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Le Propre de la difformité_PV Hyûga Toph


Ven 22 Juin 2018 - 2:54
Je rentrais à peine de mission, j'avais dépassé les Crocs rocheux et m'étais enfoncé de quelques rues dans Iwa quand je trouvais un certain attroupement dans une sorte de vaste avenue résidentielle, qui se trouvait à à peine quelques mètres de là où j'habitais moi-même. j'avançais lentement et intrigué, plutôt que de rentrer directement, après tout je n'étais à cinq minutes près, je décidais de voir ce qui se passait là-bas.
Il s'agissait de simples habitants qui jetaient des pierres sur quelqu'un. Ils y étaient exhortés par un prêtre du temple de la foudre ou de la terre, ou de je ne savais pas trop quoi en fait je n'avais pas compris. La victime de cette lapidation était un jeune homme, jeune homme certes, mais impossible de dire son âge, tant sa difformité l'en empêcha. Il avait la peau recouverte de boutons énorme et de boursouflures. "Monstre !" "Va-t-en !" lui criaient-ils tous.

Je descendais calmement la rue, pour ce que j'en savais personne ne m'avait encore remarqué. J’entendis enfin quelque chose d'encore plus surprenant, la voix d'une fillette qui criait à chacun qu'ils étaient fous d'agir ainsi. Mais nul ne l'écoutait, car le prêtre continuait de galvaniser la colère des habitants. Je marchais alors patiemment, et découvris une autre encore plus petite fillette, qui s'accrochait fermement à la main de la première. Les deux filles étaient donc réunies ici, et n'avaient pas obéi aux bonnes directives de leurs parents je supposais, c'est-à-dire se tenir éloigner des problèmes. D'aucuns diraient, que j'aurais quand même pu me speeder un peu, mais je n'étais pas de ceux qui couraient et paniquait devant cela, trop habitué à dévisager la bêtise des hommes peut-être. Je voyais soudain la plus grande des deux filles lâcher la seconde pour servir de bouclier à ce jeune homme difforme. Les jets de pierres cessèrent heureusement, mais le prêtre lui devenait fou de rage.

-Comment oses-tu ! Cette créature est l'enfant du démon ! Va-t-en ! Lui ordonnait-il devant le silence des gens qui n'osaient s'en prendre à une petite fille.
-Non ! Vous êtes tous fous ! Lui rétorquait-elle.

J'éprouvais une certaine joie à la voir réagir ainsi, elle qui souhaitait, de ce que je voyais là, "soigner le cœur des gens". sa petite sœur la rejoignait rapidement elle aussi pour servir de bouclier, sous son grand chapeau avec sa petite bouille. J'étais alors presque arrivé à eux, mais le prêtre fit cette fois quelque chose que je ne pouvais laisser passer. Il sortit un fouet de sa longue robe et s'apprêtait à frapper les filles et le jeune homme couvert de sang derrière elles. Je brandissais le sabre et tranchais immédiatement ce fouet à distance avant qu'il ne les atteigne. Silence sur le coup, le prêtre, un homme chauve, gras et légèrement édenté, sans doute à cause de son âge avancé se retournait sur moi comme le reste de la population.
-Personne ne se met en travers de la puissance de la justice divine ! Me criait-il.
-Ce n'est pas le divin que je vise c'est toi, lui répondais-je très simplement en continuant d'avancer.
-Un shinobi ! Me criait la plus grande fille avec soulagement.
Je m'approchais des filles et du jeune homme en ignorant les beuglements du prêtre dont j'étais tout à fait désintéressé. Aucune colère ne ressortait de moi, je n'allais pas leur en vouloir d'avoir intercédé en la faveur d'un malheureux, surtout si ce fut pour s'interposer devant pareille injustice. La plus petite courait alors s'accrocher à ma jambe, comme le ferait n'importe quelle petite fille. La plus grande avait décidément et clairement du mal à la tenir. Je posais ma main sur son chapeau en lui offrant l'un de mes plus doux sourires.
-C'est des méchants ! M’affirmait-elle si fort que je m'en amusais.
-Ce n'est rien, ils ne sont pas méchant, juste ignorant. Lui disais-je sans perdre mon sourire. Toi, ramène-la chez vous s'il te plaît. disais-je ensuite à la plus grande
Elle s'emparait de la petite qui sentait bien cette fois qu'il valait mieux obéir, alors je m'approchais du jeune homme complètement apeuré. Je posais un regard sur lui, ce regard, qui le fit un bref instant, se sentir à nouveau considéré comme humain.

