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Le beau et la bête ft Meian


Ven 30 Juin 2017 - 1:38


   
   
   



美登里獣 - LE BEAU ET LA BÊTE


« Tu sais, je suis pas un macho MAIS.... »


Celle-ci était une sacré personnage, une sauvageonne, oui c'était le mot qui la définissait.
Cependant là où on aurait pu s'arrêter à son apparence rustre et à son style vestimentaire quelque peu original il ne fut pas compliqué pour un Shinobu sobre de ne pas s'arrêter là et à plutôt voir derrière ce voile. Du moins c'était ce qu'il tentait de faire, cependant là où celle-ci montrait clairement une personnalité plutôt sympathique derrière cet air primaire c'était plutôt le jeune garçon qui portait un masque à ce moment-là.

Ils marchaient, l'aîné suivant la benjamine avec un air tout à fait mature, ce qui ne lui était pas commun. Son visage était lumineux, il affichait un sourire rassurant à la jeunette, bien que cela aurait pu normalement paraître complètement bizarre d'être suivi par un homme qui souris on pouvait dire que ce léger sourire au coin des lèvres allait à ravir au visage gracile du garçon.

Le temps passa dans un silence plutôt gênant lorsque tout deux arrivèrent dans ce restaurant recommandé par la jeune femme. Apparemment on y mangerait de délicieuses ramyun, du moins, vu les observations effectuées à propos des goûts plutôt spéciaux de cette fille sûrement ne devait-il pas s'attendre à grand chose. Son sourire radieux dissimulait sa crainte.
Les deux s'installèrent à table, où on vint leur servir ce qu'avait commandé la jeune femme. Quelle surprise imaginez-vous ressent-il lorsque, surpris, celui-ci goûte ce plat,... pas mauvais. Se léchant les babines après avoir dévoré son bol en un instant comme un petit sauvage, il reprit son air "normal", toujours avec ce sourire niais au coin des lèvres.

« J'ai une question Mei-chan !
Tu sembles avoir l'âge de te marier, pourquoi combattre où tu pourrais avoir une vie paisible ? A ton âge tu aurais sûrement déjà 2 enfants...» Disait-il d'une façon tout à fait sérieuse, tout en notant qu'il semblait déjà avoir donné un surnom à la jeune femme qui venait de lui dévoiler son prénom.

Pourquoi cette question ? Si vous cherchez à comprendre l'esprit étriquer de ce jeune homme ne cherchez pas trop longtemps. Son regard sur la femme étant différent de celui qu'il porte à l'homme il n'aime simplement pas imaginer une damoiselle en détresse sur un champ de bataille. Macho ? Ceci en est une sorte, en effet, Shinobu comprend tout à fait le choix d'un homme de partir à la guerre, justifiant cet acte par l'instinct même de l'homme désirant protéger les siens et subvenir aux besoins des gens qui l'entourent. Cependant, si cet instinct est celui de l'homme, quel est celui qui pousse une femme à aller au combat ? Celle-ci a bien plus à faire dans la cuisine ou bien auprès des enfants, après tout le ménage ne se fait pas tout seul.

« Tu sais les carrières militaires sont dangereuses... et puis votre cycle menstruel est-il réellement adapté à un cursus militaire ? » Cette phrase aurait pu être une très bonne boutade cependant il semblait être tout à fait sérieux.

Son visage ferme se radoucit d'un coup, poussant un soupir. Et montrant à nouveau ses grandes ambitions féministes :

« En plus les douches sont mixtes.... » A peine eut-il dit le mot repas qu'il afficha un grand sourire bênet.

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Mer 5 Juil 2017 - 11:35

LE BEAU CON ET LA BÊTE
FEAT SHINOBU


    La marche retour s’était voulue silencieuse, docile. Seul Naiem gémissait de temps à autres, toujours à l’affut de la moindre odeur aux alentours. Comme promis, l’homme qui t’accompagnait ne dit pas un mot au passage des portes centrales. Il devait être un minimum connu car on ne vous arrêta même pas pour un simple contrôle de routine. Léger soulagement, il avait honoré sa promesse ; tu tiendrais la tienne.

    Ce n’était ni plus ni moins qu’un cousin éloigné, un jeune homme sans prétention, qui avait décidé de mettre ses talents de cuisinier au service du village. Et un Inuzuka voit large en nourriture, primant la quantité comme s’il n’accueillait que des ogres (d’ailleurs, la plupart de ses habitués portaient les stéréotypes du goinfre).

