôt que ça, il faisait noir encore. Si cette incapable avait été là, elle aurait pu me donner un déjeuner au moins, mais non voilà en plus que je devais subir le jeûne !

§ - " Ce n’est quand même pas croyable qu'avoir recours à ce genre de plan de gueux. "

À Taki, cela ne serait jamais arrivé. Pour cause, il n'y avait pas de mur et les vieilles peaux éclataient en confettis avant d'arriver à un âge avancé. Une vie parfaite quoi. Mais quoi un malheur n'arrivait jamais seul, en fouillant dans ma poche cachée pour ressortir ma boite à tabac, il fallait que je constate qu'elle était presque vide. Même pas de quoi faire une mini-roulée.

§ - " Ah ben ça c'est le pompon. "

Heureusement, j'avais pris de quoi faire des dépenses, tout allait bien, sauf que, je n'avais pratiquement jamais fait mes courses moi-même donc trouver une place vendant du tabac et surtout ouverte à cette heure. Cela s'annonçait sportif. Pourtant, à force de suivre les routes principales en examinant les enseignes ainsi que la ville morte à cette heure, mon bonheur se profilait. La porte refusait de s'ouvrir. Peut-être que je m'y prenais mal, mais rien à faire. Ok, frappons dessus... Une fois. Deux fois... Trois fois...

§ - " OHHH HEYYY !! OHHH! ALLÔ ?! LA PORTE EST BLOQUÉE ! "

Bon j'aurais pu exploser la porte plutôt que les tympans ou ma patience, mais j'avais comme dans l'idée que ça passerait moyen si je me faisais prendre. Déjà que je n'étais pas censée être en dehors du domaine, alors si en plus je me faisais ramener par les larbins du village. Mes "collègues". Pourtant pas le choix, la boutique était là et son feignant de commerçant faisait la sourde oreille, ok, ok. C'était parti pour le spectacle. Quelques crachats de boules d'argile chargées d'explosif et un vrai feu d'artifice, bon un peu miniature, mais tout aussi bruyant qu'impressionnant devant sa fenêtre, ça devrait le faire bondir hors de son lit. Le fait que les autres lumières autour s'allumaient et que toutes les fenêtres s'ouvraient pour constater mon art était secondaire. Quand toutes les billes avaient fini leur œuvre, on pouvait passer aux choses sérieuses.

§ - " Mon brave, ta porte est verrouillée, je veux mon tabac. Maintenant. "
" Pardon...? "

Il avait l'air à moitié réveillé et pas très vif d'esprit.

§ - " DESCENDS ME VENDRE DU TABAC IMBÉCILE ! "

Voilà c'était plus clair comme ça ? Ou alors, je devais détruire la porte et me servir ? Au pire je lui laisse un mot pour lui dire d'envoyer la facture au clan... Hum... Comptons jusqu'à trois pour décider ! Un....
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3417-chokoku-diao-done http://www.ascentofshinobi.com/t3851-le-dossier-explosif#29470

Sam 9 Juin 2018 - 3:36
ET BAM ! C'est le matin, j'suis tout frais, Kazuma va pas tarder à se réveiller, on est partis pour un nouveau RP. Il ne me reste plus qu'à feuilleter mes fiches de narration pour ne pas me planter sur le nom de la partenaire du jour de notre beau-gosse mystérieux national, le Honjô au charme dévastateur; le héros de mes histoir-... comment ça j'en fais trop ? Eh oh, "Votre Altesse Invité", si vous ne vous délectez pas de ma présence, je vous invite à vous faire fo-... eh, oops. Je n'avais pas fait attention que c'était toi. Pardon, je suis un peu sur les rotules aujourd'hui. Tu sais bien, hier c'était mon anniversaire, on en a parlé ici !.. du coup on a arrosé ça avec les narrateurs de deux-trois Kages, bon sang c'était chouette. On reprend l'histoire de Kazuma !

Il n'était pas encore la fin de la matinée que Kazuma se réveillait, le visage encore engourdi par sa nuit très courte. Ce n'était pas tant le manque de sommeil qui l'avait fatigué, mais sa journée entière à songer à ce qui aurait pu advenir si j'étais encore là. Ses paupières s'étaient entièrement plissées la veille et il peinait à rester éveillé : huit heures de sommeil n'étaient pas de trop. Alors au réveil, il se contenta de se brosser les dents avec une petite pâte mentholée qu'il gardait précieusement dans une bourse de plastique, se rincer les cheveux sous les douches municipales de la ville, puis reprendre sa route en direction des monts d'Iwa. Une fois de plus, il devait s'entraîner pour prétendre à des missions de plus haut rang et potentiellement plus lucratives. La vie est dure, lorsqu'on est sans sou, sans toit.

Cependant, un braillement infâme le fit s'arrêter et presque prendre route à contre-sens. D'abord des hurlements, puis un bruit d'explosion pouvant presque sonner l'alerte. Une attaque ? Si c'était le cas, il était prêt. La main glissée dans sa pochette ninja, remarquant qu'aucun garde ne s'était lancé en direction de l'attentat, il ne se laissait pas distraire et fit le tour de la bâtisse qui lui faisait face pour ne pas se montrer de front : jamais prudent ne l'est de trop. Un pas de côté, la main prête à projeter quelques makibishis, Kazuma se rendait compte qu'au final, ça ne provenait pas d'un terroriste Kirijin, mais d'une
─ SUPER BONNE ─ Iwajin. Celle-ci s'adressait avec vivacité à un habitant pour une question de tabac. Alors, Kazuma baissa sa garde, relâchant son étreinte avec ses étoiles, pour finalement s'approcher d'elle. Son visage était encore groggy... c'était le matin, après tout.

