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Les trois visages du diable - Tenshi

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Jeu 21 Juin 2018 - 2:51
Foutue toux… Elle ne me quittait pas depuis des jours, comme le manteau de pluie qui refusait d’abandonner notre cité à la belle saison estivale qui avait commencé. Je préférais me dire que c’était le mauvais temps qui irritait ma gorge, plutôt que la fumée addictive pour laquelle je devais faire preuve d’imagination et patience afin de la savourer au travers de ma gorge. Ce soir-là, c’était un peu là qu’elle me restait, j’avais fait le mur au domaine pour une sortie interdite, comme toujours me direz-vous. À la fois pour m’aérer, mais aussi acheter mon tabac et le plus important le fumer, mais voilà qu’au retour, sans que je ne sache trop pourquoi, les effectifs avaient doublés. J’étais repéré dans ma sortie ? Visiblement non, ma clone d’argile était toujours en place entre mes draps. On pouvait penser que ma toux rauque n’abimait plus les oreilles à cause du fait que je dormais…

Et c’était justement maintenant toute la difficulté de revenir, cette dernière ayant empiré et le remède mielleux étant resté à l’intérieur du domaine. Ma tête en l’air me tuerait un jour, je n’avais même pas pris assez de ryos pour une auberge ou un repas, ne voulant pas attirer l’attention. Même si avec le recul, les vêtements de soie brodés m’affichaient directement dans une certaine classe sociale, on aurait parfois pu se confondre sur mes manières probablement et encore, elles étaient typiques d’une fille pourrie gâtée de grande famille. Contrairement aux préjugés, je n’étais pas totalement assistée pour tout, tout le temps, avec ou sans valets, même si je préférais avec, je finissais toujours par obtenir ce que je voulais.

§ - “ C’est interdit aux petites filles ici, rentre chez toi. “

Avait osé un arrogant tavernier des quartiers populaires quand je mettais inviter pour me réchauffer près du feu simplement à la base, mais puisqu’il insistait pour se faire malmener, j’en abuserais bien plus…

§ - “ Silence manant, je suis ici en inspection officielle. “ Totalement faux, mais pouvait il m’acculer ? Avant qu’il le fasse, je lui coupais l’herbe sous le pieds. “ Quelques un de tes clients sont à l’hôpital actuellement, le seul point commun que j’ai trouvé à leur empoisonnement, c’est toi. “

Le ton était ferme et dernier mot comme un coup de poignard ordonné qui donnait un mutisme de quelques secondes de réflexion à la victime de ma fourberie, tandis que le carmin enflammé de mon regard l’intimider sans aucun scrupule.

§ - “ J’imagine que tu vas t’en défendre ? Et jusqu’à preuve du contraire tu es innocent, L’affaire c’est que je suis chargée d’amener cette preuve, qu’elle soit de ton innocence ou de ton implication. “ Toile doucement tissée, arrivera finalement à faire taire les bourdonnements du moustique capturé par l’araignée. “ Je vais faire un tour sanitaire des lieux, présente moi ton entrée, ton plat, ton dessert et tes boissons sur une table tranquille à mon retour pour que je puisse procéder à mes examens. “ Ou mon dîner gratuit pauvre imbécile.

Cependant, durant mon inspection, un problème se présentait, l’individu aux cheveux d’ange argentés émanait du chakra, contrairement à tous les civils du bâtiment. Si j’étais moins néophyte en utilisation sensorielle, j’aurais pu le repérer de plus loin. Ou tout court, le comble avait été que j’avais sondé la taverne avant d’entrée, comme quoi, l’erreur était bel et bien humaine, mais en faire n’était pas pour autant une fatalité.

§ - “ Que dirais-tu d’un repas copieux et gratuit l’ami ? Pour peu que tu saches jouer un peu de comédie. “ Le tavernier revenait au galop avec quelques amuse-gueules, lançant son regard tour à tour sur les deux jeunes gens. “Mon partenaire qui était en immersion avant mon arrivée officielle. Les propriétaires changent vite de comportement quand ils savent que nous venons les inspecter. N’est-ce pas ? ”

Sourire doux et las d’une comédienne hors pair, la dernière phrase ou plutôt interrogation était pour l’inconnu aux traits de chérubins qui avait le choix de pactiser avec la diablotine lui tendant un doigt pour commencer, ou de la dénoncer. Alors là, je faisais péter la bâtisse. Simple et efficace, une Chokoku après tout !
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Jeu 21 Juin 2018 - 3:35
À peine recruté par le mendiant de l'autre fois, on me forçait à une nouvelle batterie de tests à fin, m'a-t-on dit "de me diriger au mieux dans une perspective de carrière adéquate à mes capacités intellectuelles et physiques". Les cadres et leur jargon... Je n'étais même pas certain que cette phrase était grammaticalement correcte. Je m'y soumettais malgré tout, avec le sourire de surcroît, et j'obtenais rapidement le titre de genin avec un bandeau que je n'allais probablement jamais mettre. Ainsi engagée dans une armée officielle depuis seulement quelques heures, je me décidais à aller visiter la cité, puisque j'allais y vivre, il s'agissait de savoir un minimum où l'on mettait les pieds. Quand je dis "on", ça veut dire moi hein, oui parce que parler de moi à la troisième personne est un exercice délicat que je commence à expérimenter.

Où va-t-on lorsqu'on est seul dans une ville ? Qu'on y connaît personne, qu'on n'a pas grand-chose à y faire ? On se dirige vers le quartier commerçant pour prendre la température, façon de parler, je me balade pas avec un thermomètre, je précise au cas où...
Que veut dire prendre la température ? Il se trouve que j'avais besoin de me sentir vivant, donc j'allais forcément là où il y avait du bruit. Une auberge quelconque avec un peu de monde faisant parfaitement l'affaire. Celle que j'avais choisie, je l'avais choisie uniquement sur ce critère, sans me soucier de l'hygiène ou de la fréquentation. J'avais suffisamment d'argent sur moi pour boire et manger, mais me connaissant, j'allais commencer par boire surtout.

Je suis d'un naturel discret, avec ma tête et ma tignasse, ma dégaine en fait, difficile de croire que je passais inaperçu, oui je sais, vous ne serez pas le premier à me le faire remarquer, mais ce que j'entends là, c'est que je ne me dirige pas vers autrui, je suis plutôt du genre à observer et attendre que ça vienne (ça vient toujours, bah oui, le Rp ce n'est pas le hasard soyez pas con), mais je digresse. Une fois entré à l'intérieur, je me dirigeais d'un élégant et joli pas vers le tenancier pour lui demander ce qu'il avait de bon à servir. Quelque chose de modérément fort pour commencer. Il m'invitait à visualiser la carte dans un coin de la salle le temps qu'il terminait avec d'autres clients et qu'il revienne vers moi, ce que j'acceptais.

Je commençais à faire mon choix, quand une jeune femme, beaucoup moins discrète que je l'étais fît tourner les regards sur elle. Le tenancier souhaitait la renvoyer sous le prétexte de son âge apparemment. Je m'en amusais en esquissant malgré moi un petit sourire moqueur, car la pauvre, elle ne devait pas être plus âgée que je l'étais et moi pourtant on ne me fit aucun problème. Le privilège du mâle sans doute *tousse*, mais je digresse encore. Tendant l'oreille, j'entendais une histoire invraisemblable d'enquête et d'inspection pour prouver je ne savais trop quoi. Je sentais la commerçante, une jeune fille sans gêne, qui ne laissait pas le temps de répondre pour assommer son interlocuteur d'arguments et autres élucubrations sans queue ni tête vue de l'extérieur. J'observais en retrait, me délectant, en bon enfant de la fourberie d'une femelle visiblement argentée et soignée, mais à la moralité aussi douteuse que celle dont sont le plus souvent capables les hautes sphères sociales. Le pouvoir corrompt dit-on n'est-ce pas.

J'aurai peut-être dû faire plus attention, car elle vint à moi à peine après qu'elle m'eut remarqué. Ses yeux rouges et sa frimousse m'amusèrent d'abord, mais je ne lui montrais en rien pour ne laisser entrevoir de moi qu'un visage tendre et un sourire léger.
-Que dirais-tu d’un repas copieux et gratuit l’ami ? Pour peu que tu saches jouer un peu de comédie. “ Le tavernier revenait au galop avec quelques amuse-gueules, lançant son regard tour à tour sur les deux jeunes gens. “Mon partenaire qui était en immersion avant mon arrivée officielle. Les propriétaires changent vite de comportement quand ils savent que nous venons les inspecter. N’est-ce pas ? ”

Premier jour dans la cité, il fallait que je tombe sur la filoute du coin ! Je me tenais droit, élancé, avec malgré moi, l'air princier et aussi délicat que l'exigeait la noblesse de cœur. Là, je regardais le tenancier, puis elle, puis le tenancier, puis elle, et plus mon regard passait de l'un à l'autre, plus il m'était difficile de cacher l'espièglerie sur mon visage. Cela dura quelques secondes, puis alors, me sachant en droit de la faire arrêter pour corruption ou de profiter de l'occasion, je lâchais mon plus beau sourire d'ange, une innocence incarnée ! Même qu'on m'aurait confondu avec le petit jésus si dans ce monde Jésus existait ! Bref digresse... encore. Une voix délicate, androgyne et amusée retentissait, la mienne.
-Pour moi ce sera un alcool de riz s'il vous plait. Je suis sûr que ce tenancier est honnête, il suffit de voir comment il nous sert n'est-ce pas ? Prenons une table.

Le regard que je jetais à la jeune femme n'était pas celui d'un complice, mais celui qui disait "ma cocotte, tu viens de faire une bourde, maintenant je te tiens". Laissez le plateau mon bon monsieur, ma camarade me servira de bon cœur j'en suis sûr.

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Jeu 21 Juin 2018 - 4:09
§ - “ Bien, un jeune homme avec du bon sens, ça me change. “

Cela avait été glisser à peine le pauvre tavernier abusé commençant à s’éloigner. J’aurais pu lui demander s’il était du coin, ou alors le remercier, ah ah, pour son assistance, la belle blague. Au final, n’avait-il pas aussi peu de moralité que moi pour avoir accroché un si vil hameçon. Bon c’était arrangeant et je ne jetterais pas la pierre sur mon propre reflet d’un miroir. Quel gâchis ça serait. J’aurais pu lui demander qui il était, si c’était un habitué ou autre, mais la vérité était que je m’en foutais. Simplement alors avec ce sourire satisfait de demoiselle un peu trop habituée à tout avoir, je quittais le manteau imperméable qui m’avait protégé de la pluie. Un signe de la main pour un premier rappel à l’ordre.

§ - “ Tavernier, tu ne mets pas à sécher mon vêtement? “

Avais je osé même y mettre un ton faussement offusqué et l’homme n’y cherchait plus aucune confrontation, se contentant de revenir sur ses pas pour récupérer sa corvée cachant mal son agacement. Cet instant où il n’y avait plus que lui et moi séparés par une table vide, divertie par des sons mêlés des clients alentours. Le bougre n’était pas décidé à faire la conversation, une que j’aurais sûrement ignorée, ce n’était pas comme si je n’avais pu voir à travers ces faux traits délicats. Je le savais, je voyais les mêmes tous les matins tandis que Mina ma gouvernante brossait mes cheveux, les miens. Je savais bien que je n’étais pas une exception à ce genre de spécimens, mais en croiser un de façon fortuite comme ça.

§ - “ L’opportunisme à ses limites, nous voilà complices. Devrions-nous trinquer à cela ? “

Chance au final, si je devais supporter un pair pour le repas, autant ne pas avoir un niaiseux dans les pattes, mais ce n’était ni arrogant, ni de gros de placer quelques marqueurs signalant que l’abuseur n’aimait pas se faire abuser.

§ - “ Enfin, si c’est valable avec de l’eau je déteste toutes les autres formes de liquide. “


Bien plus encore l’alcool et la perte de faculté qui était liée, par contre, que les autres soient sensibles à ses charmes, c’était tout à fait parfait, alors quand le tavernier revenait avec son liquide maudit. Faussement docile et aimable, je me faisais un réel plaisir de servir son premier verre et tous ceux qui suivraient à chaque fois qu’il le viderait.. Cela serait parfait une fois qui roulerait mort soul sur la table. Enfin bref, un objectif à la fois. Quoi ? Sans foi ni loi ? C’était amusant de repenser à ce genre d’expression en sachant que mon aspiration se tenait vers la police iwajins. D’ailleurs, charité bien ordonnée commençant par soi-même, bien s’entourait pour mieux régner faisait partie du plan…

§ - “ Genin toi aussi ? “


C’était demandé sans beaucoup de tact, mais c’était nécessaire pour doser l’approche à suivre avec lui et surtout si l’on pourrait jouer sur les arguments de la condition d’un grade aussi ridicule pour l’amener à prendre quelques risques en visant plus haut.

§ - “ Je vais être direct par la suite, mais ça va dépendre de tes réponses actuelles. Iwa et ton petit grade t’as prévu quoi ? Attendre ta chance et prendre toutes les carottes qui passent pour espérer percer ou alors… “

Les flammes ardentes contre la tranquillité d’un ruisseau. Nos pupilles étaient opposées dans leur nuance, mais pourtant, la même lueur trop vive pour ce monde actuel les habitait.

§ - “ Sur une échelle d’un à dix, où places-tu ta témérité ? “

Un de mes sourcils s’était relevé en disant ça, vu de l’extérieur le sourire malicieux pouvait être inquiétant, comme une créature obscure marchandant une nouvelle âme a corrompre, j’étais prête à prendre le risque de lui exposer mes plans sur une intuition. Pure folie ? Qu’importe, j’avais toujours agi à l’instinct et peu importe puisque j’en avais envie et qu’il était célèbre au domaine Chokuko que quand je voulais quelque chose...
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Jeu 21 Juin 2018 - 4:57
Si j'étais le premier jeune homme avec du bon sens qu'elle croisait, ce n'était pas elle que je plaignais, mais moi... N'y avait-il dans cette cité que des incompétents notoires ? Non c'était impossible, pas à ce point, j'avais choisi Iwa parce que paraissant le plus faible je me pensais y faire plus aisément ma place. Mais si tout ce qu'il y avait de virilité ici était jugé inapte par cette bourgeoise trop gâtée, mes desseins n'éprouveraient pas une grande difficulté. C'était ma vie qui était concernée aussi, j'espérais ne pas avoir des coéquipiers aussi minables qu'elle semblait elle-même dénommer dans son propre village shinobi.

Je ne relevais pas sa remarque, gardant pour moi mes pensées tout en prenant place avec la distinction qui faisait preuve d'une éducation soignée qui primait l'élégance, la sobriété et la modestie. En revanche, je ne perdais pas un instant le sourire ornant mes traits. Il était aussi taquin que détaché. Ainsi j'espérais lui envoyer un message simple, "cause toujours tu m'intéresses" ou pas.
C'est là que je découvrais son premier talon d’Achille. Elle en faisait trop. Qu'avait-elle à faire de faire sécher son manteau ? Tout moche en plus. Être un peu mouillé, comme je l'étais moi-même, pouvait ajouter un certain charme. Elle jouait la princesse en oubliant que la dignité princière est de faire soi-même ce qu'on exige d'autrui avant tout. Le pauvre homme s’exécutait bien peu enclin pourtant à satisfaire le moindre caprice d'une jeune femme mal éduquée. Il avait même du mal à contenir son renfrognement et moi pendant ce temps, je continuais de lui sourire, toujours angélique et l'air de rien. Je me gardais en mémoire de saisir l'occasion de lui ruiner son vêtement si elle se présentait, histoire de lui apprendre la modération.

Pleine d'énergie manifestement, elle me proposait de trinquer à notre collaboration. Cette fois, je pouvais répondre, assez paisiblement, car quoique je reflétais naturellement la lumière et possédais un certain éclat (oui je me jette des fleurs), j'avais l'habitude de bien mesurer le timbre de mes paroles.
-Bois de l'eau. Moi je boirais mon alcool. Nous pouvons boire ensemble sans trinquer tu sais. Surtout que je ne vois pas de quoi le faire, puisque tu me le demandes.
Et tout cela sans une note d'arrogance. Enfin les mots étaient provocants, mais je transpirais tellement l'innocence et la délicatesse qu'il était bien difficile, hors contexte, de se savoir si je me foutais de sa gueule. Bien sûr, je me foutais de sa gueule hein, mais le faire et le dire sont deux choses différentes !