    Ton estomac, lui, n’était pas si capricieux, mais il t’avait fallu t’adapter à un Naiem en pleine croissance, une bête de plus de 50 kg qui ne demande qu’une chose : De la viande à n’en plus finir. Sans cuisson, sans apparats. Juste la chair et le sang.
    Sans affection particulière ni pudeur, l’épouse de l’Inuzuka vous installèrent en extérieur ; elle ne connaissait que trop bien les dégâts d’un canidé affamé. Il fut d’ailleurs le premier servi, comme si l’invité spécial, au fond, c’était lui. Une gamelle de presque 1kg de viande, ses muscles et ses os. Le carnage débutait ; des crocs qui arrachent, lacèrent, écrasent. On aurait presque de la peine pour ce morceau de carcasse inerte.

    Vos ramens furent ramenés quelques secondes après, engloutis tout aussi vite ; c’était un sacrilège de ne pas les dévorer tant qu’ils étaient encore chaud. Shinobu avait respecté cette tradition, ne rechignant ni sur le lieu, ni sur la nourriture.
    Repus, serein, ses lèvres se délièrent. Commença alors la danse aux âneries, la parade des cons, les joutes de la stupidité. A chaque mot, tes yeux s’ouvraient un peu plus, laissant l’épouvante imprimer ton visage au fer rouge. En trois répliques, il venait de balancer les plus grosses conneries possibles. En 3 répliques, il venait de ruiner ton estime -peut-être à tout jamais-.
    Une blague… ?

    Dis-le ? Dis-le que c’est une blague.

    Les secondes s’écoulaient, pas un seul signe de plaisanterie, pas une sentence d’excuses pour blague vaseuses interdites depuis 100 ans. Rien de rien. Impossible pour toi d’enlever ton expression assommée, déconnectée.

    Se marier… ? Des enfants ? ….. Un…. Un cycle menstruel ??

    Certes tu connaissais toutes ces choses-là, mais tu n’arrivais pas à comprendre ce qu’elles pouvaient venir faire dans une conversation post digestive avec une personne rencontrée quelques heures auparavant.

    Mais de quoi je me mêle, sale con

    - Shinobu-san… Je ne suis pas sûre que ce genre d’idées soient vraiment d’actualité… On peut très bien être une femme et se vouer à l’aspect militaire, comme être un homme et avoir d’autres objectifs

    Ton regard se porta sur ton cousin qui faisait flamber des morceaux de viandes avec une agilité déconcertante. Il jouait avec le feu et en était fier, nul besoin de préciser que cette situation appuyait bien ton avis. Ton regard retourna à l’interlocuteur, défiant le sien avec une certaine patience.

    Et de toi à moi, je doute être celle qui ait le plus à craindre des douches communes.

    Cette simple idée te fit retrousser un délicat sourire en coin, qui fut vite balayé par la volonté de rester respectueuse, même quand on ne l’était absolument pas envers toi.


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Ven 7 Juil 2017 - 0:09


   
   
   



美登里獣 - LA BELLE ET LA BÊTE


« Genin à ton âge, ça craint quand même... »


Tu vois jeune femme, toi qui ne t'attendais pas à voir cet homme de type bêta te susurrer une telle prose. Mais s'il était vrai que cet homme qui avait un tour de bras aussi petit que le sien était ce que l'on pouvait appeler un "macho", il n'était pas pour autant irrespectueux envers la gente féminine. En effet dans son clan il était tout à fait normal que les femmes au delà d'un certain âge prenne la place de femme au foyer. Non pas que c'était quelque chose de dégradant, cependant là où les hommes se concentraient à la pratique de la médecine et la santé, les femme se concentrait sur l'éducation des
jeunes enfants et la vie du pavillon Yamada.

Meian n'avait donc pas de quoi se sentir insulté, bien que son visage de sauvageonne démontrait qu'elle aussi ne connaissait pas grand chose de la société Iwajin quelle stupeur fut-ce lorsque celle-ci mentionna l'égalité homme-femme dans la société actuelle. Celle-ci semblait finalement bien plus intégrée à la société Iwajin que le jeune médecin. La bête serait-elle une belle tandis que le beau se transformerait-il en bête ?