"Je n'avais encore jamais vu une explosion dans l'enceinte d'Iwa sans qu'elle ne soit causée par une attaque. Je peux vous aider ?" dit-il d'une voix douce, relativement calme. S'il était habituellement harcelé par les filles du FCIK, il ne se déplaisait pas à sociabiliser avec les gens de son village, encore moins ceux qui ne lui inspirent pas la crainte.

Ah, et le FCIK, me demandes-tu ? Elles ne sont pas là, elles dorment. La vie d'une membre du Fan Club est compliquée, il faut se lever tôt, se pouponner des heures pour être la plus belle fille du club, s'entraîner au combat - au cas où une fille soit plus belle que soi, il faut l'éliminer ! -, puis suivre Kazuma toute la journée jusqu'au soir, jusqu'à ce qu'il parte se coucher. C'est éreintant, que voulez-vous.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Sam 9 Juin 2018 - 4:03
Trois... Le buste était gonflé pour souffler la bille destructrice, pas gonfler ma poitrine mauvaise langue, si j'avais su qu'il y avait un spectateur, j'aurais fait ET pris un bon angle pour sa vue. Bref. Sa petite voix tranquille en tout cas avait perturbé l'action. D'autant plus que son affirmation était outrageante. Non, mais vraiment !

§ - " Comment ça jamais vu d'explosion à part celles de ces débiles de Kirijins tu veux dire ?!! "

Houlala, il cherchait la bagarre lui ou alors il était récent, mieux valait ça que ignare ! En tout cas, à ma face, il comprendrait vite que les explosions, dans la famille, c'était une sorte de religion...

§ - " Tu veux me faire croire que t'as jamais vu de Chôkuko avant moi dans leur art... Hum ? Tu sors de quelle caverne au juste. "

Non, mais je sais, j'aurais pu être sympa, comme il l'avait été, mais quand même, c'était grossier et blessant de ne pas reconnaitre un Chôkoku ! Pire de préférer citer les attaques d'amateurs sans intérêt plutôt que nous...

" HEY les mômes, dégagez ! Allez jouer ailleurs ! Oust !!! "
§ - " Pardon ?!! Tu sais à qui tu parles manant ? "

Visiblement oui, car je le voyais quitter sa fenêtre, ah enfin, j'allais pouvoir être servie, dire qu'à la base j'avais voulu que mon escapade soit discrète, bien joué Diao !

§ - " Hum... Tu pourrais éventuellement m'assister, je n'ai jamais fait ça... Je veux dire acheter des trucs moi-même, tu sais comment on procède ? "

Le pompon, c'était quand même d'assister le chef comptable du clan (mon frère) et n'avoir jamais fait une transaction. Enfin bon, ce n’était pas faute de le dire et le redire, j'étais mieux qu'une princesse ordinaire, j'en étais une sans les inconvénients. Du moins jusqu'à la douche froide. Oui, oui littéralement, on nous ? Enfin m'avait en tout cas déversé un seau d'eau (j'espère) froide sur la tête depuis la fenêtre. Quelques secondes de choc (ou alors c'était des minutes?)... Avant de relever la mèche de cheveux qui s'était collée à ma face.

§ - " Oh la morue pas fraiche.... qu'est-ce.... qu'est ce qu'il a osé faire... Je suis mouillée, comme un pétard trempé de la tête au pied ! Fais quelque chose toi, ne reste pas niais planté là ! "

Une princesse qui ne piquait pas des crises et ne donne pas des ordres, ce n'est pas une princesse pas vrai ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3417-chokoku-diao-done http://www.ascentofshinobi.com/t3851-le-dossier-explosif#29470

Sam 9 Juin 2018 - 4:21
Chôkokû. Autant ce n'était pas la première fois qu'il en entendait parler, autant c'était bien la première fois qu'il en voyait. Aussi étonnant que ça puisse paraître puisque cela fait bien trois ans qu'il arpente les rues de la ville, jamais il n'avait vu un membre de clan en face à face. De ce fait, il conservait sur son visage ce sourire constant, pouvant être interprété comme de la fausse sympathie ou tromper l'interlocuteur en lui faisant croire que Kazuma était un niais. C'était plus de l'excitation, non pas humaine, mais une réelle envie d'en savoir plus sur ce clan capable de faire exploser l'argile.

Il ne lui fallait pas longtemps pour accepter la requête du jeune héros. L'assister, en voilà une quête originale pour celui qui espérait partir en chasse de Kirijins. Depuis quelques jours, la combinaison de sa dévotion pour son pays, son envie de devenir plus fort et sa grande fatigue lui avaient fait perdre une partie de ses facultés de raisonnement, et il conservait à l'idée de servir son pays avec des missions de la sorte. Pourtant, il n'était probablement pas jugé assez fort (tout comme son équipe) pour les accomplir. De ce fait, une petite demande de la part de cette demoiselle le fit sourire. Un regard sur le côté le fit reculer d'un pas, alors que la seconde protagoniste (?) semblait perdue dans ses songes, le Honjô lui avait bien vu le seau d'eau arriver. S'il ne pouvait pas s'interposer, il réussissait au moins à ne pas être trempé. Avec les températures matinales, difficile de ne pas tomber malade en étant humide de la tête aux pieds. Cependant, il pencha la tête avec une moue déconfite en voyant la Chôkokû trempée.