Il s'ensuivait une série de questions dont je devinais le sous-entendu. Elle négociait déjà la chipie. J'avoue que je ne savais pas quoi, mais elle le faisait ! Derrière toutes ses questions en apparence sans implication, je devinais un plan nauséabond se profiler dans son esprit. Elle était vive, pétillante, enflammée même, et moi j'étais gracieux, sans forme, et tout emprunt de douceur. Pendant ses questions, je m'attachais délicatement les cheveux, faisant montre sans la moindre gêne d'une beauté et d'une délicatesse plus féminine qu'elle. Avec mon visage, il faut dire que j'étais habitué aux regards tantôt fascinés, tantôt mal à l'aise, tantôt lubrique.... Ce n'était cependant pas parce que je savais prendre mon temps et être mesuré que je ne lui répondais pas au tac au tac au début. La voix mélodieuse et chantante, comme un jet d'eau pour éteindre ses flammes.

-Genin toi aussi ?
-Oui en effet. Et toi aussi sinon tu n'en serais pas réduite à truander pour des repas gratuits. La solde est passé dans les vêtements ou la famille ne donne plus d'argent de poche ?
J'aurai presque pu tirer la langue comme un enfant sur le coup, mais bien sûr je n'en fis rien, question de tenue ! Cela sonnait comme une plaisanterie, bon bien sûr, il y avait un fond de vrai de ma pensée intérieure, mais tout de même !

-Je vais être direct par la suite, mais ça va dépendre de tes réponses actuelles. Iwa et ton petit grade t’as prévu quoi ? Attendre ta chance et prendre toutes les carottes qui passent pour espérer percer ou alors…

Je me mettais plus à l'aise, un verre dans une main que je sirotais par petite gorgée, et le visage plongé dans l'autre tandis que je me calais confortablement contre le dossier de mon fauteuil. Je lui répondais sans crainte, non sans une certaine assurance entrecoupée de mes sourires inquisiteurs et d'un regard qui sondait directement le sien sans se gêner.
-Tu as mit le doigt dessus. Saisir toutes les occasions possible pour monter en grade, jusqu'à devenir maître de mon destin, et marquer le monde d'une emprunte indélébile. La guerre tonne toujours, civils, shinobis, clans, villages, quand il s'agit de se battre, tout le monde tombe toujours d'accord. Moi je n'ai qu'à frapper aux bons endroits et à suivre les bonnes personnes.
-Sur une échelle d’un à dix, où places-tu ta témérité ?

Je sirotais une nouvelle gorgée et reposais le verre, il était à peine entamé.
-Ce que je crains, cela ne se situe pas dans ce monde. Lui répondais-je, cette fois, fermement. Elle était loin d'imaginer ce que cela pouvait sous-entendre, mais ce qui était compréhensible c'était que pour ce qui était d'ici et maintenant, je n'avais pour ainsi dire aucune limite. Et j'allais en préciser immédiatement le fondement.
-Tuer, mentir, manipuler, violer, torturer, trahir, me prostituer, aucune bassesse ne m'arrêtera pour atteindre mon but. Est-ce assez. comment tu as dit déjà ? Direct, pour toi ?

Le sourire illuminait de nouveau mon visage. Ainsi, le diable est toutes ses passions pouvait se dissimuler sous le plus angélique et saint des visages. Mais c'était cela, être un saint, être un homme, une profonde et dévorante ambition, au service d'un véritable altruisme. Altruisme cependant que je doutais de la voir déceler.

-Et toi ? Qu'as-tu donc à proposer de si alléchant pour te montrer si invective et direct ? Quelles sont tes limites ? Pourquoi dis-moi, nous sachant probablement tous les deux sans foi ni loi, nous devrions nous accorder et surtout, nous faire confiance ? Là je me penchais sur la table, pour glisser mon menton entre mes mains maintenant jointes. Pourquoi me fourvoierais-je avec une kunoichi, qui ne m'inspire ni confiance, ni loyauté ?

Un large sourire aguicheur suivait...
-Peut-être as-tu une garantie ?

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Jeu 21 Juin 2018 - 5:52
Si tout le désignait comme masculin, le temps défilant et sa façon de s'effeuiller progressivement avait par moment fini par me faire douter. Oh le coquin, avait il donc son caractère, assez tenace et égocentrique pour me rire au nez, tout en souriant innocemment. Si la stratégie et l’approche se différenciait pour changer, ce qui n’était pas un mal, la finalité serait la même, à un moment ou l’autre. Pensée typique d’enfant capricieux vous penserez, mais s’il avait bien une chose que la vie m’avait apprise quand mon oncle m’avait acheté pour me donner ma nouvelle prix… Tout à un prix et tout peut être possédé d’une façon ou l’autre. Parfois avec une soumission écrasante, parfois avec des frontières très floues de collaboration.

§ - “ Oh, me suis-je fourvoyé sur les coutumes du bas peuple ? Il me semblait vous avoir observé trinquer à tout va. Comme si le simple fait de vivre était déjà une réussite en soi. “

Ah ce petit sourire, peut-être le connaîtrait il, celui qui exposait avec cruauté le côté intouchable de votre personne, sans même que vous soyez vous même impressionnant. Qu’est ce qu’ils diraient tous, s’ils savaient que ce n’était qu’une bâtarde au final qui leur faisait à tous courber l’échine. C’était dans ce genre de jeu faussement polie aux conversations tranchantes sans paraître, qu’au final je me reconnaissais le mieux dans ce monde. A mon arrivée, j’en avais pris pour mon grade dans cette ville et l’innocence paysanne avait passé son chemin depuis longtemps. Pouvait-on dire que je m’étais mise à la page ? Certainement. Comme l’énième provocation sous le couvert d’un sourire et d’une fausse naïveté de princesse qui parlait trop sans penser. Shin, mon aîné aurait parlé de poisson noyé.

Et ce brochet là exposait avec toupet son tempérament n’allant point avec son allure, accrochant dans sa ligne de mir des pupilles envahissantes avec la même volonté de les faire défaillir en vain des deux côtés, et c’était sûrement le plus intéressant de la conversation, celle gestuelle, des attitudes, ne demandant aucun son, aucun mot.

§ - “ La quoi tu dis ? Solde ? “

Surement un sobriquet de la paie, j’avais parfaitement à la fois l’ironie et ce dont il voulait me parler, mais n’en était pas assuré quant au mot de solde, je pouvais me prétendre ingénue et à mon tour me moquait de lui en lui rendant le reflet dont il voulait m’habiller avec une certaine volonté… Punitive ? Oh, finalement l’homme se voulait insensible, mais ne l’était pas autant qu’il le voudrait. Comme nous tous au final, mais c’était souvent notre plus grande faille que nous n’étions pas capable de capter seul. Qu’elle était la mienne d’ailleurs ?

§ - “ Peu importe, je demanderais à un de mes douze trésoriers. “

Là encore, juste une ficelle tirait de la corde qu’il venait de lancer, si certes nous étions treize à travailler pour mon oncle, j’y étais comprise dedans. Mais il ne pouvait pas le savoir et jouer les bourgeoise indélicate me sied à merveille. Les détails ne le concernaient point, au final serait il libre de penser ce que bon lui plairait, comme que cela ait pu être qu’un jeu capricieux. Et non pas un hasard malheureux, pour le tavernier du moins. La suite était banale, jusqu’au moment où il avait poussé sa franchise, ou bien jouer une provocation esquisse. Simplement en hochant la tête, non pas sans avoir tiré un sourire de plus en plus grands pendant la liste des bassesses, j'acquiesçais à lui ouvrir les portes de l’opportunité…

§ - “ Je ne réponds pas aux questions personnelles face au premier inconnu moi. Désolée pour toi, tu resteras dans ton flou.“


C’était mauvais joueur, mais il ne l’avait pas volé à titiller le poisson comme ça depuis le début, pour autant je lui avais offert un sourire joyeux, mais ce regard moqueur et cet air confiant sur le fascié ne mentaient jamais sur mon visage.

§ - “ En revanche tu serais plaisant pour un projet à venir. Peut être y découvriras tu quelques une des réponses que je refuse de te donner. “ Sourire clin d’oeil, manque d’éducation et de tenue ? Allons il devait bien commencer à comprendre que le spécimen était un mutant des classes maintenant. “ Je compte rejoindre les rangs de la police iwajins. Mais je ne perdrais pas mon temps à attendre qu’un bureaucrate se penche sur mon dossier dans huit mois ou trois ans. Je ne pense pas que la chance existe, ceux qui en ont la force probablement sans même le savoir. Est ce que tu forcerais ta chance et le destin avec moi ? “

Ma main avait balayé un espace, quelques cheveux en passant, les jeux de dominations finis, pouvait on parler plus sérieusement ? Oh ce n’était qu’une partie remise tant qu’il n’y avait pas de vainqueur.

§ - “ Toi comme moi, seul contre cette administration on ne vaut pas grand chose. Par contre, toi, moi et un autre combiné, ne serions nous pas capable de la fourber pour s’aider ? Tu te doutes, on ne parle pas de poser un pot de vin, mais de bel et bien s'imposer, mais avec subtilité ! “
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Jeu 21 Juin 2018 - 6:34
Le dos ma main passa sur ma gorge et ma nuque, comme une caresse, alors que je me délectais de chacun de ses gestes, des sons qu'elle lâchait, des airs, qu'elle prenait. Le feu était plus mordant, et bien satisfait de cela, ce que je lui montrais sans crainte, j'avais l'impression de parler enfin à quelqu'un de beaucoup plus réel que précédemment.

Aucune provocation ne me faisait sortir de mes gonds, pour froisser quelqu'un, il faut deux choses, toucher son ego, plus ou moins fragile selon l'individu, ou avoir un véritable lien, je n'avais pas l'un, nous n'avions pas l'autre. Cependant la tentative était louable et ne manquait pas d'esprit, ce qui me séduisait bien plus qu'un rentre-dedans ou un jeu de princesse pourrie gâtée.
Elle ne perdait pas encore cela entièrement, à force de jouer un rôle, on finit par devenir ce rôle, faire semblant suffisamment longtemps pour arriver finalement à ne plus avoir besoin de faire semblant.
-Peuple et bas, c'est une conjonction bourgeoise qu'il vaut mieux retenir dans les quartiers populaires, moi en tout cas je m'y emploie. Tu ne veux pas tout dévoiler ? Fort bien, je ne crains pas la transparence avec toi de mon côté. Mais si tu comptes me poser plus de questions, essaye au moins de savoir y répondre toi-même. Par exemple, toi tu as douze trésoriers, ce n'est pas une tare et si tu peux en profiter je ne crois pas que cela infériorise, moi de mon côté j'ai été élevé par une putain, jamais je n'ai connu femme plus douce, plus bonne et plus digne pourtant. Le bas peuple, peut vois-tu, avoir en son sein des individus d'une hauteur qu'on ne saurait approcher plus qu'à la jarretière.

Je dénouais mes cheveux, et secouant la tête pour les déployer avec volupté, je me montrais ainsi plus relâche. C'est alors qu'amusé je lui ajoutais.
-Si tu as trop d'argent n'hésite pas à m'en donner, je trouverais de quoi l'employer. Tu as raison sur une chose, et j'en accepte la faute. Je ne me suis pas présenter. Je suis Sainan Gi. Tenshi, et je suis ravis de faire ta connaissance. Avant de te demander ton nom, je suppose que tu souhaites d'abord avoir une autre information ?

Je me saisissais de mon verre, et cette fois le terminait d'une seule gorgée. Le tenant avec deux doigt, je le reposais aussi délicatement que je l'avais prit. Là prenant tout mon temps comme toujours, de quoi en agacer certains d'ailleurs, c'est sur le poing que je posais ma joue avant de lâcher une réponse à peine entraîné par l'entrain.
-Rien que pour voir cette subtilité que tu annonces, j'ai envie de te suivre. La police est un plan de carrière comme un autre, et s'il y'a moyen d'y parvenir plus rapidement en alliant nos forces, je serais bête de ne pas m'y essayer. Au pire, je te mettrais tout sur le dos. Cependant, je vais devoir m'assurer de ta motivation. Tu vas trinquer, avec de l'alcool, un accord est un accord et si tu veux naviguer dans les eaux du bas-peuple, et bien il va falloir te faire à l'idée qu'on ne peut déroger à toutes leurs coutumes. Crois-moi ce n'est pas si terrible.

Mes yeux s'attardaient ensuite sur ses mains, ses bras, ses épaules, sa gorge puis ses lèvres. Ils le firent sans se cacher, tandis que mon doigt s'entortillait dans mes cheveux.
-Ni chance, ni destin à forcer, je ne m'implique en cela avec personne, je mesure les risques et les profits et c'est tout, sans t'offenser. Miser sur une femme, ce n'est jamais bon, mais nous pouvons quand même trinquer à nos affaire. Terminais-je très joyeusement.


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Jeu 28 Juin 2018 - 2:08
Une putain ? J’avais entendu le mot parfois, mais il sonnait comme une insulte. Mon oncle tard le soir blâmait quelques femmes de ce titre, appelant des valets pour les escorter hors du domaine.” Être payée ? “ Qu’il disait… “Tu devrais me remercier plutôt pour ta soirée.”... J’étais trop jeune et naïve les premières fois pour comprendre alors que les cris m’avaient réveillés et pousser à regarder à travers la serrure ou une porte à peine ouverte. Cette maison, non ce domaine me faisait peur, le jour comme celui ci encore, sous les dorures, régnait la pourriture. Aucun doute. Shin lui leur donnait un sobriquet plus délicat, comme le traitement qu’il leur accordait. Si nous étions nés dans cette famille aisée, la défaite de nos parents à Taki nous avaient fait recueillir par des tuteurs plus modestes. Ils n’étaient pas riches, mais bienveillants, ils auraient tout donné pour nous… À l’inverse mon oncle m'arracherai tout ce qu’il pourrait pour rembourser la vie qu’il me donnait actuellement. Alors oui, mon regard s’était baissé et mon clapet bien grand s’était enfin clos. Toute l’arrogance du monde ne valait pas la peine que je crache sur les souvenirs de ces gens là. Combien même ils m’avaient vendus ces chiens avides ! Mais je préférais penser qu’ils s’étaient imaginé que notre vie serait meilleure, en plus d’embellir la leur. C’était si parfait pour tout le monde pas vrai ?

§ - “ M’as-tu bien regardé ? Tu crois que je pourrais tromper qui que ce soit ici. Tous savent mon statut social et mes paroles vont de pairs, c’est normal. ”

Puis ce n’était pas comme si je cherchais à leur plaire ou sympathiser. Le fossé me convenait et qu’il puisse le croire ou non, c’était un service que je leur rendais en agissant ainsi. Ma proximité ne réussissait à personne de manière générale, sauf si on avait les épaules solides.

§ - “ Il a des mots plus beaux pour parler de la profession de ta mère. Une fille de joie est quand même plus agréable à entendre. J’en suis moi-même une de luxe qui se vendra le prix fort quand on y pense. “ Elle riait joyeusement surprenant.

Ce n’était pas comme si je n’en avais pas conscience depuis quelques temps déjà. J’avais vite compris le mécanisme des familles de ce genre, irréprochable sur le papier, mais personne ne voulait connaître leurs sombres décors, personne.

§ - “ Il est aussi vrai que j’en ai trop, qu’il se mérite cet argent maudit. “

Sourire et regard presque indécent, petite taquinerie, je ne mentais pas, moi -même j’en payais le prix, sans que la facturation soit affichée clairement. On ne pouvait pas tout avoir. Du moins pas à l’aube de sa vie avec un si mauvais départ, mais un jour.... Ecoutant son nom, j’avais décidé de rester silencieuse, le laisser finir de dévoiler ce que bon lui semblerait, prenant note de ce qu’il disait et demander en un sens en retour. Ce petit malin alors, il fallait être idiot pour ne pas voir venir à grande vitesse ce retour de bâton qu’il me promettait. Est-ce qu’il me sous-estimait ou tester réellement l’esprit malin qui officait dans ma tête.

§ - “ Soit. Et comment dois-je t’appeler au juste ? D’usage, on me nomme Diao-chan.”
Elle levait la main pour faire signe au tavernier. “Apporte moi un dés du même alcool. Pas besoin de se saouler pour trinquer pas vrai ? “


Un petit silence pour sonder cette attitude étrange, de cet homme tout aussi atypique que mystérieux. Quand la boisson s’en venait je levais mon verre au pacte à venir.

§ - “ Tu fais bien, les sirènes ne sont peut-être pas tant une légende. Par ailleurs, j’ai un second acolyte pour notre opération élévation. Rien ne nous oblige à nous supporter après, mais si nos talents se combinent bien, on aurait tort de s’en priver.”