Celle-ci et son visage de cul-terreux après avoir rétorqué semblait insultante, sûrement jugeait-elle les phrases pourtant tout à fait banale de notre protagoniste. Pourtant celui-ci ne souhaitait qu'un bonheur pour les jeunes femmes du pays de la roche et dans son clan il était très mal vu qu'une femme ne se douche avec des hommes et ce pas par les hommes, eux sûrement seraient très heureux de voir de belles petites pêches dans leur lieu de nudité. Bien que la barre semblait se dresser sur de nouvelles questions le jeune homme ne s'attarda pas sur son jugement hâtif, relevant la conversation à un tout autre niveau, non pas apeuré de sa réaction mais seulement pour ne pas se faire un ennemi d'une personne qui, jusqu'ici ne semblait pas désagréable, ET, payait un repas. Si celle-ci avait de la tune, alors était un bon parti-pris.
Se penchant alors sur une nouvelle question, le visage interrogateur du jeune pâlot fragile s'éclaircit,
pris d'une sorte de petit rire agréable.

« Et alors du coup toi et ton chihuahua vous vous plaisez à Iwa ?
Je sors souvent dans ce village mais je ne me rappelle pas de votre visage, non pas que je me souviens de bon nombre d'entre eux d'ailleurs....héhéhé.» Disait-il en rigolant

Il patienta quelques secondes en rigolant et continua sa réplique afin d'offrir à la jeune femme de quoi répondre :

« Iwa n'est pas le genre de village dans lequel je m'attendais à voir des personnes au visage aussi tracé que le vôtre. Les marques de celui-ci montre un côté sauvage qui est rare ici-bas, il n'y à qu'à voir mon visage pour comprendre !
Pourquoi Iwa ? Avez-vous voyagé dans d'autres contrées pour choisir ce village, votre parcours m'intrigue, car après tout finir Genin à votre âge, sans vous offenser, plutôt avancé au village de la roche est plutôt rare. » Celui-ci ne pensait pas à mal en disant ceci.


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Ven 21 Juil 2017 - 12:14

LE BEAU CON ET LA BÊTE
FEAT SHINOBU


    Il avait le don de l’impertinence naïve. Ces phrases crues, sans nappe, envoyées sans aucune force mais qui irritent quand même. Une franchise gratuite, des remarques qu’il ne juge pas déplacées, mais qui dérangent. Ton sourcil s’arquait de plus en plus, il pourrait bientôt s’envoler de ton front pour rejoindre les cieux. Du stéréotypé machiste insouciant, il s’était transformé en critique de mode, et juge de bonne vie.

    Un hybride entre l’irréaliste et l’affable, te piégeant dans un jeu ou tu participais seule. Tes yeux virevoltaient à la recherche de porte de sortie. Droite gauche, en face, en bas, bas gauche. En toute moralité, il te questionnait sur tes origines, certes perceptibles à ton « accoutrement » -comme il s’était épargné de le désigner, mais n’en pensait pas moins –

    Au mot « Chihuahua », Naiem n’épargna pas de montrer les crocs, plissant le dessus d’un museau en guise d’alerte. Rien que sa mâchoire faisait la taille des bêtes qu’il venait de citer, et le loup était bien décidé à lui montrer certaines preuves. Une taquinerie de plus serait de trop. L’arrogant lunatique devait quand même se rendre compte de l’irascibilité d’un loup, quand même ? (Sans compter la tienne, mais il n’était pas très recommandé de sauter à la gorge de quelqu’un à la première injustice ressentie)

    « Nous ne sommes pas d’ici de naissance, Rokkusu nous est étrangère. »

    Par Rokkusu, tu sous-entendais, l’avant Iwa ; L’avant renaissance. Un village qui n’avait ni les mêmes ambitions, ni le même impact sur le pays tout entier. Tout avait évolué très vite, après votre arrivée. En bien ou en mal, rien n’était encore décidé.

    De grade en dégradant, d’histoire et comparaisons. Ton apparence, ton nom, ton âge, tout lui semblait justifiable, anormal. Il avait les questions, il lui fallait les réponses. Ton expression seule ne suffisait pas à te faire comprendre : Parler de toi, c’était te demander le monde. Mais il aimait diriger, ne te laissant aucune opportunité de dévier un sujet qui ne te plaisait pas vraiment.

    « Si par « sauvages » vous entendez, étrangers aux normes d’un village en pleine expansion, alors oui, c’est le cas. Nous vivions en nomade, avant, dans les landes du pays du feu. »

    Tu songeais à clore le débat ainsi, ignorant l’aspect physique des choses.

    « Les marques sont de tradition, tout simplement »

    Tu jetais un coup de menton en direction du cousin qui s’attelait maintenant au rangement des popotes de cuisson. Deux triangles carmin scindaient également ses joues.

    « Ça ne fait pas de nous des bêtes »

    Leger recadrage, histoire que le message passe, une bonne fois pour toutes. Son regard inquisiteur s’éteindrait alors peut-être, même s’il aurait dû le faire des heures avant.

    « Vous parlez comme si Iwa avait un visage unique. Je doute que ce soit le cas »

    A cette phrase, tes prunelles à la limite du mordoré vinrent décrire une ultime fois le visage angélique de ce qui s’apparentait à un homme. Et tu t’affirmas à toi-même Ô combien il serait triste qu’un village tout entier possède la même dégaine.

    « Les prairies et bois d’Hi no Kuni me manquent, certes, mais ce village me… nous donne l’occasion de prouver notre valeur… Et je ne parle pas de faire la guerre ou la cuisine. Juste trouver sa place, là où avant nous n’avions jamais la même »

    Qu’une ex nomade en vienne à avouer son goût pour la sédentarité et l’association collective, c’était une chose rare, précieuse. Une confidence lâchée en toute franchise et honnêteté, d’un air de dire que tu avais autant ton mot à dire que lui, que tu sois marquée ou femme, dévouée ou sauvage. Rien n’importait. Seule la méritocratie régnait.


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Ven 21 Juil 2017 - 19:04


   
   
   



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« Parle moi du feu... »


Ils ne venaient pas d'ici, voilà la seule phrase qu'avait retenu le jeune homme avide de connaissance sur le monde extérieur au pays de la roche. C'était que ce pays aussi beau soit-il de ces montagnes gracieuses était telle une prison qui enfermait la colombe avide de liberté qu'était notre protagoniste. Tentant de battre des ailes il n'arrivait à se défaire de ces barreaux qui l'empêtraient dans ces rouages de démarches et de papiers afin de simplement voir le monde.

Si Yamada-kun s'était engagé dans l'armée en premier lieu ce n'était pas pour picoler tout les soirs et peut-être faire une ou deux missions de protection d'un pecno de temps à autre. Certes soigner des blessures de temps en temps ne le dérangeait pas, il était très heureux de pouvoir aider qui que ce soit, lui ayant le coeur sur la main. Cependant si soigner était ce à quoi l'avait assigné Iwa la personnalité du jeune homme était bien différente et se projetait dans une direction si lointaine de celle à laquelle on l'avait assigné qu'il commençait à vomir cette gerbe carcérale.

Son regard s'illumina, la petite louve ne pu manquer cette étincelle qui jaillit de ses yeux tel un enfant auquel on aurait montré un nouveau jouet. Sa voix s'illuminait d'un air enjoué, un sourire se dessina. Prenant les mains dans la jeune femme sans lui demander sa permission celui-ci lui demanda curieusement entreprenant :

«TU AS VU LE MONDE EXTERIEUR ?!
Comment est le pays du feu ? Tu y as vécu ? Il y fait chaud ? Les plantes sont-elles pareilles? Le soleil se couche-t-il au même endroit ?» L'accablait-il de question

Il continua sans cesse attendant d'être stoppé par des réponses de la jeune femme, je vous tairais toute ses questions par soucis logique de flemmingite aigu cependant sachez que celles-ci devenaient de plus en plus pointilleuses et montrait bien son réel intérêt pour le monde hors du pays de la roche. Toutefois si ces questions paraissent bêtas à des personnes comme nous connaissant le pays du feu comme notre poche par notre omniscience incontestée sachez resituer le contexte. Un homme né dans le pays de la roche, élevé dans celui-ci, n'ayant eu que vagues échos de l'étranger comme si c'était à des milliers de kilomètres alors qu'à quelques jours de marches il aurait pu s'y trouver. Voilà pourquoi cette curiosité, c'est celle d'un homme qui ne se satisfait pas de son manque de savoir et souhaite en apprendre plus.

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Mer 26 Juil 2017 - 11:23

L'ENFANT ET LA BÊTE
FEAT SHINOBU


    D’homme lunatique il était devenu intransigeant, puis machiste, puis rêveur. Aussi insaisissable que le vent, perturbé mais imperturbable. Une entité entière qui se jouait des mots et des sens, comme s’il n’avait ni identité ni loi. Le voilà attablé devant un conte banal, l’exotisme des frontières, l’extérieur du mur. Soudain enfant, joueur, émerveillé.

    Même Naiem avait pointé le ciel de ses oreilles pointues, la tête basculant légèrement sur le côté, calmant alors sa rage précédente. Et toi, l’imperturbable, n’arrêtait pas de voir tes propres sourcils faire des allers-retours entre haut front et prunelles.

    Tu pensais pourtant que la chose était évidente, les Inuzuka n’étaient pas originaire de ce pays, aucuns d’entre eux. Tu avais même comparé vos provinces à vos tout premiers instants de rencontre : Que la montagne différait tellement des plaines et forêts de ton pays natal.

    Peut-être la comparaison avait été trop subtile, où pire, l’origine ses sursauts d’humeur était peut-être plus grave que ce que tu imaginais. Prunelles prudente, juges, oscillants entre les siennes et ses mains agitées, son sourire angélique. Intérieurement, tu priais juste pour qu’il ne soit pas un de ces schizophrènes réfrénés, ceux qui gardent une ligne directrice, mais qui ne l’interprètent jamais de la même façon.

    « C’est un pays vaste, sans règles. Les bois sont les rois, les plaines les reines. Je suis fille de forêt et de vagabondage, notre clan n’était pas du tout sédentaire, à l’époque. Je vous conseille de ne pas vous y rendre sans guide, le cadre peut paraître idyllique, mais les forêts à perte de vue feront toujours en sorte de vous faire perdre la vue tout court. De nombreux novices se sont amusés à s’y promener sans juger bon d’étudier la topographie avant, on ne les a jamais revus. »

    Ton regard s’était porté au grès du vent, vers un ciel qui était devait plus grisonnant, capricieux. Une certaine nostalgie d’une liberté d’antan, le temps d’une seconde.

    « C’est l’endroit idéal pour s’évader »

    Se perdre et perdre les autres.

    La forêt est forteresse d’intimité, salvatrice des conquêtes et poursuites.


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Jeu 27 Juil 2017 - 20:58


   
   
   



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« Supputons... »


Les récits venus de lointaines contrées, voilà ce qui récemment passionnait le jeune garçon. Depuis son enfance il avait toujours eu une curiosité insatiable. Cependant en ce moment c'était l'étranger qui l'intéressait, pourquoi rêver d'un ailleurs lorsque l'on a un bel endroit où vivre. C'est là que certains ne pourront pas comprendre l'étendue de sa pensée et que d'autres accepteront sa pensée. La curiosité ne s'acquiert pas, on naît ou on n'est pas curieux.

Là où son regard ne s'était jamais porté, voilà l'endroit qu'il souhaitait fouler. Et pour le moment cette jeune femme était celle qui était la plus proche de lui donner quelques grains de riz à grignoter en attendant le jour où il pourrait enfin passer à table et croquer son rêve à pleine dent.

Son regard la dévisagea à nouveau mais cette fois-ci sa vision de celle-ci avait changé, là où auparavant il voyait une simple sauvage comme l'était le petit Sen-kun il voyait maintenant des marques étrangères comme ces tatouages sur ses joues, ses traits plutôt atypiques pour une habitante du village de la roche. Tout lui semblait différent, si quelqu'un aurait pu facilement mettre ça sur le rôle de la génétique celui-là se persuadait que c'était lié au fait qu'elle n'était pas du pays de la roche et que, peut-être, nombreux étaient les habitants du pays du feu qui portait ce genre de traits.

Prit d'un éclair de génie le jeune homme se tourna vers le cuisinier qui portait lui aussi les mêmes marques et ressemblait à un sauvageon. Son visage à lui avait des caractéristiques communes avec celle de la jeune femme mais était bien distinct, sûrement était-ce dû au fait qu'il était masculin et qu'elle était féminine.



« Se perdre... Voir ce pays ne sera donc pas une mince à faire !» S'accablait-il lui-même, comme déçu.

Son visage se ternit une nouvelle fois, comme intrigué par quelque chose tandis qu'il posait cette question à la jeune femme :



« Supputons,... Oui supputons qu'un, et là je parle de manière complètement aléatoire,...
Supputons que quelqu'un souhaite se rendre dans le pays du feu pour.... visiter.... Y-a-t-il un moyen simple d'accès aux terres habitées du pays du feu ? Bien sûr en restant dans la supposition...» Décidément il ne savait pas gérer sa curiosité...


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