"Tu permets ?" dit-il d'une voix douce et sans animosité, qui voulait clairement dire : "tu vas cesser de me commander ? Je ne suis pas ingrat", mais de façon bien plus courtoise. Après tout, s'il se moquait éperdument du regard des gens, il appréciait les savoir réconfortés; et hausser le ton sans raison ne semblait pas être la meilleure idée avec cette jouvencelle au tempérament aussi explosif que ses jutsus. Kazuma s'approcha d'elle d'un pas lent, avant de regarder ses vêtements trempés. S'ils étaient désormais dans un mauvais état, les coutures et ornements étaient magnifiques. Ses yeux ne pouvaient mentir : il se sentait presque mal à l'aise dans ses guenilles, en comparaison. Mais c'est lorsqu'on a le moins qu'on offre le plus, et le Honjô n'hésita même pas. Il quitta sa grande veste chaude et la déposa sur les épaules de son interlocutrice, avant de reculer d'un pas pour quitter son champ de vision. Il se frotta les épaules; s'il les endurait tous les jours, Kazuma ne supportait toujours pas la fraîcheur de la brume le matin, mais il ne voulait rien laisser paraître. Alors, il s'adressa à elle.

"Je peux en effet t'aider, il y a beaucoup de boutiques ici. Mais il est encore un peu tôt, la plupart ne sont pas encore ouvertes. Tu devrais repasser par chez toi pour porter des vêtements secs, je peux te laisser ma guenille, aussi humble soit-elle, en attendant. Avec des vêtements trempés, tu risques juste d'attraper froid. Veux-tu que je t'attende ici ?" demanda-t-il. Et il attendrait. Il ne pouvait pas se permettre d'offrir sa seule veste à une inconnue, mais d'un autre côté, il ne pouvait pas laisser une inconnue dans une situation telle. Un dilemme qui serait résolu par la réponse de la demoiselle du clan Chôkokû.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Sam 9 Juin 2018 - 4:51
Sans savoir vraiment le pourquoi du comment, l'énervement était passé et c'était plutôt rare en fait, je me souvenais difficilement de la dernière fois où je n'étais pas en colère. Un rien comme tout suffisait à mes humeurs en définitive. Un caractère explosif hein ? Si seulement. Quoi qu'il en soit, il était toujours surprenant de voir quelqu'un agir comme lui. Si aux premiers abords cela ne m'avait pas été évident, quand il se séparait de sa veste pour la poser sur les épaules d'une arrogante et détestable inconnue, soyons francs, immédiatement je pouvais l'assimiler à Tête de laitue, alias Shin, mon frère ainé. Lui aussi était dans son genre doux et las, Shin était aussi gentil et patient en tout temps. Détestable en somme cet imbécile qui n'avait rien compris à la vie. Qu'est ce que ça avait apporté à nos premiers parents de l'être ? Qu'importe, ils n'étaient plus justement, et l'attitude similaire était d'autant plus malaisante, qu'irrésistiblement tentante. Un instant, en observant le tissu, je m'étais dit que lui jeter à la figure ou au sol en grognant ne pas porter de chiffons aurait su m'en débarrasser définitivement. Mais voilà aussi qu'il savait anticiper sans le vouloir et même avec toute la mauvaise foi du monde, le geste était louable en regardant de plus près, sous sa veste, il n'était pas habillé pour la saison. Le contraste avec les soieries trempées rendaient la chose plus évidente encore sur la qualité des vêtements, mais la veste bien que modeste, était chaude et confortable après la mésaventure.

§ - " Hum, très bien, mais accompagne-moi plutôt, j'en ai marre des ruelles vides. "

Il était drôlement serviable, atypique aussi comme petit gars. Qu'on ne prenne pas ça pour des compliments, c'était là de simples constatations. Un petit quart d'heure de marche et nous étions en face, ou plutôt à l'arrière de l'imposant domaine Chokuko. J'allais faire le mur pour rentrer comme j'étais sortie et comme il allait se poser la question.

§ - " Tu devines que je ne suis pas censée être sortie... Fais le guet pour moi. "

Autant l'occuper, ce n'était pas si je pouvais l'inviter à l'intérieur au risque de le faire se faire prendre justement, comment j'expliquais ça ? Tonton pourrait bien le faire exploser sur place en pensant à un voleur ou autre. Pas tant que j'avais du scrupule à le faire attendre, mais je voulais être sûre de ne pas rester coincée ici durant la fête religieuse, donc c'était avec une rapidité que je ne me connaissais pas, que je m'étais changé de vêtements, avant de filer comme un courant d'air. Manque de bol, de tous les crétins du domaine, il avait fallu que je tombe sur un dégourdi. C’était donc en trombe que ma personne avait réapparu pour lui attraper le bras et partir en courant ou presque des environs avant d'être retrouvée. Un peu de veine dans ma malchance, il avait vu une silhouette suspecte, mais ne m'avait pas reconnu cet idiot de frangin.

§ - " C'était bien juste, mais me voilà à nouveau fin prête. "

J'avais même pensé à prendre un manteau à capuche le temps que mes cheveux sèchent et j'y avais pensé toute seule. Pas mal non ? Mina serait impressionnée, alors pourquoi quelque chose ne semblait pas aller à sa face. D'ailleurs, j'avais laissé tous les vêtements à terre (même sa veste oups, cette petite égoïste! ) est-ce que ça n'allait pas attirer la suspicion ? Peu importe.

