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Eat or be eaten


Ven 22 Juin 2018 - 15:44
[Quelque part dans un quartier malfamé de Matshu, une ville portuaire de Kaminari no kuni, au début de l'hivers de l’an 199]

- Surtout tenez-vous au plan … Tu as bien compris gamine ?

Tu adresses un salut militaire à l’homme qui te regardait tout en lui accordant un large sourire. Vous étiez nombreux mais il s’était adressé spécialement à toi car il ne te faisait pas du tout confiance. Et pour cause, maintes fois tu avais déjà compliqué les choses en ne respectant pas ce qui avait été planifié. Si cela ne tenait qu’à lui, il ne t’aurait pas embarqué dans la mission que vous étiez sur le point d’accomplir mais le Patron t’avait incluse dans l’équipe sans lui demander son avis.

- Si tu fais foirer cette mission même toi, le Patron ne te pardonnera pas !

Tu pensais aussi comme lui car ce que vous alliez accomplir allait apporter un énorme impact sur l’avenir de votre organisation. Si vous réussissez celui-ci ne sera que meilleur mais si vous échouez, ça serait non seulement une humiliation pour vous mais aussi la perte de crédibilité auprès de vos partenaires. Et comme dans des nombreux domaines, sans personne avec qui faire affaire, c’était la faillite assurée qui se traduirait pour vous par la dissolution de votre organisation. Seul ce dernier point t’importait car tu voyais l’Organisation comme ta famille alors tu ne tenais à voir celle-ci détruite. Pour que la mission soit une réussite, tu avais donc décidé d’en tenir au plan cette fois.

Voilà trois ans qui tu avais atterri à Matshu et intégré l’Organisation grâce au Parrain qui t’avait approché par intérêt. Aujourd’hui, à seize ans à peine, grâce à ta forte personnalité et à ton aptitude au combat dont le niveau était bien au-dessus de celui de la plupart des membres de l’Organisation, tu étais devenue une personne assez importante au sein de celle-ci. Tu étais même devenue le disciple et la protégée du Parrain, celle à qui il enseignait ses sales combines afin de faire de toi un être plus pourri que tu ne l’étais déjà.

En trois ans, tu avais accompli bien des sales besognes pour le compte de l’Organisation et la mission d’aujourd’hui allait s’ajouter sur la liste. Votre tâche du jour était simple mais d’une très haute importance : exterminer les membres d’une organisation concurrente dans le but de s’accaparer ses parts sur le marché noir. Une façon radicale d’éliminer la concurrence et chose qui se faisait couramment dans votre monde de la pègre. Une tâche bien ingrate et punit par la loi de ton pays mais dont tu complaisais à accomplir car elle était pour toi synonyme de combat sans retenue. Situation qui te permettait de laisser exprimer tout ton être.

A peine avez-vous investi le quartier général de vos cibles du jour que le sang gicle alors que des cris de frayeur de de douleur s’élèvent dans les airs. Le groupe que vous avez décidé d’annihiler venait de perdre leur chef et vous profitiez de l’instabilité que cette disparition avait engendré au sein de l’organisation rivale pour l’attaquer. Une équipe dépourvue de chef était bancale et le défunt parrain n’ayant désigné aucun successeur, les membres les plus importants restants se disputaient donc le poste de meneur. Une dispute qui divisait les membres du cercle et fragilisait donc l’organisation que vous avez pu attaquer sans problème.

La plupart de tes alliés étaient armés mais toi, tu préfères te battre à mains nues pour le plaisir de sentir les os de tes ennemis briser sous tes coups. Suivant le plan qui était tout simplement d’éliminer les ennemis rapidement et définitivement car le Patron ne désirait aucun prisonnier, tu t’exaltais au milieu du carnage auquel toi et tes collègues s’adonnaient. Dans ta frénésie, tu finis par oublier l’ordre du chef de ton équipe qui était de toujours rester derrière lui et de ne pas le perdre de vue. Sans doute parce qu’il désirait t’avoir à l’œil mais après avoir brisé le cou de ta énième victime, tu constates que tu te retrouves à l’extérieur, entre deux bâtiments. Tu avais suivi un homme qui avait tenté de s’échapper. Celui-ci avait franchi une porte métallique qui s’était refermée derrière toi et que tu constates ne pas s’ouvrir que de l’intérieur car elle était dépourvue de poignée extérieure.

Te voilà dans l’incapacité de rejoindre ton équipe. Avec furie, d’un poing fermé, tu frappes sur la porte qui était à l’épreuve des assauts physiques. Tu espérais que quelqu’un t’ouvrirait mais malgré ton insistance, la porte reste close. Tu abandonnes et regardes des deux côtés du couloir où tu te trouvais puis tu prends la direction qui te semble la plus courte pour contourner le bâtiment où se trouvaient tes alliés …

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Sam 23 Juin 2018 - 16:16




プレデター - Eat or be eaten



« Predator »

◐◐



▬ Kaminari no Kuni, Ville portuaire de Matshu, Hiver 199.

Un monde mort, immense écume de la mer, Gouffre d’ombre stérile et de lueurs spectrales, Jets de pics convulsifs étirés en spirales qui allaient éperdument dans le brouillard amer. Un ciel rugueux roulant par blocs, un âpre enfer où passaient à plein vol les clameurs sépulcrales, les rires, les sanglots, les cris aigus et les râles qu’un vent sinistre arrachait à son clairon de fer.

Sur les hauts caps branlants, rongés des flots voraces, Se roidissaient les Dieux brumeux des vieilles races, Congelés dans leur rêve et leur lividité ; Et les grands ours, blanchis par les neiges antiques, balançaient leurs cous épileptiques, ivres et monstrueux, bavant de volupté.

Le guerrier de mille ans avait été envoyé en ces lieux reculés afin de répondre à une missive d’importance capitale, ceci visant à pérenniser les affaires commerciales clanique qui les reliaient au reste du Sekaï. Effectivement, la famille tribale des monts de la Roche ne se distinguait pas uniquement que de par les barbares hurleurs qui la constituait, ils pouvaient également tirer profit du talents innés des marchands pour les affaires.

Allant de peaux de bêtes, matériaux tels que l’acier le bois ou le bronze, jusqu’au coton, lin et autre bienfaits confortant la survie des sauvages d’un point de vue économique notamment. L’Ostrogoth allait devoir remplacer son oncle habituellement chargé de l’importation et de l’exportation de la marchandise. Mais pour se faire, celui-ci devait tout d’abord répondre aux attentes des paysans peuplant la petite ville portuaire de Matshu.

En effet, une rumeur parmi laquelle, plusieurs gang rivaux semaient la zizanie dont un plus puissant que les autres en particulier, chamboulant les activités de transports marins. Tantôt en infligeant des taxes imaginaires pour son propre compte, tandis qu’ils se tournaient les pouces en faisant mine de jurer protection aux commerçants risquant leurs vies par delà les mers.

Suite à plusieurs heures d’enquête rudement menées, l’aborigène de Tsuchi tenu enfin la piste qu’il souhaitait après avoir été informé par un des brigands, l’ayant tout de même forcer à dénoncer ses compagnons. Le jeune combattant de la Faune s’empressa de tomber sur le patriarche de la pègre environnante, surnommé le “ Parrain “.

Alors qu’il traversait la ville givrée de toits en toits, un cri de souffrance retentissait à quelques pas de sa position, l’indiquant avec véhémence où se trouvait ses proies. Parvenu sur les lieux, il y remarqua plusieurs corps gisant sur le sol, à l’entrée de ce qui semblait être un quartier général très peu coutumier. Des femmes de plaisirs sortirent en larmes et apeurés, de mêmes que les civils en costards, que pouvait-il bien se passer à l’intérieur ? Un règlement de compte sans doute.

Soit, Senkū, du haut de ses dix-sept bougies, décida de tirer profit de cette querelle entre gang opposés dans l’objet de se rapprocher un peu plus de sa cible première. Prenant de la hauteur en grimpant sur les bâtiments de verres et de métaux, il surveilla les alentours, fixant chaque ruelle avec insistance, réfléchissant à son plan d’action. Bien-sûr, il pouvait foncer tel un bourrin téméraire sur le tas, réglant cette mascarade une bonne fois pour toute, mais il ne voulait prendre de risque inutile, cela ne faisant pas parti de son type d'approche. La survie du commerce Yaoguaï ainsi que son nom ne devait en aucun cas être menacé ou entaché par de vulgaire coup-jarret.

Encore un cri, suivi de bruitages difficilement discernable sous ce raffut. Descendant de son perchoir, la bête de Tsuchi no Kuni atterrissait les genou sur le dos d’un des malfrats, le mettant hors d’état de nuire. Le second, à peine avait il eu le temps de remarquer sa présence qu’il fut écrabouillé contre le mur du bâtiment. Traînant le corps de sa précédente victime comme s’il s’agissait d’un vulgaire morceau de viande, il s’apprêtait à lui poser quelques questions à propos de celui qui tirait les ficelles.