Qui sait depuis combien de temps il n'avait pas eu ce droit. Les filles avaient maintenant déguerpi et lui, il était au sol, encore plus enlaidi qu'il ne l'était déjà par les plaies que les pierres lui avaient causées. Je sentais la peur en lui, comme si jamais il ne fut aimé de qui que ce soit, mais je ne faisais pas de mélodrame, je n'en aurais de toute façon pas eu le temps car le prêtre reprenait derrière nous en milieu de ce petit attroupement.
-J'irais me plaindre directement à qui de droit ! shinobi !

Je me retournais et le regardais avec une certaine hauteur avant de lui répondre paisiblement tout en rengainant le sabre au fourreau.
-Je ne suis pas que shinobi. Va, te plaindre, personne n'écoutera... prêtre.
-Blasphème !

J'enveloppais le jeune homme de mon long manteau, et je découvris qu'une fois à l'abri du soleil, ses boursouflures et ses boutons disparaissaient lentement. Ainsi, il avait une maladie qui lui interdisait la lumière du jour, c'est ce que j'avais conclu.
-Tu peux marcher ? Lui demandais-je simplement.
-Oui... Me répondit-il bassement.

Pris sous mon manteau il se redressait enfin et personne n'osait recommencer la lapidation, ma présence rendait cela inutile de toute façon et les gens sentaient qu'il n'était plus question de cela, alors petit à petit, ils se dispersaient sous le regard et les brimades du prêtre, qui lui, n'en démordait pas.
-Mais où allez-vous ! Revenez !
-Tu devrais t'en aller toi aussi.
-J'emmène ce monstre avec moi alors !
-Viens donc le prendre... Si tu peux.

Nous nous regardions alors, passablement, ni violence ni haine je ne lui dévoyais, mais il savait, qu'il n'avait pas les moyens de me forcer à quoi que ce soit alors quand il continuait de râler je me disais qu'il essayait simplement de sauver sa fierté.

-Les Dieux te puniront pour ça !
-Et bien qu'ils descendent du ciel pour le faire, pour l'heure, je ne les vois pas. Il n'y a que toi, moi et lui.

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Jeu 28 Juin 2018 - 15:49
"Sans compter ma DIVINE TORGNOLE !"


Toph hurla de toutes ses forces, vidant ses poumons en surgissant de nul part, son poing en avant. L'experte en patate balança une belle pèche dans la pomme de ce prédicateur malvenu. Tout ceci ferait presque une belle salade de fruit joli joli, si ce n'est l'onde de choc que la Kunoichi ressentit dans ses doigts, et le filet de sang qui s'écoulait de la bouche du prêtre. Son air incrédule, face à la situation, valait tout l'or du monde, bien que Toph était en train de secouer sa main dans tous les sens.

"Pu**** ça fait mal !"


Note à moi-même, les mâchoires, c'est du solide.Se dit la kunoichi tout en pivotant pour faire face au mécréant et essayer, tant bien que mal, de rattraper ce petit loupé de Public Relationship et essayé d'avoir l'air classe dans son kimono vert et jaune, haute comme trois pommes. Toph semblait presque radier de confiance en elle. La situation avait radicalement changée d'atmosphère. D'une pression constante, lancinante entre deux personnes, qui dansaient verbalement l'un autour de l'autre, Toph avait appliqué le seul paradigme qu'elle connaissait vraiment bien. La violence. D'un autre côté, la foule c'était dissipée, c'était donc moins dangereux pour ce genre d'action. D'un autre côté... et bien, ce n'était pas franchement subtil. En même temps, de quoi faut-il s'attendre d'une jeune fillette de cet âge qui à entre ses mains des armes de destructions massives ? Le prédicateur ouvrit la bouche, puis la referma par réflexe. Sans doute causé par la douleur et la surprise. Il l'ouvrit de-nouveau, et s'apprêta à prendre la parole quand Toph s'approcha de lui et lui coupa dérechef la parole.

"Et quoi, pourquoi tu me regardes comme ça ? Tu sors pas une réplique tranchante ? Oh, je sais, tu vas filer au commissariat et tu vas avouer que tu t'es fait rétamer par une fillette de onze ans. Sérieusement, qui te croirait ?"


Il se releva et murmura quelque chose que Toph n'entendit pas. Ou qu'elle se contenta d'ignorer. Quelqu'un de plus sage aurait prêté attention aux menaces à peines voilées, dissimulées derrières ces dents. Quelqu'un de plus intelligent aurait peut-être essayé de tirer les vers du nez de cet odieux personnages pour mieux plannifier une contre-attaque. Quelqu'un de sage et intelligent l'aurait simplement exécuté sur place. Toph restait une fillette, avant tout. Quand il se contenta de tourner ses chevilles et de partir, elle se décida à l'insulter une fois de plus. Parce qu'il n'y avait pas eu assez d'huile sur le feu.