§ - " J'ai faim aussi, tu sais où déjeuner ? "

Comment ça abuser ? il s'était proposé de lui-même non ?

_________________

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3417-chokoku-diao-done http://www.ascentofshinobi.com/t3851-le-dossier-explosif#29470

Sam 9 Juin 2018 - 5:03
Dans un premier temps, Kazuma se contenta de faire un hochement de tête positif. Lui qui était si agréable avec la demoiselle qui ne s'était pas réellement présentée, se retrouvait agrippé dans l'aventure d'une nouvelle protagoniste. Alors, après quelques minutes de marche sans vraiment lui poser de questions, il se retrouvait face à une immense bâtisse. Certes, il donnait la sensation d'être au service de la jouvencelle, mais ce n'était pas le cas : il était juste particulièrement peu bavard et préférait écouter avec attention pour réagir en fonction et en connaissance de cause. Pour le moment, ses pensées la concernant étaient simples : elle était très peu débrouillarde, aisée, impulsive mais agréable et reconnaissante... enfin, l'était-elle vraiment ? Elle n'avait pas encore remercié l'Honjô pour sa compagnie ou sa guenille... et pire encore, après seulement quelques minutes, elle revint habillée de nouvelles coutures... mais sans la veste du héros. Un affront. Kazuma se contenta de hocher la tête de gauche à droite, n'ayant pas écouter ses dernières phrases. Il ne lui faisait pas la leçon, mais il avait été profondément blessé du manque d'intérêt qu'elle avait porté à son vêtement et lui fit savoir.

"Tu sais, je peux comprendre le choc entre nos deux cultures. Tu vis dans une magnifique demeure; beaucoup de mes amis vivent dans la rue et moi de même. Tu t'es changée pour vêtir une nouvelle tenue qui te va superbement, je te l'accorde, mais tu as oublié de ramener ma veste. Contrairement à toi, je n'ai pas une tenue chaude qui m'attend chez moi. Je n'ai même pas de chez moi. Ce serait gentil de ta part de me la ramener. S'il te plaît." lui dit-il. Sa voix était fragile et peinée, mais son regard était inquisiteur. Libre à elle de n'écouter que les mots et croire à de la tristesse, ne voir que son regard et craindre la colère, ou faire le lien des deux pour comprendre qu'il était simplement blessé.

"Après quoi je pourrais t'indiquer des auberges et des petites boutiques. Je passe souvent dans les rues marchandes en fin de matinée, beaucoup vendent de petites confiseries ou des gourmandises salées qui me donnent l'eau à la bouche." indiquait-il. Une fois de plus, il ne fit pas savoir qu'il avait déjà acheté quoi que ce soit afin de ne pas mentir. Il révéla la vérité : son envie de goûter à de tels mets, répondant presque au critère du luxe pour lui, alors qu'il ne s'agissait que de petits plats peu chers.

T'as pas bientôt fini de faire de la peine à Kazuma ? Il est tellement gentil avec toi, c'est étonnant d'ailleurs. Il doit vraiment tenir à sa veste, je me souviens l'avoir vu cogner pour moins que ça...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Sam 9 Juin 2018 - 5:30
Quand il s'arrêtait visiblement outré... ou peiné ? Il jouait de la comédie pour se moquer ou bien ? Quoi qu'il en soit, ce n'était qu'à cet instant en regardant mes mains que je comprenais mon oubli, peut-être que ma face dévoilait la révélation et c'était d'autant plus gênant, que...

§ - " Je ne peux pas aller chercher ta veste. Le domestique qui range ma chambre l'aura sûrement jeté... Et je ne peux pas aller la réclamer sans avoir à expliquer... "

Bref, c'était de l'égoïsme pur en un sens, ou réellement et oui, j'aurais pu tenter le coup malgré tout avec un peu de chance, mais c'était là aussi une occasion de me faire prendre et à nouveau séquestrer. Mon oncle était devenu paranoïaque depuis la mort de sa soeur et mon père, j'étais assignée à résidence littéralement. Ce qui me faisait réaliser qu'il venait de dire ne pas avoir de chez lui ? Damne, j'imaginais bien la réaction chez nous si on me savait arpentant les rues avec quelqu'un comme lui. Un mauvais quart d'heure et pas que pour moi. Les Chôkuko étaient souvent capricieux, impulsifs et prêts à tout.

§ - " J'imagine que des excuses ne suffiront pas, mais je ne peux pas changer ce qui est déjà fait. "

En secouant la tête, j'espérais peut-être que mes neurones se remettraient en place pour me donner une solution miracle, car je me doutais bien que la facilité de la remplacer ne le contenterait pas. Pour le coup, même si je ne l'avouais pas, j'étais quand même un peu honteuse. Mais les Chokuko sont des idiots, c'était bien connu.

§ - " Te racheter un peu de tissu ou une veste en échange serait insultant n'est-ce pas ? Je peux peut-être aussi compenser la valeur sentimentale qu'elle avait, hum si tu me donnais une chance de le faire. "

On pourrait comprendre qu'il s'y refuserait ou allait vite croire à un tour de passe-passe pour le manipuler. Bon y avait un peu de ça aussi, les intrigants le sont même malgré eux, mais pas que. Difficile à croire, mais parfois je me souvenais que j'avais une conscience.

§- " Commençons par aller manger, je déteste manger seule, alors fais-le avec moi, je réglerais la note ! "

Un problème de régler avec un peu de chance qui nous donnerait du temps, enfin surtout à moi pour réparer la casse. Encore que je pouvais aussi bien m'éclipser maintenant, mais...