Le goût fort et amer de la boisson n’était pas très plaisant et j’avais alors fortement grimacer, me retenant de tout dégoupiller jusqu’au dernier moment en vain. Si j’avais avalé la première gorgée, j’avais craché sur le coin du banc une bonne partie du reste du liquide ayant glissé dans mon palet. Une toux rauque m’avait alors prise, très humiliante en passant, attirant l’attention sur la néophyte qui avait bien des vices à son actifs, mais celui de la boisson...
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Jeu 28 Juin 2018 - 3:31
Je posais mes coudes sur la table, joignais mes mains, puis reposais mon menton dans le creux de mes paumes. Les doigts refermés entre mes joues, je l'observais, chaque geste, chaque regard, le moindre indice qui me pouvait m'en dire plus sur elle. Cela bien sûr, comme toujours, sans perdre mon air jovialement tendre et léger.

Je ne cherchais pas vraiment à me cacher de ce que je faisais, et je crois qu'elle était suffisamment intelligente pour s'en rendre compte. Aux lueurs des bougies qui scintillaient dans mes yeux, il était clair que je pétillais de devoir jouer à ce jeu de domination et de duperie avec elle. Un plaisir malsain ? Non, ceux qui ont un certain ego, aiment mesurer leur intelligence et leur savoir-faire à d'autres et il n'y avait rien de mal à ça si tout le monde était gagnant.

Elle me répondait, je dois dire étrangement, sur un ton, que je n'attendais pas, avec des mots, que je n'attendais pas. Je décelais alors à son regard une fébrilité que je n'avais pas soupçonnée quand je parlais de ma mère adoptive. Je n'allais pas éprouver de la culpabilité, mais je comprenais que la prostitution était un sujet qui la mettait à mal. Il n'y avait pas mille raisons à cela, un/une proche ? Ou... elle-même.

Sa remarque sur son statut social et son apparence je l'ignorais pour me pencher plutôt là-dessus quelques instants. En effet, cette partie ne me paraissait être que du remplissage. J'avais l'air d'un noble moi aussi, et pourtant je n'avais pas été élevé par la noblesse. Mon nom de ma famille s'était perdu dans le désert de Kaze, au bout d'une corde. Un souvenir qui aurait pu travestir mon assurance, mais pour le moment je la conservais. Ce qu'elle disait sur ma mère d'ailleurs, me ravivait et me faisait entendre, qu'elle n'était peut-être pas aussi vénale, inconsidérée et sans cœur, pas au point qu'elle aurait voulu me le faire paraître en tout cas. Un cas intéressant, était-elle comme moi ? Une sainte, profondément altruiste, qui, prête à tous les sacrifices, n'hésitait pas à être pire que le diable pour parvenir à réaliser un idéal profitable à tous ? Non, je m'avançais trop, pas moyen d'en être certain.

-Il a des mots plus beaux pour parler de la profession de ta mère. Une fille de joie est quand même plus agréable à entendre. J’en suis moi-même une de luxe qui se vendra le prix fort quand on y pense. Elle riait alors joyeusement.

Je penchais la tête sur le côté, un moment et un geste que je n'avais su contrôler et trahissant jusqu'où cette petite phrase m'intéressait. "Il a" . De qui parlait-elle ? Un avait mâché ses mots ou bien faisait-elle allusion à quelqu'un ? Mon regard, mon visage, étaient figés dans un sourire, il aurait pu largement faire illusion, mais l'absence totale de mouvement sur mon visage risquait fortement de laisser transparaître des doutes. J'en venais en effet à me demander si elle n'était pas l'une de ces geishas, éduquées pour être vendus à des prix faramineux. Cette jeune femme au tempérament flamboyant, n'était vraisemblablement pas aussi heureuse qu'elle voulait le faire croire. En son cœur sommeillait un traumatisme éprouvant, peut-être autant que celui que je dû combattre en mon temps.

C'est alors, que je lui faisais un très large sourire, au visage irradiant d'innocence. Feint ? Oui, mais pas entièrement. J'éprouvais une attirance malsaine pour ceux qui souffraient en silence. Les fortes têtes au caractère ferme, avec un esprit aussi vif que tourmenté. C'est avec ceux-là, qu'on faisait le plus de chose, qu'on faisait les meilleurs.
- Soit. Et comment dois-je t’appeler au juste ? D’usage, on me nomme Diao-chan. Concluait-elle enfin avant de demander un verre d'alcool au tenancier, accédant de facto à ma demande.

Je me redressais, désormais le visage reposé sur le poing dans un coin de mon fauteuil. Diao-chan ? Nous n'étions pas assez proche pour cela. Diao serait suffisant. Quant à mon nom que je venais pourtant de lui donner, si elle exigeait des précisions, alors j'allais lui en donner.
-Certains m'appellent Sai. D'autres Gi. D'autres Ten. D'autres Tenshi. Il y'en a même qui ne m'appellent pas. Commençais-je amusé. Avec tout ça, continuais-je, tu peux m'appeler comme bon te semble.
-Tu fais bien, les sirènes ne sont peut-être pas tant une légende. Par ailleurs, j’ai un second acolyte pour notre opération élévation. Rien ne nous oblige à nous supporter après, mais si nos talents se combinent bien, on aurait tort de s’en priver. Continuait en faisant allusion à ce que j'avais dit sur les femmes et mes relations avec les autres.

Un troisième comparse donc ? Pourquoi pas... Je le rencontrerais en temps voulu. Et j'étais de son avis concernant la combinaison de nos talents. Une chose qu'il fallait encore vérifier. Là, j'étais plus intéressé par sa réaction devant un verre d'alcool. Et ses manières quand elle commençait à le boire en même temps que je buvais le mien pour trinquer à notre association. À noter que "opération élévation" c'était bidon comme nom. Mais enfin, je n'allais pas le lui dire et me renfrogner pour un si petit détail. Non, je préférais rire presque aux larmes, quand elle grimaçait sous le trait de l'alcool et en recrachait une partie. Haaa faire la dur c'était autre chose quand on avait du concret en bouche hein ! (sans mauvais jeu de mot bien sûr), bref, je digresse...

-Je ne t'infligerai plus ça. Je crois que l'alcool est fait pour les personnes qui ont le gout des choses fortes. Toi à l'intérieur, tu m'as l'air bien trop douce, un feu doux. Tu as cédé si facilement il faut dire.
Un petit sourire taquin en coin, presque un clin d’œil sous une œillade satisfaite et une allusion peu subtile que je lui laissais le soin d'interpréter. Mais avant de lui en laisser le temps, je continuais sur ma lancée.
-Si cette opération est un succès, j'aurai peut-être une autre proposition pour toi. Mais bien plus dangereuse que la tienne. Qui exigera plus de monde et cette fois l'aval du Kage, même si dans un sens, je sais qu'en cas de refus je m'en passerais probablement.

Je cherchais à voir sa réaction et passant une partie de mes cheveux d'un jeté de main par-dessus mon épaule, ce geste signifiait autant qu'il cherchait à séduire "cette fois c'est du sérieux".
-Je veux amener les utilisateurs du Mokuton dans le village d'Iwa. Les unifier, les lier à ce village. Mais pour cela il faudra les traquer, les convaincre, ou, les tuer. Qu'en dis-tu ?
J'étais un peu abrupte sur ce coup, mais j'avais envie, sur ce sujet au moins, d'entrer dans le vif de l'immédiateté.

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Jeu 28 Juin 2018 - 4:26
Ce n’était pas comme si je n’avais pas perçu les points de la conversation qui l’avait titillé. Shin n’aimait pas la vulgarité des insultes ou même du statut et si mon frère était aussi délicat au final avec ses professionnelles des amours d’un soir ou de quelques minutes, c’était probablement parce qu’il voyait en elles la petite soeur qu’il ne pouvait pas épargner de ce sort disgracieux. Tout en ce monde avait un prix. Les sentiments, la volonté, la vie, un gars, une fille, un chien. Du pareil au même si on avait l’offre et la demande associée. J’aurais aimé lui dire ne fais pas cette tête là voyons, on dirait bien que tu as une affinité particulière innée avec les putains comme il disait. C’était plus franc que la lâcheté de Shin à y voir un côté jovial du bonheur qu’elles offraient. Des saintes hein. Les filles jetées à nos portes une fois abusées ressemblaient plus à des victimes, c’était peut être un avertissement sur l’importance d’un statut social comme dirait mon oncle. On pouvait être de la même intelligence, beauté et région ou même maison, selon le tissu qui embellissait les épaules on pouvait t’abimer ou non. Ce monde de merde et après on me demandait c’était quoi mon problème à la fin ? Le mien et le mien uniquement justement.

§ - “ Alors appelle moi autrement. Même caniche si ça te chante. Je déteste ce nom-là s’il est usé seul. “


Il n’était pas le mien, on me l’avait collé, comme on donnait à un objet une nouvelle place, sans demander d’avis et comme un chiot ayant changé de maîtres on m’avait appris à répondre à mon nouveau sobriquet… détestable. Au moins le chan me laissait l’illusion qu’il ne s’agissait que d’un surnom et tous les canidés bien dressés répondaient à un commandement à la suite de leur nom, c’était bien connu. Peut-être que la flamme indomptable que reprochait mon oncle se sublimait encore ce soir là dans ce regard carmin qui le fixait mauvais presque et déterminé, en suggérant avec le ton d’ordonner. Etonnement, plus tu pleurais, plus ils s’arrangeaient que tu le fasses davantage encore et plus tu dominais, plus ça se tassait dans une jubilation malsaine. Les hommes étaient des créatures monstrueuses à leurs heures avant qu’on s’habitue, mais les femmes pouvaient être bien plus pires et là il s’agissait d’une promesse sans nul doute. Finalement, autant toutes ses mimiques me laissaient de marbre, jeux que je haïssais et que j’avais appris par coeur, son humour plus franc et naturel percé un sourire sincère sur le fascié de cette tête qui se secouait doucement pour accuser la boutade. J’aimerais que l’on ne m’appelle pas parfois. Mais c’était drôle dit comme ça.

§ - “ Tu n’aides pas beaucoup. Alors je t'appellerais Ten-ten, ne viens pas t’en plaindre désormais.”

Il avait comme je voulais non ? Ridicule ou non comprenait le tout après ? En tout cas, ça serait ma façon de l’appeler et je m’attendais à des représailles dignes de ce nom, comme qu’il m’appelle par mon nom maintenant que j’avais dévoilé mon désagrément à l’entendre. D’ailleurs il profitait déjà des failles tandis que j’étouffais avec son alcool maudis, ce qui valait à l’assistance de découvrir mes restes de roturière, alors que je lui criais dessus allègrement… Sans même pas en prendre conscience.

§ - “ Et ça t’amuse ! Imbécile passe moi de l’eau plutôt ! ”


On aurait pu croire la scène banale, mais en règle générale le scénario était pré-écris et mes esclamfles programmées pour gagner ma cause. Depuis combien de temps la spontanéité d’une colère n’était plus arrivée par elle-même. Les joues étaient rougies par l’effet de l’alcool perturbateur recraché, mais aussi un peu de gêne au final d’avoir parue… Idiote ? Je ne buvais pas d’alcool pour garder les idées claires en tout temps. Mina, ma gouvernante m’en avait proposé mille fois pour rendre les choses plus douces selon elle, mais j’avais toujours refusé le flou. Parce que je notais tous mes comptes pour les rendre au centuple !

Quelques minutes plus tard…


Voilà, j’avais un gosier irrité maintenant, cela n’allait pas être très pratique. Parlant d’efficacité…

§ - “ Radicale, pourquoi eux ? En fait non je m’en fou, si tu veux, ça sera une bonne excuse pour prendre congé d’ici. Quant aux permissions… “ Elle jette sa main par dessus son épaule. “ Je ne serais même pas là si je les écoutais, même pas une kunoichi. Que penses-tu des gens qui ont une double vie Tenten ? En présence des miens, on ne sera même jamais rencontré, je ne suis même sûre que tu me reconnaîtrais.” Rire malicieux et une main se tendait. “ Nous avons un accord pour le meilleur du pire ? Je veux monter les échelons, c’est tout ce qui compte et je suis prête à tout. Mais tu t’en doutes déjà n’est ce pas ? Mais reviens en au mokuton, des détails ? “
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Jeu 28 Juin 2018 - 5:18
J'en riais jusqu'à avoir mal au ventre. Un rire sincère, que je ne pouvais pas retenir. La salle s'en retournait sur nous autant qu'à cause de Diao qui me hurlait dessus. Je lui tendais un verre d'eau, et maladroitement, entre deux rires, je ne cessais de répéter.
-Pardon ! Pardon !

Comme quoi, même si je paraissais d'un naturel très joyeux, alors qu'il était la plupart du temps tout à fait feinté, cette fois il venait du cœur. Ho que je ne m'offensais pas de me faire engueuler devant toute une salle. Bien au contraire, si on avait ôté nos status respectifs de shinobis, de l'extérieur cela aurait été une scène tout à fait banale entre deux amis qui se chamaillaient. Voilà que des larmes de rire me venaient même aux yeux... Depuis combien de temps cela ne m'était-il pas arrivé ? M'essuyant les yeux délicatement, je m'en étonnais autant que je cherchais à vite me reprendre. C'est qu'il ne fallait pas oublier où j'étais et ce que je faisais ici....
Retrouvant mon calme et lui offrant un de mes plus beaux et doux sourire, je lui tendais un petit mouchoir de table, pour qu'elle s'essuie. Dans le même temps, je lui répondais concernant une chose à laquelle j'avais tilté.
-Tenten j'adore ! ça veut dire divin divin. C'est plutôt flatteur ! Et puisque tu veux que je t'appelle autrement, alors ce sera Didi !

Oui, je sais, niveau originalité c'est zéro, mais toi cher lecteur, premièrement je t'emmerde, deuxièmement c'est très affectueux comme petit surnom ! On dirait surnom de doudou ! Tu vois ce que je veux dire ? Mais bref,... je digresse....

Elle aussi ne perdait pas le nord, c'est que ma proposition l'intéressait manifestement, une chose à laquelle je ne pouvais cacher une énorme satisfaction. Elle n'était pas la seule que je mettais sur le coup, mais l'avoir elle, et cela me surprenait encore, car je ne savais pas vraiment pourquoi, cela me plaisait réellement. Il fallait toutefois que je me retrouve mon tempérament mesuré. Question de tenue ! Sinon elle pourrait penser qu'elle a de l'influence sur moi ce que je ne pouvais pas permettre. J'étais celui qui influençait, qui dominait, qui décidait, qui choisissait, pas celui qui se laissait porter par le destin comme une plume dans le vent. Je me calais donc à nouveau confortablement dans le fauteuil et retrouvais ce petit sourire énigmatique qui accompagnait ce regard bleuté et pétillant du désir qui transcendait ma personne.

-Radicale, pourquoi eux ? En fait non je m’en fou, si tu veux, ça sera une bonne excuse pour prendre congé d’ici. Quant aux permissions… Commençait-elle avant de jeter sa main par dessus son épaule. Je ne serais même pas là si je les écoutais, même pas une kunoichi. Que penses-tu des gens qui ont une double vie Tenten ? En présence des miens, on ne sera même jamais rencontré, je ne suis même sûre que tu me reconnaîtrais.

Là, elle lâchait un malicieux petit rire qui sonnait à mon oreille comme le susurrement du diable, un genre de discours attentatoire qui me promettait une terrible épreuve, je vais trop loin pensez-vous ? Rien n'est plus fourbe qu'une femme, surtout quand elle rit comme ça avant de vous tendre la main.
-Nous avons un accord pour le meilleur du pire ? Je veux monter les échelons, c’est tout ce qui compte et je suis prête à tout. Mais tu t’en doutes déjà n’est ce pas ? Mais reviens en au mokuton, des détails ?

Me toucher... Prendre sa main et nous toucher. Un geste anodin qu'il m'était extrêmement difficile d'accepter. On ne me touchait que si j'y consentais et toujours pour mes propres raisons. J'en perdais un bref instant le sourire, trahissant une hésitation réelle, car par là, c'était pour moi comme un pacte, un serment inviolable. Je regardais sa main, je la regardais elle, puis de nouveau sa main. Mon visage changea alors radicalement, et tandis que j'empoignais sa main dans la mienne, ni le ton, le regard, ne laissaient entendre que ce que j'allais dire était du bluff.
-Trahis-moi, et je t'anéantirais toi, et tous ceux que tu as aimés. Lui annonçais-je sèchement et brutalement, marquant un bon temps d'arrêt en tenant sa main pour la fixer, les yeux dans les yeux. Sur un visage aux traits si tendres, une telle violence, ne pouvait que fortement dénoter avec ce que l'on s'attendrait en temps normal. Mais vite, me reprenant, je calmais le gout du sang pour revenir à ma posture et mon faciès précédent en lâchant sa main.