Mais ce fut sans compter l’apparition soudaine d’une jeune adolescente en perdition, à en juger par le regard de la victime aux pieds du Tsuchi-jin, cette femme apparaissait faire parti intégrante de leur groupuscule. « Ya..Yamikoo... » S’exclamait la crapule en haletant, avant de se faire assommer brutalement suite à un écrasement de tête.

« Toi ! Dis moi où se trouve le Parrain. » Lançait-il avec autorité.

L’expression de son visage ne laissait transparaître aucune sympathie, bien au contraire, il laissait parler son sempiternel faciès primitif et menaçant alimenter son éloquence intimidante.

« Je ne te le répéterai pas deux fois, Femme... » Rajoutait l'indigène au visage peinturluré.

Sa bestialité n’avait d’équivaut que son manque de tact à l’égard de la gente féminine. Particulièrement en de pareilles situations, le Yasei n'hésiterai pas à lever la main comme s’il s’agissait d’un mâle se dressant en travers de sa route le menant jusqu’au Boss de cette organisation. Serrant le poing, l’on pouvait entendre les craquements de ses os puissants, prêt à briser le crâne de celle qui se faisait appeler Yamiko. Son regard noir aux prunelles dorés ne lâchait pas d’une once son opposante vêtue d'une façon pour le moins originale, autant dire que l’atmosphère s’affichait désormais comme étant à son comble.




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戦士 - Densetsu no Senshi
«  A fighter, a real strong fighter, should always look dignified and calm, and I believe that any expression of aggression is an expression of weakness. A strong person will not be nervous and will not express aggression towards his opponent. He will be confident in his abilities and his training; then he will face the fight calm and balanced.»
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Dim 24 Juin 2018 - 16:05
Tu finis par arriver au bout du corridor entre deux bâtiments où tu avais atterri par inadvertance. Tu venais de bifurquer dans un autre couloir à la recherche d'un moyen de rejoindre ton équipe que tu tombes sur une scène plutôt violente mais qui était coutumière dans le coin et dans ton monde. C'est donc sans montrer le moindre signe d'étonnement que tu assistes à ce qui se passe alors que tu avais cessé d'avancer.

Un homme que tu ne connaissais pas était en train de massacrer les tiens et celui qu'il tenait actuellement te réclamait secours. Tu étais assez proche pour entendre l'infortuné prononcer ton prénom mais tu te contentes de lui lancer un regard méprisant sans bouger de ta position. Dans le désespoir, le malheureux avait oublié que tu n'étais pas du genre à voler au secours d'autrui, pas même à celui de tes alliés. Le désespéré n'a sans doute pas le temps de réaliser son erreur car à peine avait-il prononcé ton nom que sa tête se fait éclater par le mystérieux étranger. Une méthode expéditive et bien barbare mais que toi-même appréciais beaucoup.

Face à cette mort vraiment atroce d'un des tiens, tu gardes un faciès totalement placide. Signe que cette perte de ne touchait point. Tu accordes cependant un dernier regard au corps étalé de ton ancien allié puis tu fixes le visage de son bourreau qui venait de t'adresser la parole. Gardant toujours ton calme, tu fermes une main au niveau de ta hanche droite alors que ton visage se déride enfin.

- Dommage pour toi, tu viens de te débarrasser de la personne qui aurait pu te répondre !

Par ces propos, tu venais de faire comprendre à cet homme que tu ne comptais pas lui révéler quoique ce soit.

Ton instinct te poussait à garder ta distance car tu présentais que cet homme était tout aussi dangereux que toi mais que sa puissance devait être largement supérieure à la tienne. Tu sais que dans ce monde il y avait des gens bien plus forts que toi et que présentement tu te trouvais certainement face à l'un d'entre eux. A force de fréquenter des gens dangereux et malhonnêtes, tu avais développé une faculté à les discerner avec aisance.

Tu étais certes une folle mais pas une idiote. Lorsque tu gardais ton calme, que tu n'étais pas sous l'emprise de cette frénésie qui t'aveuglait, tu étais capable de te montrer raisonnable. Tu savais que si un combat devait s'engager entre toi et cet homme, tu n'avais aucune chance de l'emporter et pourtant, ta folie primant sur ta raison, tu restes là à lui faire face. Tu oses même le provoquer.

- Finalement, je veux bien te répondre … à condition que tu m'accordes un beau sourire !

Un sourire provocateur vient conclure ta proposition bien téméraire alors que la folie qui t'habitait dansait à présent dans la lueur de ton regard fixé sur le mystérieux étranger.

Tu avais remarqué que tu avais affaire à l'un de ces êtres qui ne savaient pas plaisanter. Ces personnes qui se montraient bien trop sérieux à ton gout. Cette expression rude et autoritaire, tu ne parvenais à l'apprécier que chez le Parrain. Chez les autres, elle suscitait juste en toi une envie malsaine de refaire leur portait afin de le façonner ensuite à ta convenance …

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Mar 26 Juin 2018 - 1:36




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« Predator »

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▬ Kaminari no Kuni, Ville portuaire de Matshu, Hiver 199.

Cette femme, Yamiko, elle empestait la mort et le sang. Elle transpirait la violence, la barbarie et la fourberie à l’état pure. Senku était particulièrement doué pour analyser les gens, il était donc très rare pour lui que de se tromper sur la réelle nature d’une personne.

Effectivement, le simple fait que celle-ci n’avait eu absolument aucun sentiment de compassion pour son défunt compagnon d’arme, révélait avec véhémence son tempérament désinvolte. Totalement insensible face à ce qui venait de se passer sous ses yeux, à l’exception d’une chose, le bruit d’éclatement crânien du mafieux s’étant heurté au mur.

La Kaminari-jin apparaissait d’abord réticente quant à la demande du maître martial, et même en dépit de son ultimatum, elle gardait cet air malsain, provocateur qui pourtant, lui allait comme un gant.

« Ne me fais pas perdre mon temps. » Avertissait le Yaoguai.

L’Ostrogoth venait de parcourir la distance qui les séparait en une poignée de seconde. Apparaissant subitement face à son interlocutrice cinglée, il l’a saisit brutalement par la gorge, avant de la soulever avec aisance, d’une seule main, jusqu’à ce que ses pieds nus n’effleurent plus le sol.

« Où se trouve ton Boss, parle ! Je n'hésiterai pas à te faire subir le même sort que ton ami. » Demanda le Yasei en étreignant sa proie.

Mais alors qu’il tentait de soutirer des informations au sujet du Parrain, il entendit plusieurs bruits de pas dans son dos, et même devant lui. Une demi-douzaine de gangsters avaient été visiblement alertés par la présence du sauvageon rocailleux. L'encerclement de toute part, l’aborigène montagnard se voyait dès lors piéger malgré la ruelle sombre et étroite, ces derniers étaient parvenu à retrouver cette fameuse Yamiko.

À en juger de par leur stupéfaction quant à la scène qui se dessinait sous leurs yeux, cette vipère devait sensiblement faire partie intégrante de leur groupuscule. Le regard de Senku fut rivés l’espace de quelques instant, sur les côtés, surveillant autour de lui du coin de l’oeil, avant de relâcher la brune aux yeux violacés. En la relâchant, il en profita pour lui asséner en plein air, un coup de pied circulaire, visant à l’a faire valser jusqu’à ses compères ridicules.

Le Yaoguai restait stoïque, ses longs cheveux noirs virevoltait au gré de la brise hivernale de même que sa tunique entièrement constituée de peau animales. Les bras tendu le long de son corps jusqu’à ses genoux, poings fermés, le chasseur de fauve ne prit aucune posture de combat particulière. Sûr de sa force, il se contentait uniquement de rester droit, prêt à affronter le danger sans aucun scrupule. Le Tsuchi-jin daigna quand même adresser un dernier regard à la seule crapule féminine en ces lieux, avant que les hostilités ne débutent.

« Pitoyable. Et c'est avec cette bande de guignols que tu passes tes journées ? » Disait-il avec un certain dédain.

« Allons-y les gars ! Tuons cet enfoiré ! » Hurla l’une des fripouilles dans son dos. Un ordre des plus présomptueux qu’ils allaient bien évidemment regretter. Nonobstant l’artillerie lourde qu’ils exhibaient fièrement, entre autre, dague, épée, massues et autre battes de Baseball… Tout un assortiment qui n’allaient en aucun cas changer la donne, l’issu de cette altercation. Car même en étant armés jusqu’aux dents, ils ne pouvaient être de taille face au guerrier de la Roche. Ce dernier desserrait son visage, restant tout de même concentré car même si ces hommes ne représentaient pas un énorme danger, il ne connaissait pas l'étendu du potentiel de la jouvencelle, ni même la nature de ses convictions et de sa loyauté envers ces malfrats de seconde zone.