§ - " Regarde, faisons un marché pour excuser ma maladresse à ton égard, passons la journée ensemble! Tu me fais visiter la ville et les choses géniales qu'on peut y faire, je finance pour nous deux, si j'ai assez... "

Enfin la bourse était pleine, mais quel était les tarifs du monde au juste ? Si bien que pour preuve de bonne foi, je lui confiais le butin, vu qu'il serait amené à s'occuper des transactions. c'était comme si c'était lui mon assistant aujourd'hui.

§ - " Tu peux gérer ça pour nous deux, ou filer avec, je ne t'en tiendrais pas rigueur, mais si à la fin de la journée, tu as réussi à me supporter sans capituler, on pourra considérer que je peux t'offrir ta nouvelle veste en souvenir non ? "

Ce n’était pas comme si il y aurait mille occasions de ce genre et s'était honnéte quand même non ? Non ?... Un peu d'indulgence, ma seule compétence sociale hors Shin et mon oncle c'était Mina...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3417-chokoku-diao-done http://www.ascentofshinobi.com/t3851-le-dossier-explosif#29470

Sam 9 Juin 2018 - 5:46
Bon, certes ta tenue est magnifique Diao, et je dois admettre que tes formes sont vraiment bien mises en valeur, j'en viens presque à regretter d'être un narrateur ! Mais là, tu pousses le bouchon un peu loin. Sois rassurée sur un point, Kazuma n'a pas de valeur sentimentale pour sa veste, c'est juste qu'il est incapable de s'en racheter une autre par manque de moyens. Si j'étais lui, je te mettrais un grand coup de boule et pfiou, ça file droit dans la résidence récupérer ma veste, à coup de pied au cul si ça traîne !.. c'est d'ailleurs peut-être la raison pour laquelle je me suis fait abattre. J'aurai peut-être dû réfléchir. Héhé, au moins je peux faire la fête avec les autres narrateurs !

Certes, le regard de Kazuma était empli de regrets. La première phrase de Diao n'était même pas une excuse, juste un constat. Il est même vrai qu'à ce moment, il était prêt à tourner les talons, dépité de lui avoir accordé tant d'importance. Mais après une brêve réflexion, il fallait avouer que sa proposition était plus que tentante. Accompagner la demoiselle était certes tentant pour elle, afin d'avoir une compagnie qui, en surplus, s'occuperait de faire ses comptes comme elle l'avait demandé, mais surtout pour lui : il vivrait pour la première fois de sa vie différemment. Il découvrirait, l'espace d'une journée, ce que serait la vie avec des moyens. Une nouvelle fois, son visage fut hoché de haut en bas; mais cette fois, accompagné d'un sourire.

"C'est un deal que j'accepte. Après tout, tu aurais très bien pu rester chez toi ou prendre la poudre d'escampette. Je ne peux pas me tromper en t'accordant ma confiance, du moins pour aujourd'hui. révéla-t-il. ─ Dis-moi Kazuma, tu ne deviendrais pas une grosse guimauve, là ?.. oh, ça y est, je comprends. C'est le fait d'avoir une occasion comme celle-ci de découvrir une nouvelle vie qui te rend tout flagada, n'est-ce pas ? Allez, une journée. Ensuite, tu redeviendras le héros mystérieux que j'aime suivre, ça roule ? ─ On peut commencer par se rendre au niveau du centre-ville. Tu devrais essayer les pâtes de riz farcies. C'est une pâte faite à partir de riz éclaté, roulées et sucrées, farcies avec de la confiture, du miel, ou encore des fruits frais. Un grand classique d'Iwa, beaucoup en proposent à cette heure-ci, pour complémenter un petit déjeuner. Il y a une boutique qui semble en faire d'encore meilleurs !.. du moins, à l'odeur. admettait-il. Comment se fait-il que tu ne saches pas t'occuper de toi ? Tu es encore sous la tutelle d'un sensei ?" questionna-t-il maladroitement. Lui n'avait pas connu ses parents après tout.

Kazuma et Diao étaient la définition même de l'opposition. D'un côté, une jolie jeune femme aisée, élevée par ses parents, au caractère impitoyable, relativement égoïste et hautaine et tête en l'air; de l'autre, un enfant des rues, vivant depuis trois ans sans toit, sans famille, qui se bat pour survivre et maintenir en vie d'autres démunis; ayant suivi l'école de la débrouille pour ne pas périr dans les ruelles. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il accepta la petite bourse de pièces que lui offrait Diao temporairement, bien qu'extrêmement gêné. Après tout, lui non plus n'avait aucune idée des prix de la ville; mais il savait comment ne pas dépenser son argent stupidement. Il arrivait à survivre avec deux pièces par jour, après tout.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Sam 9 Juin 2018 - 6:13
Pff. Si j'avais filé idiot, je t'aurais laissé attendre devant la boutique qui va exploser miraculeusement demain, *tousse* , toute la matinée en vain. Enfin, c'était de bonne guerre, on pouvait dire que moi à sa place, je me serais tapé depuis longtemps. Quel gars bizarre quand même, nop pas de ce genre de spécimens chez les Chôkoku à ne pas confondre avec les Chôkokû d'où Shin et moi sommes originaires. La variante est aussi subtile que le petit chapeau sur le u, mais avant de disparaitre, les miens étaient ceux qui se salissaient les mains, pendant que les artistes gonflaient les caisses. Du moins selon Shin.