"Ouais c'est ça, DEGAGE !"


Elle lui fit un geste obscène avant de se retourner vers l'autre shinobi ainsi que le “monstre” et de lui avouer sur un ton de la confidence.

"En fait, j'ai treize ans, pas onze. Hihi, j'ai menti. Moi c'est Toph. Je t'ai vu de loin avec mon Byakugan. C'était gentil ce que tu as fait, tu n'étais pas obligé de le faire. Tu as des principes, je respecte beaucoup les gens comme toi."


Elle serra son poing gauche dans sa paume droite et inclina sa tête dans un salut peu fréquent.

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Jeu 28 Juin 2018 - 21:25
-Et bien qu'ils descendent du ciel pour le faire, pour l'heure, je ne les vois pas. Il n'y a que toi, moi et lui.

C'est ainsi que je lui avais répondu, eh bien je m'étais rarement si lourdement trompé. Une toute jeune fille faisait une entrée en effet pour le moins... fracassante... "Sans compter ma DIVINE TORGNOLE !" Hurla-t-elle en débarquant d'un seul coup de nulle part, ce qui annonçait en même temps le violent coup de poing que le prêtre allait devoir se manger.
Le coup était rude, si rude que je cru bien que la petite fille lui décrochât la mâchoire sur le moment. Je ne retins un air étonné, comment aurai-je pu faire autrement ? Avouons que la scène avait quelque chose de cocasse !

-C'est quoi ce babouin ? Commentais-je avec amusement à moi-même.
-Pu**** ça fait mal ! Criait-elle ensuite.

Alors elle cognait fort, mais ne savait apparemment pas encore vraiment bien comment le faire. J’arquais les sourcils, toujours amusé par la scène. Le prêtre n'en revenait pas et ça se comprenait. La petite fille se tenait le poing et j'espérais qu'elle ne s'était pas cassée quelque chose. Le prêtre prenait un moment pour se remettre les idées en place (ainsi que sa mâchoire accessoirement). Pendant ce temps, le jeune homme et moi nous regardions tour à tour ainsi que la jeune fille sans vraiment comprendre ce qu'il venait de se passer.
Le jeune homme sous mon manteau pointait alors une seconde la jeune fille du doigt, et là, un peu gêné il me demandait
-C'est une amie à toi ?

Je lui rendis un air encore plus surpris, ne pouvant même m'empêcher d'en rire.
-Ho ho non ! Mais elle me plaît quand même !

En effet, je ne la connaissais absolument pas. Mais quel tempérament ! Elle avait gâché ma tentative de calmer le jeu diplomatiquement, mais je ne lui en voulais pas vraiment. Après tout la foule n'était plus là, et je veillais à ce que le prête ne se rebiffe pas trop au cas ou. La main posé sur le pommeau du sabre, prêt à en découdre si cela allait vraiment trop loin, quoi qu'il fallait admettre que c'était vraiment pas simple de se concentrer là...

-Et quoi, pourquoi tu me regardes comme ça ? Tu sors pas une réplique tranchante ? Oh, je sais, tu vas filer au commissariat et tu vas avouer que tu t'es fait rétamer par une fillette de onze ans. Sérieusement, qui te croirait ?

Je me grattais le menton en portant un regard haut sur le jeune homme qui se trouvait toujours assis à côté de moi. Teinté d'une certaine ironie, je lui parlais, mais intérieurement, j'explosais de rire à en devenir fou "roooh la salope que je pensais".
-Elle est coquine celle-là... Elle ne recule devant rien on peut dire. Je crois que c'est une shinobi.
-Une shinobi ?
-Oui, à cause de ses yeux.

Nous vîmes bien le prêtre répondre quelque chose, mais il semblait qu'il ne trouva pas le courage de se prononcer assez fort pour être entendu. La crainte d'en prendre une deuxième ? Ou sa mâchoire lui faisait peut-être encore mal. Toujours fut-il qu'il abandonnait finalement les lieux, expulsé, tout de même, par une gamine de onze ans, mais attention, une shinobi. Si le prêtre n'était pas trop stupide et connaissait les Hyûga, il avait sûrement compris qu'il n'avait de toute façon aucune chance contre elle. Ce qui aurait pu se terminer là, fut cependant rehaussé par une dernière tentative de provocation venant de la jeune fille. Cette fois-là, je ne la comprenais pas. Quel intérêt elle y trouvait alors qu'il s'en allait déjà ? Je crois qu'elle ne réfléchissait pas vraiment, elle était seulement impétueuse et c'est tout....
-Ouais c'est ça, DEGAGE ! Lui lançait-elle accompagnant le verbe d'un geste, disons très discourtois, surtout pour une jeune fille de son âge.