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Jeu 28 Juin 2018 - 22:09
Il te surprends en avalant la distance qui vous séparait en fraction de seconde. Toi qui pensais pouvoir anticiper ses mouvements depuis ta position et agir en conséquence pour ne pas te retrouver en mauvaise posture, tu te retrouves finalement rapidement captive. Il t'avait attrapé par le cou et te soulevait comme si tu ne pesais rien. Instinctivement tes mains s'étaient fermées sur la sienne qui te retenait mais tu ne tentes pas de te libérer de son emprise. Non pas parce que tu ne pensais pas pouvoir y parvenir mais juste parce que tu ne désirais pas t'échapper bien que ta situation ne te convenait pas. Malgré son air menaçant et sa dangerosité évidente, cet homme t'amusait. Fidèle à toi-même, tu ne pouvais pas t'empêcher de jouer avec ta vie.

Il n'était pas le premier à te malmener de la sorte et tu te demandais si attraper une femme par la gorge était une coutume des hommes contrariés ou bien parce que tu avais juste un cou qui attirait irrémédiablement les mains de tes agresseurs.

Il continue de te menacer avec ce ton froid et autoritaire mais loin d'être apeurée malgré ta mauvaise posture, tu le fixes d'un regard amusé avant de lui offrir un beau sourire pour lui faire comprendre que son avertissement n'avait pas l'effet escompté sur toi. Plus qu'une obstinée, tu étais une véritable inconsciente qui finirait certainement par mourir bêtement un jour, si ce n'était pas aujourd'hui, à cause de ton entêtement démesuré. Une plausibilité funeste dont tu avais grandement conscience mais qui ne te poussait guère à changer de comportement.

- Aller, un sourire ! … C'est tout ce que je te demande en échange de l'information que tu veux.

Tu comptais le titiller aussi longtemps que possible mais l'intervention des hommes de ton organisation vient gâcher ta jubilation. Tu affiches une mine désappointée en les voyant alors qu'ils étaient certainement venus pour te secourir. Seulement, tu n'avais pas demander leur aide. Un secours dont tu jugeais d'ailleurs ne pas en avoir besoin tout en sachant pourtant que tu ne ferais pas le poids face à ton assaillant.

L'homme te lâche et tente de t'asséner un coup de pied mais tu te penches en arrière pour esquiver. Tu te réceptionne avec tes mains puis, dans la volée, tu enchaines des flips arrière pour prendre ta distance. En quelques secondes tu te retrouves parmi les tiens et miraculeusement indemne.

- Que veux-tu, on ne choisi pas sa famille, lâches-tu tout en haussant les épaules et les paumes ouvertes vers le ciel. Quoi ? Que tu ajoutes ensuite à l'attention des sous-fifres venus à ton aide alors que certains te lançaient des regards plein de reproches.

Tu avais réussi à t'en sortir grâce à tes réflexes et ton habilité physique mais ces hommes qui étaient venus à ton secours n'avaient pas ton niveau. Tu savais qu'ils allaient tous, sans exception, se faire massacrer par cet étranger mais pourtant tu ne les dissuades pas de l'attaquer. Ils avaient risqué leur vie en venant te secourir mais tu ne comptais pas les assister dans leur assaut suicidaire. Alors qu'ils se jettent sur l'ennemi, tu restes à l'écart à les regarder faire …

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Jeu 28 Juin 2018 - 23:51




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« Predator »

Senkū power's theme.



▬ Kaminari no Kuni, Ville portuaire de Matshu, Hiver 199.

Encercler de toute part cette multitude d’hommes aux faciès démoniaques, ils n’attendaient qu’une seule et unique chose, le dépecer à l’image d’une bête en perdition. Des insultes fusèrent, des cris de d’animaux sauvages furent imités par la bande, comme pour lui rappeler, qu’il n’était pas parmi les siens.

Ses paupières lentement, se fermaient, sa posture, il avait préservé la même, car ses adversaires ne vallaient même pas la peine qu’il se mette en position de combat.
Le virtuose martial apparaissait impassible, son attitude dénotait une fermeté inébranlable, et malgré les provocations incessantes. Le Yaoguai conservait une grande maîtrise de soi, caractère typique aux grands guerriers, qui ne se laissaient jamais distraire par de vulgaires obscénités, même à leur encontre.

Cependant, le sauvage au faciès peinturluré, n’avait pas omis un détail, la réticence de Yamiko quant à l’offensive qui s’apprêtait à éclater sur l’étranger originaire de Tsuchi. Cette femme, elle s’était visiblement trompé de famille, n’ayant personne d’autres à part cette bande de malfrats aberrants et peu crédible. S’autoproclamant comme étant des individus sans scrupules, sanguinaires et dangereux, alors que leur groupuscule, se voyait constitué intégralement de lâches et d’usurpateurs.

Le ramassis de semblants d’hommes qui l’entourait, se jetèrent tous en même temps sur un Senkū immuable. Jusqu’à l’instant où il rouvrit les yeux annonçant la couleur à ses agresseurs : Une quantité phénoménale de chakra l’entourait, surpuissante, elle repoussa d’une rare violence, les instigateurs de cette mascarade. Les corps volaient et furent propulsés de toute part contre les murs métalliques des bâtiments à proximité, l’on pouvait discerner la douce sonorité, du craquèlements de leurs os se briser en mille morceaux sous la pression de l’énergie colossale du Yasei.

Le roi de la Faune montagnarde, sa peau rougeoyait tandis que ses yeux étaient dépourvus de pupilles, n’offrant qu’un regard vide, agressif et blanc, ses muscles déjà saillants se montraient davantage proéminents. Son enveloppe corporel se révélait encore plus bestiale, primitive et menaçante, à l’instar d’un Yokai s’étant égaré parmi le monde des vivants. L’ostrogoth venait de montrer sa véritable apparence à Yamiko, ainsi que sa toute puissance en l’espace d’un bref instant avant de reprendre sa forme originel.

Danger écartés en une poignée de secondes, il entama une marche machinale en direction de la dernière de ses cibles, prêt à lui fendre le crâne. Aucune issues n’étaient possibles pour celle-ci, qui étaient en très mauvaise posture. Se rapprochant dangereusement, il fit mine de vouloir l’attraper avant de croiser finalement ses bras fins et musclés.

« Tu es plus futée que tu en as l’air finalement. » Lançait le Tsuchi-jin railleur.

Un demi-sourire s’était dessinés sur le visage harmonieux et pourtant typiquement aborigène de Senkū. Qui après mûres réflexions, acceptait d’accéder à la requête de l’adolescente. Après tout, il ne s’agissait que d’un rictus légèrement moqueur, narquois, lui renvoyant les précédentes piques lancées par la Kaminari-jin. Lui aussi savait se montrer provocants, particulièrement lorsque l’occasion se présentait à lui comme à l’instant.

« Et maintenant ? » Ajoutait le sauvage dans l'attente.

Désormais, il patientait, observant de haut le membre de la communauté qui faisait défaut aux affaires de son clan. Il ne l’avait pas épargnés car il s’agissait d’une femme, loin de là, le personnage en lui même l’intriguait, ce regard indomptable qu’elle possédait lorsqu’il l’avait pris par le cou, cette manie de ne pas se laisser faire même par quelqu’un de plus fort que soi, cette attitude intriguait le combattant des monts, qui avait la sensation de se trouver face à une de ses redoutables guerrières issues de sa propre contrée.

Le maître du poing, en dépit de son extrême méfiance, jugea qu’il n’était pas utile de la mettre hors d’état de nuire. En prenant un certain recul, il pensait qu’il s’agissait sûrement de la seule personne étant capable de l’aider dans ses recherches. Car trouver un chef de pègres dans cette ville relevait de discerner une aiguille dans une botte de foin, tant ils se voyaient nombreux.


HRP:
 



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Ven 6 Juil 2018 - 23:14
Tu croises les bras alors que ceux qui étaient venus te secourir se jettent sur leur cible les armes en avant mais malgré leur fougue, ils ne font pas long feu. En effet, en fraction de seconde, ils s'étaient fait tué alors que leur proie ne les avaient même pas touché. L'inconnu les avait projeté violement par un simple lâchement d'une forte concentration d'énergie.

Fascinée, tes bras se décroisent alors que ton corps frissonne devant tant de démonstration de puissance. Ton regard brillait d'admiration pour cet homme qui venait pourtant de massacrer tes compagnons. Leurs os qui craquaient en se fracassant contre les murs en béton et les métaux qui vous entouraient sonnaient d'ailleurs à tes oreilles comme une douce mélodie pour parfaire cette scène mêlant puissance et violence qui t'avais hisser à l'extase. Jamais encore tu n'avais assisté à une telle chose. Dans ton milieu, la puissance s'exprimait plutôt par des coups.

Le dangereux personnage s'approche de toi mais tu étais comme paralysée. L'exaltation extrême qui avait secoué ton corps t'avais comme vidé de ton énergie. S'il t'avait attaqué à ce moment là, tu n'aurais même pas pu te défendre ; à moins que ton instinct de survie aurait pris le dessus sur ton état. Mais on ne saura jamais ce qui aurait pu se passer car au lieu de t'achever, il croise les bras et cède à ta requête. Il t'accorde un sourire forcé qui ressemblait plus à une grimace qui faisait froid dans le dos. Une vision si horrible que celle-ci te fait tomber de ton petit nuage.