§ - " Comment ça pas m'occuper de moi ? Es-tu en train de dire que je ne suis pas assez jolie à ton goût ?! "

C'était fort ça quand même ! Bon ok, j'avais fait moins d'effort sur la seconde mise en beauté, mais en même temps circonstances atténuantes non ?! C'était en boudant sur le coup que la marche allait se faire. Oh quand même, je ne pouvais pas laisser passer ça. Je n’étais pas si pire quand même... Pas vrai ?

§ - " Oh non c'est bon ! N'en dis pas plus ! Amène-nous à ta boutique plutôt...."

En le suivant, je me rendais compte que la scène était familière plus on se rapprochait du centre-ville tandis qu'il ouvrait la voie. Pour tout dire à part un regard et un geste de la main pour lui dire d'avancer, je n'avais pas vraiment répondu à ses interrogations et pour cause. Je ne savais ce qu'était un sensei. Il voulait dire mon tuteur, donc mon oncle ? Ou alors il parlait carrément d'autre chose ? J'aurais pu demander, j'aurais pu oui... Mais pour l'heure c'était une commande de gourmandise qui était en train de se faire et comme toujours, un Chôkoku qui n'était pas dans l'exagération, ce n'était pas un Chôkoku digne de ce nom. C'était vrai que ça sentait bon.

§ - " J'en veux un de chaque sorte, non pas celui au citron... "

La pâtissière n'était pas certaine que je mangerais tout, moi je savais que je pouvais racheter sa boutique en faisant un caprice. Attention avec l'appétit, ça ne plaisante pas.

§ - " Oh d'ailleurs, moi c'est Diao, et toi je dois t'appeler comment ? "

S'il fallait passer du temps ensemble, autant au moins connaitre un minimum l'un sur l'autre comme un nom. Et avant de gouter au délice, je le laissais faire en premier pour pouvoir l'imiter. C'était une première pour moi aussi, au domaine, contrairement à ce qu'on aurait pu croire le régime était drastique pour plusieurs raisons longues et chiantes. Ce qui me faisait repenser à cette histoire de sensei.

§ - " Ça veut dire quoi sensei au juste d'ailleurs ? Comment tu sais que je suis sous la tutelle de mon oncle ? J'imagine que tu n'en as pas si tu vis dehors... Comment ça se fait que ton clan ne t'accueille pas d'ailleurs ? "

Quoi, tout le monde en a un dans un village ninja non ? De mémoire il avait parlé d'amis, donc il n'était pas un cas isolé, pourtant Iwa était riche en finance et pour cause que je le savais, c'était mon frère le trésorier... Puis venait la saveur délicieuse dans la bouche comment ne pas sourire après ça... Parce que c'était un exercice facial que ma précieuse personne ne faisait jamais, ça donne des rides il parait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3417-chokoku-diao-done http://www.ascentofshinobi.com/t3851-le-dossier-explosif#29470

Sam 9 Juin 2018 - 6:36
Kazuma suivait la demoiselle avec hâte. Elle marchait vite, avec ses grandes jambes. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il ne prit même pas la peine de la contredire, lui-même la trouvait jolie; elle devait le savoir. Il avait l'habitude d'arpenter les rues de la ville en passant principalement par les toitures pour ne pas se faire remarquer de la foule, mais pour la première fois depuis trois ans, il rejoignait le cœur du commerce dans le but d'y faire des achats. Une seule fois, il était venu pour acheter une fleur à son défunt ami Jack, en hommage; mais jamais il n'avait dépensé une piécette dans le luxe qu'est la gastronomie... du moins, ce qu'il voyait comme tel. Alors qu'il possédait dans sa main droite la bourse qui servirait pour toute la journée, regardant avec attention les prix pendant presque trois minutes, il calculait avec précaution comment payer le moins cher possible tout en ayant au moins deux pâtisseries chacun. Cependant, la voix de Diao le coupa dans ses pensées, alors qu'elle en commandait sept. Une fortune ! pensait-il, tout en culpabilisant comme si c'était lui qui avait fait la commande. Il fit rapidement le compte mentalement pour savoir combien il devait payer, puis ouvrit la bourse.

Les pièces qui s'y trouvaient n'étaient pas des petites pièces unitaires de rien du tout. La bourse représentait une sacrée somme, et il suffit de deux pièces pour comprendre la totalité de l'achat ainsi qu'un pourboire; mais c'était l'argent de Diao, Kazuma ne se permettait pas de prendre cette initiative à sa place. Pendant la préparation de leur commande, il déposa sa main contre sa hanche pour capter son attention.


"Il est parfois coutume de laisser un pourboire, qui correspond à une petite partie de la somme payée." dit-il, le plus humblement du monde. Il se rendait compte qu'il n'en avait jamais laissé et que c'était peut-être un affront pour les marchands. Avant même de pouvoir faire le compte, la pâtissière déposait face aux deux protagonistes sept délicieuses friandises : une sacrée quantité. De plus, à côté de leur commande se trouvaient deux petits feuilletés de miel, modestes mais d'une odeur si gourmande !

"Tu viens souvent ici, n'est-ce pas ? On te voit presque tous les matins. Passe nous dire bonjour de temps en temps, on aime bien les jeunes comme toi !" dit la pâtissière en s'adressant à Kazuma. En la croisant du regard, il remarquait surtout son clin d'œil explicite et fit immédiatement le rapprochement.