-Bien ! Reprenais-je joyeusement. Il nous faudra une équipe solide, et traquer tous les possesseurs connus du mokuton. Ce sont des shinobis issu d'une vaste famille dispersée et qui ont de nombreux noms. Ils peuvent être dans des villages, nukenin, ou que sais-je encore. Certains sont sûrement de rang A ou de rang S.

là, je poussais un petit soupire, comme si la suite, qui n'avait rien à voir avec cela, non pas m'indifférait ou m'embêtait, mais que je n'y trouvais pas de quoi en faire un drame.
-Je ne connais personne qui n'a qu'une seule vie, nous jouons tous un rôle, question de survie. Je ne juge pas pour ces choses-là. Moi, je suis ce que je suis, je fais ce pour quoi je suis fait et il est inutile de blâmer autrui pour en avoir fait autant. Si tu m'annonçais demain que tu es une fille de joie, ou une assassine, ou un poney, cela me serait égal.

Tendrement, je portais la main à plat sur mon cœur et fermais les yeux. C'est presque comme un murmure, et d'une voix maternelle et féminine, que cette fois je lui parlais.
-L'intelligence du cœur est plus réelle que toute autre forme d’intelligence, c'est cette partie uniquement, que je considère avec intérêt. Le fond supplante la forme, car si je devais m'attacher à la forme, c'est la destruction du monde que je quêterais, pas son amélioration.

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Jeu 28 Juin 2018 - 6:08
Plus il riait plus je râlais et pourtant je ne m’en sentais que davantage amusée avec le recul de l’avoir diverti… ? Soirée étrange, vraiment. L’espace d’un instant, deux personnes différentes avaient semblé se faire face. Faussement boudeuse, j’avais en réalité envie de rire de moi-même avec lui. Vraiment. Pourtant la volonté n’était pas plus forte que les automatises et avec un certain dédain qui l’amusait encore plus, j’avais saisi le mouchoir pour m'éponger en vain. Un problème en perspective pour le moment de rentrer comment expliquer l’alcool sur ma tunique et dissimulée l’odeur. Une chose à la fois. Cette histoire de sobriquet… EN fouillant ma mémoire, effectivement, il avait raison, voilà ce qui se passait quand on agissait par intuition sans réfléchir.

§ - “ T’emballe pas trop vite, de divin tout n’est pas saint ni merveilleux. “

Leur légende absurdes en témoignaient de bien des façons, mais sur ce coup-là malheureusement, je ne pouvais m’en prendre qu’à moi même en m’avouant vaincue. D’un geste agacé de la main je lui laissais la petite victoire, le laissant fanfaronner et se moquer à sa guise, par contre la suite, non. Non !

§ - “ Didi ? Ceci est bien sûr une plaisanterie de mauvais goût ? Trouve autre chose !!! ”

Le grognement plus que le parler de la dernière phrase avait encore attiré toute l’attention de la salle sur nous. Si à la base on nous regardait de travers, avec une certaine suspicions et distance, désormais les regards posés étaient amusés et légers. Comment une ambiance pouvait elle changer en aussi peu de temps et surtout pourquoi ? La petite chamaillerie ? C’était sûre, on avait l’air plus manant que nobles désormais dépourvu de manière ! Mais je mentirais si je disais que cela ne me manquait pas. Un temps révolu que je n’aimais pas cotoyé pour ne pas regretter ce que j’avais perdu au change avec ses belles soies et vie de princesse au regarde de la société. A certes j’étais pourrie gâtée, mais quelle ironie que de tous temps, je n’avais pas été matérialiste, mais davantage sentimental pour mes présents. Enfin, là aussi du passé. Tout pourrait brûler ce soir, que je ne pleurais rien de ce domaine qui m’offrait tout. J’étais ingrate finalement, car le bail était honnête, mais je ne pouvais pas m’empêcher de me sentir parfois en colère. Les restes d’une enfant capricieuse, ça passerait.

Le silence s’installait subitement et l’atmosphère apaisée il y a peu devenait lourde entre nous deux, les traits du visage de cet avorton se durcissaient, comme pour se fermer progressivement alors qu’il faisait l’affront d’hésiter à se saisir de ma main. Quand enfin l’un comme l’autre avions pu constater la douceur de paume à la chaleur tiède, il glissait des mots inattendus. Mais pas aussi déstabilisant qu’il l’aurait voulu. J’avais l’impression d’avoir déjà entendu ça en vrai…

§ - “Intéressante mise en garde, mais s’il n’y a rien à anéantir, elle ne vaut rien.”

Mon regard sondait le sien sans faillir, je ne mentais pas et au fond il le savait parfaitement aussi bien que moi.

§ - “ Arrange toi pour me rester utile et nous serons partenaires pour toute la vie si ça te chante. Le vrai bail de ma fidélité se tient là.”

Mes doigts se resseraient, la vérité comme je l’avouais raremenent lui était donné. Au fond, il aurait pu se sentir honorer de ma franchise à son égard, mais il filait déjà en poussant une humeur plus douce pour changer le sujet ? Difficile à suivre.

§ - “ Je m’appelle Oni. C’était mon nom quand je suis née du moins. ”

Je ne saurais dire pourquoi cet aveux là, à ce moment là, il avait glissé de mes lèvres subitement, seul, sans mon aval. Parce que c’était mieux que Didi ? Où le seule chose qu’il devrait viser pour son anéantissement et donc c’était du fairplay ? Ou alors c’était simplement sa dernière affirmation qui avait poussé le coeur a dévoilé sa vraie nature maquillée.

§ - “ Autrement dit, pour en revenir à nos moutons, ton histoire c’est pas vraiment pour demain la veille. La police sera un bon moyen d’envoyer des larbins les repérer, on aura qu’à les cueillir ou les faire ramasser le moment venus. Ou alors s’entraîner dur. Je ne sais pas pour toi, mais je suis encore à devoir apprendre beaucoup. Pour l’histoire de l’affaire de police, avec mon acolyte je me suis procuré les plans des bureaux de recrutement de cette dernière, ainsi que toutes les infos de sélection. Il nous faut remplir les dossiers et convaincre un type de nous fournir une recommandation. Puis s’infiltrer et les poser en haut de la pile. Tu me suis? ”

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Jeu 28 Juin 2018 - 9:17
Un emballement ? Non, autre chose. De l'honnêteté. Nous nous découvrions depuis pas plus d'une demi-heure, et pourtant, sans nous en rendre compte, chacun de nous dévoilait à l'autre au compte-gouttes des parties intimes de sa personne. Par le geste, par le verbe, par le ton, et la nature même de nos échanges, nous étions malgré nous forcé de laisser entendre à l'autre que tout n'était pas nécessairement ce qu'il paraissait être. Je me rappelais lui avoir demandé comment j'aurai pu lui faire confiance, et elle n'avait pas su me répondre sur le moment. Voilà qu'elle me répondait maintenant. Honnêteté et franchise. La confiance demande la franchise, une franchise sans réserve. Il y a des gens qui se croient très habiles, parce qu'ils se retranchent dans leurs faussetés et ne sauraient montrer de la franchise en rien, ceux-là je les connais et je trouve un certain plaisir à leur infliger la peine, mais quand la franchise et la clarté sont là, la vérité n'est pas loin. De là naît la confiance mutuelle.

N'allons pas croire, que j'étais éperdu et complètement abandonné à la jeune femme parce qu'elle me surprenait une fois de plus. Je jouais avec ses sentiments et ses faiblesses depuis un moment, m'efforçant comme à chaque fois de ne pas me faire prendre à mon propre jeu, hors, face à cette féminité que j''appellerai bafouée, je me suis sentis touché.

Quelle partie d'elle j'avais donc enfoncé, pour parvenir à lui faire baisser ses barrières. Encore que me sentir privilégié était peut-être arrogant, mais j'avais beau chercher un signe de manipulation sur les traits de son visage, je n'y trouvais rien que cette fragilité dissimulée sous un monceau de formules et mimiques précalculés, prémâchés, pour dissiper tous les doutes qu'il y aurait sur elle.

C'était cependant à mon tour, durant cette réflexion, d'être frappé. Quand elle me donnait son nom, son véritable nom, mes yeux s'entrouvrirent intensément de surprise. Ce fut fugace, mais ce regard grand ouvert sur elle et l'étonnement avait avalé avec lui mon tendre et éternel sourire. Ainsi, un prénom resurgissant du passé, me fit l'effet d'une piqûre en plein cœur. Je n'avais pas bougé, mais mon poil s'était hérissé. Oni s'appelait-elle. Si Dieu avait le sens de l'humour et passait incognito dans les jeux du hasard, cet humour était noir. Oni était le prénom de ma défunte sœur. Mais Diao, comme ma sœur, n'avait rien de l'ogre immense et bedonnant avec de grandes griffes, c'était un nom que l'on donnait à ceux dont on doutait de la survie dans l'avenir, un nom de démon, qui ne promettait rien de bon.

Je fus attendri, malgré moi et regardais la hauteur, ou plutôt le vide de mes pensées que je pouvais trouver dans la hauteur. Je lâchais un rictus en esquissant un sourire devant l'ironie de la situation. Puis, rabaissant le regard sur Diao, je claquais la langue sur mon palais et lui annonçais, pas d'une grande joie, mais étrangement serein et satisfait.
-Oni, oui j'aime bien, j'aime beaucoup. Je garde.

Je crois qu'elle et moi, éprouvions, et émanions alors, une certaine candeur. Nous parlions complots, de mauvais actes et jouions de nos faiblesses sans s'en faire prier. Un jeu de dupe où je crois qu'aucun de nous n'était encore sorti vainqueur. Mais, la candeur n'était-elle pas la marque d'une belle âme, qui se montrait telle qu'elle était ; alors que la franchise était celle d'une âme noble, qui aimait la vérité, et qui ne craignait pas de se déclarer pour elle : l'une et l'autre comme l'expression et l'effusion de la droiture du cœur. Étonnant, quand je nous voyais converser en réalité, de nous qualifier par d'autant d'éloge, car ce n'est pas le jugement que j'aurai eu de moi en tout temps, et ce n'était pas l'idée que je me faisais d'elle à notre premier regard.

-Autrement dit, pour en revenir à nos moutons, ton histoire c’est pas vraiment pour demain la veille. La police sera un bon moyen d’envoyer des larbins les repérer, on aura qu’à les cueillir ou les faire ramasser le moment venus. Ou alors s’entraîner dur. Je ne sais pas pour toi, mais je suis encore à devoir apprendre beaucoup. Pour l’histoire de l’affaire de police, avec mon acolyte je me suis procuré les plans des bureaux de recrutement de cette dernière, ainsi que toutes les infos de sélection. Il nous faut remplir les dossiers et convaincre un type de nous fournir une recommandation. Puis s’infiltrer et les poser en haut de la pile. Tu me suis ?

De facto, c'est donc elle qui me ramenait à des réalités plus concrètes. J'en souriais à nouveau, et me laissais bercer par ce qu'elle avait à dire. Elle avait raison, et mon silence devait suffire à traduire mon approbation.
-J'ai aussi beaucoup à apprendre encore. Lui répondais-je avec une petite moue. Je suis paresseux pour mon malheur, mon père a fait ce qu'il a pu, mais ma fainéantise a toujours pris le dessus. Vous avez déjà accompli un bon travail et jusque-là je te suis, le plan paraît simple, mais tu comptes le convaincre comment ton type au juste ? Et puis infiltrer, ... tu en as de bonne. Je ne suis pas un shinobi sensoriel. Cela ne paraît pas insurmontable, mais je ne crois pas qu'il nous suffira de toquer à la porte, et mon charme ne fait pas effet sur tout le monde même si j'aime à penser le contraire.

là-dessus, je prenais une nouvelle gorgée de mon verre, la dernière. Puis après un moment de réflexion, le reposant, avec un large sourire je concluais.
-Ça me plait de risquer cela, il y a un moment que je n'ai pas testé ma chance. Je veux bien l'infiltrer moi ce bureau, si tu me donnes les plans.

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Jeu 28 Juin 2018 - 19:53
D’ordinaire, les gens grimaçaient dans le temps quand je donnais mon nom. “ Qui a eu le mauvais goût de donner ce nom à cette enfant !”. Shin lui disait qu’il m’allait incroyablement bien, dès les premiers instants de ma vie, blanchâtre aux regards si ardents, j’avais même réussi à effrayer ma mère en ouvrant simplement mes paupières. Si cela se voyait moins sous les couches de maquillage et les yeux teintés adoucissants mon corps, j’étais comme une toile blanche dépourvu de couleurs, ce que l’on appelait l’albinisme. Je n’avais jamais trouvé cette affirmation tout à fait vrai et toute blanche, je ne l’avais jamais été. Le soleil brûlait ma peau et la lune portait un regard bienveillant sur mes excentricités dans le noir. Un oiseau de nuit ainsi donc, loin de ce qu’on attendait qu’une petite fille fragile, j’aboyais comme une ogre, je pouvais me saisir de tout pour en faire mon gourdin. Ce nom m’allait bien et peut-être qu’il avait influencé un caractère si enflammé. C’était pour cela après tout que ma mère me l’avait donné. Elle disait que la personne dont on devrait s’effrayer dans ce monde, c’était soi-même. Pourquoi lui avais-je donné ce nom ? Un de démon, pourtant, nous ne pouvions être qu’humain, mais voilà que je l’appelais divin et qu’il me le rendrait qu’un sobriquet du folklore démoniaque. Un rire m’avait alors pris inexplicable et un peu fou, je n'allais même pas tenter de le justifier, ni même le tasser, j’en avais envie et il apprendrait bien vite que j’aimais assouvir mes envies sur l’instant. Sans me fier aux conséquences.

§ - “ Le divin divin et l’oni, tout un programme. Quant à la paresse, considère-la comme une période de ta vie révolue. Je n’aime pas attendre que les choses viennent à moi, je les traque et les prends. Tu ne pourras pas flâner et assouvir nos plans. ”

Un doigt levé en l’air était davantage pour le taquiner que renforcer mon affirmation. En effet, beaucoup d’efforts nous attendaient, ce n’était non seulement pas gagné d’avance, mais en plus il pourrait y avoir des représailles pour l’audace. Certes ils me mettraient tout sur le dos, mais est-ce que cela suffirait à les épargner ? J’en doutais fortement, mais s’ils voulaient avoir la naïveté de le croire, cela me convenait parfaitement, d’autant plus que ça m’assurait leur soutien à moindres frais.

§ - “ Tu es déjà friand de détails, pas de panique j’y viens. Je suis une ninja sensorielle.” Sourire de toutes dents. “ Une débutante encore, mais je pense avoir les bases pour ce qu’il nous faut. Quant au sempai à convaincre, c’est un Hyûga, nous n’avons qu’à nous renseigner sur ses petites faiblesses. Je t’avoue qu’il était en bas de ma liste de préoccupation tant que je n’étais sûre de forcer ma chance. Mais ça je ne pouvais pas y arriver seule. ”

Si séparer nous étions des novices assez restreints, tous combinés on devait bien valoir un gradé largement.

§ - “ Te laisse entre les mains du gardien ne me déplairait pas, mais comme tu dis, ça ne sera pas si simple, alors voilà quelques esquisses du plan. “

Je sortais d’une poche près de ma poitrine le précieux plan enroulé pour le laisser s’en imprégner lui aussi.

§ - “ On peut agir la nuit s’infiltrer, déposer et ressortir, pas de jeu de scène ainsi à jouer et moins de risque d’être reconnu. Mais aussi la sécurité sera plus renforcée. “ Mes bras se croisaient, le regard de braise le fixait. “ Ou alors sommes-nous des enfants du culot ? On peut agir en plein jour sous le couvert de bien des excuses. Je compte utiliser leurs toilettes pour faire naviguer une bille explosive dans leur réseau d’évacuation, quand elle explosera non seulement ça fera du bruit, mais avec un peu de chance aussi quelques dégâts. On appelle ça une diversion ou alors notre ouverture annexe. Les archives sont au sous-sol et c’est là que nos documents doivent aller, le recruteur les range là à la fin de sa journée pour plus de sécurité.Il faudra donc agir en fin de soirée si tu suis bien. En somme, soit la diversion et suffisante et vous vous invitez dans le local pour procéder au plan, soit si cela échoue, on prend la casquette des réparateurs. Canalisations, sous sol, archives, tu suis ? “ Clin d’oeil. " D'ailleurs, qu'elle est ta spécialité ? "
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Ven 29 Juin 2018 - 1:22
Je fatiguais, car le soir venait et nous n'avions toujours pas terminé de voir les modalités de notre arrangement. Néanmoins, elle parvenait à conserver mon attention et à me maintenir intéressé. Certainement qu'elle avait la faculté d'électriser l'ambiance, car de ce que je me souvienne, me tenir concentré si longtemps tenait quasiment du prodige.
Elle commençait par me mettre en garde sur ma paresse. Je soupirais à cela, et lui fit un roulement des yeux. Cause toujours tu m'intéresses, d'autant qu'elle ne disait pas cela dans mon intérêt mais bien dans le sien. J'étais du genre travailleur intelligent qui en faisait le moins possible le plus efficacement possible. Mais lorsqu'une tache m'était confié, j'avais toujours à cœur de l'achever. "Un finisseur" que mon paternel avait dit une fois. Je ne sais pas si c'était réellement un compliment, mais je l'avais bien prit.

-Tu es déjà friand de détails, pas de panique j’y viens. Je suis une ninja sensorielle.Commençait-elle avec un très large sourire. Une débutante encore, mais je pense avoir les bases pour ce qu’il nous faut. Quant au sempai à convaincre, c’est un Hyûga, nous n’avons qu’à nous renseigner sur ses petites faiblesses. Je t’avoue qu’il était en bas de ma liste de préoccupation tant que je n’étais sûre de forcer ma chance. Mais ça je ne pouvais pas y arriver seule.

Je me massais la tempe de deux doigts, délicatement, un geste qui prouvait que ce qu'elle disait passait bien dans mon esprit pour y être mastiqué. Une Shinobi aux capacités extra-sensorielles donc. Je me demandais quel pouvait bien être sa spécialité ; détection ? Camouflage ? Les deux ? et surtout par quel procédé ? Après tout, elle ne m'avait pas détecté au tout début de notre rencontre, sinon en tout cas, cela ne m'avait pas sauté aux yeux. Si tel était son talent en tout cas, en vue d'une infiltration il était certainement plus adéquat que le mien. Quant au sempaï à convaincre, son idée de trouver la faiblesse du bonhomme, je ne la relevais pas parce que cela coulait sous le sens, en tout cas, c'est probablement ce que j'aurai décidé moi-même.
Je relâchais ma tempe, pour pointer les deux doigts de justice, l'index et le majeur vers elle pendant que je parlais et pour les rapatrier à ma tempe ensuite. Une manie que j'avais quand je réfléchissais "martial", elle s'en rendrait vite compte.
-Et ce Hyûga en question, tu saurais où il habite ? Qui sont ses proches ? Dans quels restaux il mange ? Ou tout ce travail est à faire ?

Pas un reproche, une constatation, et s'il fallait se charger de ce travail d'ailleurs je m'y serais volontiers porté volontaire. S'il fallait vraiment trouver la faiblesse de cet homme, nous allions devoir nous appliquer à le connaître dans le moindre détail.
Là en venait à la partie la plus ardue si j'osais dire, et c'est toujours malaxant ma tempe l'air et la posture nonchalante que je recevais ses informations.
-Te laisser entre les mains du gardien ne me déplairait pas, mais comme tu dis, ça ne sera pas si simple, alors voilà quelques esquisses du plan.

Je lui souriais quand elle sortait ce plan de son... Kimono ? Parce que parler de décolleté, là c'était de l'abus de mot... Bref, je digresse, revenons au sujet. Elle posait sa carte sur la table et me présentait les lieux. Je devais avouer qu'on ne pouvait être qu’admiratif devant le travail déjà accompli à ce niveau. C'est avec patience et un grand intérêt que je m'attachais à retenir tout ce qu'elle allait me dire alors. Car il fallait dire qu'elle débitait la jeunette ! Moi j'étais déjà éreinté et si je n'avais pas un tel grain de peau et ses yeux-là, désormais ce serait probablement à un cadavre que je ressemblerais. Bref, je digresse...
-On peut agir la nuit s’infiltrer, déposer et ressortir, pas de jeu de scène ainsi à jouer et moins de risque d’être reconnu. Mais aussi la sécurité sera plus renforcée. Ou alors sommes-nous des enfants du culot ? On peut agir en plein jour sous le couvert de bien des excuses. Je compte utiliser leurs toilettes pour faire naviguer une bille explosive dans leur réseau d’évacuation, quand elle explosera non seulement ça fera du bruit, mais avec un peu de chance aussi quelques dégâts. On appelle ça une diversion ou alors notre ouverture annexe. Les archives sont au sous-sol et c’est là que nos documents doivent aller, le recruteur les range là à la fin de sa journée pour plus de sécurité.Il faudra donc agir en fin de soirée si tu suis bien. En somme, soit la diversion et suffisante et vous vous invitez dans le local pour procéder au plan, soit si cela échoue, on prend la casquette des réparateurs. Canalisations, sous sol, archives, tu suis ? D'ailleurs, qu'elle est ta spécialité ?

Voilà ce qu'elle m'obligeait à avaler d'un seul trait ! Avouez que ça calme de suite hein. Et bien fort heureusement, derrière tous mes sourires angéliques et mon regard innocent se cachait un esprit particulièrement vif selon ma mère. Aussi avais-je tout retenu, et force était d'admettre que si je devais me plonger dans mon esprit pour faire le tri, au regard plus aucun sourire ne brillait, seulement un œil pétillant de malice qui fixait le vide. Car, hélas pour elle, ses yeux de braises qu'elles fixaient sur moi, se noyaient dans l'eau pure des miens. Après son clin d’œil, je devinais qu'il me revenait de lui répondre et ce que je fis nonchalamment toujours, pointant des deux doigts de justice les éléments de la carte qui m'intéressait et cela sans jamais me décrocher du fond et confortable dossier de mon fauteuil.
-Je ne comprends pas ta difficulté, c'est un lieu public non ? Enfin j'entends ou n'importe quel shinobi peut entrer. Nous nous infiltrons le jour sous un prétexte fallacieux, nous y trouvons un coin tranquille pour attendre la nuit, la nuit nous opérons, et alors nous partons ou attendons le jour suivant pour le faire. Tu me suis . Terminais-je avec un clin d’œil. Là-dessus, je pointais le sous-sol, ici, ce sera parfait, et pour réceptionner les dossiers et pour attendre le lendemain. Qu'en dis-tu j'ai bon ?

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Dernière édition par Sainan Gi. Tenshi le Ven 29 Juin 2018 - 8:00, édité 4 fois
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Ven 29 Juin 2018 - 3:43
Le moins que l’on puisse dire, c’était qu’il posait des questions pertinentes, voilà pourquoi deux esprits valaient toujours mieux qu’un pour réfléchir à une sujet. Chacun ayant son point de vu, son expérience et sa capacité à soutenir ou dévier l’autre de son chemin, pour prendre la route la plus optimale. Un travail d’équipe ou dans notre cas, l’oeuvre en cours de génies du mal. *tousse*

§ - “ Je sais seulement qu’il vit au domaine de son clan, la fleuriste avec qui j’ai travaillé semblait le connaître elle. Pour le reste je ne l’ai jamais approché faut d’occasion, donc je n’en sais pas grand chose mais… “
Elle se penchait en avant pour ne pas être entendu. “Il a une réputation de séducteur. Après est-ce que ça va au delà aucune idée. En me renseignant sur lui j’ai eu affaire à un fanclub féminin assez effrayant. Déjà que les Hyûga le sont de base… J’aimerais autant ne plus avoir affaire à elles si tu vois ce que je veux dire. ”

On aurait dit des fanatiques, des folles. Pour en revenir au bâtiment, il fallait avouer que sa solution était tentante, mais elle avait aussi ses difficultés quant à l’exécution. J’y avais pensé, mais le problème était qu’il nous fallait plusieurs idées avant d’y aller.

§ - “J’aime ton idée, le problème, les archives sont gardés par un système de sécurité sensorielle justement pour éviter les entrées indésirables. Soit l’info est vraie, soit elle est juste dissuasive. A l’heure actuelle on ne va pas se mentir, je n’ai pas le niveau pour désactiver ou tromper ce genre de chose. Qui plus est, qui dit système sensoriel, dis garde sensoriel, tu me suis ? Je doute qu’il office toute la journée, donc on peut supposer qu’il n’est là que la nuit. Qu’en penses tu ? “


Nos informations sur le sujets étaient d’ailleurs peut-être encore trop maigres, mais comme j’allais lui expliquer…

§ - “ On ne peut pas trop fouiller ouvertement non plus et poser les questions sans attirer la suspicion sur nous. L’homme dont je te parle pour notre recommandation est célébré à Iwa. Il a écroué l’assistante du Kage et une partie de son clan en quelques semaines seulement. On peut supposer que la police actuelle a un réseau efficace. De plus avec les attaques récentes, la sécurité s’emballe un peu pour un rien, tu l’auras sûrement remarqué. “

Il était certain que nous ne serions pas prêt pour demain la veille, mais voilà qu’un nouveau problème s’ajoutait au cas déjà bien compliqué pour des genins.

§ - “ Une autre info sûre, la session de recrutement de la police de cette année s’achève ce samedi. Rappelle moi quel jour nous sommes ? Notre temps est compté, et je n’attendrais pas l’année d’après. Lundi les convocations seront postés pour être intégré.”


Il aurait tôt fait de faire le décompte du temps qu’il nous restait. Puis il se doutait bien qu’il n’était plus question non plus de renoncer. Voilà pourquoi de l’aide n’était pas de refus, d’autant plus que pour n’avoir eu que quelques minutes de réflexion, le chérubin démontrait à quel point il pensait intelligemment. Est-ce que avec tous les détails en main, il ferait œuvre du même génie.

§ - “ Il nous faut les lettres avant samedi, et passer à l’action ce week end sans faute. Si tu as un plan ou une idée de génie, je suis preneuse. “
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Ven 29 Juin 2018 - 14:59
Nous avancions mine de rien. J'en apprenais encore un peu plus, et elle était réceptive à ce que je lui disais, signe que cette nouvelle équipe à peine formée pour l'occasion avait déjà un bon potentiel de coordination. Je devais avouer que derrière ses airs, elle me paraissait bien moins bourrin et plus stratège que ce que j'avais présumé. C'était un plaisir bien sûr, même si les bourrins, n'allons pas croire, on en a toujours besoin. Nous venions là, à un moment où quand je me massais toujours la tempe je me redécouvrais une très ancienne passion.
-Je vais avoir besoin d'un café je crois...

Parce que le café, c'est important ! Une tradition quasiment familiale, une drogue légale dont je n’empêchais pas d'abuser. Un signe au tenancier et je lui fis part de ma demande avant de reprendre avec Oni.

-Je sais seulement qu’il vit au domaine de son clan, la fleuriste avec qui j’ai travaillé semblait le connaître elle. Pour le reste je ne l’ai jamais approché faut d’occasion, donc je n’en sais pas grand chose mais… Là elle se penchait en avant pour ne pas être entendu et je me penchais de mon côté pour lui tendre l'oreille. Il a une réputation de séducteur. Après est-ce que ça va au delà aucune idée. En me renseignant sur lui j’ai eu affaire à un fanclub féminin assez effrayant. Déjà que les Hyûga le sont de base… J’aimerais autant ne plus avoir affaire à elles si tu vois ce que je veux dire.

Haaaaaa les Hyûga... Clan noble qui aimait à jouer sur le prestige, on les croisait par tout, tout le temps, à tout âge. Ils saluaient tous de manières nobles, même mes propres révérences étaient moins guindées et pas seulement parce que j'y mettais de la sobriété. Ce clan de prestige avait comme tout ceux que le pouvoir et la gloire grisaient, des membres en son sein qui avaient oublié que la noblesse de cœur exigeait aussi certaines qualités. L'info que me fournissait Didi avait cependant son importance. "Plutôt que de chercher ce qu'on n'a pas pour réaliser pour un projet, il faut se demander ce qu'on a déjà pour le faire", m'avait dit mon père une fois. Cette information-là valait son pesant d'or, alors voyant un problème à la fois, déjà celui-là !
-Quel dommage qu'il n'aime pas les hommes, sinon je m'en serais occupé.

Allusion à mon orientation sexuelle ? Qu'elle me prit pour un homo ou un bi ne changeait rien et elle comprendrait bien assez vite que pour moi, homme ou femme, c'était strictement la même chose, que la sexualité n'était qu'un autre moyen d'expression, de procréation, ou enfin, de persuasion... Là, je recevais mon café, et pour la première fois de cette soirée, j'eu un geste vif et montrait un signe d'empressement en m’emparant de la tasse dans la quelle, sans prendre le soin de sucré, je prenais une première et conséquente gorgée. Faisant un grand sourire satisfait, comme requinqué et en joie je reprenais.
-Une femme éconduite c'est très mauvais. C'est par là que nous devrions chercher déjà. Je sais d'expérience que ce genre de femme, pour la vengeance et pour restaurer sa fierté, sera prête à mettre à mal ton homme. S'il est aussi séducteur que tu le dis ça devrait se trouver. Les hommes, ont tendance à se lâcher plus facilement sur l'oreiller qui plus est, l'une de ces femmes peut savoir quelque chose.

Revenant alors sur le bâtiment, Oni m'expliquait son point de vue sur la situation et sans repousser ma proposition, elle m'expliqua quelle difficulté cela incomberait. D'abord les doigts collés les uns aux autres avec les lèvres collées sur mes deux index joints, je l'écoutais. Très attentif, et cela se voyait au regard, je me disais plus je l'écoutais, qu'une infiltration du genre "shinobi" était à exclure. Infiltré oui, mais à la vue de tous, à l'ancienne, comme l'aurait fait des civils en somme. Les shinobis avaient tellement l'habitude de se reposer sur leurs pouvoirs que parfois ils oubliaient qu'on pouvait faire sans, moi le premier d'ailleurs.

-J’aime ton idée. Commençait-elle à me dire. Le problème, les archives sont gardés par un système de sécurité sensorielle justement pour éviter les entrées indésirables. Soit l’info est vraie, soit elle est juste dissuasive. À l’heure actuelle on ne va pas se mentir, je n’ai pas le niveau pour désactiver ou tromper ce genre de chose. Qui plus est, qui dit système sensoriel, dis garde sensoriel, tu me suis ? Je doute qu’il office toute la journée, donc on peut supposer qu’il n’est là que la nuit. Qu’en penses tu ?
-Je ne suis pas un shinobi sensoriel non plus. Je suis un utilisateur du mokuton et un soldat. Je crois que si nous tentons d'infiltrer le bâtiment en masquant nos chakras, sans se faire voir et en trompant les gardes, nous allons échouer. Une excuse officielle, même inventée, pour pouvoir entrer dans le bâtiment à la vue de tous me paraît plus judicieuse. Pas besoin de masquer son chakra, pas besoin de technique, nous entrons, nous présentons des documents et nous attendons la nuit. Le souci c'est le garde la nuit, comme tu le dis, il nous repérera. J'aurai apprécié savoir quel sont ses chemins, ou leur, s'ils sont plusieurs, chemins de ronde, pour simplement les assommer ou mieux, trouver leur cantine la journée pour glisser des somnifères dans leur boisson ou leur nourriture, ainsi une fois la nuit tombée, nous serions tranquilles.
-On ne peut pas trop fouiller ouvertement non plus et poser les questions sans attirer la suspicion sur nous. L’homme dont je te parle pour notre recommandation est célébré à Iwa. Il a écroué l’assistante du Kage et une partie de son clan en quelques semaines seulement. On peut supposer que la police actuelle a un réseau efficace. De plus avec les attaques récentes, la sécurité s’emballe un peu pour un rien, tu l’auras sûrement remarqué.

Je laissais m'échapper, en toute conscience, un rictus. Encore des affaires de prestige. Je n'étais pas là quand tous ces événements se produisirent, mais c’était pareil partout, une chose paraît exceptionnelle quelque temps, puis le temps passe, puis elle devient ou banale ou oublié, si on oubliait, elle redevenait exceptionnelle. Quel rapport ? Ne pas sous-estimer une situation ou une personne certes, mais aussi ne pas sur-estimer, car ne jamais oublier, "qu'impossible n'est pas shinobi". J'en restais cependant à ce rictus, me contentant ensuite, avant qu'elle ne reprenne, de lui offrir une œillade confiante et qui se voulait surtout rassurante. La peur ne me guidait, la peur n'était qu'un signal d'alerte, qu'il fallait maîtriser pour savoir quand et jusqu'où il fallait être prudent. Cela ne suffisait pas à me faire perdre mes moyens et je ne trouvais pas l'utilité les trois quarts du temps d'en parler. Mes beaux yeux bleus se chargeraient donc de la rassurer pendant que j'écouterais la suite de ce qu'elle avait à dire.

-Une autre info sûre, la session de recrutement de la police de cette année s’achève ce samedi. Rappelle moi quel jour nous sommes ? Notre temps est compté, et je n’attendrais pas l’année d’après. Lundi les convocations seront postés pour être intégré. Il nous faut les lettres avant samedi, et passer à l’action ce week end sans faute. Si tu as un plan ou une idée de génie, je suis preneuse.