Tu desserres tes poings que tu avais gardé fermés alors que tu étais sous l'enivrement puis sans crier gare, tu fermes tes mains sur ses joues tout en rapprochant ton visage du sien pour lui voler un baiser fugace. Tu avais simplement poser tes lèvres sur les siennes. Un bécoter qui ne signifiait rien de bien profond. C'était juste une façon à toi de le remercier pour cet bref instant de plénitude qu'il t'avait offert involontairement. Aussitôt tu t'écartes tout en le fixant dans les yeux alors que de nouveau tu lui offres un sourire.

- J'appelle pas ça un sourire mais je suppose que je ne peux pas espérer mieux alors j'accepte de t'amener auprès du parrain.

Sans plus attendre tu t'éloignes sans même accorder la moindre attention aux corps éparpillés de tes anciens co-équipiers. Alors que tu marches, un qui était encore en vie mais en agonie, t'attrapes une jambe. Tu le fixes un instant avant de l'achever par un violent coup de pied sous le menton qui déboite sa tête en arrière puis tranquillement tu reprends ton chemin.

- Essaie de me suivre ! Lâches-tu une fois au bout de la ruelle que vous venez d'emprunter avant de se hisser en haut d'un toit.

Tu savais très bien que tu ne gagnerais pas une course contre cet homme mais fidèle à toi-même tu ne pouvais pas t'empêcher de provoquer même les plus forts que toi.

Tu ne désirais pas être vue avec cet étranger car bien que tu avais décidé de le mener auprès de la personne qu'il réclamait, tu ne tenais pas à être prise pour une traitresse même si c'était ce que tu étais. Rapidement, vous évoluez donc par la voie des airs. Vous finissez par atterrir dans un vaste jardin bien entretenu. Tu te caches derrière un arbre et invite le Sauvage à faire de même. Depuis votre cachette, vous pouviez apercevoir une vaste demeure traditionnelle et bien gardée.

- Je ne tiens pas à mourir pour tes beaux yeux. Chose qui m'arrivera si on me voit en ta compagnie, surtout après ce qui s'est passé, alors tu vas y aller tout seul ! A cette heure-ci le parrain doit être dans son bureau qui se trouve du coté sud-est. Vu ta puissance, ça va être du gâteau pour toi d'arriver jusqu'à lui …

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Ven 13 Juil 2018 - 23:35




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« Predator »

Dangerous plan.

▬ Kaminari no Kuni, Ville portuaire de Matshu, Hiver 199.

Cette femme ne manquait pas de culot et se voyait gorgée de surprise. En effet, elle venait de le prendre au dépourvu en posant ses lèvres sur celle du virtuose martial. Les yeux du Tsuchijin s’ouvrirent grandement en guise de stupéfaction suite à ce geste en somme, inattendu. Pour un peu et il rougissait - Néanmoins, ne sachant pas réellement comment agir face à ce baiser pourtant de courte durée, il essuya ses lèvres avec son poignet, haussant simplement un sourcil. Ce fut la toute première fois qu’une femme l’embrassait, il trouvait cela énigmatique, limite dérangeant, même s’il avait au fond de lui, apprécier la spontanéité de la brune.

Cette Yamiko venait de s'extasier face à sa toute puissance à défaut d’être apeurée, quelle étrange jeune femme se dressant devant lui. Et toutefois, elle avait le mérite de particulièrement l’intriguer, plus encore que le chef de la pègre pour laquelle elle défendait les funestes desseins. Du moins, en apparence puisqu’elle venait d’achever l’un de ses supposés coéquipiers sans le moindre scrupule, cette kunoichi apparaissait avoir un goût très prononcé pour la violence et pour les individus jouissant d’une force allant au delà de la sienne. Si elle avait jurée allégeance à son Boss, nul doute que celui-ci serait donc d’un tout autre niveau, du moins il l’espérait, cela faisait un moment qu’il ne s’était pas défouler.

Sans émettre aucun mot, le sauvageon daigna l’a suivre, préservant son air indifférent, sautant de toits en toits à l’instar de celle qui lui montrait la voie menant à son objectif. Le bagarreur eût néanmoins un demi sourire face à la provocation lui demandant de suivre l’allure. Décidément son audace n’avait d’égal que sa folie. Un trait de personnalité que Senku affectionnait chez une Femme, il était rare que de tomber sur tel spécimen.

Parvenu sur les lieux, toujours en retrait de la gangster, il examina les parages depuis leur cachette. Un domaine luxueux doté d’un vaste étendue de verdure, traditionnelle et particulièrement bien surveiller par les sbires armés eux aussi, jusqu’au cou.

« Il est vrai que je pourrais faire qu’une bouchée de ces hommes, mais je préfèrerais l’a joué subtil cette fois. C’est leur chef qui m’intéresse, et j’ai déjà assez perdu de temps comme ça. Nous allons procéder autrement, tu vas faire mine de m’avoir capturer, et tu vas me livrer à ton Boss. » Répliquait le Yasei en développant son plan d'approche.

Un plan inaccoutumé et peut être surprenant de la part d’un fervent du conflit, mais il n’en demeurait pas moins perspicace voulant profiter du statut de l’adolescente à ses côtés dans l’objet de tomber plus rapidement et sans encombres, sur sa cible première.

« Yamiko c’est ça ? Moi c’est Senkū. Ne tente pas de geste que tu pourrais regretter. Et ne t’en fais pas, si ça tourne au vinaigre, je m’en occuperai. Allons-y. » Ajoutait l'indigène montagnard d'un air plutôt neutre.

Il passa devant son interlocutrice, joignant ses mains derrière son dos comme s’il se faisait embarquer, faisant semblant de s’être fait prisonnier par la Kaminari-jin. Le Yaoguai proposait ce plan notamment car il savait pertinemment que Yamiko connaissait davantage cet endroit et ses recoins que sa propre personne, ainsi, en cas de fuite, son patron aurait donc beaucoup plus de difficulté à s’échapper ou à tenter de piéger le ressortissant de la Roche.

Toutefois, il ne mettait pas de côté la nature versatile et fourbe de la brune aux pupilles violacées. Restant sur ses gardes, il n'hésiterait pas à lui fendre le crâne si elle venait à tenter de le trahir. Soit, les talents de comédienne de la jeune sournoise allaient être mis à l’épreuve. Il était temps de montrer à l’Ostrogoth qu’à défaut d’avoir une puissance similaire, qu’elle était également maîtresse de soi et savait agir avec sournoiserie et malice.



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Mar 17 Juil 2018 - 23:20
Tu ressentais une légère déception face à la proposition du Sauvage de jouer à la subtilité. Tu avais été impressionnée par son côté brutal mais voilà qu’il voulait la jouer avec finesse. Chose que tu savais pourtant savoir entreprendre parfois pour mener à bien une mission mais tu ne voulais pas l’accepter venant de cet homme que tu avais mené jusqu’ici car il t’avait impressionné par son côté barbare.

Au lieu de l'escorter comme il te l'avait proposé, tu passe devant puis tu soupires pour lui faire comprendre ton désappointement qui n’était pas non seulement lié à sa décision de se la jouer fine mais aussi parce que tu trouvais sa stratégie bancale. Tu le toises ensuite d’un regard déterminé tout en pointant un doigt au niveau de sa poitrine, cherchant à le pousser mais vainement car malgré la force que tu concentrais dans ton index, il ne vacillait pas d’un iota. C’était comme essayer de pousser avec un minimum de contact un rocher solidement ancré dans la terre.

- Tu nous prends pour des cons ou quoi ? Réfléchis un peu Monsieur le shinobi ! Tu fermes tes mains au niveau de tes hanches avant de reprendre calmement, tout en continuant de le fixer dans les yeux. Je te connais à peine, le parrain ne te connait pas du tout … personne ici ne te connait alors crois-tu que ta capture va intéresser quelqu’un ici ? Pour le parrain, tu n’es qu’un inconnu qui pourrait lui apporter des emmerdes ! Et je sais que c'est ce que tu es mais, corrige-moi si je me trompe, tu ne voudrais pas qu'il sache ton intention avant de te retrouver face à lui, non ? … Je t'accorde que la plupart des hommes de main ne sont que des crétins mais ne sous-estime l'intelligence du patron … On éveillera son soupçon avec ton idée à la con !

Tu essayais de lui faire comprendre que le parrain ne s’intéressait pas à la capture du premier venu. Cela ne faisait que trois ans que tu vivais parmi les mafieux mais tu savais certainement mieux que ce Senkū comment ils fonctionnaient. Tu savais que pour approcher le parrain il fallait être, soit un être qu’il désirait tuer lui-même, une personne qu’il savait pouvoir lui fournir des informations utiles ou bien quelqu'un qu’il pourrait vendre sans que cela lui causerait des ennuis.

Étant un parfait inconnu dans votre milieu, tu pourrais présenter Senkū comme une marchandise potentielle, seulement, le parrain n'était pas un benêt qui laisserait entrer dans son antre un étranger ; du moins pas en tant que prisonnier. Avant de vendre un être humain, un bon élément s'assurait toujours que la vente ne lui porterait pas préjudice. Ce qui amenait donc à connaitre le passé de la marchandise ainsi que son entourage. Il fallait vérifier que sa disparation ne mènerait pas les hommes de loi jusqu'au vendeur, ni à l'acheteur.

- Je te propose plutôt que tu me laisses te présenter comme un homme qui veut vendre son service au parrain sinon … tu te démerdes tout seul !

Tu croises les bras sous ta poitrine en attendant sa réponse. Ta proposition était plus crédible que son histoire de prisonnier mais restait à savoir s'il allait l'accepter …

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Mer 18 Juil 2018 - 2:15




プレデター - Eat or be eaten



« Predator »

Senkū Vs Shadaloo.

▬ Kaminari no Kuni, Ville portuaire de Matshu, Hiver 199.

Évaluant le périmètre et le nombre d’ennemie, il se surprit lui même suite à ses planifications fumeuses et indigne d’un véritable guerrier. Mais il n’avait de cesse que de penser aux consignes de son oncle commerçant, qui lui avait quémandé de ne pas agir tel un sauvage.

Mais qu’était un Yaoguai sinon un féroce combattant reconnu à travers le Pays de la Terre ? Il se mit à penser, frottant son menton comme pour indiquer à la jeune femme qui le suivait qu’il n’était pas encore certain de sa décision. Celle-ci ajoutait qui plus est, une couche, faisant part de son mécontentement vis à vis de son envie de jouer le coup subtilement.

Compréhensive était sa réaction, quand on savait ce qu’elle avait précédemment entre-aperçue. En l'occurrence, sa véritable apparence, sa vraie nature de barbare capable de renverser une multitude d’homme rien qu’avec son énergie colossale. La brigande ne se gênait d’ailleurs pas pour le lui rappeler à sa manière, sermonnant la bête qui se tenait face à elle comme s’il s’agissait d’un minot.

Ses paupières se fermèrent lentement alors que la gangster elle, continuait sur sa lancée explicative relevant d’un véritable monologue, tant il ne prit aucunement part à la conversation.

« Et moi je te conseille de changer de ton. Ôte toi de mon chemin, femme. » Répondit froidement le Yasei.

Rouvrant les yeux, fixant de ses pupilles ambrées la malfaitrice, il posa sa main sur l’épaule dénudée de celle-ci avant de la pousser légèrement sur le côté. Des paroles crues qui furent immédiatement suivi par un revirement intentionnel. En effet, son ego surdimensionné reprit le dessus sur sa raison et la promesse faite au frère de son paternel.

Laissant frénétiquement son instinct bestial l’envahir de nouveau. Il se remémora l’image des siens, en particulier son père qui rirait de lui s’il le voyait désireux d’éviter le conflit, alors que cela se voyait être l’essence même des sanguinaires des monts.

S’extirpant de sa cachette, se montrant délibérément à la vue de tous, le Tsuchi-jin dévia la tête et le regard vers la droite puis la gauche, aucun son ne sortait de sa bouche, seuls ses poings allaient s’exprimer. Et l’action ne se fit pas attendre puisque dès l’instant où l’un des gardes l’interpella, il se rua vers chacun d'entre eux successivement, assénant un récital de coups mêlant la grâce des arts martiaux à la bestialité de sa force et de ses déplacements vifs comme l'éclair. L’étranger fut immédiatement encerclé, ses gestes ayant été alertés par le reste du groupuscule dédié à la surveillance. “ T’es qui toi ? Décline ton identité ! “ Hurlaient-ils vainement avant de tomber à leurs tours à l’instar de quilles face à une boule de bowling.

Il était rare que de voir Senkū s’en prendre directement aux sbires, mais s’il voulait attirer l’attention sur sa personne, il se devait d’agir de la sorte, laissant libre court à son essence génétique et morale enfouie au plus profond de son être. Des cris, du sang, des craquelements d’os réduit en charpie, l’Ostrogoth démontrait aux yeux de tous ce qu’il incarnait réellement, faisant preuve d’une férocité guère observée mais pourtant banal pour ceux partageant son hémoglobine.

« Tu peux sortir de ta cachette, c’est terminé. » S’exclamait-il en restant de marbre.

Ses mains et ses pieds dégoulinantes de liquide rougeâtre mais pas du sien, le rendait davantage intimidant, accentuant son côté primitif et sauvage qui lui faisait défaut et qui, bizarrement semblait être une de ses meilleurs qualités. Il venait d'offrir une scène gorgée de sauvagerie, le visage déformées de ses victimes se voyaient à ses pieds.

« Tu avais raison tout à l'heure, mon plan s'annonçait foireux et je t'en remercie. Maintenant mène moi au chef des lieux. J’espère que lui au moins, sera plus coriace que les autres. » Demandait le roi de la Faune rocailleuse.

L’on pouvait voir autour du têtu sauvageon, plusieurs dizaines de corps inertes gisant sur le sol gazonneux et pierreux. Certains rampaient sur le sol implorant leur équipière de leur venir en aide. Alors que l’un d’entre eux, dans un ultime effort, tentait de tirer l’alarme sous les yeux de la Kaminari-jin et de l’ennemi dorénavant juré de l’organisation dont elle faisait incontestablement partie.


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Ven 27 Juil 2018 - 23:10
Fidèle à toi-même, tu n’avais pas mâché tes mots et ton acte semblait avoir déplu au shinobi. En effet, celui-ci te conseille de baisser le ton avant de t’inviter à t’écarter de son chemin comme s’il était trop épais pour passer à côté. Tu ne daignes pas bouges car tu n’en avais pas envie alors il t’attrape par les épaules pour te pousser … gentiment alors que tu t’attendais à ce qu’il te force à t’écarter à coup de poing. Chose que la névrosée qui sommeillait en toi réclamait silencieusement.

Bien que tu susses ne pas faire le poids contre cet homme, ton être désirait le provoquer. Tu voulais te mesurer à lui tout en sachant que cela conduirait inévitablement à ta défaite mais tu étais comme ça. Tu aimais se frotter contre plus fort que toi. Un mauvais penchant qui finirait certainement un jour par t’arracher la vie. Mais, heureusement pour toi, le Sauvage ne semblait pas désirer de tuer, du moins pas encore.

Comme tu t’attendais, il ne suit pas ton conseille et va mettre en état de nuire les gardes. Un soupir de désappointement s’échappe alors de tes lèvres malgré toi. Tu étais divisée entre le mener au parrain et le laisser en plan en t’en allant. Ta déception était telle que tu ne parvenais pas à s’extasier face à la violence à laquelle il s’adonnait et qui ordinairement aurait fait frémir ton être de plaisir.

Une fois le massacre achevé, il t’invite à « sortir de ta cachette ». Tu viens alors te poster à côté de lui.




>> Ton nouveau plan aussi est foireux. Tu aurais mieux fait de m’écouter !



Aussitôt, tu te diriges vers la somptueuse demeure sans lui accorder le temps de t’adresser le moindre mot en face. Tu avais bien des reproches à lui faire mais aussi des conseils à lui donner mais tu t’abstenais de les lui communiquer car tu savais pertinemment qu’il ne t’écoutera pas mais aussi parce que tu t’en fichais royalement s’il parvenait à atteindre son objectif ou pas. Un dessein qu’il venait d’ailleurs de compromettre lui-même. En effet, avec son manque de discrétion, Senkū venait non simplement d’alerter le parrain de votre présence mais aussi de lui mettre en garde quant à son intention. A présent, votre évolution allait être surveillée et ralentie. Et, il se pourrait très bien que le parrain prenne la fuite à votre approche.

Désirant à présent en finir rapidement avec cette histoire qui commençait à te lasser – car tu étais du genre à t’ennuyer rapidement – tu devances donc Senkū ; ignorant les corps étalés ainsi que ceux qui bougeaient encore. Mais à peine tu pénètres la porte principale de la résidence du parrain que des hommes armés jusqu’aux dents t’encercle. Puis, certains s’écartent pour laisser passer deux femmes bien plus dénudées que toi et que tu connaissais très bien. Tu esquisses un sourire en les voyant avant de lever tout doucement les bras en signe de reddition.





>> Je me rend ! … Il m’a forcé à le mener jusqu’ici !



Tu avais désigné de tête Senkū qui t’avait suivi de très près.

Le shinobi semblait être en quête de "chalenge" alors il allait être servi car tu pensais fort que les deux personnages de sexe féminin qui se tenaient en face de vous seraient capables de le battre ou, à défaut, de lui offrir un combat qui saura certainement le satisfaire. Les deux typesses étaient les gardes du corps rapprochés du parrain. Elles n’étaient pas des kunoïchi officielles mais leurs techniques n’avaient rien à envieux à ceux des shinobi. Surnommées les « Chiennes de garde », elles étaient des assassines surentrainées. Tu t’étais déjà frottée à elles et tu avais bien failli perdre la vie si on n’était pas venu à ton secours. Avec ton niveau actuel en combat, tu ne pouvais même pas rivaliser avec l’une d’elles or elles combattaient ensemble et dans un parfait synchronisme. Seules, elles étaient redoutables mais ensemble elles étaient réputées invincibles. Tu reconnaissais que ton aptitude en combat était bien en-dessous de celle de Senkū mais tu doutais que cet homme dont tu admirais pourtant la puissance saurait tenir face aux Chiennes de garde.

L’une te fait signe de venir vers elles.




>> Ne meurs pas ! Lâches-tu tout bas et avec sincérité à Senkū.


Tout doucement, tu avances ensuite vers les guerrières et les mains toujours levées. Tu restais sur tes gardes car tu savais que le Sauvage était capable de te frapper par derrière sans la moindre hésitation. Acte qui pourrait alors rendre crédible le fait que tu avais avancé, qu’il t’avait forcé à le mener jusqu’ici mais qui pourrait également signifier la fin pour toi …

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Mer 15 Aoû 2018 - 14:40




プレデター - Eat or be eaten



« Predator »

Senkū Vs Organisation Shadaloo.

▬ Kaminari no Kuni, Ville portuaire de Matshu, Hiver 199.

L’alarme retentissait et résonnait alors dans tout le bâtiment sous haute surveillance, sous le regard impuissants des deux protagonistes. Le barbare venait de faire preuve d’une rare violence, il ne maîtrisait pas encore ses pulsions sauvages et son goût prononcé pour le combat. Sa fougue et son esprit combatif avait eu raison de lui puisque venir jusqu’au patriarche des lieux sans se faire repérer relevait dorénavant, de l’illusoire.

« Il est trop tard pour regretter, nous ferions mieux d’avancer. » Répliquait le ressortissant de la faune.

Le Tsuchi-jin suivit donc la jeune femme, n’ayant d’autre choix que de se fier à elle en dépit de sa méfiance à son égard. Si elle tentait de le trahir, il n’hésiterait pas à l’éliminer, à l’instar de ses défunts compagnons malfaiteurs.

Le duo traversait alors la luxuriante demeure, le Yaoguai suivant de près la malicieuse, ne l’a lâchait pas du regard sous risque de perdre sa trace. Mais ils furent interceptés par une escouade, plus singulière à la vue des deux femmes dépourvu de tissus qui se dressait face à eux. Elles se tenaient juste devant la porte principale, interpellant Yamiko qui quant à elle, s’était dégonflé, retournant subitement sa veste.

« Ahem.. Je ne serais pas ici sans elle, c'est tout ce que j'ai à dire. » S'écriait-il après la traîtrise de Yamiko.

De par ses propos, il espérait mettre sa fausse coéquipière dans le même beaux-draps qu’il ne l’était déjà. L’expression perplexe sur le faciès du Yaoguai laissait dorénavant place à son air neutre et impassible, propre à celui qu’il arbore lorsqu’une altercation s’annonçait avec véhémence. Ne meurs pas.. venait-elle de lui susurrer, ce à quoi il ne répliquait pas directement, il daigna expirer un simple soupir de fierté, sûr de ses capacités, il n’allait pas laisser deux femmes ternir à sa tâche.

Profitant de l’enveloppe corporel de Yamiko devant lui pour camoufler ses mouvements, tout en bousculant la brune aux pupilles violacées, il fonça vivement sur la guerrière aux vêtements rougeâtre, lui assénant à la fin de sa charge, un puissant coup de pied retourné au niveau des côtes.


« Pas le temps de niaiser. Je dois m’entretenir avec votre Boss, et si je dois tous vous tuer pour y parvenir, je le ferais sans hésiter. » Annonçait-il fermement.

L’Ostrogoth ne prenait même pas la peine de se mettre en position de combat, il s’attendait à ce que Yamiko se fasse également bondir dessus pour trahison envers sa supposée organisation.

« Ça équivaut aussi pour toi. » Ajoutait sèchement le Yasei.

Des dires aux airs de menaces lancés à son accompagnatrice mesquine et psychopathe. Le sauvageon ne prêtait guère attention au reste des ennemis l’entourant, il déconseilla pourtant à son opposante à la tenue verte et à la peau d’ébène d’engager le combat avec lui, sous risque de le payer au prix fort. Tout ceci dénotant certain culot de sa part, puisqu’il effectuait un geste d’interdiction de l’index pour le lui signaler. Quel ego..

Résumé:
 



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Mar 18 Sep 2018 - 23:26
Comme tu t’y attendais, le Yaoguaï ne s’était pas laissé intimider et n’avait pas tardé à attaquer, devançant celles qui l’avaient menacé. Le Sauvage avait profité de ton déplacement vers les jumelles pour camoufler son propre mouvement en te bousculant légèrement au passage. Tu avais manqué de perdre l’équilibre alors que la vitesse de son déplacement était telle que tu avais senti le souffle provoquer par celui-ci te fouetter entièrement. En quelques secondes, il avait réussi à envoyer valser l’une des jumelles qui n’avait même pas eu le temps de se défendre.

Mais il ne fallait pas sous-estimer les Chiennes de Garde car malgré le choc qu’elle avait reçu de plein fouet, la guerrière vêtue de rouge se relève, non sans mal. Bien qu’elle ne fût pas indemne, elle trouve la force et le courage de contre-attaquer immédiatement. Elle effectue une charge en direction du shinobi alors que sa jumelle faisait de même de son côté. La chienne rouge cherchait à l’empaler avec ses wakizashi alors que la verte à le frapper avec son bâton. Tentatives qui échouent mais les jumelles continuent d’harceler le Sauvage, tantôt avec leurs armes, tantôt avec des coups de pied ou de coude et le tout dans une danse rapide et en parfaite harmonie.

Le combat féroce attire toute l’attention des présents et tu profites de cet instant pour t’écarter discrètement du groupe. Tu te places loin des sous-fifres qui pourraient t’intercepter au moindre acte suspect de ta part.

La raison te murmurait de profiter de l’opportunité pour t’en aller mais, préférant écouter ton désir une fois de plus, tu restes là à guetter le moment idéal pour tenter d’aider le Sauvage. Tu doutais qu'il aurait besoin de toi mais ton être commençait à apprécier cet homme malgré toi. . Plus que sa puissance évidente, son côté bestial t’attirait irrésistiblement. Tu ressentirais presque de la jalousie envers les jumelles qui s’acharnaient sur lui tant tu aimerais être à leur place tout en sachant pourtant que tu ne ferais pas le poids contre cet homme ...

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Dim 7 Oct 2018 - 13:27




プレデター - Eat or be eaten



« Predator »

Senkū Vs Shadaloo.

▬ Kaminari no Kuni, Ville portuaire de Matshu, Hiver 199.

L’affrontement ne se faisait pas attendre, la bête originaire des monts rocailleux avait, dans un élan alliant tout une panoplie de hargne et de bestialité qui le définissait tant. Il ne s’attendait pas à en finir du premier coup avec sa cible, sur son faciès ne se dessinait aucune expression particulière, même si, intérieurement il jubilait à l’idée de pouvoir se défouler, laisser parler ce dont il excellait tant, le combat.

Face à la contre-offensive de ses deux adversaires dénudées, il se contenta d’esquiver chacuns des coups portés à son encontre, déviant tantôt la tête à droite et à gauche dans le but d’éviter les armes létales du duo de vipères s’étant allié contre sa personne. Il ne pu s’empêcher de constater la vivacité et la rapidité alarmante de leur enchaînements , pour des guerrières de second plan, il fallait admettre qu’elles s’en tiraient assez bien dans leur efforts, néanmoins, leurs multiples tentatives se soldèrent l’une après l’autre par un échec cuisant.

« Vous me faites perdre mon temps... » S'écria froidement le Yasei.

Bloquant net l'enchaînement vivace du duo amazone, il utilisa sa force afin de les faire basculer l’une sur l’autre, s’étant jeter par dessus celle à la tenue rougeâtre, tirant sur le peu de ficelles parsemant son enveloppe corporel forçant ainsi les deux femmes à se télescoper brutalement.

Sans attendre et sans leur laisser une once de répit leur permettant de reprendre leurs esprits, il enchaîna d’un double coup de paume dévastateur au niveau de l’abdomen de chacune d’entre elles et ce, de manière simultanée. Le coup ayant pour objet de les envoyer valser tout en visant la foule de gangster entourant la zone où se déroulait l’affrontement.

Ses yeux dorés cherchaient Yamiko parmi ce surplus de malfrats dorénavant paniqué face à un tel phénomène que représentait l’ostrogoth, jamais ils n’avaient vu pareil démonstration de force et pourtant,ses adversaires faisaient parties de l’élite de l’organisation.

Dans un hurlement de rage et d’orgueil, les deux jumelles et bras armés du groupuscule mafieux se relevèrent, comme un ultime effort, elles démontraient avec ferveur qu’il ne fallait aucunement les sous estimer. Une scène qui fit légèrement sourciller le balafré, il en profita pour saluer le courage de ses opposantes avant d’apparaître d’une traite dans leur dos à l’aide d’une charge rapide. Un énorme bruit similaire à celui d’un tambour retentissait, le Yaoguai venait d’asséner deux coups de la tranche de la main dans la nuque de ses adversaires qui s’écroulèrent subitement.

« Et maintenant ? Dois-je décimer la totalité de cette organisation pour remplir mon objectif ? Ou chercherais-tu à me manipuler pour arriver à tes fins ? Dis moi la vérité Yamiko. » Questionnait-il l'air imperturbable.

Son regard fut dirigé droit vers sa supposée accompagnatrice un peu plus loin, son seul repère parmi ces hommes apeurés la bouche bée devant le barbare qui n’y était pas allés de mains mortes.

« Tu te charges des autres ? » Proposait le roi de la Faune un rictus aux lèvres.

Ses bras finement sculptés et saillants furent croisés, un léger sourire du coin se dessinait sur ses lèvres, chose habituellement rare. Mais il commençait à s’habituer à la jeune femme qui le guettait discrètement. Intriguée par cette dernière et ses capacités, le sauvage lui proposa de se défouler à son tour sur la demi-douzaine d’hommes l’entourant de toute part.

Il savait pertinemment que dorénavant, Yamiko était affiliée à sa personne,de ce fait, elle ne pouvait plus rebrousser chemin et tenter d’amadouer ses pairs de gang sans en payer le prix fort pour trahison.



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Jeu 11 Oct 2018 - 14:52
Comme tu t’y attendais, le shinobi réussit à vaincre les Chiennes de garde sans présenter la moindre blessure. Il avait réussi à combattre les jumelles avec une telle facilité alors que tu avais eu du mal à tenir face à une seule d’entre elles. Cela prouvait une fois de plus à quel point votre différence de puissance était flagrante et pourtant cet homme ne te faisait toujours pas peur malgré l’exploit qu’il venait d’étaler sous vos yeux. Une prouesse qui réussit à effrayer les sbires restants qui n’osaient plus l’attaquer. Les sous-fifres avaient même reculé tout en tenant fermement en avant leurs armes des mains tremblantes.

Sous cette atmosphère de frayeur, tu esquisses un sourire à l’intention du Sauvage qui venait de t’adresser la parole, plongeant ton regard dans le sien.

>> Fais donc ce que tu veux. Décime-les tous si cela te chante mais je n’ai aucune vérité à te révéler.

Tu marques un bref silence avant de poursuivre tout en matérialisant ton arme fétiche qui était un kusarigama.
Le kusarigama:
 

>> Par contre, sache que tu n’as aucun ordre à me donner, conclus-tu avec le sourire malgré le pseudo menace avant de faucher sans crier gare les hommes qui se tenaient à ta portée sans même user de la chaîne qui te permettait d’atteindre des cibles éloignées avec ta faux mais en tenant juste cette dernière par le poignée.

Tu enchaînes ensuite des assauts dans le but de terrasser les sbires. Tu usais de ton arme mais aussi de tes membres et même de ta tête lorsque la situation te le permettait. Tes coups n’étaient pas létaux car tu ne désirais pas tuer tes cibles mais juste les mettre en hors d’état de nuire pour un moment. Bien que tu fusses capable d’ôter une vie sans la moindre hésitation ni regret, tu n’étais pas cependant du genre à tuer gratuitement. Tu n’étais pas une tueuse mais juste une amoureuse de la bagarre qui ne reculait devant rien pour obtenir ce qu’elle convoitait. Et puis, tu préférais entendre les doux sons d’agonie de tes victimes que le silence alors tu te contentais de les blesser même si certaines pourraient bien finir par succomber à leurs blessures. C’était sans doute plus cruelle que de les achever directement mais là n’était pas ton problème.

En quelques minutes, tu te retrouves au milieu des hommes étalés sur un sol maculé de leur propre sang et en proie à de la souffrance. Une scène plutôt traumatisante mais qui était pourtant bien banale dans le monde où tu vivais.

>> Entends-tu cette douce mélodie ? Demandes-tu au Sauvage tout en fermant un bref instant les yeux pour savourer le moment alors que de la lame de ton arme perlait encore du sang frais de tes victimes.

Malgré tes propos interdisant au Yaoguaï de te donner des ordres, tu venais pourtant de faire exactement ce qu’il t’avait proposé.

Un homme tente de s’échapper en rappant misérablement en dehors du cercle rouge de sang. Ne désirant pas le laisser filer, tu balances la faux de ton arme qui se plante dans le dos du miséreux puis brusquement tu tires sur la chaîne pour ramener celle-ci à toi tout en faisant gicler un magnifique liquide rougeâtre de ta cible. Une scène qui tu trouvais sublime. Tant que l’extase se lisait sur ton faciès de dépravée.

Tu avais peut-être réussi à dégoûter ton pseudo coéquipier mais c’était un détail auquel tu n’accordais aucune importance car tu venais juste de lui révéler ta véritable nature. Et puis, c’était lui qui t’avais demandé de se débarrasser de ces hommes.

A présent que le chemin était libre, tu te diriges vers le bureau du Parrain. Tu gardes le kusarigama avec toi sans prendre la peine de le nettoyer. Tout en marchant, tu maintiens la faux par le manche dans une main puis de l'autre tu fais tournoyer la chaîne surmontée d'un poids qui facilitait le lancer de celle-ci. Tu finis par arriver devant une grande porte que tu fais tomber à coup de pied mais la pièce se révèle être vide. Tu t’avances alors vers l’immense bureau qui trônait au fond de la salle. Tu passes derrière le meuble pour t’installer confortablement sur l’immense fauteuil après avoir déposé ton arme maculée de sang presque sèche sur le bureau. Tu fixes ensuite le Sauvage qui t’avais suivi.

>> Le Parrain a réussi à s’enfuir. Que vas-tu faire maintenant ? … Si tu veux, je peux partager ce royaume avec toi … Après tout, c’est grâce à toi que je l’ai obtenu alors il serait ingrat de ma part de ne pas te céder une part …


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Mer 17 Oct 2018 - 10:57




プレデター - Eat or be eaten



« Predator »

¤¤.

▬ Kaminari no Kuni, Ville portuaire de Matshu, Hiver 199.

Ce fut sans surprise et avec une satisfaction mesuré, qu’il constata que la Kaminari-jin rétorqua de manière positive , à sa demande de conclure le travaille annihilant qui lui avait été inopinément octroyé. Ce feu-follet de Yamiko suspecte dans ses paroles chimériques, matérialisant son arme sans une once d’hésitation, un outil de combat plutôt original que le sauvageon n’avait encore jamais vu auparavant, le Kusarigama.

L’aborigène esquissa un léger sourire railleur face à la tentative d’intimidation de la masochiste qui, sans perdre davantage de temps, s’élança dans un enchaînement dévastateur cédant ainsi, à ses pulsions guerrières.

Tous s'écroulaient à l’instar des feuilles automnales sous les coups retentissants et multiples de la jeune femme qui, sous l’oeil avisé de Senkū, alliait rapidité, puissance et intelligence. L’homme-bête restait de marbre et silencieux mais apparaissait en réalité, particulièrement surpris face à l’aisance de sa coéquipière d’un jour, celle-ci cachait jusqu’à présent, admirablement bien son jeu mais à quel but ?

Et lorsqu’elle acheva sa dernière victime, jubilant face à la giclée d’hémoglobine de l’homme gisant sous ses pieds nues, un froncement de sourcil se dessinait sur le faciès suspicieux et peinturluré du Yaoguai, trouvant cette scène saupoudré d’un excès de violence, légèrement infâme..

« Tu as finis de faire le ménage ? Dépêchons-nous de trouver ton Boss. » S'écria le Yasei.

Le brun ténébreux à la tenue vestimentaire atypique suivit une nouvelle fois la guerrière de la Foudre, restant tout de même sur ses gardes afin de ne pas tomber sur une armada de gangster tous aussi pathétiques les uns que les autres. Le Tsuchi-jin se demandait même ce que pouvait bien faire une telle combattante parmi eux, tout ceci relevait donc d’un mystère résolu dès l’instant où ils poussèrent la porte principale les séparant du patriarche du groupuscule.

En effet, la pièce se voyait totalement vide, à la grande désillusion de l’ostrogoth, le parrain ayant pris soin de prendre la poudre d’escampette suite au grabuge provoqué par Yamiko et le balafré néandertalien. Tandis qu’elle s’installait confortablement sur le siège luxueux nichant au centre de la pièce, examina la chambre et ses divers richesses d’ors et d’argents. Des animaux empaillés, des outillages en or massifs et une argenteries sans équivaut, ceci ayant été gagné sur le dos de son clan qui s’était fait, en l’occurrence, embobiné par le parrain en fuite.

« Je trouvais ça étrange que tu ne te mélange pas à la bataille. Tout s’explique désormais, tu m’as utilisé dans le but de parvenir à tes fins.. Tout comme j’ai profité de toi pour arriver jusqu’ici.. Tu n’en a pas l’air mais tu es plutôt perspicace. » Lança le chasseur.