Elle l'avait déjà vu, ramassant les restes des mets d'autrui. Elle le connaissait car il l'avait marquée, à agir dans l'ombre pour ne pas subir le regard des autres, afin de distribuer aux autres enfants démunis. Offrir aux pauvres plutôt que de se goinfrer égoïstement; son geste avait été apprécié et elle tenait à le remercier, d'où les pâtisseries en cadeau. Kazuma les récupéra avec gêne mais reconnaissant et la salua avec politesse. Quelques pas plus loin, leurs pâtisseries encore chaudes ne demandaient qu'à être dévorées et, voyant que sa compagne ne se lançait pas, Kazuma goûta à ces merveilles le premier.


Je peux concevoir que cette description de quelques pâtisseries te paraisse étonnante; mais sache que Kazuma ne s'est jamais permis un tel plaisir. Pour te donner une idée hors forum, ce serait comme offrir une journée de bonheur à un malheureux. Alors il savoure et prend son temps, tout comme cette description... bien qu'au final, il se focalise toujours autant sur tes dires, Diao ! C'est la raison pour laquelle il te répond, la bouche encore pétillante de tant d'arômes.

"Je m'appelle Kazuma, du clan Honjô. Pour ton information, un sensei, c'est un homme plus haut gradé qui t'éduque au combat, à la vie en général. Je n'avais pas pensé à ton oncle sur le coup, pourtant tu m'en avais parlé; je n'ai pas fait le lien. Quant à mon clan..." sa phrase s'interrompt. Non, il ne réfléchissait pas trop, il se rendait juste compte que de la confiture lui avait coulé sur les doigts. Il se les lécha empressement avant de reprendre. En réalité, je n'ai connu que mes parents, qui étaient des commerçants nomades. Je n'ai jamais rencontré d'autres Honjô, ni même entendu parler d'eux. Comme mes vieux m'ont laissé dans les rues quand j'étais encore plus jeune, je n'ai pas réellement envie de les revoir. Ils ne sont plus au village, de toute façon; et je ne le quitterai pour rien au monde. J'ai fait de ce village mon village. conclut-il fièrement. Il regardait Diao avec attention, elle qui n'avait pas encore touché à ses moshis. Avait-il englouti sa pâtisserie trop rapidement ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Sam 9 Juin 2018 - 8:07
Il en faisait bien des expressions différentes, difficile de savoir ce qui se passait dans cette tête ou celle de la commerçante. Ils se connaissaient donc ? Mais il avait dit qu'il n'avait jamais mangé ça, ou plutôt laisser comprendre dans ce sens, vu qu'il n'assumait rien formellement concernant le gout ou autre. Pas besoin d'un dessin pour comprendre.

§ - " Pourquoi tu me fais la leçon ? C'est ta charge le budget, fais ce que tu veux, jeter les par la fenêtre si ça te chante, je m'en fiche."

Y avait qu'une petite fille pourrie gâtée pour dire ça pas vrai ? Et c'était un peu bel et bien le cas non ? Fallait s'assumer tel qu'on était parfois. Parlant de ça, il était intéressant d'observer à quel point lui il avait pris son temps pour faire honneur au met.En réfléchissant quelques secondes, il ne devait pas en manger souvent. Un point commun ? Comment c'était possible ça, je m'en contenterais de n'en goûter qu'un.

§ - " C'est vrai que c'est bon... Mais j'ai eu les yeux plus gros que le ventre. "

C'était mieux que dire, fais-toi plaisir c'est la maison qui offre, pas comme si j'assumerais ouvertement de me montrer aimable non plus. Fallait pas déconner non plus ! Déjà, on frôlait des limites aussi étranges qu'inacceptables. Allez poussons lui sous le nez, histoire de préserver une belle ligne gracieuse... On s'en convaincra.

§ - " Je ne connais pas ce nom de clan. "

Et les éléments qu'il en donnait ne m'indiquaient pas plus. Comme pour le sensei d'ailleurs qui me laissait perplexe, de toute façon je n'avais pas besoin d'entrainement militaire. Son histoire changeait le sujet de toute façon, comment des parents pouvaient abandonner leur enfant ? Les miens avaient tout sacrifié, même leurs vies pour nous sauver. Ce n’était pas de bol.

§ - " Mes vieux ?... Hum. J'ai perdu mes parents aussi, mais à la guerre. Iwa n'était pas mon village natal non plus. Je viens de Taki. "

Pourquoi je lui disais ça, qu'est-ce que ça pouvait lui faire ? Encore que faire la conversation en déjeunant était plus plaisant qu'être seule à ma grande table ou au milieu de gens sérieux qui ne font que parler affaires. Il me semblait qu'on faisait ça dans le temps avec Shin, après la disparition des parents, avant que notre oncle vienne nous chercher. Il s'essayait en face pour me regarder manger avec son air idiot après avoir été cherché mon repas. J'avais beau fouiller, je ne me rappelais pas l'avoir vu m'accompagner. Pour ce qu'il en avait.

§ - " Comment tu fais, tu travailles ? T'as l'air jeune pour ça quand même..."