-C'est une fille tu es sûr ? Me demandait le jeune homme tandis qu'elle se dirigeait vers nous.
-Oui oui... Lui répondais-je en me grattant la tête et essayant de contenir mon rire. C'est juste que c'est une rose aux épines un peu plus grosses.
-Je n'ai rien compris....
-En fait, j'ai treize ans, pas onze. Hihi, j'ai menti. Moi c'est Toph. Je t'ai vu de loin avec mon Byakugan. C'était gentil ce que tu as fait, tu n'étais pas obligé de le faire. Tu as des principes, je respecte beaucoup les gens comme toi.

Me confiait-elle une fois arrivée à mon niveau. Elle me faisait ensuite un salut, à sa manière dirons-nous, et j'y répondais d'un sourire en faisant une très belle révérence.
-Je m'appelle Sainan Gi.Tenshi. Je te remercie pour cette intervention, même si elle était un peu, excentrique. Au moins elle a été efficace.
-Moi c'est Sujoki... Lui répondait le jeune-homme en nous dévoilant enfin un nom de la même occasion. Il n'allait pas plus loin, clairement d'un naturel timide, et encore sanguinolent sur le visage, il n'osait pas en dire plus.
-Encore une Hyûga. Je te remercie pour ton compliment, mais tu aurais fait la même chose, la preuve à l'instant. Commençais-je à nouveau avec le sourire. J'aimerais te remercier, alors si je peux faire quoi que ce soit pour toi, demande-le, et si cela se trouve en mon pouvoir je le ferais. Après avoir amené ce jeune-homme ailleurs, pour nettoyer son visage et le conduire à un shinobi médecin entre autre.

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Sam 30 Juin 2018 - 9:09
Toph acquiesca quand les deux personnes se présentèrent. Cependant, devant le caractère effacé de Sujoki, elle eut comme un déclic en elle. Toph se tourna vers lui et devint presque exubérante.

"YOSH Sujoki ! Enchantée de faire ta connaissance. On va t'amener à la clinique la plus proche. J'en connais une super sympa, ils me filent tout le temps des sucettes. Enfin, sauf quand je leur dis que c'est moi qui ai cassé la personne. Haha. Ils sont cools, tu verras. Oh, et si quelqu'un te joue encore des tours, murmure leur mon prénom. Je commence à être connue dans certains cercles, y'en a qui feront demi-tour. Promis ! Et si pas, prends bien note de leur visage et viens me trouver chez les Hyûga. Je leur briserais le crâne. Il n'y a rien de pire que ceux qui harcèlent des innocents."


Elle mit ses deux mains sur sa taille et hurla de rire pour ponctuer son discours. Toph ne voyait pas l'ironie de ses propos, dans le sens où elle harcelait bien souvent des gens pour avoir des bastons. Toutefois, elle ne cherchait pas les faibles, c'était une distinction. Toph se disait que cela pouvait peut-être donner un peu de courage au jeune homme de se savoir supporté. Soutenu. Quelque part, elle ne pouvait pas l'accompagner pour le protéger non plus, il risquait d'être de nouveau dérangé. Ce genre de demi-mesures était la meilleure, dans l'opinion de Toph.

Elle se tourna vers Tenshi car, pragmatique comme elle était, elle n'avait bien sûr pas oublié sa dernière phrase. De l'avarice perlait presque de ses deux Byakugan.

"Hum, tout ce que je veux Tenshi ? Fastoche. T'as pas des parchemins taijutsu ? Ou à la limite doton ? L'un ou l'autre m'intéresse. J'ai croisé un sale mioche assez solide, et j'ai envie de lui faire ravaler de la poussière. Avec des dents, en prime."


Ne t'inquiète pas Hayate, je n'ai pas oublié notre duel. La prochaine fois qu'on se rencontrera je te ferais payer cette humiliation d'un match nul. Ajouta-t-elle mentalement, comme une promesse d'un monde meilleur. Oui, faire une égalité avec un gosse aussi naïf était considéré par Toph comme une humiliation. Allez savoir pourquoi. En tout cas, elle ne perdait pas de vue cet objectif et comptait lui rendre sa monnaie de sa pièce, et si belle gueule pouvait l'aider. Si pas, tant pis. Elle claqua des doigts en pensant à quelque choses d'autres qui pouvait l'intéresser.

"Oh et si tu cherches quelqu'un pour te taper dessus sans se retenir, tu peux me contacter aussi. J'aime bien amocher les gueules d'anges. HAHAHAHA."


