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Tanigawa et son Torrent | Inja


Dim 24 Juin 2018 - 5:41

Tanigawa et son Torrent | Inja

197, Tanigawa (torrent 谷川), Ame no Kuni.

J’ai eu quinze ans il y a trois mois de cela mais la situation ne me permet pas de penser à ce genre de choses. En temps normal - si seulement nous vivions dans des contrées en paix -, j’aurais probablement fêté mon anniversaire en mangeant un bon petit gâteau préparé par ma daronne. Seulement voilà : elle est morte comme beaucoup d’autres paysans n’étant pas en mesure de se défendre et le pays est en proie à la discorde la plus totale. Bref.

La situation est toute autre. En effet, c’est un groupuscule de guerriers que je mène présentement. Je ne suis pas le plus jeune mais pas le plus vieux non plus, disons que je suis dans la moyenne. La plupart de mes hommes n’ont pas reçu de formation au combat mais qu’à cela ne tienne, la vaillance les tient et l’espoir d’un jour moins pluvieux les nourrit. Je n’irais pas jusqu’à dire que nous ne payons pas de mine mais il est clair que pour un expert en la matière, nous devons probablement faire pâle figure. Dans le cœur d’une des villes à plusieurs lieues de Murashigure, nous nous hâtons. L’heure est au crépuscule et jamais l’eau ne cesse de nous venir des cieux, ce même liquide qui se voit s’empourprer du fait des combats massacres incessants qui ont lieu. L’image que me renvoie mon pays est pareil à l’histoire que l’on nous conte, celle venant des divinités. Un cadeau ô combien inestimable - l’eau, la vie - souillé comme pas permis - le sang, la mort - par les mortels.


L’analogie peut aller bien plus loin mais le vent souffle et le nom donné à Tanigawa parle pour elle-même : c’est sans aucun doute là où il pleut le plus dans le pays. Au cœur des ruelles sombres et malfamées, nous nous rapprochons de notre but : l’Ambassade. Semblables à des silhouettes peu fréquentables, nous passons d’avenues en avenues jusqu’à ce qu’une bifurcation nous force à prendre clairement la route vers notre cible. Cette dernière étant ni plus ni moins qu’un diplomate corrompu du pays, un de ceux qui ferment les yeux sur la souffrance du peuple et arrive tout de même à avoir le culot de lui sourire en promettant monts et merveilles. “Le changement, c’est maintenant” a t-il l’habitude de dire. Eh bien c’est simplement en marche que nous nous mettons, l’imposture n’a que trop durer.

Mais à mi-chemin, c’est une pluie de flèches qui nous tombe dessus et mon seul réflexe est de faire apparaître des bras de chakra pur pour m’en préserver comme je le peut. L’une dans elle vient trouver refuge dans mon épaule gauche - me déchirant brutalement la peau et venant fragiliser mes muscles pour un long moment par la suite - tandis que le reste se contente de me causer égratignures et me ferait craindre pour ma vie si je n’étais pas devenu taré avec le temps. Le tranchant des projectile témoigne de l'utilisation du ninjutsu : le métal des flèches a été affûté avec du Suiton.

Quelle plaie...

Au milieu de la rue, deux survivants de mon groupe et moi-même sommes encore debout. Je ne leur adresse pas un seul regard mais ils fuient bien vite dès lors qu’ils voient la milice approcher sabre en main.

ILS SONT LA, DÉBARRASSEZ VOUS D’EUX !

Saisissant ma propre arme, je laisse ma lame se déchaîner alors que mon sourire en dit long sur mon désir : je veux tuer et ce, sans aucune distinction. La flèche précédemment plantée finit par sortir toute seule avec l’agitation dont je fais preuve. Mes adversaires tombent les uns après les autres, à mon grand désarroi.


Je ne suis pas aussi bien formé qu’eux mais ma sauvagerie inspire la crainte chez eux, c’est certain, aucun doute là-dessus. Comme quoi, le plus important est très probablement le mental et non l’expérience. Peu importe si j’ai tort ou raison, ils sont dès à présent en train d’agoniser à même le sol - leur sang se mêlant à celui de mes subordonnés. L’attaque me semble être trop grosse pour qu’ils aient été en simple patrouille. La parole du criard me laisse d’ailleurs penser que nous avons été trahi, un problème de plus qui s’ajoute aux peines que j’ai à porter sur mes jeunes épaules. Je réglerais ce problème une autre fois, des renforts semblent arriver - le bruit de leur getas raisonnant dans les environs - et un homme à la corpulence forte et à l’allure imposante se tient non loin de moi. Passant ma langue sur ma joue afin de goûter au liquide vital d’une des victimes que je viens de faire, je m’exprime.