Là en revanche mes arcades se froissaient et mon regard se renfrognait. Ça faisait vraiment très court comme marge de manœuvre. Beaucoup trop. Rien d'impossible bien sûr, mais alors je comprenais mieux pourquoi elle était si empressée et inquiète. Après avoir baissé le regard quelques secondes, je tapotais de mon doigt exactement et dans un rythme régulier, quatre fois la table. Une sorte de tempo en quatre temps. Je vous expliquerais une autre fois pourquoi quatre. Puis après ma dernière gorgée de café que je savourais longuement, très calmement et sereinement, je relevais un visage souriant.
-Il se trouve qu'il y a peu de temps, j'ai extrait une jeune fille d'un bar qui possède une maison de jeu clandestine en sous-sol. Je me suis fais passé pour un agent de la police d'Iwa et j'ai négocié la libération de cette enfant contre mon silence pour la maison de jeu. Il ne me déplairait pas maintenant de dénoncer malgré tout le gérant de ce bar. Etant donné qu'il est fréquenté aussi par des shinobis, c'est une informations extrêmement sensible, il faudrait que nous nous rendions au bureau, en notre âme et conscience pour avertir les autorités compétentes tu ne crois pas ? Lui annonçais-je autant joyeusement qu'ironiquement.

Ainsi nous aurions une raison officielle, légale et vérifiable d'entrer dans les lieux et nous ne pourrions être soupçonnés d'avoir voulu infiltrer à l'insu des shinobi qui gardaient les lieux. Bien en admettant que la suite du plan se déroulerait parfaitement.

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Sam 30 Juin 2018 - 11:43
Du café ? Je grimaçait. Qui pouvait bien aimer ce breuvage aussi amer ? Mais à ce moment-là, je me rappelais aussi que l’individu était adepte de l’alcool tout aussi indélicat pour mon palet. Pourtant en l’observant attentivement, sous ses airs de chérubins androgyne, il semblait assez jeune, était ce son étrange apparence qui le rajeunissait ? J’aurais pu demander, mais c’était supposé de l’intérêt pour lui autre que ce à quoi il pouvait servir et sympathiser, ce n’était définitivement pas mon genre. Takumi-sempai, ou plutôt son sujet, révélait un trait de mon nouvel acolyte qui je dois l’avouer me surprenait à peine. Le dévisageant à ce moment là pour évaluer les traits et l’harmonieux de sa beauté, aucun doute qu’il plaisait aux deux bords, pouvant même les portait à confusion. Une sorte de créature tentatrice. La beauté était un bien lourd fardeau pas vrai ? Elle attisait autant l’admiration que la couardise des plus mals avisés. Pour chasser la pensée, je soupirais alors....

§ - “ Je ne sais pas, tu pourrais essayer pareil, après tout, on pourrait te prendre pour une demoiselle assez facilement. “


Petit rictus, mais habillée en fille, j’étais sûre que l’illusion sera parfaite. Voilà que je riais toute seule, il aurait pu penser que je me moquais de sa remarque, mais pas du tout, je l’avais plutôt imaginé dans un de mes kimonos et c’était si bluffant que…

§ - “ Pardonne moi. Je t’écoute. Mon imagination a été un peu trop loin… “

Pour en revenir aux choses sérieuses, je l’approuvais d'hochements de tête, car il n’y avait rien à ajouter ou contester à la suite de ses explications et propositions. Seulement, mon rictus était devenu une grimace, car comme j’allais lui annoncer avec un ton déçu…

§ - “ Je ne sais rien des shinobis sensoriels du lieu, ni leur nombre, ni même s’ils sont vraiment à l’oeuvre, encore moins leur ronde ou autre tu penses bien… Peut être que Yasuo, mon complice en aura découvert davantage. Mais je n’ai pas eu l’occasion de retourner prendre de ses nouvelles. “

Voilà qui annonçait la suite des opérations plus compliquée et ses mimiques plus la conversation avançait, ne confirmaient que nous n’étions pas à notre avantage présentement. Pourtant, je refusais d’abandonner l’idée, de rester une fois de plus à attendre que d’autres décident pour moi d’une voie en m’offrant l’opportunité. Non, c’était moi qui déciderait à partir de maintenant et j’allais d’ailleurs essayer de remotiver le projet avec un enthousiasme pas forcément justifier, quand il sauvait l’aventure en un instant. Surprenament. Cette histoire et cette carte dans sa manche était une aubaine extraordinaire pour nous, car oui, c’était bien une réelle association désormais. Difficile de retenir ce sourire joyeux et ce soupir de soulagement.

§ - “ On dirait bien que sur ce coup là si ça marche je t’en devrais une… Donc notre principal objectif et le Hyûga maintenant ? Il me faudra des détails sur cette histoire aussi si on doit la dénoncer ensemble, à moins que tu comptes travailler seul ? “

Option à laquelle je m‘opposerais, bien que risquer, c’était aussi très excitant, moi aussi je voulais jouer ce week end les infiltrés. Au final que cela marchait ou non, le principal était d’avoir eu l’audace de tenter non ?

§ - “ Pour Sempai, il ne m’aurait pas dérangé de battre des cils pour lui, mais vois tu je suis une héritière et jouer avec un membre d’un autre grand clan, si ça venait se savoir, sans qu’on me l’ait demandé à la maison, j’aurais des problèmes du genre… Fin de ma carrière tu vois ce que je veux dire ? ”

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Sam 30 Juin 2018 - 15:46
-Je ne sais pas, tu pourrais essayer pareil, après tout, on pourrait te prendre pour une demoiselle assez facilement.

Je m'amusais tout seul en pensant "bon Dieu ma cocotte si tu savais". Effectivement, avant de venir à Iwa, j'étais un mercenaire, pas très prolifique, mais jouer de cette ambiguïté ne m'avait jamais effrayé, et avec une certaine fierté, je dois dire que je n'étais pas seulement parvenu à duper quelques hommes, certains changèrent carrément de bord par ma faute. Puisque j'étais un fainéant, et qu'il fallait quand même gagner sa croûte, je n'hésitais pas à employer des méthodes très douteuses pour arriver à mes fins. Égorger dans un sommeil profond ou empoisonner un thé, ça économisait les efforts et le chakra et pour ça il fallait approcher sa victime, le péché de luxure étant celui qui était le plus répandu, ma soi-disant beauté fatale me servit à bien des reprises en cette matière.

C'est alors qu'elle se mit à rire, à plus haute voix que moi, et je ne suis même pas certain qu'elle s'en rendit compte. Je la regardais circonspect, souriant encore, parce que je crois qu'une sorte joie et d'énergie se transmettaient entre nous. Mais, pourquoi riait-elle ? Parce que je mangeais à la fois de la vanille et du chocolat ? Jusqu'à ce que se perdant vraisemblablement dans son imaginaire elle lâche ;
-Pardonne moi. Je t’écoute. Mon imagination a été un peu trop loin…

Je la regardais présentement droit dans les yeux, sondant à nouveau sans aucune gêne les nuances de son cœur, et, peut-être était-ce de l'égocentrisme, mais je crois qu'elle venait de fantasmer sur moi en femme... Soit c'était que ce fut ce que j'espérais sans oser me l'avouer, soit je tombais juste, et cela m'en disait bien long sur elle du coup. Je lui fis l'un de ces regards aguicheur, au sourire taquin dont j'avais le secret, vous savez, ce sourire qui ne veut rien dire, et en même temps...


Alors ce n'est pas que je cherchais à la séduire. J'en avais bien assez fait de ce côté pour obtenir ce que je voulais déjà. C'était qu'avec sa réaction j'espérais avoir confirmation ou infirmation de ce que je supposais. J'ajoutais exprès une voluptueuse féminité à ce regard que je lui jetais pour m'assurer qu'elle verrait plus une femme qu'un homme. Je n'étais pas stupide au point de ne pas savoir que j'avais le visage et le corps d'un androgyne, de manière presque surnaturelle certains m'auront dit d'ailleurs (je sais que je pourrais faire carrière dans la prostitution pas la peine de me le dire).

En attendant, je la laissais reprendre tranquillement. Le gros problème de notre entreprise était manifestement le manque flagrant d'organisation. Ce que je détestais improviser pourtant... J'étais plutôt du genre à calculer secrètement tout au millimètre, et essayais de tirer avantage de tout, y compris de mes échecs (si c'est possible). Elle en venait enfin à me remercier de l'épine que je lui retirais du pieds avec le moyen de s'infiltrer que je lui donnais, un moment de faiblesse peut-être que j'exploitais de plus belle par le regard et le sourire que vous connaissez maintenant.

- On dirait bien que sur ce coup là si ça marche je t’en devrais une… Donc notre principal objectif et le Hyûga maintenant ? Il me faudra des détails sur cette histoire aussi si on doit la dénoncer ensemble, à moins que tu comptes travailler seul ?

Je perdis un instant mon air séducteur, pour devenir plus ferme, plus froid, pour ne pas dire glacial. Cette affaire touchait une corde sensible de ma personne, pas le tenancier du bar directement, mais l'enfant que j'étais parvenu à lui arracher. Tout ce qui avait attrait à l'innocence et sa conservation, développait chez moi une envie frénétique de meurtre contre ceux qui y attentaient. Heureusement j'étais fatigué et l'ambiance était bon enfant, alors pas de pou qui s'accélérait ou de bête imaginaire aux tréfonds de mon âme pour me susurrer d'assassiner quelqu'un.
-Cette affaire-là me concerne directement, vous serez présent toi et ton acolyte, mais c'est moi qui parlerai. lui répondais-je d'un timbre et un regard glacial avant de recouvrer, lentement mais sûrement, mon visage précédent. Lunatique ou schizophrène ? Non pas du tout, contrôlé, mesuré, autant que faire se pouvait.

-Pour Sempai, il ne m’aurait pas dérangé de battre des cils pour lui, mais vois tu je suis une héritière et jouer avec un membre d’un autre grand clan, si ça venait se savoir, sans qu’on me l’ait demandé à la maison, j’aurais des problèmes du genre… Fin de ma carrière tu vois ce que je veux dire ?

Pourquoi souriais-je plus sincèrement d'un seul coup ? Curieuse sensation, pas de la jalousie bien au contraire, j'imaginais que mettre fin à sa carrière, cela ne l'ennuierait pas tant que ça, et c'était bien cette curieuse sensation qui transcendait par mon sourire. Elle n'hésiterait donc pas s'il le fallait, elle aussi, à donner de son corps pour arriver à ses fins. Nous étions si peu nombreux à oser de tels sacrifices, à considérer sa liberté si sacrée, que nous avions l'ardent désir d'en jouir quels que soient les regards qu'on nous porterait, les jugements qu'on nous apposerait. Après un soupire las, je balayais le vent de la main et lui en présentait la face intérieure.
-Haaa... Dis-moi au moins où se trouve ta fleuriste alors, et je me chargerais de lui.

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Dernière édition par Sainan Gi. Tenshi le Sam 30 Juin 2018 - 20:58, édité 2 fois
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Sam 30 Juin 2018 - 17:31
Parfois ce personnage était troublant, pourtant j’étais habitué à ses jeux là, conditionnée à le simuler autant à la réception qu’à les emmener. Les poupées de luxe se devaient de paraître vivantes et pétillantes pour être attractives. Tenten était un peu semblable à cette description, on aurait facilement puis croire qu’on venait de la même maison à ce niveau de fausse candeur, tout aussi fausse que la volonté de séduire. A force de pratiquer cela comme un talent à part entière, qu’en restait il au final, si ce n’était que la chose était notre outil. Mais un instant, mettant à part la volonté de marbre de la pensée par bonne intelligence, ma pensée profonde m’avait murmuré qu’il était aussi beau que malicieux. Etrangement, le premier trait avait plus d’attrait que le second. Quelle fille superficielle. Si notre rencontre avait été différente, j’en aurais sûrement fait un modèle majestueux. Il émanait de lui une aura qu’aucun artiste ne pouvait nier, mais il était dérangeant dans le fait qu’il se montrait trop parfait, irréel, manquant de vie. Une marionnette étant ce corps, animé par un esprit qui s’en voudrait séparer. Moi aussi j’aspirais à cela, alors coude sur la table, paume sur mes joues pour soutenir ma tête, je l’admirais. Il n’y avait pas d’autre terme pour définir ce moment.

§ - “ Tu es vraiment bel homme quand tu le veux. Toutes tes mimiques sont artificielles. “

C’était peut-être dur avoué comme ça, mais c’était mon ressenti. Sortant mon tabac et son instrument pour le fumer d’une de mes manches, je ne cessais ni mes observations invasives, ni la conversation, c’était ainsi qu’une nouvelle fois son jeu s’effaçait pour montrer sa vraie face plus sombre et terne que sa rayonnante apparence. Il me faisait peur sans nul doute dans ces courts instants là, pourtant en recrachant ma fumée, c’était un sourire qu’il inspirait. D’un côté la jeune fille craignait cette double face, mais de l’autre l’artiste s’extasiait de la véracité de ses expressions spontanées.

§ - “ Tu serais un bon modèle pour moi, mais je ne suis pas sûre que tu apprécierais ou comprendrais le rendu de l’oeuvre à ton image. “

Le sourire pouvait paraître mesquin, mais rien de ce que je venais de lui dire n’était méchant ou calculer. La sincérité de la folie créative.

§ - “ Je ne t’ai pas tout à fait tout dit, la sensorialité n’est pas mon principal atout. En tant que Chôkoku par tradition je pratique le modelage de l’argile de façon plus traditionnel. “ Et pour en revenir à nos moutons. “ Soit, nous ferons comme bon il te plaira, ce n’est pas comme si j’avais envie d’être mêlée à cette histoire.”

D’une nature feignante, moins j’en faisais à ce niveau là, mieux c’était. Ces voltes de faces pas si contrôlés que ça était donc bien réels, je notais l’information qui pourrait bien servir. L’homme en face n’avait pas encore autant de maîtrise sur lui même qui le voudrait. Chercher les talons d’achilles l’un de l’autre faisait parti du jeu non ?...

§ - “ Elle s’appelle Etsuko, tu peux difficilement la rater, c’est LA fleuriste d’Iwa, j’ai une carte de sa boutique si tu veux. Mais je ne suis pas sûre qu’elle te sera utile, elle est si mignonne et niaise… C’est surprenant de la voir attirée par un pervers narcissique comme nous. “

Le moment parfait pour reprendre un souffle de tabac, recracher en une succession de rond de fumée vers mon interlocuteur.

§ - “ Si tu te charges de lui, j’irais séduire la sécurité pour ramasser plus d’infos ce soir. “

Clin d’oeil, quitte à être de sortie, autant rendre ça utile.

§ - “ je me sens d’humeur à jouer les innocentes à protéger. “

Un jeu d’actrice comme un autre. Quittant les pointes qui coiffaient mes cheveux, ces derniers retombaient ondulés et en bataille sur mes épaules désormais dénudées après j’eus tirer sur mes manches en rentrant mon ventre pour libérer de la marge sur la pression de mon Obi.

§ - “ Qu’en pense tu, ça ira comme ça ? “
Elle brouillait ses cheveux d’une main. “ Tu te sentirais héroïque de me ramener jusqu’à chez moi ? “

Petit rire et tire de langue. Lui évidemment que non, mais un gars plus ordinaire n’en dirait pas autant.
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Sam 30 Juin 2018 - 20:41
-Tu es vraiment bel homme quand tu le veux. Toutes tes mimiques sont artificielles. Me lâchait-elle d'un seul coup

C'était un compliment, je crois, pourtant mon sourire tombait à genoux, comme désarmé. Je devins neutre, et sans avoir l'air frappé, sans devenir froid, mes lèvres se désolidarisèrent tout de même sous le choc. Elle me regardait je crois avec attention, peut-être de l'admiration, mais pas une seconde je ne décelais de convoitise, tout du moins pas de cette convoitise lubrique, qu'on remarque au premier regard avide et perçant des hommes en rûte, ou des femmes désireuses à la limite de la crise de nymphomanie. Étrange sensation que celle-ci, de plaire, sans être désiré, cela m'aurait presque ramené à l'enfance, tellement cela faisait longtemps que cela ne m'était pas arrivé.

C'était presque plus flatteur d'une certaine manière, je n'avais pas l'impression d'être violé du regard, d'être pénétré d'images concupiscentes. Elle avait l'air beaucoup plus à l'aise soudainement, et se permettait de fumer pendant que nous discutions encore. Elle souriait, elle devenait délicate, comme si la flamme qui brûlait, voulait maintenant réchauffer. Je me laissais malgré moi attendrir, et plutôt que de chercher à séduire, lui renvoyait comme en miroir un sourire tendre et doux, une image rayonnante de gratitude, pour un instant volé au temps, qui soit, comme si peu souvent j'en aurai le sentiment, dépourvu de tout mensonge. Une grande beauté, que je trouvais alors en elle, beaucoup d'esprit et de jugement, alors que normalement ne se trouvent que rarement ensemble : la plupart des jolies femmes perdent à se laisser connaître ce qu'elles gagnent à se laisser voir. Elle me paraissait, durant un court instant, bien loin de cela, et cela faisait toute sa valeur, sa rareté.
-Tu serais un bon modèle pour moi, mais je ne suis pas sûre que tu apprécierais ou comprendrais le rendu de l’oeuvre à ton image.