Et elle se mit à rire. Oui, son visage était trop beau, trop symétrique. Un nez cassé, voilà qui mettrait un peu d'imperfection bienvenue dans cet enfer sans défaut de son visage. L'idée plaisait énormément à Toph, elle se mit à sourire jusqu'aux oreilles. En plus ça devrait pas être trop difficile, il a l'air de se battre avec une arme. Non, mais quel tapette. Les vrais iwajins se battent avec leur poings et des cailloux.

Elle tenta de faire parler Sujoki mais, bizarrement, après toutes ces déclarations barbaresques, il était encore moins disposé à s'ouvrir. Le faire sortir de sa carapace ne viendrait pas de Toph, c'était certain. Gueule d'ange devrait faire sa partie du travail. Les Byakugan de Toph s'illuminèrent de reconnaissance tandis qu'ils approchaient d'une petite clinique de proximité.

"Voilà, l'hôpital..
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Sam 30 Juin 2018 - 14:26
Cette Hyûga, cette petite Hyûga, n'en faisait-elle pas un peu trop ? Restant un peu réservé, il m'arrachait quand même un sourire, parce que même si je sentais cela forcé il y avait un je ne savais quoi de spontanéité chez elle. Je ne comprenais pas tout de suite pourquoi elle en faisant des caisses comme ça, et c'est avec un regard tantôt circonspect, tantôt mes sourcils faisant un bon de surprise accompagné d'un petit sourire.

C'est en remarquant qu'elle se centrait surtout sur le jeune homme victime de sa maladie de peau, Sujoki, que je concluais qu'elle essayait simplement de le secouer un peu. Une méthode un peu brutale je trouvais, mais elle avait l'air relativement efficace. Car même si Sujoki était un peu gêné et tirait sur le menton pour bien cacher son visage, au son de sa voix, l'on pouvait aisément sentir qu'il se sentait à la fois considéré et obligé de sortir un peu de sa zone de confort. En effet, face à une bombe comme cette petite Toph, il n'y avait guère moyen de se fixer dans le silence.

-YOSH Sujoki ! Enchantée de faire ta connaissance. On va t'amener à la clinique la plus proche. J'en connais une super sympa, ils me filent tout le temps des sucettes. Enfin, sauf quand je leur dis que c'est moi qui ai cassé la personne. Haha. Ils sont cools, tu verras. Oh, et si quelqu'un te joue encore des tours, murmure leur mon prénom. Je commence à être connue dans certains cercles, y'en a qui feront demi-tour. Promis ! Et si pas, prends bien note de leur visage et viens me trouver chez les Hyûga. Je leur briserais le crâne. Il n'y a rien de pire que ceux qui harcèlent des innocents.

Je penchais un peu la tête, l’emmener à la clinique j'étais totalement pour, et si elle souhaitait lui servir de parafoudre pourquoi pas, à part que si elle était si connu que ça, il fut un peu étonnant que moi je n'en entendis jamais parler, ce n'est pas comme si je connaissais tout le monde dans le village non plus, mais tout de même. Une chance cependant m'ennuyait, et je tentais d'en faire avec aimable et innocent petit sourire sur elle.
-Apprends-lui à se défendre plutôt non ? Comme ça il n'aura pas besoin de scander ton nom ou de faire appel à toi à chacun qu'une bande le poursuivra.

C'était ainsi plus sage à mon sens, car qu'il apprenne à se défendre seul lui rendrait encore plus de dignités que d'avoir toujours quelqu'un sur qui il pourra compter. Le geste de la jeune Hyûga demeurait très généreux, elle aussi, comme l'autre garçon que j'avais rencontré, ne semblait pas avoir à souffrir d'un quelconque malheur infantile et traumatisant. Elle avait seulement beaucoup d'énergie et désirait apprendre rapidement les arts shinobis. Une chose compréhensible d'un village fondé sur le mercenariat (parce que les villages shinobis on a beau dire ce n'est jamais que ça). Ainsi, sa générosité naturelle devait directement découler du fait qu'elle ne voyait encore le mal partout où il se cachait. Je me pris à sourire tendrement, car deuxième personne de ce type que je rencontrais, ce village où j'arrivais à peine, j'étais vraiment heureux d'y retrouver ce que l'avenir m'y avait promis. Un lieu, un monde sauvegardé, où les jeunes shinobis et civils étaient protégés des horreurs de la folie humaine.

Sojiki jouait avec ses doigts, tout gêné, ne sachant vraiment non pas que répondre, mais comment répondre, il bafouillait et bégayait un peu, cela tandis que nous nous rendions vers la clinique que connaissait la kunoichi. Je lui plaçais une petite tape dans le dos, pour le motiver un peu et le sortir de sa torpeur, même si elle était effrayante, elle n'allait clairement pas le manger, et avec le sourire d'un amusement réel j'ajoutais "parle correctement, il faut être clair pour s'affirmer".
-Mm...Merci... Vous êtes les premiers shinobis qui m'adressent la parole. Je ne sais pas trop quoi vous dire.
-Tu viens déjà de dire merci, c'est pas mal. Lui répondais-je amusé.
-Je penserais à toi Toph, si j'ai des problèmes, c'est... promis.

La kunoichi s'en retournait alors plutôt vers moi et je sonner dans ses rétines les glas de l'avidité. Personne n'est parfait, et elle, à l'évidence, avait un petit problème d'avarice (et de mesure de soi accessoirement.)
-Hum, tout ce que je veux Tenshi ? Fastoche. T'as pas des parchemins taijutsu ? Ou à la limite doton ? L'un ou l'autre m'intéresse. J'ai croisé un sale mioche assez solide, et j'ai envie de lui faire ravaler de la poussière. Avec des dents, en prime.

Je ma passais la main dans mes cheveux, derrière la tête, pour me gratter un peu. Je grimaçais un peu gêné par la demande. Tout ce que tu veux demande-le avais-je dit, mais n'avais-je pas précisé qui soit en mon pouvoir ? Je ne me rappelais plus. Pour son malheur à elle, je n'avais rien de tout ce qu'elle demandait. Et faisant mine désolé en présentant la face intérieure de mes mains au ciel tout en marchant, je lui répondais.
-Je suis de l'affinité raïton et je n'ai aucun rouleau... Par contre, si tu te mettais aux armes, je pourrais t'apprendre des techniques de lancer et quelques tours assez efficaces. Même un genin saurait s'en servir et surprendre plus fort que lui avec. Mais cela prendrait du temps.

Effectivement, le combat à mains nues, ce n'était pas mon truc, quelques prises par-ci par là sans grande conviction, car avec une arme en main, chaque coup devenait beaucoup plus dangereux. Il me semblait que chez les Hyûga, le combat à mains nues en taijutsu était plus qu'une base, c'était une culture. Moi j'avais appris le métier de Shinobi auprès de maîtres d'armes et donc forcément, j'en gardais des relents. Je n'avais pas hérité d'une faux comme mon père, mais d'un sabre presque semblable à une rapière. Je me rappelais encore en souriant à propos de ça, ce que m'avait dit Batzu, quand la première fois que je tenais une arme en main je me plaignais de son poids, "t'as qu'à te branler ça te fera le poignet"... Une époque horrible, et pourtant, même au plus profond des ténèbres, en y songeant et cherchant bien, il existait toujours des petites lueurs de chaleur. M'enfin, ce genre d'expression datent d'une autre époque, une époque sans village et en guerre civile quasiment constante. Une chose que pour ces jeunes, les plus vieux ne souhaitent surtout pas, normalement, revoir.

-Oh et si tu cherches quelqu'un pour te taper dessus sans se retenir, tu peux me contacter aussi. J'aime bien amocher les gueules d'anges. Me répondit-elle ensuite en éclatant de rire.

Une provocation ou une plaisanterie ? Vu le caractère excentrique du personnage, je n'aurai su le dire. Mais je ne lui répondis d'abord que par un sourire très séducteur de profil. Si elle voulait jouer les grandes, je pouvais me permettre de la considérer comme telle.
-J'entends bien mmh. Moi j'adore corriger les petites filles trop impétueuse.

Une provocation ou une plaisanterie ? Peut-être les deux... Rien ne pouvait le dire, et j'en jouais bien sûr avec le plus grand plaisir. Un poing face à un sabre, je doutais que le poing gagne. Là nous arrivions enfin à l’hôpital que Toph nous présentait.
-Je ne crois pas que nous devrions t'accompagner plus loin. Adressais-je à Sujoki. Tes blessures sont vilaines mais superficielle, ils te raccommoderont vite et facilement.

Nous faisons quelques pas jusque sous le porche de l'hôpital, pour qu'il fut à l'abris du soleil, et c'est là qu'il me rendit mon manteau. Un peu gêné, et encore le visage marqué de ses blessures. Il s'adressait à nous, Toph et moi, avec une douceur et une gratitude qu'il aurait été difficile d'évaluer tant elles étaient grandes.
-Merci pour tout, vraiment...
-Tu es humble et bon, cela se voit. Et tu sais la laideur un peu humble, qui a l'air de demander pardon à la vie et grâce à l'amour, elle nous conquiert tous. Tu trouveras ton bonheur, j'en suis certain.

Venant d'un homme comme moi qui ne souffrait pas de la laideur, cela lui paraissait un peu gros comme conseil, et je me doutais qu'il le prendrait ainsi. Mais j'avais pourtant usé d'un ton sincère, assuré, et mélancolique, comme si malgré la beauté, j'avais su un peu ce qu'était d'être rejeté pour une différence. Mon apparence en effet attirait des regards, de la convoitise, mais aussi de la jalousie, voir de la peur. Rien n'est jamais entier en ce mode, et suffisant pour éloigner tous les malheurs que le chaos est capable d'enfanter sur un simple caprice.

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Dim 1 Juil 2018 - 23:11
"Apprendre à se défendre ? C'est... pas bête. T'es un intellectuel toi, pas vrai ? Hum, je suis pas sûr que mon style de combat te conviendrait tout à fait Sujoki. Par contre, je peux peut-être te trouver des techniques pour t'enfuir et te montrer la base de la self défense. Des exercices à faire. Cela t'irais tu crois ?"


Le jeune homme acquiesça timidement. La conversation coulait de source tandis que les trois compères étaient en marche pour soigner la victime. Toph se baladait gaiement. Ce n'était pas tous les jours qu'elle pouvait mettre des patates héroïques. Personne ne risquait de lui retomber dessus. Et puis les dégâts étaient légers. Pas de crânes brisés ou d'hémorragies. Elle avait ça proprement, comme quelqu'un de responsable. Presque aussi bien qu'une adulte. Elle siffloterait bien, mais elle n'arrivait pas à siffler. Tenshi s'excusa de ne pas avoir de rouleaux de techniques. Toph haussa les épaules.

"Cela ne coute rien de poser la question ! Par contre, les armes ça m'intéresse pas. J'aime trop la sensation des os qui se brisent sous mes phalanges. Mais écoute, si je trouve des parchemins sur ces domaines-là, je te promets de les garder au chaud."


Et Toph n'avait qu'une promesse ! Enfin, cela ne l'engageait pas à grand chose, ce n'était ni ses affinités ni ce qui l'intéressait à proprement parler. Quand à sa réplique acerbe, Tenshi répondit de manière ambigüe, dans le même sens qu'elle. Ha, quelle différence avec son cousin Hayate qui aurait fuit la queue entre les jambes et avec moult glapissement. En face d'elle se tenait un homme. Un vrai. Un iwajin.

Enfin, sauf qu'il utilisait des armes et pas ses poings, mais personne n'est parfait.

"Ho, monsieur a des couilles. On va bien s'entendre je crois."


Sujoki les remercia sur le pallier de l’hôpital. Il échangea quelques mots philosophiques avec Tenshi. Toph essaya de comprendre l'implication de cette phrase avant de rapidement abandonner. Trop jeune pour philosopher ainsi. Elle sera les bras sur son torse en opinant de la tête, pour faire genre qu'elle comprenait et qu'elle était entièrement d'accord.

"Et moi je passerai te voir t'enseigner des petits trucs utiles. N'oublie pas de demander des sucettes !"


Toph fit de grands signes de mains à Sujoki qui entrait dans la clinique. Elle entendit également des bruits derrière elle. Etant kunoichi, elle était naturellement un peu paranoïaque et se retourna et constata qu'une silhouette s'approchait d'eux. Rapidement, elle se relaxa. De un, Iwa était relativement sûr, en dehors des bas-quartiers. De deux, il portait un insigne particulier.

"Oh, un messager."


Un ninja facteur arriva à leur hauteur et leur donna respectivement à chacun une missive. Le caractère simultané était étrange. Il était rare de recevoir des lettres pour Toph, et en plus délivré en même temps que le Héro Albâtre ? Il s'agissait d'une invitation à un entrainement entre trois genins fraîchement promus. Toph, son détestable cousin, et Tenshi. C'était signé Diao. Toph ne la connaissait pas. Maintenant, il existait des listing de nouveaux genins, et peut-être qu'elle avait pioché au hasard. La gamine se tourna vers son collègue Tenshi.

"Tu connais une certain Diao, par hasard ?"
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Lun 2 Juil 2018 - 12:32
Nous laissions derrière nous un moment de bonté découlant directement d'une action louable. Le jeune homme victime de sa maladie de peau, avait le regard moins triste, quand il nous disait au revoir. Il avait accepté la proposition d'entrainement de Toph, et c'était tant mieux, si je savais qu'on ne pouvait attendre grand-chose d'un civil (encore que), le but n'était pas d'en faire un assassin, mais simplement de retrouverer la dignité de soi et la capacité de se mesurer aux esprits étriqués qui avaient des intentions outrageantes. En effet, si les mots peuvent être blessants, ils s'esquivent bien plus facilement les coups, car la honte, n'existe que dans le regard que l'on porte sur soi.