Écartes toi de mon chemin grand-père, j’ai à faire. À moins que tu ne désires rendre ton dernier soupir toi aussi ?

Mon ton se veut menaçant et à peine ai-je fini de sortir ces quelques mots qu’une flopée de valets, semblables à ceux qui gisent à présent au sol, déboulent dans la rue et ne peuvent que constater le massacre qui a eu lieu.

Arrêtez les, ils sont de la résistance !!!

Cette soirée est bien partie pour me casser les couilles, c'est moi qui vous le dis.




Spoiler:
 

@Kagai Inja
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Dim 24 Juin 2018 - 14:42

« Le Berserker déchu »



Quel pays... Voilà maintenant plus de deux jours qu'Inja arpentait les ruelles de cette ville maudite, une sorte de havre de chagrin décoré par une infinie pluie battante qui drainait ses pensées, faisant remonter à surface ses souvenirs les plus lointains, d'abord les moins graves, puis les tragédies, tout ce qu'il avait vécu de pire durant ses vingt-cinq dernières années. Une simple escale, c'était ce que le berserker avait prévu lors de son arrivée, mais finalement prit par la routine de ses pas lents sous la pluie, il s'était perdu dans ses pensées, transformant ce passage rapide en une sorte de cure de chagrin improvisée.

Posé sur un des toits de la ville, le berserker venait de s'asseoir, entièrement trempé, l'esprit concentré sur les bruits alentours, les sons de la pluie évidemment, mais aussi les bruits peuplant la ville tels des habitants à part entière, les claquements de fenêtres par le vent, les pas des rares passants à l'intérieur de ruelles pour la plupart désertes.

Mais alors que rien ne comptait plus à ses yeux que rester dans ses pensées, Inja fut sortit de sa bulle par une série de cris et de lames s'entrechoquant en contre-bas. Un conflit armé semblait avoir débuté. Le berserker se leva sur ses deux jambes pour prendre un peu plus de hauteur avant de pencher la tête pour se rendre des événements... Plusieurs hommes, en infériorité numérique, semblaient se faire assaillir par des gardes armurés de la ville. Des brigands ? Malheureusement, si Inja était toujours en quête d'extermination de la totalité des criminels du continent, il ne savait pas comment agir dans ce pays, d'un côté les malfrats étant nombre, de l'autre, les autorités agissant bien pires que la moyenne des brigands, bien plus cruellement et surtout, sans réelles raisons valables. Ce pays, rongé par la haine. Comment réussir à faire la différence ?

Habillé de sa longue cape noir cachant ses équipements et encapuchonné, le berserker saisit la hache de bataille accrochée dans son dos à l'aide de sa main droite avant de donner un rapide coup sur le sol ayant pour but de propager un peu de son chakra dans l'environnement.

En bas, la situation évoluait, une nouvelle vague de gardes criaient en se ruant en direction d'un homme, un des survivants du premier assaut. Quelques projectiles fusant dans sa direction, un épais mur de doton se mit à jaillir du sol à quelques mètres devant l'inconnu, le protégeant des flèches que certains des nouveaux arrivants avaient eu la lâcheté d'envoyer.



En un instant, Inja effectua un saut des hauteurs pour atterir au sol, non loin du flanc de la victime de l'attaque, tenant sa grande hache à deux mains alors que sa capuche cachait en partie son visage sous l'ombre, laissant seulement percevoir les formes de son visage et la cicatrice présent sur son œil droit.

Pourquoi agir pour un criminel ? Il ne le savait pas... Ou peu-être n'avait-il jamais supporté les actions lâches et n'avaient jamais soutenu la politique d'un quelconque pays jusqu'ici. En attendant d'en savoir plus sur l'inconnu à ses côtés qu'il était prêt à protéger, il ne pouvait se fier qu'à la situation actuelle. Un homme assailli par un grand groupe d'ennemis.

Indigné, l'un des gardes cracha quelques mots à l'attention du berserker.

"Ecarte-toi étranger, cet homme est recherché !... Tu t'apprêtes à faire une grosse bêtise."



Restant silencieux, Inja jeta un regard à son interlocuteur avant de lever son arme un peu plus haute, laissant clairement signifier qu'il était prêt à se battre et ne comptait pas discuter avec la garde d'Ame. Ayant finalement laissé de côté sa virée de méditation pour s'adonner à ce qu'il avait l'habitude de faire et connaissait le mieux : La Guerre.
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Sam 14 Juil 2018 - 9:12

Tanigawa et son Torrent | Inja

Des projectiles - encore une fois - tentent de vilement m’atteindre. Me sentant vif et capable de me défaire de quelques uns d’entre eux, ma lame ne me servira cependant à rien et pour cause : un mur de terre vient de s’élever entre la menace et ma personne. À l’abris du danger, je me retrouve alors près d’un gars à l’allure menaçante. Putain mais c’est qui lui ? Une montagne. L’air intimidant, il n’est clairement pas ici pour rigoler. Un chasseur de prime ? Cela ne m’étonnerait pas. Je suis coincé entre ce mur et lui, je présume que si j’essaye de m’enfuir, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour me briser les jambes ou le crâne. Après tout, l’argent résout bien des maux et je préférerais crever - tué par un crève la dalle - que par une de ces pourritures au gouvernement. Ce gouvernement corrompu. Bref, je m’égare. J’arme mon seul bras organique du katana que j’ai entre les mains et me prépare au combat avec lui aussi. Seulement voilà, un des individus qui veulent ma peau le mettent en garde et il réagit d’une manière qui ne me choque guère : il est fort prêt à lui rentrer dedans. Plus le temps passe et plus j’ai l’impression qu’il est un chasseur de prime.

Ni une ni deux, je bondis au sommet du mur qui a été sorti du sol puis observe les environs d’un rapide coup d’oeil, en prenant garde à parer des projectiles qui arrivent ici et là - la classique, mets toi en évidence et tu recevras des flèches comme cadeau -, la situation n’est pas gagnée d’avance : une dizaine de gardes sont présents et d’autres arrivent (sans doute). L’ambassade n’est pas bien loin et je peux même apercevoir le ministre accompagné de sa garde rapprochée. Une distance d’environ cent cinquante trois mètres virgule soixante-huit millimètres. Ouais, j’ai tendance à ne pas être trop précis, ne m’en tenez pas rigueur je vous prie. Je n’ai pas de temps à perdre, c’est maintenant ou jamais. Je passe le fil de ma lame sur la partie de ma veste qui est déchirée - due aux projectiles de ces fils de tchoin (utilisons l’abréviation fdt maintenant) - son froid me réchauffe (étrangement) un des tatouages qui se trouve à cet endroit précis.


La suite est simple : un putain de nuage orageux envahi les cieux, remplaçant dès lors les pluvieux. Le sort n’est pas au point, j’improvise pas mal ces temps-ci avec mes capacités. En gros, il est vachement instable et la foudre en sort une fois de temps en temps, allant ainsi ne faire qu’un avec la toiture des bâtiments les plus hauts de la ville. Evidemment, elles lâchent les unes après les autres. Bon, tout cela prend une tournure qui ne m’arrange pas. J’étais venu pour un assassinat, me voilà à foutre le bordel dans tout Tanigawa. Peu importe, je dois faire au plus vite. Je le vise au loin avec mon épée - ça va être compliqué - et une dose massive de Raiton se dégage du nuage pour venir rejoindre le métal de ma lame. Bordel, j’vois plus rien. Des éclairs partent dans tous les sens autour de moi mais n’atteignent personne, c’est déjà ça de pris.

Ma concentration est mise à mal alors que je tente de voir correctement où je vais envoyer ce missile du futur, et pour cause : le mur sur lequel je suis posé tremble soudainement puis cède juste après. Je termine ma chute au sol alors que l’émanation foudroyante se disperse dans les airs en provoquant un son imitant le tonnerre. Merde. J’ai perdu de vue deux objectifs : prendre de la distance avec le colosse et tuer le ministre. Je n’ai plus qu’une seule envie, c’est de sauver ma peau. Quitte à tuer tout le monde, ça m’occupera au moins.

Jusque là, tout ce que j’ai fais peut ressembler à du n’importe quoi. L’improvisation n’est clairement pas mon fort et il me semble que même ma façon d’appréhender la suite est nébuleuse. Le nuage continue de foudroyer les environs et se vide peu à peu de son contenu en fracassant tout ce qu’il y a autour de nous. De là, deux problèmes se posent pour moi (ou nous ?) : des gardes de type énervés commencent à charger des jutsu qui me laissent perplexe quand à mes chances de survie et je ne sais toujours pas dompter l’orage que je sais créer. Clairement, c’est la merde.


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