Je penchais la tête sur le côté, laissant tomber les cheveux par-dessous l'épaule et dévoilant ma nuque. Un geste de séduction que j'avais tant répété qu'il s'était automatisé, mais l'intéressement que j'éprouvais là, et que ce geste accompagnait, n'était pas feint. La nuque, n'était-elle pas la porte vers le désir des femmes ? Mais qu'en était-il des hommes ? Je crois qu'étant ce que je suis, cela ne faisait pas une grande différence. Ainsi, plissant le regard sur elle, un œil pétillant de curiosité, je lui répondais, doucement, assurément.
-Comprendre l'art ? La sensibilité ne se commande pas hélas. Mais j'aime à penser que toute forme d'art, n'est jamais que le verbe des sens. Te servir de model ne me dérangerait pas, être regardé, j'en ai l'habitude. Par ailleurs, peut-être cela m'ouvrirait-il une fenêtre, sur le regard que tu portes sur moi. Je ne suis pas certain de parfaitement le saisir, pour être tout à fait honnête.

Elle faisait alors montre d'une certaine mesquinerie et je redressais la tête pour la pencher de l'autre côté pour poser une joue sur un poing fermé. Il y avait là, je crois, une forme de synchronicité. Je n'étais pas encore totalement abandonné, totalement dépris de moi, et je ne crois pas que cela fut à jamais encore possible. Mais, remarquant cette synchronicité entre nous, je me rappelais les paroles de mon père, qui alors étaient en rapport avec le genjutsu, et la perception de la réalité. "Quand deux êtres s'accordent, leur gestes, leurs paroles, leurs mimiques, leurs postures, tout d'elles, s'accordent avec leur cœur, veille à ces détails, si tu veux pouvoir comprendre et manipuler les hommes".

Évoquant ensuite ses talents martiaux, sans les ignorer, je me contentais d'en prendre note. Je ne m'attendais pas à grand chose à ce niveau et savoir qu'elle eut ce don héréditaire me rappelait surtout que mon simple raiton lui était supérieur. Elle était artificière, et bien la seule remarque qui me vint fut que cela convenait fort bien à son tempérament et ses pupilles. Elle me livrait ensuite les informations sur la fleuriste, information que je gardais en mémoire. Je secouais élégamment la tête quand elle me proposait sa carte, je m'estimais capable de retrouver la boutique d'une fleuriste si j'avais son nom. Et puis en tant qu'utilisateur du mokuton, j'avais une certaine affinité avec les plantes, pas nécessairement des fleurs certes, mais des plantes tout de même, à savoir sur quelle plante j'allais tomber là-bas, c'était une tout autre histoire.

-souvent femme varie, mal habile ─ qui s'y fie. Lui répondais-je sur le ton d'une taquinerie quand elle parlait de son humeur du moment en vue de la tâche qui lui incombait. Je ne connaissais en effet rien de plus inconstant qu'une femme. Je ne faisais pas de la misogynie, les hommes avaient au moins autant sinon plus de défaut, mais l'inconstance chez les femmes, paradoxalement est la constance. Plus elles sont belles, plus elles se permettent d’excentricités et d'exigences et cette Oni, même si elle avait une poitrine inexistante n'était pas dépourvu de charme et de grâce, or, et l'homme habile le savait bien, Le caprice est dans les femmes tout près de la beauté pour être son contrepoison et Oni était belle, et le sachant elle-même, s'en trouvait d'autant plus dangereuse
-M'enfin si tu souhaites t'en charger, je ne voudrais pas te gêner. Concluais-je à cela le sourire en coin à peine voilé.

-Qu’en pense tu, ça ira comme ça ? Tu te sentirais héroïque de me ramener jusqu’à chez moi ? Terminait-elle en ébouriffant sa chevelure. Un geste étrange dont je ne comprenais pas la signification.

Cette fois je n'hésitais pas, et pourtant, alors que j'avais tout de suite décidé d'accepter, je la regardais, à nouveau ce petit sourire séducteur et ce regard coquin sur elle, pour marquer un moment de silence volontairement pesant.
-D'accord ! Lançais-je soudainement avec entrain dans un large sourire. Hé hé hé, riais-je alors comme un enfant. Ce serait très inconvenant de ma part de laisser une princesse rentrer seule si tard je suppose. Mais d'ordinaire, une escorte, ça se paye je crois ? Finissais-je sans laisser entendre si c'était de la plaisanterie ou du sérieux.

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Sam 30 Juin 2018 - 22:12
Comme une défense instantanée, son jeu d’acteur, sa scène de séduction reprenait, comme le chat avait l’automatisme de se gonfler quand il était mal aisé, comme quand je devenais épouvantable pour garder la distance. C’était plus fort que lui, plus fort que moi aussi, est-ce qu’il en avait pris conscience aussi et s’en trouvait de façon amusée, aussi emprisonné que moi dans son rôle. Je lançais à cette nuque un regard appétissant, mais le sourire moqueur dévoilait peut-être mon intention joueuse dans l’acte, plus que réellement désireux. Je n’étais peut être pas normal sur ce sujet ou alors l’art m’avait désensibilisé à la beauté des corps… Non, en y réfléchissant bien personne ne trouvait grâce à mes yeux assez pour m’ouvrir l’appétit. J’avais en horreur que l’on me touche, ou se tienne trop près, étrangement les gestes affectueux ne me manquaient pas, ils avaient toujours été une corvée. Quel genre d’être humain était dépourvu de pareil désir et mon jeune âge ne me pardonnerait pas toujours de ce que la société appelait une anormalité. Ce corps n’était pas vraiment le mien et je ne savais que trop bien m’en détacher, il y avait un prix à tout… Et alors ce qui m’avait sauvé en fuyant l'atrocité se répercutait dans la sensibilité instinctive qui s’effaçait. Désirer et aimer étaient une forme de possession, pour celui qui le vit et celui qui le subit. C’était la même volonté de liberté que je lisais en lui au fond, peut-être pour cela qu’il avait été si vite adopté par mes pensées. Imbécile qui essayait encore de me troubler pour s’avantager. j’aurais dû sûrement lui montrer à mon tour mes talents en la matière, mais étrangement, la poupée de porcelaine se plaisait à n’être que décorative, abandonnant sa fonction de chair. Et ces mots là n’étaient pas hasardeux. Comme ceux du jeune homme en face de moi, mais j’avais au final choisi le mot compréhension exprès pour tester son esprit au final non ?

§ - “ Tu as raison, elle se devine, et c’est à force de ce jeu étrange que l’on comprend l’artiste et non pas son oeuvre qui n’est que l’outil de son langage. Peu de personnes sont assez posées pour le comprendre.”

Me penchant en arrière sur ma chaise maintenant en équilibre sur deux pieds, je levais un bras pour le passer sous mes cheveux à l’arrière du crâne, fixant le plafond que mes ronds de fumée rejoignaient, légérement pensive sur le sujet.

§ - “ On m’avait toujours dit qu’il fallait attention à la noirceur, qu’elle consumait à la moindre occasion. N’est ce pas ironique qu’elle puisse dévorer ceux qui la repousse de toutes leurs forces, alors qu’elle peine à englober ceux qui la désire ardemment. “

Un mouvement de balancier avait replacé mon regard intensifié par l’idée dans le sien. Comprendrait il ce que j’étais en train de lui dire par ce message là ?

§ - “ Alors faisons ça, un jour je t’aurais assez sondé pour te sculter, alors si ton offre tient encore, ton alter égo argile naîtra de mes mains. Sous le couvert de l’art je peux violer n’importe qui impunément tu sais. Je l’ai fait et refait tellement de fois avant de comprendre cette abominable réalité là. C’est ce qui a toujours manquait à mes créations de l’itimité partagée. “

Mon sourire aurait pu me faire paraître mélancolique, alors qu’au contraire, l’avoeux avait libéré un poids. Aucun autre Chôkoku aurait compris cette fragilité de penser là, à leur sens, et même si je n’étais pas sûre qu’il la comprendrait, je savais qu’il ne serait pas du genre à la juger. Personne ne pouvait avancer seul et c’était pour cela qu’on s’était alliés dans notre tâche. Il me manquait cruellement quelqu’un avec qui confrontait mes idées et positions. Je sentais de l’alchimie, c’était pure folie. Voilà pourquoi je devais embrasser cette dernière évidement.

§ - “ Je n’ai pas compris ta tirade, mais j’y méditerais…”

Il était plus simple de demander l’explication, mais la simplicité, je n’aimais pas ça, mieux que simplement apprendre en retenant, j’aimais décortiquer et découvrir.

§ - “ La fleuriste est trop niaise pour moi, ma patience est limitée, j’aime les mauvais caractères avec qui me chamailler. “ Tir de langue, il avait bien dû le deviner. “ Elle n’en reste pas moins charmante, j’aime la candeur de ce genre de filles, en un sens, je suis admirative de leur simplicité qui plus est, elle est jolie à regarder. Tu vas te régaler. Raison de plus pour laquelle je ne voudrais pas l’abuser. J’ai du respect pour la personne qu’elle est malgré ce monde…”

Inutile d’épiloguer sur l’environnement. Quand il laissait sonner son d’accord, j’avais immédiatement pensé que l’on parlait toujours de la fleuriste, mais son rire des mauvais coups me mettait la puce à l’oreille. Un de mes sourcils s’arquait, incompréhension, je lui lançais un regard confus, avant que quelques secondes assimilent les informations dans mon cerveau.

§ - “ Je pensais harponner un des gardiens des archives pour cette tâche, mais un niais dans ton genre peut aussi bien faire l’affaire jusqu’à eux d’ailleurs… ça serait bête que la marchandise n’arrive pas à destination… Assez prélassé et discuter, allons forcer dame destin à embrasser nos pas. “

Là dessus je me levais, prête à lui apprendre un autre trait de ma personnalité et pas des moindres…

§ - “ C’est quel côté les archives par ailleurs déjà ? “

Je n’avais aucun, mais alors aucun sens de l’orientation...


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Dim 1 Juil 2018 - 0:47
Lorsque je remplissais mon dossier de recrutement d'Iwa, mon recruteur me reprocha de ne pas avoir assez développé ma psyché. Un grand manque selon lui, qui n'enlevait rien aux autres qualités. Comme si quelques phrases, quelques mots, comme si peu de chose, pouvait contenir en elle toute la substance d'un individu. De tous ceux qui m'ont rencontré à Iwa, il n'y en a aucun qui donnera une même description morale de ma personne, aucun. Qui suis-je ? Un cauchemar. Qui est vraiment Sainan Gi. Tenshi ? Ou après traduction, "L'ange infortuné du sacrifice". Semblant touché par la sagesse, et pourtant j'ai l'apparence d'un enfant. Un instant je te jette un regard à te glacer le sang. L'instant d'après, je te souris comme un bébé né de la dernière pluie. Je ne saurais dire si je suis mature ou irresponsable, si je suis foncièrement bon ou la pire des racailles. Je ne suis pas comme vous, comme n'importe qui, je suis unique, et l'Unique, est ma propriété. Ces mots avaient résonné si souvent en moi que je pouvais les réciter par cœur, ces mots-là, et un serment d'autrefois que je me répétais sans cesse. Mais pour cette fois, j'eus l'impression d'être un peu percé à jour, Oni était parvenu, d'une certaine façon, à attiser un intérêt au-delà de l'utilité que je lui trouvais pour mes projets, c'était déjà un exploit en soi.

Que l'on s'entende, il n'y avait pas de liaison, et j'en étais encore à pouvoir la sacrifier sans la moindre hésitation, si cela pouvait me permettre de réaliser mon rêve, mais je crois que je ressentirais déjà alors, une sorte de mélancolie, un quelque chose qui me ferait trouver la saveur du gâchis, car c'était une belle plante que je venais de cueillir là, et je voulais l'arroser encore un peu, afin de voir, une fois éclose, quelle couleur elle me renverrait.

Elle avait cette beauté sauvage, qui se retrouve sous les traits d'une indépendance forte, qu'on ne peut jamais réellement dompter, juste, seulement, négocier avec, continuellement, jusqu'à l'épuisement. L'ultime étape où je me savais déjà incapable d'accepter. Pour l'heure heureusement, nous étions encore bien loin de ce moment-là.

Puisqu'elle voulait me scruter, et bien qu'elle me scrute, même si naïvement, j'avais cru qu'elle me demanderait de poser nue pour elle, ce n'était pourtant pas de cette fibre artistique là qu'elle semblait esclave. Par deux fois, cependant, elle me mit le doute, sur ses intentions artistiques, avant cela quand elle évoquait la noirceur qui dévore ceux qui la repoussent. Mon visage retrouvait immédiatement le pas de la neutralité, non par peur mais par réflexe. Scrutant ses pupilles rouges de mes yeux, je cherchais alors à savoir si elle parlait de mon état enfoui, que j’étouffais pour conserver cette innocence si précieuse à mes yeux. J'avais fait la promesse, il y a longtemps à quelqu'un, de ne pas me laisser entraîner par la douleur et d'y faire face, pour ne pas devenir un monstre, de dompter la bête sanglante en moi, pour que jamais elle ne prenne le pas sur ma raison. Comment aurait-elle pu le sentir, impossible, j'avais fait très attention, aucune accélération de pou, aucune pulsion meurtrière, aucun regard avide de désir morbide ou libidineux. Alors je songeais, mon visage se radoucissant sur elle, que c'était de son être qu'il s'agissait. J'avais déjà présumé qu'elle souffrait d'un mal similaire, qu'elle possédait en elle un passager clandestin, qui soufflait de viles choses à l'oreille, et la poussait parfois à commettre des actes honteux.

Là, nulle pitié n'émanait alors de mon regard, mais plutôt une profonde et réelle compassion et quand bien même je me trompais sur ce que j'avais conclus, le mal dont elle souffrait, sans être similaire au mien, était au moins aussi réel. Une chose sur laquelle je ne jugeais pas, ni pour les actes que cela pouvait engendrer. Il faut connaître une véritable souffrance dans sa vie, pour savoir qu'elle finit toujours par trouver un chemin d'expression, même à l’insu de son ôte. À cela, seul mon regard compatissant et tendre suivait, mais aucune autre réponse, aucun verbe, aucun son, ne suivit.

Le deuxième doute concernait la fibre artistique de la donzelle, qui me paraissait d'un seul coup beaucoup moins chaste que ce que j'avais cru. Une intimité partagée, mais de quoi parlait-elle là ? Peut-être parce que je ne restais qu'un homme, j'imaginais des rapports charnels, à moins qu'il ne s'agissait de quelque chose de plus spirituel. Voulait-elle user de mon corps à sa convenance, pour en déceler le moindre des contours ? Désirait-elle une fusion charnelle, un véritable touché, pour pouvoir parfaire sa sculpture qui s'exerçait par le même sens — le toucher ? À dire vrai, ma sexualité n'aura servit pour amour qu'à une seule personne durant ma courte vie, tout le reste, n'avait servit que mes ambitions, alors, souriant comme résigné, si tel était son souhait, elle pouvait entendre dans ce sourire à l’œillade compréhensive, que c'était d'accord. Elle me traiterait comme un objet à manipuler, peu gratifiant pour moi, mais qu'importait, cela prouvait qu'elle restait, finalement, bassement humaine. Ce qui n'était pas un défaut, seulement une réalité pour chacun d'entre nous.

Une fois les dernière modalité de nos missions respectives entendues, elle se décidait enfin à sortir, je n'avais pas eu l'occasion de lui ruiner son manteau discrètement cependant (oui parce que je n'oublie rien n'allez pas croire). Marchant d'un pas noble et élégant à ses côtés, et moi aussi, recouvrant mon manteau nous arrivions au dehors, et c'est alors qu'elle me demandait ;
-C’est quel côté les archives par ailleurs déjà ?

J'étais ici depuis à peine quelque jours, comment aurais-je su ? Déjà que je ne savais pas qu'il y'avait un bâtiment d'archive... Je me faisais alors un facepalm déconcertant...
-Tu abuses là.... J'en ai juste pas la moindre idée... Je suis pas née ici, je n'y vis que depuis quelques jours. Tu ne comptes quand même pas me faire marcher dans toute la cité hein ?


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Dim 1 Juil 2018 - 2:13
Ah bah bien. Mon regard courroucé voilà tout dire.

§ - “ tu parles d’un accompagnateur, tu sais même comment est composé ton village ? “

Et moi alors ? Bien comme j’allais le souligner…

§ - “ Et ne me le reproche pas, je suis une princesse, autrement dit je sors rarement sans escorte. Je n’ai pas à me soucier de l'itinéraire. “

Un fait plus que réel, mais alors nous voilà perdus à tourner en rond avec les heures qui passaient, autant dire que dans pareille tenue c’était tout sauf confortable, au point que subitement, sans crier garre, je me stoppais net pour me retourner et lui hurler dessus. Le charabia improvisé n’était pas toujours cohérent, parfois je pouvais être hystérique comme ça, à taper du pied et faire du bruit…

§ - “ Dis donc vous deux, c’est pas fini ce bordel ? “


Un shinobi semblait s’être dérangé d’un grand bâtiment, il jetait un regard vers moi, puis Tenten, encore moi assez suspicieux de ce qui pouvait se passer. Un instant en analysant la situation, il était évident que je n’avais rien d’une shinobi dans cette tenue et avec ce comportement. Désolée Tenten. Fondant alors en sanglot au point d’avoir les genoux défaillants, je braillais telle une enfant accroupie mes mains cachant mes lèvres souriantes, mais certainement pas mon regard inondé. Une vengeance, pas vraiment, il suffisait de regarder l’enseigne : Nos archives étaient là. Bon si un peu quand même. Règle une, ne jamais laisser la barre à une femme, tout en baissant sa garde.

§ - “ Il essaie de me faire croire qu’on est perdue, et voilà que je suis si loin de mon domaine que je ne peux que le suivre… “

L’homme le considérait un instant, lui, puis moi, à nouveau lui et moi avant de m’aider à me relever et nous inviter à le suivre à l’intérieur vers son post de sécurité pour vérifier toute cette histoire. Lâchant mon manteau au sol comme si il m’avait glissé à bout de force, je laissais libre vu aux épaules dénudées et mon kimono débraillé qui attirait les suspicions des actions de Tenten sur la petite bourgeoise aux cheveux tout emmêlés comme si on m’avait tiré par ces derniers. Eh oui ! Un petit regard pour Tenshi, je ne faisais jamais rien pour rien, jamais. Liant ma main à celle du gardien avec un regard agrandi et innocent, je la serrais délicatement pour le distraire , mon jeu de fille en détresse allait il prendre ? On le savait bien assez vite, mais une invitation dans ce genre de bureau c’était une sacrée aubaine non ? La chance ça se travaille. J’avais bien dit qu’on allait forcer la main de notre dame destin si farceuse d’ordinaire. La première porte fut passer sans usage de chakra, simplement avec son trousseau de clés. Si je mettais la main dessus un moment, j’en ferais les moules… Vu que l’homme ne faisait aucun mudra et qu’il faisait nuit, un système chakra senso ne semblait pas actif à cet étage du moins. J’espérais que mon partenaire serait assez malin pour comprendre où je voulais en venir en faisant mon cinéma...
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Dim 1 Juil 2018 - 14:16
Ce que je craignais advint bien, Oni, ne savait pas s'orienter elle-même dans son propre village. Moi c'était compréhensible, je prenais à peine mes marques, mais venant d'elle s'était déjà beaucoup plus douteux. N'était-elle pas une princesse dans ce lieu ? Une princesse n'est-elle pas sensée au moins connaître ses terres ?

Même si je n'y répondais pas, un simple soupire suffisait à lui faire entendre comment je considérais sa remarque pour se justifier de ne pas mieux savoir que moi où nous allions ni où nous nous trouvions. Avoir des escortes ce n'était pas une raison, Princesse, et alors ? N'était-elle pas aussi une shinobi ? Qu'est-ce que j'avais dit des femmes déjà ? Mal habile qui s'y fie... Nous avions là déjà une preuve flagrante.

Nous avancions malgré tout, parce qu'il fallait bien, je me trouvais alors derrière elle, et je profitais un peu de la vue, elle avait un tel déhanché que j'étais bien obligé de le remarquer, on ne pouvait me traiter de pervers ou me déclarer coupable pour ça. J'étais silencieux, veillant réellement sur sa personne, alors qu'au fond, rien ne m'y obligeait. Soudainement, sans crier gare, elle se retournait pour me hurler dessus. Sur le moment, mes sourcils se rehaussaient et j'étais désemparé pensant "mais qu'est-ce qui lui prend à cette hystérique ?"... Elle tapait du pied le sol, trépignant de je ne savais quel malheur, et je ne parvenais pas à comprendre son charabia. Je levais les mains en l'air, faisant une mine déconfite et abasourdie.
-Ho ho du calme. Qu'est-ce qui te prend ?

Ne m'écoutant pas, elle continuait de brailler, et j'avais une grande peine à savoir si c'était réel cette crise ou si elle ne feignait pas finalement quelque chose. Honnêtement, qu'elle me hurle dessus ne me faisait pas sortir de mes gonds, c'était une surprise désagréable, mais insuffisante pour que je perde ma constance. Il arriva un moment ou même je lui souriais, moqueur, comme un adulte qui rirait d'une enfant en plein caprice. "Tu veux une sucette ?" aurais-je presque pu lui dire. Sacrée emmerdeuse quand même. Elle continuait, jusqu'à ce que nous nous fassions rabrouer par quelqu'un sur les hauteurs de nous, dans l'un des bâtiments qui nous surplombait.
-Dis donc vous deux, c’est pas fini ce bordel ?

C'était fatal, au bout d'un moment, ameuter tout le quartier en pleine nuit réveillerait ou dérangerait quelqu'un qui ne se ferait pas prier pour le faire savoir. Je faisais une petite moue, en lui présentant comme je pouvais des excuses.
-Pardon pardon !
Il fallait bien rattraper les bêtises de la capricieuse Diao, hélas pour moi, ce n'était pas la dernière mauvaise surprise qu'elle me préparait. Il se trouvait que la personne qu'elle avait ameutée était un shinobi qui descendit d'un saut jusqu'à nous, et là, je vis à son regard que quelque chose ne lui plaisait pas. Je comptais tenter simplement de temporiser, mais c'était sans compter sur Oni. "Mais quelle salope", pensais-je d'un seul coup.
-Il essaie de me faire croire qu’on est perdue, et voilà que je suis si loin de mon domaine que je ne peux que le suivre…

J’écarquillais les yeux. Mais pourquoi elle allait lui raconter ça ?! Je regardais le shinobi en secouant la tête, l'air de dire, "non mais tu vas pas gober ça quand même ?". Ressemblant moi aussi à un noble et profitant de mon apparence de sainteté, le shinobi eut quand même un doute, parce que je me tenais relativement éloigné d'Oni, et que j'avais l'air (et c'était fait exprès) d'être d'une autre orientation sexuelle. Si j'étais homosexuel, quel plaisir aurai-je trouvé à profiter d'une adolescente ? Je ne crois pas aussi qu'Iwa n'eut jamais connu le concept de tueur en série, et ne souffrant pas d'impuissance, je ne trucidais pas les jeunes filles au couteau pour ma part mais bref... Je digresse.

Le shinobi décidait de nous conduire tous les deux dans le bâtiment, à son bureau pour tirer au clair la vérité sur cette histoire invraisemblable. Je me laissais emmener, docilement, sachant qu'une résistance ou une protestation ne jouerait pas en ma faveur. Ayant l'air confiant et détendu, j'espérais qu'il se dise qu'un homme qui aurait quelque chose à se reprocher n’inspirerait pas autant de confiance en lui. Une chose me paraissait étrange aussi, Oni ressemblait clairement à une geisha, en admettant que l'histoire grotesque d'Oni fut vrai, j'aurai été le seul à profiter de ce genre de femme ? Ça ne tenait pas debout.

Nous pénétrions à peine dans le bâtiment vers le bureau du shinobi, qu'Oni fit tomber son manteau au sol. C'était gros comme le nez au milieu de la figure. Dénudant ses épaules, elle espérait je crois attiser l'intérêt d'un garde trop peu malin pour comprendre que ce genre de femme ne trouvait d'intérêt à une personne que si elle avait quelque chose à lui donner. Si c'était moi qu'elle espérait séduire, des épaules dénudées n'allaient certainement pas suffire, mais très honnêtement, et je ne pouvais en retenir un sourire malicieux en y songeant, je pense que c'était le garde qu'elle visait.

C'est seulement alors que je comprenais pourquoi elle avait débraillé son kimono et sa coiffure. Elle voulait faire croire à une tentative d'agression ou que mes intentions à s'en encontre avaient été licencieuse. Ce qui me laissait entendre du même coup qu'elle avait prévu cela depuis le début, et que nous n'étions pas ici par hasard. "Rooooh la salope... La salope... Mais quelle salope"... n'arrêtais-je plus de penser tandis que je la voyais réaliser son petit manège. Elle me regardait ensuite un moment, tournant le visage derrière elle, vers moi, et là se retournant, elle prenait la main du gardien l'air de rien, assez délicatement, sans se cacher sur une présumée attirance qu'elle aurait pour lui. "Mais quelle salope... Non mais, vraiment, quelle salope..." continuais-je penser. Lorsque nos regards se croisaient, il y eut en moi un mélange d'admiration et de mécontentement, j'étais quand même le dindon de la farce, mais aussi, il fallait admettre que le coup était bien joué.

Le manteau au sol était pour moi bien sûr. Elle me traitait comme son larbin maintenant, comme si elle avait oublié à qui elle avait à faire. On ne me soumet pas moi, ainsi, je profitais de l'occasion pour marcher dessus ; une regrettable inadvertance bien sûr n'est-ce pas. Et c'est alors seulement, que je le ramassais, histoire de rester bon gentleman.

Le manteau à son bras, nous montions d'un étage et nous atteignons son bureau et là, je comprenais, cet endroit, où c'était, ce que je nous venions faire ici... Non de Dieu, c'est le bâtiment que nous devions infiltrer... "Putain la salope, ..." pensais-je encore. Elle faisait son numéro pour que nous infiltrions l'endroit, nous venions de passer la première porte sans une embûche, avec les propres clefs du garde. Là je souriais, admiratif de ce qu'elle venait d'accomplir, même si, ça lui aurait pas coûté cher de me prévenir avant hein.

Le problème désormais, c'était que devant participer devant l'état de fait, il s'agissait d'improvisation, ce que je détestais... J'aimais calculer tout ce que je faisais je rappelle ! Elle me mettait dans une situation où je devais paraître à l'aise alors que je ne l'étais aucunement. Qu'attendait-elle de moi maintenant ? Difficile à dire vu qu'elle ne m'avait rien expliqué. La communication ce n'était vraiment pas son fort décidément.... Si le garde se laissait prendre à son petit jeu, je ne voyais pas bien comment moi, je parviendrais à le séduire... En position de faiblesse et peu méfiant qu'il était, je pouvais l’assommer, mais niveau discrétion c'était pas le meilleur coup à jouer... Elle attendait sans doute que je me démerde avec mes problèmes pendant qu'elle s'infiltrerait plus profondément, voir qu'elle ferait un moule des clés du gardien. Elle en avait de bonne elle... Cela aurait été plus simple dans le sens inverse, elle faisant diversion et moi m'occupant du reste du coup, mais non vous pensez bien, pourquoi me faciliter la tâche n'est-ce pas ?

-Alors, on tente de profiter des jeunes filles monsieur ? Me lançait enfin sévèrement le shinobi.
-Ce serait très incongru de ma part, sachant que je n'aime pas les femmes. Lui répondais-je sans avoir l'air de le prendre au sérieux.
-Ha oui ? C'est à dire ?
-Je préfére les hommes. Lui lançais-je en le regardant droit dans les yeux et en feintant un regard relativement lubrique sur lui.

Il en était surpris, et n'avait pas l'air d'apprécier l'approche. Tant mieux, il n'était pas un modèle de gravure, cela m'aurait ennuyé de devoir tripoter ce type-là. Encore plus qu'il me touche, mais plus grave, il ne semblait pas me croire.
-Et comment vous expliquez son état ?
-J'ai refusé ses avances, vous n'êtes pas sans ignorer de quel ego une femme peut faire preuve quand elle est éconduite. Je suppose qu'elle se venge.

Cela ne lui paraissait pas si fou que ça. Tous les hommes savaient qu'une femme n'aimait pas être repoussé, surtout si très belle, elle avait l'habitude qu'aucun homme ne lui résiste. Et comme j'étais magnifiquement beau, avec le regard tendre et séducteur, le shinobi commença à penser qu'elle avait bien pu flasher sur moi, mais sans succès.
-Comment être certain de ce que vous me raconter là ? L'ordonnait-il.
-Il faudrait qu'elle quitte cette pièce avant. Il y'a des choses que les oreilles d'une jeune fille ne peuvent pas entendre, et que ses yeux délicats ne doivent pas voir. Lui répondais-je dans un sourire innocent.

Il ne comprenait pas tout à fait où je voulais en venir, mais semblait convaincu sur la préciosité de l'innocence d'une jeune et frêle jeune fille qu'il fallait conserver. À savoir si cela prendrait et permettrait à Oni d'agir tranquillement de son côté, je ne le savais pas encore.



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Dim 1 Juil 2018 - 23:00
Il y avait des moments dans la vie comme ça, où rien n’était prévu, calculé, prévisible ou même viable. On aurait pu croire que je l’avais piégé et si bel et bien je m’étais pour embrouiller les esprits de la garde, je n’avais pas prévu que le hasard me mènerait à bon port. En le prenant de cours et sous la surprise, en plus d’être drôle on augmentait nos chances de paraître crédible aux yeux d’un ninja sensoriel, si moi j’avais les facultés de le tromper, Tenten sans senso pas autant. Là spontané, sans mentir il ne pouvait rien risquer de faire foirer. Œillades complices et la mise en scène était fonctionnelle, on me sommait de sortir et c’était presque trop facile. Me jetant dans les bras du gardien, je m’exprimais alors avec quelques larmes convaincantes quand même.

§ - “ Oh non, ne me laissez pas seule dans ses couloirs sombres, je vous en prie Sempai. “

J’étais excessive, collante, agaçante, pas le genre qu’on voudrait supporter près de soi alors qu’en véritable caprice, j’émettais des pleures très bruyants en tapant des pieds et me laissant tomber sur le sol. Pitié ne pas rire. Hystérique après tout était un bon masque. Insupporté et ne pouvant même plus entendre ses pensées, l’homme me saisissait alors par le bras et j’hurlais presque au viol alors, ce qui rendait ses gestes brouillon et empressés pour me jeter hors de la pièce. Sans se faire prier, il claquait la porte en hurlant de me taire et j’en faisais des tonnes et des tonnes évidement. D’autant plus que j’avais volé les clés en me jetant sur lui juste avant. Profitant de l’occasion, je les copiais toutes dans mon argile, avant de déposer au sol le trousseau pour qu’il soit retrouvé. Ne pas attirer les soupçon avec un jeu manquant, les serrures pourraient changer ! Cela serait dommage maintenant qu’on avait leur copie pour toutes les ouvrir, rangeant ça, je continuais mon cinéma tout en créant quelques billes explosives bien spécifiques, des feux d’artifice. Autant dire que quand ça c’était mieux à détonner, un joyeux bordel était né, j’avais naturellement quitter la zone pour fuir innocemment, trololol, tout en continuant de les répandre quand le garde montrait sa tête…

§ - “ Aiiiiideeeezzz moi, quand je pleure je ne peux plus les contrôler !!!! T-T “

Et voilà que je courais dans les longs couloirs comme une idiot en hurlant et pleurant, coursée par un garde désabusée. Espérons que Tenten aurait compris que c’était son occasion, qu’il se serait renseigner ou repérer quoi droguer ou autre, ou qu’il trouverait un fait intéressant avant de prendre la pouvoir d’escampette, alors que moi, quand le garde ouvrait la porte de secours pour évacuer la fumée… Je balançais maladroitement une fumigène étincelante de feux artifices multi-colors. Avant d’en profiter pour prendre la fuite sous le dilemme de l’homme. Garder son bâtiment, ou me poursuivre ? Dilemme ! Moi je n’avais pas hésité une seconde en enchaînant mes pas tout en riant. S’il m’attrapait j’allais passer un sale quart d’heure à la maison, mais s’il me suivait Tenten avait quartier libre pour ses repérages… S’il restait… Il faudrait qu’il sorte de lui même … Mais de toute, j’avais l’air de la folle de l’histoire depuis le début…

§ - “ Ces foutus Chôkuko, ils sont pas finis dans leurs têtes… “

C'était signé en même temps... des artistes.
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Les trois visages du diable - Tenshi

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