Toph ne tiendrait pas nécessairement parole, elle avait sûrement autre chose à faire, et puis rien ne nous garantissait de revoir un jour cet enfant. Moi je me doutais pour ma part, que je ne le reverrais pas. Cependant l'idée était passée, et s'il ne faisait pas l'apprentissage auprès de nous, rien ne l'empêchait de le faire ailleurs, pourvu que se considérant de nouveau humain, il n'oublie pas en chemin de conserver cet état envers et contre tout, quoi qu'on lui dise.

Le courant passait bien pour le reste entre cette jeune fille et moi. Un certain feeling, il faut dire que j'étais facile à vivre, et qu'ayant extrêmement peu de préjugé, les gens m'appréciaient pour ce que j'étais capable de les écouter, de les comprendre, et de les accepter tel qu'ils étaient, tant qu'ils ne devenaient pas un obstacle tout du moins. Elle avait le sang chaud, très différent de son cousin que j'avais déjà croisé il y avait peu. Un tantinet provocatrice aussi, mais cela ne me dérangeait pas du moment que c'était mesuré. Les petits sourires tendres que je lui renvoyais exprimaient en cela, que son parler et ses manières m'amusaient plus qu'autre chose, même si je considérais, à raison je pense, qu'un peu de tempérance lui conviendrait mieux.

À peine le jeune rentrait, que nous étions interpellés par un messager civil. Sans nous donner son nom, il exprimait devoir nous transmettre un message à chacun de la part de sa maîtresse, et il semblait être en joie de nous trouver ensemble, sans que cela lui économise du chemin. J'en étais relativement étonné, je ne connaissais pas grand monde pour ma part, alors quand je recevais le message qui m'était destiné, c'était avec une certaine curiosité que je le découvrais.

J'y apprenais que j'étais convié par Oni à une séance sur les hauts plateaux, et avec une plus grande surprise encore, que Toph y était également conviée. Ça sentait l'entourloupe, connaissant l'animal, je misais déjà sur un piège. Mais soit, je répondrais au défi, puisqu'elle voulait en découdre je m'emploierais à la satisfaire, et puis ça me décrassera un peu.
-Tu connais une certaine Diao, par hasard ? Me demandait alors Toph.
-Oui, c'est une Chôkukû. Elle est dangereuse mais intéressante. Elle et moi avons — une sorte d'accord. Je vais me rendre à cet entrainement, répondais-je assez sérieusement. Cela promet d'être intéressant.

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Mar 3 Juil 2018 - 8:01
Tenshi avait l'air aussi surpris que Toph à la réception de la missive, chose que Toph nota. Ce n'était pas feint. Il y avait donc fort à parier qu'il était simplement dans le même cas qu'elle. A la différence qu'il connaissait l'investigateur de cette étrange situation. Par contre Toph, pour le coup, ignorait presque tout de cette Diao. Dangereuse, donc. Les Chokoku maitrisent l'argile explosive. Je n'en ai jamais affronté. Tactiquement, le Byakugan est utile contre eux pour éviter les feintes, et le kaiten contre les explosions. Mais mon kaiten n'est pas encore au point...

"Hum, d'habitude c'est le genre d'invitation que je refuserai. Trop d'inconnues. Ceci dit..."

Cela pourrait être l'occasion de foutre une belle torgnole à Hayate. Il était présent, après tout. Et elle lui en voulait toujours d'avoir trouvé une égalité dans leur petit match informel. La perspective avait tout son charme. Et bien... Toph jeta un coup d'oeil à Tenshi. Quelque chose en lui lui donnait confiance. L'air assuré avec lequel il se maintenait, peut-être ? Il avait l'air plus expérimenté qu'elle. Ou du moins, c'était l'impression qu'il donnait. Faut dire que la petite gamine était aussi un peu impressionné par son physique éclatant. Elle dodelina de la tête, quelques instants avant d’acquiescer. Son choix était fait.

"Je crois qu'à tes côtés, cela serait une amusante aventure. Qu'en dis-tu Tenshi ? Tentons le diable ensemble."

Sauter dans un piège seule, je ne ferais pas. Mais en si bonne compagnie ? Après tout... Il EST plutôt mignon. Je les préfère avec un peu plus de muscles mais soit. Pensa-t-elle tout bas. Toph joignit ses mains ensemble et, en extendant ses bras, les fait craquer dans une glorieuse cacophonie. Un prélude à de future fractures, peut-être ? Un large sourire s'étendit sur ses lèvres.

Elle se mit en route, fredonnant sur place un air joyeux et surtout sanglant.

Spoiler:
 
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Le Propre de la difformité_PV Hyûga Toph

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