Son regard fuyant aléatoirement sous l’observation de tant de richesses se fixa subitement et avec insistance démesurée sur les pupilles violacées de son interlocutrice.

« Ou alors je pourrais te tuer ici et maintenant et mettre un terme à cette plaisanterie, qu’en dis-tu ? » Contre-proposait le sauvageon menaçant.

Il s’était rapprocher dangereusement de la femme psychotique et manipulatrice, l’a regardant de haut, son regard constamment rivé sur elle, prenant un air des plus narquois.

« Humpf. Ton royaume ne m’intéresse pas, mais rembourser les dettes que ton prédécesseur à accumuler auprès de mon clan serait déjà un bon point de départ. » Ajoutait le virtuose martial.

L’ambiance électrisante fini par se détendre drastiquement suite aux dernières paroles du Yaoguai qui avait fini par avouer ses véritables intentions. L’argent et le business ne l’importait guère tant que les parts de la nouvelle entreprise de Yamiko renflouaient les caisses des indigènes de la Roche.

« Tu t'es bien débrouillée tout à l'heure, quelle était cette matière noire avec laquelle tu as formée ton arme ? Au fait, tu peux m’appeler Senkū. » Rajoutait-il d'un rictus du coin des lèvres.



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戦士 - Densetsu no Senshi
«  A fighter, a real strong fighter, should always look dignified and calm, and I believe that any expression of aggression is an expression of weakness. A strong person will not be nervous and will not express aggression towards his opponent. He will be confident in his abilities and his training; then he will face the fight calm and balanced.»
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Mer 17 Oct 2018 - 22:31
Confortablement installée dans le fauteuil de l'ancien Parrain, tu fixes le Yaoguai d'un regard loin d'être apeuré malgré sa menace.

>> Tes menaces ne fonctionnent pas sur moi. Exécutes-toi plutôt si tel est ton souhait mais je te préviens, je ne suis pas une fille qui aime se laisser faire.

Tu avais parlé d'une voix sereine tout en restant douillettement calée au fond de ton fauteuil. Tu ne montrais aucun signe de méfiance. Au contraire, tu faisais comme si tu n'allais pas te défendre même si le Yaoguai décidait de t'éliminer.

Ayant été témoin de quoi il était capable, tu savais que Senku pourrait t'exécuter aisément et sans la moindre hésitation malgré que vous étiez devenus, en quelque sorte, des complices dans le démantèlement de l'organisation dont vous occupez actuellement l'ancien siège. Étrangement, ce jeune sauvage ne suscitait en toi la moindre peur malgré cette aura menaçante qui semblait le draper en permanence. Au contraire, tu te sentais proche de lui. Sans doute parce qu'il te ressemblait un peu au fond. Vous semblez avoir en commun la passion pour le baston.

Alors que tu te demandais si le Sauvage allait s'exécuter, il calme le semblant de tension qui régnait en te révélant ce qui l'avait amené dans ce monde qui était le tien et non le sien. Cela t'évitait de lui poser la question qui te titillait justement.

Tu décides enfin à abandonner le douillet fauteuil pour aller observer de plus près les objets qui se trouvaient dans la pièce. Tu les examines l'un après l'autre. Ils avaient sans aucun doute de la valeur mais tu ne savais pas jusqu'à combien ils pouvaient se chiffrer. Tu finis par t'arrêter devant un meuble en haut duquel trônait sur son support un magnifique katana. Tu attrapes celui-ci et tu étais étonnée par son poids sans doute dû à l'or qui ornait le fourreau mais aussi le manche et la garde. Tu balances l'arme blanche au Sauvage.

>> Prends donc tout ce que tu veux.

La richesse ne t'intéressait pas, ni le prétendu royaume d'ailleurs. Contrairement à ce que tu laissais croire à ton "complice", tu n'avais aucune ambition de mener une bande des bras cassés ou un groupe tout court. En vérité, l'organisation que vous venez de démanteler n'était pas la tienne mais un clan ennemi. Par la dissolution de ce dernier, tu espérais attirer la faveur du chef de ton propre organisation qui était le seul être en ce monde que tu aimais impressionner. Une vérité que tu ne tenais pas à révéler au Yaoguai. Non par peur de sa réaction mais juste parce que tu ne jugeais pas nécessaire qu'il le sache. Et puis, tu lui offrais ce qu'il était venu chercher après tout.

Tu avais bien entendu que le Sauvage avait évoqué son clan mais la curiosité ne faisant pas partie de tes nombreux défauts, tu ne lui demandes aucune information là-dessus alors que des curieux auraient sans désirer plus de détails sur ce qui s’était passé entre l’ancien Parrain et le groupe auquel appartenait le Yaoguai. L’égoïste que tu étais ne s’était jamais intéressée aux situations de tes semblables et ce n’était pas aujourd’hui que tu allais changer.

Tu reviens vers le Yaoguai alors qu'il venait te de poser une question sur ta capacité à maitriser le métal. Tu te plantes devant lui pour plonger ton regard violacé dans le sien puis tu matérialises un kunai.

>> C'est juste du métal.

Tu te comportais comme si ce que tu faisais était banal alors que tu savais pertinemment que tu tenais ton aptitude d'un clan de shinobis très connu à Kumo et que le Yaoguai savait certainement l'existence. Tu transformes ensuite le kunai en cœur, à l'image du tien qui était aussi froid que ton œuvre que tu tends à l'homme qui se tenait en face de toi, un sourire aux lèvres.

>> Un souvenir de ma part. J'espère qu'on se reverra … Senku …

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Dim 21 Oct 2018 - 21:21




プレデター - Eat or be eaten



« Predator »

Sayōnara.

▬ Kaminari no Kuni, Ville portuaire de Matshu, Hiver 199.

La jeune femme ne courbait pas l'échine devant son interlocuteur bestial, bien au contraire, elle savait dorénavant montrer les crocs. Le Tsuchi-jin rictus aux lèvres trouvait d’ailleurs son côté insoumis assez plaisant, ceci lui rappelant avec véhémence les femmes indomptables de sa tribu d’autochtone.

Un marché était un marché - Et pour honorer cette nouvelle collaboration entre complice d’un jour, le Yaoguaï ne se fit pas attendre, en effet, avant même que Yamiko ne l’autorise à se munir de ce qu’il pouvait quant au remboursement de dettes, celui-ci s’arma d’un grand sac qu’il remplissa de manière abondante. Pillant littéralement la pièce de ses trésors et sans aucun ménagement apparent, le sac débordant alors de richesses diverses et variées.

« Humpf. Tu n'es pas si ennuyante pour une Femme. » Lança le Yasei.

Décidément, cette femme l’intriguait frénétiquement et il n’était pas prêt de l’oublier de sitôt. Lui qui habituellement ne prêtait guère attention au sexe opposé hormis les guerrières indigènes de son clan qui même elles, se démenaient dans l’objet d’attirer l’oeil du combattant prodige.

Senkū ne s’obstinait pas davantage, il se contenta de porter son colis d’ors et d’argents d’un bras, ses pupilles d’une teinte automnales perpétuellement rivées sur la silhouette de la kunoichi, comme s’il avait été ensorcelé par celles violacées de cette dernière.

Elle venait d’ailleurs de matérialiser à l’aide d’une arme de jet, un cœur de métal qu’elle offrit à l’ostrogoth des monts. L’homme-bête détourna son regard sur le côté légèrement gêné de par son ego, n'ayant auparavant jamais été aussi proche d'une fille avant de prendre lentement le présent qui lui était destiné. Un cœur ? Au delà du geste et de son apparence, cela pouvait représenter bien des choses... Mais le guerrier tribal n’était pas particulièrement doué avec la gente féminine et cela se voyait plus que jamais en cet instant. Il considéra le présent de manière amical, trouvant ceci plutôt plaisant au final.

« Tu deviens sentimentale ? » Répliquait le balafré taquin.

L'atmosphère apparaissait intime. Senkū cassa brutalement l'ambiance affectueuse qui régnait en rangea expressément l’objet métallique à l’intérieur de sa tunique en peau de bêtes, avant de faire brusquement volt-face et de se diriger vers la porte de sortie.

« Sayōnara, Yamiko. Tâche de rester en vie. » Concluait le sauvageon.

Ces paroles furent prononcées alors qu’il s’était stoppé juste devant la porte menant à l’extérieur, un au-revoir plus qu’un adieu même s’il venait de lui indiquer indirectement le contraire. Le fougueux adolescent savait pertinemment qu’il n’allait pas probablement plus la revoir du fait qu’il n’était pas prêt à remettre les pieds au Pays de la Foudre.

Quoiqu’il en soit, il venait de remplir sa missive clanique avec brio et ce, grâce notamment à la versatilité de Yamiko, qui se la jouait double-agent au sein de ce groupuscule. Ouvrant lentement la porte dont le grincement retentissait dès lors, il sorti de la pièce en claquant cette dernière derrière lui, ne devenant ainsi qu'un simple mirage parmi les pensées de la Kaminari-jin.




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