Enfin, moi aussi je l'étais et ça n'avait pas empêché le clan de me donner des tâches. Non rémunérées, mais vu que j'avais tout ce que je voulais... la journée était instructive a son commencement en tout cas...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3417-chokoku-diao-done http://www.ascentofshinobi.com/t3851-le-dossier-explosif#29470

Sam 9 Juin 2018 - 8:56
Depuis que je sers de narrateur à Kazuma, je ne l'avais jusqu'alors jamais vu repu de la sorte. Il n'avait certes mangé (que) trois moshis, mais son petit estomac ne lui permettait pas d'ingérer davantage de nourriture. Tu sais, c'est pas facile d'avoir un métabolisme hyperactif tous les jours ! Moi, par exemple, j'ai un métabolisme assez lent. Je peux manger 200g de haricots, je prends quand même 300g. Kazuma, lui, mangera cinq kilos de pizza et trouvera quand même le moyen de perdre du poids. Bon, je te l'accorde, je fais partie de ces personnes qui méprisent les métabolismes hyperactifs. Ils mériteraient de pouvoir baiser sans jouir !

Kazuma ouvrit de grands yeux. Venait-il réellement d'entendre une insulte pareille ? Jeter de l'argent, les gens font ça ? Sur le coup, il hésitait presque à se lever et gifler Diao pour son insolence, mais il se remémorait qu'après tout, il était là à cause/grâce à elle. Sa deuxième phrase suivait la première en son sens; puisqu'elle ne finit même pas sa nourriture. Cette problématique avait une solution toute simple : envelopper les moshis dans un petit emballage et les offrir à ceux qui en auraient besoin. Après quoi, il se permit de rétorquer.

"Je me permets juste un détail... fais attention aux mots que tu emploies. Tu sais, je fais partie de ceux qui dépensent en une semaine ce que tu as dépensé pour ces moshis. Jeter de l'argent par les fenêtres est une expression dure pour moi." lui expliquait-il. Cette fois, il n'avait pas simplement été blessé, il avait mal pris sa réaction, et espérait réellement qu'elle s'excuse. C'était presque peine perdue, à en juger par son comportement. Il répondait toutefois à sa question suivante.

"Je travaille, en effet. Je fais de petites tâches ingrates par-ci par-là, je réponds aux missions du village, j'aide les commerçants. Je fais en sorte de survivre, en réalité. Il est d'ailleurs simple de deviner pourquoi tu ne connais pas le clan Honjô : je suis le seul à Iwa. Peut-être sommes-nous plus nombreux dans d'autres pays, mais à ma connaissance, nous sommes la dernière branche de la famille et je n'ai ni frères, ni sœurs." ajouta-t-il calmement. Il avait repris ses esprits et s'il avait failli agir de façon impulsive, il s'était calmé de la précédente remarque maladroite de la fille de Taki. Déplaçons-nous, tu veux ? On emporte juste ça, puis on se déplace. Où souhaites-tu aller ?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur

Jeu 14 Juin 2018 - 22:44
Faire attention aux mots employés ? Pourtant à aucun moment je n’avais été injurieuse, il me semblait du moins, sachant que mon panel de jurons était très développé. Alors oui, j’avais affiché cet air idiot d’incompréhension au début, jusqu’à ce que ma lanterne soit illuminée à nouveau. Du calme l’oiseau, c’était juste une façon de parler et combien même c’était à prendre au sens littéral, devais-je m’excuser d’être l’héritière d’une famille aisée ? Non. Je n’étais pour rien dans son sort et moi je ne m’offusquais pas quand on me traitait de sale gosse de riche à l’académie; à chacun sa croix à porter faut croire.

§ - “ Si tu prends toujours tout ce que je dis aux pieds de la lettre, tu vas bouder souvent, pas sûre que tu arrives à la fin de la journée. Je suis navrée pour toi, sincèrement, mais ce n’est pas faute non plus, donc…”

Aucun tact ? Peut-être bien, cela ne serait pas la première fois qu’on me le ferait remarquer, mais ce n’était pas non plus comme si à la maison on me le reprochait, c’était tout l’inverse, on m’avait toujours dit de ne faire confiance qu’à mon jugement… Et ne pas être influencé par le regard des autres pas toujours le meilleur des guides. En fait même, mon oncle pensait qu’ils étaient néfastes, car envieux. Comme si l’univers voulait nous mener à notre perte pour nous mettre à leur niveau ou voler notre place. Bon clairement, lui il était parano on s’entend… Mais dans tous les délires il avait des parts de vérités aussi, bien ce petit gars avait l’air plus niais et innocent. C’était à se demander comment il survivait dans les rues…

§ - “ Par contre, si je ne fais pas dans la charité, question de principe, je peux penser à toi ou des amis à toi quand j’ai du travail à donner. Cela arrive parfois au domaine, les artistes ne sont pas bons en tout… Par contre la confiance est difficile à avoir chez les Chôkoku, mais je suis certaine de pouvoir convaincre le recruteur. “

Autrement dit Mina, la gouvernante, ma suivante aujourd’hui plus que ma nourrice… Du gâteau, ça ne serait pas la première fois que je la ferais chanter pour avoir ce que je voulais. Mais il n’avait pas besoin des détails pas vrai ?

§ - “ Je vois, tu dois te sentir seul parfois non ? Très bien bougeons, je n’ai toujours pas pu avoir mon tabac et je t’avoue que ça me manque un peu, je suis détestable quand je n’ai pas eu ma dose ! “


Et ne venez pas commenter que c’était déjà le cas !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.ascentofshinobi.com/t3417-chokoku-diao-done http://www.ascentofshinobi.com/t3851-le-dossier-explosif#29470

Pétard festif - Hanjo Kazuma

Page 1 sur 1

Ascent of Shinobi :: Territoires de la Terre :: Iwa, village caché de la Roche :: Cœur commerçant
Sauter vers: